Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

L'Éducation doit être au coeur des priorités du pays

je_lutte_des_classes.jpgPrès de 54% d’enseignants en grève dans le primaire

Plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève mardi 27 septembre contre les suppressions de postes. Un mouvement d’ampleur pour l’avenir de l’éducation, soutenu par l’opinion publique et qui devra être entendu à la veille du débat budgétaire.

Soutenus par les parents d’élèves de la FCPE, rejoints par l’UNEF et l’UNL, les enseignants seront majoritairement en grève le 27 septembre prochain contre les suppressions de postes et pour tracer un autre avenir à l’École. En effet, au niveau national, plus de la moitié des enseignants du primaire se sont déclarés en grève (53,75%). « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays » affirme le SNUipp. Et de fait, nombre d’écoles, partout en France, fermeront leurs portes mardi pour signifier leur refus de « la politique du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui conduit à une impasse ». Les plus forts taux de grévistes, près de 80% des enseignants des écoles, sont attendus en Aveyron, en Haute-Garonne, dans le Loir-et-Cher ou encore en Indre-et-Loire. Mais partout, il s’agira de dénoncer une rentrée scolaire calamiteuse, des classes trop chargées, la fin de la scolarisation des tout-petits, les nouvelles suppressions de postes en RASED et les conditions de formation faites aux jeunes enseignants.

N’en déplaise à Luc Chatel qui « assume » et assure que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » des enseignements, « la personnalisation » et non « la quantité », les récents rapports de l’OCDE, du Conseil Économique et Social, comme celui du Haut Conseil de l’Éducation, sonnent comme de cinglants désaveux à sa politique. A la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012, c’est bien du budget de l’Éducation et des 14 000 suppressions de postes encore envisagées dont il sera question. Pour le SNUipp-FSU, la grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays ». Près d’une centaine de défilés, organisés dans tout le pays, porteront cette exigence. Celle aussi d’un plan de rattrapage et d’investissements massifs pour l’École, une école pensée pour les élèves d’aujourd’hui.

Communiqué du SNUipp

A Paris, la manifestation partira du Luxembourg à 14h30.
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Salaires enseignants : à revaloriser d’urgence !

L’Éducation sera sans nul doute un thème important dans les débats à l’approche des échéances électorales de 2012. Alors que les prochains jours seront marqués par la première grève de l’année scolaire alertant sur les conditions de travail dans les écoles, c’est sur les salaires enseignants que l’OCDE vient de se pencher dans son étude annuelle, « Regard sur l’éducation ».

Ce ne sera pas une surprise pour les personnels concernés : l’enseignant français est mal payé. L’étude note qu’il est moins payé que ses collègues européens. "En France, le salaire moyen des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d'expérience professionnelle. Seuls les salaires en fin de carrière sont légèrement au dessus de la moyenne des pays", rappelle l'OCDE. Le salaire statutaire des enseignants ayant 15 ans d'ancienneté s'établit, en moyenne en 2009, à 24 422 euros dans l'enseignement primaire, contre 28 507 dans la moyenne des pays de l'OCDE. Il est de 26 267 euros dans le premier cycle de l'enseignement secondaire alors que dans la moyenne des pays il se monte à 30 549. Les professeurs de lycée, eux, ont un salaire de 26 484 euros contre 32 030 en moyenne ailleurs.

Deuxième enseignement et là encore les enseignants ne s’en étonneront pas : entre 2000 et 2009, le salaire des enseignants a diminué en France. "Depuis 1995, le salaire des enseignants a crû dans les deux tiers des pays de l'OCDE. Pas en France", explique l'OCDE. En prenant 2005 comme année de référence où le salaire aurait été de 100, on observe que le salaire des enseignants français a décru. Dans le premier degré, il était égal à 107 en 1995 et est tombé à 95 en 2009. En collège, il est passé de 109 à 95 entre les mêmes dates et en lycée, de 108 à 95. Dans les trois cas, et selon la même base, la moyenne des pays de l'OCDE est à 107.

Enfin, l’étude souligne que la France consacre une part moindre de sa richesse à payer ses profs. C'est en Australie, en Corée, en France, au Japon et en Suisse que le salaire des enseignants en pourcentage du PIB a le plus diminué entre 2000 et 2009. Il est toutefois resté nettement supérieur à la moyenne de l'OCDE partout, sauf en Australie et en France.

En 2012, que proposeront les uns et les autres ? L’UMP a d’ores et déjà adapté son slogan favori « travailler plus pour gagner plus » en proposant dans son programme que « les enseignants soient davantage présents devant les élèves contre une meilleure rémunération ». Pas sûr du tout que les profs soient séduits par ces promesses qui se sont déjà montrées totalement illusoires.. A gauche, si le Front de Gauche se prononce pour « une revalorisation générale des salaires », le Parti socialiste semble bien empêtré dans ses contradictions entre la rigueur à appliquer aux dépenses publiques et une plus que nécessaire revalorisation du métier d’enseignant.



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative.
L’OCDE compte 34 pays membres et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

 

Une grève à la Sogeres bloque la livraison de repas de cantine à Saint Gratien

Il n'y aura pas de repas de cantine mardi 13 septembre pour les élèves des écoles de notre ville.

Une quarantaine de salariés de Sogeres était en toujours en grève lundi après-midi sur le site d'Osny (Val d'Oise) empêchant ainsi la livraison de 23.000 repas dans des cantines scolaires, des crèches et des maisons de retraite, a-t-on appris de sources concordantes.

"Une quarantaine d'employés, des chauffeurs, des cuisiniers et des conditionneurs, sont en grève depuis 5h30. Ils réclament des augmentations de salaires et dénoncent une pénibilité du travail", a déclaré à l'AFP une déléguée syndicale CGT de cette filiale de Sodexo.

Des chauffeurs protestent également contre une récente réorganisation du travail qui les obligerait à effectuer une répartition des denrées, "alors que jusqu'à présent ils ne s'occupaient que de la livraison et de la vérification des caisses", a ajouté cette source.

Les négociations engagées durant la matinée entre la direction et une délégation de syndicalistes et de salariés n'avaient pas abouti lundi après-midi, selon la direction et la déléguée syndicale CGT.

"Les négociations échouent sur tout ce qui concerne les revendications salariales. La direction souhaite reprogrammer une rencontre pour en discuter. Il se peut que la grève soit reconduite demain", a affirmé cette source syndicale à l'AFP.

Sur les 45.000 repas prévus lundi, 22.000 avaient été livrés vendredi, selon une porte-parole de la direction de Sogeres.

"Nous regrettons cette grève surprise, inattendue. On essaie de tout faire pour sortir de ce conflit d'ici ce soir", a affirmé cette source, qui conseille aux parents d'élèves de préparer un panier-repas pour le déjeuner de mardi.

La cuisine centrale de Sogeres située à Osny approvisionne majoritairement des cantines scolaires du Val-d'Oise, de l'Essonne et des Yvelines, mais aussi des crèches et des maisons de retraite. Les familles des écoliers de Saint Gratien ont été prévenues aujourd'hui qu'elles devraient fournir un repas froid pour demain, et que le mouvement de grève risquait d'être reconduit.

D'autres informations prochainement sur ce site... Mais une grève sur la pénibilité du travail et les salaires peut-elle vraiment être "une surprise inattendue" ?

Ci-dessous le communiqué du Parti de gauche du 95 sur ce mouvement.
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« Chères Gratiennoises, chers Gratiennois, »

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         « Chères Gratiennoises, chers Gratiennois, »

C’est toujours en ces termes que Madame le Maire débute son adresse aux habitants dans l’éditorial de la revue municipale de Saint Gratien.

Celui de mars 2011 appelle quelques remarques de notre part.

Madame le Maire fait tout d’abord allusion au conflit qui a récemment opposé les salariés de la société Val Horizon à leur employeur. Disons les choses franchement : le « mouvement social » qui a fait que « la collecte des déchets n’a pas été assurée » s’appelle une grève. Mot apparemment tabou dans notre bulletin municipal. Il ne vous est pas non plus relaté les raisons de ce conflit du travail. Madame le Maire se contente de remercier les employés communaux qui ont « permis de gérer convenablement l’absence de collecte ». Pas un mot pour expliquer l’arrêt de travail de nos « éboueurs ».

Il est donc de notre devoir d’élus de la république de vous informer des motivations de la grève du mois de février des travailleurs de Val Horizon, entreprise du groupe Suez, qui assure le ramassage de nos déchets pour le compte du syndicat intercommunal « Émeraude ».

Ils dénonçaient des contrats de travail et des fiches de paye opaques, réclamaient les mêmes augmentations de salaires et la même mutuelle que tous les salariés du groupe auquel ils appartiennent, ainsi que l’embauche en CDI des intérimaires employés depuis plusieurs années. Les conditions de travail et notamment d’hygiène et de sécurité du travail faisaient aussi partie des revendications.

Après une semaine de grève et face au mépris et au chantage à l’emploi de la direction, les salariés ont obtenu des augmentations de salaires, des CDI pour 20 intérimaires, des primes de rattrapage et l’organisation d’élections professionnelles.

En 2009, cette entreprise avait déjà fait parler d’elle. Elle employait déjà dans des conditions tout à fait indignes, des salariés sans papiers. Une grève avait permis la fin de ce scandale et la régularisation de tous.

Les travailleurs de Val Horizon ramassent nos déchets dans des conditions difficiles et fatigantes, très tôt le matin, par tous les temps. Pas un mot pour eux dans l’éditorial de Madame le Maire qui souligne au passage « la pénibilité de cette tâche » ... quand elle est assurée occasionnellement par les employés de la ville….

Dès le début de ce conflit, nous nous sommes adressés au maire pour lui demander d’intervenir auprès de Val Horizon afin d’obtenir l’ouverture rapide de négociations. Mais pour Madame le Maire, « Val Horizon n’est pas un interlocuteur direct de la commune » puisqu’il s’agit d’un prestataire du syndicat Émeraude.. Que des entreprises travaillant pour le compte de syndicats regroupant des collectivités locales ne respectent pas le droit des salariés n’affecte apparemment pas les élus de la majorité municipale…

« Cette phase de crise a été assumée afin que les Gratiennois n’en subissent pas les conséquences ». C’est la préoccupation première de Madame le Maire. Que soient respectées les conditions d’embauche, d’emploi, de couverture sociale, de protection sanitaire et de sécurité conformes à la législation du travail par des entreprises qui, comme Val Horizon, travaillent dans le cadre de marchés publics, financés par des fonds publics, autrement dit.. nos impôts , est aussi une absolue nécessité. Nous estimons de notre côté que les communes doivent intégrer les normes sociales les plus favorables dans le choix des entreprises lors des appels d’offres.

Madame le Maire disserte ensuite dans son édito sur le cadre de vie. Elle considère que « c’est la première attente des habitants » . Aussi, sont vantées ses actions : 1er prix des villes propres, obtention d’une troisième fleur au concours des villes fleuries, signature de la charte des maires pour l’environnement… Il est vrai qu’après de telles réussites, la crise économique, les problèmes de pouvoir d’achat, de chômage, de logement ou la dégradation des services publics apparaissent des problèmes bien mineurs.

Madame le Maire se félicite enfin de compter de « nombreux parcs et jardins » dans un « territoire fortement urbanisé ». Outre que l’adjectif « nombreux » est tout à fait contestable, il n’est pas précisé qui a autant bétonné notre ville. Il n’est pas souligné non plus que par exemple, sans l’intervention des riverains dans le débat et l’action publique, jamais la couverture plantée du BIP (la « casquette » du BIP qui longe la résidence des Marais) n’aurait vu le jour...

L’implication des citoyen(ne)s dans l’amélioration de leur cadre de vie, constitue un levier selon nous bien plus important et efficace que le rôle passif que leur réserve Madame le Maire dans son éditorial : leur responsabilité en matière de développement durable se limite là à « respecter les règlementations pour la propreté de l’espace public ».

Chères Gratiennoises, chers Gratiennois, engagez-vous ! Ne vous contentez pas, comme on vous le rappelle si courtoisement, de ne pas jeter vos papiers par terre. Mêlez-vous de vos affaires (au sens premier du terme) ! Voilà comment améliorer avec efficacité la qualité de votre environnement !

Toutes les expressions en italique sont tirées de l'éditorial de la revue municipale de Saint Gratien datée de mars 2011.

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En grève pour l'avenir de l'école !

Jeudi 10 février, un enseignant des écoles sur trois (34,4%) était en grève pour l’avenir de l’école.
Au cœur du mécontentement, la réussite des élèves mise à mal par les suppressions de postes aveugles.

80 % des Français jugent négativement la politique du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite. 82% d’entre eux estiment que cette politique aura un effet négatif que la réussite des élèves. ( enquête CSA réalisée le 9 février pour le SNUipp).

A l’évidence, parents et enseignants pensent que l’avenir des enfants mérite mieux. Beaucoup mieux !

Toutes les enquêtes internationales disent l’impérieuse nécessité d’investir massivement dans l’éducation, la scolarisation des tout petits, la prévention des difficultés scolaires, une formation initiale et continue de haut-niveau. Et pourtant, en France, les choix de restriction budgétaire vont sanctionner les élèves, et particulièrement les plus fragiles : augmentation des effectifs dans les classes, disparition des postes d’enseignants spécialisés à l’aide à la difficulté, suppression de la scolarisation des moins de trois ans, des postes de remplaçants, des intervenants en langues, d’une véritables formation professionnelle…

Personne ne croit plus qu’on pourra faire mieux avec moins. L’immense majorité des français refuse que les choix éducatifs mettent entre parenthèses, chaque jour davantage, l’exigence de la réussite de tous les élèves. Les enseignants en ont assez des effets d’annonce sans lendemain. Des langues vivantes aux sciences et aux mathématiques, de la lutte contre l’illettrisme à l’utilisation du numérique, les fausses nouveautés ne peuvent masquer l’indigence de cette politique éducative. C’est bien d’investissement pour l’avenir, mais aussi d’un grand dessein pour l’école, qu’il est question aujourd’hui. Il est urgent que l’École soit entendue.

Après le 10 février, le SNUipp-FSU appelle d’ores et déjà à la réussite, partout en France, de la journée unitaire de manifestations du 19 mars.

Communiqué du SNUipp
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10 février : grève dans l’éducation

ecole.JPGCommuniqué du SNUipp

Pour une autre politique éducative !
Le 10 février prochain, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestation partout en France pour l’avenir de l’école. En cause, le budget de l’Éducation nationale qui, à coup de milliers de suppressions de postes, construit un projet éducatif préférant la réussite de quelques-uns à celui de la réussite de tous. Ces coups de ciseaux ne peuvent qu’accentuer le phénomène français souligné par PISA d’aggravation des inégalités sociales à l’école.
Dans le primaire, ce sera 8 967 postes qui sont appelés à disparaître alors que plus de 8 000 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée : RASED, maternelles, remplacements, enseignants supplémentaires en éducation prioritaire, la chasse aux « gisements d’emplois » est ouverte. Et, si ça ne suffit pas, on suggère déjà d’augmenter les effectifs par classe, de fermer des classes ou de regrouper des écoles rurales. Le discours du Ministre sur l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans confine à l’absurde alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 800 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. Les directeurs d’école sont également les premières victimes de ces coupes aveugles. Dans de nombreux endroits, l’aide administrative à la direction d’école n’est pas renouvelée. Le temps de décharge accordé aux directeurs pour le fonctionnement de l’école est revu à la baisse.
Le budget de l’Education nationale se réduit comme peau de chagrin, mais cet âne n’est pas bien gras comme le souligne l’OCDE qui relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.
Le moment n’est pas venu de se démobiliser. Le SNUipp s’est engagé dans une démarche unitaire pour construire la mobilisation la plus large. Aujourd’hui, c’est l’avenir de l’Ecole de la réussite de tous qui est remis en question. Le SNUipp demande l’abandon des suppressions de postes programmé à la rentrée prochaine.
L’Education nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école. La maternelle, l’éducation prioritaire et la formation professionnelle des enseignants sont des leviers essentiels pour une meilleure réussite des élèves. Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

Grève le 10 février : Redonnons des couleurs à l’Ecole !

 

Solidarité : Le Front de Gauche récolte près de 6000 € pour les salariés grévistes

Le Front de Gauche a organisé ce week-end dans toute la France des collectes en faveur des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites.
Samedi, devant le centre Beaubourg, la solidarité s'était bel et bien donné rendez-vous. Plusieurs centaines de militants du PCF, du Parti de gauche et de Gauche Unitaire ont en effet récolté 5912 euros en seulement deux heures de temps ! Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet en ont profité pour rappeler le soutien indéfectible du Front de Gauche à la mobilisation sociale contre la réforme Woerth/Sarkozy.
Cette somme obtenue symbolise bien le soutien populaire dont bénéficient toujours les grévistes quoi qu'en dise la propagande gouvernementale. Les sommes récoltées seront notamment versées en Ile de France aux intersyndicales de la raffinerie de Grandpuits et du centre de traitement et de déchets de la porte d'Ivry.
Les collectes vont se multiplier, partout en France pour soutenir les salariés grévistes des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites. La solidarité est une arme efficace à la disposition du mouvement social pour faire plier le pouvoir sur cette réforme. Utilisons-la sans modération.
Front de Gauche
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Grève mardi 19 octobre

Nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Communiqué des organisations CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes.
La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi.
Cette quatrième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition. Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales.
Les organisations syndicales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à participer massivement aux manifestations du samedi 16 octobre.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Pour amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles se reverront le 21 octobre.
Les organisations syndicales demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste.
Paris, le 14 octobre 2010
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12 octobre : une nouvelle journée de grève significative dans les écoles

_569_.jpgLes enseignants des écoles seront à nouveau fortement mobilisés lors de la journée d’action du 12 octobre prochain.
Près d’un sur deux devraient être en grève ce jour pour une toute autre réforme des retraites mais également pour d’autres orientations en matière d’emploi et de salaires, notamment dans l’Éducation nationale, asséchée par l’application du « un sur deux » non remplacé.
C’est une mobilisation encore très significative alors que les enseignants sont appelés à une troisième journée de grève en pleine rentrée scolaire et en un peu plus d’un mois.
Dans les écoles primaires, la question des retraites, l’annonce de la suppression de près de 9 000 postes dans le prochain budget maintiennent la détermination. Les enseignants sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs élèves. Tout comme pour les retraites, la politique du gouvernement en matière d’éducation est injuste. Elle pense restriction budgétaire quand il faudrait penser investissement d’avenir. Elle supprime obstinément des postes d’enseignants quand il faudrait agir pour la réussite de tous les élèves.
Au final, ce sont les élèves les plus fragiles qui payent la facture tout comme tous les salariés règlent celle de la réforme des retraites. La balle est aujourd’hui dans la camp de gouvernement. Il doit faire des propositions justes et efficaces pour l’avenir des retraites et de l’école. D’ores et déjà, le SNUipp appelle à la réussite de la journée de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 16 octobre.
Il lance une consultation nationale dans les départements sur les suites unitaires et élargies à donner entre le 12 et le 16 octobre. Ce sont aux enseignants sur le terrain d’en débattre et d’en discuter. Pour cela, le SNUipp les appelle à participer massivement aux assemblées générales. Tout est possible. Aucune modalité d’action n’est à écarter. Le SNUipp a d’ailleurs, comme ses partenaires, pris les dispositions nécessaires pour permettre aux enseignants des écoles de participer aux actions qui seront décidées collectivement.
L’objectif reste le même : amplifier, généraliser la mobilisation pour obtenir de réelles avancées concernant l’avenir de notre système de retraite et celui de l’Éducation.
Communiqué du SNUipp ; Paris, le 8 octobre 2010

 

Retraites : communiqué commun de l’intersyndicale du 24 septembre

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.
La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée Nationale, n’a pas eu lieu.
C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.
Les organisations syndicales mettent en garde le gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.
Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».
Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.
Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :
• D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.
• De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le gouvernement restait intransigeant. Le gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.
Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.
Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.
Le 24 septembre 2010
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA
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Les enseignants encore largement mobilisés : le gouvernement doit revenir sur ses projets

_575_.jpgPlus d’un enseignant du primaire sur deux sera en grève le 23 septembre prochain. A l’évidence, la profession reste majoritairement mobilisée sur les questions de retraite, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Dans la suite des journées réussies de grève du 7 septembre et de rassemblements du 15, c’est un nouveau mouvement très significatif qui s’annonce dans les écoles primaires. Les enseignants restent très inquiets pour leur avenir et celui de l’éducation. Le projet injuste de réforme des retraites tout comme la politique éducative du gouvernement qui prévoit encore 16 000 suppressions de postes en 2010 dans l’Éducation Nationale sont au coeur du mécontentement et de la colère. Les professeurs des écoles entrent dans la vie professionnelle tardivement, à 29 ans en moyenne. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein et cotiser pendant 40, 41 ou 42 ans, ils devraient enseigner jusqu’à 65 ans, voire davantage si l’âge d’annulation de la décote était porté à 67 ans. Or près d’un enseignant des écoles sur trois parti en retraite en 2007 a subi une décote. Au sein du ministère de l’Education nationale, les personnels du premier degré sont les plus touchés par la décote. Les mesures proposées par le projet gouvernemental aggraverait encore cette situation.
Le gouvernement doit donc revoir sa copie. Le SNUipp renouvelle son exigence de retrait du projet de réforme des retraites. Il demande au gouvernement l’ouverture de véritables négociations pour un autre projet des réforme des retraites ainsi qu’un autre budget dans l’Education. Il décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à participer massivement aux manifestations avec l’ensemble des salariés et à débattre des suites de l’action pour élargir la mobilisation.

Communiqué du Snuipp-FSU du 21 septembre 2010

 

Retraites : en finir avec ce projet de loi injuste !

_568_.jpg« Rien n’est joué » lance l’Intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA) dans un communiqué commun tout en appelant les salariés à « se mobiliser fortement » lors de la journée de grève et de manifestations du 23 septembre. De fait, une réunion de toutes les organisations, FO compris, a eu lieu ce jour pour tirer un bilan très satisfaisant des actions du 15 septembre et pour affirmer leur détermination à lutter contre « le projet injuste et inacceptable de réforme des retraites », un texte « pourtant rejeté par une large partie de l’opinion publique ». Cette détermination pousse aussi tous les syndicats et confédérations à envisager une poursuite des actions au-delà du 23.
En effet cette réforme est « un non-sens, non seulement au regard de l’histoire sociale mais aussi de l’évolution des modes de production », analyse de son côté la FSU dans un communiqué du 15 septembre. Un non-sens qui repose, de surcroît, sur des mensonges. « Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas tant dus à la situation démographique qu’à la crise économique et aux choix économiques », précise-t-elle. Des alternatives existent. Le gouvernement refuse de les envisager. Il reste campé sur ce qu’il a érigé en principe, à savoir l’allongement du temps de travail, et de cotisation, avec des conséquences terribles, notamment pour les femmes, et qui se mesureront encore plus pleinement pour les salariés d’ici une dizaine d’années...
C’est dans ce cadre que le 23 septembre le SNUipp contribuera à organiser des assemblées générales pour débattre avec les personnels de la poursuite de la grève, de son inscription dans la durée, de nouvelles manifestations locales ou nationales ou toutes autres modalités d’actions. L’intersyndicale se réunira le 24 septembre pour décider des suites de l’action.

Infos SNUipp du 16 septembre

Ci-dessous le communiqué de presse de l’intersyndicale.

Communiqué commun intersyndical
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
A l’appel des organisations syndicales, de nombreux salariés ont été présents dans les diverses manifestations du 15 septembre, confirmant leur désaccord avec le projet injuste et inacceptable de réforme des retraites. Ce même jour, à marche forcée, l’Assemblée nationale a voté le projet de loi pourtant rejeté par une large partie de l’opinion publique. C’est maintenant le Sénat qui va, à partir du 5 octobre, débattre de ce projet.
Rien n’est joué !
Les salariés doivent maintenir la pression et se mobiliser fortement le 23 septembre.
L’intersyndicale poursuit sa réflexion sur les suites à donner au 23 si le gouvernement ne recule pas sur son projet. Elle se réunira le 24 septembre pour en décider.

 

Réforme des retraites : une nouvelle journée d’action prévue le 23 septembre

SONY DSCMercredi 8 septembre 2010, les syndicats CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FSU et Unsa se sont mis d’accord en début de soirée pour appeler à une nouvelle « journée de grèves et de manifestations » le jeudi 23 septembre.
D’autres actions seront également organisées le 15 septembre.
Les syndicats étaient réunis à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.
Les six organisations syndicales signataires de l’appel ont exprimé leur insatisfaction face aux aménagements du projet de réforme des retraites proposés par Nicolas Sarkozy.
Ces aménagements « ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme » ont estimé les syndicats.
Les syndicats « appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du président de la République dans les départements et les circonscriptions ».
Le débat au Sénat devrait débuter le 5 octobre, avant une adoption définitive à la fin du mois.
Solidaires et FO n’ont pas souhaité signer l’appel. Cependant, Michèle Biaggi, secrétaire confédérale de FO, a précisé que « ce n’est pas parce qu’on n’est pas signataire du texte qu’on n’est pas dans l’unité d’action ». FO réclame le retrait du projet gouvernemental. Michèle Biaggi avait proposé « une journée de grève franche et interprofessionnelle ».
Chez Solidaires, on attend de prendre position à l’occasion du bureau national qui se tient aujourd’hui, jeudi 9 septembre. La porte-parole de Solidaires, Annick Coupé, espérait « un nouvel appel à une journée de grèves et de manifestations la semaine prochaine », estimant qu’ « une dynamique s’est créée » pour « rebondir rapidement » après le succès du mardi 7 septembre.
Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT, a justifié le calendrier de l’intersyndicale en affirmant qu’il est « extrêmement compliqué et très risqué de recommencer dans une semaine » une initiative telle que celle du 7 septembre. « Un peu de temps donne un peu plus de chances de réussir les prochaines mobilisations comme celle du 23 septembre », a-t-il déclaré.
La CFE-CGC « appelle l’ensemble des salariés à augmenter leur mobilisation pour bâtir une vraie réforme qui réponde aux problèmes posés ».

Infos Cidefil du jeudi 9 septembre

 

Mobilisation exceptionnelle !

_566_.jpgCommuniqué du SNUipp
Le 7 septembre a été une journée exceptionnelle par la hauteur des grèves et la participation aux manifestations dans toute la France.
Les salariés, du public comme du privé, font aujourd’hui la démonstration de leur rejet massif du projet de réforme des retraites. Ce projet est également rejeté par les jeunes qui, déjà pénalisés pour trouver un emploi, voient leur retraite devenir de plus en plus hypothétique.
La Fonction publique, en ligne de mire par les suppressions de postes et le gel des salaires, serait durement touchée par cette réforme ne garantissant même pas un niveau de pension décent à bon nombre de fonctionnaires. La Fonction publique a répondu massivement présente lors de cette mobilisation.
Cette journée marque un virage crucial dans le paysage social.
Le gouvernement doit cesser de mentir… Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas dus à la situation démographique mais à la crise économique. La question majeure est celle du financement pour pérenniser le système de retraite par répartition et donc celle du partage des richesses produites. Le gouvernement entend faire payer la crise aux salariés. En reportant l’âge de départ à 62 ans, il vole l’espérance de vie aux salariés et leur fait supporter, à eux seuls, l’effort financier. C’est inacceptable !
Le gouvernement doit entendre ce refus massif, retirer son projet pour ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des questions : âge de départ à la retraite, financement, emploi, pouvoir d’achat, réduction des inégalités homme/femme, minimum garanti, Code des pensions…
Il est encore temps de le faire.
Annoncée dès le lendemain de la forte mobilisation du 24 juin, la journée d’aujourd’hui confirme et amplifie les mobilisations du printemps. Elle est approuvée par près de 70% des Français.
Cette journée exceptionnelle appelle des suites rapides et unitaires pour faire reculer le gouvernement sur son projet injuste. La FSU fera dès mercredi 8 septembre des propositions en ce sens dans le cadre de la réunion interprofessionnelle.
Le gouvernement doit faire des propositions
Ce 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée des classes, la mobilisation pour les retraites, l’emploi et les salaires est sans précédent : dans le primaire, de nombreuses écoles sont fermées, près de 60 % des enseignants sont en grève. Cette réussite de grande ampleur ne peut dorénavant être ignorée par le gouvernement qui ne peut plus se contenter de faire la sourde oreille. Si l’ensemble des français partage la nécessité d’une réforme, le gouvernement doit entendre que son projet, en l’état, n’est pas le bon. Il doit au plus vite faire des propositions concrètes pour un projet de réforme des retraites équitable et pour une relance de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Aujourd’hui, plus de 30 % des enseignants du premier degré partent à la retraite avec une décote. Ils sont également ceux qui ont le plus grand nombre d’heures de cours devant élèves. En entrant dans le métier en moyenne à 27 ans, les enseignants vont devoir exercer jusqu’à 67, 68 ans pour bénéficier d’une pension décente : la grande disponibilité et l’énergie nécessaire pour nos jeunes élèves ne peuvent être garanties. Que comptent faire le gouvernement et le ministre face à ces situations ?
Cet injuste projet de réforme des retraites, les annonces des suppressions de postes dans l’éducation, le gel des salaires, la formation « peau de chagrin » et les conditions périlleuses d’entrée dans le métier de nouveaux recrutés pèsent lourdement sur l’école et les enseignants. Le SNUipp demande que le gouvernement abandonne ses projets et ouvre de véritables négociations.
Tout comme la FSU interpelle les députés, le SNUipp décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à débattre des suites de l’action.

Ndlr : il semble qu’on s’oriente vers une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 23 septembre.

 

7 septembre 2010, une mobilisation qui va compter

_534_.jpgPour Paris, manifestation pour dire non à la réforme des retraites du gouvernement à 14h de République à Nation, par Bastille.

En dévoilant son projet de réforme des retraites à quelques jours des congés d’été et en détournant l’attention sur des questions sécuritaires, le gouvernement espérait faire l’économie de la mobilisation sociale contre une réforme brutale, injuste et qui ne résoudra pas la question de l’avenir du système par répartition.
Loin de s’éteindre, la mobilisation syndicale durant tout l’été a permis de préparer ce qui s’annonce comme une rentrée sociale inédite.
Pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales appellent ensemble à une grande journée de grèves et de manifestations aujourd’hui.
Le PCF appelle tous les hommes et toutes les femmes à se mobiliser, aujourd’hui et tout au long du débat parlementaire pour montrer leur détermination à refuser cette réforme que l’on tente de nous imposer par tous les moyens. Ensemble et aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter ce projet et à défendre une alternative crédible et juste.
A 11h ce jour, Pierre Laurent, accompagné de militant-e-s et élu-e-s communistes se rendront devant l’Assemblée nationale pour remettre les 100 000 pétitions « Pour une réforme des retraites juste et efficace, une proposition de loi alternative », soutenant la proposition de loi déposée par les député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche.
Infos Cidefil

 

Un million de lettres pour l’avenir des enfants

_487_.jpgLe SNUipp adresse une lettre ouverte à tous les parents d’élèves pour exposer son analyse de la rentrée et les raisons de sa participation à la journée de grève et de manifestations intersyndicales du mardi 7 septembre.
Diffusée à un million d’exemplaires, elle est distribuée par l’intermédiaire des enseignants des écoles.



LETTRE OUVERTE AUX PARENTS POUR L‘AVENIR DE VOS ENFANTS

Votre enfant fait sa rentrée des classes. L’école lui est ouverte pour qu’il apprenne et grandisse. Avec d’autres enfants, c'est là qu'il construit les apprentissages nécessaires à la connaissance du monde qui l’entoure et à la poursuite de sa scolarité. Ces savoirs, votre enfant y a droit. Ils sont un passeport pour l’exercice de sa citoyenneté, pour sa vie.
Nous, enseignants, pensons qu’aujourd’hui cet investissement d’avenir qu’est l’école n’est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l’argent public devait servir à aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l’école devrait se serrer la ceinture, quitte à laisser de nombreux enfants au bord de la route ! Ceux qui rencontrent le plus de difficultés n'auront bientôt plus droit au soutien d’un enseignant spécialisé (RASED), les remplacements ne seront plus systématiquement assurés, les langues peu enseignées faute de moyens et de formation, les enfants de moins de trois ans ne seront plus scolarisés. Et, pour finir, le nombre d'élèves par classe va augmenter ! D’une part, un enseignant sur deux qui part en retraite ne sera pas remplacé. D’autre part, l’âge de la retraite serait repoussé, quand les jeunes, eux, attendront pour trouver un emploi. Nombre d’entre nous devraient enseigner jusqu’à 65 ou 70 ans, ce qui ne garantit pas la meilleure énergie, la meilleure écoute pour les élèves. Pour nous, faire réussir tous les élèves est un engagement quotidien. C’est pourquoi, nous voulons une école ouverte, qui sache s’adapter aux défis du monde, aux connaissances nouvelles et à leur évolution. Nous ne voulons pas une école qui se replie sur elle-même, sur des recettes dépassées et élitistes.
Nous alertons l’opinion publique ! Nous refusons l’affaiblissement de l’école : le 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée, les enseignants seront en grève au côté de nombreux salariés des secteurs privé et public afin de manifester pour un projet de financement des retraites équitable, pour d'autres choix en matière d'emploi, pour le développement des services publics, pour l’avenir de nos enfants.
Nous comptons sur votre compréhension et sur votre soutien.

 

Grève le 7 septembre !

Le 7 septembre l’ensemble des syndicats, unis, appellent à manifester contre la réforme des retraites, pour l’emploi et les salaires.
A la suite des mobilisations réussies du 24 juin dernier, l’ensemble des syndicats a appelé à une journée de grève et de manifestations le 7 septembre, jour du début de l’examen du projet de réforme des retraites au Parlement. Salariés du public et du privé, demandeurs d’emploi, jeunes, retraités... vont manifester contre les politiques de rigueur « qui aggravent les inégalités ». Le projet de réforme des retraites est « injuste et inacceptable » car il pénalise les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques ou incomplètes. Les femmes sont touchées de plein fouet. Pour les organisations, la réforme ne peut être payée que par les seuls salariés et le projet doit être retiré. Une bonne raison de se mobiliser le 7 septembre.
La politique de « rigueur » du gouvernement, politique de baisse des dépenses publiques, se traduit par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, par un gel des salaires et une perte continue du pouvoir d’achat, par une attaque des services publics, par un affaiblissement des mécanismes de solidarité. Une autre raison de se mobiliser le 7 septembre. Dans l’éducation, cela se traduit par 16 000 nouvelles suppressions de postes annoncées pour 2011 qui s’ajouteraient aux 16 000 de cette année.
Conséquences, des effectifs de classes en hausse, une chute de la scolarisation des moins de 3 ans, la suppression des intervenants langues, une diminution des formations CAPA-SH préparant aux missions des Rased... Ces choix tournent le dos à la nécessaire évolution du système éducatif et empêchent l’école de se transformer pour s’attaquer au noyau dur de l’échec scolaire : trop de jeunes restent sur le bord du chemin, en grande partie parce qu’ils sont issus de milieux défavorisés. Une raison supplémentaire, pour les enseignants de se mobiliser le 7 septembre.

Communiqué du SNUipp

 

Tableau noir, très noir !

Certains esprits malins, qui savent que je n’ai pas fréquenté l’école l’an dernier, s’inquiètent de savoir si j’ai dépoussiéré mon cartable. J’ai fait mieux que cela : j’ai fait l’acquisition d’un nouveau cartable, qui plus est, pendant les vacances…ça c’est de la conscience professionnelle, non ? Alors, les taquins en ont conclu que j’investissais car je m’étais résignée à travailler au moins deux ans de plus, et donc que je considérais comme entérinée la contre-réforme des retraites… Fausse déduction ! Bien au contraire, je crois que les mobilisations à venir, et notamment celle du 7 septembre, seront déterminantes ; peut-être non suffisantes, car il faudra certainement une suite, mais en tout cas décisives. Cette journée du 7 s’annonce de grande ampleur. C’est la première fois que les enseignants seront en grève moins d’une semaine après la rentrée. Jamais dans ma carrière, déjà longue, merci, mais pas assez pour que je puisse y mettre fin, je n’ai distribué le jour même de la rentrée des classes, un courrier aux familles expliquant que leurs enfants n’auront pas classe dans quelques jours. Déjà en grève, la maîtresse ? penseront certains parents. Mais beaucoup partageront nos inquiétudes, notre refus de voir se dégrader encore nos conditions de travail, qui sont aussi celles de nos élèves.
Rapide tour d’horizon des sujets qui font plus que fâcher en cette rentrée 2010…
Les enseignants du primaire sont « sur le pied de guerre » pour le journal « La Tribune »qui estime que la rentrée se fera dans un climat très tendu. Pour alerter l'opinion, le Snuipp, syndicat enseignant, va distribuer à la rentrée une "lettre ouverte aux parents" à un million d'exemplaires dénonçant les effets des suppressions de postes. "C'est un cri d'alerte pour expliquer les inquiétudes des enseignants" selon le syndicat. Elles sont nombreuses. Tout d'abord les suppressions de postes. A la rentrée, ce sont 16.000 postes qui seront supprimés en vertu de la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. 16.000 postes disparaîtront encore à la rentrée 2011, soit plus de 65.000 postes supprimés depuis 2007. Dans le même temps, "on attend 7.000 élèves de plus à la rentrée 2011 en primaire", dénonce le syndicat.
Les pistes d'économies préparées par le gouvernement ont fait bondir en mai dernier : baisser encore le taux de scolarisation des moins de 3 ans (18% en 2010 contre 30% en 2000), supprimer les postes de Rased (aide aux élèves en difficulté), augmenter le nombre d'élèves par classe, substituer aux remplaçants titulaires des vacataires, transférer aux associations les emplois d'aide aux handicapés (AVS...), supprimer en masse des postes d’intervenants en langues vivantes…
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants (dite "masterisation" car nécessitant un niveau master, c'est-à-dire bac + 5, pour passer le concours) est aussi source de mécontentement, car vont arriver dans les écoles en cette rentrée, les premiers jeunes professeurs débutants sans formation pratique, l'année de stage en alternance (via les IUFM) ayant été supprimée. Un système de "binômes" avec des maîtres formateurs a finalement été consenti par le ministère de l'Education nationale, mais il ne durera que jusqu'à la Toussaint et rien de dit qu'il sera reconduit. Ce système de « tutorat » ne saurait de toute façon remplacer une réelle formation professionnelle.
Bref, le Snuipp condamne une fois de plus, le faible investissement de la France dans son école primaire (15 % de moyens en moins que la moyenne des pays de l'OCDE). Dans ces conditions, il doute que soit honorée la promesse de Nicolas Sarkozy de 2007 : diviser par 3 le taux d'échec scolaire en primaire, qui se maintient toujours entre 10 % et 15 %. 44 % des Français, selon un sondage du syndicat, pensent que les réformes actuelles vont dans le mauvais sens et 61 % jugent que l'école primaire fonctionne bien, contre 71 % en 2009. Est-ce parce que la France continue d’afficher un nombre d’élèves par classe bien supérieur à la moyenne des pays de l’Union Européenne ?
« Nous pensons qu’aujourd’hui, cet investissement d’avenir qu’est l’école n’est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l’argent public devait aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l’école devrait se serrer la ceinture, quitte à laisser de nombreux enfants sur le bord de la route. Moins de postes, moins de formation, ça n’a jamais fait une meilleure école pour les élèves . Nous sommes un des rares pays qui, en cette période de crise, a fait le choix de tourner le dos à l’éducation », s’inquiète le syndicat.
Concernant les retraites, l’autre grand motif de la grève du 7 septembre dans les écoles, le SNUipp a annoncé mettre à disposition des enseignants un « simulateur » permettant de calculer sa pension dans la situation actuelle et dans celle qui pourrait advenir avec le projet gouvernemental. Allongement de la durée des cotisations, recul de l’âge de départ, augmentation des cotisations, c’est la triple peine qui attend les enseignants comme l’ensemble des fonctionnaires. Travailler jusqu’à 70 ans pour une retraite complète ? Non, merci ! Mauvaise solution pour les personnels mais aussi pour les enfants ! Pour compléter le tableau, déjà très noir, voilà que le gouvernement annonce le gel des salaires pour au moins l’année 2011…
Mon cartable est prêt : dans les cahiers de mes élèves, je glisserai le courrier expliquant le mouvement de grève du mardi 7 et je ne doute pas du soutien des parents, qui sont eux-mêmes confrontés au chômage, à la précarité et sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants …

En annexe, le communiqué de presse des organisations syndicales appelant à la journée du 7 septembre. rentree99.jpg NB : les professeurs des écoles rentrent DEUX jours avant leurs élèves; certains sont même à l'école dès les derniers jours du mois d'août...

 

Première victoire pour les sans papiers

_436_.jpgLa plupart sont originaires d’Afrique noire, mais aussi de Chine, et vivent depuis des années en France où ils travaillent et ont des fiches de paye. « Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici ! » Ce slogan de la CGT a accompagné les deux ans de lutte des sans papiers qui viennent de remporter une première victoire.
Après de longues négociations avec le ministère, les syndicats ont enfin obtenu que soient harmonisés entre les différentes préfectures les critères de régularisation, et ce, quelque soit le département ou l’entreprise. Il aura fallu 8 mois de grève à plus de 6000 sans papiers pour arracher des critères clairs de régularisation par le travail. Après un premier mouvement en Ile de France en 2008, grèves et occupations de sites ont repris depuis octobre 2009, faisant apparaître au grand jour de nombreux secteurs employant de la main d’oeuvre démunie de titre de séjour : l’intérim, le nettoyage, le BTP, l’aide à domicile mais aussi les cuisines de grands restaurants, des fournisseurs de grands commanditaires publics…Depuis mars, le sujet n’est plus un tabou pour certains dirigeants patronaux qui réclament eux aussi une clarification des règles de régularisation pour motif professionnel.
Les sans papiers devront désormais justifier de 12 mois de travail sur les 18 derniers mois, la grève étant comptabilisée comme période d’activité ; leurs dossiers seront traités par les directions du travail et de l’emploi et non plus par les préfectures, et enfin, les grévistes bénéficieront d’une autorisation provisoire de séjour de 3 mois, le temps du traitement de leur dossier. Le gouvernement n’est par contre pas revenu sur le critère de présence en France de 5 années, ce qui contraindra de nombreux grévistes à continuer à travailler sans papiers. Les négociations ne sont donc pas terminées. Pour l’instant, les grévistes qui occupaient les marches de l’Opéra Bastille ont levé le camp et se sont retrouvés au siège de la CGT pour décider de la suite à donner à leur mouvement. A noter que la principale mesure annoncée concerne les femmes travaillant dans le secteur de l’aide à la personne, qui pourront dorénavant prétendre à la régularisation, sous réserve d’effectuer 20 heures de travail par semaine.

Cette lutte aura été exceptionnelle de par sa durée et son ampleur. Depuis vingt-six mois avec la CGT, puis relayés depuis octobre dernier par de larges soutiens syndicaux, associatifs et politiques, 6200 travailleurs africains, chinois, européens de l’est ont réinventé ensemble les formes de la lutte collective : grève, pétitions , manifestations, occupations. Ils auront tout fait pour alerter l’opinion publique, et la faire basculer puisque les Français sont majoritairement favorables à la régularisation des travailleurs sans papiers. Ce sont leurs droits de salariés qu’ils ont revendiqué par la grève, « les mêmes droits pour tous les salariés qui vivent sur le territoire français ». Ils l’ont fait, disent-ils, parce « n’ayant rien, ils n’ont rien à perdre ». Leurs acquis profiteront à tous les salariés, car c’est une riposte au dumping social, au non-respect du droit du travail, à la mise en concurrence des salariés entre eux. Un mouvement riche d’enseignements pour toutes les luttes à venir.

 

Mécontentement dans les écoles

Le 21 janvier, un professeur des écoles sur trois était en grève : assez significatif du mécontentement des enseignants face à la politique du gouvernement qui dégrade fortement le service public de l’éducation. Suppressions massives de postes, réforme contestée de la formation des maîtres, nouvelle organisation de la semaine scolaire, salaires ... les sujets de colère ne manquent pas dans les écoles. Ainsi, le SNUipp, principal syndicat du primaire, dénonce : « Comment imaginer que les étudiants qui réussiront le concours de professeurs des écoles en juin 2010 seront nommés dans une classe de CP ou de maternelle sans avoir reçu de formation professionnelle et sans, pour la plupart n’avoir jamais effectué un stage en responsabilité dans une école ? » Le SNUipp dénonce « cette politique d’économies à courte vue sur la formation professionnelle qui pénalisera durablement le fonctionnement de l’école et va à l’encontre de la réussite de tous les élèves. »

Problème encore sur le nombre de postes en primaire pour l’année scolaire prochaine. Le syndicat accuse le ministre de faire un « tour de passe-passe budgétaire en annonçant la création de 2 187 postes dans le premier degré sans mentionner la suppression de plus de 9 882 postes de stagiaires liés à la réforme de la formation des enseignants. Fonctionnement de l’école comme formation continue seront mis à mal par ces suppressions d’emploi et ce d’autant plus que les écoles maternelles et élémentaires scolariseront davantage d’élèves à la rentrée 2010. »

Le syndicat rappelle aussi ses propositions : favoriser le travail en équipe, mettre en place la possibilité de travail par petits groupes, procéder à une relance des zones d’éducation prioritaire, alléger les effectifs, développer la formation continue des enseignants pour mieux faire réussir tous les élèves.

Le SNUipp exige le maintien de la formation professionnelle, une revalorisation de tous les enseignants, une remise à plat du système d’évaluation afin de permettre d’aider réellement les élèves.

Nouvelle action dans la rue le 30 janvier.

Isabelle Volat 056.bmp

 

Les grévistes, les usagers et les médias….

(…ou : cela m’énerve toujours !)

Ça ne rate jamais… à chaque grève, que d’ailleurs on ne devrait plus remarquer, selon le vœu de notre cher président, tous les médias jouent une unique partition. Avec le même vocabulaire, ils dissertent sur « la galère » des uns et « la grogne » des autres. La galère, c’est dramatique. Moi qui ai des ancêtres protestants jadis déportés comme rameurs forcés, j’imagine facilement que la vie à bord devait être un tantinet plus pénible que le fait d’attendre vainement son train au bord du quai de banlieue. Mais bon, il faut frapper l’imagination des auditeurs et téléspectateurs. Quant aux autres grognons de grévistes, on se demande d’où leur vient ce sale tempérament, puisque le grognon grogne sans vraie raison, c’est son caractère, voilà tout.

Variante possible du discours, dans un registre beaucoup plus violent, voire guerrier : les usagers sont « pris en otages », ce qui est vraiment affreux pour la personne kidnappée et menacée par un gangster de la pire espèce. A-t-on connu des blessés, des morts lors de la dernière grève ? Faut-il traîner les grévistes devant la justice ? Rien à voir bien évidemment entre un trafic ferroviaire réduit et un enlèvement crapuleux, mais l’idée s’insinue doucement dans les têtes. Gréviste = dangereux truand, voilà ce qu’il faut retenir et le gouvernement est votre sauveur, car éventuellement, il versera la rançon pour vous libérer des méchants.

Ensuite, les journalistes se ruent sur l’usager : à croire que le gréviste est muet ou qu’il grogne de façon inintelligible ou encore qu’il est trop dangereux pour qu’on ose l’approcher.

Evidemment, l’usager est rarement content d’être privé du service que les grognons lui rendent habituellement. Aussi, il récrimine mais sans grogner et raconte volontiers ses malheurs. L’auditeur compatit d’avance.

Nous venons de connaître une longue grève dans le RER A. Les voyageurs de cette ligne auront certainement connu des jours difficiles et il est simple d’en trouver un qui est arrivé en retard au grand dam de son patron, un autre qui a dû prendre sa voiture, ou un troisième qui a travaillé chez lui…. Mais le dernier interviewé a en général une réflexion politique plus poussée : il ne se plaint pas de sa situation personnelle, mais de l’injustice de cette grève car que peuvent-ils bien réclamer, ces conducteurs de rames qui ont des salaires mirobolants pour des horaires ridicules et des conditions de travail hors pair ? Et le grand mot est enfin lâché : ce sont des privilégiés ! Remarquons d’ailleurs qu’il faut vraiment l’être pour faire grève dix-huit jours durant et perdre ainsi plus de la moitié de son salaire du mois, car figurez-vous que contrairement à ce que croient certains, les grévistes ne sont pas payés pour faire grève…. Ils étaient donc drôlement motivés et d’ailleurs grévistes en quasi totalité.

Enfin, si malgré tout, certains restent encore solidaires du mouvement ( 46% des français et 37% des franciliens éprouvent de la sympathie pour les grognons, ils ne doivent pas écouter la télé), reste à répandre quelques fausses nouvelles, du genre de celle-ci : les conducteurs ont gagné une prime mensuelle de 80 euros… en omettant de préciser qu’elle ne sera versée que si les objectifs de régularité du trafic étaient respectés, ce qui n’est jamais le cas justement sur cette ligne complètement saturée.

Et puis surtout il y a tout ce qu’on entendra jamais dans les médias… Quelles sont les véritables conditions de travail sur cette ligne A dont le trafic dépasse le million de voyageurs, 180 jours par an ? Que demandaient les grévistes, non seulement en matière de salaires, mais aussi en amélioration du service public ? Qu’ont-ils obtenu, ou pas et que se passera-t-il au mois de janvier ? Quelle est la politique de la RATP en ce domaine ? Comment investit-elle son argent, le nôtre, dans le développement et la modernisation de son réseau ? Et quid de ce service minimum qui devait rendre les grèves invisibles ?