Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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Mobilisation exceptionnelle !

_566_.jpgCommuniqué du SNUipp
Le 7 septembre a été une journée exceptionnelle par la hauteur des grèves et la participation aux manifestations dans toute la France.
Les salariés, du public comme du privé, font aujourd’hui la démonstration de leur rejet massif du projet de réforme des retraites. Ce projet est également rejeté par les jeunes qui, déjà pénalisés pour trouver un emploi, voient leur retraite devenir de plus en plus hypothétique.
La Fonction publique, en ligne de mire par les suppressions de postes et le gel des salaires, serait durement touchée par cette réforme ne garantissant même pas un niveau de pension décent à bon nombre de fonctionnaires. La Fonction publique a répondu massivement présente lors de cette mobilisation.
Cette journée marque un virage crucial dans le paysage social.
Le gouvernement doit cesser de mentir… Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas dus à la situation démographique mais à la crise économique. La question majeure est celle du financement pour pérenniser le système de retraite par répartition et donc celle du partage des richesses produites. Le gouvernement entend faire payer la crise aux salariés. En reportant l’âge de départ à 62 ans, il vole l’espérance de vie aux salariés et leur fait supporter, à eux seuls, l’effort financier. C’est inacceptable !
Le gouvernement doit entendre ce refus massif, retirer son projet pour ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des questions : âge de départ à la retraite, financement, emploi, pouvoir d’achat, réduction des inégalités homme/femme, minimum garanti, Code des pensions…
Il est encore temps de le faire.
Annoncée dès le lendemain de la forte mobilisation du 24 juin, la journée d’aujourd’hui confirme et amplifie les mobilisations du printemps. Elle est approuvée par près de 70% des Français.
Cette journée exceptionnelle appelle des suites rapides et unitaires pour faire reculer le gouvernement sur son projet injuste. La FSU fera dès mercredi 8 septembre des propositions en ce sens dans le cadre de la réunion interprofessionnelle.
Le gouvernement doit faire des propositions
Ce 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée des classes, la mobilisation pour les retraites, l’emploi et les salaires est sans précédent : dans le primaire, de nombreuses écoles sont fermées, près de 60 % des enseignants sont en grève. Cette réussite de grande ampleur ne peut dorénavant être ignorée par le gouvernement qui ne peut plus se contenter de faire la sourde oreille. Si l’ensemble des français partage la nécessité d’une réforme, le gouvernement doit entendre que son projet, en l’état, n’est pas le bon. Il doit au plus vite faire des propositions concrètes pour un projet de réforme des retraites équitable et pour une relance de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Aujourd’hui, plus de 30 % des enseignants du premier degré partent à la retraite avec une décote. Ils sont également ceux qui ont le plus grand nombre d’heures de cours devant élèves. En entrant dans le métier en moyenne à 27 ans, les enseignants vont devoir exercer jusqu’à 67, 68 ans pour bénéficier d’une pension décente : la grande disponibilité et l’énergie nécessaire pour nos jeunes élèves ne peuvent être garanties. Que comptent faire le gouvernement et le ministre face à ces situations ?
Cet injuste projet de réforme des retraites, les annonces des suppressions de postes dans l’éducation, le gel des salaires, la formation « peau de chagrin » et les conditions périlleuses d’entrée dans le métier de nouveaux recrutés pèsent lourdement sur l’école et les enseignants. Le SNUipp demande que le gouvernement abandonne ses projets et ouvre de véritables négociations.
Tout comme la FSU interpelle les députés, le SNUipp décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à débattre des suites de l’action.

Ndlr : il semble qu’on s’oriente vers une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 23 septembre.

 

Fonctionnaires : un statut à défendre

Que faisiez-vous le 3 août 2009 ? Le gouvernement, lui, en plein cœur de l’été, faisait adopter une loi sur la mobilité des fonctionnaires… qui aboutit aujourd’hui au décret «relatif à la situation de réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’État». Cette loi prévoit la possibilité de recourir à l’intérim dans la fonction publique, et surtout la possibilité de mettre en disponibilité d’office, c’est à dire licencier sans droits, un fonctionnaire dont le poste est supprimé, s’il refuse trois offres d’emplois. C’est la fin de la garantie de l’emploi pour les fonctionnaires, et c’est surtout un moyen redoutable de tailler dans les effectifs.

Depuis 2007, 100 000 emplois ont disparu dans la fonction publique et il est prévu d’en supprimer 100 000 autres d’ici à 2012. Il s’agit d’une attaque sans précédent contre les services publics, qui vise à les mettre dans l’incapacité de remplir leurs missions : ensuite, on privatise. La méthode du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite ne suffisant visiblement pas, le gouvernement s’attaque maintenant au statut, ce qui pourra lui permettre de licencier à tour de bras.

La garantie de l’emploi pour les fonctionnaires est tout sauf un privilège : garantie pour les personnels, c’est aussi le moyen d’assurer à tous les citoyens une égalité d’accès au service public et la continuité de celui-ci, en plaçant le fonctionnaire dans une position d’impartialité vis à vis de la politique menée par l’État et à l’abri de toute pression. C’est la garantie du service public.

Il est vrai qu’à droite, on se soucie peu de l’intérêt général et on parle plutôt de flexibilité, de réduire la «rigidité» du travail. La déclaration de Laurence Parisot le montre bien : « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » Parce qu’on a besoin d’humanité, non de travail flexible et de salariés jetables !

Défendre le statut du fonctionnaire, ce n’est pas défendre un intérêt corporatiste. Les salariés du public et du privé non seulement n’ont rien à gagner d’une attaque contre le statut des fonctionnaires, mais ils ont beaucoup à y perdre !

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Le grand amour du Front de Gauche pour le service public !

Malgré les attaques dont ils sont régulièrement la cible, les services publics restent plébiscités par les Français. Ceux-ci font confiance notamment à l’hôpital (86%), à l’école (83%), aux grandes entreprises publiques (60 %) et à la justice (60 %). Les services publics font même irruption là où on ne les attend pas : pour la majorité des Français, ils font partie de l’identité nationale !

Aujourd’hui, la droite mène une offensive d’envergure contre les services publics : dénigrement de leur fonctionnement et de leurs personnels pour suggérer aux citoyens que tout irait mieux avec le privé, réduction des ressources budgétaires pour les désorganiser et les empêcher de remplir leurs missions, transfert au privé d’une partie des activités en laissant au public ce qui n’est pas rentable, attaques contre le statut des fonctionnaires.

Depuis 2007, plus de 100.000 postes auront été supprimés dans la seule fonction publique de l’État, avec plus de 34.000 suppressions programmées pour la seule année 2010. L'Education Nationale est particulièrement mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs et des réformes régressives.

Des suppressions de postes massives seront encore effectuées dans les hôpitaux, déjà asphyxiés par le sous-effectif.

La fonction publique territoriale, elle, est très menacée par la réforme des collectivités locales, qui fait peser de graves dangers sur les missions et sur les emplois publics. La suppression de la taxe professionnelle malmène les finances locales. Elle menace directement de limiter les services publics territoriaux avec une volonté non dissimulée de les privatiser. Pourtant, tout le monde reconnaît le rôle irremplaçable des agents territoriaux dans la bonne marche des collectivités : le Maire de Saint Gratien elle-même a rendu un hommage appuyé au personnel communal lors de ses vœux.

La défense et la promotion des services publics au plan national comme au plan local sont une nécessité. Les services publics sont un facteur essentiel de réduction des inégalités, d’aménagement du territoire, de modernisation de notre pays, de garantie de l’égalité républicaine.

Aujourd’hui, dans le droit fil des logiques ultralibérales, l’ambition du gouvernement est d’achever la marchandisation des services publics et leur mise en concurrence. Santé, poste, transports, énergie… aucun secteur n’est épargné par les directives européennes et la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Nous pensons bien au contraire qu’il faut défendre et améliorer les services publics. Voici les propositions portées par le PCF dans le cadre du Front de Gauche à l’occasion des élections régionales pour défendre et développer les services publics.

  • Sortir les services publics des logiques marchandes, en s’opposant aux fermetures, privatisations, mises en concurrence et à la rentabilité financière. Il faut faire valoir d’autres critères d’efficacité sociale et de coopération.
  • Reconquérir, moderniser les services publics, en créer de nouveaux.

Les biens communs de l’humanité et les besoins vitaux doivent revenir dans la sphère publique : le logement social, les grandes infrastructures (autoroutes…), la gestion de l’eau et du gaz, la santé … Nous sommes pour une réappropriation publique de ces domaines.

Nous voulons aussi créer et développer de nouveaux services publics répondant à des besoins qui se renforcent : des services publics de l’emploi, de la formation, du crédit et du secteur bancaire ...

  • Démocratiser le fonctionnement

Les citoyens usagers, salariés doivent être aussi décideurs et participer à la définition des contenus des prestations attendues, les priorités d’investissement, la qualité des services rendus, la politique tarifaire et les éventuelles gratuités.

Face à un gouvernement qui met à mal comme jamais les services publics, nous faisons le choix du public, nous défendons les services publics, dans une conception modernisée et démocratisée, que ce soit à l’école, dans la formation, dans la santé ou les transports, pour des questions de justice, d’efficacité sociale, mais aussi pour contribuer à créer des milliers d’emplois, au lieu des plans sociaux actuels.

Les trois derniers billets de ce blog traitaient du logement, de l’école et des transports, que nous refusons de voir traiter comme des marchandises. Autant de domaines qui participent à la définition d’une « identité » française originale, solidaire, efficace.

Tous les lecteurs auront remarqué que le titre de ce billet est une évidente allusion à la déclaration publiée sur ce blog la veille de la Saint Valentin….

 

Service minimum, provocation maximum !!

La loi oblige à présent chaque enseignant à adresser à sa hiérarchie une déclaration d’intention de faire grève, 48 heures avant un mouvement. Si le seuil de 25 % de grévistes est atteint dans un établissement, un service d’accueil des élèves sera mis en place par les communes.

Ce système porte évidemment atteinte au droit de grève. C’est la seule réponse apportée par le gouvernement à la mobilisation des enseignants pour la défense de l’école publique !! A noter que le décret qui fixe l’obligation de négociations préalables n’est toujours pas publié…

Les communes ont-elles vocation à intervenir dans un conflit entre l’état et ses fonctionnaires ? Doit-on accepter encore une fois que l’état impose aux communes des responsabilités qui ne leur incombent pas ? Des maires ont d’ailleurs déclaré qu’il s’agit là d’une question politique « qui oppose le gouvernement à des fonctionnaires attachés au service public » et que «les agents territoriaux n’ont pas vocation à remplacer ces fonctionnaires dans le cadre de leur mission éducative. »

Au delà de ces questions de principe, de nombreuses communes, petites ou grandes, ont refusé ou renoncé à organiser le service minimum. Difficultés d’organisation, conditions de sécurité non remplies, grève des personnels chargés de l’accueil…. Autant de problèmes qui ont rendu difficile, voire impossible l’accueil des élèves en ce jeudi 20 novembre, journée d’action très suivie dans les écoles, collèges et lycées.

A Saint Gratien, la municipalité a appliqué sans sourciller la nouvelle loi, allant même au-delà puisqu’elle a « réquisitionné » le personnel communal, les Atsem des écoles maternelles et élémentaires, pour « nécessité de service ». Dans certaines écoles, le personnel recruté étant trop nombreux pour un faible effectif d’élèves sans maître, les enfants ont été répartis dans les classes travaillant et les personnes recrutées sont reparties…

Cette atteinte au droit de grève s’accompagne de plus d’une tentative de remise en cause du droit à l’information syndicale sur le temps de travail reconnu dans toute la fonction publique. Décidément, ce gouvernement veut tout tenter pour empêcher les personnels de s’opposer à sa politique de démolition du service public de l’éducation.

Mais les enseignants sont, eux , bien décidés à résister…