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Mot clé - carte scolaire

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"On fait bloc pour l’école"

Nouvelle journée de mobilisation dans le Val d’Oise le mardi 29 mars

Dans le Val d’Oise, le calendrier des opérations de carte scolaire, c’est à dire la répartition des moyens du second degré, les fermetures de classes dans le premier degré, aura leu du 17 mars au 5 avril.

Dans différents secteurs du Val d’Oise se développent des initiatives diverses associant parents d'élèves, enseignants... pour défendre l’École publique et exiger une politique ambitieuse à tous les niveaux du système éducatif.

Après le rassemblement du 17 mars devant la Préfecture de Cergy et la manifestation à Paris du 19 mars, une nouvelle journée de mobilisation se prépare pour le 29 mars.

Cette journée se déclinera de façon multiforme sur chaque secteur du département et se conclura par trois rassemblements communs qui auront lieu simultanément à partir de 17h30 à :

- Argenteuil : devant la Sous-Préfecture

- Cergy : sur le Parvis de la Préfecture

- Sarcelles : devant la Sous-Préfecture

Les parents, les enseignants et tous ceux qui sont attachés à une École de la réussite sont appelés à participer à ces rassemblements et à engager lors de cette journée des actions communes au plus près des écoles, collèges et lycées de leur secteur.

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Pour l'école, on fait bloc !

Rassemblement ce soir jeudi 17 mars devant la Préfecture du Val d’Oise à l’appel des syndicats d’enseignants de la FSU, des parents d ‘élèves de la FCPE, des lycéens de la FIDL et des étudiants de l’UNEF.
Un groupe de travail se tenait dans l’après-midi afin de préparer les mesures de carte scolaire pour la prochaine rentrée. Le Préfet n’a pas voulu recevoir de délégation et a proposé une rencontre avec l’Inspecteur d’Académie. Refus des organisations qui veulent mettre le représentant de l’État devant ses responsabilités et demanderont donc un nouveau rendez-vous au Préfet. Un comité technique se réunira la semaine prochaine et devrait entériner les suppressions de postes prévues à la rentrée 2011.

Les raisons de se mobiliser sont nombreuses. Le budget 2011 prévoit la suppression de 16 000 postes supplémentaires et ce malgré l'augmentation des effectifs d'élèves. Au total depuis 2007, ce sont plus de 65 000 postes qui ont disparu dans l'Éducation nationale.

Dans le Val d'Oise, 78 postes seront supprimés dans le premier degré et l'arrivée de 1409 élèves à la prochaine rentrée ne donne lieu à aucune création de poste. 165 postes disparaissent dans les lycées et collèges. Les conséquences de ces suppressions ont des effets immédiats sur la taille des classes dans les établissements, les élèves en difficulté, le remplacement, le fonctionnement des services et l'offre d'enseignement à tous les niveaux. Moins de postes, c’est aussi moins de débouchés offerts aux jeunes qui souhaitent devenir enseignants…

Rappelons haut et fort que le Val d’Oise est le département le moins bien loti de l’académie elle-même la moins bien lotie de France… Les différentes organisations ont rappelé la situation catastrophique et la dégradation des conditions d’enseignement dans le 95.

Dans ce contexte de dégradations généralisées, d’autres initiatives à l’échelle départementale seront organisées conjointement par le SNUipp 95 et les syndicats de la FSU, d'autres organisations syndicales, la FCPE et les organisations lycéennes et étudiantes.

Il est essentiel de manifester avec détermination une opposition commune aux mesures ministérielles et de porter collectivement un projet alternatif pour une école ambitieuse.

  • Samedi 19 mars à 14h : Manifestation à Paris au Luxembourg
  • Mardi 22 mars, journée « écoles désertes » à Garges lès Gonesse pour alerter sur la baisse des moyens dans ce secteur sensible du département
  • Mardi 29 mars : Journée d'action sur l'ensemble du Val d'Oise : actions multiformes et rassemblements simultanés devant les préfectures et sous-préfectures d'Argenteuil, Cergy et Sarcelles

A bientôt pour la défense de l’école !
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Les élèves non plus ne sont pas des sardines…

Ecole_en_greve.jpgLe Ministre de l’Education Nationale vient de charger les Rectorats et les Inspections d’Académie de l’aider à préparer les retraits de postes pour la rentrée 2011.
Un mode d’emploi et un calendrier ont été fournis par le ministère aux recteurs et IA afin de leur donner des pistes de travail.
Derrière le jargon très technocratique du ministère, on trouve là tous les domaines où les recteurs et les inspecteurs d’académie vont chercher, non pas à mieux faire fonctionner les écoles, mais plus sûrement à faire les coupes sombres de la prochaine carte scolaire... But principal : ne pas remplacer un enseignant sur deux partant en retraite.
Ce document énumère les différentes mesures dont le ministre exige l’examen et le chiffrage par les académies :

  • augmentation de la taille moyenne des classes : l’objectif chiffré est d’une remontée de 0,6 ou 0,7 élèves par classe, ce qui représente 6000 à 7000 postes. Le ministère compte y parvenir en augmentant la taille des écoles (fusion), en augmentant les seuils d’ouverture et en prenant en compte des entités plus larges que les écoles (exemple : nombre d’élèves à l’échelle d’une commune) ;
  • poursuite de la baisse de scolarisation des deux ans là où le taux dépasse le taux moyen national ;
  • modification du système de remplacement avec examen du recours aux non titulaires pour les remplacements courts. Est évoqué le recours systématique à des non-titulaires et des vacataires pour assurer les remplacements de courte durée ou pour faire face aux pics d’absences. Des objectifs chiffrés sont donnés : 80 % de non-titulaires pour des remplacements de moins de 2 jours ; 50 % de 3 à 5 jours ; 25 % entre 6 et 10 jours. Du personnel non formé pour remplacer la maîtresse malade…
  • sédentarisation, c’est à dire mise devant élèves des enseignants « hors classe », car chargés de l’enseignement spécialisé comme les RASED ou de la coordination et de l’animation pédagogique ;
  • hypothèse d’un recrutement minimum, voire nul, de certains maîtres spécialisés et des psychologues scolaires ;
  • organisation autant que possible de la formation continue en dehors du temps de travail. Il est envisagé de développer des sessions de formation en dehors du temps scolaire (le mercredi après-midi) ou pendant les vacances scolaires, donc plus besoin de remplaçants;
  • suppression d’un millier d’emplois d’assistants étrangers qui aident à l’apprentissage des langues : il y a 1 059 emplois d’assistants étrangers et 1475 emplois d’intervenants extérieurs.

Le ministre confirme ainsi la volonté de supprimer des postes. Le non remplacement des départs en retraite se traduirait par une suppression de 17 000 postes au budget 2011 dans l’ Éducation Nationale.
« On voit qu’une véritable hémorragie d’emplois est d’ores et déjà envisagée dans les écoles maternelles et élémentaires » selon le SNUipp. « A la rentrée 2010, la majeure partie des 16 000 postes supprimés est liée à la réforme de la formation des maîtres, avec la suppression de l’année de stages pratiques. Mais en 2011, ce sont bel et bien des postes devant les élèves qui vont disparaître. »

 

Rentrée scolaire 2010 : de nouvelles dégradations dans le Val d’Oise

La carte scolaire 2010, c’est à dire les ouvertures et fermetures de classes à venir, se prépare dès à présent. Les premières décisions seront annoncées par l’inspecteur d’académie le 11 mars.
Le Val d’Oise accueillera dans le primaire 1 347 nouveaux élèves à la prochaine rentrée et se verra pourvu de 52 postes supplémentaires.

Dotation raisonnable à première vue car représentant environ 25 élèves par professeur. Hélas ! Regardons de plus près…

30,5 postes sont réservés pour la décharge des directeurs des écoles à 4 classes. En effet, ces décharges (=remplacement des directeurs qui effectuent les tâches administratives et ne sont donc pas dans leur classe) étaient jusqu’ici assurés par les stages de PE2, professeurs en deuxième année de formation à l’IUFM. Ces stages pratiques disparaissent dans la réforme de la formation (voir précédent billet de ce blog qui détaille la question). Il faut alors trouver d’autres personnels pour assurer la classe quand le directeur est dans son bureau.

Resteraient 21,5 postes seulement pour assurer l’accueil des nouveaux élèves. Pas du tout, car pour faire face aux besoins, à la rentrée 2009, l’académie avait transformé 10 postes spécialisés et 5 postes de remplaçants en postes «ordinaires» provisoires. A prélever donc sur les 21,5 accordés cette année. Nous avons donc 21,5 moins 15 …seulement 6,5 postes pour accueillir 1 317 élèves supplémentaires… Autant dire pas grand chose.

Pour la deuxième année consécutive, le ratio P/E c’est à dire le nombre d’enseignants pour 100 élèves est en baisse dans le Val d’Oise et retrouve un niveau identique à celui de 1998, selon le SNUipp, syndicat des professeurs des écoles qui dénonce la dégradation des conditions de travail des enfants et des maîtres. Quant à parler de remplacement ou de formation continue …. c’est inutile puisqu’il n’y a plus aucun moyen pour les assurer. Pourvu que la maîtresse ne soit pas malade… même si elle est très fatiguée par ses 30 élèves …et tant pis pour son stage de formation en sciences ...

Après la première annonce en mars des ouvertures et fermetures de classes, des mesures d’ajustement auront lieu en juin et en septembre.

Parents soucieux de l’enseignement de vos enfants, enseignants inquiets de vos conditions d’exercice… surveillez les effectifs dans vos écoles ! Le couperet comptable qui considère les élèves comme des marchandises va bientôt tomber : 16 000 suppressions de postes sont annoncées en 2010 dans l’éducation nationale. Certaines auront «inévitablement» lieu dans nos quartiers, sauf quand l’action des parents d’élèves empêche l’administration de fermer…. Comme en septembre 2009, à la maternelle Jules Ferry, où «l’inévitable» fermeture s’est transformée en réouverture.. qu’il faudra encore défendre cette année.

Isabelle Volat

rentree scolaire primaire ecole wallon langevin