Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Jusqu'au bout, les mauvais coups

Vives réactions à gauche après l’annonce de nouvelles mesures d’austérité

L’intervention de Nicolas Sarkozy, dimanche soir, devant les téléspectateurs de six chaînes a provoqué de vives réactions de la part des responsables politiques de toute la gauche.

Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, « Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un troisième plan d’austérité. Standard and Poor’s a été obéie. Cela va saigner. La ponction annoncée pour servir la finance sera supportée à 85% par les ménages. Le capital y contribuera six fois moins. J’annonce même qu’il n’y contribuera pas du tout. Car les mesures qui frappent le peuple s’appliqueront tout de suite, tandis que celles qui toucheraient le capital sont reportées au lendemain de l’élection. Des milliers de jeunes seront poussés hors de l’école pour aller en apprentissage. Terrible nouvelle, les salaires et le temps de travail seront négociés dans l’entreprise et la loi n’y pourra rien. Enfin le logement sera de nouveau dérégulé, soit disant pour baisser les loyers. Jusqu’au bout, le président sortant aura cherché à enfumer les Français. »

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, se dit « scandalisé » par les annonces de Nicolas Sarkozy : « Au terme d’un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l’emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat. Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d’euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d’achat populaire. »

Pierre Laurent précise qu’un « second cadeau » est offert au patronat avec « la possibilité pour le patronat d’échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d’accord dit de compétitivité. », ajoutant que « Tout le reste est à l’avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d’or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement. Tout cela n’est que l’énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu’au bout. Les salariés n’ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C’est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de Gauche va y consacrer toutes ses forces. »

Pour le Parti communiste français : « Dans une posture de père protecteur et suprême, le Président de la République s’est livré - simultanément sur six chaînes de télévision - à un nouveau numéro de mensonge éhonté. Nicolas Sarkozy a répété ses habituelles contre-vérités pour tenter de faire avaler à nos concitoyennes et concitoyens une saignée supplémentaire de leur pouvoir d’achat par le biais de 1,6 point supplémentaire de TVA, soit une hausse de 8,2 % de l’impôt le plus injuste qui soit.

Contrairement à ce que prétend le chef de l’État, le coût du travail dans l’industrie française est strictement équivalent à ce qu’il est en Allemagne. Dans l’industrie automobile, il est même inférieur de 25% à ce qu’il est outre-Rhin. Le coût et la durée légale du travail ne sont pas la cause du chômage. Pas plus qu’une nouvelle baisse des cotisations patronales n’est la garantie d’une relance de l’emploi. Bien au contraire ! Les cotisations patronales n’ont cessé de diminuer et le chômage a constamment grimpé pour atteindre son plus haut niveau depuis douze ans. Les recettes préconisées par le chef de l’État, y compris l’instauration d’une "règle d’or" pour conforter l’étau des marchés financiers, sont tout aussi injustes socialement qu’elles seront inefficaces économiquement. La relance dont a besoin notre pays, passe par une augmentation des salaires et des minimas sociaux. Elle nécessite aussi l’interdiction des licenciements dans toute entreprise qui fait des profits.

Ses quelques incantations sur le logement ou sur l’avenir des jeunes, ne peuvent faire oublier que le chef de l’État a doublé le volume des niches fiscales au cours du quinquennat. Cette année encore, les plus fortunés gagneront deux milliards grâce à sa réforme de l’ISF. Ce soir, Nicolas Sarkozy s’est présenté pour ce qu’il est, le défenseur des actionnaires et des plus fortunés. C’est bien d’une politique radicalement différente, marquée par une nouvelle répartition des richesses en faveur du travail, dont ont besoin nos concitoyennes et concitoyens. »

François Rebsamen (sénateur PS ) : « Nicolas Sarkozy a tenté en vain, ce soir, d’endosser les habits du Capitaine courage, mais il faisait plutôt penser aux médecins de Molière qui, à force de saignées, achevaient le malade qu’ils étaient censés guérir. (...) Ces mesures ficelées à la hâte, prises à deux mois de la fin de son quinquennat, sont le signe de l’affolement d’un président aux abois. L’exercice médiatique de ce soir n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Elle est pathétique pour le président candidat, dangereuse pour la France et dramatique pour les Français. »

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe écologie les Verts (EELV) : « Ce président fait de la communication et des annonces parce qu’il est impuissant, il est sans doute terrorisé à l’idée de l’élection et du coup il nous met dans une situation où il risque de fragiliser encore davantage nos protections sociales. C’est évidemment un candidat, un candidat angoissé. (…) Comme il a peur qu’on ne le regarde pas, il oblige quasiment les Français qui voudront allument leur télévision ce soir à écouter ce qu’il a à dire. »
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Contre le discours dominant sur la dette publique

crise-grecque__diktat_2.jpgTexte invité
Article collectif paru dans "Le Monde"

Il y a deux manières de raconter ce qui se passe en Europe. Selon le storytelling dominant, nous avons trop dépensé. Experts et éditorialistes devisent sur la France qui, comme les autres pays dépensiers, "vit depuis plus de trente ans à crédit". L'enjeu pour la gauche serait seulement de "donner du sens à la rigueur" en attendant de "relancer la croissance".

Ce scénario semble aussi évident que l'air que nous respirons. Il est pourtant contraire aux principaux chiffres officiels, et une narration alternative apparaît mieux fondée. Ainsi selon le rapport sur "La dépense publique et son évolution", publié par Bercy, la part des dépenses publiques dans le PIB français est passée de 52,8 % dans les années 1990 à... 52,9 % dans les années 2000.

Si les déficits et la dette ont flambé, ce n'est pas du fait d'une envolée des dépenses, mais à cause d'une réduction des recettes. Le manque à gagner annuel dû aux exonérations et baisses d'impôts consenties dans les années 2000 est chiffré par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du budget, à plus de 100 milliards d'euros. Et la crise financière a provoqué une chute brutale des recettes publiques déjà érodées par cette contre-révolution fiscale. Cette dette est celle de la finance et du néolibéralisme, pas des assurés sociaux ni des citoyens.

Deux narrations aussi contradictoires de l'histoire de la dette publique déterminent deux réponses antagoniques. Selon l'histoire officielle, une cure sévère d'amaigrissement budgétaire s'impose, sans débat autre que sur les modalités, pour que la France restaure ses finances publiques et que ses entreprises redeviennent compétitives. Dans la narration alternative, à l'inverse, la clé de la situation réside dans une réforme fiscale redistributive, couplée à une cure amaigrissante et une mise sous tutelle... du secteur financier.

En outre, la réforme fiscale, qui permet de réduire le déficit courant, n'épongera pas la dette : les intérêts versés en 2011 aux rentiers - ceux-là mêmes qui ont bénéficié des baisses d'impôts - se montent à 50 milliards d'euros, avant même la prochaine perte du triple A et de probables hausses des taux exigées par les marchés.

Pour alléger ce fardeau, préserver les services publics et la protection sociale, et enclencher une transition écologique, le débat démocratique devra déterminer si une part de cette dette est illégitime, c'est-à-dire contractée au nom d'arguments infondés et au bénéfice d'intérêts particuliers et, le cas échéant, décider un défaut sur cette partie de la dette. Les États devront à l'avenir se financer ailleurs qu'auprès des seuls marchés financiers, comme ils le faisaient jusqu'au début des années 1980 : faute de quoi ils ne pourront plus prétendre à aucune souveraineté.

Ils devront également prendre acte que cette crise est aussi celle d'un modèle de croissance insoutenable, et réorienter les investissements publics vers des programmes écologiquement plus sobres et plus riches en emplois, au lieu de grands projets productivistes, coûteux et obsolètes.

Mais si la narration critique a pour elle la vraisemblance du diagnostic, elle se heurte aux "évidences" martelées, et la nécessaire radicalité des réponses qu'elle appelle peut inquiéter. C'est pourquoi un appel pour un "audit citoyen de la dette publique" a été lancé mi-octobre 2011 par des personnalités et nombre d'organisations syndicales, associatives et politiques, rejoints depuis par plus de 50 000 citoyens.

Des collectifs locaux se créent dans de nombreuses localités pour proposer aux citoyens de s'emparer de ce débat. Ces initiatives n'ont pas encore intéressé les médias, mais veulent susciter dans les profondeurs de la société un débat de la même intensité que celui qui a précédé le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.

Car les questions alors débattues se posent avec une tout autre acuité, à l'heure où le tsunami de l'austérité arrive d'Europe méridionale. Les réformes institutionnelles adoptées depuis un an, et parachevées par le "traité intergouvernemental à Vingt-Six" décidé au sommet européen de décembre, ne font que radicaliser une logique de répression budgétaire et de soumission aux marchés financiers, dont la crise manifeste pourtant l'échec patent. Alors que le navire de Maastricht s'est déchiré sur les récifs de la crise financière, les capitaines s'épuisent à coller des rustines sur les débris qui flottent.

Une idée a servi de clé de voûte à l'architecture européenne depuis Maastricht : les marchés sont plus intelligents que les gouvernements et les électeurs. Concurrence fiscale et sociale au sein d'un marché libre et non faussé ; réduction des recettes publiques pour augmenter la compétitivité ; obligation faite aux États, en cas de déficits, de se financer sur les marchés ; interdiction faite aux États de s'entraider financièrement... : la zone euro a été conçue pour éliminer les politiques économiques volontaristes et placer les États sous le pilotage automatique des marchés. La tentative désespérée de sauver cette architecture aux principes obsolètes ne peut qu'échouer, fût-ce avec des eurobonds (des titres communs pour mutualiser la dette des pays de la zone euro) qui resteront soumis au jugement et donc aux critères de "bonne gestion" des marchés. L'échec programmé de ce sauvetage peut déboucher dans les années à venir sur un éclatement de l'euro et un déferlement des courants nationalistes, autoritaires et xénophobes qui travaillent les sociétés européennes. Mais le pire n'est pas certain. Les aspirations démocratiques, elles aussi, sont très vivaces en Europe, notamment dans la jeunesse, comme le montre l'essor des mouvements "indignés" dans les pays du Sud, jusqu'ici les plus touchés par la crise sociale et démocratique.

La nomination d'anciens dirigeants de Goldman Sachs comme chefs de gouvernement en Grèce et en Italie, ministre des finances en Espagne ou président de la Banque centrale européenne, ne passe pas. Pas plus que les cris d'orfraie devant l'éventualité d'un référendum, en Grèce ou ailleurs. Les citoyens ne veulent plus être "des jouets dans les mains des banques et des politiciens", comme disent les "indignés" espagnols. Ils veulent pouvoir peser sur leur avenir, faire des projets pour leurs enfants, stopper les dégradations sociales et écologiques qui les indignent.

Face à la surdité des élites, une insurrection démocratique est nécessaire en Europe comme d'ailleurs aux États-Unis, dans le monde arabe, en Russie... Il s'agit de refonder la démocratie dans le champ politique, par un recours intense aux mécanismes de la démocratie directe (initiatives citoyennes, référendums révocatoires...) et de la démocratie délibérative (conférences citoyennes, deuxième Chambre tirée au sort...). Il s'agit aussi de l'élargir au champ économique, à commencer par le système bancaire, dont le sauvetage imminent par les deniers publics doit être l'occasion de le placer sous le contrôle non pas des fonctionnaires de Bercy ou de Bruxelles, mais de la société civile. L'horizon semble bouché par leur dette : dégageons-le en réinventant notre démocratie.

Geneviève Azam, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac ;
Étienne Balibar, philosophe ;
Thomas Coutrot, économiste, coprésident d'Attac ;
Dominique Méda, sociologue ;
Yves Sintomer, politologue.

Attac organise, en partenariat avec Mediapart, la journée de débats "Leur dette, notre démocratie", le dimanche 15 janvier, à l'Espace Reuilly (Paris 12e).

 

Payer pour les banques?? Pour six Français sur dix c’est non !

Selon un sondage Ifop pour l’Humanité, 59% des Français sont contre une aide de l’État aux banques. Une majorité des sympathisants de gauche souhaite une nationalisation et une forte majorité demande au minimum une contrepartie.

Faut-il aider les banques?? La réponse est clairement non. Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité, 59% des Français sont opposés à ce que l’État apporte à nouveau une aide financière aux banques et renforce leur capital.Une opposition franche à gauche. De 71% pour les sympathisants du Front de gauche à 66% pour ceux du PS. La droite est assez partagée, avec 51% de ses sympathisants contre l’aide.

En janvier 2010, la majorité des Français approuvait l’intervention auprès des banques réalisée après la faillite de Lehman Brothers. « Depuis, le sauvetage des banques a laissé un goût amer, analyse Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion publique à l’Ifop. Contrairement aux autres secteurs, les banques sont sorties très vite de la crise, en affichant des bénéfices exceptionnels. Et les pratiques anciennes – rémunérations extravagantes des dirigeants et bonus des traders – ont repris de plus belle ».

Autre élément à prendre en compte, la solidité des établissements bancaires. « Avec les bénéfices record dégagés ces derniers mois, les Français ont confiance dans la solidité de leur banque et ont le sentiment qu’avec leurs ressources, elles peuvent s’en sortir toutes seules », estime Jérôme Fourquet. Et si, dans l’urgence, l’État devait immédiatement intervenir pour éviter le risque systémique, comme c’est le cas aujourd’hui pour Dexia, les formes d’intervention devraient alors être différentes de celles de 2008. Invités à choisir entre des prêts aux banques sans contrepartie comme en 2008, une entrée dans le capital sans être majoritaire ou enfin une nationalisation, les Français montrent qu’ils ne veulent plus être les dindons de la farce. Ainsi, 65% des sympathisants du Front de Gauche sont pour une nationalisation, de même que 42% de ceux du PS. Et respectivement 21% et 28% d’entre eux sont pour qu’au minimum l’État français entre dans le capital des banques. « Ce n’est pas pour rien que ce thème de la mise sous tutelle des banques a été très largement abordé lors des primaires socialistes », observe le responsable de l’Ifop, dont le sondage a été réalisé la veille du premier tour du vote socialiste. Même à droite, le plan de sauvetage de 2008 est mis à mal, puisque ce type d’intervention n’obtient plus que 55% d’opinions favorables chez les sympathisants UMP. « La droite ne laissera pas passer un nouveau plan d’aide sans contrepartie », assure Jérôme Fourquet.

Article paru dans l'Humanité

 

Sénatoriales : majorité basculée, l’UMP désavouée

Avec 177 sièges sur 348, la gauche a obtenu dimanche la majorité absolue au Sénat. C’est historique : le Sénat n’est plus à droite, jamais un chef d’État n’avait connu un tel désaveu.

Malgré une élection très peu démocratique en elle-même, le Sénat s’est rapproché de l’état de l’opinion. Le mécontentement des citoyens a trouvé écho chez les élus locaux qui doivent gérer vaille que vaille des collectivités aux moyens amputés : suppression de la taxe professionnelle, RGPP, réforme territoriale…
Incontestablement, le coup est rude pour la droite et l’UMP en particulier.

L’alliance PS, EELV et PCF remporte la majorité absolue. Le Front de Gauche progresse globalement en nombre de voix. De beaux scores ont été faits dans de nombreux départements, comme le Lot, le Jura, le Loir-et-Cher et dans les Pyrénées. Pourtant Le PCF cède tout de même 2 sièges au PS, dans l'Essonne, à cause d’un dissident socialiste et en Seine Saint Denis. Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan, avec l’élection de Michel Le Scouarnec. Le groupe Front de Gauche du Sénat compte désormais 21 élus dont 20 communistes.

Au final, c’est surtout le groupe socialiste qui se renforce avec 123 sièges, tout comme EELV qui remporte 10 sièges contre quatre sortants. Il y a également 13 sénateurs divers gauche, 1 MRC et 10 PRG.
La droite est assez fragmentée : l'UMP conserve tout de même 124 sièges, le Nouveau Centre 12, le MoDem 4, le Parti Radical 4, la Gauche Moderne et le MPF ont chacun 1 sénateur, plus 18 divers droite.

Prochaine étape : l'élection, samedi 1er octobre, du nouveau président du Sénat. Gérard Larcher, l'actuel président, se présentera à nouveau. Le candidat de la gauche devrait être Jean-Pierre Bel.

La réaction de Pierre Laurent : La citadelle de la droite est tombée !
"C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale. (…) Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté."

Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF : "Malgré un scrutin aux modalités contestables, cette « prise du Palais d'hiver » traduit la colère que suscite la politique antisociale du gouvernement. Cet événement est aussi une réponse au coup de force contre la démocratie auquel la majorité présidentielle s'est livrée avec sa reforme des collectivités. C'est un formidable encouragement a se rassembler pour battre la droite aux élections présidentielle et législatives et imposer une politique qui réponde enfin aux besoins de nos concitoyens et du pays".

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Val d'Oise : sénatoriales 2011

bouteille_et_flute_de_champagne.jpgLe Val d'Oise aura de nouveau trois sénateurs de gauche : Alain Richard (PS), Dominique Gillot (PS) et Robert Hue (MUP) sont élus.

A droite, Hugues Portelli et Francis Delattre sont élus sur deux listes toutes deux investies par l'UMP.

Jacqueline Eustache-Brinio, maire de Saint Gratien, deuxième sur la liste conduite par H. Portelli, ne siègera donc pas au Sénat. En 2010, elle avait été devancée dans sa propre ville par la liste de gauche lors des élections régionales.

Sur les exprimés (2127) :

Liste Richard (PS/PCF/EEE) : 973 voix soit 45.75% et 3 élus dont Robert Hue

Liste Portelli (UMP) : 499 voix soit 23.46% et 1 élu

Liste Delattre (UMP aussi) : 340 voix soit 15.98% et 1 élu

Liste Sueur (Centre) : 185 voix (soit 8.7%)

Liste Boumédienne (Alternative) : 85 voix (soit 4%)

Liste Simonnot (FN) : 45 voix (soit 2.11%)

 

Le Sénat à gauche dans une semaine ?

s_nat.jpgLa droite s’inquiète. Le 25 septembre prochain le Sénat se renouvelle partiellement. 71 890 « grands électeurs » de 44 départements, dont tous ceux de l’Ile de France, éliront 170 sénateurs pour un mandat de 6 ans. Le scrutin est ainsi fait que la Haute Assemblée, prétendument représentative des territoires, est ancré à droite alors que la grande majorité des collectivités est dirigée par la gauche. Jamais le Sénat n’a basculé mais pour la première fois sous la Vè République, la droite pourrait y perdre la majorité. Il suffit que 23 sièges tombent de droite à gauche, celle-ci comptant déjà 153 sénateurs sur 453. Les gains électoraux de la gauche dans les collectivités locales ces dernières années devraient y aider. Et surtout, les grands électeurs, essentiellement des élus locaux, pourraient profiter de l’occasion pour exprimer leur fort mécontentement vis à vis de la politique gouvernementale et ses conséquences sur les territoires. Réforme des collectivités locales, gel des dotations d’État pour trois ans, qui amplifie l’asphyxie financière engagée avec la suppression de la taxe professionnelle en 2009 sont des sujets qui fâchent. S’ajoute le danger d’une « recentralisation » avec la création de métropoles et d’intercommunalités concurrençant les régions et départements, éloignant les citoyens des lieux de décision. Le nouveau statut de « conseiller territorial » est aussi fortement contesté, les 102 présidents de conseils généraux s’étant prononcés contre. Le basculement du Sénat serait évidemment un signe très négatif pour la majorité à quelques mois des élections présidentielle et législatives de 2012.

Dans le Val d’Oise, la situation à la veille de ces élections est cocasse puisque pas moins de trois listes de droite sont constituées, dont deux officiellement investies par l’UMP… Curieusement, ces trois listes sont toutes conduites par … des hommes, réduisant donc fortement la possibilité de voir élire une femme. Pour certains, il s’agit purement et simplement d’un détournement des règles de la parité s’appliquant aux élections sénatoriales. « Les hommes sont tête de gondole et les femmes pompom girls » ironise le PS val d’oisien. La grogne d’étend jusque dans les rangs de la droite, puisque le maire de Saint Gratien, Jacqueline Eustache Brinio, deuxième sur la liste conduite par le maire d’Ermont, confie au Parisien son agacement : « Cela fait partie des choses qui font mal, je ne le cacherais pas. Investir deux têtes de liste masculines à l’UMP se fait évidemment au détriment des femmes. Dès qu’on peut détourner la parité, on le fait !» En désaccord donc avec le patron de l’UMP 95, qui pense à un mauvais procès, puisque, dit-il, « je n’y ai même pas pensé ! » Disons au passage que cela est bien regrettable, de ne pas penser à la place à accorder aux femmes…..

Quant à Madame Eustache, une deuxième défaite électorale serait pour elle malvenue. Élue à grand peine, lors des élections de mars 2010, dans la minorité du conseil régional, elle fut devancée dans sa propre ville au deuxième tour par la liste de gauche. Sera-t-elle élue à nouveau dans un groupe minoritaire si le Sénat bascule à gauche ? Ou écartée du podium par ses propres amis de l’UMP ? Ou bien encore handicapée par ses récents démêlés avec le Tribunal administratif pour atteinte au droit de réunion et ses positions discriminatoires, excluant des services municipaux les réfugiés politiques résidant sur sa commune ? Des risques non négligeables. Réponse dans quelques jours, le 25 septembre.
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Crise financière : il est temps d’imposer une autre logique

crise.JPGLes banques nous ont conduits dans le mur !

La spéculation affole le monde par sa rapacité. Les banques dictent maintenant leurs ordres aux États pour étouffer nos pays dans l’étau de la vie chère et du crédit. Les dirigeants des États et les politiques libéraux, de droite comme de gauche, refusent de s’attaquer aux origines de la crise, la spéculation financière, et se soumettent aux diktats des marchés financiers et de leurs agences de notation.

Pourtant, rappelle Pierre Laurent , secrétaire national du PCF, « de la Grèce à l’Égypte en passant par l’Espagne et Israël, le monde entier rejette l’austérité. Une vraie politique de gauche se doit d’inverser cette logique et de proposer une relance sociale. » Les solutions existent pour sortir de la crise à condition d’avoir le courage de dire et de faire en sorte de dessaisir les marchés financiers de leur pouvoir.

La dette : une affaire qui rapporte

Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière.

Deux exemples :

• Avant 1974, les États européens pouvaient emprunter directement aux banques centrales nationales à 0%. C’est maintenant interdit, ils sont contraints d’emprunter sur les marchés financiers aux banques privées. Depuis 1974, la France a payé en intérêts 1 200 milliards d’euros, à comparer avec les 1 641 milliards de dette publique actuelle !

• Les banques privées obtiennent de l’argent auprès de la Banque centrale européenne ( la BCE) à un taux de 1,5% pour re-prêter aux États entre 3 et 15%, comme à la Grèce pour ce qu’elles appellent un sauvetage !

La finance dicte sa loi

Nos gouvernants, issus d’élections, reçoivent maintenant des injonctions du secteur privé leur disant ce qu’ils doivent faire. Et plutôt que d’écouter leurs peuples, ils s’y plient quand ils ne les devancent pas.

Deux exemples :

• Après le plan du FMI pour la Grèce, c’est la Banque centrale européenne, indépendante des pouvoirs politiques comme l’a confirmé le Traité de Lisbonne, qui envoie une lettre au gouvernement italien. Elle l’incite à agir par décret pour « libéraliser l’économie italienne ; privatiser les entreprises locales qui gèrent les déchets, les transports, l’énergie ; assouplir le droit à licencier ; réduire le niveau de rémunération ; réduire le niveau de protection sociale… pour doper la compétitivité. »

• L’agence de notation Standard et Poor’s, qui a dégradé la note des États-Unis, décerne un brevet de bon élève à Sarkozy pour sa réforme des retraites « une mesure intelligente » et pour « ses choix de rigueur budgétaire bien conçus » et l’encourage à poursuivre dans cette voie pour garder son AAA. Aux ordres, Sarkozy demande aux parlementaires français d’inclure la règle d’or dans la constitution, c’est à dire graver dans le marbre constitutionnel les politiques d’hyper- austérité.

Privations et privatisations, ce sont les peuples qui paient la crise

Alors que ce sont les marchés financiers qui conduisent le monde au bord du gouffre, tout est fait pour maintenir leurs profits et nous faire payer l’addition à grands coups de privatisations et de réduction des dépenses sociales.

Deux exemples :

• Le FMI a imposé à la Grèce 50 milliards d’euros de privatisations. Le secteur privé, avec l’argent que continue de lui verser la Grèce pour sa dette, pourra lui acheter à des prix intéressants des ports, des aéroports, des universités, l’énergie…. Et ce seront encore les Grecs qui paieront plus pour se déplacer, étudier, se chauffer ou s’éclairer.

• En France, le nombre de personnes privées d’emploi continue d’augmenter de façon dramatique. A cette annonce, Christine Lagarde, nouvelle directrice du FMI et ancienne ministre de l’Économie et des Finances de Sarkozy, préconise « de renforcer la rigueur notamment salariale » et de poursuivre la politique d’exonération et de cadeaux aux entreprises qui pourtant délocalisent et licencient.

Quand on est de gauche, on ne transige pas

Dans sa lettre aux parlementaires, le président de la République plaide en matière de politique européenne pour une alliance « au-delà des intérêts partisans » à une union sacrée pour la maîtrise des déficits publics ».

Ces vibrants appels à l’union nationale relayés par des dirigeants du Parti socialiste permettraient, s’ils étaient entendus, d’obtenir la majorité nécessaire à l’adoption par le parlementaires de la « règle d’or ».
Pour le Parti communiste français, les choses sont claires : il est hors de question de prêter la main à l‘adoption de ce projet injuste, inefficace, contraire à l’intérêt général et à la souveraineté de notre pays. Nos parlementaires ne voteront pas ce projet que nous combattons avec détermination, avec toutes les forces du Front de Gauche et leur candidat commun à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Changer de logique et imposer d’autres choix, c’est possible

La France ne doit pas seulement se battre pour une solution juste et solidaire au défi de la dette en Europe. Elle doit agir pour émanciper l’Union européenne de la dépendance des marchés financiers en retrouvant à tous les niveaux, national et européen, la maîtrise publique de la finance et du crédit, en taxant les banques et les profits financiers, en changeant le rôle et les missions de la BCE, en relevant les salaires et en développant les services publics. La France pourrait agir pour remplacer le Fonds européen de stabilité financière, qui soutient les marchés, par un Fonds européen de soutien au développement social et solidaire des pays européens.

Et précisément, le Parti communiste propose :

• Un pôle public bancaire délivrant un crédit sélectif favorables aux investissements porteurs d’emplois, de salaires, de formations et de recherche

• Des droits nouveaux pour les salariés à l’entreprise à l’inverse des droits de décision que se sont octroyés les marchés.

C’est cela dont le PCF et le Front de Gauche seront porteurs tout au long de cette année électorale et ce week-end lors de la fête de l’Humanité.

Argumentaire PCF

 

L’Humanité invite Charlie-Hebdo

huma_annonce_fete.jpgLe vendredi 16 septembre, un numéro de l'Humanité à ne pas manquer !

Les dessinateurs du journal satirique " Charlie- Hebdo" commentent l’actualité dans l'Humanité. Dans ce numéro, un sondage exclusif : "Qu’attendent les Français des candidats de gauche ?" Et un cahier de 4 pages avec tous les débats de la fête de l’Humanité.

Retrouvez aussi Charlie Hebdo sur la Fête de l'Humanité, vendredi 16 septembre à 18 heures 30 : présentation des Mille Unes de Charlie Hebdo, avec l’équipe du journal satirique au Village du livre.

 

L’austérité nous mène dans le mur

Pierre Laurent : « L’austérité nous mène dans le mur »

Selon Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, la rigueur doit être celle de la gauche envers les marchés financiers et le capital pour porter une alternative de changement.

La gauche socialiste promet le changement et reprend à son compte le thème de la rigueur. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Pierre Laurent. Il y a une erreur d’analyse sur les causes de la crise. Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop-plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière. Les énormes profits acquis contre les salaires, par la précarisation de l’emploi, par la fragilisation des ressources de l’État, sont les causes réelles de la situation auxquelles il faut s’attaquer.

Est-ce à dire qu’il faut rompre ?avec ce dogme de la rigueur ?

Pierre Laurent. Dans toute l’Europe, ce dogme de l’austérité est en train de nous entraîner dans le mur. En Grèce, il y a un an, l’Europe libérale imposait un plan d’austérité en promettant le retour de la croissance. Aujourd’hui, il est demandé aux Grecs des sacrifices supplémentaires, comme les privatisations, qui ne conduiront pas ce pays à sortir de la crise mais affaibliront son potentiel de croissance et ses possibilités de rembourser sa dette. Ce diagnostic vaut pour toute l’Europe. Face à la crise, la réponse unique qui consiste à faire payer la dérive des marchés financiers aux peuples par des politiques d’austérité et de privatisation n’est en aucun cas une solution conforme à l’intérêt des peuples.

Pour autant, le déficit budgétaire de la France – 140 milliards d’euros en 2010 – est une réalité. Quelles sont vos solutions : réduire la dépense publique ou trouver de nouvelles recettes ?

Pierre Laurent. La dette publique a deux origines. La première réside dans le sauvetage de la dette privée sur des fonds publics. La seconde, c’est l’insuffisance de ressources de l’État liée aux politiques d’exonérations fiscales du capital et de précarisation de l’économie et de l’emploi. Il est impératif de restaurer les capacités de développement des États européens pour leur permettre de rembourser leurs dettes. Et ce, sur la base d’une croissance saine, fondée sur des investissements favorables à l’emploi et des dépenses utiles aux besoins des peuples. Tout le contraire des politiques actuelles, faites d’austérité et de purges sociales. Il est urgent de taxer le capital et de juguler la spéculation financière.

Cette question sera-t-elle ?au cœur des débats à gauche en vue ?de l’échéance de 2012??

Pierre Laurent. C’est particulièrement sur ce point que la gauche devra se différencier des politiques qui, sous la férule de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, sont imposées dans toute l’Europe. Le débat devra se mener pour clarifier ?les engagements de chacun. ?C’est la condition pour porter ?une politique de gauche ambitieuse. Avec le Front de Gauche, nous sommes la force qui, dès 2005, en nous opposant au traité constitutionnel, a vu et dénoncé l’impasse des politiques libérales. Aujourd’hui, avec la dynamique ?de rassemblement que nous impulsons, nous continuons ce combat pour une véritable alternative de gauche en 2012.

Entretien réalisé par Max Staat pour l’Humanité
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Tract PCF-Front de Gauche : En 2012, prenez le pouvoir !

 

Présidentielles et législatives 2012 : demandez le programme !

« Putain, encore un an ... » titrait l’Humanité de vendredi 6 mai….

« Et alors ? On pleure ? On dit "p…, encore dix mois", "p…, encore neuf mois"... et on laisse passer ? C'est quoi, vos propositions ? Pourquoi a-t-on supporté Sarkozy et ses réformes désastreuses ? Parce qu'on a une gauche incapable ! P.. , encore un an à attendre que DSK vienne nous sauver ? Ou y a -t- il autre chose d'envisageable ? Et quoi ? » nous interpelle en retour un lecteur du blog…

Voici quelques éléments de réponse.

Le Parti communiste français a mis au pot commun du Front de Gauche, alliance réunissant le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire, ses réflexions programmatiques.
Pour une gauche de gauche.

Jugez sur pièces en ouvrant l'annexe de ce billet.

Ce document est en 6 parties, dont voici les titres :

  • Droits sociaux et partage des richesses
  • Une République solidaire et fraternelle
  • Reprendre le pouvoir sur l'argent ; la planification écologique pour un nouveau mode de développement humain et durable
  • Convoquer l'assemblée constituante de la VIe République, le pouvoir au peuple
  • S'affranchir du carcan du traité de Lisbonne pour construire une autre Europe
  • Changer le cours de la mondialisation : une politique internationale de paix et de coopération

Vos réactions sont les bienvenues, car comme le clame une affiche du PCF : « Sans vous, rien ne se fera ! »
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Déclaration du Front de Gauche après le second tour des cantonales 2011

logo_FdG.jpgDans ce deuxième tour, le Front de Gauche participe de façon décisive à l’amplification du résultat de la gauche. Il s’agit d’une défaite des candidats de la droite et plus particulièrement de la majorité présidentielle.

Le Front de Gauche est confirmé ce soir comme la deuxième force à gauche. Il était la seule force de gauche au premier tour à progresser en voix par rapport aux Régionales, il va gagner ce soir des conseillers généraux.

118 conseillères générales et conseillers généraux en France Métropolitaine qui représentaient notre rassemblement dans cette élection sont élu-es ou réélu-es.

Trois départements sont gagnés par la gauche. Le Front de Ggauche contribue à ces victoires. Deux conseils généraux étaient présidés par des élus communistes du Front de Gauche. Ils sortent de ce scrutin avec des majorités confortées.

Les leçons de ce scrutin au premier tour ne doivent pas être oubliées.

L’abstention n’est pas le signe d’un désintérêt de nos concitoyens- mais la manifestation d’un écart grandissant entre leurs aspirations et les réponses apportées globalement par les partis politiques. Beaucoup de nos concitoyens expriment ainsi leur rejet du système et des injustices sociales. Il s’agit bien d’une crise démocratique très profonde sur fond de crise sociale. Elle nous conforte à proposer un changement profond de la République sur des bases démocratiques et sociales. Le score du Front National reflète à sa manière cette crise. Il est plus profondément le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a banalisé plusieurs de ses thèmes. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le FN, est essentiellement fort des faiblesses des partis traditionnels à répondre à cette crise. Il vise en réalité à détourner l’aspiration au changement de nos concitoyens.

Si la droite et sa politique sont sanctionnées, la question d’une alternative crédible à gauche reste donc posée. Elle ne pourra voir le jour qu’en répondant aux aspirations des classes populaires.

C’est pourquoi, fort de ces résultats, le Front de Gauche entend amplifier la démarche politique qu’il a initiée.

Le Front de Gauche va consacrer toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n’en peuvent plus de la politique gouvernementale, à soutenir leurs luttes.

Il va multiplier les initiatives dans les semaines et les mois qui viennent, notamment autour du programme qu’il entend porter dans les élections à venir, pour créer la dynamique politique et populaire indispensable à sortir la France de la crise et à réussir le changement.
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Déclaration commune du Parti socialiste, du Parti communiste français, d’Europe-Ecologie-les Verts, du Parti radical de gauche et du Mouvement républicain et citoyen

Élections cantonales 2011

Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales. Ils ont voulu, par leur vote, signifier une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.

Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continue de se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités progressent et notre République est abimée. L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement.

Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifier dimanche prochain le vote du premier tour.

Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.

Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.

Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012.

 

Déclaration du Front de gauche sur le premier tour des élections cantonales

front.jpgAu soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné.

L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république ! La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n'en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d'un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus. Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite.

 

Saint Gratien : la gauche divisée

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         La gauche siègera désormais en deux groupes séparés au Conseil municipal.
Fin octobre 2010, les élus du PS ont informé les élus communistes de leur volonté de scission du groupe formé jusqu’ici au conseil municipal de Saint Gratien . Nous n’avons pu que prendre acte de cette décision et nous nous considérons dès lors comme exclus de ce groupe, que pour notre part, nous n’avons jamais envisagé de quitter.
Depuis 1995, et durant plus de deux mandats municipaux, le PS et le PCF ont siégé ensemble dans un même groupe. Chaque formation a su travailler ensemble, dans le respect des différences de chacune. Cela n’a nullement empêché l’expression propre de chaque parti au sein du conseil municipal, ni dans la ville. Nous avons rédigé depuis 2001, tous les deux mois, un article destiné à la revue municipale. Nous avons même, entre 1995 et 2008, édité assez régulièrement un bulletin du groupe, rendant compte de notre action municipale.
Il reviendra aux élus socialistes d’expliquer aux Gratiennois les raisons qui font que ce travail commun n’est plus envisageable aujourd’hui.
Les « différends » évoqués par le PS sont à notre avis mineurs et auraient pu être surmontés avec un minimum de bonne volonté.
Nous avons certes déploré que le PS local n’ait émis aucun avis concernant la décision du maire de ne pas scolariser 25 enfants à la rentrée scolaire 2010, se mettant ainsi dans l’illégalité et foulant aux pieds la devise républicaine inscrite au fronton de chaque mairie : Liberté-Egalité-Fraternité. Notre mobilisation à ce sujet n’a rien d’idéologique et le fait que le PS ait décidé de ne pas y participer nous interroge. Mais à notre avis, cette divergence porte davantage sur la forme de l’action à mener que sur un réel désaccord fondamental.
Nul doute enfin que la première à se réjouir de la rupture de notre groupe sera Madame le Maire, à qui les élus socialistes offrent le magnifique cadeau d’une opposition désunie. Soyons conscients que dans la période politique actuelle, la gauche se doit de présenter une riposte commune, quelles que puissent être par ailleurs ses divergences sur les solutions politiques de fond. C’est particulièrement vrai à Saint Gratien, face à une droite forte et autoritaire. La séparation du groupe municipal PC/PS dont le PS porte l’entière responsabilité, s’apparente à une faute politique majeure.
Nous continuerons en ce qui nous concerne à faire entendre une voix différente au conseil municipal sous l’étiquette « PCF- Front de Gauche », et à mener dans la ville, des actions contre les discriminations, pour la défense des services publics locaux, pour une politique sociale au service des habitants.

Les élus communistes au Conseil municipal, Jean-Marie Jouanjan et Isabelle Volat

 

La retraite, une affaire de jeunes ?

_608_.jpgLa réforme est faite pour les jeunes et ce n’est pas dans la rue que les lycéens doivent être actuellement, à en croire le gouvernement. Pourquoi donc tant de jeunes s’engagent-ils dans la contestation du projet de réforme des retraites ? La retraite est-elle le seul motif des jeunes d’entrer dans la mobilisation ?
Evacuons d’emblée l’accusation souvent entendue qui ferait de la gauche une grande manipulatrice de la jeunesse. Si la mobilisation sur commande était aussi facile… nous n’aurions pas un tel déficit de jeunes militants, ni un tel déclin de l’intérêt des jeunes pour la politique. L’accusation d’instrumentalisation est non seulement méprisante pour ceux qui ne sont alors considérés que comme des pantins, mais de plus, totalement irréaliste. Notons tout de même que la droite, elle aussi, cherche à impliquer les jeunes : on a vu récemment fleurir quelques affiches signées « jeunes UMP » qui claironnaient : « J’ai 20 ans et je veux une retraite ! » Même l’UMP reconnaît donc que la retraite peut être une affaire de jeunes. C’est lorsqu’ils descendent dans la rue pour contester le projet gouvernemental que le bât commence à blesser…
Exit le schématisme de la communication gouvernementale. Qu’est-ce qui pousse les jeunes à descendre dans la rue ? Comment comprendre qu’on se préoccupe de sa retraite lorsqu’on a 20 ans ?
La question de la retraite n’est vraisemblablement pas uniquement centrée sur l’âge de fin de carrière professionnelle. Premier problème, les jeunes ont parfaitement compris que si leurs parents restaient plus longtemps sur le marché du travail, ils rencontreraient eux-mêmes encore plus de difficultés à y entrer. C’est pourquoi le slogan « Les jeunes au boulot, les vieux au repos » rencontre un vif succès dans tous les défilés. La situation actuelle des jeunes est déjà particulièrement difficile et ils envisagent leur avenir professionnel avec une forte anxiété. L’âge du premier emploi stable se situe autour de 27 ans. Le taux de chômage des jeunes actifs de 15 à 24 ans atteint 23% en France, un des plus élevés des pays européens. Plus de 26% des jeunes sont en CDD, contre seulement 8% du reste de la population. 45% des pauvres sont des jeunes. Chômage, salaires de misère, problèmes de logement dus aux loyers inabordables, sont le lot de beaucoup de jeunes, même diplômés. Le risque de devoir vivre moins bien que leurs parents est désormais posé avec acuité. Ces difficultés, vécues comme des injustices, ne sont certainement pas pour rien dans l’irruption soudaine des jeunes dans les cortèges. Absents de la politique et du syndicalisme depuis plus de 30 ans, les jeunes prendront-ils, à l’occasion de ce conflit social sur les retraites , conscience qu’ils doivent participer à la vie politique du pays ? Faute de quoi, tout se fera sans eux, et souvent, contre eux. Ils sont aujourd’hui 73% à soutenir le mouvement social contre la casses des retraites et ils désapprouvent massivement l’action du chef de l’état. Avec quelles conséquences sur leur engagement politique dans les années à venir ?
Sur le même thème, parue sur ce blog le 30 août 2010, la « lettre aux jeunes » de la CGT.

 

PS, réveille-toi !

La quasi-totalité de la gauche s’est retrouvée le 6 mai dernier dans une salle parisienne, pour tenter de sceller un pacte unitaire et faire reculer la droite sur les retraites. Les partis de gauche PCF, Parti de gauche , Gauche unitaire du Front de Gauche, PS, Verts, NPA, étaient aux côtés des syndicats CGT, FSU, Solidaires, Unef et de Copernic et Attac, associations à l’initiative d’une pétition qui a recueilli 50 000 signatures.
Ce n’est pas encore une alternative commune, ni surtout l’annonce de solutions partagées sur le financement des retraites. Cela n’efface pas les tiraillements au sein du PS qui continue de cultiver le flou artistique. PS qui oscille entre volonté affichée de consolider le système par répartition, maintenir l’âge légal de départ à 60 ans et le niveau des pensions, taxer les revenus financiers.. et les déclarations de responsables socialistes en faveur de l’augmentation de la durée des cotisations. N’est-ce pas François Hollande lui-même qui déconseillait à son parti de participer au meeting commun car « on ne peut participer à des réunions que si on est d’accord à la fois sur un constat mais aussi sur des solutions. » A noter que le PS n’a toujours pas fait connaître les siennes, de solutions… sous le fallacieux prétexte que le gouvernement pourrait y trouver des idées pour son propre projet … Ennuyeux, si cela était le cas… Parti schizophrène, le PS, pris entre le soutien à Strauss-Kahn et la participation à des initiatives communes ? Englué dans ses contradictions, faisant cavalier seul, le PS n’affiche pour le moment pas une grande détermination à défendre notre système de retraites. Le meeting unitaire du 6 mai amorcera-t-il enfin le réveil du PS ?
«Quand l’essentiel est en jeu, la gauche est en capacité de se rassembler pour résister, et demain, je l’espère, pour proposer », a déclaré Razzi Hammadi, secrétaire national du PS. Que la gauche fasse front pour les retraites, nous l’espérons tous ! Il y a urgence !
Isabelle Volat

 

Le Front de Gauche présente sa liste pour le Val d’Oise

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J’ai participé à la présentation de la liste du Front de Gauche pour le Val d’Oise lors d’une conférence de presse à Argenteuil le 17 février.

Cette liste « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » rassemble autour de Jean-Michel Ruiz des militants du Parti communiste, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire ainsi que des Alternatifs, des membres du PCOF, d’Alternative citoyenne, du M’PEP et des candidats n’appartenant à aucune organisation politique. Élus, syndicalistes, militants, les candidats connaissent bien la réalité du département et les différentes luttes qui s’y mènent. Ainsi la tête de liste peut affirmer : « Nous sommes les candidats 100% mouvement social ! »

Notre objectif premier est, non pas de diviser la gauche, mais de battre la droite sur des valeurs de gauche. Nous souhaitons faire de la région Ile de France un pôle de résistance à la politique de casse du gouvernement Sarkozy. Mais l’antisarkozysme n’est pas suffisant. Nous défendons une véritable rupture avec le libéralisme : une politique ambitieuse clairement ancrée à gauche.

Les candidats ont rappelé quelques-unes des propositions portées par la liste, en matière de transports (zone unique tarifaire en Ile de France), de logement (construction de 50 000 logements sociaux par an). Nous avons réaffirmé notre attachement au service public, illustré par de nombreux exemples locaux : actions contre la privatisation de la Poste partout dans le département, défense des hôpitaux de Pontoise et d’Argenteuil, pour les logements sociaux, les lycées, l’emploi comme à la Snecma ou Dassault à Argenteuil. Au plan économique, le Front de Gauche dénonce les licenciements dans l’industrie val d’oisienne et rappelle ses propositions originales et efficaces pour une autre utilisation de l’argent public, une réorientation du crédit pour peser sur la gestion des entreprises et les inciter à investir dans l’emploi et la formation.

De nombreuses initiatives de terrain sont prévues pour rencontrer les habitants du département. Pierre Laurent qui conduit la liste du Front de gauche pour l’Ile de France sera dans le Val d’Oise le 26 février et le 6 mars. Un meeting régional est programmé le 1er mars à Paris.

A Saint Gratien, nous serons présents avec Jean-Michel Ruiz, tête de liste pour le Val d’Oise_, devant les magasins du centre ville samedi 20 février à partir de 17 heures … et comme chaque semaine de l’année, nous vous attendons dimanche 21 au marché municipal__ !

Isabelle Volat

 

Le Front de gauche, c’est parti !

meeting.bmp A neuf semaines des élections, le Front de Gauche lance sa campagne des régionales dimanche lors d’un meeting à Paris le 10 janvier.
Le tout jeune « Front de Gauche « qui a vu le jour lors des élections européennes de juin 2009, regroupe trois principales organisations : le PCF, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire issue du NPA. De nouveaux partenaires sont venus enrichir ce rassemblement qui conduira, dans 17 des 22 régions, des listes communes intitulées Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes.
« Nous faisons œuvre utile en proposant des listes d’une gauche qui lutte, d’une gauche qui espère et d’une gauche qui dans les régions se mobilisera et participera à de vraies politiques de gauche » : c’est ainsi que Marie-George Buffet a présenté les orientations de la campagne.
« Nous n’avons pas d’autres ennemis à gauche que la résignation et la passivité et nous restons bras ouverts à tous ceux et celles qui veulent nous rejoindre. Le vote pour nos listes, sera le vote de « l’antisarkozysme utile », c’est-à-dire une sanction qui se transforme en action. Je peux vous dire que nous visons beaucoup d’élu-e-s dans cet objectif et vous verrez qu’ils, elles vont vitaminer la gauche.
Vitaminer, booster la gauche française, c’est avant tout faire progresser sa capacité à penser le monde de demain. La gauche a besoin d’un grand retour des idées sur la scène politique. Le capitalisme mondialisé nous oblige à imaginer des solutions nouvelles. Nos listes porteront cette volonté d’imaginer un monde au-delà des règles actuelles du capitalisme financier. »
Ces élections régionales se déroulent dans un contexte particulier, puisque la réforme gouvernementale sur les collectivités territoriales pourrait sonner le glas des régions telles que nous les connaissons actuellement, en les privant notamment d’une grande partie de leurs ressources, et donc de la possibilité de mettre en œuvre leurs missions auprès des populations. Ces élections ont un double enjeu : c’est une consultation nationale à mi-mandat présidentiel et la dernière occasion de défendre les collectivités locales et les services publics qu’elles assurent.
Le Front de gauche, c’est parti pour faire vivre une gauche combative qui fasse des régions des « pôles de démocratie et de résistance». Pas fini d’en entendre parler !
Isabelle Volat

Pour plus d'info

 

Le Front de gauche : un rassemblement qui s’élargit

Les prochaines élections régionales auront lieu en mars 2010, à mi-mandat de notre omniprésident. La gauche dirige actuellement 20 des 22 régions : seules la Corse et l’Alsace ont un conseil régional de droite.

Ces régionales seront une étape décisive dans la vie politique française. La droite espère en faire un tremplin pour la poursuite de son programme rétrograde, en reprenant à la gauche nombre de présidences de régions. Pour les Français, ce sera la seule occasion avant 2012 d’exprimer leur rejet de l’ultralibéralisme : attaques sans précédent contre les services publics, bouleversement de notre organisation territoriale, concentration et confiscation des pouvoirs, développement des inégalités… Or, les régions peuvent devenir des pôles de résistance et promouvoir d’autres logiques en matière de services publics, d’utilisation de l’argent, de nouveaux droits pour les citoyens..

Nous connaissons une crise sociale, économique, démocratique, écologique sans précédent. Les luttes, qui existent et se développent, se heurtent malheureusement à un manque de perspective à gauche , un projet politique inexistant et un affrontement entre « les deux gauches » sur fond d’alliances au centre, de dérives socio-libérales qui ne peuvent conduire qu’à des impasses.



Le PCF, qui a déjà connu l’expérience positive du Front de Gauche lors des élections européennes, souhaite reconduire un rassemblement élargi, ouvert à des personnalités, des militants syndicaux et associatifs de gauche. Le Front de gauche n’est pas « un cartel d’organisations, mais un élan » dit Marie-George Buffet. Il doit franchir une nouvelle étape et s’élargir à d’autres forces pour affirmer une voie différente pour la gauche.

Le PCF a donc lancé une « offre politique » à ses partenaires du Front de gauche, Parti de Gauche et Gauche Unitaire, mais également à tous les progressistes, pour constituer partout où cela sera possible, des listes de large rassemblement, avec de vrais programmes alternatifs. Les listes du Front de gauche ont vocation à fusionner au deuxième tour avec les autres listes de gauche, à l’exclusion donc du Modem. Cette proposition sera discutée dans les différentes instances du PCF durant le mois de novembre. Il reste en effet de nombreuses questions en suspens. La diversité des situations fait par exemple que des listes d’union avec le PS dès le premier tour pourront voir le jour dans certaines régions. Il faut en effet dépasser 5% pour pouvoir fusionner au deuxième tour. Les négociations avec les autres partenaires de gauche ne peuvent être également repoussées au soir du premier tour. Elles doivent être abordées bien en amont car les programmes élaborés ne peuvent se modifier entre les deux tours.

Si l’initiative du PCF a été favorablement accueillie au sein du Front de gauche (« une dynamique contagieuse ! »), quelques dents grincent par contre au PS où certains accusent les communistes d’être les diviseurs de la gauche et souhaiteraient un rassemblement allant du PCF au Modem, sur la seule base de l’opposition à Sarkozy : il est évident pour les communistes que cela ne suffit pas à faire une politique. D’autres responsables socialistes estiment en revanche que des listes autonomes du Front de gauche sont légitimes. Soyons clairs : l’objectif de listes autonomes au premier tour ne constitue pas une attaque contre le PS, et ne cherche pas à rompre les ponts au sein des divers partis de gauche, mais au contraire « à faire bouger le curseur ». Ces listes seront un atout pour battre la droite, sur des objectifs clairs.

Quant au NPA, il persiste et signe dans son isolement tout à fait regrettable. Il vient de confirmer son désaccord avec le Front de gauche en affirmant qu’il n’est pas question de participer avec le PS à la gestion des régions. N’ayant pas pris en compte son relatif échec lors des européennes, il continue dans sa stratégie de « stérilisation » de ses voix en refusant de participer à une quelconque majorité territoriale. Peut-on rester éternel opposant sans jamais s’impliquer dans la mise en œuvre de ses propositions ?



Les élections régionales peuvent être l’occasion d’un sursaut : réveiller la gauche, stopper la grande entreprise de démolition sarkozyste, c’est urgent. Entre opposition stérile et dérive libérale, la gauche constructive y travaille ! arton9766-be927.jpg

 

Saint Gratien : après la réussite du 3 octobre, les forces de gauche s’expriment ensemble

La votation citoyenne du 3 octobre aura connu un franc succès dans notre ville. On aura rarement vu autant de Gratiennois se mobiliser : en quelques heures, 799 votants se sont pressés autour des urnes artisanales tenues par différentes organisations syndicales, politiques ou associatives.

Nous considérons que cette journée a été un grand moment démocratique, riche d’échanges et de débats. Les forces de gauche, lorsqu’elles se rassemblent sur des objectifs clairs, emportent une forte adhésion des citoyens.

La bataille autour de la poste ne saurait s’arrêter là. A Saint Gratien, les organisations politiques de gauche qui ont participé au 3 octobre se sont retrouvées pour une déclaration commune. C’est suffisamment rare pour être souligné. Elles devraient participer ensemble aux prochaines actions du comité national, pour exiger le retrait du projet gouvernemental de changement de statut de la poste, et un référendum d’initiative populaire sur l’avenir du service public postal. Ci-dessous, le texte de la déclaration des organisations locales du NPA, du PS et du PCF.



Déclaration commune des forces de gauche de Saint Gratien

Oui à un grand service public postal

Samedi 3 octobre, dans toute la France, plus de 2 millions de citoyens, dans leur diversité, se sont massés et ont pris part à la consultation proposée par le « Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. »

A Saint Gratien, comme dans de nombreuses communes de France, la « votation citoyenne » a été un incontestable succès. Affluence devant les urnes, multiplicité et richesse des échanges auront marqué cette journée.

799 Gratiennois ont pris part à la votation organisée dans notre ville par des militants associatifs, politiques (du NPA, du PCF, du PS) et syndicaux (CGT, Sud, Solidaires).

Nous remercions les habitants qui ont pris de leur temps pour déposer leur bulletin de vote et ainsi marquer leur inquiétude sur le devenir de la poste et leur attachement au service public. Beaucoup de vœux ont été émis quant à l’amélioration des services offerts par la poste, l’extension des horaires d’ouverture et leur respect, notamment à l’annexe des Raguenets, la mise à disposition d’effectifs supplémentaires aux heures de pointe… Face au tout marchand, au tout rentable, s’est fait entendre une demande de lien social et de services publics.

A Saint-Gratien, comme dans bien d'autres communes, des élus de la majorité présidentielle ont également pris part à la votation. L'initiative est transverse aux clivages politiques.

Et maintenant ? Au Président de la République de prendre en compte le vote citoyen. Il est temps que soit signée la loi permettant effectivement l'organisation d'un référendum sur l’avenir du service public de la poste. Les forces progressistes se prononceront à l’assemblée nationale contre le projet de transformation de la poste en société anonyme, projet qui ouvre la voie à la privatisation et exigeront la tenue d’un « référendum d’initiative populaire » sur l’avenir de la poste. Nous attendons aussi que les forces de gauche portent un véritable contre-projet à celui du gouvernement, dans l'objectif de promouvoir la mise en place d'un service public postal de qualité.

Les organisations locales du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti Socialiste et du Parti Communiste Français

  • Résultats de la votation citoyenne à Saint Gratien le 3 octobre 2009
  • Poste et centre commercial des Raguenets : 290 votants
  • Poste et commerces en centre ville 352
  • Marché 157
  • Total : 799 votants, « non » : 783, « oui » : 13, 3 abstentions

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La gauche est à la peine….

La droite sarkozyste a mis à profit l’été pour avancer dans ses projets de démolition sociale. Depuis la rentrée, les attaques tous azimuts continuent : privatisation de La Poste, réforme territoriale qui éloignerait les citoyens des centres de décision, casse du système éducatif, nouvelle taxe «écologique», mise à mal de la protection sociale, hausse immodérée du chômage…. J’en passe et des pires !

Et pendant ce temps-là…. à gauche…. aucun projet ne se construit, aucun rassemblement ne se profile, aucune dynamique ne s’ébauche….

On cherche l’homme providentiel (pour faire quoi ? appliquer quel programme ?) on se perd dans des querelles politiciennes à mille lieues des préoccupations des Français. Le PS s’enlise dans ses querelles internes. Il s’égare au centre ( c’est quoi, le centre ?) On cherche à faire croire à une « deuxième gauche » qui serait fréquentable puisque modérée et dont le seul ciment est l’antisarkozysme ( ou plutôt qui sera candidat contre Sarko…)

Aucune proposition alternative ne s’élabore, la seule grande question étant finalement : qui sera candidat en 2012 ? C’est le grand débat autour des « primaires ». La chose me laisse perplexe et je ne pense pas être la seule. La question essentielle aujourd’hui n’est pas de savoir quelle personne sera candidat en 2012 mais bien d’élaborer des réponses, immédiates et pour l’avenir, à la crise profonde du capitalisme qui touche toutes les couches de la société.

Le mécontentement est grandissant face à la politique de Sarkozy, mais ne trouve pas de réponse. Et pourtant, il y a urgence ! Urgence parce que les gens souffrent de plus en plus. Urgence car il ne faut pas les laisser désespérer de la gauche plus longtemps, faute de quoi ils continueront à s’abstenir largement lors des consultations électorales, voire pire encore…

La seule question intéressante pour s’en sortir, c’est de savoir s’il existe une alternative à la politique de la droite et qui sera capable de la faire vivre. Qui : pas un seul bonhomme, mais quel rassemblement. Visiblement chercher une nouvelle union avec le centre, ça n’a pas vraiment réussi : ni en Europe où les PS ont tenté l’aventure, ni en France lors des élections européennes où notre PS l’a payé d’un résultat plus que médiocre. Seule la droite tire profit de tels assemblages.

Dans un tel contexte, le « Front de Gauche », qui regroupe depuis les européennes diverses composantes ( le PCF, le Parti de gauche de JL Mélenchon et la Gauche unitaire issue du NPA ) représente un espoir à gauche. Il a rassemblé lors des élections européennes le score non négligeable de 6,5% des voix. Le Front de gauche, seul, est un rassemblement qui a « vocation à devenir majoritaire » et qui propose de reconstruire une alternative à gauche.

Reste qu’il est actuellement traversé par des divergences d’analyses, notamment en ce qui concerne le traitement à réserver au PS : faut-il tout faire pour le tirer à gauche ou décréter qu’il est infréquentable et qu’aucun accord ne se réalisera avec lui ? En tout état de cause, mon souhait est que le Front de gauche soit durable, « qu’il s’élargisse et prenne des couleurs » (MG Buffet) car sinon, l’espoir de changement restera pour longtemps encore une douce chimère….

Un texte commun vient d’être rédigé entre les organisations qui composent le Front de gauche qui réaffirment leur « volonté de poursuivre, élargir et enraciner le Front de gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes ». Le Front de gauche se structure avec un comité de liaison permanent et compte élaborer une plate-forme de propositions pour un projet alternatif à la politique de la droite ainsi que des mesures d’urgence face à la crise. Bon début…qui demande à être confirmé.

En Allemagne, le parti de la vraie gauche « die Linke » réalise le score prometteur de 12% , alors que les démocrates sociaux sont en perte de vitesse suite à leurs alliances douteuses…. Un exemple à méditer ?

 

Evénement à Saint Gratien : participation record au référendum contre la privatisation de la poste !

Dimanche 4 octobre, 13 heures…

Je quitte très difficilement le marché où nous venons de comptabiliser les votes recueillis depuis deux jours à Saint Gratien : nous sommes sans cesse interrompus par des personnes désirant encore voter ! Visiblement, cette initiative de « votation citoyenne » est un grand succès à l’échelle nationale et nous ne sommes pas mécontents non plus de nos résultats locaux…

Retour sur deux jours de vote non-stop en compagnie de militants PS, PC, NPA, CGT, Solidaires, de militants associatifs et de citoyens gratiennois... et premières idées sur la suite à donner à ce mouvement.

Samedi 8h30 : premier rendez-vous devant la poste principale de la rue Berthie Albrecht ; peu de monde encore devant La Poste mais déjà quelques votants allongent la liste des 105 signatures du dernier dimanche sur le marché.

Aux Raguenets 9h30 : deux points de vote se mettent en place devant le bureau de poste annexe et dans le centre commercial ; les discussions s’engagent et les feuilles d’émargement se remplissent.

Devant « Champion » au centre ville, chaude ambiance et nous regrettons de n’avoir installé qu’une table de signatures… Nous partons à regrets vers 13 heures, mais devant le nombre important de signatures et le très bon accueil, nous décidons de revenir l’après-midi.

Les mêmes au même endroit à 16 heures : le trottoir est fort encombré et la file d’attente s’allonge devant la liste d’émargement : « C’est comme à la poste, il faut faire la queue ! » selon un petit plaisantin… Mais même s’il y a souvent trop d’attente, les gens y tiennent à leur poste et ils le disent volontiers ! La plupart votent spontanément, les autres se laissent facilement convaincre et fort peu se désintéressent de la chose… Joli embouteillage devant le magasin et même dans la contre allée où certains pratiquent le vote au volant !

18h45 : nous levons le camp, nous avons épuisé notre stock de tracts et un peu de notre énergie… 747 votes en ce samedi soir. Mais surtout beaucoup de discussions avec des gens connus ou pas, et cet attachement au service public que je sous-estimais peut-être un peu…

Dimanche matin 9h30 au marché : dernier round ! Une affiche indique le nombre de votants de samedi et attire l’œil des retardataires. Nous sommes un peu fatigués mais les habitants sont en forme : plus d’une cinquantaine de personnes viendront demander s’il n’est pas «trop tard » pour voter car elles n’ont pu le faire hier… Pas de problème, nous devons faire remonter les résultats dimanche après-midi pour le décompte national.

A 13 heures, nous ouvrons les urnes et comptons les bulletins : 799 participants : certes, j’aurais mieux aimé 800 !

Alors, bilan de ces deux jours ?

Des échanges pleins de richesse et de diversité : les personnes âgées « accros » au service de proximité, des jeunes qui ne sont pas sans conscience, des usagers des services publics qui tiennent aussi à l’école ou à l’hôpital, ou qui, quand ils y travaillent, en décrivent la situation difficile faute de moyens. Des initiatives personnelles inédites comme la conseillère d’éducation qui raconte comment elle a fait signer 60 professeurs ou agents d’un lycée. Et on découvre cette vague, organisée ou individuelle, qui a fait que demain, le million de signatures de l’objectif initial sera certainement dépassé.

Premiers enseignements ?

Au niveau local, on redécouvre les immenses possibilités qu’ouvrent les échanges entre citoyens : on a des choses à se dire et ce n’est déjà pas rien. Il a été bon aussi de réaffirmer le lien fort qu’entretiennent les français avec leurs services publics. En ces temps de course au profit et de privatisation à tout va…. ouf, tous les yeux ne sont pas fermés ! Que les organisations nationales qui composent le «comité national » sachent en tirer toutes les conclusions, pour ne pas seulement appeler à dire « non » mais pour avancer des propositions de développement et d’amélioration des services publics que la politique de la droite a fortement dégradés.

Enfin, n’oublions pas qu’à Saint Gratien comme ailleurs, quand la gauche se rassemble sur des objectifs clairs, elle mobilise autour d’elle. Sans être naïf ni inconscient des divergences qui nous séparent, sachons tirer profit de ce que nous pouvons faire ensemble.

Et Madame le Maire, qui écrit au directeur de la poste pour se plaindre des dysfonctionnements du service postal dans la commune, que pense-t-elle de ces presque 800 personnes qui se sont exprimées ? Jeudi dernier, la majorité nous expliquait doctement que le conseil municipal n’avait pas à se prononcer sur la privatisation de la poste : certes, la question n’est pas de son ressort.. mais les Gratiennois ont bien compris où était leur intérêt dans cette affaire : peut-être verront-ils aussi où se situent les élus qui les soutiennent et s’engagent dans la défense de services publics essentiels…

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Chers lecteurs…

Depuis plus d’un an et demi, j’écris, plus ou moins régulièrement, des « billets » sur ce blog : informations locales de Saint Gratien ou réflexions plus générales sur les problèmes de société, la vie politique , les débats qui agitent la « gauche des gauches » et plus particulièrement le PCF. Vous me lisez de plus en plus régulièrement. Vous m’écrivez sous des pseudonymes plus ou moins heureux… des commentaires, souvent pertinents mais que je voudrais plus nombreux….

Aujourd’hui, je souhaite aller plus loin dans l’échange et ouvrir plus largement ce blog aux Gratiennois ( et aux autres !) en hébergeant leur parole. La «démocratie locale » est une belle idée, mais pour qu’elle ne reste pas au stade idéal, il faut mettre en œuvre des pratiques nouvelles. Sinon, je ne ferai pas mieux que Madame le Maire dans ses assemblées de quartier : informer, c’est bien (non, c’est naturel !) mais c’est notoirement insuffisant pour réaliser une vraie participation. Notre travail d’élu ne peut s’arrêter à une simple information des habitants. Nous devons également favoriser les échanges, susciter les interrogations, permettre l’expression de tous.

Dans cet esprit, j’accueillerai dorénavant des « invités » qui iront au-delà du simple commentaire et rédigeront des billets sur les sujets de leur choix.

Dans le respect des uns et des autres, une « charte rédactionnelle » fixera le cadre de cette collaboration : si je reste éditrice et à ce titre, responsable des écrits du blog, je ne désire bien évidemment ni censurer ni modérer les opinions de ceux qui se lanceront dans l’aventure de l’écriture… Je leur demanderai par contre d’écrire « à visage découvert » et non sous le couvert d’un pseudonyme ; ce qui peut être plaisant pour un commentaire humoristique ne convient plus pour un écrit plus argumenté et le lecteur du blog doit savoir qui s’adresse à lui. Hormis ces quelques réserves fixant les droits et devoirs de chacun, tout vous est permis…

Sachons communiquer à gauche pour Saint Gratien !

Chers lecteurs…. à vos plumes ! Vos lecteurs vous attendent !
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Du particularisme politique à Saint Gratien : droite dominante = gauche décevante ?

Après ce dimanche électoral comme toujours fébrile, procédons à une première analyse de nos résultats…

Au plan national, on constate une poussée à gauche.

Nul doute que les électeurs, neuf mois seulement après la présidentielle, ont voulu exprimer leur mécontentement. C’est un avertissement net pour Nicolas Sarkozy et pour ceux qui soutiennent sur le terrain sa politique de démolition sociale. Même en dissimulant leur étiquette UMP, ils ont été durement sanctionnés. Les électeurs ont très peu distingué vote national et vote local. Comment croire, comme le fait remarquer le journal « l’Humanité », que lorsque 44 millions d’électeurs se rendent aux urnes, c’est pour se prononcer sur la réfection du trottoir et non sur la baisse du pouvoir d’achat ?

De nombreuses villes vont basculer à gauche. Les maires et les conseillers généraux communistes sont souvent réélus très nettement et le PCF gagne Vierzon et Dieppe.

Le PCF redevient le troisième parti de France. Les électeurs ont souvent choisi l’union et des projets municipaux clairement ancrés à gauche. Il est, évidemment, nécessaire d’attendre le deuxième tour de dimanche prochain pour affiner cette analyse.

Et à Saint-Gratien ? Echappons-nous à ce désaveu de la droite ? Oui ! Jacqueline Eustache-Brinio est réélue particulièrement facilement et François Scellier remporte son siège dès le premier tour ! La gauche stagne au plan municipal.

  • Certes, depuis sept ans, la ville a beaucoup changé et des quartiers comme celui du centre-ville ont connu de vraies mutations socio-démographiques. La politique d’urbanisme mise en place par François Scellier et poursuivie par Jacqueline Eustache-Brinio est « payante » au niveau électoral !
  • Certes, comme trop souvent, l’électorat des quartiers populaires s’est nettement moins mobilisé que celui des quartiers aisés : 20 points séparent le bureau de vote de la Mairie (62 %) de Sarrailh (43 %) en nombre de votants.
  • Certes, la participation n’est que de 52 % sur la ville… donc inférieure à la moyenne nationale : JEB n’est donc élue que par 34 % des Gratiennois.

Néanmoins, force est de constater que la gauche locale n’a pas su mobiliser ses électeurs ! C’est un problème crucial qu’il faut analyser et comprendre.

Les élections cantonales sont aussi marquées par la victoire sans équivoque de la droite masquée derrière le sigle « UVO ».

Malgré ce constat d’échec de la gauche, JM Jouanjan, mon suppléant, et moi-même sommes particulièrement satisfaits de notre score de 10,45 % qui indique que nos propositions ont été remarquées et entendues par nombre de nos co-citoyens, marquant ainsi une regain d’intérêt pour les propositions communistes au niveau de la commune. Les arguments avancés sur la nécessaire gestion démocratique et sociale du département ne peuvent plus être négligés.

Ce résultat ne constitue qu’une étape d’un long et difficile parcours que nous allons aménager, organiser, inventer… avec vous, nos électeurs et avec l’ensemble des citoyens, bien sûr ! Merci et à bientôt… au quotidien. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Votez pour la gauche qui se bat !

Ce billet marque un tournant dans ce blog puisque, comme la loi en fait obligation, je dois à la veille du scrutin, ne plus publier d’article concernant les élections.

Nous nous retrouverons donc lundi pour une première analyse des résultats. Je veux en effet continuer à faire vivre ce site, débattre de la vie municipale et locale, mais aussi aborder les sujets nationaux qui ont des répercussions dans notre vie quotidienne.

A la veille du premier tour des élections municipales et cantonales à Saint Gratien, faut-il redire toute l’importance de ces échéances ?

La droite s’affole car elle sent bien qu’elle risque d’être désavouée, neuf mois seulement après la présidentielle.

Sarkozy, fort discret ces derniers temps, utilise comme pain béni les « bons » chiffres du chômage qui arrivent à point nommé. Cela ne fait pas oublier l’envolée des prix, les difficultés grandissantes des salariés alors que les profits des entreprises explosent et que les patrons français sont les mieux payés d’Europe. De même, personne à droite ne parle des nombreux projets que l’on nous réserve pour « après » : assouplissement des 35 heures, travail du dimanche, division par deux de l’embauche des fonctionnaires, budget d’austérité avec le retour de la TVA sociale, réforme de la fonction publique, projet d’allongement des cotisations pour la retraite, réforme de la Constitution pour autoriser le système des quotas d’immigrés …

Avoir des « élus de résistance » selon la formule employée par MG Buffet et F. Hollande, sera primordial pour l’après 16 mars. F. Scellier et J. Eustache, même cachés derrière « UVO » et « UPSG » sont bien ceux qui sur le terrain, veulent appliquer cette politique. A l’opposé, vous pouvez vous prononcer pour un avenir plus juste socialement dans notre département.

Nous avons avancé des propositions pour « inventer un avenir à gauche » dans le Val d’Oise : développer l’emploi et les services publics, débloquer des moyens pour l’éducation, défendre et améliorer les hôpitaux, faire du logement un droit pour tous, développer les transports collectifs, protéger notre cadre de vie… Nous voulons surtout créer une réelle démocratie locale qui permette aux citoyens d’intervenir dans la vie publique.

Que l’on vive dans une collectivité locale de gauche ou de droite peut changer beaucoup de choses. Dans les communes et départements de gauche, on défend le logement social, une fiscalité plus juste, l’école, les centres de santé, les services publics.

Les Conseils généraux ont des responsabilités croissantes dans de nombreux domaines qui touchent notre vie quotidienne.

En votant pour les candidats de la gauche « qui se bat », montrez que vous voulez changer de cap et donner au Val d’Oise un autre projet.

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             publiée sous Creative Commons
 

Des opérations d’aménagement à Saint Gratien

Deux opérations d’aménagement (ou « ZAC » ) sont en cours à Saint Gratien : la « ZAC Pasteur » et la « ZAC du Cœur de Ville 2 ».

Le quartier du Boulevard Pasteur a besoin d‘être réaménagé car les riverains y subissent des nuisances très importantes dues au voisinage d’anciennes casses automobiles ou de terrains en friche. Pour autant, les habitants ne sont pas prêts à accepter n’importe quel projet. Ils sont attachés à leur patrimoine et se sont inquiétés, dès 2002, de la création d’une « ZAC multisites » qui pourrait modifier profondément leur environnement ou pour certains, les menacer d’expropriation.

Les élus de gauche au Conseil municipal se sont inquiétés dès le début de cette opération de l’indispensable concertation avec les habitants du quartier et de la faisabilité économique du projet. Une modification du périmètre a ainsi été obtenue. De plus, en mai 2007, le Préfet a décidé de ne pas déclarer d’utilité publique cette opération d’aménagement car trop de terrains restaient à acquérir et la faisabilité économique n’était pas évidente.

Aujourd’hui, les choses ne peuvent rester en l’état et il est nécessaire de réaffirmer certains principes :

  • Le nombre d’expropriations doit être limité au maximum.
  • Des informations précises doivent être apportées sur le type d’activités qui viendraient s’installer.
  • Une réelle concertation doit s’engager avec les habitants du secteur et leurs associations à la fois sur le choix des activités, les accès au secteur et le calendrier de la mise en place.

En ce qui concerne la « ZAC « du centre ville, la procédure est engagée depuis septembre 2006 afin d’achever les opérations d’urbanisme rue Berthie Albrecht ; elle se traduit par la construction d’immeubles et le réaménagement de la voirie.

Nous devons être attentifs aux points suivants :

  • la traversée de la rue Berthie Albrecht et le cheminement des piétons. Ce point est particulièrement sensible d‘une part pour les enfants qui se rendent quotidiennement aux établissements scolaires de la rue Parmentier et pour lesquels la sécurité doit être assurée et d’autre part pour les personnes agées qui doivent avoir le temps de traverser pour se rendre aux commerces.
  • la circulation et le stationnement des véhicules devront être traités de façon plus satisfaisante que précédemment (le parking de la poste est très difficile d’accès…)

Enfin, remarquons qu’il s’agit là encore d’une opération de « standing » sans logements sociaux, qui contribue à la densification d’une ville déjà très urbanisée… OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Pour le Val d’Oise, inventons l’avenir à gauche

Les 9 et 16 mars les électeurs vont renouveler la moitié de leurs conseillers généraux. Quel est l’enjeu de cette élection ? National ou local ? Les deux, car tout est lié.

Aujourd’hui, le Président de la république veut profondément remodeler la vie des Français. Or, il n’est pas le seul à gouverner : les élus locaux sont eux aussi responsables de notre quotidien.

Les Français vivent de plus en plus mal. Le pouvoir d’achat régresse. Se loger, se soigner devient toujours plus difficile. Le chômage et l’insécurité sociale grandissent. Sept millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Depuis l’élection présidentielle, une série de mesures aggrave encore la situation : instauration de franchises médicales, menaces sur les régimes de retraite et le Code du travail. La politique xénophobe du gouvernement nous ramène aux périodes les plus sombres de notre histoire. La conjoncture économique se dégrade, les prévisions de croissance sont à la baisse. Tous ces éléments auront des répercussions négatives sur les hypothèses budgétaires de 2008.

Sur le plan européen, Nicolas Sarkozy relance la construction d’une Europe dominée par l’argent et veut l’imposer au peuple, alors que 55% des français se sont prononcés contre le Traité de constitution européenne.

Il est temps de changer de cap ! Vous pouvez, grâce à votre vote, créer dans notre ville et notre département de meilleures conditions pour vous défendre et contribuer à une véritable alternative à gauche.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Pour votre sécurité..

Les 8 communes de la « Cavam » ont mis en place dès 2006 un système de vidéosurveillance constitué de 95 caméras dont 20 sur notre ville. Le coût du projet est de 8 millions d’euros et les frais de fonctionnement annuels seront de 550 000 €. Le coût est pharaonique.

Les élus de gauche au Conseil municipal de Saint Gratien sont opposés à ce projet.

Aucune information ni consultation des habitants n’a eu lieu. Il est à noter que les informations délivrées sur ce problème datent d’une étude de faisabilité de 2005. Vidéosurveiller mais sans transparence au niveau des administrés !

Nous doutons de l’efficacité du système. Celui-ci ne fait que déplacer les problèmes d’un quartier à l’autre, de ceux qui sont vidéosurveillés à ceux qui ne le sont pas. De plus cette prétendue utilité suppose d’autres mises en œuvre. Certaines relèvent de la collectivité, comme l’amélioration de l’éclairage municipal : faut-il rappeler cette évidence : il est particulièrement difficile de regarder un film sur un écran noir… ce qui est la situation de nombreuses rues de Saint Gratien. D’autres relèvent des comportements individuels, comme le port d’une capuche ou d’une simple casquette…. Faut-il interdire ces accessoires vestimentaires assez en vogue parmi les jeunes ?

La vidéosurveillance impose de repenser l’espace urbain et notre rapport aux autres. Faut-il reparler alors de la police de proximité ?

Les effectifs de police sont par contre très insuffisants sur notre commune. Nous estimons que la sécurité et la tranquillité des habitants passent par une présence humaine accrue (policiers, éducateurs..) apportant une présence régulière et un dialogue. La police municipale doit être réaffectée à ses tâches initiales d’îlotage et de contact quotidien avec la population. C’est d’ailleurs ce qui vient d’être remis en place au niveau national puisque le gouvernement s’est enfin aperçu des avantages de ce système. L’action de la police municipale ne peut certes pas remplacer celle de la police nationale dont elle n’a ni la formation ni les prérogatives. C’est pourquoi nous réclamons pour Saint Gratien l’implantation d’un commissariat doté de forces de police suffisantes pour assurer la sécurité dans une ville de 20 000 habitants.

De vraies solutions alternatives ont-elles été étudiées avec attention, y compris quand elles émanent de la Préfecture de Police ?

Les solutions de vidéosurveillance ont le « double mérite » pour certains élus d’une part de conforter le sentiment d’insécurité et l’idée que nous sommes tous des victimes potentielles et d’autre part de dépenser l’argent public auprès d’entreprises qui ont su faire de la peur leur fond de commerce.

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