Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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Toutes les conditions d’une grave crise financière des collectivités locales sont réunies

L’Observatoire des finances locales a remis son rapport 2009 au Comité des finances locales (CFL) lors de la séance du 6 juillet 2010.
Son président, A. Laignel a estimé que « toutes les conditions d’une grave crise financière des collectivités locales sont réunies ».
C’est un « effet domino » que l’Observatoire des finances locales décrit. Les départements sont gravement touchés, les régions n’ont plus de liberté fiscale, le bloc communal commence à accuser le coup. Le premier domino à tomber, en 2009, ce sont les subventions aux communes versées par les départements (-10%) et les régions (-3,4%).
Philippe Laurent, président de la commission des finances de l’Association des maires de France, explique de son côté que si « la dégradation » des finances locales continue au rythme actuel, la « crise structurelle des budgets locaux sera atteinte dans 3 à 4 ans. » et qu’avec André Laignel, il assure que les élus locaux n’auront alors plus d’autre choix que de fermer certains services publics locaux.
Les conclusions du rapport :
Les collectivités locales ont en charge une grande part des politiques publiques en matière sociale, d’éducation et de formation, d’équipement, d’environnement et de transport, et elles emploient près de 2 millions d’agents. Elles ont un poids important dans l’économie, et assurent en 2009 près de 70% de l’investissement public, dont le rôle est particulièrement important en période de crise. En outre, la situation difficile sur le marché du travail a suscité une forte demande sociale, dont une part relève de la compétence des collectivités locales, en particulier des départements.
La crise économique, commencée à l’automne 2008, a produit tous ses effets sur l’année 2009. Les collectivités locales ont été directement concernées : difficultés d’accès au crédit, soutien de la demande intérieure via l’investissement public, forte demande sociale liée à l’augmentation de la précarité.
À la mi-2010, il est difficile d’anticiper les résultats en année pleine du secteur des collectivités locales, d’autant que le paysage fiscal, profondément modifié par la suppression de la taxe professionnelle, n’est pas encore stabilisé, et que les prévisions conjoncturelles ne laissent pas présager une réelle amélioration de la situation économique d’ici la fin de l’année.
Le scénario envisagé d’une reprise économique timide se répercutera plus ou moins significativement suivant les collectivités : demande sociale en hausse et évolution des recettes de fonctionnement liée à la conjoncture. Dans les régions, les capacités d’autofinancement des dépenses d’équipement devraient continuer à se réduire et l’investissement direct est prévu en retrait par rapport à 2009.
Les départements risquent voir leur situation financière se détériorer, et, notamment parmi eux, ceux dont les déterminants socio-démographiques pèsent fortement sur les dépenses d’intervention.
Globalement amorcé en 2007, confirmé en 2008 et 2009, le resserrement des marges de manoeuvre des collectivités locales s’amplifie en 2010 et devient préoccupant. Les départements sont les plus concernés, mais les régions, dont le pouvoir de taux sur leurs ressources fiscales est désormais résiduel, sont également impactées.
Quant au bloc communal, l’écart croissant et cumulé entre l’évolution structurelle des dépenses et celle des dotations aura des effets tant sur les capacités d’autofinancement que sur le niveau d’investissement.
A ce constat s’ajoutent les incertitudes sur les effets durables de la crise, sur les modifications des cofinancements pour certaines collectivités, l’impact réel de la réforme de la taxe professionnelle. Dans un contexte de gel des dotations, c’est donc à une mise sous tension accrue de leurs comptes que les administrations publiques locales pourraient se voir confrontées, si la conjoncture n’évoluait pas favorablement.

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Candidate pour une Ile de France solidaire, écologique et citoyenne

Pour une Ile de France solidaire, écologique et citoyenne

Conseillère municipale d’opposition, je suis impliquée depuis des années dans la vie locale. Enseignante sur la commune, j’accorde une place primordiale aux questions éducatives. Je contribue au débat sur les questions essentielles de notre ville, j’agis avec vous, comme encore récemment pour la défense du service public de La Poste. Je vous informe régulièrement, notamment par l’intermédiaire de ce blog.

Aujourd’hui, je m’engage avec le Front de Gauche pour prolonger mon action, faire connaître et partager les choix politiques alternatifs.

Je suis candidate sur la liste conduite en Ile de France par Pierre Laurent (PCF).

Les élections des 14 et 21 mars décideront de l’orientation politique des régions, échelon territorial capital pour notre vie quotidienne (financement des lycées, transports collectifs…). Elections à mi-mandat présidentiel, elles sont l’unique occasion avant 2012 de dire STOP à la régression tous azimuts que nous connaissons.

La crise du système capitaliste n’est pas derrière nous, comme le montrent encore les récentes secousses des marchés financiers. Le chômage et les difficultés de la vie quotidienne s’amplifient. La politique du gouvernement, caractérisée par un pouvoir autoritaire, est en échec. Qu’ont fait les banques des milliards avancés par l’État ? Qu’ont fait Renault et PSA des milliards d’aides publiques ? Les inégalités croissent. La course effrénée au profit continue. Notre système social et nos services publics sont démolis. Le tout dans un climat délétère : affaire de l’Epad du 92 ou la double casquette du pdg de Véolia/EDF…

Les urgences sociales et écologiques nous pressent d’agir.

Le Front de gauche et ses composantes (Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire issue du NPA, la FASE, M’PEP ! ou encore Alternative citoyenne, PCOF et Les Alternatifs) veulent rassembler une majorité à gauche pour ouvrir une réelle alternative politique.

Nous ne voulons pas rester dans la seule dénonciation d’un système qui, pourtant, montre tous les jours sa nocivité. Le Front de Gauche avance des propositions concrètes, cohérentes, efficaces et finançables pour s’en sortir. Nous portons des projets régionaux axés autour :

  • de la défense et la promotion des services publics avec notamment la création d’un pôle public rénové des transports collectifs ;
  • du logement afin qu’il soit enfin un droit pour tous ;
  • d’une autre utilisation de l’argent afin de favoriser des créations d’emplois qualifiés et la formation des salariés ;
  • d’un renforcement et d’un développement de la démocratie avec de nouveaux pouvoirs donnés aux salariés dans les entreprises ainsi qu’aux citoyens à tous les échelons de décisions.

Les élections se dérouleront sur fond de réforme des collectivités locales, bouleversement sans précédent des institutions structurantes de la République. Si ce projet aboutit, communes, départements et régions, avec la réduction de leurs compétences et de leurs ressources, n’auront plus les moyens d’assurer leurs missions auprès des populations.

En mars 2010, les régions doivent devenir des lieux de résistance, d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir des logiques solidaires, écologiques et citoyennes. Elles doivent contribuer à faire reculer la crise, à rendre la vie meilleure pour chacun d’entre nous. Elles doivent remettre l’humain au cœur des décisions politiques et économiques.

Durant les semaines à venir, mes amis du Front de Gauche et moi-même échangerons avec vous autour de ces propositions. Construisons un espace de vie démocratique et de débats. Faites-vous entendre !



Isabelle Volat

 

Une gauche de combat pour l’Ile de France

Une bonne gauche face à la droite ! 

Depuis les élections européennes de juin dernier, le « Front de Gauche »   qui regroupe le Parti communiste, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, s’est élargi à d’autres organisations et à de nombreux acteurs du mouvement social, syndicalistes, militants, personnalités. En Ile de France, la liste du Front de gauche pour les élections régionales de mars 2010 se renouvelle et se rajeunit : 70% de nouveaux candidats et 30% de candidats de moins de 30 ans.

La liste Ensemble, pour des régions à gauche, écologiques et citoyennes est conduite par Pierre Laurent : le Parti communiste mènera les listes départementales dans le Val d’Oise, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne. Le Parti de gauche prendra la tête de liste à Paris, dans l’Essonne et les Hauts de Seine. La Gauche unitaire animera la liste dans les Yvelines et les Alternatifs en Seine et Marne.

Les régions ont des compétences importantes en matière de développement économique, d’aménagement du territoire et de transports, d’éducation et de formation professionnelle, de culture.

Pierre Laurent a présenté les grands axes du programme du Front de gauche dans une région Ile de France qui cumule les inégalités territoriales, sociales et environnementales. Ce projet est amené à s’enrichir au long de la campagne par les échanges et les rencontres avec les citoyens. Il avance notamment des propositions en matière de transports (pôle public des transports, densification prioritaire des liaisons de banlieue à banlieue et mise en place d’une zone tarifaire unique) et de logement social (service public du logement, construction de 100 000 nouveaux logements par an dont 50 000 logements sociaux). Il insiste sur la nécessaire réorientation de l’utilisation de l’argent pour le rendre « socialement utile et écologiquement efficace » et propose la mise en place d’un fonds régional pour l’emploi et la formation. Enfin, il met l’accent sur la nécessité de renforcer la démocratie régionale et de donner de nouveaux pouvoirs aux citoyens.

Consultation nationale à mi-mandat présidentiel, les élections régionales de mars sont l’occasion de dire clairement non à la régression sociale tous azimuts et de « transformer la sanction en action », selon l’expression de Marie-George Buffet. La politique gouvernementale actuelle, c’est l’échec économique, les inégalités grandissantes et la course effrénée au profit, la démolition de notre système social et des services publics, un climat délétère où s’enchaînent les affaires entre copains et coquins. Le Front de gauche n’entend pas rester dans la seule dénonciation d’un système qui montre tous les jours sa nocivité. Il a surtout vocation à avancer des propositions crédibles et efficaces pour en sortir !

N’oublions pas non plus que les élections régionales se déroulent sur fond de réforme des collectivités locales, bouleversement antidémocratique sans précédent. Sarkozy mettra-t-il la main sur tous les pouvoirs locaux ou bien les régions seront-elles des lieux de résistance, de développement des services publics, de progrès et de solidarité ? Les citoyens ont tout à gagner à s’investir dans cette bataille-là.

D’ici mars, ce blog reviendra régulièrement et plus précisément sur la campagne du Front de gauche et sur les propositions alternatives qu’il avance pour l’Ile de France et le Val d’Oise.

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Appel à manifester le 19 janvier devant le Sénat pour dire non au projet de démolition des collectivités locales !

L’association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) appelle à une mobilisation contre les projets de réformes des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle. Les élus communistes dénoncent l’étranglement financier, la fusion inavouée des régions et des départements, le regroupement autoritaire et accéléré des communes au sein de communautés urbaines. Le but immédiat est le glissement vers le privé des missions et des services publics que ces collectivités n’auront plus les moyens d’assurer. S’ajoutera la disparition de milliers d’emplois et la casse du statut de la fonction publique. Le gouvernement, qui liquide de façon massive les postes de fonctionnaires, n’accuse-t-il pas dans le même temps les communes, départements et régions de créer des emplois ? Par ces temps de chômage galopant, un vrai scandale auquel il convient de mettre rapidement un terme !
Autre visée de ces réformes : éloigner encore un peu plus les citoyens des lieux de décision, et peut-être notamment de la commune, échelon proche s’il en est de la population : qui ne connaît le nom de son maire ? Qu’en sera-t-il de la participation aux élections municipales, lorsque nos villes seront engluées dans un regroupement intercommunal éloigné, aux projets étouffés faute de moyens ? Certains parient assurément sur la désaffection des électeurs….
Reconcentration des pouvoirs sous contrôle de l’État et mise à mal de l’intervention citoyenne, rendue encore plus difficile, voilà ce qui nous attend si nous laissons faire aujourd’hui. Mais rien n’est encore joué : à nous de mobiliser habitants, agents territoriaux et élus. Même à droite, la grogne monte… Le président du groupe UMP au Sénat avoue par exemple ne pas être en mesure de faire voter le mode d’élection des futurs conseillers territoriaux. Il faut dire que le scrutin majoritaire uninominal à un tour est diaboliquement antidémocratique et laminera à coup sûr toutes les minorités.
Il nous faut montrer l’attachement des citoyens aux communes, départements et régions, collectivités qui mettent en œuvre des politiques sociales, culturelles, économiques et des services publics indispensables au quotidien. Mesurons-nous vraiment tout ce que nous apporte notre ville, notre département et notre région en matière de transports, de logements, d’aide sociale, de crèches, d’équipements sportifs, culturels, d’aménagement du territoire, d’aide à la scolarité de nos enfants ? Communes, départements et régions jouent un rôle essentiel dans notre vie quotidienne : sachons agir aujourd’hui pour les conserver et améliorer encore leur fonctionnement.
Pour amplifier la riposte, l’ANECR appelle à un rassemblement devant le Sénat, le 19 janvier, date à laquelle le débat s’engagera dans cette assemblée. Le projet de démembrement des compétences des collectivités territoriales est un risque grave pour la démocratie locale et le rôle des élus de proximité. Cette prétendue « réforme » de l’organisation du territoire est une régression, un recul démocratique sans précédent qu’il faut stopper !
La Sarkozie connaît actuellement quelques turbulences…. Faisons tout pour lui infliger un nouvel échec ! 018.jpg