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Mot clé - loi Bachelot

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Menaces sur la radiothérapie de l'hôpital d'Argenteuil

Communiqué du Comité de défense de l'hôpital d'Argenteuil

La vigilance et la mobilisation sont toujours nécessaires

Les électeurs ont battu Nicolas Sarkozy et donné la majorité au Parti Socialiste pour en finir avec la politique désastreuse du gouvernement Sarkozy-Fillon-Bachelot.

Nous ne pouvons que nous en féliciter car la casse a été particulièrement grave pour les services publics et particulièrement dans le domaine de la santé.

Pour autant, rien n'est actuellement réglé : la loi Bachelot n'est pas abrogée et continue ses ravages :
fermeture du service cardiologie de Mantes, suppressions de postes à l'hôpital de Saint-Denis, poursuite du démantèlement des hôpitaux de l'Assistance Publique....

Des informations inquiétantes nous parviennent. Ainsi le Directeur de l'offre de soins nommé au Ministère de la Santé n'est autre que François Xavier Selleret, ancien directeur de cabinet de Xavier Bertrand. Quant à l'ARS, M.Evin est toujours en place et vient de reprendre comme directeur de cabinet "aux affaires réservées", Mr Olivier Bogillot, secrétaire général de la santé de l'UMP, lequel avait quitté l'ARS en février pour devenir conseiller santé du président-candidat Sarkozy!

Pour ce qui concerne l'hôpital d'Argenteuil, les travaux de la 1ère tranche se poursuivent, mais le financement des autres tranches n'est toujours pas acquis, la stérilisation toujours pas réintégrée, les urgences chirurgicales sont toujours fermées une nuit sur deux...

Il est donc nécessaire de continuer à nous battre pour faire progresser les choses.

Dernière minute : une décision scandaleuse

Le centre de radiothérapie privé de Sarcelles a déposé un recours devant le tribunal administratif contre l'autorisation du service de radiothérapie d'Argenteuil. Les juges, utilisant des arguties scandaleuses, a répondu favorablement à ce recours en ordonnant la fermeture du service d'Argenteuil en février 2013.

Il est vraiment inconcevable que des magistrats décident ainsi de rayer d'un trait de plume un service médical d'excellence répondant aux besoins d'un bassin de population de plus de 300 000 habitants. Qui plus est le seul service public de radiothérapie du département ayant été équipé récemment d'appareils de pointe ayant coûté 4 millions d'euros aux contribuables. Et cela pour servir les seuls appétits financiers de médecins plus préoccupés de gagner de l'argent sur la maladie des patients que soucieux de leur permettre d'être soignés dans les meilleures conditions de proximité et de confort qui jouent un rôle non négligeable dans leur guérison.

Bien évidemment, l'hôpital va faire appel de cette décision. Notre Comité de Défense s'adresse au Président de la République et à la Ministre de la santé qui se sont engagés à défendre l'hôpital public devant les électeurs.

Nous nous adressons également à M. Doucet, Président du Conseil de Surveillance, Maire d'Argenteuil et désormais Député.

Si ces démarches ne suffisaient pas, il nous faudra dès la rentrée nous mobiliser à nouveau pour garder ce service indispensable à la population.

Comité de Défense de l'Hôpital d'Argenteuil - Hôtel de Ville - 95870 Bezons
Christiane Leser – 06 84 33 66 41 – christianeleser@wanadoo.fr

Voir le site du comité de défense

 

Loi Bachelot = arme de destruction massive de la santé publique

sans_titre_2.jpgDans la continuité des lois Juppé et Douste-Blazy, la loi Bachelot (Hôpital-Patients-Santé-Territoires) a pour objectif de réduire de façon drastique les dépenses publiques de santé, de transférer les activités rentables au privé, de permettre aux grands groupes financiers de l’assurance de mettre la main sur le budget de la Sécurité Sociale. En bref, il s’agit de faire de la santé une marchandise au bénéfice du capital qui tente de résoudre la crise dont il porte la responsabilité en cherchant de nouvelles sources de profit.

Soins plus éloignés- moins accessibles-plus coûteux
Pour cela, on réduit l’offre de soins : pas un seul hôpital qui ne soit touché par des restrictions budgétaires, des suppressions de poste, des fermetures de lits et de services.Sous prétexte de sécurité on ferme des hôpitaux de proximité, des maternités (plus de 1000 ces dernières années). Et le décret qui prévoit la fermeture de 182 blocs chirurgicaux va encore aggraver la situation, notamment dans les villes moyennes. Ce recul des réponses de proximité réduira encore les possibilités d’accès aux soins, mettant la population en danger et augmentant les coûts à la charge des patients et des familles. Or on sait qu’aujourd’hui, ce sont déjà 25% des habitants qui renoncent à des soins ou les retardent faute de moyens. Une fois encore, le budget de la Sécurité sociale, sous prétexte du « déficit » organisé et bien utile, est voté en régression et prévoit de nouveaux déremboursements !
En Ile de France l’ARS (Agence Régionale de Santé) démantèle l’Assistance Publique :passage de 37 hôpitaux à 12 établissements et suppression de 4000 postes dont la moitié d’effectifs médicaux, fermeture même de l’hôpital Trousseau mondialement reconnu pour ses recherches et avancées en pédiatrie !

Les urgences menacées
M. Evin, directeur général de l’ARS, prépare un plan de démantèlement des urgences la nuit et les week-ends en Ile de France. Selon ce plan, dans chaque département, un seul hôpital « tête de pont » accueillera les urgences de chirurgie et d’imagerie la nuit ainsi que les week-ends et jours fériés, ce qui engendrera la suppression de 1200 postes. Ceci sans aucune concertation et au mépris de la sécurité des patients.
Ce projet est unanimement condamné par la communauté médicale qui dénonce la mise en danger des malades. Certes, un bloc opératoire ouvert 24h/24, cela coûte cher. Mais que représente une vie humaine dans ce monde du profit roi ? Dans le Val d’Oise, la « tête de pont » serait l’hôpital de Pontoise. Mais quel que soit l’établissement choisi, le résultat est le même : mise en danger des patients par l’allongement des transports et des délais, conditions d’exercice professionnel dangereuses pour les personnels qui ne disposeront plus des moyens nécessaires, difficultés et coûts accrus pour les malades et leurs familles. Ce serait un recul sans précédent du service public dans notre région.
Il faut absolument rejeter ce projet. Les Comités de défense des hôpitaux de Pontoise et d’Argenteuil ont déjà engagé l’action et il est indispensable que cette mobilisation s’élargisse à tout le département.
Nous sommes tous concernés et potentiellement menacés.

Des assises régionales de la santé
Au delà de ce projet, c’est la loi Bachelot et la politique de santé mercantile qu’il faut combattre. Alors que la situation sanitaire du pays et de la région se dégrade de plus en plus, que déjà 25% de la population reconnaît avoir renoncé à des soins ou les avoir retardés faute de moyens, il est nécessaire de résister et de réagir.
Les communistes ont lancé un appel à organiser des « Assises régionales de la santé ». Ces assises doivent rassembler les associations, les comités de lutte, les professionnels et les collectivités territoriales afin de mettre un coup d’arrêt au démantèlement de la santé publique et de la protection sociale, de construire ensemble une politique de santé répondant aux besoins de la population et créer les conditions d’une véritable démocratie sanitaire.
Le Conseil Régional, répondant au voeu du groupe communiste s’est engagé à organiser ces assises. Préparons les partout dans le département afin que cette initiative démocratique et innovante réponde pleinement aux attentes de la population.

PCF 95
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L’hôpital public est votre hôpital : défendez-le avec nous !

Texte invité

Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient leurs moyens.

Défendez-le parce que c’est là que se font les recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences 24h sur 24.

Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « service public hospitalier » pour celle « d’établissement de santé ». Elle transforme l’hôpital en entreprise. Pour être rentable, il devra sélectionner les pathologies et les patients et diminuer le nombre de personnels (médecins, infirmières, aides-soignantes, administratifs, assistantes sociales…).

Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

Comme les autres, l’hôpital d’Argenteuil est menacé. L’action a permis quelques succès : subvention exceptionnelle pour le budget 2009, prolongation de l’activité de la radiothérapie jusqu’à fin 2010, subvention pour une première tranche de travaux de rénovation, recherche d’une nouvelle direction préservant l’autonomie de l’établissement.

Consolidons ces acquis et exigeons :

  • le maintien des deux établissements autonomes à Eaubonne et Argenteuil sans exclure la possibilité de coopérations démocratiquement décidées,
  • le maintien définitif du service de radiothérapie,

Et plus généralement,

  • un financement accru des budgets hospitaliers à la hauteur des besoins de la population,
  • l’abrogation de la loi Bachelot,
  • une gestion démocratique de la santé contre le pouvoir autocratique des agences régionales de santé.

Rassemblons-nous samedi 20 février à 10h devant la sous-préfecture d’Argenteuil, pour faire entendre ces exigences et remettre à Madame la Sous Préfète les 3 500 signatures qui expriment la détermination de la population à défendre un hôpital de proximité assurant l’accès égal de tous à des soins de qualité.

L’association « Avec vous, Sannois pour tous » et sa représentante au conseil municipal de Sannois, Josiane Jeantils OLYMPUS DIGITAL CAMERA