Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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Les 3%, ce n’est pas pour maintenant !

Les 3 % de déficit sont inatteignables en 2013, selon le FMI.
Au moment où les députés viennent de voter le traité européen qui renforcera l’austérité, le FMI estime que la faible croissance attendue l’an prochain aura un effet sur le déficit public, qui atteindrait 3,5 % du PIB au lieu des 3 % prévus par le gouvernement. Une hypothèse qui conforte les doutes sur la priorité absolue donnée à la réduction des déficits.

Les craintes exprimées ces dernières semaines par certains responsables socialistes, sur l’infaisabilité d’une réduction des déficits publics à 3 % du PIB dès l’an prochain, sont confirmées par les dernières prévisions du Fonds monétaire international. Selon l’institution, la France afficherait un déficit public de 3,5 % en 2013, et de 4,7 % en 2012, contre 4,5 % espérés par le gouvernement. En cause, une révision à la baisse de la croissance par rapport aux hypothèses sur lesquelles se fonde le ministère des Finances pour établir ses prévisions de recettes fiscales et de dépenses. Pour la France, le FMI prévoit désormais une croissance économique de 0,1 % cette année contre 0,3 % attendu par le gouvernement, et surtout de 0,4 % seulement en 2013, moitié moins que le chiffre retenu dans le projet de loi de finances (0,8 %).

En conséquence, le FMI table sur des recettes fiscales moindres qu’espérées l’an prochain, ayant pour effet de faire repartir à la hausse le déficit budgétaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement Ayrault qui a tout fait pour convaincre les députés PS récalcitrants de voter, le 9 octobre, le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le TSCG. Celui-ci prévoit en effet un seuil de déficit maximal autorisé de 0,5 % du PIB. Une contrainte qui paraît d’ores et déjà hors d’atteinte en temps de croissance très faible, voire nulle comme ce fut le cas lors des trois derniers trimestres.

Le 23 septembre, Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale, pourtant favorable au traité budgétaire, avait déjà plaidé pour un assouplissement des objectifs de réduction des déficits, estimant que celui de 3 % pour l’an prochain est « intenable ». Pour lui, il appartient à la Commission européenne, qui contrôle que l’État se soumet bien à ses obligations, selon l’article 8 du TSCG, « de dire qu’on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas ».

Mais un problème demeure. Le traité voté par les députés ne prévoit pas cette éventualité, contrairement à ce que ses défenseurs prétendent. En effet, il stipule qu’« un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l'objectif », avec « l'obligation » de « mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts » (article 3, paragraphe 1, point e du TSCG), « y compris en cas de circonstances exceptionnelles » (article 3, paragraphe 2) comme une « grave récession économique » (article 3, paragraphe 3, point b). En clair, si le scénario du FMI se vérifie, la Commission sera fondée à demander de nouvelles mesures d’austérité à la France plutôt que de lui accorder un peu d’oxygène pour relancer son économie.

Au-delà, les prévisions du FMI confirment ce que de nombreux économistes redoutent : à savoir que l’austérité pèse sur la croissance qui pèse à son tour sur les comptes publics. Après les deux plans d’austérité Fillon l’an dernier, et malgré l’effort sans précédent annoncé par le gouvernement de 30 milliards d’euros pour ramener le déficit à 3 % pour 2013, ce dernier ‘‘déraperait’’ à nouveau.

C’est ce que dit à sa façon l’OFCE. Dans sa note de juillet 2012 sur « l’évaluation du projet économique du quinquennat », il rappelait en effet que « les résultats que l’on peut attendre d’une politique qui comporte une forte restriction budgétaire (puisque l’on réduit les déficits publics) dépendent largement de la valeur du ‘‘multiplicateur budgétaire’’, indicateur qui mesure l’effet sur le PIB des mesures budgétaires. » En d’autres termes, il soulignait l’impact, trop souvent négligé, que produit une restriction des dépenses sur la croissance économique, et les conséquences que cela entraîne sur les recettes fiscales, et donc sur le niveau des déficits publics.

L’entrée dans une spirale infernale à la grecque ?

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Roms : la commune humanité bafouée

Texte invité

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.

Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.

Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser? 12 000 ? 15 000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?

Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.

Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.

La majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.

En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.

Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.

Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.

Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.

Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale : Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.

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La liste des premiers signataires est visible en annexe de ce billet.

 

Le PCF demande un moratoire sur les licenciements

Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans de licenciements

Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du PCF demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Pierre Laurent a réagi au plan social dévoilé par le groupe PSA : « Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il. Le secrétaire national du Parti communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.

Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que le Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.
« La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas. »
Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.

Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes.

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Le changement, c'est pour quand ?

affiche_juin_2012_bis.png«Le changement, ce n’est pas maintenant..», «coup de froid sur le Smic», «le coup de pouce se transforme en pitchenette» «renoncement» ou bien encore «retour vers la rigueur»... Le caractère sarcastique des commentaires est à la hauteur du mécontentement. Les critiques fusent sur la «dérisoire» augmentation du salaire minimum que le gouvernement a finalement décidé de limiter à 2%, dont 1,4% « mangé » par l’inflation… soit donc une hausse réelle de 0,6% seulement et 6,50€ de mieux par mois… même pas une place de cinéma.

Retour sur le Smic, conquête sociale…
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) correspond au salaire horaire minimum en France. On ne peut pas, sauf exception, rémunérer quelqu'un en dessous de ce salaire en France. Revalorisé chaque année, le Smic est de 7,23 euros nets de l'heure, et de 1 096,94 euros par mois pour 35 heures par semaine. Avec la hausse de 2 %, le Smic va passer à 1 118 euros net pour un temps complet mais les smicards sont très souvent des salariés à temps partiel. C’est dans l’hôtellerie, le commerce et le secteur de la santé que l’on trouve le plus de smicards et ce sont d’ailleurs en majorité des smicardes…

Selon l'Insee, 10,6 % des salariés français étaient en 2011, rémunérés au Smic, soit environ 1,8 million de personnes. Ce chiffre est trompeur car il correspond aux personnes rémunérées au montant exact du Smic. Mais la population vivant avec un revenu voisin du salaire minimum est bien plus importante. 40 % des personnes ayant un revenu touchent moins de 15 540 euros par an et en 2007, 6 % des salariés français vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, fixé à 954 euros par mois. Ces chiffres montrent bien l’urgence à augmenter les salaires.

La critique essentielle qu’on oppose à l’augmentation du Smic est qu’elle serait une dépense insupportable pour les entreprises. Si augmenter le Smic représente une charge supplémentaire qui peut parfois les conduire à licencier, il est par contre impossible d'établir un effet mécanique entre hausse du Smic et destructions d'emplois. On peut déjà remarquer qu’il y a eu plus de 600 000 emplois détruits depuis 2007…. sans pourtant aucun coup de pouce au Smic !

Prenons l’avis d’André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe GDR l’Assemblée nationale, qui estime très insuffisants les 2% d'augmentation du Smic au 1er juillet.

"Le signe donné par une augmentation si limitée du Smic à 2?%, mais équivalente en réalité à 0,6?% si l’on tient compte de l’inflation depuis la dernière augmentation, n’est pas suffisant. Je crois que quand on qualifie ce coup de pouce de «?pichenette?», le terme est juste. Je mets au regard de cette augmentation la réalité du quotidien, celui des travailleurs pauvres. Il suffit d’échanger avec le Secours catholique, les Restos du cœur, le Secours populaire, où des salariés au Smic nous disent aujourd’hui qu’ils n’ont pas assez de revenus pour vivre décemment. Il faudra prendre des mesures pour une nouvelle répartition des richesses qui permette véritablement de développer le pouvoir d’achat. Nous attendons des mesures fortes, avec une politique de fiscalité audacieuse, qui s’attaque aux plus gros revenus. Les sommes colossales qui désertent la rémunération du travail au profit de celle des actionnaires doivent être mises à contribution. »

Face à la crise et aux politiques d'austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d'agir efficacement dans plusieurs directions.

La question salariale est essentielle et est au cœur du changement attendu en terme de justice sociale. La revalorisation des salaires est une impérieuse nécessité comme on vient de le voir. Mais c’est aussi une réponse à la crise puisqu’elle relancerait la consommation alors que la compression des salaires étouffe la croissance. Enfin, il faut en finir avec les idées fausses qui font du « coût du travail » la cause des déficits. En réalité, ce sont les « coûts du capital » qui minent l'efficacité productive. En 2010, les charges d'intérêts payées aux banques et les dividendes versés aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d'euros. Ce sont ces prélèvements financiers qui pèsent sur la santé des entreprises. Depuis 30 ans, la part des salaires dans les richesses créées a baissé de 10 points et dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 5, sans que l’investissement productif ait été développé, ni que l’emploi y trouve son compte.

Le Front de Gauche propose, pour desserrer l’étau financier qui étouffe bon nombre d’entreprises, de créer un pôle financier public pour faciliter le financement des PME confrontées aujourd’hui à des taux d’intérêts trop élevés. Il faut réorienter le crédit bancaire vers des projets porteurs de développement écologique, d’emploi, de formation, de recherche. Il est également urgent de revoir la fiscalité des entreprises, qui impose beaucoup plus lourdement les petites entreprises que les grandes. Les exonérations sociales et aides publiques diverses devraient être conditionnées au développement d’ investissements créateurs d’emplois et porteurs de salaires corrects et a contrario, les entreprises qui pèseraient sur les salaires et sur le nombre de salariés, au profit de la rentabilité financière, verraient augmenter leur impôt sur les sociétés et leurs cotisations sociales.

Augmenter les salaires, c’est un impératif social. Economiquement, c’est possible et bénéfique. Le gouvernement n’a pas choisi ce chemin. La hausse annoncée est jugée « raisonnable » par le Medef. C’est tout dire...

Le changement, c’est pour quand ?

 

Urgence : emploi !

Thème majeur de la campagne des présidentielles et préoccupation première des Français, l’emploi est au lendemain de la nomination d’un nouveau gouvernement, la question primordiale qui arrive sur le devant de la scène. Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés partout en France. Il y urgence à agir sans attendre. Le problème est-il insoluble comme voudrait nous le faire croire la droite ? Le déclin de la production de biens et de services est-elle une fatalité ? 900 usines ont disparu en France ces dernières années et 450 000 emplois industriels ont été perdus.

Les annonces de suppression d’emplois se multiplient ces derniers jours : PSA, Air France, Technicolor, Hewlett Packard, Conforama, Thomson…. Autant d’entreprises qui ont attendu le lendemain de l’élection du président pour annoncer leurs « plans sociaux » qui s’ajoutent à ceux déjà connus de la FNAC, Fralib, Sodimedical, Gandrange, Renault, Petroplus … et bien d’autres encore. Le dogme du profit maximum dans un temps minimum fait des ravages. Ces entreprises n’ont pour la plupart aucune difficulté financière mais font de confortables bénéfices, ce qui ne les empêche nullement de réaliser des «licenciements boursiers » c'est-à-dire sans fondement économique puisqu’elles distribuent dans le même temps des dividendes à leurs actionnaires et des primes extravagantes à leurs dirigeants.

Que faire ? Voilà un des premiers chantiers du gouvernement qui annonce vouloir donner davantage d’instruments, de moyens aux salariés pour faire face à des plans sociaux. Le PCF pour sa part a pris l’initiative d’envoyer une lettre au premier ministre, réclamant « un moratoire à effet immédiat » sur les plans annoncés, en attendant les travaux de la nouvelle Assemblée Nationale. Dès la rentrée parlementaire, des mesures anti-licenciements doivent être adoptées. L’éventail des dispositions possibles est large, de la loi interdisant les licenciements dont la raison n’est pas liée à la situation économique de l’entreprise, en passant par la suppression des aides de l’Etat en cas de licenciements abusifs ou la fin des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. En février dernier, les sénateurs communistes avaient déposé un projet de loi visant à interdire les licenciements boursiers. Ils reprenaient ainsi une mesure-phare du programme du Front de Gauche, qui prévoit « d’interdire les licenciements boursiers et la redistribution de dividendes pour les entreprises qui licencient » visant ainsi à stopper l’hémorragie des emplois industriels et à remettre la finance au service de l’économie. Le texte déposé au Sénat prévoyait aussi le remboursement des aides versés par l’Etat en cas de licenciements non justifiés économiquement. Cette proposition fut rejetée de justesse par les sénateurs, 5 voix d’élus radicaux de gauche ayant manqué.

Il importe aussi de donner aux salariés et à leurs organisations les moyens de s’opposer aux décisions néfastes à l’emploi et bien plus encore, de leur permettre de peser sur les choix de gestion et de proposer des solutions alternatives garantissant le maintien de l’activité et son développement. Un « bouclier démocratique » serait ainsi mis en place avec la reconnaissance du rôle primordial que peuvent jouer les salariés, premiers concernés par la sauvegarde de l’emploi et souvent porteurs de projets innovants permettant la relance de l’activité. Il est indispensable qu’ils aient aujourd’hui au sein des conseils d’administrations un droit de regard sur les choix stratégiques.

Un exemple ? En Haute-Normandie, les sites de la raffinerie Petroplus et de la papeterie M-real sont tous deux menacés de fermeture. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de sites industriels en mauvais état. Les intersyndicales ont fourni un important travail pour présenter aux directions et actionnaires des projets alternatifs pour revitaliser les sites. Le projet présenté conjointement par les salariés des deux sites propose d’utiliser la ouate de cellulose des ateliers de M-real pour fabriquer du biocarburant sur le site de Petroplus.

Ce sont eux, les ouvriers, les techniciens, les premiers experts dans leurs domaines !

A Gandrange, les sidérurgistes oubliés de Sarkozy depuis quatre ans espèrent, eux, encore voir couler de l’acier en présentant un projet industriel innovant. Le syndicat propose la construction sur le site d’une aciérie électrique d’un type nouveau permettant de fabriquer de l’acier avec les composants traditionnels mais aussi avec des produits de récupération comme la ferraille. Le projet d’aciérie électrique permettrait de recycler en France des déchets de plus en plus abondants et aujourd’hui exportés en Belgique, Italie, Allemagne, Inde, Turquie ou Chine. Un comble écologique que le projet d’aciérie à Gandrange pourrait corriger et qui pourrait être l’emblème d’une nouvelle politique industrielle en France.

Enfin, une autre piste existe pour donner des pouvoirs nouveaux aux salariés, celui de «?préemption?» ou de «?réquisition?» de leur entreprise. Cette idée, défendue par le Front de Gauche, consiste à donner la priorité et les moyens aux salariés de reprendre leur usine menacée en coopérative.

Pour favoriser la relocalisation des activités et lutter contre les délocalisations vers les pays de main-d’œuvre à bas coût, le Front de Gauche propose d’instaurer des «?prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées?» et une «?taxe kilométrique de manière à réduire les transports de marchandises évitables?». D’autres mesures seront évidemment nécessaires pour stopper l’hémorragie d’emplois industriels.

Instaurer un pôle financier public qui fournirait un crédit bonifié aux entreprises favorisant l’emploi, les salaires et la formation sera aussi un levier essentiel pour la réindustrialisation.

Dans la prochaine Assemblée, ce n’est pas le travail qui manquera pour les députés du Front de Gauche !

 

L'arnaque

Sarkozy veut instaurer la TVA « sociale » avant la présidentielle.

A quelques mois de la fin de son mandat et dans la précipitation, le gouvernement s'apprête à instaurer une TVA abusivement affublée du qualificatif de « social ». Sous couvert de lutter contre les délocalisations, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. C'est une attaque caractérisée contre la protection sociale et le pouvoir d'achat des ménages.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Sarkozy a préparé le terrain en proposant d’ « imposer la consommation plutôt que le travail ». François Bayrou s’était aussi prononcé en faveur d’une telle hausse de la TVA. Au Parti Socialiste, Manuel Valls se prononce également pour cette mesure dès 2007. Face au tollé suscité par ce projet dans la campagne des législatives de 2007, la TVA sociale est alors progressivement mise en sourdine.

A la rentrée de septembre, Éric Besson comme secrétaire d’État à la prospective et Christine Lagarde comme ministre de l’économie remettent chacun un rapport sur le sujet. Mais le premier Ministre met le projet en sommeil, en appelant à élargir la réflexion sur le financement de la protection sociale et confie à un député UMP, Yves Bur, le soin d’écrire lui aussi un rapport. Rapport qui existe mais qui n’a jamais été rendu public par le gouvernement…

Le mécanisme de la TVA « sociale » consiste à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages.

Et au sein même des ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout les ménages modestes, beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %. La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

D'autre part, elle s'inscrit dans la logique des politiques de baisse du coût du travail qui n'ont aucun effet sur les délocalisations, ne créent pas d'emploi mais par contre détruisent le financement de la protection sociale.

Sarkozy, un Robin des Bois à l'envers !

Derrière les arguments bidons, le véritable motif de la «TVA sociale » serait donc tout simplement d’augmenter la TVA pour contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’État par la droite. Comme l’a fait Angela Merkel en 2007 en passant la TVA de 16 % à 19 % en Allemagne.

Suite aux nombreux cadeaux fiscaux réalisés et pour satisfaire les marchés et les agences de notation, la droite est obligée de trouver de nouvelles recettes pour l’État. Les libéraux ne supportant pas le principe même de taxer les profits et la spéculation, la droite au pouvoir choisit donc d’augmenter l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA.

Excepté pour ses amis, le bilan de Nicolas Sarkozy est affligeant. Fin 2011, le chômage a atteint en France son plus haut niveau depuis plus de 10 ans. Celui qui se prétendait le candidat du pouvoir d'achat a été le président de l'appauvrissement des Françaises et des Français. En ce début d’année, le candidat-président n’a donc plus qu’une seule solution pour cacher son bilan désastreux : mentir éhontément.

Seul le Front de Gauche et son candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avancent des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

Argumentaire PCF

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Triple zéro !

_432_.jpgLa CGT délivre un "triple zéro" à la politique du gouvernement

«Pour nous, la note, ce n'est pas un Triple A, c'est un Triple Zéro». Bernard Thibault, qui faisait ce vendredi sa rentrée devant la presse, a livré en ces termes l'évaluation faite par la CGT de la politique gouvernementale face à la crise.

Pour le secrétaire général de la première centrale syndicale française, qui doit être reçu lundi 29 août par François Fillon, le paquet de mesures de «rigueur» annoncé mercredi «s'inscrit dans la droite ligne des réformes précédentes», telles celle des retraites ou la Révision générale des politiques publiques. Il rejoint les plans adoptés ailleurs en Europe, une Europe «plongée dans la pire des situations depuis plusieurs décennies avec plus de 23 millions de chômeurs», et où «la seule réponse des dirigeants repose sur l'adoption de mesures d'austérité, la pression sur les salaires, la réduction des services publics, de la sécurité sociale, des pensions, un durcissement des conditions de travail et de vie».

«Il ne peut y avoir de consensus sur de telles bases», a tranché le leader de la CGT, évoquant les mesures Fillon, qu'il s'agisse d'une taxation des plus riches relevant «uniquement de la symbolique politique», du maintien du dogme de la suppression d'emplois dans la fonction publique, de l'accès aux mutuelles santé rendu plus onéreux... «Il peut y avoir «front commun» pour s'attaquer aux marchés financiers, ajoute-t-il, mais certainement pas pour leur obéir et faire passer la pilule auprès des salariés». Quant à la «règle d'or» de l'équilibre budgétaire que Nicolas Sarkozy voudrait voir inscrite dans la Constitution, ce n'est rien d'autre qu'une «supercherie qui se transformerait en règle de plomb pour amplifier les réformes antisociales». Au demeurant, pour la CGT, qui récuse ainsi l'analyse de fond de la situation faite par le gouvernement, la crise ne trouve pas son origine dans un «dérapage des dépenses publiques», mais dans «l'effondrement des recettes». Il y aurait d'ailleurs, si on le voulait, «beaucoup de ressources supplémentaires à collecter» pour l'Etat, fait valoir Bernard Thibault. Une réforme «en profondeur» de la fiscalité, sur le revenu comme sur les sociétés, fait partie de la dizaine d' «exigences» portées par le syndicat en cette rentrée, et qui devraient être «autant d'axes de campagne dans les entreprises, les professions, les territoires».

Car, pour la CGT, la mobilisation des salariés est, bel et bien, d'ores et déjà à l'ordre du jour. «Le monde ne s'arrête pas de tourner parce qu'il y a des élections présidentielles dans 9 mois», «la situation appelle une intervention forte des salariés» a noté le leader du syndicat. Avant d'indiquer que, «à l'unanimité», les responsables des fédérations professionnelles et des unions départementales, réunies jeudi en assemblée générale, se sont prononcés «pour que l'intersyndicale s'oriente sur l'organisation d'une journée de mobilisation interprofessionnelle au début octobre avec l'organisation de manifestations et la mise en débat de grèves décidées dans les entreprises avec les salariés». L'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires) doit se réunir le 1er septembre. Bernard Thibault estime qu'il y a «de fortes probabilités» pour que cette réunion débouche sur la décision d'une action commune. Il y a des «contacts réguliers», «les avis progressent», a-t-il noté.

Les 10 exigences pour la rentrée

1. «Conditionner toute aide publique au respect de critères portant sur l'emploi, les politiques salariales des entreprises et donner des moyens d'intervention aux salariés sur le bienfondé et l'usage de ces aides».
2. «Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires».
3. «Agir sur les salaires dans le privé et dans le public. Nous revendiquons l'ouverture immédiate des négociations annuelles obligatoires par anticipation au titre de 2012».
4. «Développer les politiques publiques et notamment donner les moyens indispensables aux politiques d'éducation, de santé, de recherche.»
5. «Stopper les suppressions d'emplois, voire créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics».
6. «Contraindre les entreprises à examiner sérieusement toutes les alternatives aux licenciements en élargissant les pouvoirs d'intervention des salariés et de leurs représentants dans leur entreprise, leur groupe, voir leur filière d'activité».
7. «Réformer la fiscalité en profondeur. Améliorer la progressivité de l'impôt sur le revenu, créer de nouvelles tranches pour les hauts revenus. Augmenter l'Isf. Supprimer les niches fiscales inutiles. Taxer et/ou soumettre à cotisation tous les revenus sans distinction (...). Transformer l'impôt sur les sociétés. Il pourrait augmenter pour les entreprises qui utilisent leurs bénéfices pour capitaliser ou verser de gros dividendes et baisser pour les entreprises qui embauchent, augmentent les salaires, investissent dans l'outil de travail, la recherche, la préservation de l'environnement...»
8. «Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour favoriser l'investissement productif».
9. «Au plan européen et international, taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux».
10. «Mettre en place un fonds européen de solidarité sociale et de développement économique».

Huma.fr

 

Annonces gouvernementales : l’impasse de la rigueur !

Communiqué de la FSU

Face à la crise économique et financière, le gouvernement cherche à convaincre qu’il n’y a pas d’autres choix que ceux de la rigueur. A vouloir rassurer les marchés financiers et les agences de notation, il ne s’attaque pas aux causes structurelles de la crise.

En revenant modestement sur les niches fiscales, la défiscalisation des heures supplémentaires et en taxant de manière marginale et provisoire les hauts revenus, le gouvernement reconnaît l’échec de sa politique menée jusqu’ici.

Mais les mesures annoncées s’inscrivent toujours dans une politique d’austérité pénalisant essentiellement les salariés, mettant peu à contribution les hauts revenus (200 millions sur un plan de 11 milliards), ne remettant pas en cause la réforme de l’ISF (2 milliards de recettes fiscales en moins). Elles hypothèquent ainsi toute sortie réelle de la crise et s’inscrivent dans des orientations européennes qui fragilisent encore plus la situation des pays de l’UE.

Le gouvernement utilise l’argument de la dette publique dont la hausse résulte pour l’essentiel des cadeaux fiscaux aux plus riches et des exonérations de charges pour des entreprises et poursuit dans sa logique de baisse des dépenses publiques. Ceci entraînera encore une baisse de l’activité et des recettes fiscales, tout en aggravant les inégalités. A cet effet, la FSU estime que la « règle d’or » serait néfaste pour notre économie et dangereuse pour notre démocratie sociale.

La FSU avait demandé au gouvernement d’intervenir sur les causes réelles de la crise en agissant sur l’emploi - l’Etat employeur devant montrer l’exemple en renonçant au "un sur 2" dans la Fonction publique et en créant les emplois nécessaires-, le pouvoir d’achat, la fiscalité (avec un autre partage des richesses produites) et les investissements productifs pour l’avenir prenant en compte les impératifs écologiques.

Où est l’équité, l’effort partagé dans les annonces faites ? D’un côté des mesures ponctuelles et réduites de taxation des hauts revenus de surcroît à partir d’un seuil trop élevé, de l’autre, réforme des retraites, suppressions massives d’emplois publics, RGPP et stagnation du pouvoir d’achat pour les salariés ! Plus des mesures présageant une mise à mal des dépenses de santé et des mutuelles qui entraîneraient une aggravation des difficultés d’accès au soin pour les plus modestes… La Fonction publique reste particulièrement impactée par les choix faits : 15 milliards d’économie avec la RGPP contre 200 millions d’euro par la contribution exceptionnelle des hauts revenus !

Pour la FSU, il faut cesser de considérer les services publics et la Fonction publique comme une charge. Ce sont bien des investissements productifs indispensables notamment l’éducation, la formation et la recherche.

En poursuivant dans cette impasse, le gouvernement ne change pas la donne et n’offre pas de perspective d’avenir aux générations futures.

La FSU invite les agents de la Fonction publique et les salariés à se saisir de ces débats et à s’engager massivement dans les actions et initiatives dès les prochaines semaines pour empêcher la mise en œuvre de ces mesures et imposer d’autres choix économiques et financiers garantissant davantage d’égalité, de justice sociale et de progrès pour tous. C’est en ce sens qu’elle participera à l’intersyndicale du 1er septembre prochain.

 

Education: la politique du gouvernement décriée par les Français

ecole_mai.jpgUn sondage CSA révèle que 82% des Français estiment que le non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite est « une mauvaise chose ». « La défiance envers le gouvernement est sans appel » a déclaré le secrétaire général du syndicat SNUipp-FSU, Sébastien Sihr.

La politique de non-remplacement d’un enseignant sur deux est même « une très mauvaise chose » pour 54% des personnes interrogés. En début de mandat, Nicolas Sarkozy avait promis de diviser par trois le nombre d’élèves en difficulté à l’entrée de la sixième, en l’espace de cinq ans. Or, 61% des Français jugent que le gouvernement va plutôt dans « le mauvais sens » en ce qui concerne « la réduction de l'échec scolaire », 59% partagent cette opinion pour « la formation des enseignants » et 63% pour « la valorisation du métier d'enseignant ».

Le sondage dit aussi que l'école et l'éducation restent un sujet de forte préoccupation des Français: 35% les citent comme un enjeu important aujourd'hui en France, juste derrière l'emploi (42%). Une personne sur deux (50%) estime aussi « tout à fait prioritaire » que les pouvoirs publics « donnent plus de moyens » aux écoles primaires, tout en jugeant à 73% que l'école maternelle fonctionne bien et à 62% pour l'école élémentaire.

Les fédérations et les syndicats de l’éducation nationale, dont le SNUipp-FSU, avait lancé un appel à la grève programmée le 27 septembre. Depuis 2007, près de 50 000 postes d’enseignants ont été supprimés, 16 000 le seront lors de la rentrée qui se profile. « L’heure est plus que jamais à la poursuite de la mobilisation » peut-on lire sur le site du syndicat.

Humanité.fr

 

Refusons la « règle d’or » sarkozyenne

pierre_laurent_8.JPGComment mettre en échec la récession à venir??

Dans le courrier qu’il vient d’adresser aux parlementaires, daté du 26?juillet, Nicolas Sarkozy plaide avec enthousiasme en faveur des récentes décisions du sommet de Bruxelles concernant la crise grecque et une gouvernance économique européenne renforcée.

Il appelle les députés et les sénateurs français à s’unir «?comme un seul homme?» sur ces bases en vertu des intérêts supérieurs de la nation de «?maîtrise?» des dépenses publiques.

Tout le monde a parfaitement saisi son appel à adopter sans discussion la «?règle d’or?» qui permettrait d’inscrire dans la Constitution la politique d’austérité et d’injustice sociale que son gouvernement mène au bénéfice des marchés financiers depuis son élection à la présidence et que les gouvernements européens renforcent dans toute l’Europe sous le contrôle de la BCE, du FMI et de l’Union européenne.

Pour le Parti communiste français, les choses sont claires?: il est hors de question de prêter la main à l’adoption de ce projet injuste, inefficace, contraire à l’intérêt général et à la souveraineté de notre pays. Nos parlementaires ne voteront pas ce projet que nous combattons avec détermination avec toutes les forces du Front de gauche et leur candidat commun à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Face à la crise très grave des dettes publiques en zone euro, le sommet extraordinaire de l’Eurogroupe du 22?juillet dernier a, en réalité, décidé de sauvegarder les intérêts financiers des grands créanciers au détriment de celui des peuples, des salariés. Cette réunion n’a surtout rien changé ni à l’orientation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne ni à la sélectivité du crédit bancaire. Nicolas Sarkozy et ses homologues européens ont fait le choix de ne pas frapper les spéculateurs qui sont pourtant à l’origine de la crise financière.

Ainsi, le principe d’une taxation bancaire a été rejeté. Certes, les taux d’intérêt des prêts consentis vont être abaissés et leur durée rallongée pour maintenir la tête du débiteur grec hors de l’eau sans le sauver de la noyade. Mais la possibilité d’un «?défaut de paiement sélectif?» de la Grèce est maintenue, avec le risque de nouveaux acharnements spéculatifs des marchés financiers contre elle, mais également contre d’autres pays considérés comme «?fragiles?», parmi lesquels l’Espagne, mais aussi l’Italie et ses 1?900?milliards d’euros de dette publique.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), doté de 440?milliards d’euros en mai?2010 pour reprêter aux États en difficulté de l’argent qu’il emprunte sur les marchés financiers avec la garantie de chaque pays membre de l’euro, voit son rôle très accru.

Avec le nouveau plan de 160?milliards d’euros décidé pour la Grèce, le FESF tend à devenir, à côté de la toujours très monétariste BCE, le pivot d’un projet de fuite en avant vers l’endettement public massif sur les marchés financiers de toute la zone euro, prise comme un tout.

Or un premier épisode, ouvert au printemps 2010, de cette fuite en avant au service de la domination des marchés financiers vient, pourtant, de se conclure en débouchant sur un fiasco.

Le premier plan dit de «?sauvetage?» de la Grèce, auquel les députés communistes et du Parti de gauche ont été les seuls à s’opposer au Parlement, a brisé la croissance de ce pays, provoqué l’explosion du chômage et l’écrasement des salaires réels (– 8,9?% entre?2008 et?2011), aggravant le déficit budgétaire (+?6?% de 2008 à 2011) et accentuant, en pratique, l’accumulation des dettes, malgré les énormes sacrifices imposés au peuple et le bradage des atouts nationaux avec les privatisations, la casse des retraites… La dette publique de la Grèce qui était de 105?% de son PIB en 2008 approche, désormais, 150?%?! Et voilà dans quelle voie on propose de nous enfoncer.

Ces décisions soumettent tous les peuples de l’Union européenne à ce chantage alors que cinq jours à peine après le sommet, les agences de notation annoncent déjà la forte probabilité de baisser les notes de l’Italie et de la France. N’est-il pas grand temps de changer radicalement de logique et de cesser le sacrifice des économies nationales au profit des spéculateurs??

L’adoption de la règle d’or qui soumettrait constitutionnellement tous nos budgets aux exigences des marchés financiers serait une folie. Le remboursement des marchés serait garanti tandis que cette règle obligerait à sacrifier nos salaires, nos retraites, notre protection sociale, nos systèmes publics d’éducation et de santé. Ce serait l’austérité à perpétuité et l’incapacité pour notre économie de se relever.

C’est cette voie que notre peuple a refusée par référendum en 2005. Si les partisans de la règle d’or sont convaincus que les Français ont changé d’avis depuis, qu’ils osent la soumettre au suffrage universel?!

Si le président de la République par peur du suffrage universel décide d’obtenir ce changement constitutionnel en convoquant tous les parlementaires en Congrès, pas une voix ne doit manquer à gauche pour empêcher l’adoption de ce projet.

Les communistes appellent toutes les femmes et tous les hommes de progrès à se mobiliser pour mettre en échec cette récession programmée et ce déni de démocratie. Ce rejet doit être l’occasion pour toutes les forces de gauche de s’engager fermement à renoncer à cette politique d’austérité suicidaire et à promouvoir des choix nouveaux de développement social et écologique en France et en Europe.

La France ne doit pas seulement se battre pour une solution juste et solidaire au défi de la dette en Europe mais elle doit agir pour émanciper l’Union européenne de la dépendance des marchés financiers en retrouvant à tous les niveaux, national et européen, la maîtrise publique de la finance et du crédit, en taxant les banques et les profits financiers, en changeant le rôle et les missions de la BCE, en relevant les salaires et en développant les services publics. La France pourrait agir pour remplacer le Fonds européen de stabilité financière, qui soutient les marchés, par un Fonds européen de soutien au développement social et solidaire des pays européens.

Le Front de gauche, avec le Parti communiste et ses partenaires, est déjà pleinement mobilisé pour mener cette bataille. Nicolas Sarkozy lance un défi à toute la gauche en cherchant à faire la démonstration qu’il n’y a pas d’alternative à sa politique. Relevons ce défi. Une autre politique est possible?!

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

 

Installer la démocratie avec des bombardiers

Le 12 juillet prochain, aura lieu à l’Assemblée et au Sénat, un débat suivi d’un vote sur la poursuite de l’intervention militaire française en Libye. En effet, l’article 35 de la Constitution prévoit que « lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. »

Dès le début de cette aventure militaire, au mois de mars, les députés communistes ont condamné l’intervention et en avaient souligné les graves risques d’enlisement. Aujourd’hui, les bombardements se multiplient et avec eux leur lot de « bavures », ce qui est un mot beaucoup plus convenable que « morts de civils ». Des conseillers militaires sont visiblement sur place, des hélicoptères de combat ont été envoyés, on envisage une intervention au sol… L’objectif initial de faire respecter une zone d’exclusion aérienne, comme le prévoyait la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU est totalement dépassé. Des observateurs de plus en plus nombreux déclarent qu’il ne s’agit que de faire main basse sur le pétrole libyen et que le risque d’une partition de la Libye déstabiliserait un peu plus une région qui n’en a pas besoin.

« Il n’y aura pas d’issue pérenne en Libye – comme en tout endroit au monde – par le seul fait des armes. Il faut un cessez-le-feu immédiat, la convocation d’une assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité pour en débattre. Il nous semble également nécessaire une conférence internationale avec l’Union africaine et la Ligue arabe. Il s’agit de redonner toute sa place à la diplomatie. La seule à même de résoudre cette situation. », affirme pour sa part Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes.

« Les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan montrent, s’il en était besoin, que la démocratie n’est pas un produit d’exportation mais bien l’affaire des peuples concernés. Plutôt que d’une fuite en avant dans l’escalade militaire, l’aide au peuple libyen nécessite une action déterminée pour imposer une solution politique, en arrêtant les bombardements, en retirant les forces de l’OTAN, en favorisant la négociation d’un cessez-le-feu multilatéral. » écrit dans une lettre adressée aux parlementaires de son département le responsable du PCF de Haute-Garonne.

Comme l’a dit fort justement Rony Brauman, qui dès mars 2011, s'oppose à l'intervention militaire en Libye, « jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays. Ce qui me gêne dans cette opération, c’est qu’on prétend installer la démocratie et un État de droit avec des bombardiers. Je ne sais pas où cette idée a été puisée, mais ce que je vois c'est qu'à chaque fois qu’on a essayé de le faire, non seulement on a échoué mais le remède qu’on prétendait apporter était pire que le mal », dénonce notamment l’ancien président de Médecins sans frontières.

Et si nous surveillions, nous aussi, le vote des parlementaires du Val d’Oise le 12 juillet prochain ?

 

Éducation : Les allégations de Monsieur Tron !

arton987-b9310.jpgCommuniqué de la FCPE

Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

« 18 000 enseignants ne seraient pas en situation d’enseignement devant les élèves » aujourd’hui, selon Georges Tron, secrétaire d’Etat à la Fonction publique. La FCPE met au défi Monsieur Tron de faire connaître le nombre bien plus important d’élèves qui ne sont pas en situation d’apprentissage du fait des suppressions de postes, de l’impossibilité de remplacer les enseignants absents et de la réforme de la formation des enseignants !

Ce sont bien 3407 postes d’enseignants du premier degré qui seront supprimés à la rentrée 2011, ce qui dégradera la qualité de l’école publique et donc les chances de réussite des élèves du fait :

  • des effectifs surchargés dans les classes ;
  • de la disparition des RASED, au détriment de l’aide aux élèves en difficulté ;
  • de la disparition des classes d’enseignements spécialisés au détriment des enseignements adaptés et de la scolarisation des élèves en situation de handicap ;
  • du non remplacement des enseignants, au détriment de la continuité du service public d’éducation ;
  • de la disparition des enseignants itinérants de langues, au détriment de la qualité de l’enseignement des langues vivantes ;
  • de la baisse du nombre de conseillers pédagogiques, au détriment de l’accompagnement pédagogique des enseignants.

Les déclarations de Georges Tron n’ont pour objectif que d’accréditer la politique des suppressions de postes !

Monsieur Tron veut un chiffre ? 180 000 ! Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

Elle appelle les parlementaires à agir et décider d’un collectif budgétaire pour nos enfants et pour les territoires.

Les parents d’élèves, ne sont pas dupes. Avec leurs signatures, celles des enseignants et des élus locaux, la pétition « De l’ambition pour l’École ! » qui vient d’être lancée a déjà dépassé les 13 000 signatures. La FCPE se réjouit de ce succès et appelle les parents à continuer à la signer."

signer la pétition

 

Qu'est-ce qu'on fait dimanche ?

Un an après avoir interpellé l’État français sur les dérogations au repos dominical, l’Organisation Internationale du Travail (l’OIT) vient à nouveau d’épingler le gouvernement. Dans son rapport 2011, l’OIT constate « un élargissement progressif » des dérogations « de façon non négligeable ». Elle conclut que « les considérations sociales ne paraissent pas avoir été prises en compte ».

Illustration locale, le Conseil municipal de Saint Gratien a récemment débattu de la question. Les élus devaient accorder une dérogation au repos dominical présentée par quatre magasins gratiennois.

Si la majorité a accordé un avis favorable sans états d’âme, nous avons bien évidemment voté contre cette autorisation du travail du dimanche.

Nous avons rappelé que le repos du dimanche est un élément fondamental de la vie familiale, culturelle, sportive, associative. On est en train de casser l’ équilibre existant entre les ouvertures légitimes et la vie en société car il y aura un effet boule de neige et des répercussions sur d’autres professions telles que le nettoyage, les transports ou la garde d’enfants. Faudra-t-il un jour ouvrir les crèches le dimanche ?

On nous oppose parfois l’intérêt des consommateurs qui pourraient ainsi faire leurs courses plus facilement. Outre que le consommateur est aussi un salarié, qui au travail ne risque plus de consommer, force est de constater que le consommateur n’ a pas plus d’argent à dépenser le dimanche que les autres jours de la semaine. Les chiffres d’affaires globaux n’augmentent donc pas. Des études montrent également que le travail du dimanche n’apporte pas de créations d’emplois, mais des transformations de contrats à durée indéterminés en emplois précaires.

Enfin, n’oublions pas que le travail du dimanche se fait souvent sous la contrainte pour les salariés.

Le dimanche, allez au marché le matin et au cinéma l’après-midi !
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Contre le FN, votez plus fort !

Cantonales : le PCF appelle à la mobilisation pour aller voter dimanche

Après le premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes : la politique du gouvernement est massivement rejetée !
Dans ce scrutin, le Front de Gauche (PCF-PG-GU) connait une nette poussée. Dans de nombreux cantons, il réalise une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de Gauche est désormais la deuxième force de gauche.

Dimanche 27 aura lieu le second tour des élections cantonales. Le PCF appelle tous les électeurs et toutes les électrices à se déplacer dans leur bureau de vote pour élire leur conseiller général. Il appelle également toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour, pour battre la droite et l'extrême droite. Pas question pour cette dernière de banaliser l'élection du moindre conseiller général FN. Pas une seule voix ne doit aller au Front National, quel que soit le cas de figure, même face à un candidat UMP.

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Déclaration commune du Parti socialiste, du Parti communiste français, d’Europe-Ecologie-les Verts, du Parti radical de gauche et du Mouvement républicain et citoyen

Élections cantonales 2011

Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales. Ils ont voulu, par leur vote, signifier une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.

Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continue de se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités progressent et notre République est abimée. L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement.

Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifier dimanche prochain le vote du premier tour.

Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.

Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.

Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012.

 

Cantonales 2011 : le Front de Gauche confirme son avancée

_326_.gifPremier tour des élections cantonales : déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

"Les résultats du premier tour des élections cantonales connus à cette heure confirment que notre pays traverse une très grave crise politique et démocratique. Le niveau historiquement bas de la participation marque la défiance des millions d’électeurs à l’égard d’une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Le décalage entre les urgences populaires face aux dégâts de la crise capitaliste et la nature et le niveau des réponses apportées devient insupportable. L’abstention en est la sanction retentissante. Elle doit interroger toutes les forces politiques.

Cette abstention a été amplifiée dans ces élections cantonales par la stratégie scandaleuse du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour tenter d’échapper à la sanction populaire dans les urnes. Jamais un scrutin n’avait été à ce point ignoré et bafoué par un gouvernement en place. Jamais une élection n’avait autant été tenue au silence. La présidentialisation à outrance a servi à occulter encore un peu plus cette élection, exacerbant la crise d’une cinquième République à bout de souffle. Au total, c’est un nouveau mauvais coup porté à la démocratie.

Pourtant, quoi qu’elle ait fait pour échapper à la sanction populaire, la droite recule sévèrement dans de très nombreux cantons, selon les résultats parvenus à cette heure. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays. Les Françaises et les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la finance au pouvoir, pas plus à la tête du pays que dans les départements.

Le score réalisé par le Front national, en progrès sur les cantonales de 2004, confirme le danger d’une montée de l’extrême droite qui doit être pris au sérieux par les forces de gauche. Elle est le résultat d’une banalisation des idées xénophobes par la majorité présidentielle et de l’honteuse promotion médiatique dont Marine Le Pen a bénéficié ces derniers mois pour accréditer sa soi-disante conversion sociale. Nous sommes décidés à combattre cette progression en relevant avec le Front de Gauche le défi d’une alternative de gauche courageuse et combative.

Dans cette situation, l’ensemble des forces de gauche progresse par rapport au scrutin de 2004. Des départements en plus grand nombre peuvent disposer dans une semaine de majorités de gauche.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de Gauche confirme son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score supérieur au résultat obtenu par le Parti communiste en 2004. La plupart des élus communistes élus en 2004 sont en situation d’être réélus et des gains sont possibles pour l’ensemble du Front de Gauche, qui peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus.

J’appelle ce soir (le 20 mars ndlr) toutes les forces de gauche à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite et renforcer les majorités de gauche dans les départements le 27 mars prochain pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux intérêts des populations."

 

Déclaration du Front de gauche sur le premier tour des élections cantonales

front.jpgAu soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné.

L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république ! La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n'en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d'un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus. Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite.

 

La France va-t-elle enfin reconnaître officiellement l’Etat de Palestine ?

unnamed.jpgLors de la séance de questions au gouvernement, le 9 février, François Asensi, Député de Seine-Saint-Denis, a demandé au Premier ministre François Fillon que la France fasse un geste fort envers le peuple palestinien : le moment est venu de reconnaître enfin officiellement l’existence de l’État palestinien.

Les négociations dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien sont plus que jamais dans l’impasse. D’autres options diplomatiques doivent être utilisées et la France doit en être initiatrice.

Monsieur le Premier ministre,

De la Tunisie à l’Egypte, l’exigence de liberté mobilise l’ensemble du monde arabe, dans sa diversité. Cette même exigence guide le peuple palestinien, soutenu par de nombreux pacifistes israéliens.

Une mission parlementaire de notre assemblée s’est rendue en Palestine. Nous avons été bouleversés par les humiliations, la ségrégation, les souffrances endurées au quotidien par les populations palestiniennes.

La semaine dernière encore, à Bilin, une jeune pacifiste a été tuée par l’armée israélienne, en manifestant contre la partition de son village par le mur.

Le gouvernement israélien poursuit sa politique de colonisation de la Cisjordanie, en créant de véritables bantoustans. Chaque jour, la Palestine se trouve un peu plus morcelée. Je partage les propos du Premier ministre palestinien lors de sa visite en France : l’idée de deux Etats comme solution au conflit est désormais sérieusement en danger.

Ne nous leurrons pas, le processus de paix sous sa forme actuelle est en échec. Le moment est venu pour que la France reconnaisse officiellement l’Etat palestinien, dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Le monde arabe nous regarde et attend ce signe fort, conforme au message universel de la France et à la tradition d’indépendance de notre diplomatie.

Monsieur le Premier ministre, la France est-elle prête à reconnaitre dès maintenant l’Etat de Palestine ? Le peuple palestinien refuse d’attendre encore, pour avoir enfin sa terre et un Etat souverain. »

Plus d'infos sur le blog du député

 

Relancer le service public d’éducation nationale : la solution aux défis d’avenir

Le gouvernement poursuit son entreprise d’instauration d’une école à plusieurs vitesses.
Il veut supprimer 16 000 postes d’enseignants à la rentrée 2011.
Cela ferait 66 400 postes supprimés depuis le début du quinquennat, soit 8% des effectifs !
L’État répond ainsi au dogme libéral de la baisse des dépenses publiques. Or, cela ne répond en rien aux besoins réels des populations.
D’autant que, depuis l’an 2000, la natalité est repartie à la hausse.
Ces mesures se traduiraient, à la rentrée prochaine, par une nouvelle dégradation des conditions d’accueil des élèves, notamment en maternelle, primaire et au collège.
Au lycée, les réformes dégradent les scolarités. Face à cela il y a besoin de défendre le service public d’éducation nationale.

Le PCF appelle à tout mettre en oeuvre pour faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et des enfants, de la relance du service public d’éducation nationale.

Des faits qui parlent

  • La part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.
  • Suppressions de postes, avec Sarkozy, la liquidation s’accroît tous les ans.

En 2007, 8 700 ; en 2008, 11 200 ; en 2009, 13 500 ; en 2010, 16 000 ; en 2011, 17 000

Le PCF propose:

  • de cesser toute nouvelle suppression de postes et d’engager un plan de recrutement massif pour assurer partout de bonnes conditions éducatives. De pré-recruter les futurs enseignants dès la première année d’université avec une allocation d’autonomie. L’élévation du niveau chez les enseignants, est indissociable de leur stabilité donc de leur statut de fonctionnaire d’Etat.
  • de lancer un grand plan de lutte contre l’échec scolaire en s’attaquant aux causes des difficultés scolaires en cessant de culpabiliser élèves, parents et enseignants. S’attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire, en articulant recherche pédagogique et pratique, pour permettre d’apprendre les nouveaux savoirs, plus complexes, à tous les enfants, quelle que soit leur classe sociale.
  • d’ouvrir une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l’école, l’ambition de la réussite de tous les élèves, l’élévation du niveau de connaissances d’une classe d’âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
  • une formation répondant à l’enjeu de la complexité des savoirs, de l’ambition d’une culture commune de haut niveau.

Plus d'infos sur le site duPCF manif.jpg

 

Régularisons les sans papiers

Appel pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d'immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers

Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007 était créé, pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du co-développement. Depuis, des dizaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, hommes, femmes, enfants, sont traqués, arrêtés et expulsés, y compris dans un pays en guerre comme l’Afghanistan.
Voulue par le chef de l’Etat, mise en œuvre par ses gouvernements successifs, le ministère de l'Intérieur aujourd'hui, et soutenue par l’UMP et ses alliés à l’Assemblée, cette politique est inacceptable car elle viole des principes humanitaires élémentaires et des dispositions internationales ratifiées par la France. A cela se sont ajoutés les effets désastreux du pseudo-débat sur l’identité nationale puis la chasse aux Roms.
Pour que cesse cette situation qui porte atteinte à des droits fondamentaux, menace gravement le droit d’asile et ruine l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à une manifestation nationale et unitaire au mois de mai 2011, à la date anniversaire de la création du ministère de l’Immigration qui perdure aujourd'hui sous une autre forme.
Nous exigeons sa suppression, l’arrêt immédiat de cette politique et la régularisation des sans-papiers.

Pour signer l'Appel et prendre connaissance de l'ensemble des signatures collectives et individuelles: voir le site

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Des ressources nouvelles pour les services publics locaux !

stopcasseanecr-b1de2.jpgLes services publics mis en œuvre par les collectivités locales jouent un rôle fondamental pour répondre aux besoins des habitants. Chacun et chacune les utilise au quotidien dans tous les domaines : crèches, transports publics, centres médicaux, établissements scolaires, logements sociaux, infrastrucures sportives et culturelles… Ces services dynamisent l’économie, soutiennent la croissance et constituent un rempart à la crise sociale actuelle. Ils participent souvent à la solidarité nationale à la place de l’État.
Ces services essentiels sont aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement qui veut les privatiser pour mieux répondre à la crise du capitalisme. On mesure l’ampleur du pactole quand on sait que les collectivités locales assurent 73% de l’investissement public. Pour pousser les élus locaux à réduire les prestations fournies et à les confier au secteur privé, le gouvernement entreprend d’asphyxier financièrement les collectivités en les privant de la fiscalité sur les entreprises, en gelant pour trois ans les dotations de l’État tout en réduisant l’emploi public.
Du fait de ces contraintes financières, les collectivités se retrouvent alors devant une équation insoluble. Soit elles réduisent les services publics et font à leur corps défendant le jeu du gouvernement. Soit, privées de la taxe professionnelle que le gouvernement a supprimée, elles augmentent les impôts sur les ménages alors que ces derniers subissent déjà durement les dégâts sociaux conséquences de la crise. Les élus locaux se retrouvent alors en difficulté pour boucler leur budget sauf à remettre en cause les engagements sur lesquels ils ont été mandatés.
Pourtant une telle cure d’austérité ne s’impose en rien puisque les moyens financiers existent pour assurer des services publics de qualité pour tous. Mais il faudrait pour cela réorienter la finance vers la satisfaction des besoins plutôt que vers la spéculation. Plutôt que de dilapider les 400 milliards d’euros que le gouvernement a réussi à trouver pour les banques en pure perte, des moyens financiers nouveaux pourraient servir à des dépenses utiles qui amélioreraient concrètement la vie des gens.
Pour cela, les élus communistes et républicains proposent de taxer les entreprises selon leurs bénéfices, en modulant l’impôt en fonction de l’emploi et de l’investissement. Un tel impôt économique devrait sceller le lien entre l’entreprise et le territoire d’accueil, sans pénaliser comme aujourd’hui les territoires industriels. Il ferait contribuer les actifs financiers des entreprises. La taxe d’habitation et la taxe foncière tiendraient également compte des revenus des ménages.
Une autre réforme est donc indispensable pour financer la réponse aux besoins de tous, corriger les inégalités sociales et territoriales et favoriser une croissance économique efficace et soutenable. Mais sans attendre, nous demandons que le gouvernement revienne à l’occasion d’un collectif budgétaire sur sa décision de geler les dotations et permette des dotations exceptionnelles à nos collectivités en difficulté. Les élus communistes et républicains appellent la population à se mobiliser pour ne rien céder dans ce combat en faveur de ressources nouvelles. Ils appellent à une remise à plat des financements qui permettrait plus de justice dans les impôts et plus de moyens pour fournir les services publics indispensables à la garantie des droits humains les plus essentiels. Pour exiger haut et fort de telles mesures, ils appellent les associations, les syndicats de territoriaux et la population dans son ensemble à un rassemblement à l’occasion duquel ils exigent d’être reçus à Matignon pour ouvrir une discussion. Un rassemblement se tiendra mardi 25 janvier à 15 heures à proximité de Matignon, à l’angle Invalides rue de Varennes.

Association nationale des élus communistes et républicains

 

Le mouvement social est légitime et conforté

Déclaration commune des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les moyens déployés par le gouvernement pour tenter d’accréditer l’idée que « la page retraite » est tournée, ce sont 1,2 million de salariés qui ont manifesté le 6 novembre dans 243 villes contre cette réforme des retraites injuste et inefficace. Si chacun a conscience que la loi sur les retraites est susceptible d’être promulguée dans les prochains jours, (chose faite le 10 novembre, ndlr) l’heure n’est pas à la résignation. Les organisations syndicales continueront d’agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d’autres alternatives pour le financement du système de retraites par répartition. Elles réaffirment leur attachement au maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans et de l’âge du taux plein à 65 ans.
Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et toujours préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent toujours durement les conséquences d’une crise qui dure.
Les organisations syndicales considèrent que la mobilisation d’un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l’insatisfaction criante des salariés et leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’inégalité entre les femmes et les hommes, de fiscalité et de partage des richesses. Elles décident d’approfondir leurs analyses et propositions sur ces questions afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.
Les organisations syndicales décident de poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes. Ces actions doivent répondre aux préoccupations des salariés et permettre la participation du plus grand nombre. Elles demandent aux organisations territoriales et professionnelles d’en préciser les modalités (rassemblements, manifestations, meetings, arrêts de travail…).
Des initiatives dans les territoires et les entreprises sont déjà prévues. Les organisations syndicales veilleront à assurer leurs réussites.
Les organisations syndicales s’engagent dès à présent à participer activement à la journée d’action Européenne du 15 décembre pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient en Europe.
Les organisations se reverront le 29 novembre 2010.

 

En 2013, on réformera les retraites

Les calculs des déficits jusqu’en ..2050 ou les prévisions sur 20 ou 30 ans ont pu laisser croire à certains naïfs que la « réforme » des retraites sauvegarderait notre système pour une longue période. Hélas ! On entraperçoit aujourd’hui, que bien loin de sauver la retraite par répartition, le projet du gouvernement prévoit, à courte échéance, d’instaurer le système par capitalisation. Les sénateurs viennent d’adopter un amendement prévoyant d’organiser une réflexion nationale sur une réforme « systémique » du régime des retraites à compter du premier semestre 2013. La création d’un « régime de retraite universel par points ou en comptes notionnels » sur le modèle suédois, par exemple. Pour les salariés, plus aucune garantie sur le niveau de leur pension, ni sur l’âge de départ. Mais une aubaine pour les assurances, les banques, les fonds de pension, qui verraient s’ouvrir un nouveau marché, ô combien juteux. Quelques-uns s’en frottent déjà les mains, dont Sarkozy (Guillaume, frère de l’autre) qui possède l’organisme de retraite complémentaire Médéric-Malakoff. Avec ses confrères de « l’association française professionnelle de l’épargne-retraite », il réclame le développement de systèmes obligatoires de capitalisation. Selon le site Médiapart, le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics. Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric. Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile.’’ "Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?"
L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire.
Quant à l’expérience des réformes des retraites en Suède, qui repose sur la retraite par capitalisation, mais aussi sur un principe de comptes notionnels, on constate que ce système est aujourd’hui source d’inquiétude pour la plupart des Suédois qui voient fondre une partie de leur retraite placée d ‘office en bourse. Plus on retarde l’âge de départ, plus la retraite augmente puisqu’on a moins longtemps à vivre. On touchera plus si la croissance est bonne , et inversement. En 2009, les projections indiquent une baisse des retraites de 4% et l’impact sera surtout sensible en 2010. (in « La protection sociale en danger », de C. Mills)
En 2010, la droite fait payer 85% de la pseudo-réforme des retraites aux seuls salariés. En 2013, elle prévoit de finir le sale boulot : achever la retraite par répartition pour permettre aux actionnaires de profiter d’un énorme nouveau marché.
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Pour une autre réforme des retraites

De nouveau réunies le 21 octobre, nos organisations respectives du Val d’Oise ont décidé de poursuivre, en les multipliant, les initiatives dans le département.
Elles appellent les salarié(e)s avec ou sans emplois, les retraité(e)s ainsi que les lycéen(ne)s et les étudiant(e)s du département à exprimer plus fortement leur opposition au projet porté par le gouvernement|tag:gouvernement] ainsi que leur volonté de stopper le processus législatif pour que s’ouvrent de réelles négociations prenant en compte les propositions alternatives en terme de droits et de financement.
Tous les sondages confirment l’appui large de la population aux mobilisations impulsées dans l’unité par les organisations syndicales et le rejet de l’autisme et du mépris gouvernemental face à cette exigence démocratique de débat public et de concertation pour une réforme importante comme celle des retraites. L’ampleur des mobilisations en France et dans le département illustre qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008.
Nos organisations condamnent avec fermeté l’intervention des forces de l’ordre à la raffinerie de Grandpuit, l’utilisation abusive des réquisitions et plus généralement la dérive gouvernementale vers une politique de répression et de violences policières.
Responsables et lucides, elles sont déterminées à ne pas laisser dévoyer les revendications au coeur de la mobilisation actuelle.
Elles ont décidé de permettre à un maximum de salarié(e)s, de lycéen(ne)s et d’étudiant(e)s d’exprimer leurs exigences sociales et démocratiques le 28 octobre, journée nationale interprofessionnelle et unitaire de grèves et de manifestations, en participant à un rassemblement devant le MEDEF 95 qui se prolongera par une manifestation jusque la gare de Cergy pour un départ collectif à la manifestation régionale de l’après midi.
Cergy le 25 octobre 2010

Manifestation départementale
Jeudi 28 octobre
10 h devant le siège du Medef
7 avenue de la Palette à Cergy
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La retraite, une affaire de jeunes ?

_608_.jpgLa réforme est faite pour les jeunes et ce n’est pas dans la rue que les lycéens doivent être actuellement, à en croire le gouvernement. Pourquoi donc tant de jeunes s’engagent-ils dans la contestation du projet de réforme des retraites ? La retraite est-elle le seul motif des jeunes d’entrer dans la mobilisation ?
Evacuons d’emblée l’accusation souvent entendue qui ferait de la gauche une grande manipulatrice de la jeunesse. Si la mobilisation sur commande était aussi facile… nous n’aurions pas un tel déficit de jeunes militants, ni un tel déclin de l’intérêt des jeunes pour la politique. L’accusation d’instrumentalisation est non seulement méprisante pour ceux qui ne sont alors considérés que comme des pantins, mais de plus, totalement irréaliste. Notons tout de même que la droite, elle aussi, cherche à impliquer les jeunes : on a vu récemment fleurir quelques affiches signées « jeunes UMP » qui claironnaient : « J’ai 20 ans et je veux une retraite ! » Même l’UMP reconnaît donc que la retraite peut être une affaire de jeunes. C’est lorsqu’ils descendent dans la rue pour contester le projet gouvernemental que le bât commence à blesser…
Exit le schématisme de la communication gouvernementale. Qu’est-ce qui pousse les jeunes à descendre dans la rue ? Comment comprendre qu’on se préoccupe de sa retraite lorsqu’on a 20 ans ?
La question de la retraite n’est vraisemblablement pas uniquement centrée sur l’âge de fin de carrière professionnelle. Premier problème, les jeunes ont parfaitement compris que si leurs parents restaient plus longtemps sur le marché du travail, ils rencontreraient eux-mêmes encore plus de difficultés à y entrer. C’est pourquoi le slogan « Les jeunes au boulot, les vieux au repos » rencontre un vif succès dans tous les défilés. La situation actuelle des jeunes est déjà particulièrement difficile et ils envisagent leur avenir professionnel avec une forte anxiété. L’âge du premier emploi stable se situe autour de 27 ans. Le taux de chômage des jeunes actifs de 15 à 24 ans atteint 23% en France, un des plus élevés des pays européens. Plus de 26% des jeunes sont en CDD, contre seulement 8% du reste de la population. 45% des pauvres sont des jeunes. Chômage, salaires de misère, problèmes de logement dus aux loyers inabordables, sont le lot de beaucoup de jeunes, même diplômés. Le risque de devoir vivre moins bien que leurs parents est désormais posé avec acuité. Ces difficultés, vécues comme des injustices, ne sont certainement pas pour rien dans l’irruption soudaine des jeunes dans les cortèges. Absents de la politique et du syndicalisme depuis plus de 30 ans, les jeunes prendront-ils, à l’occasion de ce conflit social sur les retraites , conscience qu’ils doivent participer à la vie politique du pays ? Faute de quoi, tout se fera sans eux, et souvent, contre eux. Ils sont aujourd’hui 73% à soutenir le mouvement social contre la casses des retraites et ils désapprouvent massivement l’action du chef de l’état. Avec quelles conséquences sur leur engagement politique dans les années à venir ?
Sur le même thème, parue sur ce blog le 30 août 2010, la « lettre aux jeunes » de la CGT.

 

Manifestations du 19, toujours aussi fortes !

_602_.jpgPlus de 3,5 millions de personnes ont encore manifesté mardi 19 octobre contre le projet de réforme des retraites. La mobilisation ne faiblit pas, le gouvernement s’agite devant les divers blocages. L’intersyndicale se réunit jeudi prochain.
Les manifestations du mardi 19 octobre ont réuni toujours autant de monde ! Les syndicats annoncent plus de 3,5 millions de manifestants alors que le gouvernement, qui poursuit sa ridicule logique de minoration, est quand même obligé de déclarer qu’il y avait, pour lui, plus d’un million de manifestants dans la rue.
Le vote du projet de loi sur les retraites, qui avait été annoncé pour mercredi, sera sans doute et finalement reporté à jeudi soir, voire au week-end prochain. Le président de la République et le premier ministre multiplient les déclarations autoritaires et jouent les vierges effarouchées sur les blocages qui seraient anti-démocratiques. Alors que la représentation nationale est appelée à ne pas toucher une seule virgule au texte, que le Sénat est appelé à voter les articles dans la même formulation que celle de l’Assemblée pour qu’ils soient automatiquement adoptés, ce sont la mauvaise foi et le mépris qui s’allient à la tromperie dans les déclarations gouvernementales.
La pression sur les sénateurs se fait plus forte. 71% des Français sont dorénavant solidaires du mouvement de protestation contre le projet de réforme. Les sénateurs peuvent-ils passer outre et revenir la conscience en paix dans leurs départements ?
La jeunesse s’est fortement mobilisée cette semaine. Responsable, elle a souhaité, au travers de ses organisations, l’UNL et la FIDL pour les lycéens, l’UNEF pour les étudiants, signer un texte avec les organisations de salariés sur l’exigence « d’un droit à la retraite et à l’avenir ». L’inquiétude d’une génération sans perspective d’avenir, les difficultés d’emploi des jeunes comme les incertitudes concernant l’accès à l’autonomie et au logement, le droit à la formation, les poussent à envisager sans enthousiasme des carrières toujours plus longues, pour des retraites au montant toujours plus faible.
Quelles suites pour le mouvement ? Les syndicats se réunissent jeudi, manifestations et assemblées générales accompagneront les mobilisations déjà prévues : tractages, blocages, grèves reconduites ici ou là.
SNUipp-FSU

Retrouvez ci-dessous le communiqué du SNUipp
19 octobre : les enseignants des écoles toujours déterminés
Pour la quatrième journée de grève depuis la rentrée, ce sont encore 31% des enseignants des écoles qui sont mobilisés ce mardi 19 octobre.
Huit enseignants sur 10 auront marqué leur refus d’une réforme injuste au cours des mois de septembre et octobre, en participant au moins à une des journées de grève. Ils savent que l’allongement de la durée de cotisation se traduira par des carrières plus longues, gage de moins d’énergie et de disponibilité offertes aux élèves, alors que, dans le même temps, la baisse des recrutements laisse nombre d’étudiants se destinant au métier d’enseignants sur le carreau. Ils mesurent également la baisse considérable du niveau des pensions à venir si le gouvernement s’entête à maintenir sa réforme. C’est enfin la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et d’exercice du métier, appelée à s’aggraver avec force si le projet de budget 2011 était adopté, qu’ils entendent dénoncer par cet engagement inédit. C’est pourquoi les enseignants des écoles resteront mobilisés pour la défense des retraites, des salaires et de l’emploi, mais aussi pour l’école.
Paris, le 19 octobre 2010

 

Le 19 octobre, encore plus fort !

_601_.jpg71%, c’est désormais le nombre de Français qui soutiennent le mouvement contre la réforme des retraites.
Lundi 18 a vu la diversification des actions et la montée en puissance de nombreux secteurs : raffineries, transports, routiers, cheminots, ouvriers de la chimie... Les annonces du gouvernement sur la non pénurie d’essence sont démenties par l’augmentation du nombre de stations service fermées et la réunion de crise à l’Elysée. La volonté du gouvernement d’« en finir au plus vite », se traduit par la précipitation pour le vote au Sénat (normalement prévu mercredi), les déblocages musclés de certains dépôts pétroliers, la répression violente des manifestations lycéennes.
Mardi 19, nouvelle journée de contestation nationale contre le projet de réforme des retraites lancé par le gouvernement. Quelle sera la réponse au durcissement du ton du gouvernement et à la fin de non-recevoir de François Fillon ? Les routiers avec les opérations-escargot, les cheminots qui restent très mobilisés, les employés des transports urbains, les travailleurs sociaux, les fonctionnaires territoriaux... les implications dans les actions se déplacent d’un secteur à l’autre et prennent de la force. Ainsi pour cette quatrième journée de grève, encore 30% des enseignants du premier degré sont engagés, en dépit des difficultés (service minimum d’accueil, coût financier...). De fait depuis le début de ce conflit, on évalue à 80% la part des professeurs des écoles, des instituteurs et institutrices qui se sont mis en grève à un moment ou à un autre.
L’entrée remarquée des jeunes dans les mobilisations inquiète le gouvernement qui s’est empressé de crier à la manipulation. Les jeunes ont su répondre calmement et sereinement à ce déni de citoyenneté. En même temps dans une volonté d’établir une communication entre les salariés et les étudiants et lycéens et d’échanger sur le fond du sujet des retraites, une réunion exceptionnelle a eu lieu lundi soir entre l’intersyndicale nationale et les organisations lycéennes (UNL) et étudiantes (UNEF). Tous se sont exprimés en commun sur le sens et l’ampleur des mobilisations actuelles contre le projet de loi de réforme des retraites, et ce, dans le respect de l’indépendance de chacun. Le principe d’un communiqué commun a également été acté dans lequel les jeunes exigent un droit à un avenir et à la retraite.
SNUipp/FSU

 

Encore trois millions

La CGT a estimé à "près de trois millions" le nombre de manifestants contre la réforme des retraites samedi, un nombre identique à celui du samedi 2 octobre. La mobilisation s'est maintenue samedi à un niveau élevé dans la rue, permettant à l'opposition et aux syndicats de renouveler leurs appels à une marche arrière du gouvernement sur son projet de loi.
Le ministère de l'Intérieur a estimé, lui, le mouvement en légère baisse sur le plan national.
"Il faut que le gouvernement ait la responsabilité au dernier moment de suspendre le débat parlementaire et de nous permettre d'ouvrir le dialogue", a déclaré François Chérèque, le numéro un de la CFDT, en tête du cortège parisien. "Il est temps que ce gouvernement qui radicalise, qui bloque le pays, qui est devenu sourd, ouvre le dialogue avec les organisations syndicales qui le souhaitent."
"Cela montre la détermination qui se confirme de ce mouvement d'ampleur inégalée depuis de nombreuses années", a déclaré le leader de la CGT, Bernard Thibault.
Dans une lettre ouverte à Sarkozy, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a demandé samedi à Nicolas Sarkozy de retirer le projet de loi sur les retraites. Pour lui, "la mobilisation de ce samedi vient de montrer à nouveau l'exceptionnelle détermination du peuple français à faire échec au projet (...) vous ne vous en sortirez pas en continuant de marteler une position désormais intenable alors que 6 Français-e-s sur 10 pensent qu'une autre réforme des retraites est possible".
Dénonçant les "coups de forces répétés au Parlement", les "mesures répressives contre la jeunesse, il ajoute que "ne pas rouvrir la discussion avec les organisations syndicales sur des bases totalement nouvelles, c'est bafouer la démocratie" et que Nicolas Sarkozy est "aujourd'hui le président d'une minorité" dont il "s'acharne à servir les intérêts privés".
"Le gouvernement doit comprendre que c'est la France qui manifeste, la diversité de la France, les salariés du public et du privé, la solidarité intergénérationnelle", a déclaré le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. "Il ne faut pas que le président de la République fasse de ça un caprice d'orgueil, il faut qu'il comprenne qu'il est le président de la France, que c'est la France qui lui parle".
Depuis la précédente journée nationale de contestation, mardi 12, les appels à la grève reconductible, dans les secteurs de l'énergie, des transports et de l'éducation, se sont multipliés. Les transporteurs routiers ont annoncé leur intention de rejoindre le mouvement. Les salariés des 12 raffineries françaises étaient en grève samedi. La plupart de ces raffineries sont en cours d'arrêt, une procédure qui prend techniquement plusieurs jours. Quant aux stations-service, elles sont de plus en plus nombreuses à connaître des problèmes d'approvisionnement.
Christine Lagarde a défendu la réforme des retraites, qu'elle a qualifiée de "fondamentale" et "déterminante sur le plan économique d'abord".
"Nous avons besoin de remettre du travail dans l'économie (...) et puis nous avons besoin d'équilibrer un régime", a-t-elle dit avant de qualifier l'allongement de la durée du travail de "décision simplement responsable". Les trois millions "d'irresponsables" dans les rues samedi apprécieront.
Infos Humanité.fr
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Petite arithmétique des retraites … cherchez l’erreur !

Le Président de la République, les membres du gouvernement, les parlementaires UMP et pas mal d’éditorialistes ne cessent de nous expliquer que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition. De l’autre côté : des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens ont fait un calcul simple faisant apparaître qu’il ne serait pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans.
Ils sont partis des données incontestables suivantes :
• au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros
• au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler. En 2010, pour 10 personnes « entre 20 et 60 ans » il y a 4 personnes de « plus de 60 ans ». En 2050, pour 10 personnes « entre 20 et 60 ans » il y aura 8 personnes de « plus de 60 ans »
• dans l’hypothèse basse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passera de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050
• la part des salaires, y compris les retraites, représente aujourd’hui en gros 60% du PIB.
Plaçons nous dans l’hypothèse où l’on ne toucherait pas à la part des profits. C’est donc 60% du PIB que doivent se partager les « actifs » et les retraités. Donc 1 200 milliards en 2010 et 1 800 milliards en 2050. En signalant au passage, comme le fait remarquer pertinemment Bernard Friot, qu’un retraité qui cultive son potager produit plus de richesses que le consultant en communication d’un Président de la République.
Convenons que les 1 200 milliards sont représentés par un gâteau de 1 200 grammes et les 1 800 milliards par un gâteau de 1 800 grammes. Le problème d’arithmétique est donc le suivant :
« En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 1 200 grammes, à partager avec 4 retraités, donc entre 14 personnes. En 2050, dix salariés produiront au minimum un gâteau de 1 800 grammes à partager avec 8 retraités, donc entre 18 personnes. Calculons le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. Puis regardons si la part de chacun en 2050 sera ou non plus petite qu’en 2010 ? »
Le calcul donne les résultats suivants :
• en 2010, la part de chacun est de 86 g (1 200 : 14)
• en 2050, la part de chacun sera de 100 g (1 800 : 18)
• en 2050 la part de chacun n’aura pas baissé. Elle aura même augmenté de 17% par rapport à 2010.
Profitant d’un débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, nous avons demandé à Xavier Bertrand si nos calculs étaient justes ou erronés. Le secrétaire général de l’UMP a reconnu que les résultats étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait du préciser que dans les 40 années à venir une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5ème risque). L’augmentation de ces deux types de dépenses correspond à une augmentation du bien être, donc de la « richesse » ou qualité de vie. Nous pensons qu’il n’y a donc pas de raison de diminuer d’autant le gâteau à partager. Nous avons néanmoins, par curiosité, refait nos modestes calculs en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance. Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 1 600 grammes. Résultats du nouveau calcul :
• en 2010, la part de chacun est toujours de 86 g (1 200 : 14)
• en 2050, la part de chacun n’est plus que 89 g (1 600 : 18)
• en 2050 la part de chacun n’aura donc toujours pas baissé.
Cette arithmétique toute simple montre que notre système de retraites par répartition, que le monde entier nous envie, est tout à fait finançable à l’horizon 2050. De plus, contrairement aux systèmes d’épargne retraite par capitalisation, la répartition ne vient pas alimenter la financiarisation déjà très excessive du système économique.
C’est pour ne pas alourdir la démonstration que nous avons laissé de côté d’autres aspects qui permettraient de faire grossir le gâteau d’ici 2050, tels que notamment :
• récupérer une partie significative des revenus de la propriété lucrative (10% du PIB), ce qui est non seulement possible, mais indispensable pour l’intérêt général (cf B. Friot et d’autres)
• la part des richesses non marchandes, puisqu’elles ne sont pas comptabilisées dans le PIB
• les richesses supplémentaires qui pourraient être produites par les 4 à 5 millions de demandeurs de … travail et de salaire.

11 octobre 2010
André Martin (ingénieur - animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/
Toute reproduction et diffusion est ... vivement encouragée
voir le site

 

Grève mardi 19 octobre

Nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Communiqué des organisations CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes.
La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi.
Cette quatrième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition. Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales.
Les organisations syndicales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à participer massivement aux manifestations du samedi 16 octobre.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Pour amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles se reverront le 21 octobre.
Les organisations syndicales demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste.
Paris, le 14 octobre 2010
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