Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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La revalorisation : c'est maintenant !

En septembre dernier, le ministre de l’éducation reconnaissait l’insuffisance des salaires des enseignants. « Nous savons tous que les enseignants ne sont pas assez rémunérés. Il serait digne de les payer mieux si nous en avions les moyens, et lorsque nous les aurons, nous le ferons.»

Élégante façon, tout en admettant le problème, de renvoyer la revalorisation aux calendes grecques….

Les rémunérations des enseignants français sont nettement en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE et le salaire de ceux ayant moins de quinze ans d’ancienneté a même régressé entre 1995 et 2009. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du premier degré, prend le ministre aux mots et demande l’ouverture rapide du dossier de la revalorisation. Les chiffres sont particulièrement éloquents en ce qui concerne les enseignants du primaire. Ceux-ci gagnent en moyenne 320 € de moins que leurs collègues européens et, en milieu de carrière, 600 € de moins qu’un enseignant du secondaire. Pour le syndicat, « il est urgent de résorber ce déclassement salarial. »

Pour la première fois, un rapport de la fonction publique considère que les professeurs d’école ne se situent plus dans la catégorie « profession intellectuelle supérieure » mais dans celle des « professions intermédiaires ». À ce constat, s’ajoute celui d’un sous-salaire des femmes, du fait d’interruptions de carrière, de temps partiels, et d’accès plus complexe à des fonctions de responsabilité. Dans un métier féminisé à plus de 80 %, les femmes enseignantes du premier degré sont rémunérées en moyenne 1960 € contre 2070 € pour les hommes et ces écarts croissent au fil de la carrière, souligne le syndicat.

“Faire carrière” dans le corps des professeurs des écoles est de moins en moins valorisant. Et à l’heure où le gouvernement annonce la création de 60 000 postes sur 5 ans, on peut s’inquiéter pour ces recrutements à venir. L’annonce par le gouvernement de la poursuite du gel du point d’indice est un signe supplémentaire peu encourageant.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU demande l’ouverture rapide du dossier de la revalorisation et invite les enseignants des écoles à se mobiliser et envoyer une carte au ministre de l’Éducation nationale « Mieux rémunérer les professeurs des écoles : c’est maintenant ! »

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Des ambitions pour une autre école !

Dans le Val d'Oise, à la rentrée prochaine, 28 postes d'enseignants seront encore supprimés alors que plus de 1400 élèves supplémentaires sont attendus en élémentaire : encore plus d'élèves dans les classes, encore moins de remplaçants, encore moins d'enseignants spécialisés de RASED pour s'occuper des élèves en difficulté, encore moins de place pour l'école maternelle pour les tout-petits, encore moins de formation pour les enseignants...

Les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs des écoles vont encore se dégrader.

Parents et enseignants se sont rassemblés samedi 31 mars à Cergy pour manifester leur rejet de cette destruction et leurs ambitions pour une autre école.

           
 

Les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres !

manif_27_3.jpgCe 15 décembre, les enseignants des écoles sont en grève et défilent partout en France à l’appel de leurs syndicats. Parce qu’ils sont attachés à la réussite de tous leurs élèves, à nouveau ils tirent la sonnette d'alarme. Depuis plusieurs années, la politique éducative malmène et asphyxie l'école et son fonctionnement.

Cette journée est une étape dans les mobilisations qui devraient se développer en janvier, à l’occasion de la préparation de la carte scolaire.

Au cœur du mécontentement, le projet de réforme de l’évaluation et d’avancement des enseignants jugé impraticable et conçu pour faire des économies. Dans les écoles, avec 20 % de grévistes selon le SNUipp-FSU, « la mobilisation est réelle mais inégale d’une école à l’autre ». Et s’il est vrai que la date était peu propice à une forte mobilisation, de nombreux défilés sont organisés dans tout l’hexagone. La condamnation du projet de réforme reste unanime, et la pétition intersyndicale demandant le retrait du projet a recueilli à ce stade plus de 65.000 signatures.

L’action intersyndicale a marqué des points puisque le ministère est revenu sur son projet initial de geler les promotions en 2013 et 2014 mais d’autres contentieux subsistent. Pour le SNUipp-FSU, le projet « lancé à la hussarde, prévoit toujours un ralentissement des carrières, l’absence de transparence dans les promotions et une accentuation du poids hiérarchique » alors que « pour faire réussir les élèves, les enseignants ont besoin de sérénité et d’accompagnement » au moment où « leurs conditions d’exercice du métier se dégradent du fait notamment des suppressions de postes ».

Il est vrai que les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres. Le gouvernement doit aussi garder en mémoire le vaste mouvement de protestation qui avait l’an passé jalonné les opérations de carte scolaire. Or, hasard du calendrier, c’est demain vendredi 16 décembre, que sera dévoilée la répartition académique des 5700 suppressions de postes en primaire prévues pour la rentrée 2012. On en connaîtra dans quelques semaines les déclinaisons département par département. : encore plus d'élèves dans les classes, encore moins de remplaçants, encore moins d'enseignants spécialisés de RASED pour s'occuper des élèves en difficulté, encore moins de place à l'école maternelle pour les tout-petits, encore moins de formation pour les enseignants... Les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs des écoles vont encore se dégrader.

Fermetures de classes, suppressions de RASED, de postes de remplaçants, abandon de la formation, fragilisation de la maternelle... le bilan du ministère de l’Éducation n’est pas bon et les prochaines suppressions d’emploi programmées dans le budget 2012 vont encore aggraver la situation.
En cette fin de trimestre, remplissez le livret d'évaluation du ministre Chatel

Signez pour le retrait du projet d'évaluation des enseignants

Infos tirées du site du syndicat des enseignants du premier degré, le SNUipp

 

L'Éducation doit être au coeur des priorités du pays

je_lutte_des_classes.jpgPrès de 54% d’enseignants en grève dans le primaire

Plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève mardi 27 septembre contre les suppressions de postes. Un mouvement d’ampleur pour l’avenir de l’éducation, soutenu par l’opinion publique et qui devra être entendu à la veille du débat budgétaire.

Soutenus par les parents d’élèves de la FCPE, rejoints par l’UNEF et l’UNL, les enseignants seront majoritairement en grève le 27 septembre prochain contre les suppressions de postes et pour tracer un autre avenir à l’École. En effet, au niveau national, plus de la moitié des enseignants du primaire se sont déclarés en grève (53,75%). « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays » affirme le SNUipp. Et de fait, nombre d’écoles, partout en France, fermeront leurs portes mardi pour signifier leur refus de « la politique du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui conduit à une impasse ». Les plus forts taux de grévistes, près de 80% des enseignants des écoles, sont attendus en Aveyron, en Haute-Garonne, dans le Loir-et-Cher ou encore en Indre-et-Loire. Mais partout, il s’agira de dénoncer une rentrée scolaire calamiteuse, des classes trop chargées, la fin de la scolarisation des tout-petits, les nouvelles suppressions de postes en RASED et les conditions de formation faites aux jeunes enseignants.

N’en déplaise à Luc Chatel qui « assume » et assure que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » des enseignements, « la personnalisation » et non « la quantité », les récents rapports de l’OCDE, du Conseil Économique et Social, comme celui du Haut Conseil de l’Éducation, sonnent comme de cinglants désaveux à sa politique. A la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012, c’est bien du budget de l’Éducation et des 14 000 suppressions de postes encore envisagées dont il sera question. Pour le SNUipp-FSU, la grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays ». Près d’une centaine de défilés, organisés dans tout le pays, porteront cette exigence. Celle aussi d’un plan de rattrapage et d’investissements massifs pour l’École, une école pensée pour les élèves d’aujourd’hui.

Communiqué du SNUipp

A Paris, la manifestation partira du Luxembourg à 14h30.
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Salaires enseignants : à revaloriser d’urgence !

L’Éducation sera sans nul doute un thème important dans les débats à l’approche des échéances électorales de 2012. Alors que les prochains jours seront marqués par la première grève de l’année scolaire alertant sur les conditions de travail dans les écoles, c’est sur les salaires enseignants que l’OCDE vient de se pencher dans son étude annuelle, « Regard sur l’éducation ».

Ce ne sera pas une surprise pour les personnels concernés : l’enseignant français est mal payé. L’étude note qu’il est moins payé que ses collègues européens. "En France, le salaire moyen des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d'expérience professionnelle. Seuls les salaires en fin de carrière sont légèrement au dessus de la moyenne des pays", rappelle l'OCDE. Le salaire statutaire des enseignants ayant 15 ans d'ancienneté s'établit, en moyenne en 2009, à 24 422 euros dans l'enseignement primaire, contre 28 507 dans la moyenne des pays de l'OCDE. Il est de 26 267 euros dans le premier cycle de l'enseignement secondaire alors que dans la moyenne des pays il se monte à 30 549. Les professeurs de lycée, eux, ont un salaire de 26 484 euros contre 32 030 en moyenne ailleurs.

Deuxième enseignement et là encore les enseignants ne s’en étonneront pas : entre 2000 et 2009, le salaire des enseignants a diminué en France. "Depuis 1995, le salaire des enseignants a crû dans les deux tiers des pays de l'OCDE. Pas en France", explique l'OCDE. En prenant 2005 comme année de référence où le salaire aurait été de 100, on observe que le salaire des enseignants français a décru. Dans le premier degré, il était égal à 107 en 1995 et est tombé à 95 en 2009. En collège, il est passé de 109 à 95 entre les mêmes dates et en lycée, de 108 à 95. Dans les trois cas, et selon la même base, la moyenne des pays de l'OCDE est à 107.

Enfin, l’étude souligne que la France consacre une part moindre de sa richesse à payer ses profs. C'est en Australie, en Corée, en France, au Japon et en Suisse que le salaire des enseignants en pourcentage du PIB a le plus diminué entre 2000 et 2009. Il est toutefois resté nettement supérieur à la moyenne de l'OCDE partout, sauf en Australie et en France.

En 2012, que proposeront les uns et les autres ? L’UMP a d’ores et déjà adapté son slogan favori « travailler plus pour gagner plus » en proposant dans son programme que « les enseignants soient davantage présents devant les élèves contre une meilleure rémunération ». Pas sûr du tout que les profs soient séduits par ces promesses qui se sont déjà montrées totalement illusoires.. A gauche, si le Front de Gauche se prononce pour « une revalorisation générale des salaires », le Parti socialiste semble bien empêtré dans ses contradictions entre la rigueur à appliquer aux dépenses publiques et une plus que nécessaire revalorisation du métier d’enseignant.



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative.
L’OCDE compte 34 pays membres et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

 

L’école malade des restrictions budgétaires

_188_.jpgLe non remplacement d’un fonctionnaire sur deux continuera ses ravages en 2012. En cinq ans, 150 000 postes ont été supprimés dans la fonction publique d’État, dont plus de 50 000 dans l’Éducation nationale, entraînant une dégradation des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les enseignants.

En 2012, 14 000 nouvelles suppressions sont à redouter dans le secteur de l’éducation, dont 5 700 pour les écoles. Les effectifs par classe seront plus lourds, des classes seront fermées, des postes de maîtres spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté disparaîtront, ainsi que des postes de remplaçants, de formateurs, de maîtres en surnombre * dans les zones d’éducation prioritaire. La scolarisation des enfants de moins de trois ans reculera encore, alors qu’on sait qu’elle est un atout dans la lutte contre l’échec scolaire. Telles sont les « raisons de la colère » comme le clame le SNUipp, principal syndicat des professeurs du premier degré. Le 27 septembre, les personnels de l’éducation seront en grève, public et privé exceptionnellement confondus.

Les comparaisons internationales sont assez édifiantes en matière de politique éducative. En 1995, la France consacrait 4,5% de son PIB aux établissements primaires et secondaires et seulement 3,9% aujourd’hui. Elle était alors le deuxième pays de l’OCDE pour l’enseignement, et le 11è du classement aujourd’hui. La France dépense 5 370 euros pour un élève de primaire contre 6 250 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et surtout, avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, la France se classe… dernière ! Le Portugal, la Grèce, l’Espagne, la Belgique ou l’Autriche font beaucoup mieux avec des taux de 6 à 10 enseignants pour 100 élèves. Enfin, les dépenses annuelles de la France pour l’école maternelle sont inférieures de 5% à la moyenne de l’OCDE. L’école élémentaire est encore plus mal lotie puisque la France dépense 15% de moins pour elle que les autres pays. Des études internationales montrent aussi que la France est l’un des pays où les performances des élèves dépendent très fortement de leur milieu d‘origine, confortant ainsi les inégalités et les injustices sociales. « Nous sommes très loin de cette école républicaine que nous clamons beaucoup en France » souligne un expert de l’OCDE. « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités » pointe à son tour le Conseil économique, social et environnemental, qui épingle les « très sévères restrictions budgétaires ». Le Conseil préconise de favoriser la scolarisation des enfants de deux-trois ans, de redonner des moyens à l’éducation prioritaire et d’investir massivement dans la formation des enseignants.
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L’école est un sujet de préoccupation pour les Français, qui estiment que les mesures gouvernementales de ces dernières années ne vont pas dans le bon sens. 82% d’entre eux sont opposés au principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. 61% pensent que le gouvernement n’agit pas contre l’échec scolaire.

Le 27 septembre, les enseignants et les parents exigeront que l’école redevienne enfin une priorité.



*Ces maîtres surnuméraires encadrent des ateliers avec des élèves, assurent des projets particuliers, animent des bibliothèques d’écoles ou des petits groupes d’initiation à l’informatique…

 

Rentrée 2011 : Mobilisés contre la casse de l’école !

anecr_2.jpgCommuniqué de l'Association nationale des élus communistes et républicains

La rentrée scolaire est le moment de faire le point sur la situation de l'Éducation nationale et sur l'avenir de nos enfants. Entre les fermetures de classes, les postes supprimés, la formation inadaptée des enseignants stagiaires, la baisse des moyens consacrés à l’encadrement des enfants, nous voyons l'école de la République davantage fragilisée chaque année avec à la clef un renforcement des inégalités.

Les élus que nous sommes prenons résolument parti pour la défense d’une l’école pour tous, qui soit l'outil d’une véritable émancipation des jeunes, et non plus une simple variable d'ajustement budgétaire.

L’école publique est en danger.

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élèves par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

En limitant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'Éducation nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance.

Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans !

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les postes d’assistants dans les écoles maternelles, les auxiliaires de vie scolaire ou encore les RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.

Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

Aux antipodes des orientations données par le ministre Chatel, il faut impulser une transformation progressiste de l’Éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.

La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école. De même, les fermetures de classes et le projet de regroupements d’établissements menacent directement l’existence de certaines écoles en zones rurales, avec pour conséquence d’importantes inégalités territoriales.

Nous défendons le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie.

Les collectivités locales (communes, conseils régionaux et généraux...) sont impliquées dans le bon fonctionnement du système scolaire, ainsi que dans l'aménagement du territoire indispensable pour créer les bonnes conditions d'accès de tous à l'école.

Elles doivent peser de tout leur poids aux côtés de la communauté éducative pour que l’État assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire.

Dans un contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

Nous entendons, dans les mobilisations et dans notre travail d’élus au quotidien, mener ce combat de façon déterminée.

La casse de l’école : une réalité en chiffres
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  • Si Nicolas Sarkozy annonce le « gel » des suppressions de postes dans les écoles primaires pour…2012, on compte bel et bien 16 000 nouvelles suppressions de postes au plan national pour cette rentrée 2011 dans l’Éducation nationale, et 1500 fermetures de classes
  • 66 400 postes ont été supprimés par la droite au pouvoir depuis 2007, soit 8% des effectifs
  • La France possède, de tous les pays de l’OCDE, le plus faible taux d’encadrement de ses élèves, avec 6,1 professeurs pour 100 élèves

Notre ambition : Sortir des orientations actuelles, et mettre en place les mesures qui permettent une école de la réussite pour tous.

- Créer un fonds de lutte contre les inégalités.

- Mettre en place un plan de recrutement massif d’enseignants qualifiés.

- Consacrer 7% du PIB aux dépenses d’éducation.

- Face à la hausse du coût de la scolarité, garantir une vraie gratuité de l’école en France.

Les élus communistes et républicains sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.

Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’école !

 

Une rentrée scolaire avec moins d'enseignants et plus d'élèves

_cole_2.JPGLe SNES-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, a qualifié lundi 29 août la rentrée dans le secondaire de "sans précédent". Le syndicat déplore 4 800 suppressions de postes d'enseignants alors que dans le même temps le nombre d'élèves va augmenter, selon ses calculs, de près de 80 000.

"C'est une rentrée assez inédite au point de vue des chiffres, avec 79 536 élèves en plus pour 4 800 profs en moins. En comparaison, en 2007 il y avait 6 100 profs en moins, mais aussi 46 500 élèves en moins", a déclaré Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du SNES, lors d'une conférence de presse.

C'est la première fois depuis au moins huit ans que le nombre d'élèves augmente en lycées généraux et technologiques, selon le SNES, qui justifie ainsi l'appel unitaire à la grève du 27 septembre.

Et compte tenu de la natalité française (de moins de 780 000 naissances avant 2000, on est passé à plus de 820 000 aujourd'hui), "l'augmentation du nombre d'élèves va être durable, donc il faut prévoir des recrutements", a ajouté Daniel Robin, autre cosecrétaire général.

Or il y a "crise" en la matière, "de 2002 à 2011, le nombre de postes aux concours externes a baissé de 50 %" et en cette rentrée "976 postes ne sont pas pourvus par les concours", a déploré Mme Rolet. L'autre point noir de la rentrée est la réforme de la formation. Pour les 5 621 enseignants stagiaires du secondaire, "cette année est catastrophique, même pire que l'année dernière", selon M. Robin. "L'an dernier, quelques recteurs avaient organisé des services réduits, cette fois ils ne le font plus, tout le monde est à temps complet dès le début de l'année".

En outre, certains de ces professeurs débutants "ne peuvent pas encore montrer leur master, car ils ne l'ont pas reçu ou bien les jurys ne se sont pas encore réunis", a-t-il assuré. "Ils vont donc être recrutés au début comme contractuels, sans effet rétroactif, et leurs premiers mois ne seront donc pas pris en compte dans leur carrière. C'est d'un amateurisme confondant".

Infos le Monde.fr

 

600 postes RASED en moins, de l’échec en plus !

ecole_mai.jpgCommuniqué du SNUipp

Le ministre l’a reconnu, il y aura 1 500 classes de moins à la rentrée scolaire prochaine, alors que plus d’élèves sont attendus. Ce qu’il ne dit pas, c’est que les RASED et les élèves en difficulté qu’ils prennent en charge vont également payer un lourd tribut.

Plus de 600 postes d’enseignants spécialisés (maîtres E, G et psychologues scolaires) vont passer à la trappe, selon la dernière enquête du SNUipp-FSU.

Au total, ce sont plus de 30 000 élèves qui seront privés de l’ aide dont ils ont pourtant besoin. Où sont les priorités affichées à réduire l’échec scolaire et les inégalités de notre système éducatif mises en lumière par les résultats aux évaluations PISA ?

Le 18 mai prochain, le SNUipp-FSU organise un rendez-vous national devant le ministère pour dire « stop » ! Des délégations d’enseignants, de parents et d’élus venus de 95 départements se feront les porte-voix de l’école de la réussite pour tous. Aucun élève ne doit être laissé pour compte. Le SNUipp-FSU demande la création d’un collectif budgétaire car seule une révision du budget peut permettre de revenir sur ces suppressions de postes qui nuiront d’abord aux élèves les plus fragiles.

Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite doit cesser : l’école, c’est l’avenir !

18 MAI : RENDEZ-VOUS AU MINISTÈRE

 

Grève dans le Val d'Oise

A la rentrée de septembre 2011, ce sont 16 000 nouvelles suppressions de postes programmées dans l'éducation, dont près de 9 000 pour l’école primaire. Les enseignants et les parents d'élèves refusent cette logique de restriction, alors que même la Cour des comptes reconnaît que l’école primaire en France est sous-dotée de 15 % par rapport aux pays comparables. Nous refusons que les classes soient de plus en plus surchargées et des conditions de scolarisation des élèves de plus en plus dégradées à tous les niveaux.

Malgré une augmentation de 1409 élèves supplémentaires dans les écoles du Val d’Oise prévus à la rentrée 2011, le ministère supprime des postes dans la dotation de notre département. Pour pouvoir réaliser quelques unes des ouvertures parmi tant d’autres qui sont nécessaires, notre département ferme 17% des postes d’enseignants RASED dédiés à l’aide aux élèves en difficulté, 40% des postes de «maîtres supplémentaires» dans les ZEP/REP qui permettent un fonctionnement en petits groupes à certains moments dans les écoles où les inégalités sociales pèsent lourdement…

Ces suppressions se traduiront en particulier par une augmentation des effectifs par classe, la diminution de la prise en charge des élèves en difficulté, des remplacements de moins en moins assurés, l’abandon des ZEP/REP, la quasi disparition de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, dont près de 25% fréquentait l’école en 2001 sur le Val d’Oise alors qu’ils ne sont plus que 3% à la rentrée 2011. C’est aussi la remise en cause des possibilités de formation initiale et continue pour les enseignants…

L’école a besoin d’un nouveau souffle pour améliorer la qualité des enseignements, mieux prendre en compte les élèves en difficulté, améliorer les conditions d’accueil et de scolarisation des élèves…

C’est pour demander des moyens à la hauteur des besoins de notre département et d’autres choix éducatifs pour nos enfants que le jeudi 12 mai, partout dans le Val d’Oise, les enseignants de la maternelle au lycée seront en grève.

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Les blogs du "Monde"

 

Éducation : Les allégations de Monsieur Tron !

arton987-b9310.jpgCommuniqué de la FCPE

Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

« 18 000 enseignants ne seraient pas en situation d’enseignement devant les élèves » aujourd’hui, selon Georges Tron, secrétaire d’Etat à la Fonction publique. La FCPE met au défi Monsieur Tron de faire connaître le nombre bien plus important d’élèves qui ne sont pas en situation d’apprentissage du fait des suppressions de postes, de l’impossibilité de remplacer les enseignants absents et de la réforme de la formation des enseignants !

Ce sont bien 3407 postes d’enseignants du premier degré qui seront supprimés à la rentrée 2011, ce qui dégradera la qualité de l’école publique et donc les chances de réussite des élèves du fait :

  • des effectifs surchargés dans les classes ;
  • de la disparition des RASED, au détriment de l’aide aux élèves en difficulté ;
  • de la disparition des classes d’enseignements spécialisés au détriment des enseignements adaptés et de la scolarisation des élèves en situation de handicap ;
  • du non remplacement des enseignants, au détriment de la continuité du service public d’éducation ;
  • de la disparition des enseignants itinérants de langues, au détriment de la qualité de l’enseignement des langues vivantes ;
  • de la baisse du nombre de conseillers pédagogiques, au détriment de l’accompagnement pédagogique des enseignants.

Les déclarations de Georges Tron n’ont pour objectif que d’accréditer la politique des suppressions de postes !

Monsieur Tron veut un chiffre ? 180 000 ! Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

Elle appelle les parlementaires à agir et décider d’un collectif budgétaire pour nos enfants et pour les territoires.

Les parents d’élèves, ne sont pas dupes. Avec leurs signatures, celles des enseignants et des élus locaux, la pétition « De l’ambition pour l’École ! » qui vient d’être lancée a déjà dépassé les 13 000 signatures. La FCPE se réjouit de ce succès et appelle les parents à continuer à la signer."

signer la pétition

 

On asphyxie les écoles !

rentr_e.jpgLe Snuipp, principal syndicat des enseignants du premier degré, alerte sur la prochaine rentrée scolaire, à l’heure où sont annoncées dans les départements les suppressions de postes. Les esprits malintentionnés auront déjà remarqué qu’il a fallu laisser passer les élections cantonales pour que soient traduits sur le terrain les chiffres annoncés au plan national…

Tout est bon aujourd’hui pour supprimer des postes : relèvement des seuils pour obtenir des ouvertures de classes, réduction du nombre de remplaçants, fusion d’écoles dans les zones rurales, suppressions de postes d’enseignants spécialisés. 8 967 suppressions de postes sont annoncées pour septembre 2011, et le syndicat estime qu’elles auront des conséquences désastreuses, allant jusqu’à dénoncer « l’asphyxie dont l’école est victime. »

Le SNUipp estime que « le nombre d’élèves par classe va augmenter, la scolarisation des moins de trois ans va continuer de chuter, les aides en direction des élèves en difficultés vont s’assécher. Aujourd’hui sous dotée, l’école primaire doit être l’une des priorités de notre système éducatif. C’est la première marche vers la réussite, qu’aucun élève ne doit manquer.» C’est malheureusement le chemin inverse qu’a choisi le gouvernement.
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Le syndicat rappelle qu’il est déjà à l’initiative de nombreuses actions, et que d’autres sont à venir. Dans le Val d’Oise, des rassemblements ont eu lieu devant la préfecture de Cergy et les sous préfectures d’Argenteuil et Sarcelles, des journées « écoles désertes » ont été organisées dans différents secteurs touchés par les suppressions de postes.

Le mécontentement, l’inquiétude des parents et enseignants grandissent car dans notre département, les prévisions communiquées par l’Inspection Académique font apparaître une augmentation pour la rentrée 2011 de 1409 élèves (814 en maternelle et 595 en élémentaire). Malgré cette augmentation, les principales mesures proposées par l’Académie sont le retrait de 11 postes d’enseignants en responsabilité de classe, la suppression de 43 postes de Rased sur les 250 actuels, la suppression de 40,25 postes pour l’éducation prioritaire sur les 97,5 actuellement en exercice… c’est à dire une importante accentuation de la détérioration des conditions de fonctionnement des écoles et une nette dégradation des conditions d’exercice des enseignants. Ces mesures seront annoncées officiellement le 5 avril.

Aucune fermeture ni ouverture de classe ne sont envisagées à Saint Gratien, mais un poste d’enseignant spécialisé rattaché aux écoles des Raguenets est supprimé. Les effectifs sont globalement chargés dans la plupart des écoles de la ville, tant en maternelle qu’en élémentaire.

 

"On fait bloc pour l’école"

Nouvelle journée de mobilisation dans le Val d’Oise le mardi 29 mars

Dans le Val d’Oise, le calendrier des opérations de carte scolaire, c’est à dire la répartition des moyens du second degré, les fermetures de classes dans le premier degré, aura leu du 17 mars au 5 avril.

Dans différents secteurs du Val d’Oise se développent des initiatives diverses associant parents d'élèves, enseignants... pour défendre l’École publique et exiger une politique ambitieuse à tous les niveaux du système éducatif.

Après le rassemblement du 17 mars devant la Préfecture de Cergy et la manifestation à Paris du 19 mars, une nouvelle journée de mobilisation se prépare pour le 29 mars.

Cette journée se déclinera de façon multiforme sur chaque secteur du département et se conclura par trois rassemblements communs qui auront lieu simultanément à partir de 17h30 à :

- Argenteuil : devant la Sous-Préfecture

- Cergy : sur le Parvis de la Préfecture

- Sarcelles : devant la Sous-Préfecture

Les parents, les enseignants et tous ceux qui sont attachés à une École de la réussite sont appelés à participer à ces rassemblements et à engager lors de cette journée des actions communes au plus près des écoles, collèges et lycées de leur secteur.

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École : stoppons la régression

La régression organisée de l'enseignement public se poursuit dans le Val d'Oise comme dans tout le pays.
Dans notre département il y a chaque jour un peu plus d'établissements qui rejettent les propositions de dotations horaires considérant qu'elles ne permettront pas de répondre aux projets des établissements et que les élèves verront leurs enseignements se dégrader. Argenteuil le 3 mars dernier, à Garges le 22mars et pour tous les 17 mars à Cergy et le 19 mars à Paris, les actions se multiplient contre ce sabordage de l'avenir de la nation.

Ensemble, parents d'élèves, enseignants, lycéens, étudiants, nous nous élevons contre cette politique de régression et appelons toutes les parties de la communauté éducative et de la société à nous rejoindre. Parce que la seule perspective est une perspective politique, nous appelons les élus à nous retrouver dans l'action et à soutenir les citoyens d'aujourd'hui et de demain dans leurs revendications et aspirations.

Nous vous demandons de diffuser largement cet appel auprès de tous vos collègues, amis et réseaux ; de signer et de faire signer les pétitions en ligne contre la suppression des RASED et la pétition de la FCPE contre la casse de l'école publique. Les deux pétitions sont sur les sites de la FCPE et du SNUipp95.

Bruno Brisebarre, secrétaire général FCPE 95



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Une journée pour dénoncer "un budget de pénurie" dans l'Education nationale

Quelques milliers de personnes ont dénoncé samedi dans toute la France les 16.000 suppressions de postes dans l'Éducation Nationale prévues à la rentrée prochaine, avec une participation très modérée aux cortèges. Selon les syndicats, cette mobilisation "n'est qu'un début".
Enseignants, lycéens, parents d'élèves et étudiants étaient appelés par un collectif de 25 organisations à dire leur opposition aux 16.000 nouvelles suppressions de postes de 2011.
50.000 postes ont été supprimés depuis 2007, sur 850.000 enseignants environ.
Alors que les précédentes suppressions avaient principalement affecté des postes peu visibles (enseignants sur des missions particulières, année de formation des stagiaires, etc), celles de 2011 vont cette fois "toucher le noyau dur" du système éducatif, disent les syndicats.
"Maintenant nous n'avons plus de marge à l'Education nationale", a dit la secrétaire générale de la FSU (première fédération de l'Education), Bernardette Groison. "Cela veut dire que des professeurs ne seront pas remplacés, que les classes seront surchargées (...) que des options en lycée seront supprimées, que des classes, en milieu rural notamment, seront fermées", a-t-elle affirmé.
"On va passer à un seuil supplémentaire, ça va être visible sur les conditions de travail des professeurs et les conditions d'études des élèves", a déclaré son homologue à l'Unsa-Education, Patrick Gonthier.
"On a fait tout ce qu'on pouvait lors du mouvement contre les retraites" à l'automne, a dit M. Gonthier pour expliquer la faiblesse de la participation, élément renforcé par les conditions météorologiques défavorables et les "interrogations sur les modes d'action".
A Paris, le cortège a réuni 2.600 (police) et 5.000 manifestants (FSU), derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Refusons le budget de pénurie de l'Education nationale".
A Strasbourg, les manifestants ont lâché plusieurs centaines de ballons noirs, en signe de deuil.
A Lille était présent dans le cortège Michel Ascher, proviseur à la retraite qui a renvoyé ses palmes académiques pour protester contre l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs fixés pour supprimer des postes.
Pour la FSU, "déterminée à faire grève" avant les congés scolaires de février, ce samedi était "un début de mobilisation".

Infos orange.fr
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Évaluation en CM2 : appels au blocage

Entre lundi et vendredi, les 730 000 élèves de CM2 passeront des évaluations en français et mathématiques, contestées pour la troisième année consécutive par les syndicats enseignants et les parents de la FCPE, qui appellent à bloquer la transmission des résultats.
Depuis le lancement de ces tests en janvier 2009, les syndicats et la FCPE, première fédération de parents d'élèves, sont très critiques, dénonçant le caractère trop binaire de la notation ainsi que le calendrier, certaines notions n'ayant pu encore être étudiées en janvier. Lors de négociations menées en juin au ministère de l'Education, plusieurs acteurs ont proposé de placer ces évaluations en début d'année scolaire et d'améliorer le mode de notation mais "le ministère n'a pas tenu compte des propositions", déplore la FCPE. Elle appelle donc "les parents d'élèves à bloquer les évaluations en refusant la transmission des résultats de leur enfant hors de la classe" par courrier, auprès de l'enseignant, du directeur de l'école et de l'inspecteur d'académie. La CGT et Sud Education, syndicats minoritaires, ont déposé des préavis de grève, tandis que sur son site internet, le réseau des "enseignants désobéisseurs", appelle au "boycott" du dispositif. Quant au SNUipp-FSU, principal syndicat des professeurs des écoles, il défend "une remise à plat" des évaluations en primaire, et entend pour cela informer les parents d'élèves et mobiliser les enseignants. Le syndicat juge en particulier que le dispositif, trop tardif pour un diagnostic, n'aide pas les enseignants à mieux suivre les élèves. Et s'il ne sert qu'à renseigner le système éducatif sur leur niveau, alors des tests par échantillonnage suffiraient, estime le syndicat.
André Ouzoulias, formateur à l’IUFM, estime dans l’Humanité du 17 janvier, que ces évaluations poussent les maîtres à se focaliser sur les maths et le français et à délaisser d’autres disciplines pourtant essentielles au développement de l’individu. Le but inavoué est-il de rendre publics les résultats des écoles ? Ce palmarès des établissements aboutirait à la compétition entre écoles et instaurerait un culte du résultat chiffré. En aucun cas, ces tests ne servent à mieux comprendre les difficultés des élèves, et ils n’apportent aucune aide aux enseignants pour mieux faire leur travail.

Infos Humanité.fr

site de la FCPE

site du SNUipp

 

Suppressions de postes dans les écoles : une coupe claire historique

La répartition des moyens budgétaires entre les académies pour la prochaine rentrée scolaire a été dévoilée le 16 décembre.
Le verdict confirme la politique aveugle et sans ambition éducative du gouvernement du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.
Fait sans précédent dans les écoles, que leur nombre d’élèves baisse ou augmente, toutes les académies rendent des postes ! Au total, ce sont 3 367 emplois qui devraient être supprimés alors que près de 4 000 élèves supplémentaires sont attendus en septembre 2011(1).
Pour la première fois depuis plus de 20 ans (2), cette coupe claire historique se traduirait par une baisse du nombre d’enseignants devant les élèves. Dans les départements, seule la règle à soustraction fonctionnera. Les postes servant à scolariser les moins de trois ans, ceux affectés aux RASED, au remplacement, à l’enseignement des langues vivantes, aux maîtres- formateurs et conseillers pédagogiques vont être sévèrement rabotés. De nombreux postes-classe devraient être supprimés : le nombre d’élèves par classe augmentera, mécaniquement. Le dispositif d’accompagnement des nouveaux enseignants disparaîtra.
Le SNUipp dénonce vivement l’asphyxie dont est victime l’école. Ses conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Le SNUipp considère au contraire que ce devrait être la priorité de notre pays. Pour cela, l’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu. Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement pour s’opposer aux fermetures de classes et pour obtenir un budget qui permette à l’école de s’attaquer aux difficultés scolaires. Il invite ses sections départementales à prendre tous les contacts pour donner une ampleur massive à la journée de mobilisation pour l’Ecole du 22 janvier prochain à l’initiative du Collectif « l’Education est notre avenir ». Dans un tel contexte, le SNUipp proposera d’autres actions nationales pour porter haut et fort l’ambition de réussite de tous les élèves.

Communiqué du SNUipp ; Paris, le 17 décembre 2010

 

Les syndicats inquiets d’une pénurie d’enseignants remplaçants

A lire sur VONews

Depuis la rentrée 2010, le Val d’Oise subit de grosses difficultés pour trouver des enseignants remplaçants. Chaque jour, ce sont ainsi 150, voir 200 classes qui se retrouvent sans professeur, soit plus de 4000 élèves.
A l’heure où l’Etat annonce de nouvelles suppressions de postes, les syndicats du Val d’Oise expriment leurs inquiétudes concernant cette pénurie, mais aussi l’augmentation du nombre d’élèves par classe.
Lire la suite sur VONews

 

Ecole : rien ne va plus dans le Val d’Oise

Le SNUipp, principal syndicat des enseignants du premier degré, alerte sur la situation préoccupante des écoles dans notre département. Déjà lanterne rouge en ce qui concerne les conditions de scolarisation, le Val d’Oise connaît de nouvelles dégradations depuis la rentrée 2010.
Le nombre d’élèves scolarisés est en hausse sensible : + 1867 élèves. Mais l’administration n’en avait comptabilisé que 1317… Ce sont donc 550 élèves supplémentaires non prévus qui ont du être accueillis dans les écoles, sans moyens.
Le syndicat, qui lui, sait compter, dénonce une baisse de 35 postes d’enseignants entre 2008 et 2010 alors que dans le même temps, les effectifs ont augmenté de 2833 élèves ! Le taux d’encadrement diminue donc notoirement, ce qui explique que l’on connaisse tant de classes surchargées : des maternelles à double niveau à 28, 29 ou 30 élèves… des classes de 29 petits, des classes élémentaires à 29 ou 30, des CP à 29 dans les quartiers populaires de Saint Gratien…
Autres conséquences peut-être moins visibles mais tout aussi dommageables, les remplacements sont de plus en plus mal assurés et la scolarisation des enfants de moins de 3 ans est en chute libre. 3% seulement d’entre eux vont à l’école dans le Val d’Oise, alors qu’on sait les effets bénéfiques de cette fréquentation précoce sur la réussite ultérieure des enfants issus de quartiers dits « difficiles ».
Ajoutons à tout cela la disparition dans le 95 de 400 postes d’EVS, qui aident dans les écoles aux tâches administratives, et nous aurons une idée des difficultés que les équipes enseignantes rencontrent aujourd’hui et des menaces que cette régression fait peser sur les élèves, « notamment les plus fragiles d’entre eux », souligne le SNUipp.
A la rentrée 2011, les effectifs augmenteront encore. Mais 16 000 nouvelles suppressions de postes, dont 9 000 dans le premier degré, sont programmées au niveau national.
Vous avez dit mécontentement ? Le mot est faible pour décrire l’état d’esprit des enseignants qui voient disparaître une certaine idée du service public de l’Éducation. 80% d’entre eux ont participé à une ou plusieurs journées d’action lors des deux derniers mois et les retraites n’étaient pas le seul motif de cette mobilisation.
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12 octobre : une nouvelle journée de grève significative dans les écoles

_569_.jpgLes enseignants des écoles seront à nouveau fortement mobilisés lors de la journée d’action du 12 octobre prochain.
Près d’un sur deux devraient être en grève ce jour pour une toute autre réforme des retraites mais également pour d’autres orientations en matière d’emploi et de salaires, notamment dans l’Éducation nationale, asséchée par l’application du « un sur deux » non remplacé.
C’est une mobilisation encore très significative alors que les enseignants sont appelés à une troisième journée de grève en pleine rentrée scolaire et en un peu plus d’un mois.
Dans les écoles primaires, la question des retraites, l’annonce de la suppression de près de 9 000 postes dans le prochain budget maintiennent la détermination. Les enseignants sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs élèves. Tout comme pour les retraites, la politique du gouvernement en matière d’éducation est injuste. Elle pense restriction budgétaire quand il faudrait penser investissement d’avenir. Elle supprime obstinément des postes d’enseignants quand il faudrait agir pour la réussite de tous les élèves.
Au final, ce sont les élèves les plus fragiles qui payent la facture tout comme tous les salariés règlent celle de la réforme des retraites. La balle est aujourd’hui dans la camp de gouvernement. Il doit faire des propositions justes et efficaces pour l’avenir des retraites et de l’école. D’ores et déjà, le SNUipp appelle à la réussite de la journée de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 16 octobre.
Il lance une consultation nationale dans les départements sur les suites unitaires et élargies à donner entre le 12 et le 16 octobre. Ce sont aux enseignants sur le terrain d’en débattre et d’en discuter. Pour cela, le SNUipp les appelle à participer massivement aux assemblées générales. Tout est possible. Aucune modalité d’action n’est à écarter. Le SNUipp a d’ailleurs, comme ses partenaires, pris les dispositions nécessaires pour permettre aux enseignants des écoles de participer aux actions qui seront décidées collectivement.
L’objectif reste le même : amplifier, généraliser la mobilisation pour obtenir de réelles avancées concernant l’avenir de notre système de retraite et celui de l’Éducation.
Communiqué du SNUipp ; Paris, le 8 octobre 2010

 

Les enseignants encore largement mobilisés : le gouvernement doit revenir sur ses projets

_575_.jpgPlus d’un enseignant du primaire sur deux sera en grève le 23 septembre prochain. A l’évidence, la profession reste majoritairement mobilisée sur les questions de retraite, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Dans la suite des journées réussies de grève du 7 septembre et de rassemblements du 15, c’est un nouveau mouvement très significatif qui s’annonce dans les écoles primaires. Les enseignants restent très inquiets pour leur avenir et celui de l’éducation. Le projet injuste de réforme des retraites tout comme la politique éducative du gouvernement qui prévoit encore 16 000 suppressions de postes en 2010 dans l’Éducation Nationale sont au coeur du mécontentement et de la colère. Les professeurs des écoles entrent dans la vie professionnelle tardivement, à 29 ans en moyenne. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein et cotiser pendant 40, 41 ou 42 ans, ils devraient enseigner jusqu’à 65 ans, voire davantage si l’âge d’annulation de la décote était porté à 67 ans. Or près d’un enseignant des écoles sur trois parti en retraite en 2007 a subi une décote. Au sein du ministère de l’Education nationale, les personnels du premier degré sont les plus touchés par la décote. Les mesures proposées par le projet gouvernemental aggraverait encore cette situation.
Le gouvernement doit donc revoir sa copie. Le SNUipp renouvelle son exigence de retrait du projet de réforme des retraites. Il demande au gouvernement l’ouverture de véritables négociations pour un autre projet des réforme des retraites ainsi qu’un autre budget dans l’Education. Il décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à participer massivement aux manifestations avec l’ensemble des salariés et à débattre des suites de l’action pour élargir la mobilisation.

Communiqué du Snuipp-FSU du 21 septembre 2010

 

Moral des enseignants : 0/20

arton5001.jpgRarement une rentrée n’aura été aussi mal vécue par les personnels de l’Éducation Nationale, tant les coups portés par le gouvernement à notre système éducatif font mal. « Les enseignants n’ont pas le moral » d’après « Telerama » de cette semaine.. Et de citer une enquête selon laquelle 45% d’entre eux ont déjà songé à démissionner et 75% envisageaient une reconversion à plus ou moins long terme…
Comment oublier que 16.000 postes viennent d’être supprimés cette année ? Il y aura encore 16.000 disparitions en 2011 et cela portera à 65 000 le nombre de suppressions de postes entre 2007 et 2011 alors que la natalité se maintient. Au final, 10% des effectifs des enseignants auront été éliminés durant ce quinquennat. C’est grave évidemment pour l’encadrement des élèves, mais aussi pour l’avenir des étudiants qui se destinent à l’enseignement. Que feront les dizaines de milliers d’étudiants qui obtiendront leur master sans être recrutés ? Ils constitueront une armée de réserve condamnés à la précarité comme contractuels ou vacataires. Tout cela n’a plus rien à voir avec de la pédagogie, c’est de la comptabilité : faire des économies sur le dos des élèves et des personnels sans aucun souci des ravages causés.
La réforme de la formation des maîtres, conséquence directe de ces suppressions, jette cette année directement sur le terrain des enseignants SANS formation pédagogique ni expérience pratique , à tel point que les inspecteurs eux-mêmes ont des difficultés à justifier une telle ineptie… C’est réduire l’engagement de l’État dans la formation en remplaçant une année de formation rémunérée dans les IUFM par des années supplémentaires à l’université à la charge des étudiants pour économiser le coût de la formation. Au passage, ces enseignants perdent une année de cotisation retraite !
Quant à la réforme (encore une !) du lycée, mise en œuvre unilatéralement sans concertation et dans une telle précipitation qu’aujourd’hui, les élèves de seconde font une rentrée sans livres… Cette « réforme » (le terme est encore une fois bien mal choisi..) en instaurant une autonomie des établissements met à mal notre principe républicain d’égalité devant le droit à la formation. Cette mesure renforce la concurrence entre les élèves et entre les établissements au détriment de logiques de coopération. Le recrutement possible des professeurs par les chefs d’établissements et l’autonomie financière des établissements achèvera de créer une école à plusieurs vitesses.
Au fait, rien n’est innocent dans ce jeu de massacre : à qui tout cela va t-il profiter ? La réponse est simple : aux intérêts privés qui pourront peu à peu s’engouffrer dans un nouveau marché de l’éducation.
Les communistes ont une vision tout à fait différente de l’école du 21è siècle. Voici les propositions qui ont été développées par Pierre Laurent lors d’une conférence de presse tenue le jour de la rentrée scolaire.

  • l’allongement des scolarités : scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, avec une possibilité de scolarisation dès 2 ans (dans de bonnes conditions, naturellement ! Les enfants ne sont pas des sardines…) pour les parents qui le souhaitent ; un accès plus large et dans de meilleures conditions à l’enseignement supérieur. Une nécessité car aujourd’hui, l’âge moyen de sortie des études est sensiblement supérieur à 18 ans, bien que cachant de profondes inégalités. Nécessité aussi au vu des impératifs de savoirs, de culture et de qualification indispensables dans les sociétés d’aujourd’hui. L’allongement des études nécessite évidemment d’améliorer la scolarité pour mieux créer l’envie d’apprendre, de comprendre le monde.
  • la démocratisation de la réussite dans les apprentissages scolaires : lutte contre les inégalités par la réintroduction de la logique de carte scolaire, le développement de plans d’urgences pour rattraper le retard en équipements et en personnels, en particulier l’embauche plus massive d’enseignants dans les zones prioritaires ; et de plans durables de recherche en éducation ;
  • une culture commune exigeante (scolarité réellement unique jusqu’au collège - pas de programmes à plusieurs vitesses). Nous refusons l’individualisation des objectifs qui visent à tirer vers le bas le niveau de formation pour un très grand nombre d’élèves et pensons que tous les moyens doivent être aujourd’hui consacrés à l’invention et à la promotion de pratiques différenciées pour l’égalité d’accès aux savoirs.

En ce sens, nous demandons le rétablissement immédiat des moyens supprimés aux mouvements pédagogiques (GFEN, cahiers pédagogiques, ICEM).

  • un cadre national des diplômes dans chaque formation pour une reconnaissance réelle des qualifications. Il faut mettre un terme à l’individualisation actuelle qui a des effets dévastateurs pour les jeunes lors de leur arrivée sur le marché du travail ;
  • un investissement budgétaire massif. La part du PIB consacrée à l’Éducation est passée de 7,6% en 1995 à 6,6 en 2008 alors que le besoin d’élévation du niveau de connaissances n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Plus de moyens, ce n’est pas la clé de tout, mais c’est indispensable.

Enfin, à l’heure où le gouvernement met tout en œuvre pour adopter la réforme des retraites à marche forcée, au moment où de nombreux jeunes enseignants font leur rentrée, la validation des années d’études dans le calcul de la retraite serait une véritable avancée cohérente avec l’allongement important de la durée des études constaté ces dernières décennies.

 

Un million de lettres pour l’avenir des enfants

_487_.jpgLe SNUipp adresse une lettre ouverte à tous les parents d’élèves pour exposer son analyse de la rentrée et les raisons de sa participation à la journée de grève et de manifestations intersyndicales du mardi 7 septembre.
Diffusée à un million d’exemplaires, elle est distribuée par l’intermédiaire des enseignants des écoles.



LETTRE OUVERTE AUX PARENTS POUR L‘AVENIR DE VOS ENFANTS

Votre enfant fait sa rentrée des classes. L’école lui est ouverte pour qu’il apprenne et grandisse. Avec d’autres enfants, c'est là qu'il construit les apprentissages nécessaires à la connaissance du monde qui l’entoure et à la poursuite de sa scolarité. Ces savoirs, votre enfant y a droit. Ils sont un passeport pour l’exercice de sa citoyenneté, pour sa vie.
Nous, enseignants, pensons qu’aujourd’hui cet investissement d’avenir qu’est l’école n’est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l’argent public devait servir à aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l’école devrait se serrer la ceinture, quitte à laisser de nombreux enfants au bord de la route ! Ceux qui rencontrent le plus de difficultés n'auront bientôt plus droit au soutien d’un enseignant spécialisé (RASED), les remplacements ne seront plus systématiquement assurés, les langues peu enseignées faute de moyens et de formation, les enfants de moins de trois ans ne seront plus scolarisés. Et, pour finir, le nombre d'élèves par classe va augmenter ! D’une part, un enseignant sur deux qui part en retraite ne sera pas remplacé. D’autre part, l’âge de la retraite serait repoussé, quand les jeunes, eux, attendront pour trouver un emploi. Nombre d’entre nous devraient enseigner jusqu’à 65 ou 70 ans, ce qui ne garantit pas la meilleure énergie, la meilleure écoute pour les élèves. Pour nous, faire réussir tous les élèves est un engagement quotidien. C’est pourquoi, nous voulons une école ouverte, qui sache s’adapter aux défis du monde, aux connaissances nouvelles et à leur évolution. Nous ne voulons pas une école qui se replie sur elle-même, sur des recettes dépassées et élitistes.
Nous alertons l’opinion publique ! Nous refusons l’affaiblissement de l’école : le 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée, les enseignants seront en grève au côté de nombreux salariés des secteurs privé et public afin de manifester pour un projet de financement des retraites équitable, pour d'autres choix en matière d'emploi, pour le développement des services publics, pour l’avenir de nos enfants.
Nous comptons sur votre compréhension et sur votre soutien.

 

Au delà de l’autosatisfaction ministérielle, une rentrée 2010 annonciatrice d’une année difficile

Le collectif « Une école, un avenir » prend date devant l’opinion publique.
Dans les jours qui viennent, le Ministre, comme ses prédécesseurs, va resservir à l’opinion publique la rengaine de la rentrée : « techniquement réussie ». Du point de vue de Bercy, au titre de la confusion entre service public et restriction budgétaire, c’est possible ! Mais pour ce qui est des missions de l’Éducation nationale, cela ne tient pas debout !
L’accumulation année après année de suppressions de postes a des conséquences évidentes sur l’offre de formation, les effectifs des classes, les apprentissages, la prise en compte de la difficulté scolaire, les comportements des élèves, les affectations des personnels, les conditions de travail. ... Et dans quelques semaines, c’est le remplacement qui sera insuffisant ! Sauf si le Président réussit à obtenir la suppression de l’hiver et de ses maladies !
À cela s’ajoute l’arrivée dans les classes des jeunes enseignants sans la solide formation indispensable. C’est tragique pour eux qui devront exercer un métier qu’ils ne connaissent pas encore, avec une charge de travail très lourde ne leur permettant aucune prise de recul. C’est dramatique pour les élèves parce que si « techniquement réussi » signifie que devant chaque classe se trouveront des adultes, cela ne garantit nullement qu’ils pourront répondre aux besoins éducatifs et pédagogiques de leurs élèves. Pour ces classes, combien d’adultes différents verront-elles défiler avec des pratiques pédagogiques et des attitudes parfois contradictoires ? De plus, bien souvent les engagements pris en termes d’accompagnement de ces jeunes enseignants ne pourront pas être tenus.
La politique éducative de ce gouvernement se limite en réalité à traquer toutes les sources possibles de suppressions d’emplois et tourne le dos à la réussite de tous. Elle n’a aucun rapport avec les enjeux éducatifs de la Nation.
Nos organisations le disent aujourd’hui solennellement, quels que soient les artifices de communication qui seront déployés, cette rentrée sera celle de la régression et du renoncement éducatif parce que les décisions qui l’ont préparée font délibérément l’impasse sur l’ambition que le pays doit à sa jeunesse.
Notre collectif a rédigé des fiches prenant le contre-pied du « schéma d’emploi » du ministère de l’Éducation nationale divulgué par la presse fin mai 2010 et dont le seul objectif était de trouver les moyens de supprimer des milliers de postes supplémentaires d’enseignants et autres personnels dans son budget pour 2011. Nous montrons ainsi que d’autres choix sont indispensables en matière budgétaire et éducative, afin d’assurer réellement la réussite de tous.

Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - EEDF - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - FOEVEN - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - Fédération Léo Lagrange - OCCE - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education
voir le site

 

Tableau noir, très noir !

Certains esprits malins, qui savent que je n’ai pas fréquenté l’école l’an dernier, s’inquiètent de savoir si j’ai dépoussiéré mon cartable. J’ai fait mieux que cela : j’ai fait l’acquisition d’un nouveau cartable, qui plus est, pendant les vacances…ça c’est de la conscience professionnelle, non ? Alors, les taquins en ont conclu que j’investissais car je m’étais résignée à travailler au moins deux ans de plus, et donc que je considérais comme entérinée la contre-réforme des retraites… Fausse déduction ! Bien au contraire, je crois que les mobilisations à venir, et notamment celle du 7 septembre, seront déterminantes ; peut-être non suffisantes, car il faudra certainement une suite, mais en tout cas décisives. Cette journée du 7 s’annonce de grande ampleur. C’est la première fois que les enseignants seront en grève moins d’une semaine après la rentrée. Jamais dans ma carrière, déjà longue, merci, mais pas assez pour que je puisse y mettre fin, je n’ai distribué le jour même de la rentrée des classes, un courrier aux familles expliquant que leurs enfants n’auront pas classe dans quelques jours. Déjà en grève, la maîtresse ? penseront certains parents. Mais beaucoup partageront nos inquiétudes, notre refus de voir se dégrader encore nos conditions de travail, qui sont aussi celles de nos élèves.
Rapide tour d’horizon des sujets qui font plus que fâcher en cette rentrée 2010…
Les enseignants du primaire sont « sur le pied de guerre » pour le journal « La Tribune »qui estime que la rentrée se fera dans un climat très tendu. Pour alerter l'opinion, le Snuipp, syndicat enseignant, va distribuer à la rentrée une "lettre ouverte aux parents" à un million d'exemplaires dénonçant les effets des suppressions de postes. "C'est un cri d'alerte pour expliquer les inquiétudes des enseignants" selon le syndicat. Elles sont nombreuses. Tout d'abord les suppressions de postes. A la rentrée, ce sont 16.000 postes qui seront supprimés en vertu de la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. 16.000 postes disparaîtront encore à la rentrée 2011, soit plus de 65.000 postes supprimés depuis 2007. Dans le même temps, "on attend 7.000 élèves de plus à la rentrée 2011 en primaire", dénonce le syndicat.
Les pistes d'économies préparées par le gouvernement ont fait bondir en mai dernier : baisser encore le taux de scolarisation des moins de 3 ans (18% en 2010 contre 30% en 2000), supprimer les postes de Rased (aide aux élèves en difficulté), augmenter le nombre d'élèves par classe, substituer aux remplaçants titulaires des vacataires, transférer aux associations les emplois d'aide aux handicapés (AVS...), supprimer en masse des postes d’intervenants en langues vivantes…
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants (dite "masterisation" car nécessitant un niveau master, c'est-à-dire bac + 5, pour passer le concours) est aussi source de mécontentement, car vont arriver dans les écoles en cette rentrée, les premiers jeunes professeurs débutants sans formation pratique, l'année de stage en alternance (via les IUFM) ayant été supprimée. Un système de "binômes" avec des maîtres formateurs a finalement été consenti par le ministère de l'Education nationale, mais il ne durera que jusqu'à la Toussaint et rien de dit qu'il sera reconduit. Ce système de « tutorat » ne saurait de toute façon remplacer une réelle formation professionnelle.
Bref, le Snuipp condamne une fois de plus, le faible investissement de la France dans son école primaire (15 % de moyens en moins que la moyenne des pays de l'OCDE). Dans ces conditions, il doute que soit honorée la promesse de Nicolas Sarkozy de 2007 : diviser par 3 le taux d'échec scolaire en primaire, qui se maintient toujours entre 10 % et 15 %. 44 % des Français, selon un sondage du syndicat, pensent que les réformes actuelles vont dans le mauvais sens et 61 % jugent que l'école primaire fonctionne bien, contre 71 % en 2009. Est-ce parce que la France continue d’afficher un nombre d’élèves par classe bien supérieur à la moyenne des pays de l’Union Européenne ?
« Nous pensons qu’aujourd’hui, cet investissement d’avenir qu’est l’école n’est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l’argent public devait aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l’école devrait se serrer la ceinture, quitte à laisser de nombreux enfants sur le bord de la route. Moins de postes, moins de formation, ça n’a jamais fait une meilleure école pour les élèves . Nous sommes un des rares pays qui, en cette période de crise, a fait le choix de tourner le dos à l’éducation », s’inquiète le syndicat.
Concernant les retraites, l’autre grand motif de la grève du 7 septembre dans les écoles, le SNUipp a annoncé mettre à disposition des enseignants un « simulateur » permettant de calculer sa pension dans la situation actuelle et dans celle qui pourrait advenir avec le projet gouvernemental. Allongement de la durée des cotisations, recul de l’âge de départ, augmentation des cotisations, c’est la triple peine qui attend les enseignants comme l’ensemble des fonctionnaires. Travailler jusqu’à 70 ans pour une retraite complète ? Non, merci ! Mauvaise solution pour les personnels mais aussi pour les enfants ! Pour compléter le tableau, déjà très noir, voilà que le gouvernement annonce le gel des salaires pour au moins l’année 2011…
Mon cartable est prêt : dans les cahiers de mes élèves, je glisserai le courrier expliquant le mouvement de grève du mardi 7 et je ne doute pas du soutien des parents, qui sont eux-mêmes confrontés au chômage, à la précarité et sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants …

En annexe, le communiqué de presse des organisations syndicales appelant à la journée du 7 septembre. rentree99.jpg NB : les professeurs des écoles rentrent DEUX jours avant leurs élèves; certains sont même à l'école dès les derniers jours du mois d'août...

 

Le tableau noir d’une année blanche

_487_.jpgLe ministère de l'Education Nationale vient d’annoncer que seulement 3 000 places seraient ouvertes au concours externe 2011 des professeurs d'école du premier degré. Cette première session organisée dans le cadre de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants se déroulera donc sous le signe de l’avarice au regard des 7 000 places offertes au concours 2010, elles-mêmes en forte baisse par rapport aux années précédentes*.
Dans la réalité, le ministère profite de la réforme de la formation des enseignants pour réaliser une année blanche en matière de recrutement. Alors que de 10 000 à 12 000 enseignants des écoles partiront en retraite en septembre 2011 c’est près de trois professeurs des écoles sur quatre en activité qui ne seront pas remplacés !
Cette situation est d’autant plus inadmissible que le nombre d’élèves progresse dans le premier degré et que le récent rapport de la Cour des comptes préconise un plus grand investissement en direction du primaire, qui est sous-doté de 15 % par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. Au contraire, cette décision de réduire le nombre de postes au concours vise à préparer la suppression de milliers de postes d’enseignants des écoles comme l’ont dévoilé les fiches ministérielles de préparation de la rentrée 2011.(évoquées sur ce blog lors de précédents billets, ndlr)
Au final, les possibilités d’accéder aux métiers de l’enseignement se restreignent pour de nombreux étudiants alors que dans le même temps, il leur est demandé d’entamer une année supplémentaire d’étude non rémunérée en cycle master pour être recruté.
Cette logique va à l’encontre de la réussite de tous les élèves qui exige au contraire des recrutements qui permettent une baisse des effectifs par classe, un développement de la maternelle et de la formation continue des enseignants. Il s’agit également de construire une véritable formation professionnelle et de mettre en place une entrée progressive dans le métier.
C’est pour faire réussir vraiment tous les élèves que le SNUipp appelle dès maintenant les enseignants des écoles à participer massivement à la journée de grève du 7 septembre !

Communiqué du SNUipp-FSU , Paris, le 15 juillet 2010

  • Postes au concours : évolution :

postes au concours 2008 : 10 000
postes au concours 2009 : 7000
postes au concours 2010 : 7000
postes au concours 2011 : 3000

 

Plus de 100 000 voix ont dit non à la démolition de la formation des enseignants

_489_.jpgL’appel 100 000 voix pour la formation initié par la Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE) et soutenu par la plupart des syndicats, la FCPE et l’UNEF, les coordinations, de nombreuses associations et sociétés savantes, les mouvements pédagogiques et une multitude de personnalités, vient de dépasser les 100 000 signatures.
Ce sont 100 000 voix de parents, d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs, de citoyens qui demandent l’abandon de la réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation » et qui, tout au contraire, appellent le gouvernement à un effort en faveur de l’école et de la formation de ses enseignants.
Cet événement prend un relief particulier en cet été 2010 : c’est en effet en juin 2008 que le Président de la République et son ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, sûrs de leur fait, avaient annoncé le lancement de cette réforme…
Le gouvernement ne doit pas s’y tromper, cela signifie qu’est intact le refus exprimé l’an dernier par la communauté universitaire unanime, dans un mouvement sans précédent par son ampleur et sa durée. Cela signifie aussi que ce refus est désormais partagé bien au-delà de l’université et des IUFM, tout particulièrement par des dizaines de milliers de parents d’élèves.
Et pourtant, contre la volonté de l’ensemble des acteurs, le gouvernement s’obstine à mettre en place cette prétendue réforme. Il a commencé par défaire les cadrages des formations. Les débutants seront obligés d’improviser : pour un million et demi d’élèves dans le second degré, leur année scolaire sera compromise dans une discipline au moins ; pour 150 000 élèves du 1er degré, c’est l’ensemble de leur année qui sera menacée. Y a-t-il encore une République quand sont instituées, dans la formation de ses maîtres, des inégalités géographiques et sociales aussi criantes que celles qui se dessinent ?
Où est le sens des responsabilités quand le gouvernement oblige son administration, depuis plusieurs mois, à improviser la gestion de l’ingérable ?
Où est l’éthique quand il sait que de très nombreux débutants seront mis dès septembre dans une situation de grande souffrance psychique ?
Et où est le sens du bien public quand les gouvernants voient sans sourciller des officines privées se préparer à prospérer, dès la fin août, sur le désengagement de la puissance publique ?
La CNFDE appelle tous ceux qui le pourront, là où ils seront, à s’opposer dès la rentrée, avec la plus grande vigueur, à la démolition de la formation.
Elle réitère ses principales demandes : maintien de la formation des lauréats dans les conditions antérieures, report des concours aux dates habituelles et dans les formes antérieures, défense des sites IUFM menacés de fermeture, création des postes d’enseignants et de formateurs nécessaires, ouverture de négociations pour une tout autre réforme.
Elle vous invite à poursuivre la diffusion de cette pétition pour inviter les citoyens, les élus et les organisations attachés à l’école à rejoindre les 100 000 voix et à faire connaître cet appel.



Secrétariat de la CNFDE, 1er juillet 2010

plus d'info

 

Budget 2011 : lourde facture pour les élèves

Le budget 2011 en préparation confirme la volonté gouvernementale de ne pas remplacer un enseignant sur deux partant à la retraite.
Dans l’Education Nationale, ce sont donc 16 000 postes d’enseignants qui sont appelés à être rayés du budget 2011. Ces suppressions s’ajoutent aux 16 000 réalisées cette année.
Pour le syndicat enseignant SNUipp, cette annonce ne constitue malheureusement pas une surprise. En avril dernier, la divulgation des orientations du ministère, demandant aux recteurs de traquer les emplois d’enseignants, était un avant-goût amer à ce qui constitue aujourd’hui une confirmation de l’appauvrissement du service public de l’’Education. Pour mettre en oeuvre ce plan budgétaire, les recteurs et inspecteurs d’académie sont priés de baisser la scolarisation des moins de trois ans, de diminuer le nombre de départ en formation d’enseignants spécialisés , de fermer les postes d’intervenants en langue et d’augmenter le nombre d’élèves par classe.
Le SNUipp redoute qu’au final, ce soient les élèves et notamment les plus fragiles les premières victimes de ces choix budgétaires. Pourtant la lutte contre les inégalités scolaires nécessite de faire de l’ Education une priorité, tout comme celle contre les inégalités sociales appelle à une autre réforme des retraites.

Ces deux sujets seront au coeur de la journée de grève du 7 septembre à laquelle le SNUipp appelle tous les enseignants à participer massivement.

Le syndicat dénonce également de « mauvais coups pour les mouvements pédagogiques » puisque le ministère vient de décider sèchement de réduire les subventions de trois mouvements pédagogiques. D’après le syndicat, « ces mesures s’inscrivent dans la logique inacceptable de restriction budgétaire, qui consiste à raboter tout ce qui contribue à la richesse de l’école. Cette annonce envoie à nouveau un mauvais signal à toute la communauté éducative, alors que l’on pouvait penser révolue la période de dénigrement de la pédagogie. La réflexion des mouvements pédagogiques irrigue, depuis des décennies, la recherche en éducation, la formation professionnelle et alimente les pratiques enseignantes dans le but de faire réussir tous les élèves. Avec ces suppressions, c’est l’activité même et la survie de ces associations qui est sur la sellette. »
Le SNUipp exige du ministère de l’Education nationale le rétablissement de la subvention et de tous les emplois des mouvements pédagogiques.
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Juin 2010, dans la cour de l'école...

_474_.JPGLes vacances d’été approchent dans les écoles et avec elles, l’heure des bilans de l’année écoulée et les préparatifs de la rentrée scolaire de septembre. Rentrée placée sous le signe du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite, marquée par des fermetures de postes, par une importante dégradation de la formation professionnelle et de l’entrée dans le métier pour les enseignants stagiaires, par une détérioration des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs...
Le Val d’Oise, est malheureusement un très bon exemple de ce que produit la politique néfaste du gouvernement en matière d’éducation.

  • Le taux d’encadrement professeurs/élèves (nombre d’enseignants pour 100 élèves) y est en baisse pour la deuxième année consécutive et retrouve un niveau équivalent à celui de 1998.
  • Les moyens de l’aide spécialisée sont notablement réduits.
  • La scolarisation des moins de trois ans est en chute libre.
  • Une nouvelle réduction des moyens attribuées aux zones difficiles est à craindre.

Pas très étonnant si, dans les cours d’école, le beau soleil de juin ne suffit pas à apaiser les inquiétudes des uns et des autres…surtout depuis les annonces gouvernementales sur les retraites…Triple peine pour les fonctionnaires, qui subiront allongement de la durée de cotisation, recul à 62 ans de l’âge légal et augmentation des cotisations ( à terme, perte d’une journée par mois ), sans oublier le gel éventuel de leurs salaires et les incertitudes sur le maintien ou non de l’engagement du gouvernement à augmenter au 1er juillet le point d’indice de 0,5%.
En cette fin d’année scolaire, les traditionnelles évocations de vacances sont donc oubliées au profit de discussions acharnées…d’où surgissent parfois les préoccupations de chacun..

Sophie, déjà rencontrée début octobre sur ce blog, est toujours « EVS » dans une école de Saint Gratien. Durant deux ans, elle aura enchaîné les contrats de six mois avec l’Education nationale, et les salaires de misère qui vont avec… Elle aura consciencieusement suivi le travail quotidien d’un élève handicapé et aidé à la bonne marche de l’école avec le souci d’être attentive à tous. Pourtant, aucune perspective , aucune réelle formation professionnelle ne lui sera proposée à la fin de son dernier contrat. Bonnes vacances à elle sans trop d’angoisse pour son avenir dans une telle précarité… Quant à penser à sa retraite…
Anne, maîtresse de petite section, finit cette année un peu fourbue par la conduite quotidienne de sa classe de 31 petits de 3 ans. Elle le sera encore l’année prochaine, puisqu’il manque …deux élèves dans son école pour que l’administration envisage l’ouverture d’une nouvelle classe. Son moral n’est plus au beau fixe malgré l’approche des congés. Mère de trois enfants, elle vient de perdre le droit à une retraite anticipée et devra donc renoncer à son projet de reconversion professionnelle. Bonnes vacances, en ne pensant pas trop à l’allongement brutal de sa carrière.. (ndlr : un prochain billet du blog reviendra sur cette mesure, qui applique avant même le vote d’une éventuelle loi réformant les retraites, la suppression de ce droit aux fonctionnaires mères de trois enfants)
Raphaël, enseignant en maternelle arrivé à Saint Gratien il y a sept ans, pensait à cette époque devoir travailler encore quinze ans. Aujourd’hui, il refait ses comptes : il lui reste quasiment autant d’années de travail avant de pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein, le nombre d’annuités exigées ayant sensiblement grossi. A 67 ans, pourra t-il encore assumer la charge d’une classe surchargée de petits de 3 ou 4 ans ? Déjà aujourd’hui, il lui arrive de se sentir bien fatigué à la fin de sa journée.. Bonnes vacances pour être en forme à la rentrée…
Dominique, enseignante retraitée, avoue garder un excellent souvenir d’un métier qu’elle a aimé.. sauf les dernières années, pendant lesquels certaines journées lui ont semblé bien difficiles, parfois harassantes. Inquiétude dans les yeux de ses interlocuteurs, qui devront travailler bien plus longtemps qu’elle encore , si les manifs de septembre ne mettent pas un coup d’arrêt à la casse de nos retraites.

Rien d’étonnant que dans un tel contexte de dégradation des conditions d’exercice de leur métier, les enseignants aient fortement participé aux mobilisations de ces dernières semaines. Le dernier mouvement du 24 juin a été particulièrement suivi et il est pourtant très inhabituel de connaître des grèves dans les écoles en toute fin d’année scolaire. Signe d’un malaise grandissant, d’un mécontentement qui monte et se fera entendre sans nul doute dès le mois de septembre. Le rendez-vous est déjà fixé puisque TOUTES les organisations syndicales CFDT-CFTC-CGT-FO-FSU Solidaires-UNSA, ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 7 septembre au moment où s’ouvrira le débat parlementaire sur les retraites.

 

Communiqué des Inspecteurs de l’Education Nationale du Val d’Oise

"L’Éducation n’est pas une priorité pour le gouvernement..."

Les suppressions de postes annoncées dans l’Education Nationale font peser de graves menaces sur le fonctionnement du système éducatif. Le document transmis par le ministre aux académies montre clairement que l’Education n’est pas une priorité pour le gouvernement.
Les suppressions risquent de toucher les postes d’enseignants sans classe (postes « mission Zep », Rased..) et alourdir les effectifs en modifiant les seuils de fermeture et d’ouverture, regroupements d’écoles, etc.).
Ces décisions auront de graves incidences sur les publics les plus fragiles (élèves en grande difficulté scolaire, élèves en éducation prioritaire…) et sont contradictoires avec une volonté affichée de lutter contre l’échec scolaire, la violence à l’école…

  • Comment en effet est-il possible d’améliorer la qualité de l’enseignement en réduisant la formation professionnelle initiale ?
  • Comment en effet est-il possible de lutter contre l’échec scolaire et la violence à l’école en réduisant le nombre d’adultes et d’enseignants spécialisés ?
  • Comment en effet est-il possible d’inciter les équipes d’écoles à faire des projets dynamiques et pertinents en supprimant les crédits pédagogiques et dans le même temps rémunérer des enseignants pour des évaluations qu’ils étaient capables de prendre en charge collectivement ?
  • Comment en effet est-il possible aujourd’hui, d’expliquer que l’on va supprimer la scolarisation des moins de trois ans alors que nous avions prôné jusqu’alors le contraire dans les zones d’éducation prioritaire ?

Après la journée d’action du 24 juin qu’ils ont soutenue, les IEN syndiqués au SNPI-FSU et au SGEN-CFDT et des non syndiqués s’inquiètent qu’une logique purement financière fasse peser sur le système français des risques de dégradations importantes… D’autres pays ne s’y sont pas trompés comme l’Allemagne, souvent citée en exemple qui a fait le choix de ne pas réduire ses dépenses d’éducation. »
Pour les organisations signataires, et particulièrement en temps de crise, l’effort budgétaire sur la formation doit être maintenu pour permettre à l’école républicaine de répondre à l’objectif de réussite pour tous les élèves.

Cergy le 24 juin 2010
IEN du Val d’Oise SNPI-FSU ; SGEN-CFDT

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