Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Urgence : emploi !

Thème majeur de la campagne des présidentielles et préoccupation première des Français, l’emploi est au lendemain de la nomination d’un nouveau gouvernement, la question primordiale qui arrive sur le devant de la scène. Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés partout en France. Il y urgence à agir sans attendre. Le problème est-il insoluble comme voudrait nous le faire croire la droite ? Le déclin de la production de biens et de services est-elle une fatalité ? 900 usines ont disparu en France ces dernières années et 450 000 emplois industriels ont été perdus.

Les annonces de suppression d’emplois se multiplient ces derniers jours : PSA, Air France, Technicolor, Hewlett Packard, Conforama, Thomson…. Autant d’entreprises qui ont attendu le lendemain de l’élection du président pour annoncer leurs « plans sociaux » qui s’ajoutent à ceux déjà connus de la FNAC, Fralib, Sodimedical, Gandrange, Renault, Petroplus … et bien d’autres encore. Le dogme du profit maximum dans un temps minimum fait des ravages. Ces entreprises n’ont pour la plupart aucune difficulté financière mais font de confortables bénéfices, ce qui ne les empêche nullement de réaliser des «licenciements boursiers » c'est-à-dire sans fondement économique puisqu’elles distribuent dans le même temps des dividendes à leurs actionnaires et des primes extravagantes à leurs dirigeants.

Que faire ? Voilà un des premiers chantiers du gouvernement qui annonce vouloir donner davantage d’instruments, de moyens aux salariés pour faire face à des plans sociaux. Le PCF pour sa part a pris l’initiative d’envoyer une lettre au premier ministre, réclamant « un moratoire à effet immédiat » sur les plans annoncés, en attendant les travaux de la nouvelle Assemblée Nationale. Dès la rentrée parlementaire, des mesures anti-licenciements doivent être adoptées. L’éventail des dispositions possibles est large, de la loi interdisant les licenciements dont la raison n’est pas liée à la situation économique de l’entreprise, en passant par la suppression des aides de l’Etat en cas de licenciements abusifs ou la fin des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. En février dernier, les sénateurs communistes avaient déposé un projet de loi visant à interdire les licenciements boursiers. Ils reprenaient ainsi une mesure-phare du programme du Front de Gauche, qui prévoit « d’interdire les licenciements boursiers et la redistribution de dividendes pour les entreprises qui licencient » visant ainsi à stopper l’hémorragie des emplois industriels et à remettre la finance au service de l’économie. Le texte déposé au Sénat prévoyait aussi le remboursement des aides versés par l’Etat en cas de licenciements non justifiés économiquement. Cette proposition fut rejetée de justesse par les sénateurs, 5 voix d’élus radicaux de gauche ayant manqué.

Il importe aussi de donner aux salariés et à leurs organisations les moyens de s’opposer aux décisions néfastes à l’emploi et bien plus encore, de leur permettre de peser sur les choix de gestion et de proposer des solutions alternatives garantissant le maintien de l’activité et son développement. Un « bouclier démocratique » serait ainsi mis en place avec la reconnaissance du rôle primordial que peuvent jouer les salariés, premiers concernés par la sauvegarde de l’emploi et souvent porteurs de projets innovants permettant la relance de l’activité. Il est indispensable qu’ils aient aujourd’hui au sein des conseils d’administrations un droit de regard sur les choix stratégiques.

Un exemple ? En Haute-Normandie, les sites de la raffinerie Petroplus et de la papeterie M-real sont tous deux menacés de fermeture. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de sites industriels en mauvais état. Les intersyndicales ont fourni un important travail pour présenter aux directions et actionnaires des projets alternatifs pour revitaliser les sites. Le projet présenté conjointement par les salariés des deux sites propose d’utiliser la ouate de cellulose des ateliers de M-real pour fabriquer du biocarburant sur le site de Petroplus.

Ce sont eux, les ouvriers, les techniciens, les premiers experts dans leurs domaines !

A Gandrange, les sidérurgistes oubliés de Sarkozy depuis quatre ans espèrent, eux, encore voir couler de l’acier en présentant un projet industriel innovant. Le syndicat propose la construction sur le site d’une aciérie électrique d’un type nouveau permettant de fabriquer de l’acier avec les composants traditionnels mais aussi avec des produits de récupération comme la ferraille. Le projet d’aciérie électrique permettrait de recycler en France des déchets de plus en plus abondants et aujourd’hui exportés en Belgique, Italie, Allemagne, Inde, Turquie ou Chine. Un comble écologique que le projet d’aciérie à Gandrange pourrait corriger et qui pourrait être l’emblème d’une nouvelle politique industrielle en France.

Enfin, une autre piste existe pour donner des pouvoirs nouveaux aux salariés, celui de «?préemption?» ou de «?réquisition?» de leur entreprise. Cette idée, défendue par le Front de Gauche, consiste à donner la priorité et les moyens aux salariés de reprendre leur usine menacée en coopérative.

Pour favoriser la relocalisation des activités et lutter contre les délocalisations vers les pays de main-d’œuvre à bas coût, le Front de Gauche propose d’instaurer des «?prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées?» et une «?taxe kilométrique de manière à réduire les transports de marchandises évitables?». D’autres mesures seront évidemment nécessaires pour stopper l’hémorragie d’emplois industriels.

Instaurer un pôle financier public qui fournirait un crédit bonifié aux entreprises favorisant l’emploi, les salaires et la formation sera aussi un levier essentiel pour la réindustrialisation.

Dans la prochaine Assemblée, ce n’est pas le travail qui manquera pour les députés du Front de Gauche !

 

Mal logement : les frontières de l'inacceptable sont dépassées

Le Parisien a réservé son premier « grand dossier de la présidentielle » au thème du logement, sujet majeur dans le débat électoral. Normal, c’est, avec l’emploi, la préoccupation numéro un des Français, qui y consacrent la part principale de leur budget. La « crise du logement » frappe désormais même les classes moyennes et 80% des Français trouvent « difficile » de trouver un logement. En cause, « la fragilisation des ressources des ménages» doublée de « l'augmentation considérable du coût du logement.»

700.000 personnes sont en France dépourvues de logement personnel, dont 133.000 sans domicile fixe selon l'Insee. 3,6 millions de personnes sont non ou très mal logées, et plus de 5 millions de personnes supplémentaires sont en situation de réelle fragilité de logement à court ou moyen terme.

"Les frontières de l'inacceptable sont dépassées" selon La Fondation Abbé Pierre qui présente son rapport annuel sur le mal logement et demande aux candidats à la présidentielle un "véritable changement d'orientation des politiques".

"Il manque entre 700.000 et 800.000 logements en France" estime la Fondation, qui propose aux candidats à la présidentielle un "contrat social" en quatre axes, imposant de produire environ 500.000 logements par an, dont au moins 150.000 logements sociaux. Autre impératif, "réguler les prix et maîtriser le coût du logement", en revalorisant les aides, en empêchant les hausses à la relocation et en offrant des recours au locataire si son loyer est plus élevé que ceux du marché. La Fondation demande en outre une "politique de prévention des expulsions" et souhaite que soient imposés aux communes 25% de logements sociaux contre 20% actuellement.

Si le mal logement s’est profondément enraciné en France, il existe toutefois des solutions. C’est Le Parisien qui cite la ville de Saint Ouen, reconnaissant que si des logements y restent accessibles aux familles et aux jeunes, on le doit « à la municipalité communiste, en guerre contre la flambée immobilière et qui entre autres mesures, menace d’utiliser son droit de préemption quand les marchands sont trop gourmands ».

Autre exemple étranger cette fois, celui de la Suède où n’existe pas de logement HLM mais où les appartements du secteur public sont accessibles à tous sans distinction de revenus. Un office municipal du logement négocie chaque année, les loyers avec les associations de locataires, prix qui sert ensuite de référence pour le marché privé. Ce système a permis de maintenir des loyers bas, y compris dans les centres villes et a favorisé la mixité sociale.

Le Front de Gauche a dans son programme « L’Humain d’abord » largement évoqué le problème du logement et fait de nombreuses propositions sur lesquelles nous reviendrons dans les prochaines semaines. Jean-Luc Mélenchon a récemment rappelé son engagement de construire 200 000 logements sociaux par an, d’empêcher les expulsions des personnes en difficulté et enfin de faire cesser le scandale des logements vides par la réquisition. "Le capitalisme a organisé la rareté", a-t-il dit, dénonçant " les banques, le capitalisme, la cupidité".

voir le site de la Fondation Abbé Pierre

 

Un programme de « changement raisonnable »

parny.jpgTexte invité

Le programme rendu public par le Parti Socialiste nécessite un examen attentif, notamment pour celles et ceux qui aspirent à une alternative aux politiques menées depuis des années sur la base des logiques dominantes du système capitaliste.

Hélas rien de fort qui symboliserait une ambition nouvelle pour notre pays. Rien de comparable même avec les nationalisations portées en 1981 par exemple ou la réduction du temps de travail qui en 2007 avait sans doute porté Lionel Jospin à Matignon. Il s’agit en quelque sorte d’un programme de « changement raisonnable ». On sait malheureusement que le raisonnable est l’ennemi des révolutions. L’ambition affichée est celle du redressement de la France et d’un nouveau modèle de développement. Mais ces objectifs s’inscrivent dans une acceptation d’un monde concurrentiel dominé par les marchés financiers et dans une conception de la croissance économique où les gains de productivité ne sont jamais redistribués en faveur de l’emploi, des qualifications et des salaires.

Ce programme est-il de gauche ?

Il y a certes des choses qu'on ne peut balayer d'un revers de main, comme la création de 300.000 emplois jeunes ou la modulation de l'impôt sur les bénéfices qui prévoit d’appliquer un taux de 40 % lorsque ceux-ci sont distribués en dividendes. Mais quelques propositions concrètes ne constituent pas une vision de la société. Ce programme ne rompt pas avec les logiques libérales et atlantistes des politiques menées ces dernières années. Pour l’OTAN par exemple, on frise le ridicule puisqu’il est suggéré d’évaluer les conséquences de l’entrée de la France dans l’OTAN. Tous les jours nous constatons qu’elle nous entraîne dans la guerre. Concernant l’Europe, il y a acceptation par le PS de toutes les logiques issues du traité de Lisbonne. Et cette acceptation des politiques libérales se retrouve au plan national. Les hypothèses économiques du parti socialiste prévoient une inflation à 2 et une augmentation des dépenses publiques à 1,7 %, c'est-à-dire moins vite que l’inflation. Nous sommes dans une logique de diminution de la dépense publique confirmée par des propositions de réformes fiscales à budget public constant. Dans ces conditions, on comprend que rien n’est dit sur l’arrêt de la RGPP ou la nécessité d’un plan d’embauche de fonctionnaires pourtant nécessaire dans tous les services rendus à la population. Le PS annonce 10 000 policiers recrutés, cinq cents magistrats, mais combien pour l’école considérée comme une priorité ? On ne sait pas, et rien sur la poste. Rien pour empêcher le démantèlement de notre système de santé et la casse de l’hôpital. Les propositions sur des maisons de santé ou sur la médecine libérale confirment même l’engagement d’une politique de substitution au service public. L’absence de propositions sur le maintien et l’extension des services publics, sur leur rôle dans la logique de redistribution des richesses et la maîtrise sociale de secteurs indispensables à la solidarité et à l’accès aux biens communs est sans doute le marqueur le plus négatif d’un programme enlisé dans l’acceptation des logiques libérales. Concernant les mesures en faveur du développement de l’emploi, de la formation et d’une économie au service des impératifs sociaux et écologiques, on ne peut qu’être déçu. Nous avons besoin d’un véritable pôle financier public permettant de réorienter l’ensemble des crédits publics et privés vers ces objectifs en s’appuyant sur de nouveaux droits pour les salariés, sur leur lutte et sur des fonds régionaux pour l’emploi. En matière de justice sociale, rien sur l’éventualité d’une réduction du temps de travail ou même sur les 35 heures sans annualisation et sans diminution de salaire ; rien de précis sur le SMIC. Concernant la retraite, l’augmentation de la durée de cotisation et de toutes les cotisations, y compris les cotisations salariales confirme la position du PS dans le conflit. On sait pourtant que la mise en place d’une taxe sur les actifs financiers, évalués à 305 milliards d’euros, permettrait de régler le problème d’une bonne couverture sociale. Un taux de taxe équivalent à celui des cotisations patronales de ce jour rapporterait 24,3 milliards à la caisse des retraites.

De telles mesures permettraient de « marquer » un programme de gauche remettant en cause le capitalisme financier qui est le capitalisme de notre siècle et auquel il faut s’attaquer sous peine de se résigner à accepter sa domination et la marchandisation de toute activité humaine qu’elle induit.

Rendre l’espoir au peuple de Gauche

Un tel constat concernant le programme du PS est-il désespérant ? Oui, si on croit le rapport de force à gauche immuable. Non, si on s’inscrit dans une dynamique, si on s’appuie sur les potentialités de rassemblement qu’induit le mouvement social, sur les aspirations profondes de nos concitoyen-ne-s et sur des propositions, portées par le Front de Gauche, qui rompent avec les logiques précédentes. Il s’agit de rendre l’espoir au peuple de Gauche et d’entraver ainsi la « résistible » ascension du vote FN. Le programme populaire partagé du Front de Gauche est un outil. De son appropriation par le plus grand nombre dépend un vote en 2012 qui ne soit pas guidé par la crainte mais par l’espoir. C’est notre combat.

Francis Parny, responsable national du PCF et vice-président à la culture de la Région Île-de-France

 

Dans le Val d'Oise : une gauche combative pour plus de solidarité, de droits et de démocratie

La politique néfaste conduite par Nicolas Sarkozy et l’UMP enchaîne les mauvais coups dans tous les domaines de la vie : retraites, santé protection sociale, services publics, éducation, emploi, démocratie locale...

Ce sont tous les services publics qui sont attaqués et donnés aux financiers afin qu'ils réalisent des bénéfices et rémunèrent leurs actionnaires aux détriments des citoyens.

Quelles conséquences pour notre département ?

L'État transfère ses services publics (collèges, RMI puis RSA, APA) en faisant porter les charges sur le département et sa population sans accorder les moyens, ce qui aboutit à réduire les services et/ou à augmenter les impôts locaux. Aujourd'hui à travers la réforme territoriale c'est l'institution elle même qui est attaquée. C'est une atteinte à la démocratie, qui éloigne les élus des citoyens, pour mieux mettre en oeuvre la politique de casse des services publics.

C’est cette politique que défendent les candidats de l’UMP masqués sous l’étiquette UVO.

Que faire ?

Résister, s'opposer et en même temps construire de réelles alternatives aux politiques libérales, en totale opposition avec celles de la droite.
Faire des choix politiques en cohérence avec les attentes qui ont fait la force du mouvement social contre la réforme des retraites, avec les aspirations de tous ceux qui luttent pour leur emploi, contre les discriminations et pour plus de démocratie.
Voter lors des élections cantonales pour des candidats qui porteront cette espérance aujourd'hui et demain, les candidats présentés par le Front de Gauche.

Sans vous, rien ne se fera !

Élus du Front de Gauche, nous nous battrons pour que rien ne se décide sans la consultation des habitants, des salariés, des jeunes, des forces vives et associatives des départements.

Élus du Front de Gauche, nous vous donnerons la parole de bout en bout.

Élus du Front de Gauche, nous contribuerons à maintenir le département à gauche, et pousser pour la mise en oeuvre d’une véritable politique de transformation sociale, en travaillant pour plus de solidarité, de droits et de démocratie.

(extraits de la déclaration des candidats du Front de Gauche 95)
voir le site des candidats de Sannois
et de Franconville cantonales.JPG

 

Refusons le budget de pénurie de l’Éducation nationale !

_626_.jpgCommuniqué de presse du Collectif « L’éducation est notre avenir »

Le collectif « L’éducation est notre avenir » dénonce les effets catastrophiques qu’aura la mise en œuvre du budget 2011pour l’Éducation nationale, s’il est adopté par le Parlement. D’ores et déjà, compte-tenu du résultat prévisible du vote, les organisations membres du collectif appellent tous les citoyens et futurs citoyens de ce pays à un premier acte de refus des conséquences de ce budget, le 22 janvier 2011.
Le budget 2011 prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.
Le collectif appelle lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation à participer à la journée nationale de mobilisation du 22 janvier qui prendra des formes variées dans les départements (manifestations, rassemblements, débats). Cette première étape sera, n’en doutons pas, prolongée par d’autres initiatives durant les 2e et 3e trimestres.
Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.

voir le site 
 

Suppressions de postes dans les écoles : une coupe claire historique

La répartition des moyens budgétaires entre les académies pour la prochaine rentrée scolaire a été dévoilée le 16 décembre.
Le verdict confirme la politique aveugle et sans ambition éducative du gouvernement du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.
Fait sans précédent dans les écoles, que leur nombre d’élèves baisse ou augmente, toutes les académies rendent des postes ! Au total, ce sont 3 367 emplois qui devraient être supprimés alors que près de 4 000 élèves supplémentaires sont attendus en septembre 2011(1).
Pour la première fois depuis plus de 20 ans (2), cette coupe claire historique se traduirait par une baisse du nombre d’enseignants devant les élèves. Dans les départements, seule la règle à soustraction fonctionnera. Les postes servant à scolariser les moins de trois ans, ceux affectés aux RASED, au remplacement, à l’enseignement des langues vivantes, aux maîtres- formateurs et conseillers pédagogiques vont être sévèrement rabotés. De nombreux postes-classe devraient être supprimés : le nombre d’élèves par classe augmentera, mécaniquement. Le dispositif d’accompagnement des nouveaux enseignants disparaîtra.
Le SNUipp dénonce vivement l’asphyxie dont est victime l’école. Ses conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Le SNUipp considère au contraire que ce devrait être la priorité de notre pays. Pour cela, l’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu. Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement pour s’opposer aux fermetures de classes et pour obtenir un budget qui permette à l’école de s’attaquer aux difficultés scolaires. Il invite ses sections départementales à prendre tous les contacts pour donner une ampleur massive à la journée de mobilisation pour l’Ecole du 22 janvier prochain à l’initiative du Collectif « l’Education est notre avenir ». Dans un tel contexte, le SNUipp proposera d’autres actions nationales pour porter haut et fort l’ambition de réussite de tous les élèves.

Communiqué du SNUipp ; Paris, le 17 décembre 2010

 

L’UMP nuit gravement aux services publics

Nicolas Sarkozy est à l’origine du plus grand plan de licenciements en France. En 2009, 30 000 emplois ont été rayés de la carte. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite supprimera 36 000 emplois publics en 2010. L’Éducation nationale figure en tête du tableau de chasse à l’emploi avec 16 000 postes en moins. Les répercussions se font déjà cruellement sentir dans les écoles : effectifs chargés, classes à double niveau, disparition des personnels spécialisés dans l’aide aux élèves en difficultés. A cela s’ajoute à présent la suppression des postes d’AVS et d ‘EVS : auxiliaires de vie scolaire (aide à la scolarisation des enfants handicapés) et emplois de vie scolaire (aide administrative aux directeurs). D’ici décembre 2010, 400 de ces emplois auront disparu dans le Val d’Oise. Outre la perte d’emploi, souvent dramatique pour les personnes concernées, ce sont autant d’écoles qui seront privées de moyens pour assurer des missions essentielles. A Saint Gratien, la plupart des écoles vont perdre tout personnel administratif. Des enfants handicapés, qui bénéficiaient jusqu’ici d’un AVS, seront déscolarisés, scolarisés à temps partiel ou dans des conditions extrêmement difficiles pour eux et leurs enseignants. Le service public de l’Éducation, pourtant essentiel, est gravement mis à mal.
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Pour une autre réforme des retraites

De nouveau réunies le 21 octobre, nos organisations respectives du Val d’Oise ont décidé de poursuivre, en les multipliant, les initiatives dans le département.
Elles appellent les salarié(e)s avec ou sans emplois, les retraité(e)s ainsi que les lycéen(ne)s et les étudiant(e)s du département à exprimer plus fortement leur opposition au projet porté par le gouvernement|tag:gouvernement] ainsi que leur volonté de stopper le processus législatif pour que s’ouvrent de réelles négociations prenant en compte les propositions alternatives en terme de droits et de financement.
Tous les sondages confirment l’appui large de la population aux mobilisations impulsées dans l’unité par les organisations syndicales et le rejet de l’autisme et du mépris gouvernemental face à cette exigence démocratique de débat public et de concertation pour une réforme importante comme celle des retraites. L’ampleur des mobilisations en France et dans le département illustre qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008.
Nos organisations condamnent avec fermeté l’intervention des forces de l’ordre à la raffinerie de Grandpuit, l’utilisation abusive des réquisitions et plus généralement la dérive gouvernementale vers une politique de répression et de violences policières.
Responsables et lucides, elles sont déterminées à ne pas laisser dévoyer les revendications au coeur de la mobilisation actuelle.
Elles ont décidé de permettre à un maximum de salarié(e)s, de lycéen(ne)s et d’étudiant(e)s d’exprimer leurs exigences sociales et démocratiques le 28 octobre, journée nationale interprofessionnelle et unitaire de grèves et de manifestations, en participant à un rassemblement devant le MEDEF 95 qui se prolongera par une manifestation jusque la gare de Cergy pour un départ collectif à la manifestation régionale de l’après midi.
Cergy le 25 octobre 2010

Manifestation départementale
Jeudi 28 octobre
10 h devant le siège du Medef
7 avenue de la Palette à Cergy
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Grève mardi 19 octobre

Nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Communiqué des organisations CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes.
La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi.
Cette quatrième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition. Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales.
Les organisations syndicales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à participer massivement aux manifestations du samedi 16 octobre.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Pour amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles se reverront le 21 octobre.
Les organisations syndicales demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste.
Paris, le 14 octobre 2010
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12 octobre : une nouvelle journée de grève significative dans les écoles

_569_.jpgLes enseignants des écoles seront à nouveau fortement mobilisés lors de la journée d’action du 12 octobre prochain.
Près d’un sur deux devraient être en grève ce jour pour une toute autre réforme des retraites mais également pour d’autres orientations en matière d’emploi et de salaires, notamment dans l’Éducation nationale, asséchée par l’application du « un sur deux » non remplacé.
C’est une mobilisation encore très significative alors que les enseignants sont appelés à une troisième journée de grève en pleine rentrée scolaire et en un peu plus d’un mois.
Dans les écoles primaires, la question des retraites, l’annonce de la suppression de près de 9 000 postes dans le prochain budget maintiennent la détermination. Les enseignants sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs élèves. Tout comme pour les retraites, la politique du gouvernement en matière d’éducation est injuste. Elle pense restriction budgétaire quand il faudrait penser investissement d’avenir. Elle supprime obstinément des postes d’enseignants quand il faudrait agir pour la réussite de tous les élèves.
Au final, ce sont les élèves les plus fragiles qui payent la facture tout comme tous les salariés règlent celle de la réforme des retraites. La balle est aujourd’hui dans la camp de gouvernement. Il doit faire des propositions justes et efficaces pour l’avenir des retraites et de l’école. D’ores et déjà, le SNUipp appelle à la réussite de la journée de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 16 octobre.
Il lance une consultation nationale dans les départements sur les suites unitaires et élargies à donner entre le 12 et le 16 octobre. Ce sont aux enseignants sur le terrain d’en débattre et d’en discuter. Pour cela, le SNUipp les appelle à participer massivement aux assemblées générales. Tout est possible. Aucune modalité d’action n’est à écarter. Le SNUipp a d’ailleurs, comme ses partenaires, pris les dispositions nécessaires pour permettre aux enseignants des écoles de participer aux actions qui seront décidées collectivement.
L’objectif reste le même : amplifier, généraliser la mobilisation pour obtenir de réelles avancées concernant l’avenir de notre système de retraite et celui de l’Éducation.
Communiqué du SNUipp ; Paris, le 8 octobre 2010

 

Le Front de Gauche attendu sur le terrain des luttes

Comment peut-on prolonger le combat social au plan politique ?
Texte invité

_82_.jpgSyndicalistes, depuis des années, nous nous battons quotidiennement contre les politiques qui créent le chômage, les bas salaires, généralisent la précarité, augmentent les inégalités et les discriminations. Ces politiques continuent de faire la démonstration de leurs dégâts sociaux et humains, de leur inefficacité et de leur cynisme.
Droit du travail, emploi, salaires, éducation, santé, logement, transports, environnement, culture, services publics, protection sociale, retraites, aménagement du territoire, défense des sans- papiers, de l’égalité des droits en ce 40e anniversaire de la création du mouvement féministe… nous tentons chaque jour, avec les salarié(e)s, les chômeurs, les sans-papiers, les jeunes et les retraités de résister et de proposer d’autres choix, d’autres réformes pour la défense de l’intérêt général du salariat. Il faut une autre répartition des richesses produites et une autre orientation des politiques publiques que celles qui cassent un système social qui permet encore aujourd’hui d’amortir les effets de la crise, mais que nous voulons transformer, améliorer et profondément démocratiser.
Face à la nouvelle crise du capitalisme, crise financière, économique, sociale, écologique et culturelle, l’Europe libérale et tous les gouvernements actuels, qui l’ont préparée, ne savent que répondre par de nouvelles régressions. Pourtant la résistance, la colère et la volonté de changement s’expriment à chaque fois qu’on leur en donne l’occasion. On l’a vu lors des grandes manifestations de 2009, on le voit dans la mobilisation qui se construit contre le projet gouvernemental sur les retraites. On le vérifie en réaction à l’odieuse campagne d’assimilation de l’immigration à la délinquance, de la stigmatisation et de l’expulsion des Roms, comme lors des batailles de RESF ou pour la régularisation des sans-papiers. Mais toutes ces luttes, depuis des années, sont orphelines d’une alternative crédible et mobilisatrice à gauche (pas d’une alternance?!).
Les élections européennes et plus encore les élections régionales, avec l’apparition du Front de Gauche, et donc la décision essentielle du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire, rejoints par d’autres organisations, ont ouvert un espoir et des possibles dans lesquels nous nous sommes engagés sans hésiter.
Le monde du travail a besoin d’une politique qui conteste sans ambiguïté le capitalisme, en mettant en cohérence les questions sociales, environnementales, démocratiques et culturelles. Face à la concurrence, entre individus, entre entreprises, entre territoires, entre pays il faut affirmer un projet de société qui permette que les richesses produites par les salariés(e)s servent au développement humain solidaire et respectueux de l’environnement. Par des droits nouveaux, il convient que les salariés, les usagers des services publics, les citoyens puissent intervenir dans l’orientation et la gestion des entreprises privées ou publiques, des services publics et plus globalement de la cité. Cela au niveau local, national, européen et mondial.
C’est pourquoi nous nous sommes engagés dans la campagne, comme tant d’autres qui attendaient depuis si longtemps, sans hésitation mais pas sans précaution. Nous savons bien que l’on ne va pas du jour au lendemain passer d’une histoire des partis à la construction d’une force nouvelle sans difficultés, sans tensions. Mais nous l’affirmons solennellement, le Front de Gauche ne peut pas et ne doit pas rester un simple cartel électoral. Il est attendu sur le terrain des luttes?: sécurité, conditions de travail, emploi, école, santé, services publics, protection sociale… il est indispensable de dépasser les réponses des uns et des autres pour proposer une démarche commune (comme il l’a fait sur les retraites) et s’inscrire dans les batailles unitaires en cours et à venir. Il est aussi attendu sur le terrain politique. Alors que toutes les forces se positionnent pour la présidentielle de 2012, il est essentiel que le Front de Gauche affiche et affirme sa rupture avec une élection et une Constitution bien peu démocratiques. Et pour cela il est nécessaire que toutes celles et tous ceux (syndicalistes, associatifs…) qui n’adhèrent à aucune des organisations actuellement existantes puissent trouver leur place au sein d’un Front de Gauche élargi à toutes les forces qui le souhaitent. Trouver leur place, cela ne veut pas simplement dire pouvoir adhérer à une association ou à un collectif de quartier. C’est pouvoir parler, choisir, décider et rendre compte, participer dans un cadre respectueux de chacune et chacun.
Nous ne sommes ni naïfs ni rêveurs. Nous savons que ce type de processus qui exige des organisations existantes un dépassement est forcément long et difficile. Mais en déclarer l’objectif, en affirmer la volonté c’est déjà beaucoup. «Vouloir arriver, c’est déjà avoir fait la moitié du chemin», dit un proverbe kabyle. La situation l’exige, beaucoup l’espèrent et les militant(e)s syndicaux peut-être plus encore.



Philippe Bouvier (CGT territoriaux Vénissieux), Jean-Michel Drevon (FSU service public), Maryse Neumeyer (Solidaires SUD santé), Jean-Pierre Chapuis (CGT service public), Serge Dufour (intervenant en prévention des risques professionnels et amélioration des conditions de travail), Dominique Rols (FSU Directe), Myriam Plet (spécialiste en droit social et droit des personnes du SAF), Gilles Seitz (CGT médecin du travail), responsables et militants syndicaux de la région Rhône-Alpes
Article paru dans l’Humanité

 

Les enseignants encore largement mobilisés : le gouvernement doit revenir sur ses projets

_575_.jpgPlus d’un enseignant du primaire sur deux sera en grève le 23 septembre prochain. A l’évidence, la profession reste majoritairement mobilisée sur les questions de retraite, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Dans la suite des journées réussies de grève du 7 septembre et de rassemblements du 15, c’est un nouveau mouvement très significatif qui s’annonce dans les écoles primaires. Les enseignants restent très inquiets pour leur avenir et celui de l’éducation. Le projet injuste de réforme des retraites tout comme la politique éducative du gouvernement qui prévoit encore 16 000 suppressions de postes en 2010 dans l’Éducation Nationale sont au coeur du mécontentement et de la colère. Les professeurs des écoles entrent dans la vie professionnelle tardivement, à 29 ans en moyenne. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein et cotiser pendant 40, 41 ou 42 ans, ils devraient enseigner jusqu’à 65 ans, voire davantage si l’âge d’annulation de la décote était porté à 67 ans. Or près d’un enseignant des écoles sur trois parti en retraite en 2007 a subi une décote. Au sein du ministère de l’Education nationale, les personnels du premier degré sont les plus touchés par la décote. Les mesures proposées par le projet gouvernemental aggraverait encore cette situation.
Le gouvernement doit donc revoir sa copie. Le SNUipp renouvelle son exigence de retrait du projet de réforme des retraites. Il demande au gouvernement l’ouverture de véritables négociations pour un autre projet des réforme des retraites ainsi qu’un autre budget dans l’Education. Il décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à participer massivement aux manifestations avec l’ensemble des salariés et à débattre des suites de l’action pour élargir la mobilisation.

Communiqué du Snuipp-FSU du 21 septembre 2010

 

Grève le 7 septembre !

Le 7 septembre l’ensemble des syndicats, unis, appellent à manifester contre la réforme des retraites, pour l’emploi et les salaires.
A la suite des mobilisations réussies du 24 juin dernier, l’ensemble des syndicats a appelé à une journée de grève et de manifestations le 7 septembre, jour du début de l’examen du projet de réforme des retraites au Parlement. Salariés du public et du privé, demandeurs d’emploi, jeunes, retraités... vont manifester contre les politiques de rigueur « qui aggravent les inégalités ». Le projet de réforme des retraites est « injuste et inacceptable » car il pénalise les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques ou incomplètes. Les femmes sont touchées de plein fouet. Pour les organisations, la réforme ne peut être payée que par les seuls salariés et le projet doit être retiré. Une bonne raison de se mobiliser le 7 septembre.
La politique de « rigueur » du gouvernement, politique de baisse des dépenses publiques, se traduit par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, par un gel des salaires et une perte continue du pouvoir d’achat, par une attaque des services publics, par un affaiblissement des mécanismes de solidarité. Une autre raison de se mobiliser le 7 septembre. Dans l’éducation, cela se traduit par 16 000 nouvelles suppressions de postes annoncées pour 2011 qui s’ajouteraient aux 16 000 de cette année.
Conséquences, des effectifs de classes en hausse, une chute de la scolarisation des moins de 3 ans, la suppression des intervenants langues, une diminution des formations CAPA-SH préparant aux missions des Rased... Ces choix tournent le dos à la nécessaire évolution du système éducatif et empêchent l’école de se transformer pour s’attaquer au noyau dur de l’échec scolaire : trop de jeunes restent sur le bord du chemin, en grande partie parce qu’ils sont issus de milieux défavorisés. Une raison supplémentaire, pour les enseignants de se mobiliser le 7 septembre.

Communiqué du SNUipp

 

Lettre ouverte aux jeunes : "Dénoncez ces réformes qui vous ferment les portes de l’emploi et des entreprises !"

Texte invité
Vous êtes des millions à galérer pendant des années, de stages en CDD à répétition, avant d’accéder à un vrai emploi. Savoir si dans 40 ans, l’âge légal de la retraite sera 60, 62 ou 70 ans est le dernier de vos soucis. Rien de plus logique, puisque votre préoccupation c’est d’accéder à l’autonomie économique, afin de pouvoir fonder une famille et faire des projets. Après de nombreuses années d’études ou de formation, ce chômage qui vous bouche l’horizon, voilà ce qui vous pourrit la vie, jusqu’à vous faire douter de vous-même et de votre utilité dans la société.
Ce n’est pas un hasard si vous percevez cette situation plutôt comme une fatalité que comme révoltante,. En répétant que l’emploi est la priorité N° 1 et qu’il n’y a pas d’autres solutions que celles qu’ils proposent, les gouvernements de droite n’ont pas lésiné sur les moyens pour générer confusion et résignation. Depuis 30 ans, ils ont mis en oeuvre les mêmes remèdes : baisse du coût du travail, assouplissements du droit du travail, amélioration de la formation, dérégulations financières, flexibilité, concurrence libre et non faussée … Avec les résultats que l’on connaît : persistance d’un chômage de masse et explosion des inégalités de tous ordres. Pire, ces « remèdes au chômage » ont conduit à la plus grave crise depuis 1929 !
Dès 1997, Michel Rocard avait tiré la sonnette d’alarme dans un livre consacré aux causes du chômage et aux solutions. Il écrivait en 4ème de couverture de ce livre intitulé « Les moyens d’en sortir » : « L’inexorable montée du chômage démontre l’inefficacité de toutes les techniques utilisées pour le combattre … On ne luttera efficacement contre le chômage massif que par la réduction massive du temps de travail. Toute la question est : comment faire ? ».
Face à un « échec » aussi éclatant et général pour faire reculer le chômage, examinons deux hypothèses. Et si le chômage de masse était indispensable à l’accroissement des profits distribués aux actionnaires ? Et si, en répétant que l’emploi est leur priorité N° 1, ils ne faisaient que dresser un rideau de fumée devant cette réalité qu’il faut cacher ?
Qu’est-ce que le chômage et à qui profite-t-il ?
Le chômage n’est rien d’autre qu’une répartition imposée du temps de travail avec, aux deux extrémités, ceux qui se ruinent la santé au travail et ceux qui n’ont pas d’emploi, ou seulement des petits boulots précaires. Même les économistes libéraux reconnaissent aujourd’hui que c’est la persistance d’un chômage de masse qui a instauré un rapport de force défavorable aux salariés et permis ainsi de faire passer les dividendes versés aux actionnaires de 3,2% du PIB en 1982 à 8,5% en 2007.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement multiplient les réformes qui aggravent le chômage. Bizarre non ? Ils ont fini le démantèlement – commencé en 2002 - des lois Aubry sur la réduction du temps de travail qui avaient permis la création de 400 000 emplois et dont le but était de parvenir à une répartition moins injuste du temps de travail.
Ils encouragent le recours aux heures supplémentaires en les exonérant de cotisations sociales. Dans un article intitulé "Il n’y a jamais eu autant d’heures sup’ qu’aujourd-hui", Guillaume Duval - rédacteur en chef d’Alternatives Economiques – écrivait le 9 avril 2010 : « Ainsi 4 milliards d’euros d’argent public sont dépensés pour inciter salariés et entreprises à faire des heures supplémentaires au lieu d’embaucher des jeunes et des chômeurs … Ces millions d’heures supplémentaires représentent l’équivalent de 420 000 emplois à temps plein … Un scandale qu’il y aurait urgence à faire cesser. »
Ils ont supprimé toutes les règles qui encadraient le cumul emploi retraite. Depuis le 1er janvier 2009, tout salarié peut cumuler, sans limite de revenus, une retraite à taux plein et un salaire à temps complet ou partiel. Enfin, cerise sur le gâteau, ils veulent repousser à 62 ans l’âge légal de la retraite et à 67 ans celui donnant droit à une retraite à taux plein. Cela ne génèrera pas d’emplois supplémentaires et n’augmentera donc ni le nombre de cotisants, ni les ressources des régimes. Une partie des personnes entre 60 et 62 ans aura été déplacée de la case retraite vers la case chômage. L’autre partie devra travailler 2 ans de plus, au détriment notamment de l’embauche de centaines de milliers de jeunes.
Pour plus de détails, voir notre Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy intitulée « Les Français n’ont pas besoin de travailler plus longtemps, mais de travailler tous ! ».
Exigez l’abrogation de ces réformes qui contribuent à vous fermer les portes de l’emploi !
Exigez une répartition plus équitable du temps de travail et ne comptez pas trop sur les autres pour défendre vos intérêts à votre place. En effet, depuis 2002 jusqu’à aujourd’hui, le Medef et les gouvernements de droite n’ont guère rencontré de résistance et de contradicteurs quand ils ont fait passer et repasser leur rouleau-compresseur idéologique pour discréditer la nécessité d’une autre répartition du temps de travail.
D’autre part, tous ceux qui se sont endettés sur 20 ans pour payer la maison n’ont guère envie de se faire remarquer en revendiquant, dans leurs entreprises, une réduction du temps de travail pour permettre l’embauche de jeunes. Pire : depuis 10 ans on ne compte plus les entreprises dans lesquelles les salariés et les délégués syndicaux ont été soumis au chantage suivant : soit vous acceptez une augmentation de votre temps de travail sans augmentation de salaire, soit l’entreprise sera délocalisée. Dernier exemple en date : Général Motors à Strasbourg, au mois de juillet.
Quant aux élites de demain, les jeunes issus des grandes écoles, ils ne sont pas tous dupes du formatage subi. Mais dans une société gouvernée par des riches pour les riches, il est évidemment impossible de faire carrière - dans leurs entreprises - si l’on critique leur idéologie économique.
Les injustices ne reculent que par des révoltes collectives de ceux qui les subissent. Sans la révolte de 2006 contre le CPE, les salariés en CDI seraient aujourd’hui licenciables, même à défaut de « cause réelle et sérieuse », donc sans recours juridique possible.
Exprimez votre révolte contre ce chômage qui vous est imposé !
Dès le 7 septembre des millions de citoyens vont exprimer leur opposition au report à 62 ans de l’âge légal de la retraite et à 67 ans de celui donnant droit à une retraite à taux plein. Puisqu’une telle réforme aggraverait le chômage en général et celui des jeunes en particulier, c’est votre propre intérêt à court terme que vous défendrez en participant massivement à ces manifestations.
Saisissez l’occasion de cette bataille sociale pour revendiquer, par des slogans appropriés, votre droit à l’emploi et à l’autonomie économique. L’issue de la bataille dépend largement de vous, de votre imagination, de votre détermination. Et de votre capacité à utiliser à fond les réseaux sociaux (Facebook, twitter, blogs …) pour mobiliser tous vos amis.

André Martin et Jean-Luc Cassi ( ingénieurs - Ugict-Cgt - fondateurs du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/) - Christian Liard (délégué syndical CFDT)
Jeudi 26 août 2010
voir le site
jeudi 24 juin 2010, manifestation unitaire de la République à Nation en passant par par Bastille. Contre le projet de loi sur les retraites.

 

Rentrée : agenda chargé, chargé !

Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 août : le PCF tient son université d’été avec débats, conférences, ateliers de travail , expériences militantes portant sur les enjeux sociaux, démocratiques, économiques, écologiques, politiques, internationaux.
Samedi 4 septembre : rassemblement à l’appel de 50 organisations, à 14 heures, place de la République à Paris pour une République libre, égale et fraternelle, contre la stigmatisation de millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Mardi 7 septembre : manifestations partout en France contre la casse de notre système de retraite.
Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre : fête de l’Humanité à La Courneuve (entrée 19 € pour 3 jours de débats et spectacles, en vente le dimanche au marché de Saint Gratien)
Mercredi 29 septembre : euromanifestation contre l’austérité, pour l’emploi, la croissance et les services publics.

 

L’école rurale au régime sec

Texte invité

Fermer des classes, augmenter les effectifs, regrouper des écoles... une logique comptable à laquelle le gouvernement veut donner un coup d’accélérateur, au risque de faire de l’école un champ de ruines. Il y a le langage, d’abord. Technocratique, froid, mensonger. Une sorte de langue nouvelle, inventée tout exprès pour masquer les véritables intentions de ceux qui l’utilisent. C’est le langage d’un document interne du ministère de l’Education Nationale, divulgué dans la presse début juin, le « schéma d’emplois 2011-2013 » pour les premier et second degrés. L’appellation est en elle-même mensongère puisqu’en fait d’emplois, il s’agit surtout d’en faire disparaître. Et pas qu’un peu puisqu’on le sait, le gouvernement a décidé de supprimer 16 000 postes dans l’Education nationale cette année.
Ainsi, pendant que le ministre Luc Chatel « amuse » la galerie en rouvrant avec opportunité le débat sur les rythmes scolaires - débat qui mériterait d’ailleurs un tout autre statut que celui de diversion politicienne ! - ses services expliquent aux recteurs d’académie comment tailler bravement dans le muscle de ce fameux « mammouth », qui n’a plus de graisse depuis bien longtemps... Cela se dit « mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte du non remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011/2013, sans dégrader les performances globales. » Autrement dit, identifier là où on pourra supprimer des postes afin de respecter le dogme de la baisse de l’emploi public ; et le mettre en œuvre sans que cela se voie trop. Charge aux recteurs et inspecteurs d’académie, destinataires de ce vadémécum, de quantifier dans les semaines à venir ces « gisements d’efficience ». On a l’impression de lire les préparatifs d’un plan social dans une multinationale. Ce n’est peut-être pas totalement un hasard, d’ailleurs, puisque depuis septembre dernier c’est l’ancienne directrice des ressources humaines de la RATP qui occupe ce même poste au ministère. Et qu’à la tête - bien coiffée - de ce ministère, œuvre un ancien cadre de chez l’Oréal... Le contenu du document ne dément pas ce sentiment. Ainsi l’un des premiers « gisements d’efficience » consisterait tout simplement à procéder à une « augmentation de la taille des classes », selon une logique purement comptable, en relevant les seuils d’ouverture et de fermeture des classes et en procédant à une nouvelle vague de « regroupement des structures ».
Tout doit disparaître
Là au moins, on comprend... et on en frémit : d’un côté on va « bourrer » les classes, de l’autre on va pousser à la roue des regroupements. C’est en milieu rural que les conséquences seront les plus brutales. Car c’est là où se rencontrent les plus petites structures et les classes les moins chargées - autant de « gisements d’efficience » à exploiter sans états d’âme, sans égards pour l’aménagement du territoire, l’intérêt des enfants, l’avis des parents, des élus, des enseignants... Partout où les communautés rurales ont porté leurs efforts sur l’éducation, en créant des regroupements non pas comptables mais pédagogiques, en se battant avec succès pour préserver une école qui soit à la fois de proximité et de qualité (études et chiffres le prouvent) mais aussi un lieu de vie et d’attractivité pour leur territoire, le bulldozer gouvernemental veut faire table rase. Tout doit disparaître. Et ce n’est pas tout. La scolarisation des moins de trois ans (très profitable aux plus défavorisés) s’est effondrée, passant en quelques années de 35 % à 15 % d’une classe d’âge ? Cela ne suffit pas, tranchent les bureaucrates de l’éducation de marché, qui exigent une « baisse de la scolarisation à 2 ans » - en cohérence avec les projets, hérités de Xavier Darcos, de faire disparaître la maternelle au profit de « jardins d’enfants » à la charge des communes et des familles. Les remplacements sont aussi dans la ligne de mire : il faut « réduire les besoins » et « ouvrir le vivier de remplacement ». Autrement dit : fin du remplacement des courtes absences, comme c’est déjà le cas dans certains départements défavorisés comme la Seine-Saint-Denis, et moindre exigence de qualification dans le recrutement des remplaçants, qui pourront aussi bien être des étudiants n’ayant jamais vu une classe. Le reste constitue un véritable inventaire à la Prévert, en version apocalyptique : fin des enseignants intervenant en soutien (enseignants spécialisés, coordinateurs) et des intervenants extérieurs, réduction des personnels non-enseignants... De quoi susciter une levée de boucliers, en attendant que syndicats et associations fourbissent leurs réponses en vue d’une rentrée qui s’annonce rien moins que sereine.

Olivier Chartrain, dans le journal « La Terre »

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Florac est une sous-préfecture de Lozère, comme tout le monde sait...

 

Pour une réforme des retraites juste et efficace

Les parlementaires communistes, républicains et du Parti de gauche viennent de déposer une proposition de loi sur les retraites alternative au projet du gouvernement. Cette proposition contient des mesures qui permettraient d’assurer le financement du système par répartition tout en réorientant l’argent vers l’emploi, les salaires et les retraites pour une croissance plus saine.

Pour une réforme des retraites juste et efficace: une proposition de loi alternative

La réforme des retraites proposée par le gouvernement est un véritable coup de poignard contre le modèle social français. Injuste, mais aussi inefficace, ce sont les salariés déjà durement touchés par la crise qui vont la payer au prix fort (22,6 milliards d'euro) alors qu'une fois de plus, le capital est épargné (4,4 milliards d'euro). Ce projet ne règlera rien. Ils s'inscrit dans la lignée des mesures d'austérité mises en place par l'Union européenne : une véritable capitulation devant les marchés financiers et l'amplification d'une politique d'austérité qui nous enfonce dans la récession.
Il est possible de faire autrement. Les député-e-s communistes, républicains et du parti de gauche, ont déposé une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite. Elle repose sur trois piliers :
1. Désintoxiquer notre économie de la finance : contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9% soit 30 milliards de recettes supplémentaires. Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l'investissement et de l'emploi.
2. Favoriser l'emploi et les salaires : majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.
3. Promouvoir la justice sociale : suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus issus de l'intéressement, des bonus et stock-options.

La mobilisation contre le projet gouvernemental s'amplifie. Aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter le projet gouvernemental et à défendre une alternative crédible et juste.
Le PCF organise une campagne de soutien à cette proposition de loi des députés communistes et du Parti de gauche.

On peut aussi signer la pétition en ligne à l'adresse ci-dessous :

signer la pétition

_481_.jpgRendez-vous à la fête de l'Huma pour les 100 000 premières signatures ! .
Retrouvez en annexe un document du PCF pour une réforme progressiste des retraites: un numéro spécial de la revue "Economie et Politique".

 

Retraites, les femmes paieront le prix fort

_329_.jpgTexte invité

Pourquoi les inégalités vont-elles s’aggraver ?

Les femmes ont investi le marché du travail pour gagner en autonomie et en indépendance. Dans les années 1960, elles se sont insérées plus qu’auparavant dans les études et l’emploi salarié. Malgré cet investissement, les femmes salariées vivent, tout au long de leur carrière, les inégalités professionnelles, qui se répercutent sur le niveau de leur pension de retraite. Depuis les lois Balladur, avec le système de décote et le calcul de la pension non plus sur les dix meilleures années mais sur vingt-cinq ans, les écarts se sont aggravés pour les femmes. Sous prétexte d’argument démographique et de longévité de la vie, le gouvernement de Nicolas Sarkozy nous imposerait le maintien dans l’emploi jusqu’à soixante-cinq ans, pendant que des milliers de jeunes aujourd’hui sont en recherche d’emploi stable. Nous affirmons que l’un des remèdes à cette question réside justement dans le développement de l’emploi des jeunes et des femmes. Cela fait des décennies que notre économie est minée par le chômage, mais le gouvernement continue sa politique d’aide au grand patronat et aux banques. Son objectif est de casser notre système par répartition en s’inspirant de certains modèles européens pour avancer vers un système par capitalisation.

Au fond, Monsieur Sarkozy veut en finir avec les politiques de protection sociale et de solidarité nationale. Il mène tambour battant une politique de classes. Et ce sont les femmes qui en paient le prix fort? ! Jusque dans les années 1990, le pourcentage des femmes actives n’a cessé de progresser en France pour atteindre aujourd’hui la moyenne de 80 % des femmes de vingt-cinq à cinquante-quatre ans, soit 46 % de la population active. Depuis, le travail à temps partiel est devenu un mode d’entrée sur le marché du travail des femmes? : sur les 4 millions d’actifs à temps partiel, 82 % sont des femmes. On les retrouve massivement dans ces nouveaux emplois, le plus souvent précaires, appelés « services à la personne ». Elles sont surreprésentées dans les emplois peu qualifiés, alors qu’elles sont de plus en plus diplômées.

L’égalité devant l’emploi et les salaires est essentielle en termes d’insertion et d’accès à l’autonomie. Or, les frontières de l’emploi et du sous-emploi, de l’activité et de l’inactivité sont fluctuantes pour nombre de femmes, en particulier pour les plus jeunes et les moins qualifiées. Les contrats à durée déterminée (CDD), les temps partiels contraints, le chômage proportionnellement plus élevé et plus long pour les femmes que pour les hommes renforcent tous les facteurs d’inégalités. Demandeuses d’emploi, elles abandonnent le monde du travail lorsqu’elles ont un enfant. Les faibles qualifications, l’emploi discontinu et précaire, le manque criant de structures d’accueil de la petite enfance vont souvent de pair avec les interruptions d’activité. Cela se traduit par près de 50 % de femmes ne pouvant pas justifier d’une carrière complète.

Plus scandaleux encore. Lorsqu’elles ont une carrière pleine et le nombre de trimestres cotisés requis, ce qui est le cas de seulement 39 % d’entre elles, le niveau moyen des pensions du régime privé reste inégal? : 1?383 euros pour les hommes, 650 euros pour les femmes. Les inégalités dans la vie active se répercutent à la retraite. La dimension féminine est le plus souvent marginalisée, voire absente, de la plupart des réflexions sur les raisons et les enjeux de ces inégalités. Ce qui fait la particularité de la situation des femmes reste toujours dans le domaine du constat, comme par hasard? ! Pourtant, la façon dont se déterminent les formes de précarité pour les femmes et les différenciations entre les femmes elles-mêmes est une composante essentielle de la régulation sociale, d’un double point de vue? : les évolutions économiques influent sur les inégalités de genre et, en retour, celles-ci déterminent de nouvelles formes d’inégalités, pour les hommes comme pour les femmes. L’emploi des femmes est le produit de plusieurs tendances cumulées dans le temps, parfois contradictoires, mais toujours imbriquées.

L’analyse des inégalités et celle du fonctionnement même de nos sociétés doivent être menées en intégrant le mécanisme des discriminations entre les femmes et les hommes. C’est un enjeu de civilisation.

Laurence Cohen, Responsable de la commission Droits des femmes-féminisme du PCF, ?Francine Perrot, et Élisabeth Ackermann, membres de cette commission.

 

Pour un grand 1er mai unitaire

affiche_1_mai_2010-46614.jpgTous mobilisés : déclaration des organisations syndicales

Emploi, conditions de travail, pouvoir d’achat, avenir des retraites sont au cœur des préoccupations des salariés du public et du privé. Le sont aussi les axes revendicatifs portés en commun par l’intersyndicale depuis 16 mois. Ce sont sur ces priorités qu’elle interpelle les pouvoirs publics, le patronat, les chefs d’entreprise.

La situation économique et sociale est d’ores et déjà à l’origine de nombreuses luttes, souvent unitaires, des salariés du public comme du privé. Ces mobilisations doivent s’inscrire dans la durée.
C’est pour ces raisons que les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés à manifester très nombreux le 1er mai pour affirmer leurs attentes d’un monde plus juste où, partout, chacun a droit à un travail décent.
Donner la priorité au maintien des emplois

  • Les employeurs doivent privilégier l’emploi stable, investir dans les emplois futurs. Quelle que soit la situation dans l’entreprise, c’est en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Toute mesure à prendre dans l’entreprise en termes d’emploi et d’organisation du travail doit être discutée avec les représentants des salariés.
  • Les suppressions d’emplois publics ainsi que les réorganisations forcées décidées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) provoquent une dégradation des conditions de travail et des difficultés grandissantes pour assurer les missions de service public. Il faut stopper cette politique aveugle de suppressions d’emploi et de recours aux emplois précaires. Les personnels doivent être partie prenante des évolutions à apporter en termes de missions et d’organisation des services publics.
  • Des mesures doivent favoriser l’accès à l’emploi, en particulier pour les jeunes.
  • Les demandeurs d’emploi en fin de droits d’indemnisation doivent bénéficier d’un accompagnement renforcé pour leur permettre de retrouver un emploi avec un revenu garanti. Les conditions d’accès à l’Allocation spécifique de solidarité et au RSA doivent être élargies.

Améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

  • Dans les branches, les entreprises, la fonction publique, les négociations salariales doivent assurer le maintien du pouvoir d’achat et la réduction des inégalités.
  • Les allègements de cotisations sociales doivent être ciblés et conditionnés aux politiques d’emplois et de salaires ; le soutien du pouvoir d’achat doit être assuré. Les mesures sociales pour faire face à la crise doivent être financées par la suppression du bouclier fiscal, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et la création d’une tranche d’impôt supplémentaire pour les hauts revenus.

L’avenir des retraites : un choix de société
Emploi, conditions de travail, niveau de salaire, ont des conséquences directes sur les équilibres des régimes de retraite et sur le niveau des pensions.
La concertation qui s’engage sur une « réforme des retraites » suscite une légitime inquiétude chez les salariés. Elle doit garantir la pérennité du système par répartition en assurant son financement et en corrigeant les inégalités. Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition.
Les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant : ceci n’est pas acceptable. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, n’accepteront pas un passage en force.

 

Tournez à gauche !

logofdgneutre.jpgLa loi nous en fait obligation : nous devons, à la veille du scrutin, ne plus publier d’article concernant les élections. Je termine donc une longue série d’échanges, entre billets et commentaires, durant laquelle nous avons évoqué les thèmes majeurs de ces régionales : l’emploi et la formation, les transports, le logement… et aussi ce qui nous attend après ces régionales, du jamais vu en matière d’austérité ! Scrutin local…. à répercussions nationales évidentes !
A Saint Gratien, nous avons voulu mener une « campagne » de terrain, proche des gens : nous avons été présents pour engager la discussion sur le marché, devant les commerces, à la gare, devant la poste. Nous avons largement diffusé les propositions portées par le Front de Gauche pour l’Ile de France, mais aussi décliné localement ces idées. A Saint Gratien aussi, le vote « Front de Gauche » pèsera au soir du 14 mars !

La droite sera visiblement battue le 21 mars dans la quasi totalité des régions. Même arrivée en tête au premier tour, elle ne dispose pas de réserves et voit son score s’écrouler ces derniers jours. L’enjeu de dimanche prochain réside donc principalement dans le rapport des forces à gauche. Le Front de Gauche, constitué aux élections européennes de juin 2009, et élargi depuis à de nouvelles composantes, a pris toute sa place sur l’échiquier politique et s’est affirmé comme une force incontournable. Rassemblement encore tout jeune, il a su très vite s’identifier comme un mouvement unitaire, résolument à gauche, entraînant une dynamique capable de faire bouger les lignes à gauche.
La campagne menée par le Front de Gauche partout en France a porté des propositions cohérentes, crédibles, efficaces : elles suscitent un grand intérêt dès lors qu’elles sont connues. En voici quelques-unes, parmi celles qui me tiennent à cœur, mais j’aurais pu allonger ma liste…

  • L’idée du PassUnigo, zone tarifaire unique quelque soit le lieu où vous habitez en Ile de France, est plébiscitée par les Franciliens, qui considèrent à 79% qu’elle est justifiée ! Assez de la double peine qui fait que plus on habite loin de son travail, plus on voyage longtemps et plus on paie cher son transport !
  • Proposition originale et ayant déjà fait ses preuves dans certaines régions, l’initiative des « Fonds régionaux pour l’emploi et la formation » qui financent des réductions d’intérêts des prêts aux entreprises, si celles-ci satisfont des conditions en matière de créations d’emplois et de formation. Utiliser autrement et efficacement l’argent, c’est possible !
  • Proposition essentielle, celle de suspendre les aides de la région aux communes ne respectant pas la loi SRU qui impose 20% de logements sociaux. Assez de ghettos de riches comme à Enghien ou l’Isle Adam, ville dont le maire est .. A.Poniatowski, tête de liste UMP pour le Val d’Oise !
  • Liste « 100% service public », le Front de Gauche réaffirme la priorité à donner à ces services publics indispensables et que la droite s’attaque à démanteler : éducation, transports, santé…. A défendre et développer absolument !

Le Front de Gauche, ignoré des médias, snobé par les sondages, a mené une campagne proche des gens, des luttes. Il a incontestablement marqué des points puisque même « le Monde » affirme que le « pari semble payant ». Le Front de Gauche progresse au niveau national, reconnaît « le Figaro ». Les meetings font salles combles, la campagne prend et les militants le sentent. La « dynamique unitaire » séduit, la « gauche radicale » devient crédible pour ceux qui veulent que les majorités régionales soient plus à gauche . Le Front de Gauche a le vent en poupe !
« C’est chouette d’être capable de se rassembler et de converger sur nos propositions pour que le Front de Gauche rouvre l’espoir. » (Marie-George Buffet)
L’espoir, le Front de Gauche le porte pour les régions. Elles peuvent constituer au lendemain des élections des pôles de résistance à la politique de casse tous azimuts de la droite et mettre en place des alternatives sociales et écologiques.
L’espoir, le Front de Gauche le porte aussi pour toute la gauche. Plus le Front de Gauche aura rassemblé le 14 mars et plus il sera fort pour assurer l’avenir d’une gauche de responsabilité et de combat.

Le 14 mars : une occasion unique de redonner des couleurs à une gauche combative dont nous aurons bien besoin. Nul doute que ces « régionales » ont une importance nationale ! Assez de la casse sociale, des bas salaires quand les dividendes des actionnaires explosent ? Assez de voir les grands groupes français tailler dans leurs effectifs pour préserver leurs bénéfices ? Refus de payer l’addition de la crise ? Besoin d’une vraie gauche pour mener la bataille sur les retraites ? Besoin d’un rassemblement pour un véritable changement politique ? Alors, vitaminez la gauche, renforcez « la gauche à tête de bois », celle qui ne renonce pas !

Isabelle Volat
Ce billet est le 200è publié sur ce blog depuis mars 2008.



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Un débat capitalE

Dernière semaine de campagne électorale des régionales et force est de constater qu’une nouvelle fois les médias n’ont pas joué leur rôle. Pas de débats contradictoires, pas d’informations sur les projets des uns et des autres, l’éternel jeu des petites phrases ou des querelles personnelles remplaçant les véritables enjeux du scrutin.
Pourtant, les attentes des citoyens sont grandes et les compétences régionales les concernent de près : emploi et formation, transports, logement, lycées.
Pierre Laurent a donc lancé le défi à Valérie Pécresse d’un débat public et contradictoire. La tête de liste Front de Gauche en Île de France et celle de la liste UMP ont ainsi débattu de leurs projets respectifs pour la région le jeudi 4 mars à Saint Denis.
Après le temps des fausses polémiques, enfin un vrai débat qui a abordé les questions essentielles : transports, emploi et formation, environnement, éducation, logement etc. L'occasion a été ainsi donnée à la candidate UMP et au candidat Front de Gauche de débattre des sujets qui font la vie des Francilien-ne-s. Projet contre projet : Valérie Pécresse et Pierre Laurent développent des visions antagonistes de l’Ile de France.
Aucun grand média n’ayant jugé utile de retransmettre cet échange, retrouvez l’intégralité du face à face sur ALTERNA TV, qui contribue ainsi au débat démocratique.

La vidéo du débat.

 

Le Front de Gauche présente sa liste pour le Val d’Oise

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J’ai participé à la présentation de la liste du Front de Gauche pour le Val d’Oise lors d’une conférence de presse à Argenteuil le 17 février.

Cette liste « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » rassemble autour de Jean-Michel Ruiz des militants du Parti communiste, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire ainsi que des Alternatifs, des membres du PCOF, d’Alternative citoyenne, du M’PEP et des candidats n’appartenant à aucune organisation politique. Élus, syndicalistes, militants, les candidats connaissent bien la réalité du département et les différentes luttes qui s’y mènent. Ainsi la tête de liste peut affirmer : « Nous sommes les candidats 100% mouvement social ! »

Notre objectif premier est, non pas de diviser la gauche, mais de battre la droite sur des valeurs de gauche. Nous souhaitons faire de la région Ile de France un pôle de résistance à la politique de casse du gouvernement Sarkozy. Mais l’antisarkozysme n’est pas suffisant. Nous défendons une véritable rupture avec le libéralisme : une politique ambitieuse clairement ancrée à gauche.

Les candidats ont rappelé quelques-unes des propositions portées par la liste, en matière de transports (zone unique tarifaire en Ile de France), de logement (construction de 50 000 logements sociaux par an). Nous avons réaffirmé notre attachement au service public, illustré par de nombreux exemples locaux : actions contre la privatisation de la Poste partout dans le département, défense des hôpitaux de Pontoise et d’Argenteuil, pour les logements sociaux, les lycées, l’emploi comme à la Snecma ou Dassault à Argenteuil. Au plan économique, le Front de Gauche dénonce les licenciements dans l’industrie val d’oisienne et rappelle ses propositions originales et efficaces pour une autre utilisation de l’argent public, une réorientation du crédit pour peser sur la gestion des entreprises et les inciter à investir dans l’emploi et la formation.

De nombreuses initiatives de terrain sont prévues pour rencontrer les habitants du département. Pierre Laurent qui conduit la liste du Front de gauche pour l’Ile de France sera dans le Val d’Oise le 26 février et le 6 mars. Un meeting régional est programmé le 1er mars à Paris.

A Saint Gratien, nous serons présents avec Jean-Michel Ruiz, tête de liste pour le Val d’Oise_, devant les magasins du centre ville samedi 20 février à partir de 17 heures … et comme chaque semaine de l’année, nous vous attendons dimanche 21 au marché municipal__ !

Isabelle Volat

 

Le grand amour du Front de Gauche pour le service public !

Malgré les attaques dont ils sont régulièrement la cible, les services publics restent plébiscités par les Français. Ceux-ci font confiance notamment à l’hôpital (86%), à l’école (83%), aux grandes entreprises publiques (60 %) et à la justice (60 %). Les services publics font même irruption là où on ne les attend pas : pour la majorité des Français, ils font partie de l’identité nationale !

Aujourd’hui, la droite mène une offensive d’envergure contre les services publics : dénigrement de leur fonctionnement et de leurs personnels pour suggérer aux citoyens que tout irait mieux avec le privé, réduction des ressources budgétaires pour les désorganiser et les empêcher de remplir leurs missions, transfert au privé d’une partie des activités en laissant au public ce qui n’est pas rentable, attaques contre le statut des fonctionnaires.

Depuis 2007, plus de 100.000 postes auront été supprimés dans la seule fonction publique de l’État, avec plus de 34.000 suppressions programmées pour la seule année 2010. L'Education Nationale est particulièrement mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs et des réformes régressives.

Des suppressions de postes massives seront encore effectuées dans les hôpitaux, déjà asphyxiés par le sous-effectif.

La fonction publique territoriale, elle, est très menacée par la réforme des collectivités locales, qui fait peser de graves dangers sur les missions et sur les emplois publics. La suppression de la taxe professionnelle malmène les finances locales. Elle menace directement de limiter les services publics territoriaux avec une volonté non dissimulée de les privatiser. Pourtant, tout le monde reconnaît le rôle irremplaçable des agents territoriaux dans la bonne marche des collectivités : le Maire de Saint Gratien elle-même a rendu un hommage appuyé au personnel communal lors de ses vœux.

La défense et la promotion des services publics au plan national comme au plan local sont une nécessité. Les services publics sont un facteur essentiel de réduction des inégalités, d’aménagement du territoire, de modernisation de notre pays, de garantie de l’égalité républicaine.

Aujourd’hui, dans le droit fil des logiques ultralibérales, l’ambition du gouvernement est d’achever la marchandisation des services publics et leur mise en concurrence. Santé, poste, transports, énergie… aucun secteur n’est épargné par les directives européennes et la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Nous pensons bien au contraire qu’il faut défendre et améliorer les services publics. Voici les propositions portées par le PCF dans le cadre du Front de Gauche à l’occasion des élections régionales pour défendre et développer les services publics.

  • Sortir les services publics des logiques marchandes, en s’opposant aux fermetures, privatisations, mises en concurrence et à la rentabilité financière. Il faut faire valoir d’autres critères d’efficacité sociale et de coopération.
  • Reconquérir, moderniser les services publics, en créer de nouveaux.

Les biens communs de l’humanité et les besoins vitaux doivent revenir dans la sphère publique : le logement social, les grandes infrastructures (autoroutes…), la gestion de l’eau et du gaz, la santé … Nous sommes pour une réappropriation publique de ces domaines.

Nous voulons aussi créer et développer de nouveaux services publics répondant à des besoins qui se renforcent : des services publics de l’emploi, de la formation, du crédit et du secteur bancaire ...

  • Démocratiser le fonctionnement

Les citoyens usagers, salariés doivent être aussi décideurs et participer à la définition des contenus des prestations attendues, les priorités d’investissement, la qualité des services rendus, la politique tarifaire et les éventuelles gratuités.

Face à un gouvernement qui met à mal comme jamais les services publics, nous faisons le choix du public, nous défendons les services publics, dans une conception modernisée et démocratisée, que ce soit à l’école, dans la formation, dans la santé ou les transports, pour des questions de justice, d’efficacité sociale, mais aussi pour contribuer à créer des milliers d’emplois, au lieu des plans sociaux actuels.

Les trois derniers billets de ce blog traitaient du logement, de l’école et des transports, que nous refusons de voir traiter comme des marchandises. Autant de domaines qui participent à la définition d’une « identité » française originale, solidaire, efficace.

Tous les lecteurs auront remarqué que le titre de ce billet est une évidente allusion à la déclaration publiée sur ce blog la veille de la Saint Valentin….

 

Grand succès !

Comme 70% des enseignants, j’ai participé au mouvement de grève du 19 mars : avec mes collègues, nous avons manifesté contre les suppressions de postes, pour la relance du pouvoir d’achat et pour la défense du service public de l’éducation si durement attaqué par les « réformes » de Darcos. Comme le fait remarquer un journaliste de « l’Humanité », il faudrait mieux dire d’ailleurs « contre- réformes » tant ces mesures sont négatives et réactionnaires dans le domaine de l’école.

La journée d’action du 19 mars a été un incontestable succès, tant par le nombre de grévistes que par celui des manifestants. Trois millions de personnes ont défilé pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics. Pourtant, le gouvernement reste sourd… et s’entête à justifier des mesure très impopulaires comme le bouclier fiscal ou la défiscalisation des heures supplémentaires. Il justifie les suppressions massives d’emplois publics. Il distribue sans broncher des milliards aux entreprises sans en exiger la moindre contrepartie. Il laisse licencier des salariés dont les groupes engrangent des bénéfices colossaux.

Les huit syndicats à l’origine des journées des 29 janvier et 19 mars ont décidé de se revoir pour donner encore plus d’efficacité aux prochaines mobilisations. Pour enfin faire entendre au gouvernement les revendications en matière d’emplois publics et privés, de pouvoir d’achat et de relance économique , de services publics et de réglementation de la finance, il faudra sans aucun doute que les salariés haussent le ton dans les semaines à venir. L’opinion publique soutient massivement la mobilisation : plus de 80% des français se déclaraient favorables à l’action du 19 mars. Il n’y a décidément que le gouvernement de NS qui ne veut rien comprendre ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA