Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Le grand amour du Front de Gauche pour le service public !

Malgré les attaques dont ils sont régulièrement la cible, les services publics restent plébiscités par les Français. Ceux-ci font confiance notamment à l’hôpital (86%), à l’école (83%), aux grandes entreprises publiques (60 %) et à la justice (60 %). Les services publics font même irruption là où on ne les attend pas : pour la majorité des Français, ils font partie de l’identité nationale !

Aujourd’hui, la droite mène une offensive d’envergure contre les services publics : dénigrement de leur fonctionnement et de leurs personnels pour suggérer aux citoyens que tout irait mieux avec le privé, réduction des ressources budgétaires pour les désorganiser et les empêcher de remplir leurs missions, transfert au privé d’une partie des activités en laissant au public ce qui n’est pas rentable, attaques contre le statut des fonctionnaires.

Depuis 2007, plus de 100.000 postes auront été supprimés dans la seule fonction publique de l’État, avec plus de 34.000 suppressions programmées pour la seule année 2010. L'Education Nationale est particulièrement mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs et des réformes régressives.

Des suppressions de postes massives seront encore effectuées dans les hôpitaux, déjà asphyxiés par le sous-effectif.

La fonction publique territoriale, elle, est très menacée par la réforme des collectivités locales, qui fait peser de graves dangers sur les missions et sur les emplois publics. La suppression de la taxe professionnelle malmène les finances locales. Elle menace directement de limiter les services publics territoriaux avec une volonté non dissimulée de les privatiser. Pourtant, tout le monde reconnaît le rôle irremplaçable des agents territoriaux dans la bonne marche des collectivités : le Maire de Saint Gratien elle-même a rendu un hommage appuyé au personnel communal lors de ses vœux.

La défense et la promotion des services publics au plan national comme au plan local sont une nécessité. Les services publics sont un facteur essentiel de réduction des inégalités, d’aménagement du territoire, de modernisation de notre pays, de garantie de l’égalité républicaine.

Aujourd’hui, dans le droit fil des logiques ultralibérales, l’ambition du gouvernement est d’achever la marchandisation des services publics et leur mise en concurrence. Santé, poste, transports, énergie… aucun secteur n’est épargné par les directives européennes et la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Nous pensons bien au contraire qu’il faut défendre et améliorer les services publics. Voici les propositions portées par le PCF dans le cadre du Front de Gauche à l’occasion des élections régionales pour défendre et développer les services publics.

  • Sortir les services publics des logiques marchandes, en s’opposant aux fermetures, privatisations, mises en concurrence et à la rentabilité financière. Il faut faire valoir d’autres critères d’efficacité sociale et de coopération.
  • Reconquérir, moderniser les services publics, en créer de nouveaux.

Les biens communs de l’humanité et les besoins vitaux doivent revenir dans la sphère publique : le logement social, les grandes infrastructures (autoroutes…), la gestion de l’eau et du gaz, la santé … Nous sommes pour une réappropriation publique de ces domaines.

Nous voulons aussi créer et développer de nouveaux services publics répondant à des besoins qui se renforcent : des services publics de l’emploi, de la formation, du crédit et du secteur bancaire ...

  • Démocratiser le fonctionnement

Les citoyens usagers, salariés doivent être aussi décideurs et participer à la définition des contenus des prestations attendues, les priorités d’investissement, la qualité des services rendus, la politique tarifaire et les éventuelles gratuités.

Face à un gouvernement qui met à mal comme jamais les services publics, nous faisons le choix du public, nous défendons les services publics, dans une conception modernisée et démocratisée, que ce soit à l’école, dans la formation, dans la santé ou les transports, pour des questions de justice, d’efficacité sociale, mais aussi pour contribuer à créer des milliers d’emplois, au lieu des plans sociaux actuels.

Les trois derniers billets de ce blog traitaient du logement, de l’école et des transports, que nous refusons de voir traiter comme des marchandises. Autant de domaines qui participent à la définition d’une « identité » française originale, solidaire, efficace.

Tous les lecteurs auront remarqué que le titre de ce billet est une évidente allusion à la déclaration publiée sur ce blog la veille de la Saint Valentin….

 

Engager la réappropriation publique de l’eau

Mon collègue du conseil municipal Jean-Marie Jouanjan est un ancien salarié de la « Générale des Eaux », aujourd’hui « Veolia environnement ». Il reste attentif aux problèmes de la gestion de l’eau et me fait parvenir son opinion sur cette question.

Lors de sa séance de décembre, le Sedif (syndicat des eaux d’Ile de France) qui regroupe 144 communes de la région parisienne, a voté la reconduction de la gestion déléguée de l’eau ( contrat de régie intéressée) qui restera donc encore une fois dans les mains des multinationales que sont Veolia environnement ou Lyonnaise Suez, après appel d’offre.

Nous pouvions penser que le renouvellement des élus municipaux lors des élections de 2008 aurait été l’occasion de changer le mode de gestion de l’eau en Ile de France. Pourtant, différents rapports et articles de presse ont dénoncé les tarifs abusifs que doivent payer les citoyens franciliens à cause de la gestion privée, qui fait de l’eau parisienne la plus chère du pays.

Les élus communistes militent pour faire reconnaître le caractère de bien public de l’eau. Il s’agit de refuser la marchandisation de l’eau et d’aller vers un partage équitable de la ressource dans le monde en luttant pour élever l’eau au statut de bien commun de l’humanité.

Il est urgent de renforcer la maîtrise du secteur de l’eau et de l’assainissement par la mise en place d’un véritable service public décentralisé, renforçant les pouvoirs des collectivités locales. Il s’agit de mettre en œuvre une politique nationale de l’eau sous contrôle démocratique, affranchie des normes de rentabilité financière , inscrite dans la préservation de l’environnement et soucieuse de l’aménagement du territoire, capable de garantir dans l’ensemble du pays l’égal accès de tous à une eau de bonne qualité, à un tarif transparent. Cela passe par différents mesures, notamment la création d’une agence nationale de l’eau et l’offre aux collectivités d’une alternative à la main-mise des groupes privés , donc la création d’un opérateur public ; la nationalisation de Veolia environnement permettrait de constituer ces deux structures en y répartissant le potentiel humain et technologique.

 

Lettre des élus communistes décembre 2008

logoBis.gif Conseil municipal de Saint Gratien du 18 décembre : A peine dix mois après les élections, la majorité se divise ouvertement sur le vote du budget I On a entendu pour la première fois depuis 25 ans, les conseillers de la majorité s'opposer dans un débat politique. Le maire a dû se résigner à un vote à bulletin secret qu'elle ne souhaitait pas, et voir un quart des conseillers de sa liste ne pas approuver le budget, qu'elle venait pourtant de qualifier d'acte décisif pour la gestion communale._

Le conseil municipal du 18 décembre 2008 a examiné et voté le budget communal. L'exercice budgétaire est particulièrement délicat pour les communes en cette période de crise financière et économique. Le gouvernement a réduit de façon drastique ses subventions et « assèche » les recettes des communes. Les dotations d'état augmenteraient de 2% : c'est en fait une tricherie car est intégré dans l'enveloppe globale le fond de compensation de la TVA (le FCTVA) qui n'est pas à proprement parler une dotation, mais le remboursement par l'état de sommes avancées par les communes. C'est un désengagement de l'état que nous dénonçons. Il y a de plus un effet pervers de cette mesure : plus une commune investit, plus elle verra sa part de remboursement de TVA augmenter, au détriment de « vraies » subventions, puisque l'enveloppe est globale ! On pénalise donc ainsi les communes qui réalisent des investissements.

Pour équilibrer son budget, une commune dispose de plusieurs leviers : elle peut emprunter davantage , réduire son programme d'investissement ou son budget de fonctionnement, augmenter les taux d'imposition. A Saint Gratien, la municipalité a choisi de peser sur le budget de fonctionnement, qui baissera cette année de 5%. Il aurait certainement été plus judicieux de modifier également les autres critères d'équilibre. Nous considérons que réduire les services publics apportés aux habitants participe aux agressions contre leur niveau de vie. Or, il paraît impossible de maintenir les mêmes services en réduisant de façon importante les dépenses de fonctionnement, d'ailleurs qualifiées de «charges» par l'adjoint aux finances ! L'option choisie par la municipalité se traduira par moins de services rendus quotidiennement à la population, ainsi que des tarifs en hausse pour les usagers. Lors du débat durant lequel seuls les élus de l'opposition interviennent traditionnellement, une voix discordante s'est faite entendre : le premier adjoint a annoncé son opposition au budget. Il aurait souhaité une baisse des investissements et voir réduire davantage encore les dépenses de fonctionnement pour éviter une hausse prévisible des taux en mars. 16 élus se sont alors prononcés pour un vote du budget à bulletin secret : les 5 élus de l'opposition ont voté contre le budget ; 2 élus de la majorité ont fait de même et 5 se sont abstenus. Moins d'un an après les élections, la majorité municipale se fissure sur une question primordiale. Cette division devrait laisser des traces : affaire à suivre dans les devrait laisser prochaines semaines...

Engager la réappropriation publique de l'eau

Lors de sa séance de décembre, le Sedif (Syndicat des eaux d'Ile de France) qui regroupe 144 communes de la région parisienne, a voté la reconduction de la gestion déléguée de l'eau (contrat de régie intéressée) qui restera donc encore une fois dans les mains des multinationales que sont Veolia environnement ou Lyonnaise Suez, après appel d'offre.

Nous pouvions penser que le renouvellement des élus municipaux lors des élections de 2008 aurait été l'occasion de changer le mode de gestion de l'eau en Ile de France. Pourtant, différents rapports et articles de presse ont dénoncé les tarifs abusifs que doivent payer les citoyens franciliens à cause de la gestion privée, qui fait de l'eau parisienne la plus chère du pays.

Les élus communistes militent pour faire reconnaître le caractère de bien public de l'eau. Il s'agit de refuser la marchandisation de l'eau et d'aller vers un partage équitable de la ressource dans le monde en luttant pour élever l'eau au statut de bien commun de l'humanité.

Il est urgent de renforcer la maîtrise du secteur de l'eau et de l'assainissement par la mise en place d'un véritable service public décentralisé, renforçant les pouvoirs des collectivités locales. Il s'agit de mettre en œuvre une politique nationale de l'eau sous contrôle démocratique, affranchie des normes de rentabilité financière , inscrite dans la préservation de l'environnement et soucieuse de l'aménagement du territoire, capable de garantir dans l'ensemble du pays l'égal accès de tous à une eau de bonne qualité, à un tarif transparent. Cela passe par différents mesures, notamment la création d'une agence nationale de l'eau et l'offre aux collectivités d'une alternative à la main-mise des groupes privés , donc la création d'un opérateur public ; la nationalisation de Veolia environnement permettrait de constituer ces deux structures en y répartissant le potentiel humain et technologique.