Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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Grève dans le Val d'Oise

A la rentrée de septembre 2011, ce sont 16 000 nouvelles suppressions de postes programmées dans l'éducation, dont près de 9 000 pour l’école primaire. Les enseignants et les parents d'élèves refusent cette logique de restriction, alors que même la Cour des comptes reconnaît que l’école primaire en France est sous-dotée de 15 % par rapport aux pays comparables. Nous refusons que les classes soient de plus en plus surchargées et des conditions de scolarisation des élèves de plus en plus dégradées à tous les niveaux.

Malgré une augmentation de 1409 élèves supplémentaires dans les écoles du Val d’Oise prévus à la rentrée 2011, le ministère supprime des postes dans la dotation de notre département. Pour pouvoir réaliser quelques unes des ouvertures parmi tant d’autres qui sont nécessaires, notre département ferme 17% des postes d’enseignants RASED dédiés à l’aide aux élèves en difficulté, 40% des postes de «maîtres supplémentaires» dans les ZEP/REP qui permettent un fonctionnement en petits groupes à certains moments dans les écoles où les inégalités sociales pèsent lourdement…

Ces suppressions se traduiront en particulier par une augmentation des effectifs par classe, la diminution de la prise en charge des élèves en difficulté, des remplacements de moins en moins assurés, l’abandon des ZEP/REP, la quasi disparition de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, dont près de 25% fréquentait l’école en 2001 sur le Val d’Oise alors qu’ils ne sont plus que 3% à la rentrée 2011. C’est aussi la remise en cause des possibilités de formation initiale et continue pour les enseignants…

L’école a besoin d’un nouveau souffle pour améliorer la qualité des enseignements, mieux prendre en compte les élèves en difficulté, améliorer les conditions d’accueil et de scolarisation des élèves…

C’est pour demander des moyens à la hauteur des besoins de notre département et d’autres choix éducatifs pour nos enfants que le jeudi 12 mai, partout dans le Val d’Oise, les enseignants de la maternelle au lycée seront en grève.

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Les blogs du "Monde"

 

École: "Combattre les suppressions de postes est un enjeu de société"

ecole.JPGCette semaine, les académies ont mis en œuvre la suppression de milliers de postes dans les écoles primaires alors que le nombre d’élèves augmente partout. Parents d'élèves et professeurs des écoles se mobilisent partout dans le pays pendant que les comités techniques paritaires entérinent cette lamentable opération.

Après la Seine-Saint-Denis, des actions multiformes ont lieu dans le Val-de-Marne et dans des dizaines de départements. Sébastien Sirh, secrétaire national du Snuipp-FSU revient sur cette réaction citoyenne et salutaire.

Comment les écoles primaires sont-elles impactées par les 16 000 suppressions de postes au sein de l’Éducation nationale?

Sébastien Sihr 8967 postes sont supprimées dans l’école primaire. Différents leviers sont utilisés : dans certains départements, la scolarisation des élèves de moins de trois ans est remise en cause, dans d’autres, on diminue le nombre d’enseignants Rased, qui aident les enfants en difficulté. Ailleurs, les seuils d’ouverture sont relevés, des conseillers pédagogiques et des maitres formateurs sont enlevés. Enfin, le nombre de remplaçants est diminué, comme dans l’Orne.

Qui sont les plus touchés?

Sébastien Sirh Aujourd’hui, ce sont principalement les postes Rased qui font les frais des suppressions de postes. Il s’agit d’un retour en arrière catastrophique. Xavier Darcos, quand il était ministre de l’Education nationale, projetait d’en supprimer 3000. A force de mobilisation, nous avions réussi à en sauver 1500 à l’époque. L’autre tendance forte, c’est de jouer sur le relèvement des seuils d’ouverture. L’académie calcule la moyenne des élèves par classe dans une école, souvent autour de 28, et, dès que ce seuil est dépassé, ouvre une classe supplémentaire. Or, dans certains endroits, ce chiffre a été relevé à 29 élèves pour ne pas procéder à une ouverture de classe. En Haute-Garonne, ils sont allés jusqu’à 32 ! Mécaniquement, cela entraînera plus d’élèves par classe.

Avez-vous des retours sur cette mobilisation?

Sébastien Sirh Il est difficile d’en faire déjà un bilan. Seule certitude, une mobilisation est en train de se construire, entre les enseignants qui sont en première ligne, les élus, et les parents d’élèves qui commencent à réaliser les effets dévastateurs d’une telle politique. Les actions menées composent une mosaïque très large. Les commissions entérinant les suppressions de postes sont boycottées, quand elles ne se tiennent pas avec le bruit de manifestations. Des opérations écoles fermées sont menées dans le Val-de-Marne aujourd’hui. Des appels à la grève ont aussi été lancés. Nous allons continuer ce mouvement unitaire, le plus large possible. Dans les prochains jours, un collectif des 25 organisations va se réunir pour préparer la suite.

Comment analysez-vous la participation des parents d’élèves?

Sébastien Sirh C’est très important. Il est normal que l’ensemble de la communauté éducative se mobilise aujourd’hui pour éviter que les conditions d’apprentissage ne se dégradent, et pour se battre pour un « mieux d’école ». Il s’agit d’un enjeu de société. Les enquêtes internationales comme Pisa ont montré qu’en France l’école primaire était sous dotée en France. Il faut qu’elle revienne l’une des priorités de notre système éducatif, car elle est la première étape de la réussite des élèves. 15 % à 20 % des élèves sont en difficulté dès qu’ils entrent au collège. Répondre à l’inégalité scolaire est la première des urgences. En Seine-Saint-Denis, 0.8 % des enfants de moins de trois ans sont scolarisés, contre 15 % dans le reste de l’Hexagone. La scolarisation précoce est pourtant la meilleure aide aux élèves vivant dans des zones d’éducation prioritaire. Un cri d’alerte est aussi lancé pour interpeller le gouvernement sur le non-remplacement d’un enseignant sur deux partants à la retraite. Georges Tron, ministre de la Fonction publique, a déclaré hier matin que cette règle intangible devait arrêter en 2012. Nous, nous disons que ce dogme doit prendre fin dès maintenant. Nous allons dans le mur si nous continuons cette logique aveugle et dévastatrice.

Entretien paru dans l'Humanité
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"On fait bloc pour l’école"

Nouvelle journée de mobilisation dans le Val d’Oise le mardi 29 mars

Dans le Val d’Oise, le calendrier des opérations de carte scolaire, c’est à dire la répartition des moyens du second degré, les fermetures de classes dans le premier degré, aura leu du 17 mars au 5 avril.

Dans différents secteurs du Val d’Oise se développent des initiatives diverses associant parents d'élèves, enseignants... pour défendre l’École publique et exiger une politique ambitieuse à tous les niveaux du système éducatif.

Après le rassemblement du 17 mars devant la Préfecture de Cergy et la manifestation à Paris du 19 mars, une nouvelle journée de mobilisation se prépare pour le 29 mars.

Cette journée se déclinera de façon multiforme sur chaque secteur du département et se conclura par trois rassemblements communs qui auront lieu simultanément à partir de 17h30 à :

- Argenteuil : devant la Sous-Préfecture

- Cergy : sur le Parvis de la Préfecture

- Sarcelles : devant la Sous-Préfecture

Les parents, les enseignants et tous ceux qui sont attachés à une École de la réussite sont appelés à participer à ces rassemblements et à engager lors de cette journée des actions communes au plus près des écoles, collèges et lycées de leur secteur.

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École : stoppons la régression

La régression organisée de l'enseignement public se poursuit dans le Val d'Oise comme dans tout le pays.
Dans notre département il y a chaque jour un peu plus d'établissements qui rejettent les propositions de dotations horaires considérant qu'elles ne permettront pas de répondre aux projets des établissements et que les élèves verront leurs enseignements se dégrader. Argenteuil le 3 mars dernier, à Garges le 22mars et pour tous les 17 mars à Cergy et le 19 mars à Paris, les actions se multiplient contre ce sabordage de l'avenir de la nation.

Ensemble, parents d'élèves, enseignants, lycéens, étudiants, nous nous élevons contre cette politique de régression et appelons toutes les parties de la communauté éducative et de la société à nous rejoindre. Parce que la seule perspective est une perspective politique, nous appelons les élus à nous retrouver dans l'action et à soutenir les citoyens d'aujourd'hui et de demain dans leurs revendications et aspirations.

Nous vous demandons de diffuser largement cet appel auprès de tous vos collègues, amis et réseaux ; de signer et de faire signer les pétitions en ligne contre la suppression des RASED et la pétition de la FCPE contre la casse de l'école publique. Les deux pétitions sont sur les sites de la FCPE et du SNUipp95.

Bruno Brisebarre, secrétaire général FCPE 95



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Une journée pour dénoncer "un budget de pénurie" dans l'Education nationale

Quelques milliers de personnes ont dénoncé samedi dans toute la France les 16.000 suppressions de postes dans l'Éducation Nationale prévues à la rentrée prochaine, avec une participation très modérée aux cortèges. Selon les syndicats, cette mobilisation "n'est qu'un début".
Enseignants, lycéens, parents d'élèves et étudiants étaient appelés par un collectif de 25 organisations à dire leur opposition aux 16.000 nouvelles suppressions de postes de 2011.
50.000 postes ont été supprimés depuis 2007, sur 850.000 enseignants environ.
Alors que les précédentes suppressions avaient principalement affecté des postes peu visibles (enseignants sur des missions particulières, année de formation des stagiaires, etc), celles de 2011 vont cette fois "toucher le noyau dur" du système éducatif, disent les syndicats.
"Maintenant nous n'avons plus de marge à l'Education nationale", a dit la secrétaire générale de la FSU (première fédération de l'Education), Bernardette Groison. "Cela veut dire que des professeurs ne seront pas remplacés, que les classes seront surchargées (...) que des options en lycée seront supprimées, que des classes, en milieu rural notamment, seront fermées", a-t-elle affirmé.
"On va passer à un seuil supplémentaire, ça va être visible sur les conditions de travail des professeurs et les conditions d'études des élèves", a déclaré son homologue à l'Unsa-Education, Patrick Gonthier.
"On a fait tout ce qu'on pouvait lors du mouvement contre les retraites" à l'automne, a dit M. Gonthier pour expliquer la faiblesse de la participation, élément renforcé par les conditions météorologiques défavorables et les "interrogations sur les modes d'action".
A Paris, le cortège a réuni 2.600 (police) et 5.000 manifestants (FSU), derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Refusons le budget de pénurie de l'Education nationale".
A Strasbourg, les manifestants ont lâché plusieurs centaines de ballons noirs, en signe de deuil.
A Lille était présent dans le cortège Michel Ascher, proviseur à la retraite qui a renvoyé ses palmes académiques pour protester contre l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs fixés pour supprimer des postes.
Pour la FSU, "déterminée à faire grève" avant les congés scolaires de février, ce samedi était "un début de mobilisation".

Infos orange.fr
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Lycée d’Enghien : l’impossible rénovation ?

Aux nouveaux élèves, on dit de ne surtout pas marcher dans la cour le long des bâtiments : les fenêtres sont dans un tel état qu’elles risquent de vous tomber sur la tête… Les fils électriques pendent des plafonds dans les couloirs, les peintures ne sont plus qu’un lointain souvenir, les faux-plafonds de la cantine se sont effondrés pour la deuxième année consécutive, des couloirs sont interdits d’accès car trop délabrés… Les huisseries sont hors d’usage : il est plus que conseillé de ne pas chercher à ouvrir une fenêtre… En hiver, la plaisanterie favorite des profs aux élèves qui se plaignent du froid dans les classes est de leur conseiller de faire eux-mêmes le chauffage. La cour ressemble à un champ de mines…. Est-ce un établissement scolaire d’un lointain pays sous-développé ?
Non : c’est le lycée Gustave Monod, dit « lycée d’Enghien » situé pour sa plus grande partie sur le territoire de Saint Gratien, qui est dans un état proche du délabrement complet. 2 000 élèves, dont les jeunes de notre commune, fréquentent cet établissement, composé d’un lycée général et d’un lycée professionnel. Depuis plus de 10 ans, les fédérations de parents d'élèves alertent sur la vétusté des bâtiments. La réhabilitation programmée de l’établissement ne cesse d’être reportée. Le programme de rénovation est estimé à 70 millions d’euros, soit deux fois le prix d’un lycée neuf.
Aujourd’hui, seul le bâtiment de la cantine semble en voie d’être rénové. La réhabilitation des bâtiments d’enseignement, tant du côté général que technique, est au point mort. Les parents d’élèves de la FCPE multiplient les démarches auprès des services de l’Éducation Nationale et du Conseil régional à qui sont dévolus l’entretien et les travaux des lycées. Personne ne semble en mesure de dire quelle est l’évolution du dossier.
Nous avions soulevé le problème de la rénovation du lycée d’Enghien lors des élections régionales de mars 2010. Depuis, rien n’a avancé. Une visite de Madame Zoughebi, conseillère régionale en charge des lycées est prévue prochainement. Les choses se préciseront-elles alors ? Il est grand temps que les élèves de ce lycée retrouvent des conditions d’enseignement convenables et des locaux adaptés.
Une autre élue régionale, Jacqueline Eustache-Brinio, maire de Saint Gratien, est-elle intervenue sur ce sujet au sein du Conseil ? Nous ne le savons pas puisqu’il n’existe aucun compte-rendu de son activité dans cette instance. On sait tout de même qu’elle accompagnait Valérie Pécresse, lors de la visite faite début septembre au lycée. Lequel a gagné quelques coups de pinceaux et palissades décoratives sur le trajet emprunté par ces dames…
Ci-dessous quelques documents attestant de l’état du lycée. Nous hébergerons volontiers d’autres photos ou témoignages d’élèves, de parents, de professeurs ou de personnel travaillant dans cet établissement.
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