Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Non-assistance à élèves en difficulté !

14 000 postes seront supprimés dans l’Éducation à la rentrée 2012, alors que 2 500 nouveaux élèves sont attendus. Les écoles maternelles et élémentaires seront amputées de 5 700 postes.

Les chiffres des ouvertures et fermetures de classes sont annoncés ces jours-ci dans les départements puis dans les villes.

Le Val d’Oise n’échappe évidemment pas aux restrictions budgétaires. 28 emplois disparaissent dans notre département alors que la démographie est à la hausse avec 1408 élèves supplémentaires dans les écoles en septembre 2012.

Le taux d’encadrement prof/élèves est en baisse pour la cinquième année consécutive avec une tendance à s’éloigner de plus en plus de la moyenne nationale. Ce sont les conditions de travail des élèves et des personnels qui seront à nouveau dégradées.

La disparition programmée des RASED se poursuit avec de nouveau la suppression de 42 postes d'enseignants spécialisés.

De plus, l’absurdité du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux fait que l'Inspection Académique du Val d'Oise procèdera au recrutement d'une vingtaine de vacataires, alors que 19 postes ont été supprimés à la rentrée 2011. C’est le retour des enseignants « précaires » dans les écoles du 95, le recours à des étudiants, peu ou pas formés, mis en difficulté ainsi que leurs élèves.

Ces mesures dégradent la qualité du Service Public d’Éducation, les conditions d’enseignement et d’apprentissage, fragilise les élèves les plus en difficulté et accroît encore plus les inégalités entre élèves. Le 31 janvier dernier, les enseignants se sont mobilisés pour que soient suspendues les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012 et pour obtenir le retrait du projet d’évaluation notamment des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Ils dénoncent vigoureusement ces choix qui exposent dangereusement les élèves, les écoles et qui dénaturent le métier d’enseignant.

Ils refusent la dégradation des conditions de scolarisation des élèves et de travail des personnels et ils ont à cœur de défendre leurs métiers et le système éducatif.

« Conditions de travail, précarisation de l’emploi, absence de revalorisation, suppressions de postes, réformes contestées… Il est urgent de stopper une politique éducative qui tourne le dos à la réussite de tous les élèves et place les personnels dans des situations de plus en plus difficiles » alerte la fédération syndicale FSU, qui entend bien dans le cadre des campagnes aux élections présidentielle et législatives, porter avec force ses propositions pour une autre politique éducative avec des moyens adéquats.

C’est d’une tout autre politique dont l’École a besoin aujourd’hui pour relever le défi de la réussite de tous et donner à tous les élèves des perspectives d’avenir.

L’Éducation doit devenir une réelle priorité! D'autres choix pour l’Éducation s'imposent!

Dans la 6è circonscription législative du Val d’Oise dont fait partie notre commune, si trois ouvertures de classes, dont deux à Deuil et une à Soisy, sont prévues en septembre 2012, trois fermetures sont également annoncées à Andilly, Margency et Sannois. Deux autres classes sont menacées de fermetures à Enghien et Sannois. Enfin, trois postes Rased d’aide aux élèves en difficulté sont supprimés : un à Montmagny et deux à Sannois.

Qu’en pense le député sortant François Scellier ?

 

Rased supprimés, élèves en danger !

ecole_mai.jpg2 500 RASED supprimés : le scénario se confirme.

Département par département, le voile sur la nature des 5 700 postes supprimés à l’école primaire pour la rentrée prochaine se lève peu à peu. Première cible, les postes RASED (1) consacrés aux aides spécialisées pour les élèves en difficulté connaissent une véritable purge.

Selon un premier comptage effectué par le SNUipp-FSU et portant sur 50 départements, plus de 1170 suppressions de postes d’aides spécialisées – maîtres E et G (1) – sont déjà annoncées.

Au final, ce sont près de 2 500 postes qui risquent d’être totalement liquidés, comme l’avait malheureusement estimé le SNUipp-FSU en octobre dernier.
Ils s’ajoutent aux 2 500 emplois de RASED déjà effacés entre 2008 et 2011. En 5 ans, ce sera donc près d’un tiers de l’effectif total des RASED, essentiellement des maîtres E et G, qui aura disparu des écoles.

Dans le même temps, alors qu’aucun texte ne le prévoit, qu’aucune concertation n’a été organisée, de nombreux Inspecteurs d’Académie souhaitent modifier considérablement l’organisation et les missions des RASED. Dans certains départements, les maîtres spécialisés ne seraient plus rattachés à un petit groupe d’écoles pour intervenir auprès des élèves en difficulté mais affectés sur une circonscription, soit en moyenne 50 écoles, sur des missions de conseil aux enseignants.

A la rentrée, ce sont plus de 125 000 élèves supplémentaires qui seront privés des aides spécialisées indispensables à leur réussite scolaire ! Comment prétendre dans ces conditions lutter contre l’échec scolaire ? D’autant qu’il faudra ajouter à ce triste bilan, d’autres suppressions : remplacement, assistants de langues vivantes, conseillers pédagogiques et maîtres- formateurs, mais aussi fermeture ou non ouverture de classes entrainant une augmentation du nombre d’élèves dans les classes.

Dans ce contexte, le SNUipp-FSU appelle à la réussite de ses 101 grèves et manifestations, et du temps fort du 31 janvier. L’exigence de la suspension des suppressions de postes et une politique ambitieuse pour l’école primaire sont au coeur de ces mobilisations.

Communiqué du SNUipp

(1) Les RASED, réseaux d’aide aux élèves en difficulté, rassemblent des psychologues scolaires et des professeurs des écoles spécialisés. Ils sont membres à part entière de l’équipe enseignante des écoles où ils exercent et interviennent auprès des élèves de la maternelle au CM2, en classe ou en petits groupes. Les maîtres E apportent des aides spécialisées à dominante pédagogique qui concernent les élèves qui ont des difficultés pour comprendre et apprendre alors qu’ils en ont les capacités. Les maîtres G apportent des aides spécialisées à dominante rééducative qui concernent les élèves qui ont des difficultés à s’adapter aux exigences scolaires.

 

Cherchez l'erreur...

FSU-AFF-MANIF.indd1408 élèves supplémentaires = 28 postes en moins : cherchez l'erreur...

« La casse du siècle ! » C’est ainsi que le syndicat enseignant du premier degré, le SNUipp tire la sonnette d’alarme en ce mois de janvier.

150 000 postes ont été supprimés en 5 ans dans la fonction publique. « L'Éducation nationale a payé un lourd tribut » estime le SNUipp 95, qui fait ses comptes : un bilan désastreux !

En 2011, le Val d’Oise a accueilli 1 284 élèves de plus mais a connu 11 suppressions de classes, 43 disparitions de postes spécialisés « Rased » et 40 autres suppressions de postes ZEP/REP dans les quartiers dits sensibles. Au total, depuis septembre 2008, ce seront 93,25 postes qui auront été supprimés avec, dans le même temps la scolarisation de plus de 5 500 élèves supplémentaires dans notre département.

Le taux d'encadrement, nombre d'enseignants pour 100 élèves, continue chez nous de dégringoler depuis 5 ans. La scolarisation des enfants de moins de trois ans a chuté de 8,6% à seulement 2,5%.

Les chiffres pour la rentrée prochaine viennent de tomber. Dans l’Académie de Versailles sont prévues 260 suppressions de postes à la rentrée 2012. Le Val d’Oise devrait « rendre » 44 postes : 16 postes d'intervenants de langue et 28 emplois d’enseignants. Et pourtant, est annoncée une prévision de 1 408 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Alors qu’il doit supprimer 28 emplois d’enseignants, l’Inspecteur d’Académie devra dans le même temps ouvrir des classes supplémentaires pour accueillir les 1408 élèves de plus. Il devra donc faire des choix... et il lui faudra bel et bien récupérer des postes pour ouvrir ces classes ! Les conditions d’exercice et d’apprentissage vont encore et de nouveau se dégrader.

La carte scolaire s'annonce donc particulièrement tendue et les incidences nombreuses sur les conditions de travail des élèves et des enseignants. A la demande du ministère, les différentes phases de la carte ont d’ailleurs été décalées pour ne pas « déranger » les échéances électorales, présidentielles et législatives. C’est prudent mais ne suffira peut-être pas à désamorcer la colère des personnels et des parents ! « Les enseignants quant à eux, voient dans le même temps leur pouvoir d'achat encore dégringoler du fait du gel du point d'indice, de la nouvelle grille des salaires établie à la baisse conséquence de la nouvelle loi sur les retraites, de l’augmentation des cotisations MGEN du fait du doublement de la taxe sur les conventions d'assurance et partent à la retraite toujours plus tard avec toujours moins... » s’indigne le syndicat.

Le SNUipp a demandé à être reçu très rapidement par l’Inspecteur d’Académie et annonce travailler avec la FSU à la construction d’une riposte commune.

Pour le SNUipp, « cette poursuite de la saignée dans les moyens remet en cause tout le travail des équipes enseignantes et expose dangereusement l’avenir des élèves, en particulier les plus fragiles ».
sarkoecole.jpg
rv_5.jpg

 

Éducation : 14 000 postes supprimés en 2012

En cette période où les enfants attendent le père Noël, c’est le sinistre personnage du père Fouettard qui se présente au monde de l’éducation.

Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer les suppressions de postes prévues dans l’ensemble des académies, qui devront toutes « rendre » des postes en 2012, à l’exception de la Guyane.

Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce sont 66 000 postes qui auront disparu dans ce dégraissage massif. « Le mammouth n’a plus que la peau sur les os » peut ainsi titrer l’Humanité. La pilule est d’autant plus amère que dans l’écrasante majorité des académies, le nombre d’élèves est à la hausse.

Le primaire est durement touché avec 5 700 suppressions de postes. Le SNUipp, syndicat du premier degré, alerte sur les conséquences qui sont, hélas, connues. A la demande du président de la République, soucieux des remontées des élus en cette année électorale, le solde des fermetures et des ouvertures de classes devrait être nul à la rentrée 2012 dans le premier degré. Comment faire alors pour concilier cette promesse avec les suppressions de postes annoncées ? Le gouvernement va donc poursuivre la baisse de la scolarisation des 2-3 ans et supprimer des postes de remplaçants, d’intervenants en langue ou en informatique, des postes spécialisés dans l’aide des élèves en difficulté.

Alors que la France possède l’un des taux d’encadrement les plus faibles des pays de l’OCDE avec 6,1 profs pour 100 élèves, et même 5 pour 100 dans le primaire, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement qui s’annonce. Le ministère va ainsi à l’encontre de toutes les recommandations, dont celle, dernièrement, du Haut Conseil à l’Éducation préconisant que le primaire bénéficie en priorité de moyens.

De nouvelles mobilisations sont à attendre dès janvier, lorsque les chiffres des fermetures de postes seront annoncés lors des opérations de carte scolaire de début 2012.

Dans l’académie de Versailles, 260 suppressions de postes sont programmées en primaire et 495 dans les collèges et lycées. Début janvier, il sera procédé à la répartition de cette dotation négative entre les quatre départements de l’académie (78, 91, 92 et 95).

Ci-dessous l’ensemble des postes supprimés par académie.

carte_2012.jpg

 

L'Éducation doit être au coeur des priorités du pays

je_lutte_des_classes.jpgPrès de 54% d’enseignants en grève dans le primaire

Plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève mardi 27 septembre contre les suppressions de postes. Un mouvement d’ampleur pour l’avenir de l’éducation, soutenu par l’opinion publique et qui devra être entendu à la veille du débat budgétaire.

Soutenus par les parents d’élèves de la FCPE, rejoints par l’UNEF et l’UNL, les enseignants seront majoritairement en grève le 27 septembre prochain contre les suppressions de postes et pour tracer un autre avenir à l’École. En effet, au niveau national, plus de la moitié des enseignants du primaire se sont déclarés en grève (53,75%). « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays » affirme le SNUipp. Et de fait, nombre d’écoles, partout en France, fermeront leurs portes mardi pour signifier leur refus de « la politique du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui conduit à une impasse ». Les plus forts taux de grévistes, près de 80% des enseignants des écoles, sont attendus en Aveyron, en Haute-Garonne, dans le Loir-et-Cher ou encore en Indre-et-Loire. Mais partout, il s’agira de dénoncer une rentrée scolaire calamiteuse, des classes trop chargées, la fin de la scolarisation des tout-petits, les nouvelles suppressions de postes en RASED et les conditions de formation faites aux jeunes enseignants.

N’en déplaise à Luc Chatel qui « assume » et assure que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » des enseignements, « la personnalisation » et non « la quantité », les récents rapports de l’OCDE, du Conseil Économique et Social, comme celui du Haut Conseil de l’Éducation, sonnent comme de cinglants désaveux à sa politique. A la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012, c’est bien du budget de l’Éducation et des 14 000 suppressions de postes encore envisagées dont il sera question. Pour le SNUipp-FSU, la grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays ». Près d’une centaine de défilés, organisés dans tout le pays, porteront cette exigence. Celle aussi d’un plan de rattrapage et d’investissements massifs pour l’École, une école pensée pour les élèves d’aujourd’hui.

Communiqué du SNUipp

A Paris, la manifestation partira du Luxembourg à 14h30.
ecole_en_danger.jpg

 

L’école malade des restrictions budgétaires

_188_.jpgLe non remplacement d’un fonctionnaire sur deux continuera ses ravages en 2012. En cinq ans, 150 000 postes ont été supprimés dans la fonction publique d’État, dont plus de 50 000 dans l’Éducation nationale, entraînant une dégradation des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les enseignants.

En 2012, 14 000 nouvelles suppressions sont à redouter dans le secteur de l’éducation, dont 5 700 pour les écoles. Les effectifs par classe seront plus lourds, des classes seront fermées, des postes de maîtres spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté disparaîtront, ainsi que des postes de remplaçants, de formateurs, de maîtres en surnombre * dans les zones d’éducation prioritaire. La scolarisation des enfants de moins de trois ans reculera encore, alors qu’on sait qu’elle est un atout dans la lutte contre l’échec scolaire. Telles sont les « raisons de la colère » comme le clame le SNUipp, principal syndicat des professeurs du premier degré. Le 27 septembre, les personnels de l’éducation seront en grève, public et privé exceptionnellement confondus.

Les comparaisons internationales sont assez édifiantes en matière de politique éducative. En 1995, la France consacrait 4,5% de son PIB aux établissements primaires et secondaires et seulement 3,9% aujourd’hui. Elle était alors le deuxième pays de l’OCDE pour l’enseignement, et le 11è du classement aujourd’hui. La France dépense 5 370 euros pour un élève de primaire contre 6 250 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et surtout, avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, la France se classe… dernière ! Le Portugal, la Grèce, l’Espagne, la Belgique ou l’Autriche font beaucoup mieux avec des taux de 6 à 10 enseignants pour 100 élèves. Enfin, les dépenses annuelles de la France pour l’école maternelle sont inférieures de 5% à la moyenne de l’OCDE. L’école élémentaire est encore plus mal lotie puisque la France dépense 15% de moins pour elle que les autres pays. Des études internationales montrent aussi que la France est l’un des pays où les performances des élèves dépendent très fortement de leur milieu d‘origine, confortant ainsi les inégalités et les injustices sociales. « Nous sommes très loin de cette école républicaine que nous clamons beaucoup en France » souligne un expert de l’OCDE. « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités » pointe à son tour le Conseil économique, social et environnemental, qui épingle les « très sévères restrictions budgétaires ». Le Conseil préconise de favoriser la scolarisation des enfants de deux-trois ans, de redonner des moyens à l’éducation prioritaire et d’investir massivement dans la formation des enseignants.
GREve_site-e1c8b.jpg

L’école est un sujet de préoccupation pour les Français, qui estiment que les mesures gouvernementales de ces dernières années ne vont pas dans le bon sens. 82% d’entre eux sont opposés au principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. 61% pensent que le gouvernement n’agit pas contre l’échec scolaire.

Le 27 septembre, les enseignants et les parents exigeront que l’école redevienne enfin une priorité.



*Ces maîtres surnuméraires encadrent des ateliers avec des élèves, assurent des projets particuliers, animent des bibliothèques d’écoles ou des petits groupes d’initiation à l’informatique…

 

Rentrée 2011 : Mobilisés contre la casse de l’école !

anecr_2.jpgCommuniqué de l'Association nationale des élus communistes et républicains

La rentrée scolaire est le moment de faire le point sur la situation de l'Éducation nationale et sur l'avenir de nos enfants. Entre les fermetures de classes, les postes supprimés, la formation inadaptée des enseignants stagiaires, la baisse des moyens consacrés à l’encadrement des enfants, nous voyons l'école de la République davantage fragilisée chaque année avec à la clef un renforcement des inégalités.

Les élus que nous sommes prenons résolument parti pour la défense d’une l’école pour tous, qui soit l'outil d’une véritable émancipation des jeunes, et non plus une simple variable d'ajustement budgétaire.

L’école publique est en danger.

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élèves par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

En limitant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'Éducation nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance.

Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans !

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les postes d’assistants dans les écoles maternelles, les auxiliaires de vie scolaire ou encore les RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.

Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

Aux antipodes des orientations données par le ministre Chatel, il faut impulser une transformation progressiste de l’Éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.

La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école. De même, les fermetures de classes et le projet de regroupements d’établissements menacent directement l’existence de certaines écoles en zones rurales, avec pour conséquence d’importantes inégalités territoriales.

Nous défendons le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie.

Les collectivités locales (communes, conseils régionaux et généraux...) sont impliquées dans le bon fonctionnement du système scolaire, ainsi que dans l'aménagement du territoire indispensable pour créer les bonnes conditions d'accès de tous à l'école.

Elles doivent peser de tout leur poids aux côtés de la communauté éducative pour que l’État assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire.

Dans un contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

Nous entendons, dans les mobilisations et dans notre travail d’élus au quotidien, mener ce combat de façon déterminée.

La casse de l’école : une réalité en chiffres
ecole.JPG

  • Si Nicolas Sarkozy annonce le « gel » des suppressions de postes dans les écoles primaires pour…2012, on compte bel et bien 16 000 nouvelles suppressions de postes au plan national pour cette rentrée 2011 dans l’Éducation nationale, et 1500 fermetures de classes
  • 66 400 postes ont été supprimés par la droite au pouvoir depuis 2007, soit 8% des effectifs
  • La France possède, de tous les pays de l’OCDE, le plus faible taux d’encadrement de ses élèves, avec 6,1 professeurs pour 100 élèves

Notre ambition : Sortir des orientations actuelles, et mettre en place les mesures qui permettent une école de la réussite pour tous.

- Créer un fonds de lutte contre les inégalités.

- Mettre en place un plan de recrutement massif d’enseignants qualifiés.

- Consacrer 7% du PIB aux dépenses d’éducation.

- Face à la hausse du coût de la scolarité, garantir une vraie gratuité de l’école en France.

Les élus communistes et républicains sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.

Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’école !

 

Sous le signe de l’éducation

FSU-AFF-MANIF.inddBudget de l’Éducation nationale, suppressions de postes, réforme de la formation, charge de direction, scolarisation des élèves en situation de handicap : à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le SNUipp (principal syndicat du premier degré, ndlr du blog), a fait le point sur la situation de l’école, avançant ses propositions et rappelant l’appel à la grève du 27 septembre.

« En cette rentrée, nous voulons clairement affirmer que l’investissement en direction de l’école doit devenir une règle d’or pour notre pays ». C’est en ces termes que le secrétaire général du SNUipp-FSU a introduit la conférence de presse de rentrée du syndicat. Une allusion claire aux mesures annoncées par le Premier ministre pour réduire le montant de la dette publique dans le droit fil de celles déjà mises en œuvre depuis 2008, qui ont pour conséquences d’affaiblir toujours davantage le service public, celui de l’éducation en tête. Le SNUipp a d’ailleurs présenté « Pour l’école, pour notre métier, on ne doit pas se priver », un document qui résume les propositions du syndicat pour transformer l’école.

« Seul le cycle de suppressions de postes ne connaît pas la crise », a ironisé Sébastien Sihr, soulignant que « l’école est soumise à un véritable plan d’austérité depuis 4 ans ». Et de rappeler les conséquences de cette politique : 9 000 suppressions de postes dans le premier degré à la rentrée, la fermeture de 1 500 classes, la chute de la scolarisation des moins de trois ans, la disparition de 600 postes supplémentaires de RASED (aide aux élèves en difficulté, ndlr du blog), l’impossibilité d’assurer sérieusement les remplacements, la réduction du nombre d’intervenants en langues vivantes, la réduction des moyens alloués à la formation continue… Souhaitant inscrire l’année scolaire nouvelle « sous le signe de l’éducation », le SNUipp estime que « ce n’est pas un hasard si la première mobilisation de cette rentrée est pour l’école ».

Le secrétaire général du SNUipp a par ailleurs présenté un sondage réalisé par CSA sur les français et leur perception de l’école, montrant à quel point l’éducation demeure dans le contexte budgétaire actuel un des principaux sujets de préoccupation. Le SNUipp a également insisté sur trois dossiers prioritaires. Pour ce qui concerne la formation initiale, selon lui « le ministère n’a pas tiré les enseignements d’une mise en œuvre calamiteuse de la première année de la réforme de formation ». Le syndicat a d’ailleurs décidé d’écrire une lettre à Luc Chatel attirant son attention sur les mauvaises conditions d’entrée dans le métier des PES. (professeurs de écoles stagiaires, placés devant les élèves quasiment sans aucune formation initiale, ndlr du blog).

Il a par ailleurs souligné les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants en matière de scolarisation des enfants en situation de handicap du fait notamment de la stagnation du nombre d’AVS, (« auxiliaires de vie scolaire » , les assistants d’éducation sont recrutés sur des contrats à durée déterminée, ndlr du blog ) de la précarité des emplois et du fiasco rencontré par le dispositif de reprise des AVS arrivant en fin de contrat. L’annonce suite aux assises nationales du handicap de
2 000 contrats est perçue « comme un premier pas ». Mais on n’en est pas au stade d’une véritable professionnalisation de ces emplois et leur nombre reste insuffisant.

Autre dossier chaud, celui de la direction et du fonctionnement de l’école dont la situation est particulièrement « critique » en cette rentrée en raison de la multiplicité des tâches, du manque de temps, du non renouvellement de l’aide administrative. Le SNUipp estime à « 6 000 le nombre d’écoles qui ont perdu leur assistance administrative ». « La coupe est pleine » a lancé Sébastien Sihr qui a demandé en juin au ministre l’ouverture de négociations sur ce dossier. « Sans réponse du ministère, nous lançons un mot d’ordre pour tous les directeurs et directrices : je réponds quand j’ai le temps ». Il leur demande de privilégier avant tout le travail qui concerne directement les élèves.

Toutes les fédérations de l’Éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre, on comprend pourquoi.

Texte paru sur le site du SNUipp

 

Grève dans le Val d'Oise

A la rentrée de septembre 2011, ce sont 16 000 nouvelles suppressions de postes programmées dans l'éducation, dont près de 9 000 pour l’école primaire. Les enseignants et les parents d'élèves refusent cette logique de restriction, alors que même la Cour des comptes reconnaît que l’école primaire en France est sous-dotée de 15 % par rapport aux pays comparables. Nous refusons que les classes soient de plus en plus surchargées et des conditions de scolarisation des élèves de plus en plus dégradées à tous les niveaux.

Malgré une augmentation de 1409 élèves supplémentaires dans les écoles du Val d’Oise prévus à la rentrée 2011, le ministère supprime des postes dans la dotation de notre département. Pour pouvoir réaliser quelques unes des ouvertures parmi tant d’autres qui sont nécessaires, notre département ferme 17% des postes d’enseignants RASED dédiés à l’aide aux élèves en difficulté, 40% des postes de «maîtres supplémentaires» dans les ZEP/REP qui permettent un fonctionnement en petits groupes à certains moments dans les écoles où les inégalités sociales pèsent lourdement…

Ces suppressions se traduiront en particulier par une augmentation des effectifs par classe, la diminution de la prise en charge des élèves en difficulté, des remplacements de moins en moins assurés, l’abandon des ZEP/REP, la quasi disparition de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, dont près de 25% fréquentait l’école en 2001 sur le Val d’Oise alors qu’ils ne sont plus que 3% à la rentrée 2011. C’est aussi la remise en cause des possibilités de formation initiale et continue pour les enseignants…

L’école a besoin d’un nouveau souffle pour améliorer la qualité des enseignements, mieux prendre en compte les élèves en difficulté, améliorer les conditions d’accueil et de scolarisation des élèves…

C’est pour demander des moyens à la hauteur des besoins de notre département et d’autres choix éducatifs pour nos enfants que le jeudi 12 mai, partout dans le Val d’Oise, les enseignants de la maternelle au lycée seront en grève.

ecole_2.jpg

Les blogs du "Monde"

 

École: "Combattre les suppressions de postes est un enjeu de société"

ecole.JPGCette semaine, les académies ont mis en œuvre la suppression de milliers de postes dans les écoles primaires alors que le nombre d’élèves augmente partout. Parents d'élèves et professeurs des écoles se mobilisent partout dans le pays pendant que les comités techniques paritaires entérinent cette lamentable opération.

Après la Seine-Saint-Denis, des actions multiformes ont lieu dans le Val-de-Marne et dans des dizaines de départements. Sébastien Sirh, secrétaire national du Snuipp-FSU revient sur cette réaction citoyenne et salutaire.

Comment les écoles primaires sont-elles impactées par les 16 000 suppressions de postes au sein de l’Éducation nationale?

Sébastien Sihr 8967 postes sont supprimées dans l’école primaire. Différents leviers sont utilisés : dans certains départements, la scolarisation des élèves de moins de trois ans est remise en cause, dans d’autres, on diminue le nombre d’enseignants Rased, qui aident les enfants en difficulté. Ailleurs, les seuils d’ouverture sont relevés, des conseillers pédagogiques et des maitres formateurs sont enlevés. Enfin, le nombre de remplaçants est diminué, comme dans l’Orne.

Qui sont les plus touchés?

Sébastien Sirh Aujourd’hui, ce sont principalement les postes Rased qui font les frais des suppressions de postes. Il s’agit d’un retour en arrière catastrophique. Xavier Darcos, quand il était ministre de l’Education nationale, projetait d’en supprimer 3000. A force de mobilisation, nous avions réussi à en sauver 1500 à l’époque. L’autre tendance forte, c’est de jouer sur le relèvement des seuils d’ouverture. L’académie calcule la moyenne des élèves par classe dans une école, souvent autour de 28, et, dès que ce seuil est dépassé, ouvre une classe supplémentaire. Or, dans certains endroits, ce chiffre a été relevé à 29 élèves pour ne pas procéder à une ouverture de classe. En Haute-Garonne, ils sont allés jusqu’à 32 ! Mécaniquement, cela entraînera plus d’élèves par classe.

Avez-vous des retours sur cette mobilisation?

Sébastien Sirh Il est difficile d’en faire déjà un bilan. Seule certitude, une mobilisation est en train de se construire, entre les enseignants qui sont en première ligne, les élus, et les parents d’élèves qui commencent à réaliser les effets dévastateurs d’une telle politique. Les actions menées composent une mosaïque très large. Les commissions entérinant les suppressions de postes sont boycottées, quand elles ne se tiennent pas avec le bruit de manifestations. Des opérations écoles fermées sont menées dans le Val-de-Marne aujourd’hui. Des appels à la grève ont aussi été lancés. Nous allons continuer ce mouvement unitaire, le plus large possible. Dans les prochains jours, un collectif des 25 organisations va se réunir pour préparer la suite.

Comment analysez-vous la participation des parents d’élèves?

Sébastien Sirh C’est très important. Il est normal que l’ensemble de la communauté éducative se mobilise aujourd’hui pour éviter que les conditions d’apprentissage ne se dégradent, et pour se battre pour un « mieux d’école ». Il s’agit d’un enjeu de société. Les enquêtes internationales comme Pisa ont montré qu’en France l’école primaire était sous dotée en France. Il faut qu’elle revienne l’une des priorités de notre système éducatif, car elle est la première étape de la réussite des élèves. 15 % à 20 % des élèves sont en difficulté dès qu’ils entrent au collège. Répondre à l’inégalité scolaire est la première des urgences. En Seine-Saint-Denis, 0.8 % des enfants de moins de trois ans sont scolarisés, contre 15 % dans le reste de l’Hexagone. La scolarisation précoce est pourtant la meilleure aide aux élèves vivant dans des zones d’éducation prioritaire. Un cri d’alerte est aussi lancé pour interpeller le gouvernement sur le non-remplacement d’un enseignant sur deux partants à la retraite. Georges Tron, ministre de la Fonction publique, a déclaré hier matin que cette règle intangible devait arrêter en 2012. Nous, nous disons que ce dogme doit prendre fin dès maintenant. Nous allons dans le mur si nous continuons cette logique aveugle et dévastatrice.

Entretien paru dans l'Humanité
snuipp.JPG

 

Relancer le service public d’éducation nationale : la solution aux défis d’avenir

Le gouvernement poursuit son entreprise d’instauration d’une école à plusieurs vitesses.
Il veut supprimer 16 000 postes d’enseignants à la rentrée 2011.
Cela ferait 66 400 postes supprimés depuis le début du quinquennat, soit 8% des effectifs !
L’État répond ainsi au dogme libéral de la baisse des dépenses publiques. Or, cela ne répond en rien aux besoins réels des populations.
D’autant que, depuis l’an 2000, la natalité est repartie à la hausse.
Ces mesures se traduiraient, à la rentrée prochaine, par une nouvelle dégradation des conditions d’accueil des élèves, notamment en maternelle, primaire et au collège.
Au lycée, les réformes dégradent les scolarités. Face à cela il y a besoin de défendre le service public d’éducation nationale.

Le PCF appelle à tout mettre en oeuvre pour faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et des enfants, de la relance du service public d’éducation nationale.

Des faits qui parlent

  • La part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.
  • Suppressions de postes, avec Sarkozy, la liquidation s’accroît tous les ans.

En 2007, 8 700 ; en 2008, 11 200 ; en 2009, 13 500 ; en 2010, 16 000 ; en 2011, 17 000

Le PCF propose:

  • de cesser toute nouvelle suppression de postes et d’engager un plan de recrutement massif pour assurer partout de bonnes conditions éducatives. De pré-recruter les futurs enseignants dès la première année d’université avec une allocation d’autonomie. L’élévation du niveau chez les enseignants, est indissociable de leur stabilité donc de leur statut de fonctionnaire d’Etat.
  • de lancer un grand plan de lutte contre l’échec scolaire en s’attaquant aux causes des difficultés scolaires en cessant de culpabiliser élèves, parents et enseignants. S’attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire, en articulant recherche pédagogique et pratique, pour permettre d’apprendre les nouveaux savoirs, plus complexes, à tous les enfants, quelle que soit leur classe sociale.
  • d’ouvrir une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l’école, l’ambition de la réussite de tous les élèves, l’élévation du niveau de connaissances d’une classe d’âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
  • une formation répondant à l’enjeu de la complexité des savoirs, de l’ambition d’une culture commune de haut niveau.

Plus d'infos sur le site duPCF manif.jpg

 

Grève le 10 février pour l’avenir de l’école

Le SNUipp publie les dotations en postes budgétaires des départements pour la rentrée 2011.
« Dotations » riment cette année avec « suppressions ».
Seule opération connue du ministère : la soustraction !
Il est clair que l’école disposera à tous les niveaux de moins de ressources pour travailler à la réussite des élèves.

Un peu de math. puisque le ministre Châtel, qui ne doit pas fréquenter les écoles ni lire les programmes, nous préconise 15 minutes de calcul mental quotidien.

- MOINS 16 000 postes dans l’Éducation Nationale mais PLUS 62 000 élèves
- MOINS 8 967 postes dans le primaire mais PLUS 8 000 élèves

Conséquences dans les écoles :

- MOINS de Rased et d’aide aux élèves en difficulté
- MOINS de moyens pour l’éducation prioritaire
- MOINS d’enfants scolarisés en maternelle
- MOINS de remplaçants
- MOINS de professeurs pour l’enseignement des langues
- MOINS de formation pour les maîtres
- MOINS d’aide pour les directeurs et le fonctionnement des écoles
- PLUS d’élèves par classe !

Dans le Val d’Oise, il y aurait à la rentrée prochaine

- MOINS 78 postes
- PLUS 1 409 élèves

Les syndicats SNUip et FSU dénoncent cette situation : « Le budget de l’Éducation nationale traduit qu’on le veuille ou non le projet éducatif de la nation. Celui de la France se réduit comme peau de chagrin. L’OCDE relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.

Signe des temps, la carte scolaire ne sera publiée que fin mars ou début avril, alors qu’habituellement elle est divulguée en février. Le fait que les élections cantonales se déroulent avant sa publication n’est pas un hasard. Dans un scrutin où les enjeux locaux ont une grande importance, même si l’école primaire ne relève pas de la compétence des futurs élus, tout objet de mécontentement n’est pas bon à prendre pour les candidats proches de la majorité gouvernementale. Le ministère s’attend donc à une forte contestation, d’autant que durant les deux années suivantes la même politique est programmée par le gouvernement. Ces dernières semaines le ministre Luc Chatel a multiplié les annonces, le président de la République s’y est mis lui-même expliquant qu’une remise en cause d’une partie de la réforme de la formation serait possible. Mais tout cela manque cruellement de cohérence. Exemple, le ministre de l’Éducation nationale prévoit l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 700 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. »

Enfin, les enseignants comme l’ensemble des fonctionnaires font les frais de la politique d’austérité. Le gel des salaires pour 2011, 2012 et 2013, cumulé avec la forte augmentation des retenues pour pension signifierait un recul social sans précédent.

Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

Le jeudi 10 février, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestations partout en France pour l’avenir de l’école.

L’Éducation nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école, permettant d’améliorer la qualité des enseignements, de prendre en compte les élèves en difficulté, d’améliorer les conditions d’accueil et de vie des élèves à l’école.

carte_erratum_2-2-5e198.jpg Suppressions de postes par département : cliquez sur la carte pour agrandir

Tous ensemble, redonnons des couleurs à l’école !!
FSU-AFF-MANIF.indd

 

Une journée pour dénoncer "un budget de pénurie" dans l'Education nationale

Quelques milliers de personnes ont dénoncé samedi dans toute la France les 16.000 suppressions de postes dans l'Éducation Nationale prévues à la rentrée prochaine, avec une participation très modérée aux cortèges. Selon les syndicats, cette mobilisation "n'est qu'un début".
Enseignants, lycéens, parents d'élèves et étudiants étaient appelés par un collectif de 25 organisations à dire leur opposition aux 16.000 nouvelles suppressions de postes de 2011.
50.000 postes ont été supprimés depuis 2007, sur 850.000 enseignants environ.
Alors que les précédentes suppressions avaient principalement affecté des postes peu visibles (enseignants sur des missions particulières, année de formation des stagiaires, etc), celles de 2011 vont cette fois "toucher le noyau dur" du système éducatif, disent les syndicats.
"Maintenant nous n'avons plus de marge à l'Education nationale", a dit la secrétaire générale de la FSU (première fédération de l'Education), Bernardette Groison. "Cela veut dire que des professeurs ne seront pas remplacés, que les classes seront surchargées (...) que des options en lycée seront supprimées, que des classes, en milieu rural notamment, seront fermées", a-t-elle affirmé.
"On va passer à un seuil supplémentaire, ça va être visible sur les conditions de travail des professeurs et les conditions d'études des élèves", a déclaré son homologue à l'Unsa-Education, Patrick Gonthier.
"On a fait tout ce qu'on pouvait lors du mouvement contre les retraites" à l'automne, a dit M. Gonthier pour expliquer la faiblesse de la participation, élément renforcé par les conditions météorologiques défavorables et les "interrogations sur les modes d'action".
A Paris, le cortège a réuni 2.600 (police) et 5.000 manifestants (FSU), derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Refusons le budget de pénurie de l'Education nationale".
A Strasbourg, les manifestants ont lâché plusieurs centaines de ballons noirs, en signe de deuil.
A Lille était présent dans le cortège Michel Ascher, proviseur à la retraite qui a renvoyé ses palmes académiques pour protester contre l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs fixés pour supprimer des postes.
Pour la FSU, "déterminée à faire grève" avant les congés scolaires de février, ce samedi était "un début de mobilisation".

Infos orange.fr
manif_22.jpg casse_deducation.jpg

 

Suppressions de postes dans les écoles : une coupe claire historique

La répartition des moyens budgétaires entre les académies pour la prochaine rentrée scolaire a été dévoilée le 16 décembre.
Le verdict confirme la politique aveugle et sans ambition éducative du gouvernement du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.
Fait sans précédent dans les écoles, que leur nombre d’élèves baisse ou augmente, toutes les académies rendent des postes ! Au total, ce sont 3 367 emplois qui devraient être supprimés alors que près de 4 000 élèves supplémentaires sont attendus en septembre 2011(1).
Pour la première fois depuis plus de 20 ans (2), cette coupe claire historique se traduirait par une baisse du nombre d’enseignants devant les élèves. Dans les départements, seule la règle à soustraction fonctionnera. Les postes servant à scolariser les moins de trois ans, ceux affectés aux RASED, au remplacement, à l’enseignement des langues vivantes, aux maîtres- formateurs et conseillers pédagogiques vont être sévèrement rabotés. De nombreux postes-classe devraient être supprimés : le nombre d’élèves par classe augmentera, mécaniquement. Le dispositif d’accompagnement des nouveaux enseignants disparaîtra.
Le SNUipp dénonce vivement l’asphyxie dont est victime l’école. Ses conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Le SNUipp considère au contraire que ce devrait être la priorité de notre pays. Pour cela, l’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu. Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement pour s’opposer aux fermetures de classes et pour obtenir un budget qui permette à l’école de s’attaquer aux difficultés scolaires. Il invite ses sections départementales à prendre tous les contacts pour donner une ampleur massive à la journée de mobilisation pour l’Ecole du 22 janvier prochain à l’initiative du Collectif « l’Education est notre avenir ». Dans un tel contexte, le SNUipp proposera d’autres actions nationales pour porter haut et fort l’ambition de réussite de tous les élèves.

Communiqué du SNUipp ; Paris, le 17 décembre 2010

 

L’UMP nuit gravement à l’école …

Dans les collèges , l’heure est à la chasse aux postes comme dans les écoles élémentaires : la classe bilangue du collège Jean Zay qui accueille des élèves anglicistes et germanistes pour un enseignement renforcé des langues dès la sixième ( 5 heures par semaine) est menacée de fermeture. L’inspection académique argue d’un manque d’ élèves ( 20 inscrits pourtant) et affirme, au mépris de ses propres règles, que cette classe ne peut accueillir que des germanistes. Or, dans toute la France, le principe des classes bilangues est justement de réunir des élèves ayant pratiqué l’allemand ou l’anglais en école élémentaire.. A replacer dans un contexte d’économies budgétaires, les attaques contre l’enseignement de l’allemand se multiplient partout dans le département. Parents et enseignants se mobilisent pour exiger, comme le prévoit la loi, le choix de la langue à l’école élémentaire et sa poursuite au collège. Ne laissons pas imposer le tout-anglais dans des classes surchargées : l’enseignement de l’allemand se défend pédagogiquement, économiquement et culturellement. C’est aussi une façon de dédoubler les classes de langues. Mais évidemment, rien d’intéressant pour l’administration qui devra recruter un enseignant pour 10 ou 15 élèves « seulement »….

Et les élèves là-dedans ? Parents, enseignants et élèves de Jean Zay sont unanimes pour dire l’intérêt de la classe bilangue. Pour le collège lui-même, c’est un «plus» manifeste. Et pour l’administration ? Le gouvernement supprime 6 000 postes à la rentrée prochaine, alors que 14 000 élèves supplémentaires sont attendus : « un appauvrissement sans précédent de l’offre éducative » pour le syndicat des professeurs des écoles, le SNUipp. Un départ en retraite sur deux ne sera pas remplacé et 34 000 suppressions de postes sont annoncées dans la fonction publiques en 2010, entraînant dégradation des conditions de travail des personnels, mais aussi et surtout la remise en cause de la réussite de tous les élèves. Rendez-vous à la rentrée 2009 pour défendre l’école publique !