Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Déclaration du Front de gauche sur le premier tour des élections cantonales

front.jpgAu soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné.

L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république ! La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n'en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d'un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus. Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite.

 

Saint Gratien : enseignements rapides du premier tour des élections régionales de mars 2010

L’abstention a été massive le 14 mars : plus de 53% des électeurs n’ont pas été voter. A Saint Gratien, dans le quartier des Raguenets, l’abstention dépasse les 65%. Le taux d’abstention sur la ville atteint 57,30%. Désintérêt, mécontentement, sentiment d’inutilité du vote ou encore message de défiance envers les politiques de tous bords ? Cette non-participation sanctionne la droite et l’action menée depuis 2007, mais questionne également la gauche qui n’a pas su convaincre. 64% des jeunes se sont abstenus : un réel problème pour la gauche qui n’apparaît pas comme proposant des alternatives crédibles et qui m’interpelle particulièrement, en tant qu’élue et enseignante.

La sanction est sans appel pour la droite, plus forte que celle annoncée. C’est un désaveu très net de la politique de démolition sociale menée depuis 2007, valable aussi pour ceux qui la soutiennent sur le terrain. L’UMP ne réunit pas un électeur sur trois (26,3%) et se voit largement devancée par un Parti socialiste (29%) qui pourrait apparaître comme le grand vainqueur du scrutin. A Saint Gratien, l’UMP rassemble seulement 34% et perd 1 500 voix par rapport au 2è tour des régionales de 2004. Effet d’une campagne discrète à droite, malgré la candidature du Maire, conseillère régionale sortante ? Le PS reprend des couleurs depuis les européennes de juin 2009 mais reste en deçà du score socialiste départemental.

L’effondrement du Modem sonne le glas des tentations de dérive au centre et c’est aussi une donnée non négligeable de ce scrutin. Cela tiendra lieu de vertu au PS ! (JL Mélenchon) A Saint Gratien, ce mouvement divise par deux ses voix et pourcentages depuis juin 2009.

Le NPA tombe à 2% car sa politique d’isolement stérile est sanctionnée. A Saint Gratien, il est en nette perte de vitesse sur les scrutins de 2004 et 2009.

Les électeurs du Front national ont de nouveau préféré l’original à la copie. Regonflée par le nauséabond débat sur l’identité nationale et l’immigration, surfant sur les aspects sociaux, l’extrême droite resurgit sur fond de crise et de chômage. Son score national de près de 12% est divisé par deux en Ile de France. A Saint Gratien, il ne représente « que » moins de 10%, mais a doublé son score des européennes.

Europe Ecologie (12,5%) ne réalise pas totalement ses ambitions. A Saint Gratien, on constate comme nationalement un net tassement de ses résultats depuis 2009.

Alliance politique neuve qui n’a connu que les élections européennes, le Front de Gauche conforte sa place et progresse par rapport à juin 2009. Dans plusieurs régions, le score du Front de Gauche est en très nette progression : en Auvergne (où André Chassaigne rassemble plus de 14%), dans le Limousin (13%), en Corse (10%), le Nord (10%), le Languedoc Roussillon (8,6%), le centre (7,5%). Le Front de Gauche obtiendrait nationalement 6,1% des voix, mais ce score devra être corrigé car le FG n’était représenté que dans 17 régions sur 22. Le résultat pourrait donc se situer entre 7 et 8% dans les régions concernées. Le Front de Gauche est devenu la troisième force politique de gauche.

En Ile de France, il obtient 6,5 %, score honorable même si nous avions espéré faire encore mieux. Le FG rassemble 5,34% des voix dans le Val d’Oise avec des scores appréciables comme à Bezons (13,9%), Pierrelaye (10,8%) Fosses (11%), Mériel (8,3%) … A Saint Gratien, le FG réalise 6,18%. Ce résultat local nous semble encourageant, en progression de 1,38% et de 90 voix depuis les européennes de juin 2009, il y a 9 mois. Est-ce le fruit d’une campagne que nous avons souhaitée proche des gens, déclinant localement les questions essentielles des transports, du logement, de l’emploi et de la formation, loin des ambitions personnelles, querelles de bas étage et autres coups médiatiques ? Ce fut une campagne active bien que nos forces soient modestes, mais nos arguments ont suscité intérêt et discussions approfondies. Tous ces échanges ne manqueront pas d’avoir des suites. Dans la toute prochaine période, des luttes sociales importantes seront nécessaires pour contrer les mauvais coups déjà programmés : « réforme » des retraites, casse des services publics… Une opposition combative aura là toute sa place.

Dans l’immédiat, il importe de finir le travail commencé le 14 mars : infliger une sévère défaite à la droite de Pécresse et Poniatowski lors du deuxième tour. La gauche a des réserves considérables de voix dans les quartiers populaires qu’elle doit tout faire pour mobiliser. C’est la dernière occasion avant 2012 d’infliger une « gifle électorale » à la droite !
Isabelle Volat
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Invitons les retraites dans les régionales !

Texte invité

Pour nous, la retraite, c’est 60 ans !

Les régions n'ont pas compétence sur les retraites. Mais à coup sûr, le résultat des élections régionales aura compétence pour créer un rapport de force dans le débat sur les retraites ! Ce n'est pas un hasard si le gouvernement attend la fin de ces élections pour ouvrir ce dossier. Il sait que c'est impopulaire et ne voulait pas prendre un risque supplémentaire d'être sanctionné électoralement. Il sait que c'est impopulaire, alors il se donne aussi du temps. Du temps pour quoi ? Pour convaincre de la nécessité de réformer notre système en assénant contrevérités sur contrevérités à ce sujet.

Les arguments utilisés par la droite apparaissent de prime abord, si on ne s'y attarde pas trop, comme des évidences. Ils ne résistent pas à l'analyse plus fine, à l'examen plus sérieux. Je vous en livre ici quelques uns. Faites-en bon usage.

Notre système de retraite est très endetté, il y a un trou de l'ordre de 5 milliards. Ouhla, c'est une somme, 5 milliards !!! Mais 5 milliards sur combien, au juste ? Quel est le pourcentage d'endettement du système de retraite ? 2,5 % ! Oui, oui, 2,5%. C'est comme si on criait au scandale chaque fin de mois lorsque les Français ont un découvert de 2,5% de leurs salaires. Demandons à des travailleurs émargeant au Smic s'ils ne seraient pas satisfait de n'avoir que 25€ de découvert à la fin du mois.

D'accord, mais notre système de retraite est en danger, il ne sera plus financé en 2050. Quand ça, dîtes-vous ? En 2050. Malin, comme argument. Pour les salariés, la retraite c'est le futur, c'est demain, c'est plus tard, c'est après. Et 2050, c'est également le futur, demain, plus tard. Agitons un peu la peur du lendemain, ça peut faire son chemin. Disons-le nettement : ce n'est pas sérieux, pour deux raisons. D'abord, parce que nos retraites d'aujourd'hui sont payées avec de l'argent d'aujourd'hui, et nos retraites de demain seront payées avec de l'argent de demain. Nous ne mettons pas aujourd'hui de l'argent de côté qui ressortira au moment du départ à la retraite. L'argent se conjugue au présent. Une lumière très crue a été portée sur ce sujet lorsque des fonds de pension (ou retraites par capitalisation) se sont écroulés suite à de mauvais placements financiers. Ce sont les retraités d'aujourd'hui qui ont été pénalisés. Ils ont cotisé toutes leur vie, et ne reçoivent aujourd'hui plus rien.

L'autre argument est démographique. Le "baby-boom" arrive à la retraite, peu à peu. Ce qui fait beaucoup de personnes par rapport aux actifs. Mais la génération d'après ? Les naissances aujourd'hui sont importantes, nous connaissons une vraie dynamique dans la natalité nationale. C'est un cycle. Des excédents sont donc à prévoir dans quelques années, et ce bien avant 2050.

Pourquoi tout ça, alors ? Les retraites, c'est comme le reste. Comme la santé, l'eau, l'éducation. Comme auparavant l'énergie, les télécommunications, la poste. Ce sont des milliards qui échappent à la voracité des capitaux privés. Ce sont des bénéfices qui leur échappent. C'est insupportable pour Nicolas Sarkozy. Gageons que dans le "serment du Fouquet's", comme le qualifie à juste titre François Delapierre, les responsables politiques de la droite et les grands capitalistes ont parlé du partage entre eux de ces gâteaux qui leur échappaient encore. Il s'agit simplement de dénigrer le système par répartition pour le remplacer par le système par capitalisation. Et ce au mépris des salariés, dont on se moque de savoir si enseigner au-delà de 60 ans est bon pour eux comme pour les élèves. On se moque de savoir si un pilote de ligne peut piloter, pour eux comme pour les passagers. On se moque des dépenses de santé supplémentaires qu'occasionnent une durée de travail plus longue, qui épuise, stresse, affaiblit. On se moque des salariés. Quand il y a du profit à faire, alors peu importe, tout y passe : la solidarité, les emplois, les services publics, les dépenses publiques,l'environnement. L'intérêt particulier des plus riches qui veulent être encore plus riches au détriment du plus grand nombre, de l'intérêt général de la communauté humaine doit toujours primer pour la droite.

Alors oui, les élections régionales sont aussi le moment de créer un rapport de force face aux projets gouvernementaux. C'est l'occasion de redonner du souffle à tous ceux qui luttent et résistent face aux projets libéraux. C'est l'occasion de donner une bonne gauche face à la droite. Ne la laissons pas passer, les 14 et 21 mars prochain, en votant pour les listes "Ensemble pour des Régions à gauche", impulsées par le Front de Gauche.

Gabriel Amard ; le Parti de gauche

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Le Front de Gauche présente sa liste pour le Val d’Oise

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J’ai participé à la présentation de la liste du Front de Gauche pour le Val d’Oise lors d’une conférence de presse à Argenteuil le 17 février.

Cette liste « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » rassemble autour de Jean-Michel Ruiz des militants du Parti communiste, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire ainsi que des Alternatifs, des membres du PCOF, d’Alternative citoyenne, du M’PEP et des candidats n’appartenant à aucune organisation politique. Élus, syndicalistes, militants, les candidats connaissent bien la réalité du département et les différentes luttes qui s’y mènent. Ainsi la tête de liste peut affirmer : « Nous sommes les candidats 100% mouvement social ! »

Notre objectif premier est, non pas de diviser la gauche, mais de battre la droite sur des valeurs de gauche. Nous souhaitons faire de la région Ile de France un pôle de résistance à la politique de casse du gouvernement Sarkozy. Mais l’antisarkozysme n’est pas suffisant. Nous défendons une véritable rupture avec le libéralisme : une politique ambitieuse clairement ancrée à gauche.

Les candidats ont rappelé quelques-unes des propositions portées par la liste, en matière de transports (zone unique tarifaire en Ile de France), de logement (construction de 50 000 logements sociaux par an). Nous avons réaffirmé notre attachement au service public, illustré par de nombreux exemples locaux : actions contre la privatisation de la Poste partout dans le département, défense des hôpitaux de Pontoise et d’Argenteuil, pour les logements sociaux, les lycées, l’emploi comme à la Snecma ou Dassault à Argenteuil. Au plan économique, le Front de Gauche dénonce les licenciements dans l’industrie val d’oisienne et rappelle ses propositions originales et efficaces pour une autre utilisation de l’argent public, une réorientation du crédit pour peser sur la gestion des entreprises et les inciter à investir dans l’emploi et la formation.

De nombreuses initiatives de terrain sont prévues pour rencontrer les habitants du département. Pierre Laurent qui conduit la liste du Front de gauche pour l’Ile de France sera dans le Val d’Oise le 26 février et le 6 mars. Un meeting régional est programmé le 1er mars à Paris.

A Saint Gratien, nous serons présents avec Jean-Michel Ruiz, tête de liste pour le Val d’Oise_, devant les magasins du centre ville samedi 20 février à partir de 17 heures … et comme chaque semaine de l’année, nous vous attendons dimanche 21 au marché municipal__ !

Isabelle Volat

 

Fonctionnaires : un statut à défendre

Que faisiez-vous le 3 août 2009 ? Le gouvernement, lui, en plein cœur de l’été, faisait adopter une loi sur la mobilité des fonctionnaires… qui aboutit aujourd’hui au décret «relatif à la situation de réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’État». Cette loi prévoit la possibilité de recourir à l’intérim dans la fonction publique, et surtout la possibilité de mettre en disponibilité d’office, c’est à dire licencier sans droits, un fonctionnaire dont le poste est supprimé, s’il refuse trois offres d’emplois. C’est la fin de la garantie de l’emploi pour les fonctionnaires, et c’est surtout un moyen redoutable de tailler dans les effectifs.

Depuis 2007, 100 000 emplois ont disparu dans la fonction publique et il est prévu d’en supprimer 100 000 autres d’ici à 2012. Il s’agit d’une attaque sans précédent contre les services publics, qui vise à les mettre dans l’incapacité de remplir leurs missions : ensuite, on privatise. La méthode du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite ne suffisant visiblement pas, le gouvernement s’attaque maintenant au statut, ce qui pourra lui permettre de licencier à tour de bras.

La garantie de l’emploi pour les fonctionnaires est tout sauf un privilège : garantie pour les personnels, c’est aussi le moyen d’assurer à tous les citoyens une égalité d’accès au service public et la continuité de celui-ci, en plaçant le fonctionnaire dans une position d’impartialité vis à vis de la politique menée par l’État et à l’abri de toute pression. C’est la garantie du service public.

Il est vrai qu’à droite, on se soucie peu de l’intérêt général et on parle plutôt de flexibilité, de réduire la «rigidité» du travail. La déclaration de Laurence Parisot le montre bien : « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » Parce qu’on a besoin d’humanité, non de travail flexible et de salariés jetables !

Défendre le statut du fonctionnaire, ce n’est pas défendre un intérêt corporatiste. Les salariés du public et du privé non seulement n’ont rien à gagner d’une attaque contre le statut des fonctionnaires, mais ils ont beaucoup à y perdre !

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Le grand amour du Front de Gauche pour le service public !

Malgré les attaques dont ils sont régulièrement la cible, les services publics restent plébiscités par les Français. Ceux-ci font confiance notamment à l’hôpital (86%), à l’école (83%), aux grandes entreprises publiques (60 %) et à la justice (60 %). Les services publics font même irruption là où on ne les attend pas : pour la majorité des Français, ils font partie de l’identité nationale !

Aujourd’hui, la droite mène une offensive d’envergure contre les services publics : dénigrement de leur fonctionnement et de leurs personnels pour suggérer aux citoyens que tout irait mieux avec le privé, réduction des ressources budgétaires pour les désorganiser et les empêcher de remplir leurs missions, transfert au privé d’une partie des activités en laissant au public ce qui n’est pas rentable, attaques contre le statut des fonctionnaires.

Depuis 2007, plus de 100.000 postes auront été supprimés dans la seule fonction publique de l’État, avec plus de 34.000 suppressions programmées pour la seule année 2010. L'Education Nationale est particulièrement mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs et des réformes régressives.

Des suppressions de postes massives seront encore effectuées dans les hôpitaux, déjà asphyxiés par le sous-effectif.

La fonction publique territoriale, elle, est très menacée par la réforme des collectivités locales, qui fait peser de graves dangers sur les missions et sur les emplois publics. La suppression de la taxe professionnelle malmène les finances locales. Elle menace directement de limiter les services publics territoriaux avec une volonté non dissimulée de les privatiser. Pourtant, tout le monde reconnaît le rôle irremplaçable des agents territoriaux dans la bonne marche des collectivités : le Maire de Saint Gratien elle-même a rendu un hommage appuyé au personnel communal lors de ses vœux.

La défense et la promotion des services publics au plan national comme au plan local sont une nécessité. Les services publics sont un facteur essentiel de réduction des inégalités, d’aménagement du territoire, de modernisation de notre pays, de garantie de l’égalité républicaine.

Aujourd’hui, dans le droit fil des logiques ultralibérales, l’ambition du gouvernement est d’achever la marchandisation des services publics et leur mise en concurrence. Santé, poste, transports, énergie… aucun secteur n’est épargné par les directives européennes et la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Nous pensons bien au contraire qu’il faut défendre et améliorer les services publics. Voici les propositions portées par le PCF dans le cadre du Front de Gauche à l’occasion des élections régionales pour défendre et développer les services publics.

  • Sortir les services publics des logiques marchandes, en s’opposant aux fermetures, privatisations, mises en concurrence et à la rentabilité financière. Il faut faire valoir d’autres critères d’efficacité sociale et de coopération.
  • Reconquérir, moderniser les services publics, en créer de nouveaux.

Les biens communs de l’humanité et les besoins vitaux doivent revenir dans la sphère publique : le logement social, les grandes infrastructures (autoroutes…), la gestion de l’eau et du gaz, la santé … Nous sommes pour une réappropriation publique de ces domaines.

Nous voulons aussi créer et développer de nouveaux services publics répondant à des besoins qui se renforcent : des services publics de l’emploi, de la formation, du crédit et du secteur bancaire ...

  • Démocratiser le fonctionnement

Les citoyens usagers, salariés doivent être aussi décideurs et participer à la définition des contenus des prestations attendues, les priorités d’investissement, la qualité des services rendus, la politique tarifaire et les éventuelles gratuités.

Face à un gouvernement qui met à mal comme jamais les services publics, nous faisons le choix du public, nous défendons les services publics, dans une conception modernisée et démocratisée, que ce soit à l’école, dans la formation, dans la santé ou les transports, pour des questions de justice, d’efficacité sociale, mais aussi pour contribuer à créer des milliers d’emplois, au lieu des plans sociaux actuels.

Les trois derniers billets de ce blog traitaient du logement, de l’école et des transports, que nous refusons de voir traiter comme des marchandises. Autant de domaines qui participent à la définition d’une « identité » française originale, solidaire, efficace.

Tous les lecteurs auront remarqué que le titre de ce billet est une évidente allusion à la déclaration publiée sur ce blog la veille de la Saint Valentin….

 

Êtes-vous un bon Français… et fier de l’être ?

Grand débat sur l’identité nationale : mode d’emploi…

"Il faut réaffirmer les valeurs de l’identité nationale et la fierté d’être français", a annoncé Éric Besson, estimant que les jeunes Français devaient avoir "une fois dans l’année l’occasion de chanter la Marseillaise".

L’ouverture du "grand débat" sur l’identité nationale, commencé le lundi 2 novembre se poursuivra jusqu’au 31 janvier 2010 dans chaque préfecture et sous-préfecture, annonce le ministère. Il est structuré en deux parties : "identité nationale" et "apport de l’immigration à l’identité nationale". Relayées sur le site Internet du ministère, les discussions devraient durer deux mois et demi avant un "grand colloque de synthèse" le 4 février 2010. Les réunions seront animées par le corps préfectoral et les parlementaires nationaux et européens.

Sont invités à débattre sur «ce qu’est être Français aujourd’hui» parlementaires et élus locaux, réseaux des élus de la diversité, mouvements associatifs, enseignants, élèves et parents d’élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, organisations syndicales et patronales, représentants des cultes, associations patriotiques.

Jusqu’à maintenant, je pensais ce grand débat inintéressant, sans objet, voire dangereux car pouvant facilement déraper. Participer, boycotter ?

  • Proximité des élections régionales et récupération à un moment bien choisi d’idées malsaines sur l’immigration : cela ne relève évidemment pas du hasard…
  • Vocabulaire aux relents douteux : l’identité nationale ? les organisations « patriotiques » ? Patrie et nation sont souvent bizarrement accommodées…
  • Chanter la Marseillaise ? Même les ministres ne connaissent que le refrain…
  • Le lien entre immigration et identité nationale qui laisse penser que l’une est néfaste pour l’autre…
  • Fier d’être français ? Comme Besson, grand expulseur de migrants, non, pas vraiment. Comme Manouchian, héros de la résistance, oui. Ah ! erreur, celui-là n’était pas français…
  • Entendre Sarkozy vanter les valeurs du travail, de la famille et de la chrétienté ... opposer chômeurs et travailleurs, pour finir par décréter qu’ être français est un honneur qui se mérite… rappelle malheureusement les discours de la droite extrême. D’ailleurs, l’inventeur du terme «identité nationale» n’est-il pas Le Pen ?
  • Est-il essentiel et urgent de débattre d’identité nationale par ces temps de crise, de chômage, de précarité grandissante, de remise en cause des systèmes de santé, de retraites, d’atteintes aux services publics ? Oui, si on veut noyer les vrais problèmes …

Depuis que j’ai constaté que même les élèves des écoles primaires étaient invités au débat… je me suis demandé ce qu’un enfant de CE2 (8 ans) pourrait dire sur la question, une fois bien expliquée la chose…

Un enfant de CE2 apprend par exemple l’histoire « de France ». Cela commence à la préhistoire, tout élève vous dira ça facilement, à cet âge-là, on adore Cro-Magnon et l’homme de Tautavel. Et tous ces gens ne sont que les descendants, ou les cousins des fameux Australopithèques qui venaient… d’Afrique, évidemment, berceau de l’humanité. Dès le début, « la France » est donc un joyeux mélange. Ensuite, ça continue avec l’arrivée des Celtes à partir du 9è siècle avant JC , Celtes qui venaient du centre de l’Europe et qui se sont installés et mélangés aux populations locales sans dégâts. Les CE2 apprennent que plus tard viendront des Grecs, et finalement les Romains qui feront que nos Gaulois, déjà fort métissés, deviendront des Gallo-Romains. Au 5è siècle, de nouvelles « invasions » mettront fin à l’empire romain et avec l’arrivée d’autres barbares, on verra enfin apparaître un royaume «franc » ! Ah ! Enfin ! La France ! Clovis, premier roi et immigré ! La suite de l’histoire, que les CE2 n’étudieront que les années suivantes, montre que la France ne s’est construite que par l’apport successif de nouvelles populations. Nul doute que les autochtones ne les voyaient pas arriver d’un bon œil, avant de cohabiter, d’échanger et de s’enrichir mutuellement. Vivent le métissage et les migrations qui au cours des siècles ont fait les habitants de la France d’aujourd’hui !

D’ici janvier, ce « grand débat » fera sans doute couler beaucoup d’encre, sur l’identité nationale et la politique de l’immigration : la gauche a intérêt à faire connaître ses idées et propositions sur la question. La droite, elle, est passée maître ès manipulation de l’opinion publique et il est vrai que ce genre d’opération s’enlise facilement vers des propos simplistes, opposant les citoyens les uns aux autres … il est souvent tentant en situation de crise de trouver un bouc émissaire.



Lu dans le livre de Rachid Bouchareb « Indigènes » qui a donné le film célèbre du même nom, et qui retrace l’engagement des soldats d’Afrique du nord dans l’armée française durant la seconde guerre mondiale :

« On oublie souvent, lorsque l’on parle d’immigration, que les pères de bien des immigrés d’aujourd’hui furent un jour accueillis en libérateurs.» marianne.jpg

 

Le Front de gauche : un rassemblement qui s’élargit

Les prochaines élections régionales auront lieu en mars 2010, à mi-mandat de notre omniprésident. La gauche dirige actuellement 20 des 22 régions : seules la Corse et l’Alsace ont un conseil régional de droite.

Ces régionales seront une étape décisive dans la vie politique française. La droite espère en faire un tremplin pour la poursuite de son programme rétrograde, en reprenant à la gauche nombre de présidences de régions. Pour les Français, ce sera la seule occasion avant 2012 d’exprimer leur rejet de l’ultralibéralisme : attaques sans précédent contre les services publics, bouleversement de notre organisation territoriale, concentration et confiscation des pouvoirs, développement des inégalités… Or, les régions peuvent devenir des pôles de résistance et promouvoir d’autres logiques en matière de services publics, d’utilisation de l’argent, de nouveaux droits pour les citoyens..

Nous connaissons une crise sociale, économique, démocratique, écologique sans précédent. Les luttes, qui existent et se développent, se heurtent malheureusement à un manque de perspective à gauche , un projet politique inexistant et un affrontement entre « les deux gauches » sur fond d’alliances au centre, de dérives socio-libérales qui ne peuvent conduire qu’à des impasses.



Le PCF, qui a déjà connu l’expérience positive du Front de Gauche lors des élections européennes, souhaite reconduire un rassemblement élargi, ouvert à des personnalités, des militants syndicaux et associatifs de gauche. Le Front de gauche n’est pas « un cartel d’organisations, mais un élan » dit Marie-George Buffet. Il doit franchir une nouvelle étape et s’élargir à d’autres forces pour affirmer une voie différente pour la gauche.

Le PCF a donc lancé une « offre politique » à ses partenaires du Front de gauche, Parti de Gauche et Gauche Unitaire, mais également à tous les progressistes, pour constituer partout où cela sera possible, des listes de large rassemblement, avec de vrais programmes alternatifs. Les listes du Front de gauche ont vocation à fusionner au deuxième tour avec les autres listes de gauche, à l’exclusion donc du Modem. Cette proposition sera discutée dans les différentes instances du PCF durant le mois de novembre. Il reste en effet de nombreuses questions en suspens. La diversité des situations fait par exemple que des listes d’union avec le PS dès le premier tour pourront voir le jour dans certaines régions. Il faut en effet dépasser 5% pour pouvoir fusionner au deuxième tour. Les négociations avec les autres partenaires de gauche ne peuvent être également repoussées au soir du premier tour. Elles doivent être abordées bien en amont car les programmes élaborés ne peuvent se modifier entre les deux tours.

Si l’initiative du PCF a été favorablement accueillie au sein du Front de gauche (« une dynamique contagieuse ! »), quelques dents grincent par contre au PS où certains accusent les communistes d’être les diviseurs de la gauche et souhaiteraient un rassemblement allant du PCF au Modem, sur la seule base de l’opposition à Sarkozy : il est évident pour les communistes que cela ne suffit pas à faire une politique. D’autres responsables socialistes estiment en revanche que des listes autonomes du Front de gauche sont légitimes. Soyons clairs : l’objectif de listes autonomes au premier tour ne constitue pas une attaque contre le PS, et ne cherche pas à rompre les ponts au sein des divers partis de gauche, mais au contraire « à faire bouger le curseur ». Ces listes seront un atout pour battre la droite, sur des objectifs clairs.

Quant au NPA, il persiste et signe dans son isolement tout à fait regrettable. Il vient de confirmer son désaccord avec le Front de gauche en affirmant qu’il n’est pas question de participer avec le PS à la gestion des régions. N’ayant pas pris en compte son relatif échec lors des européennes, il continue dans sa stratégie de « stérilisation » de ses voix en refusant de participer à une quelconque majorité territoriale. Peut-on rester éternel opposant sans jamais s’impliquer dans la mise en œuvre de ses propositions ?



Les élections régionales peuvent être l’occasion d’un sursaut : réveiller la gauche, stopper la grande entreprise de démolition sarkozyste, c’est urgent. Entre opposition stérile et dérive libérale, la gauche constructive y travaille ! arton9766-be927.jpg

 

Oui à un grand service public postal !

Le « comité national contre la privatisation de la poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » a plus que réussi son pari. Ce collectif qui rassemble 60 organisations politiques, syndicales et associatives comptait réunir un million de signatures contre le projet gouvernemental. Samedi 3 octobre, ce sont plus de deux millions de personnes qui ont participé à la « votation citoyenne » et voté « non » à une écrasante majorité.

A Saint Gratien, comme ailleurs, on a senti ce raz-de–marée et vu les habitants faire la queue devant les urnes artisanales et les listes d’émargement : referendum non-officiel mais sérieusement organisé ! Les commentaires de bas étage de nos gouvernants montrent bien qu’ils redoutent les suites que pourrait avoir cette journée et qu’ils sont prêts à tout pour discréditer le mouvement. Prêts à nous ressortir l’argument : «le changement de statut n’est pas la privatisation ». Sauf qu’on a l’expérience de France Telecom et GDF, entreprises que la droite jurait de ne pas privatiser : elles ne bénéficient aujourd’hui que de 25% et 35% de capitaux publics ! Les personnels et les ex-usagers devenus « clients » savent ce qu’ils ont perdu… et les actionnaires ce qu’ils ont gagné !

« Puissante manifestation démocratique », journée de mobilisation et d’échanges comme plus vu depuis longtemps, le 3 octobre ne peut en rester là. La droite qui a senti le vent du boulet accélère la manœuvre et annonce le passage du projet à l’assemblée dès le mois de novembre. Oubliée la réforme constitutionnelle de juillet 2008 qui rend possible un referendum d’initiative populaire : on y pensera au mois de juin : trop tard pour la poste ! Le comité contre la privatisation et les différentes organisations qui le composent continuent d’exiger la tenue d’un véritable referendum. Les élus de gauche multiplient les initiatives en ce sens (députés socialistes et sénateurs communistes vont déposer des motions dans leurs assemblées respectives, par exemple). Le comité appelle également à interpeller les députés et sénateurs afin qu’ils se prononcent contre la privatisation.

Toutes ces actions sont nécessaires mais ne sauraient suffire dans la suite du mouvement.

Il est indispensable d’aller plus loin, notamment dans les propositions à avancer non seulement pour la défense mais aussi pour l’amélioration des services publics. A la poste, ces dernières années, on a fermé des bureaux et supprimé des emplois , dégradé le service public. Il faut stopper cette spirale infernale : les personnels, les usagers ont aussi leur mot à dire dans l’affaire !

Lueur d’espoir dans un paysage politique morose ? Le rassemblement du 3 octobre ouvrira-t-il quelques perspectives à gauche ? Des militants divers ont su travailler ensemble et ont réussi ensemble à mobiliser. Ne décevons pas les citoyens qui ont approuvé cette démarche et qui attendent une suite constructive.



Résultats de Saint Gratien

  • Raguenets : 290 votants devant la poste et dans le centre commercial
  • Centre ville : 352 votants devant la poste et devant « Champion »
  • Marché : 157 votants
  • Total de la ville : 799 votants ; 783 votes « non » , 3 abstentions et 13 votes « oui »

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Conseil municipal du 18 décembre

A Saint Gratien à peine dix mois après les élections, la majorité de droite se divise ouvertement sur le vote du budget ! On a entendu pour la première fois depuis 25 ans, les conseillers de la majorité s’opposer dans un débat politique. Le maire a dû se résigner à un vote à bulletin secret qu’elle ne souhaitait pas, et voir un quart des conseillers de sa liste ne pas approuver le budget, qu’elle venait pourtant de qualifier d’acte décisif pour la gestion communale. Le conseil municipal du 18 décembre 2008 a examiné et voté le budget communal. L’exercice budgétaire est particulièrement délicat pour les communes en cette période de crise financière et économique. Le gouvernement a réduit de façon drastique ses subventions et « assèche » les recettes des communes. Les dotations d’état augmenteraient de 2% : c’est en fait une tricherie car est intégré dans l’enveloppe globale le fond de compensation de la TVA (le FCTVA) qui n’est pas à proprement parler une dotation, mais le remboursement par l’état de sommes avancées par les communes. C’est un désengagement de l’état que nous dénonçons. Il y a de plus un effet pervers de cette mesure : plus une commune investit, plus elle verra sa part de remboursement de TVA augmenter, au détriment de « vraies » subventions, puisque l’enveloppe est globale ! On pénalise donc ainsi les communes qui réalisent des investissements.

Pour équilibrer son budget, une commune dispose de plusieurs leviers : elle peut emprunter davantage , réduire son programme d’investissement ou son budget de fonctionnement, augmenter les taux d’imposition. A Saint Gratien, la municipalité a choisi de peser sur le budget de fonctionnement, qui baissera cette année de 5%. Il aurait certainement été plus judicieux de modifier également les autres critères d’équilibre. Nous considérons que réduire les services publics apportés aux habitants participe aux agressions contre leur niveau de vie. Or, il paraît impossible de maintenir les mêmes services en réduisant de façon importante les dépenses de fonctionnement, d’ailleurs qualifiées de « charges » par l’adjoint aux finances ! L’option choisie par la municipalité se traduira par moins de services rendus quotidiennement à la population, ainsi que des tarifs en hausse pour les usagers. Lors du débat durant lequel seuls les élus de l’opposition interviennent traditionnellement, une voix discordante s’est faite entendre : le premier adjoint a annoncé son opposition au budget. Il aurait souhaité une baisse des investissements et voir réduire davantage encore les dépenses de fonctionnement pour éviter une hausse prévisible des taux en mars. 16 élus se sont alors prononcés pour un vote du budget à bulletin secret : les 5 élus de l’opposition ont voté contre le budget ; 2 élus de la majorité ont fait de même et 5 se sont abstenus. Moins d’un an après les élections, la majorité municipale se fissure sur une question primordiale. Cette division devrait laisser des traces : affaire à suivre dans les prochaines semaines…

 

Elèves en danger !

Les élections sont terminées… Voici le début du fameux plan de « rigueur » du gouvernement. Il ne s'agit pas d'une simple « gestion sérieuse »…

Quelque soit le nom donné, ce sont bien des coupes sévères qui affectent les dépenses publiques. Il faut réduire le "rythme d’évolution de la dépense publique" et donc économiser 10 milliards par an. Premiers visés : le logement, l’emploi, la santé… c'est-à-dire le niveau et la qualité de vie de la grande majorité des Français.

A ce rythme là, au milieu du quinquennat, seuls les moins "pauvres" d'entre nous auront un logement décent, mangeront des produits frais à un repas et enverront leur enfants à l'université obtenir un diplôme de peu de valeur pour qu'ils ne soient pas comptabilisés comme demandeurs d'emploi.

L'Education nationale est déjà dans la ligne de mire depuis quelques années. Aujourd'hui, les choses s’accélèrent. 80 000 postes vont disparaître en quatre ans. Plus de 11 000 départs en retraite ne sont pas remplacés en 2008, dont 7 000 dans le secondaire.

Cette situation inacceptable provoque la colère des personnels et des élèves. Ces suppressions de postes signifient des classes plus chargées encore, la fin des options et des dédoublements de classe pour des matières comme les langues ou les sciences et enfin des heures supplémentaires pour les profs parfois au-delà du possible...

Pourquoi travailler plus au détriment des élèves et des enseignants … au détriment des connaissances transmises et produites?

Parce qu'une heure supplémentaire de prof. coûte 2,3 fois moins cher qu’une « heure poste ».

Pourquoi des conditions de travail toujours plus difficiles pour les élèves et les enseignants alors que la lutte contre l’échec scolaire nécessite au contraire davantage de moyens?

Comment l'avenir de nos enfants résistera-t-il à ces sacrifices ?

Pourquoi accepter de faire d'eux une génération sacrifiée ?

Pour que la France ait les moyens d'envoyer des troupes en Afghanistan, pour que le gouvernement assume les conséquences du "paquet fiscal" de juillet, pour que les plus riches s'enrichissent encore et toujours ! Et même, en reprenant les arguments de la droite, comment notre pays va-t-il rester dans la compétition internationale de la société dite de la connaissance.

A l’école élémentaire la grogne monte contre des « nouveaux » programmes très rétrogrades imposés sans aucune consultation des maîtres, contre la multiplication des dispositifs hors temps scolaire (soutien, stages…) alors que l’école souffre d’un déficit de moyens pour assurer la réussite de tous.

Les enseignants, les parents, les lycéens se retrouvent dans des actions communes, manifestations, pétitions… Mais il faut faire plus… inventer pour stopper cette mise à sac de l'éducation !

Au lycée d’Enghien, 11 postes de professeurs sont supprimés.

Cela signifie inévitablement la disparition des travaux de groupes, des dédoublements en langues vivantes et des heures de soutien pour les élèves en difficulté. Cela signifie aussi des suppressions de classes et d'options et donc la systématisation des classes en sureffectifs.

Les heures supplémentaires sont imposées aux professeurs, alourdissant leur charge de travail et les rendant moins disponibles pour leurs élèves.

Au-delà de ce surplus de travail, c'est l'organisation des cours et leur évaluation qui sont remises en cause… les attaques récentes contre le bac ne font que préparer sa disparition du fait de son coût d'organisation et non de son inadaptation didactique.

Dès cette année certaines épreuves, notamment dans les filières techniques, sont passées de l'oral à l'écrit et ont donc été rendues plus difficiles à passer pour certains élèves. Pourquoi? A cause de leur coût : une épreuve écrite coûte moins chère à organiser qu'une épreuve orale. Un contrôle continu en classe de terminale coûte moins cher que la correction du bac.

Cette situation ne peut que fragiliser la vie des lycéens en diminuant le nombre d’adultes qui les accueillent et les encadrent. Cette situation ne peut que conduire à renforcer les inégalités face à l'échec scolaire.

Or, comme tous les établissements, le lycée Gustave Monod d’Enghien souffre déjà d’un déficit de personnel. C’est donc une aggravation particulièrement inacceptable. Le conseil d’administration du lycée a dénoncé cette situation et a réclamé que lui soient restitués les moyens d’assurer correctement ses missions d’enseignement. Une journée de grève est organisée le 10 avril avec manifestation à Paris, elle fait suite aux nombreuses actions de ces derniers jours.

Lycéens, parents d’élèves et enseignants doivent se rassembler pour réclamer les moyens indispensables au bon fonctionnement du service public de l’éducation.

Il est aujourd’hui très gravement menacé. Défendons-le ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Sarkozy encore gêné par la Constitution… pour cause d'immigration

Une commission est chargée d’étudier la nouvelle politique d’immigration. Elle doit étudier la maîtrise des flux et la « simplification voire l’unification du contentieux de l’entrée, du séjour et de l’éloignement des étrangers », même s’il faut pour cela proposer un projet de révision de la Constitution.

Le ministre B. Hortefeux voudrait que soit fixé chaque année « un nombre de migrants admis à entrer et à séjourner en France ». Un quota serait défini pour chaque type d’immigration : professionnelle, familiale, estudiantine. L’immigration économique devrait représenter 50 % du flux global. Ce quota devra être « décliné selon les grandes régions de provenance ». Or, l’instauration de quotas par origine géographique est contraire à la Constitution française, mais aussi aux règles européennes du Traité de constitution européenne. Le ministre veut également mettre en place une juridiction « spécialisée » avec le risque évident d’entraîner une justice au rabais.

La création d’un ministère de "l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale " avait déjà fait froid dans le dos. Depuis, la politique de la droite en matière d’immigration bafoue les droits fondamentaux et porte atteinte aux libertés. Elle entraîne des drames humains insupportables. Des enfants sont séparés de leur famille, on refuse le droit d’asile à des personnes menacées de mort dans leur pays, on entasse les étrangers dans les centres de rétention, on fait la chasse aux étrangers sans papiers à la sortie des écoles, des gens se tuent en voulant échapper aux rafles. On remet en cause le droit du sol en voulant interdire l’accès à la nationalité française à tout enfant né de parents en situation irrégulière. L’objectif est de 26 000 expulsions en 2008. A quel prix ?

Le 5 avril à Paris, une manifestation est annoncée pour dénoncer le refus du droit d‘asile et exiger une politique d’immigration plus solidaire, à l’initiative des associations « Réseau Emigration Sans Frontière » et « Uni(e)s contre une immigration jetable » ainsi que de Collectifs de sans-papiers.

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Du particularisme politique à Saint Gratien : droite dominante = gauche décevante ?

Après ce dimanche électoral comme toujours fébrile, procédons à une première analyse de nos résultats…

Au plan national, on constate une poussée à gauche.

Nul doute que les électeurs, neuf mois seulement après la présidentielle, ont voulu exprimer leur mécontentement. C’est un avertissement net pour Nicolas Sarkozy et pour ceux qui soutiennent sur le terrain sa politique de démolition sociale. Même en dissimulant leur étiquette UMP, ils ont été durement sanctionnés. Les électeurs ont très peu distingué vote national et vote local. Comment croire, comme le fait remarquer le journal « l’Humanité », que lorsque 44 millions d’électeurs se rendent aux urnes, c’est pour se prononcer sur la réfection du trottoir et non sur la baisse du pouvoir d’achat ?

De nombreuses villes vont basculer à gauche. Les maires et les conseillers généraux communistes sont souvent réélus très nettement et le PCF gagne Vierzon et Dieppe.

Le PCF redevient le troisième parti de France. Les électeurs ont souvent choisi l’union et des projets municipaux clairement ancrés à gauche. Il est, évidemment, nécessaire d’attendre le deuxième tour de dimanche prochain pour affiner cette analyse.

Et à Saint-Gratien ? Echappons-nous à ce désaveu de la droite ? Oui ! Jacqueline Eustache-Brinio est réélue particulièrement facilement et François Scellier remporte son siège dès le premier tour ! La gauche stagne au plan municipal.

  • Certes, depuis sept ans, la ville a beaucoup changé et des quartiers comme celui du centre-ville ont connu de vraies mutations socio-démographiques. La politique d’urbanisme mise en place par François Scellier et poursuivie par Jacqueline Eustache-Brinio est « payante » au niveau électoral !
  • Certes, comme trop souvent, l’électorat des quartiers populaires s’est nettement moins mobilisé que celui des quartiers aisés : 20 points séparent le bureau de vote de la Mairie (62 %) de Sarrailh (43 %) en nombre de votants.
  • Certes, la participation n’est que de 52 % sur la ville… donc inférieure à la moyenne nationale : JEB n’est donc élue que par 34 % des Gratiennois.

Néanmoins, force est de constater que la gauche locale n’a pas su mobiliser ses électeurs ! C’est un problème crucial qu’il faut analyser et comprendre.

Les élections cantonales sont aussi marquées par la victoire sans équivoque de la droite masquée derrière le sigle « UVO ».

Malgré ce constat d’échec de la gauche, JM Jouanjan, mon suppléant, et moi-même sommes particulièrement satisfaits de notre score de 10,45 % qui indique que nos propositions ont été remarquées et entendues par nombre de nos co-citoyens, marquant ainsi une regain d’intérêt pour les propositions communistes au niveau de la commune. Les arguments avancés sur la nécessaire gestion démocratique et sociale du département ne peuvent plus être négligés.

Ce résultat ne constitue qu’une étape d’un long et difficile parcours que nous allons aménager, organiser, inventer… avec vous, nos électeurs et avec l’ensemble des citoyens, bien sûr ! Merci et à bientôt… au quotidien. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Votez pour la gauche qui se bat !

Ce billet marque un tournant dans ce blog puisque, comme la loi en fait obligation, je dois à la veille du scrutin, ne plus publier d’article concernant les élections.

Nous nous retrouverons donc lundi pour une première analyse des résultats. Je veux en effet continuer à faire vivre ce site, débattre de la vie municipale et locale, mais aussi aborder les sujets nationaux qui ont des répercussions dans notre vie quotidienne.

A la veille du premier tour des élections municipales et cantonales à Saint Gratien, faut-il redire toute l’importance de ces échéances ?

La droite s’affole car elle sent bien qu’elle risque d’être désavouée, neuf mois seulement après la présidentielle.

Sarkozy, fort discret ces derniers temps, utilise comme pain béni les « bons » chiffres du chômage qui arrivent à point nommé. Cela ne fait pas oublier l’envolée des prix, les difficultés grandissantes des salariés alors que les profits des entreprises explosent et que les patrons français sont les mieux payés d’Europe. De même, personne à droite ne parle des nombreux projets que l’on nous réserve pour « après » : assouplissement des 35 heures, travail du dimanche, division par deux de l’embauche des fonctionnaires, budget d’austérité avec le retour de la TVA sociale, réforme de la fonction publique, projet d’allongement des cotisations pour la retraite, réforme de la Constitution pour autoriser le système des quotas d’immigrés …

Avoir des « élus de résistance » selon la formule employée par MG Buffet et F. Hollande, sera primordial pour l’après 16 mars. F. Scellier et J. Eustache, même cachés derrière « UVO » et « UPSG » sont bien ceux qui sur le terrain, veulent appliquer cette politique. A l’opposé, vous pouvez vous prononcer pour un avenir plus juste socialement dans notre département.

Nous avons avancé des propositions pour « inventer un avenir à gauche » dans le Val d’Oise : développer l’emploi et les services publics, débloquer des moyens pour l’éducation, défendre et améliorer les hôpitaux, faire du logement un droit pour tous, développer les transports collectifs, protéger notre cadre de vie… Nous voulons surtout créer une réelle démocratie locale qui permette aux citoyens d’intervenir dans la vie publique.

Que l’on vive dans une collectivité locale de gauche ou de droite peut changer beaucoup de choses. Dans les communes et départements de gauche, on défend le logement social, une fiscalité plus juste, l’école, les centres de santé, les services publics.

Les Conseils généraux ont des responsabilités croissantes dans de nombreux domaines qui touchent notre vie quotidienne.

En votant pour les candidats de la gauche « qui se bat », montrez que vous voulez changer de cap et donner au Val d’Oise un autre projet.

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             publiée sous Creative Commons
 

Politisons les élections locales pour sanctionner le gouvernement !

Au mois de janvier, la droite voulait politiser les élections municipales et cantonales de mars.

Aujourd’hui, on entend le discours inverse : ces élections seraient purement locales. C’est d’ailleurs le propos que tenait François Scellier au marché de Saint Gratien dimanche dernier : les électeurs ne se déterminent qu’en fonction du bilan de leur maire.

Le fait est que depuis deux mois les choses ont bien changé, la côte de popularité du Président de la république est en chute libre. Les candidats UMP s’en rendent bien compte et ne veulent pas suivre le chemin tracé par leur leader. FS l’a bien compris : il préfère revendiquer son action passée de Maire de Saint Gratien qu’afficher son étiquette UMP qui risque de lui coûter quelques voix.

Quant à Madame Jacqueline Eustache-Brinio, qui se revendique « UPSG », elle a apparemment quelques problèmes avec l’UMP depuis son passage au Modem : n’a-t-elle pas d’ailleurs évincé plusieurs membres de sa liste, trop proches de FS ? Rivalité personnelle qui ne saurait masquer leur proximité politique : ne partagent-ils pas le même slogan, le même programme à l’occasion de ces élections ?

Plus sérieusement, l’UMP redoute le verdict des urnes. Nul doute que des sujets comme le pouvoir d’achat et les primes aux « patrons voyous » pèseront sur les résultats.

Rappelons que ces dix dernières années l'écart entre les plus "riches" et les autres s'est particulièrement creusé. (voir n° 191 de Sciences humaines "Inégalités le retour des riches" ). La grande majorité des Français connait une stagnation de ses revenus, voire une baisse, alors que les plus "riches" ont vu leurs revenus considérablement augmenter (+ 42,6 % pour les mieux lotis d'entre eux). Une véritable dynamique de creusement des inégalités par le haut s'installe en France.

La politique de régression sociale, les attaques contre les droits acquis, le système de santé sont des enjeux majeurs de cette campagne. Ces enjeux sociaux ne peuvent être cloisonnés entre local et national. Les transferts de charges de l’Etat vers les collectivités locales le montrent bien.

Sans oublier qu’après les élections, les mauvais coups ne manqueront pas de pleuvoir. « Après les municipales, on va accélérer les réformes », dit François Fillon…

Citoyens, profitez de l’occasion qui vous est donnée par les scrutins locaux de dimanche pour dire « non » à la casse accélérée de notre système social par le gouvernement !

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Espaces verts à valoriser : un urbanisme trop dense !

Depuis des années, la municipalité de droite a densifié à outrance une ville déjà très urbanisée. Elle a cédé aux promoteurs immobiliers de nombreux terrains.

Aujourd’hui, Saint Gratien est une ville très densément peuplée et chaque habitant n’y dispose que de 2 m2 de verdure. Le site de la Mairie de Saint Gratien ne propose à ce sujet que des informations datées portant sur la révision du PLU, alors que celui-ci a été modifié et adopté en Conseil municipal en 2007.

Que peut-on réaliser maintenant que l’espace est entièrement occupé ? Si l’exercice est difficile, il nous faut toutefois réfléchir à l’amélioration de notre cadre de vie.

Quelques pistes…

Une réflexion est nécessaire sur l’équipement des espaces existants de promenade et de détente : la pose de bancs est réclamée partout dans la ville et notamment dans les parcs et les Allées Vertes; un aménagement du parc urbain et du parc Barrachin est souhaitable.

Une collecte des déchets verts durant la belle saison dans les zones pavillonnaires peut être organisée : le compost ainsi réalisé sera cédé aux particuliers ou utilisé dans les espaces verts de la commune.

Des « jardins familiaux » peuvent être créés sur de petits espaces dans les différents quartiers. Ce système connaît depuis vingt ans un regain d’intérêt. Ce jardinage dans un cadre associatif favorise les échanges entre les générations, contribue à l’insertion et rompt l’isolement. En matière d’environnement, il contribue à la conservation de la biodiversité par la culture de variétés anciennes, par l’accueil d’oiseaux et d’insectes.

De plus, un plan de développement de pistes cyclables est indispensable pour relier les différents quartiers et déboucher sur les villes limitrophes, afin de réaliser un véritable réseau utilisable pour les loisirs et le travail.

Enfin, le cheminement piéton doit être facilité et encouragé partout dans la ville.

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Une loi rétroactive ? Du jamais vu depuis Vichy !

Le Conseil Constitutionnel a remis en cause la rétroactivité de la nouvelle loi sur « la rétention de sûreté » . Ainsi, les premières peines ne pourront être appliquées avant 2023.

Le gouvernement cherche à remettre en cause cette décision. Il a chargé le Président de la Cour de cassation de faire appliquer cette loi immédiatement. L’attitude de Nicolas Sarkozy a provoqué une levée de boucliers chez les politiques et les magistrats et déclenché une polémique. Il est en effet singulier de demander à un haut magistrat de contourner une décision du Conseil Constitutionnel ! Ses décisions ne sont pas susceptibles de recours et s’imposent à toutes les autorités. La seule solution serait une réforme constitutionnelle.

La droite ira-t-elle jusque là pour faire appliquer sa loi ? Loi qui condamne à la rétention pour "sûreté " des personnes ayant déjà purgé leur peine, ceci sans jugement ! Loi qui condamne un individu pour les crimes qu’il pourrait commettre et non qu’il a perpétré. Faut-il que le thème de la « sécurité » soit cher à NS qui pense peut-être faire remonter sa cote de popularité, au plus bas, si peu de temps avant les élections municipales et cantonales ! Faut-il que les présomptions d’innocence et de non-culpabilité soient vidées de leur sens moral et juridique !

Mais rappelez-vous… la rétroactivité des lois est une thématique chère à Nicolas Sarkozy qui, peu après son élection, a saisi le Conseil constitutionnel au sujet de l'élément populaire de son paquet fiscal, à savoir les exonérations fiscales des emprunts immobiliers .

Ces deux « affaires » constitutionnelles appellent deux remarques.

La Constitution est bien souvent attaquée par le « volontarisme » de Nicolas Sarkozy qui semble ne pas accepter de gouverner dans le cadre de la Constitution : est-ce sa manière personnelle de passer à la 6ème République ou une conception de l’exécutif qui ne supporte aucune restriction ? Il ne me souvient pas qu’un quelconque député ait proposé une réforme constitutionnelle pour défendre les nouveaux petits propriétaires… par contre, manipuler l’opinion publique par la peur… oui !

N’oubliez pas que le Figaro hier titrait que plus de 80 % des Français soutenaient Sarkozy …. sur la loi Dati !

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Lutter contre les nuisances de l’aéroport de Roissy

Le Val d’Oise et Saint Gratien subissent les importantes nuisances aéroportuaires de Roissy . Les prévisions d’accroissement du trafic et l’abandon du projet d’un troisième aéroport inquiètent les habitants. La quasi-privatisation d ‘Aéroport de Paris entraînera également une nouvelle course à la rentabilité.

Les élus de droite se contentent de proposer une isolation des habitations et usent du double langage en refusant localement le « plan d’exposition au bruit ou PEB » du gouvernement.

Nous proposons d’utiliser tous les moyens pour réduire les nuisances : procédures de décollage et d’atterrissage adaptées, réduction accélérée du nombre d’avions bruyants, prise en compte de la pollution atmosphérique.

Nous nous engageons à agir pour la construction dans les plus brefs délais d’un troisième aéroport, et dans l’immédiat, pour l’interdiction des vols de nuit. Nous demanderons la création d’un observatoire du bruit avec la participation des associations de riverains , des élus qui seraient associés à l’application des mesures prises pour mieux maîtriser les nuisances sonores et polluantes.

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Elections : confusion à droite à Saint Gratien ?

L’UMP présente un candidat aux élections cantonales ? Non, François Scellier est Union pour le Val d’Oise.

L’UMP présente une liste aux élections municipales ? La réponse est plus confuse ! Jacqueline Eustache-Brinio conduit la liste « Union pour Saint Gratien ». Comment définir son engagement politique ? Devenue Maire en 2001 en remplacement de François Scellier, pour cause de cumul de mandat, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles au début de l’année 2007, puis s’est déclarée partisan du Modem pour finalement revenir aux législatives dans le giron de l’UMP dont le candidat officiel était … François Scellier. Alors : UMP… MODEM… Union pour Saint Gratien… Union pour le Val d’Oise ? Ces appellations sont-elles interchangeables pour vous ? Pour moi, certainement pas ! Pour certains élus de droite, regroupés autour de François Scellier lors de la précédente mandature non plus… puisque quelques uns n’ont pas été « retenus » pour figurer sur la nouvelle liste d’Union.

Alors, logique, je finis par penser que l’important c’est « l’union » de la droite à Saint Gratien pour mieux faire oublier la référence à un parti et à Nicolas Sarkozy !

Cependant je suis déçue ! Les candidats attendent toujours la prose de leurs adversaires avec une certaine impatience… Aussi je me réjouissais de lire le premier tract de François Scellier dimanche dernier au marché de Saint Gratien, haut lieu de distribution électorale et de « papotage politique ».

« La volonté d’agir ensemble », tel est le slogan. Voilà un bon début : une formule incantatoire pour un conseiller général qui n’a jamais su (voulu ?) pratiquer la moindre concertation ? Jamais une réunion publique, jamais de présentation d’un quelconque projet, jamais même d’ information écrite aux habitants durant ces 22 années de mandat. Mais au fait, pourquoi avoir la volonté d’agir quand on agit…. Par exemple, j’ai la volonté de voter ou je vote : est-ce la même chose ? Comment est comptabilisée la volonté de voter le soir du scrutin ? Là, je commence à comprendre… cela correspond aux intentions de vote… François Scellier a l’intention d’agir !

Suit un peu de confusion dans le bulletin électoral de FS. Non, les 9 et 16 mars prochains, vous n’élirez pas votre maire, c’est le futur conseil municipal qui s’en chargera lors de sa première réunion. Les choses sont déjà assez compliquées comme cela avec deux élections le même jour, sans aller embrouiller encore un peu plus l’électeur…

FS nous confie ensuite : « En 2001, j’ai choisi de passer le relais à JEB ». L’a-t-il adoubée ? Lui est-elle donc redevable de son fauteuil ? Tout cela sent un peu le NS qui désigne son successeur à Neuilly… Mais là-bas, dans ces contrées civilisées où on connaît la valeur de l’UMP, les électeurs, n’ont pas apprécié.

Ensuite, FS survole les compétences du Conseil général… en deux petites lignes avec en vrac les collèges, les routes et la solidarité. Et de nouveau un plaidoyer pour l’équipe municipale. On reprend mot pour mot la propagande de JEB : a-t-elle donc besoin de renfort ?

Puis, un petit retour mélancolique sur le passé de maire de FS et la période où il a œuvré pour assurer à ses concitoyens « un cadre de vie agréable ». Rien sur l’emploi, le logement, les services publics, ces choses-là sont négligeables tant que l’on dispose « d’un cadre de vie agréable »… Avec tous ces va et vient, je finis par me demander qui est le vrai Maire de Saint Gratien, l’ancien, nostalgique, ou l’actuelle, protectrice, mais instable. Le tout est enrobé dans un « packaging » politique allusif (c’est prudent en ce moment) : « UVO » mais pas UMP.

Touche finale : l’avenir. Peu de détails. Avec FS, il est tout tracé, il ressemble à s’y méprendre au passé. - « Dessinons ensemble nos anciens souvenirs »… du temps où rien ne bougeait. Recopiez, le croquis est déjà réalisé. Signez pour un nouveau mandat, certifié « reproduction à l’identique ». - Votez pour l’Union… pour elle, le Maire… pour moi, le Président du Conseil général… peu importe, nous sommes interchangeables dans cette grande famille de la droite unie, qui se déchire pour mieux aimer ses électeurs !

Alors, franchement, je suis déçue, mais pas surprise : encore une campagne électorale où les élus n’ont rien à dire aux citoyens, encore une élection qui est un jeu entre politiques et non l’événement attendu par les citoyens pour que vienne le changement.

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Elections des 9 et 16 mars : faites vous entendre !

Les 9 et 16 mars prochains, vous élirez un nouveau Conseil municipal, et aux mêmes dates, le conseiller général de Saint Gratien. Je serai la candidate du PCF aux élections cantonales.

Ce choix ne relève pas d’une ambition personnelle mais se situe dans la continuité de mon engagement politique et citoyen. Je suis élue municipale depuis 1989 et je connais bien les questions essentielles de la vie de notre commune : urbanisme, environnement, cadre de vie, logement, sécurité, services publics.

Je souhaite continuer d’agir avec vous pour redonner un véritable sens à la démocratie locale. Je veux entreprendre avec les habitants une démarche de participation et d’action à partir des préoccupations locales.

Les collectivités locales ne sont pas épargnées par la politique de régression sociale menée par la droite au pouvoir. Cela a des répercussions sur les services apportés aux habitants.

Durant les semaines qui viennent, mes amis communistes et moi-même souhaitons discuter avec vous des propositions que nous avançons. Nous voulons un moment de vie démocratique, de débats. Faites-vous entendre !

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