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Défendez le musée de l'éducation !

musee-departemental-de-leducation-saint-ouen-laumone.jpgLe Conseil général du Val d’Oise a décidé d’interrompre sa subvention annuelle au Musée de l’éducation. Installé depuis 30 ans à Saint Ouen l’Aumône, dans une ancienne école de filles construite en 1903 et caractéristique des constructions scolaires de la IIIe République, ce musée occupe une place particulière dans le Val d'Oise, et au-delà.

C’est en 1982 que le musée s’implante à Saint Ouen, dans le cadre du centenaire de l’école publique. Il réunit des collections sur la vie des élèves, des enseignants et des familles. C’est un lieu de conservation, d'étude, de recherche et de valorisation du patrimoine, abordant les questions liées à l'histoire contemporaine de l'éducation et de la transmission des connaissances dans et hors l'école. Il traite aussi des transformations sociales, politiques, culturelles et techniques des deux siècles derniers.

Au mois de décembre 2012, le Conseil général a réduit de plus de 70% la subvention allouée au musée de l’éducation. Un dernier versement de 30 000 euros est prévu pour 2013, contre 103 000 l’an dernier. Sur six employés, trois vont être licenciés le 31 janvier prochain et la structure pourrait tout simplement disparaître.

Le musée de l’éducation est un haut lieu de l’école publique dans notre département, un témoin de l’histoire de l’école et de l’enseignement, un espace de culture apprécié, permettant une réflexion sur l’évolution du système éducatif et sa place dans la société. Un patrimoine particulièrement important a été constitué, qui risque aujourd’hui la dispersion.

Le musée de l’éducation offre actuellement aux écoles du Val d’Oise, aux élèves, de la maternelle au lycée, aux enseignants, aux chercheurs, aux familles (8000 visiteurs par an) un lieu unique d’expositions, d’activités pédagogiques, d’animations, de stages, de conférences, de formations.

C'est donc un fort mauvais coup du Conseil général contre le monde de l’éducation, la culture, contre notre histoire commune. De nombreuses voix s’élèvent contre cette « mise à mort » et une pétition est lancée pour la sauvegarde du musée.
Le Front de Gauche 95 s’est engagé pour défendre le musée et sa place dans l’enseignement de l’histoire.

signer pour la défense du musée de l'éducation

voir le site du musée

 

Communistes pour changer le monde

pl_222.jpgDans le cadre de la préparation de leur 36è congrès qui se tiendra en février prochain à Aubervilliers, les communistes du Val d’Oise avaient rendez-vous mercredi dernier avec Pierre Laurent. A l’initiative de la fédération du PCF, une centaine de militants se sont retrouvés à Cergy pour une soirée d’échanges.

Dans un moment historique particulier, où la gauche gouverne sans pour autant ouvrir les voies du changement, où le pouvoir de la finance est toujours en place, où « l’humanité est en panne de sens », quelle place pour le PCF ? En 2012, nous avons largement contribué à faire rayonner des idées nouvelles. Aujourd’hui, après la ratification d’un traité européen inchangé, un budget 20123 d’austérité, un accord qui se profile contre le droit du travail, quelle alternative crédible proposer ? Comment lutter contre la résignation qui pourrait prendre le dessus, comment impulser une mobilisation positive ?

Les débats ont beaucoup porté sur la place du PCF au sein du rassemblement du Front de Gauche et les communistes ont réaffirmé leur volonté d’avancer « sur leurs deux jambes », sans choisir entre leur parti et le FdG. Ce n’est pas pour s’effacer que le Parti communiste s’est lancé dans le Front de Gauche, mais bien pour contribuer à créer une dynamique populaire.

Une alliance qui n’empêche pas le PCF de développer ses propositions originales, notamment en matière de lutte contre le chômage. Citons la « sécurité d’emploi et de formation » qui permettrait au salarié d’alterner au long de sa vie professionnelle des périodes d’emploi et de formation ou encore le concept de « nouveau crédit sélectif » via des fonds régionaux permettant que les crédits bancaires financent des projets riches en emplois, formation, recherche, ou encore les idées neuves du PCF pour l’intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise.

L’ouvrage ne manque pas pour convaincre de l’efficacité de ces mesures car si de nombreux citoyens ont de la sympathie pour les idées du PCF, ils doutent trop souvent de leur crédibilité. Un gros effort idéologique au sein même du PCF est impératif pour mieux « armer » militants et adhérents, afin qu’ils soient à même de mieux faire connaître le bilan de ses actions, de l’activité de ses élus, bref de mener une bataille politique argumentée pour faire grandir le « c’est possible ».

Malgré un vieillissement militant dans certains secteurs, qui le handicape parfois, le PCF se veut « décomplexé ». Dans un contexte économique, social, politique morose et gros de dangers, le PCF ne manque pas d’ambition. Dans une période où le monde est en manque d’espoir, les communistes se voient en « rallumeurs d’étoiles » ou « redresseurs d’espérance ».

pl_4.jpgDans l’immédiat, le PCF se lance, avec le Front de Gauche, dans une grande campagne contre l’austérité qui débutera par un meeting unitaire le 23 janvier à Metz.
A quelques semaines du congrès du PCF, Pierre Laurent se rendra ensuite le 26 janvier à Bordeaux pour traiter du thème « Communisme pour changer le monde ».

Pierre Laurent a écrit en septembre 2012 « Maintenant, prenez le pouvoir », ouvrage préfacé par Alexis Tsipras, aux Editions de l’atelier.

 

La refondation, c'est nos oignons !

cergy3-87630.jpg« La refondation de l’école : « c’est nos oignons ! » Non à une réforme bâclée et imposée d’en haut ! »

Pour le clamer haut et fort, un rassemblement était organisé le mercredi 9 janvier 2013 devant la Direction Académique du Val d’Oise, à l’appel du SNUipp.

L’école, les élèves et les enseignants n’ont que trop souffert les années passées. Le statut quo n’est certes pas possible. Il est grand temps de changer l’école, mais changer, c’est pour du
mieux !

Du mieux pour les conditions d’apprentissage des élèves et la réussite de tous et toutes !

Du mieux pour les conditions de travail et d’exercice des enseignants !

Cela prend du temps et nécessite qu’un vrai débat s’instaure au sein de la communauté éducative.

Une délégation a été reçue par le Secrétaire Général de la Direction Académique, le Directeur Académique Adjoint et l’Inspecteur de l’Éducation Nationale Adjoint à la Directrice Académique.

Infos du SNUipp

 

40 villes du Val d'Oise piégées par les emprunts toxiques

dexia.bmpInfo parue sur le site de VONews

Une quarantaine de communes du Val d’Oise ont souscrit des crédits devenus toxiques. Leurs élus ont l’intention de demander des comptes aux banques qui leur ont proposé ces emprunts dont les taux d’intérêts se sont envolés. Lors de sa dernière assemblée générale, l’Union des Maires du Val d'Oise a décidé d’engager une action groupée. Des moyens juridiques vont être mis à disposition des villes concernées.

Gauche et droite sont sur la même longueur d’ondes sur les emprunts toxiques : il y a urgence à trouver une solution. Comment des crédits, devenus toxiques, ont-ils été vendus notamment par Dexia, la banque des collectivités locales ? Et quelles conséquences pour les communes qui les ont contractés. VONews a tourné un reportage à St-Leu-la-Forêt, Villiers-le-Bel et réalisé des interviews du Président de l'Assemblée Nationale Claude Bartolone et du Président de l'Association des Maires de France Jacques Pélissard.

Les maires du Val d’Oise ne sont pas les seuls à demander des comptes aux banques. Une association nationale s’est constituée. Son nom : Acteurs publics contre les emprunts toxiques. Elle compte des petites comme des grandes communes ou encore des départements.

voir le reportage de VONews

A l'occasion de l'assemblée générale des maires consacrée aux emprunts toxiques, VONews a diffusé une série de débats sur le sujet. Yanick Paternotte, Maire de Sannois, président de l'Union des Maires, Sébastien Meurant, Maire de Saint Leu la Forêt, vice-président de l'Union des Maires, Didier Vaillant, président de l'agglomération Val de France, vice-président de l'Union des Maires, ont apporté leur éclairage à propos de ces emprunts toxiques. Édifiant d’entendre Y. Paternotte dénoncer la « tromperie » de Dexia lors des premières souscriptions ou le caractère « scandaleux » des conditions d’éventuelles renégociations, notamment le ré-emprunt forcé auprès de Dexia à des taux nettement supérieurs à ceux actuellement pratiqués.

Question : Saint Gratien est-elle la seule commune à être satisfaite de sa renégociation avec Dexia , et des emprunts contractés par la ville auprès de cette banque, « en toute connaissance de cause »?

voir le débat

 

Le Conseil général du Val d’Oise sacrifie sa jeunesse

Communiqué de la FCPE 95, l’UNEF-Cergy, l’UNL 95, la JC 95, le MJS 95, les Jeunes du parti de gauche

Depuis mars 2011, le Conseil général du Val d’Oise n’a pas cessé de prendre des mesures contre les jeunes et leurs familles. Ces choix politiques ont des conséquences sur la vie quotidienne des jeunes de notre département.

  • Transport : doublement du prix de la carte Imagine’R pour les lycéens suite au désengagement financier du Conseil général dans les transports scolaires
  • Éducation : augmentation des tarifs de la restauration pour les collégiens et baisse des subventions pour les collèges
  • Petite enfance : suppression des aides pour les crèches
  • Suppression de l’aide au permis de conduire

Ces désengagements et augmentations sont disproportionnés et injustifiés. Elles pénalisent directement les familles et les jeunes notamment les plus modestes et les plus fragiles.En matière de logement, aucune mesure n'est prise pour que les jeunes puissent accéder à des logements dignes pour leurs études et leurs débuts dans la vie active…

C’est pour toutes ces raisons que nous appelons avec les associations de la jeunesse du Val d’Oise à une marche entre Cergy Préfecture et le Conseil général samedi 1er décembre à partir de 14 heures.

Organisations appelant au rassemblement : FCPE 95, UNL 95, JC 95, UNEF 95, MJS 95 , Jeunes PG 95

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La règle de plomb de l’austérité

non.jpgLe traité européen vient d’être voté aujourd’hui à l'Assemblée nationale. 70 députés ont voté contre ce texte, dont bien évidemment ceux du Front de Gauche qui déplore que "seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d'une telle ratification". 20 députés PS ont voté contre, dont deux députés du Val d’Oise, JP Blazy et G. Sebaoun, et 9 se sont abstenus, dont un député du 95, Jean-Noël Carpentier.
Douze des 17 députés écologistes ont également voté contre le traité.

Au total, le traité a été adopté par 477 voix pour, 70 contre et 21 abstentions, tandis que 9 députés n'ont pas pris part au vote.

Le Medef a salué le vote "indispensable" de l'Assemblée nationale "pour l'avenir de l'euro et la stabilité de l'Europe". Le Medef en profite aussi pour juger que "la seule voie possible contre les déficits est celle des réformes et de la réduction des dépenses publiques". Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, les choses s’éclaircissent…

Jean-François Copé, candidat à la présidence de l'UMP, a lui ironisé sur "l'hypocrisie" de François Hollande vis-à-vis du traité budgétaire européen, ratifié à l'Assemblée, en estimant que seuls les nonistes de gauche étaient "cohérents" avec les engagements de campagne du chef de l'Etat.

Par la voix d'André Chassaigne, les députés Front de Gauche ont rappelé qu'"en dépit des engagements du candidat François Hollande, le traité n'a en rien été renégocié. Contrairement à ce que répètent à l’envie le premier ministre et ses lieutenants, ce traité ne donnera pas plus de force à la France pour réorienter l'Europe. Il conduira, au contraire notre pays, comme les autres Etats de l'UE, vers l'abime de la récession."
"Seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d'une telle ratification annonciatrice de nouvelles baisses du pouvoir d'achat, de réductions drastiques des dépenses publiques pourtant utiles pour le développement économique et social, de chômage massif", a conclu le député du Puy-de-Dôme.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a lui relevé qu'"une alternative de gauche s'est manifestée avec le vote commun de députés socialistes, verts et Front de Gauche contre le traité. Là est l'avenir de la gauche".

Retrouvez en annexe l'explication de vote d'André Chassaigne au nom des députés Front de Gauche

 

Les familles du Val d’Oise en colère

fcpe_95.jpgLa FCPE 95 communique

Le Conseil général du Val d’Oise a décidé unilatéralement d’arrêter de subventionner les cartes Imagin’R pour les lycéens non boursiers du département. Le Conseil Régional, lui, continue d’apporter son aide aux transports scolaires.

Les familles des lycéens du Val d’Oise voient doubler le prix de la carte Imagin’R suite à ce désengagement du Conseil Général dans le financement des transports scolaires.

Pour deux zones, les tarifs passent de161€ à 314€ ; pour trois zones, de 221€ à 435€ ; pour quatre zones, de 282€ à 557€ et pour cinq zones, de 344€ à 680€.

De plus, la carte « Optile » a doublé, passant de 57 à plus de 107€ par enfant. (Il s’agit d’une carte scolaire sur les lignes de bus, ndlr)

Ces augmentations sont disproportionnées et injustifiées. Elles pénalisent directement les familles, notamment les plus modestes et les plus fragiles. Cette mesure ne prend pas en compte les difficultés de transport sur le Val d’Oise. La carte des formations du Val d’Oise est plus limitée que dans d’autres départements limitrophes. Les lycéens sont donc obligés d’aller dans des établissements éloignés de leur domicile.

Les familles ne peuvent plus continuer ainsi. Cette politique aura un impact sur le choix des formations pour les lycéens du Val d’Oise. Cela ne permettra plus de dire que l’égalité républicaine est respectée sur notre territoire.

Oui, Monsieur le président du Conseil général, c’est l’avenir d’une partie de la jeunesse du département que vous remettez en cause ! D’autres choix sont possibles, c’est une question de volonté politique !

En quelques semaines, cet été, près de 2 250 personnes ont signé la pétition contre cette décision. Ce n’est pas terminé car de nombreuses familles n’ont connu la très désagréable surprise qu’au retour de vacances.

Contre l’augmentation des transports scolaires dans le Val d’Oise, retrouvons-nous le vendredi 21 septembre à 9 heures pour manifester devant le Conseil général à Cergy, lors de sa séance plénière.

 

Pour une ambitieuse politique du logement

Je suis la candidate du Front de Gauche dans la 6è circonscription du Val d’Oise. Éric Peschot est mon suppléant. La période électorale qui s’ouvre sera pour nous l’occasion de développer nos propositions et de les mettre en débat.

Battre N.Sarkozy était une première étape. Dix années de politique régressive, appellent des ruptures et pas seulement des correctifs à la marge des injustices les plus criantes. Aussi, en matière de logement, voici nos priorités.

logement_mai_2012.jpg3,5 millions de personnes sont victimes de mal logement, dont 600 000 enfants, avec des répercussions en matière de santé, de réussite scolaire... Dix millions de nos concitoyens souffrent, de près ou de loin, de la crise du logement. Situation absurde et intolérable !
La « crise du logement » frappe désormais même les classes moyennes et 80% des Français estiment « difficile » de trouver un logement. Un Français sur cinq peine pour payer son logement. Dans le Val d’Oise, 30 000 demandes de logement sont en attente. 7 000 logements devraient être construits chaque année et 25 communes ne respectent pas la loi SRU, dont la vile d’Enghien.

Le logement est devenu une marchandise, source de profit et de spéculation.

Des pays en Europe, des villes en France, par une maîtrise des prix, ont démontré la possibilité et l’intérêt d’une régulation par les pouvoirs publics des prix du logement.

Produire suffisamment de logements accessibles partout où les besoins existent, réguler les marchés et maîtriser le coût du logement pour défendre le pouvoir d’achat des ménages, construire une ville équitable et durable, c’est un impératif pour vivre ensemble.

Le Front de Gauche met sur la table ses propositions en matière d’habitat parce qu’il y a urgence. Cela passe, notamment par la création d’un « service public national du logement, de l’habitat et de la ville » qui aurait pour mission de mettre réellement en œuvre et garantir le droit au logement.

Voici quelques-unes des propositions que nous soutiendrons à l’Assemblée ;

- Engager un programme de rattrapage pour la construction et la réhabilitation de logements sociaux. Il faut construire au minimum 200 000 logements sociaux par an pendant 5 ans, de haute qualité environnementale, avec des loyers abordables
- Imposer la production de logements sociaux dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU, par exemple en interdisant les subventions de l'Etat et des collectivités territoriales à ces communes.
- Appliquer la loi de réquisition des logements vides, car la réquisition est l’un des leviers possibles contre la crise du logement. Il y a en France plus de 2 millions de logements vides.
- Interdire les expulsions, pratiques moyenâgeuses qui ne font qu’enfoncer davantage les familles en difficulté.
- Encadrer les loyers du secteur privé pour les limiter à 20% des revenus des ménages
- Abroger les mesures de la droite du type : vente de logements sociaux ou à la découpe, dé-conventionnement, fiscalité immobilière, etc. ;

Un député engagé, c’est utile !
Les députés communistes et du Parti de gauche ont déposé en novembre dernier, une proposition de loi visant à interdire les expulsions, à renforcer la réquisition des logements vacants et à renforcer la loi SRU, en faisant passer de 20 % à 30 % le taux de logements obligatoires en zone tendue et en augmentant les pénalités en cas de non-respect de la loi.

 

Redistribuer le pouvoir d'achat

SONY DSC                       Je suis la candidate du Front de Gauche dans la 6è circonscription du Val d’Oise. Éric Peschot est mon suppléant. La période électorale qui s’ouvre sera pour nous l’occasion de développer nos propositions et de les mettre en débat.

Troisième volet de nos propositions en matière économique

Redistribuer le pouvoir d’achat

Le taux de croissance moyen du pouvoir d’achat du salaire net annuel moyen est passé de 3,9 % de 1960 à 1976 à 0,6 % de 1979 à 2005. Le décrochage est phénoménal. De même, le revenu disponible des ménages a crû en moyenne de seulement 0,68% par an de 1975 à 2001. La tendance à une dévalorisation de la rémunération du travail a continué ces 10 dernières années, précipitant dans la misère des dizaines de millions de personnes.

Depuis 30 ans, on a baissé la rémunération du travail. Ce qui a entraîné cette crise du surendettement que connaît notre pays. Pour des millions de foyers, il est impossible de vivre décemment. La sous-rémunération du travail est l’une des causes structurelles de la crise que nous traversons. Il faut redistribuer du pouvoir d'achat, avec notamment l’augmentation du SMIC à 1700€ brut dès le début de la législature et 1700€ net en 2017. Si, d’un côté, il faut redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre, il faut imposer un plafonnement des salaires à 20 fois le salaire médian (1653€) pour les plus hauts revenus. Sans oublier la suppression de toutes les niches fiscales.
Pour redonner du pouvoir d’achat, il faut aussi envisager des mesures d’encadrement des loyers, ce qui impliquera une baisse des loyers dans certaines zones. Enfin, les premières tranches de consommation d’énergie (gaz et électricité) seront gratuites pour les foyers les plus modestes. En parallèle à des décisions de nature législative, (blocage des loyers, hausse du SMIC, etc…) il faut décider de changer le rapport de forces entre le capital et le travail. Dans les entreprises, des droits nouveaux seront accordés aux salariés et aux syndicats de salariés avec la possibilité, par exemple, de s’opposer aux licenciements. Une surveillance accrue sera effectuée sur la finance avec un contrôle des mouvements de capitaux et la limitation des dividendes servis aux actionnaires.

 

Les oublis de François Scellier

François Scellier a des trous de mémoire. Il faut le mettre à la retraite !

Le député François Scellier est candidat à sa propre succession dans la 6ème circonscription du Val d’Oise. L’élu « septuagénaire », détail souligné par VONews, lance sa campagne en affirmant vouloir être le « porte-parole des retraités ». « L'élu va mettre en avant deux thèmes principaux durant sa campagne : le logement et les retraités. S'il a déjà travaillé sur le premier thème lors de son mandat jusqu'à donner son nom à une loi, il entend être maintenant "le porte parole des retraités" relève un article paru sur VONews.

Hélas ! Il faut d’urgence lui rafraîchir la mémoire car il semble bel et bien oublier les votes qui ont été les siens durant cette mandature. Il a notamment voté, comme tous les élus UMP, la réforme particulièrement injuste et inefficace de notre système de retraite.

François Scellier n'est certainement pas le porte-parole des retraités alors qu'il a participé à démanteler la retraite à 60 ans et à plonger des millions de retraités dans la misère.

François Scellier n'est pas non plus le porte-parole des femmes car cette réforme, supportée à 85% par les salariés, les touche particulièrement en aggravant les inégalités. Les femmes, dont les retraites sont inférieures de 40% à celles des hommes, sont maintenant pénalisées par l’allongement de la durée de cotisation et par les décotes.

Monsieur Scellier n'est pas non plus le porte-parole des jeunes qui ont, quant à eux, parfaitement compris que si leurs parents restaient plus longtemps sur le marché du travail, ils rencontreraient eux-mêmes encore plus de difficultés à y entrer.

A l’automne 2010, des millions de personnes étaient dans la rue. Monsieur Scellier ne les a pas vus ni entendus. Aujourd’hui, une majorité de Français restent hostiles à cette réforme des retraites.

Le Front de Gauche se prononce pour le droit à la retraite à 60 ans à taux plein et pour qu’aucun salarié ne touche de retraite inférieure au SMIC. Le financement sera assuré par une cotisation sur les revenus financiers des entreprises. Enfin, rappelons que l’emploi et les salaires sont au coeur du financement des retraites : 100 000 créations d’emplois, c’est 1 milliard et demi de recettes supplémentaires pour la Sécurité Sociale.

Ne laissons pas non plus François Scellier s’intéresser au logement… La loi qui porte son nom permet d’octroyer d’incroyables cadeaux fiscaux à ceux qui investissent dans le logement locatif. Ce système profite aux contribuables les plus aisés sans réelle contrepartie sociale en termes de niveaux de loyers pratiqués et n’a en rien contribué à s’attaquer aux problèmes de crise du logement.

Il est décidément temps que le « septuagénaire » prenne sa retraite. Il doit d’ailleurs largement avoir toutes ses annuités pour le faire.

Isabelle Volat, candidate Front de Gauche - 6eme circonscription du Val-d'Oise
Saint-Gratien le 27 mars 2012

Article de VONews


Article paru dans Le Parisien du 28 mars 2012

 

Le Front de Gauche 95 s’adresse aux sénateurs du département

place_au_peuple.jpgLe Front de Gauche interpelle les sénateurs du Val d’Oise sur le traité européen mettant en place le mécanisme de stabilité. Loin d’être un dispositif de solidarité, le « MES » organise la casse sociale et la régression sans aucune consultation des peuples. Il dessaisit les parlements nationaux de leur souveraineté budgétaire et oblige les États à se soumettre à la rigueur budgétaire, la fameuse « règle d’or ». Nous en connaissons déjà les conséquences économiques et sociales désastreuses en Grèce, en Irlande et au Portugal.

Le Front de Gauche demande l’organisation d’un référendum après un large débat public sur ces questions essentielles.

Le 28 février prochain, le Sénat doit se prononcer sur le mécanisme de stabilité. Le Front de Gauche demande aux sénateurs du Val d’Oise de voter contre ce texte.

En annexe le courrier du Front de Gauche aux sénateurs

 

Non-assistance à élèves en difficulté !

14 000 postes seront supprimés dans l’Éducation à la rentrée 2012, alors que 2 500 nouveaux élèves sont attendus. Les écoles maternelles et élémentaires seront amputées de 5 700 postes.

Les chiffres des ouvertures et fermetures de classes sont annoncés ces jours-ci dans les départements puis dans les villes.

Le Val d’Oise n’échappe évidemment pas aux restrictions budgétaires. 28 emplois disparaissent dans notre département alors que la démographie est à la hausse avec 1408 élèves supplémentaires dans les écoles en septembre 2012.

Le taux d’encadrement prof/élèves est en baisse pour la cinquième année consécutive avec une tendance à s’éloigner de plus en plus de la moyenne nationale. Ce sont les conditions de travail des élèves et des personnels qui seront à nouveau dégradées.

La disparition programmée des RASED se poursuit avec de nouveau la suppression de 42 postes d'enseignants spécialisés.

De plus, l’absurdité du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux fait que l'Inspection Académique du Val d'Oise procèdera au recrutement d'une vingtaine de vacataires, alors que 19 postes ont été supprimés à la rentrée 2011. C’est le retour des enseignants « précaires » dans les écoles du 95, le recours à des étudiants, peu ou pas formés, mis en difficulté ainsi que leurs élèves.

Ces mesures dégradent la qualité du Service Public d’Éducation, les conditions d’enseignement et d’apprentissage, fragilise les élèves les plus en difficulté et accroît encore plus les inégalités entre élèves. Le 31 janvier dernier, les enseignants se sont mobilisés pour que soient suspendues les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012 et pour obtenir le retrait du projet d’évaluation notamment des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Ils dénoncent vigoureusement ces choix qui exposent dangereusement les élèves, les écoles et qui dénaturent le métier d’enseignant.

Ils refusent la dégradation des conditions de scolarisation des élèves et de travail des personnels et ils ont à cœur de défendre leurs métiers et le système éducatif.

« Conditions de travail, précarisation de l’emploi, absence de revalorisation, suppressions de postes, réformes contestées… Il est urgent de stopper une politique éducative qui tourne le dos à la réussite de tous les élèves et place les personnels dans des situations de plus en plus difficiles » alerte la fédération syndicale FSU, qui entend bien dans le cadre des campagnes aux élections présidentielle et législatives, porter avec force ses propositions pour une autre politique éducative avec des moyens adéquats.

C’est d’une tout autre politique dont l’École a besoin aujourd’hui pour relever le défi de la réussite de tous et donner à tous les élèves des perspectives d’avenir.

L’Éducation doit devenir une réelle priorité! D'autres choix pour l’Éducation s'imposent!

Dans la 6è circonscription législative du Val d’Oise dont fait partie notre commune, si trois ouvertures de classes, dont deux à Deuil et une à Soisy, sont prévues en septembre 2012, trois fermetures sont également annoncées à Andilly, Margency et Sannois. Deux autres classes sont menacées de fermetures à Enghien et Sannois. Enfin, trois postes Rased d’aide aux élèves en difficulté sont supprimés : un à Montmagny et deux à Sannois.

Qu’en pense le député sortant François Scellier ?

 

Cherchez l'erreur...

FSU-AFF-MANIF.indd1408 élèves supplémentaires = 28 postes en moins : cherchez l'erreur...

« La casse du siècle ! » C’est ainsi que le syndicat enseignant du premier degré, le SNUipp tire la sonnette d’alarme en ce mois de janvier.

150 000 postes ont été supprimés en 5 ans dans la fonction publique. « L'Éducation nationale a payé un lourd tribut » estime le SNUipp 95, qui fait ses comptes : un bilan désastreux !

En 2011, le Val d’Oise a accueilli 1 284 élèves de plus mais a connu 11 suppressions de classes, 43 disparitions de postes spécialisés « Rased » et 40 autres suppressions de postes ZEP/REP dans les quartiers dits sensibles. Au total, depuis septembre 2008, ce seront 93,25 postes qui auront été supprimés avec, dans le même temps la scolarisation de plus de 5 500 élèves supplémentaires dans notre département.

Le taux d'encadrement, nombre d'enseignants pour 100 élèves, continue chez nous de dégringoler depuis 5 ans. La scolarisation des enfants de moins de trois ans a chuté de 8,6% à seulement 2,5%.

Les chiffres pour la rentrée prochaine viennent de tomber. Dans l’Académie de Versailles sont prévues 260 suppressions de postes à la rentrée 2012. Le Val d’Oise devrait « rendre » 44 postes : 16 postes d'intervenants de langue et 28 emplois d’enseignants. Et pourtant, est annoncée une prévision de 1 408 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Alors qu’il doit supprimer 28 emplois d’enseignants, l’Inspecteur d’Académie devra dans le même temps ouvrir des classes supplémentaires pour accueillir les 1408 élèves de plus. Il devra donc faire des choix... et il lui faudra bel et bien récupérer des postes pour ouvrir ces classes ! Les conditions d’exercice et d’apprentissage vont encore et de nouveau se dégrader.

La carte scolaire s'annonce donc particulièrement tendue et les incidences nombreuses sur les conditions de travail des élèves et des enseignants. A la demande du ministère, les différentes phases de la carte ont d’ailleurs été décalées pour ne pas « déranger » les échéances électorales, présidentielles et législatives. C’est prudent mais ne suffira peut-être pas à désamorcer la colère des personnels et des parents ! « Les enseignants quant à eux, voient dans le même temps leur pouvoir d'achat encore dégringoler du fait du gel du point d'indice, de la nouvelle grille des salaires établie à la baisse conséquence de la nouvelle loi sur les retraites, de l’augmentation des cotisations MGEN du fait du doublement de la taxe sur les conventions d'assurance et partent à la retraite toujours plus tard avec toujours moins... » s’indigne le syndicat.

Le SNUipp a demandé à être reçu très rapidement par l’Inspecteur d’Académie et annonce travailler avec la FSU à la construction d’une riposte commune.

Pour le SNUipp, « cette poursuite de la saignée dans les moyens remet en cause tout le travail des équipes enseignantes et expose dangereusement l’avenir des élèves, en particulier les plus fragiles ».
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Le Front de Gauche du Val d'Oise

On nous annonce la naissance du blog « Front de Gauche du Val d’Oise » qui rassemble l’actualité des Comités locaux et propose un lien avec les blogs de chacun d’entre eux.

voir le site
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Trop de candidats à droite pour la 6è circonscription du Val d'Oise

Trop de candidats sur la 6 è circonscription électorale du Val d’Oise ?
Traditionnellement acquise à la droite, cette circonscription regroupe les villes de Saint Gratien, Sannois, Soisy, Margency, Andilly, Deuil, Montmagny et Enghien. Le député est François Scellier, élu depuis 2001 et vice- président du Conseil général du Val d’Oise.

A l’approche des élections législatives, qui suivront en juin 2012 l'élection présidentielle, les candidats à droite sont ici … trop nombreux ! Trois prétendants sont d’ores et déjà connus. Après un scrutin sénatorial chaotique à l’UMP, puisque deux listes étaient investies par l’UMP, concurrencées par une troisième liste dissidente, revoilà quelques soucis en perspective… Le député Scellier souhaite se représenter pour la troisième fois, malgré ses 76 ans. Il se voit mis en compétition avec Luc Strehaiano, maire de Soisy et président de la Cavam, son suppléant en 2007, ainsi qu’avec un autre député du Val d’Oise, Yannick Patternotte, maire de Sannois et élu à Roissy dans la 9è circonscription.

Les primaires ou le vote des militants ne sont pas à l’ordre du jour mais c’est curieusement un institut de sondage qui sera chargé de départager les candidats à la candidature. La commission nationale de l'UMP souhaite en effet procéder à un sondage de notoriété. "Le sondage ne sera pas déterminant. Il ne dictera pas quel sera le candidat, mais ce sera une aide à la décision", explique Axel Poniatowski, le patron de l'UMP-95 à VONews, la télé du Val d’Oise.

Cette décision ne semble satisfaire aucun des candidats. On s’interroge encore sur la position qu’adoptera le maire d’Enghien. Il n’est pas non plus impossible que le maire de Saint Gratien ne soit, elle aussi, tentée par l’aventure. Elle dénonçait, en septembre dernier, le manque de parité chez les parlementaires UMP du département. Dix hommes occupent en effet les dix postes val d’oisiens…. De quoi tenter une femme ? Reste à prouver qu’elle pourrait faire l’unanimité au sein de l’UMP, après les règlements de comptes qui ont suivi les sénatoriales. Deuxième sur une des trois listes, elle a vu le poste de sénateur lui échapper en raison de la dispersion des voix. Ses condamnations récentes au Tribunal administratif et au Conseil d’État pourraient également lui nuire. Alors, verrons-nous des primaires à droite le 10 juin prochain dans notre circonscription ?



voir le reportage de VONews

 

Victoire pour les enfants de Saint Gratien

Communiqué du Front de Gauche 95

Le Front de Gauche du Val d’Oise (PCF, PG, Gauche unitaire) se réjouit de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui a donné raison à la FCPE dans l’affaire qui l’opposait à la ville de Saint Gratien.

Madame le Maire qui, foulant au pied le principe républicain d’égalité, refusait que les enfants logés dans un hôtel social et scolarisés sur la ville bénéficient de l’accès aux services péri-scolaires, à la cantine et au centre de loisirs, est sommée de faire machine arrière par la justice.

La « politique d’apartheid » mise en place, véritable gage donné à l’électorat d’extrême droite, ne pourra donc pas se perpétuer à Saint-Gratien.

Nous tenons à féliciter le collectif citoyen, dans lequel figurent les élus Front de Gauche de la ville, et la FCPE qui se sont battus depuis le début contre ce déni de démocratie et nous tenons à faire part aux parents et enfants concernés de notre solidarité et de notre joie face à cette première victoire.

 

Les prêts toxiques de Dexia ruinent les communes

Un lecteur du blog nous interroge :

Sur Libération.fr, notre ville apparait sur la carte des villes ayant contracté des emprunts structurés, dits « toxiques », distribués par Dexia Crédit local (DCL), de 1995 à 2009, et encore début 2010.
Il est indiqué le montant de ces emprunts (environ 12 M€), le surcoût attendu pour Saint Gratien (environ 2,5 M€, soit 20% du coût originel, si je comprends bien).
Pourriez -vous nous en dire plus ?

Le journal « Libération » a en effet récemment publié un article qui a fait grand bruit dans les communes sous le titre provocateur : “Dexia : la banque qui a ruiné 5 500 communes”.

Libération a compilé une carte des collectivités touchées par ces emprunts « toxiques » signés chez Dexia.
Dans le Val d’Oise, si Argenteuil était déjà identifiée comme victime de ces emprunts, d’autres villes comme L’Isle-Adam, Sannois, Sarcelles, Deuil-la-Barre, Saint Leu ou encore Saint Gratien doivent elles aussi faire face à plus de 20% de surcoût pour le remboursement, selon les informations du journal.

Interrogée sur le sujet lors du dernier Conseil municipal, la municipalité de Saint Gratien conteste les chiffres avancés par Libération, sans toutefois être en mesure d’apporter précisément un autre chiffrage. Est contesté le montant total des emprunts dits toxiques, 11 millions d’après Libération, beaucoup moins selon l’adjoint aux finances qui indique un montant de 5 millions et demi d’euros, soit 30% de l’encours de la dette. Le surcoût estimé par le journal, soit 2 millions et demi d’euros, ne serait pas exact non plus mais aucun autre chiffre n’est fourni puisque « cela change tous les jours ». La mairie reconnaît toutefois que des négociations sont en cours avec la banque Dexia. Nous n’en aurions rien su sans la question posée par les élus PCF-Front de Gauche. Or un minimum de transparence serait bienvenu dans cette affaire. N’est-ce pas l’argent des contribuables qui est ici en jeu, pour des sommes non négligeables ? Nous pourrions aussi rappeler à la municipalité qu’elle nous promet à chaque discussion budgétaire, une gestion rigoureuse, qualifiée même de « vertueuse »….

La banque franco-belge Dexia est l’un des principaux bailleurs de fonds des collectivités locales françaises. Dans les années 2000, cette banque a massivement proposé à ses clients des emprunts dits "structurés" dont les taux d’intérêts évoluent selon un indice de référence, comme un taux de change ou les taux directeurs des banques centrales. Mais avec la crise financière, ces prêts qui, à l’origine, avaient tout d'une bonne affaire pour les collectivités locales, se sont révélés être un gouffre financier. Les taux ont explosé et, « selon l’estimation faite par Dexia en 2009, le surcoût de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d’euros » selon le journal Libération. Pas moins de 5?500 collectivités ont eu recours à ces emprunts pour un total de 25 milliards d’euros. En juillet, la Cour des comptes estimait, elle, que 30 à 35 milliards d’euros des 160 milliards de dettes souscrites par des centaines de collectivités étaient toxiques et que 10 à 12 milliards présentaient un risque potentiel très élevé. Mais impossible pour les collectivités de racheter ces crédits. La banque propose des taux fixes très élevés et assortis d’une pénalité.

Cette affaire interpelle sur deux plans : la position à adopter face aux banques et la situation cruciale des collectivités locales.

Dexia, née de la privatisation du Crédit local de France, a touché 3,4 milliards de fonds publics pour éviter la faillite lors la crise des subprimes en 2008. Mais sans que l’État n’exige en contrepartie la renégociation des emprunts toxiques en cours. Le cas Dexia pose donc une question essentielle au moment où le débat rebondit sur la nécessité ou non de recapitaliser les banques. « À quoi sert-il d’injecter des fonds, qui plus est ceux du contribuable, si les pratiques, qui génèrent de la crise, restent inchangées ? » s’’interroge le journal l’Humanité.

Enfin se pose le problème de la situation des collectivités locales qui sont proches de l’asphyxie financière. En cas d’emprunts toxiques, lorsque le franc suisse monte, les intérêts font de même, et ce sont moins de crédits pour les collèges, pour les crèches, bref, pour tous les services publics. Mais surtout, alors qu’elles assurent 71 % des investissements publics, les collectivités locales sont confrontées à l’assèchement du crédit, la suppression de la taxe professionnelle, les transferts de charges non compensés par l’État, le gel pour trois ans de la dotation globale de l’État aux collectivités, au prétexte de participation à l’effort de réduction des déficits.

D’un côté, des recettes en diminution, de l’autre, des besoins, notamment sociaux, qui ne cessent de croître sous l’effet de la crise. La situation devient intenable.
voir le site de Libération libe_4.jpg

 

Une filiale de Sodexo en grève pour les salaires

sogeres_1.jpgLa Sogeres fournit les repas aux cantines scolaires de Saint Gratien. L'article ci-dessous est paru dans l'Humanité, ce jeudi 15 septembre.

Les employés de la Sogeres, filiale de la Sodexo, sont en grève depuis lundi à Osny, dans le Val d’Oise, pour dénoncer la pénibilité du travail et des salaires trop bas.

Depuis lundi, les salariés de la Sogeres, filiale du groupe Sodexo, leader français de la restauration collective, bloquent nuit et jour la livraison des 45 000 repas quotidiens confectionnés sur le site d’Osny, dans le Val d’Oise, à destination des cantines scolaires, des crèches et des maisons de retraite de la région parisienne. En réalité, cela fait plus d’un an que les employés sont en conflit avec la direction sur les salaires. Ils sont payés à peine plus de 1 000 euros net par mois. « On ne peut pas vivre avec si peu d’argent, moi, ça me choque » s’indigne Mourad Labadi, un des responsables de l’union départementale CGT de Paris. Les employés demandent une majoration de leur salaire de 80 euros brut. Ils réclament également une prime d’ancienneté : 1% du salaire tous les cinq ans. Ils se plaignent aussi d’un manque de respect flagrant de la part de la direction, exigeant des responsables qu‘ils s’adressent correctement à eux.

La surcharge de travail rajoutée aux chauffeurs-livreurs a été l’élément déclencheur de la grève. Depuis peu, la direction leur demandait, en plus de leur tâche habituelle consistant à décharger les bacs, de composer les paniers-repas des cantines. « En principe, ce sont les répartiteurs qui s’en chargent dans les locaux mais l’entreprise fait des économies de personnel », explique Madi Niakate, délégué CGT qui travaille à la cuisine centrale de Rueil Malmaison. « Je l’ai fait pendant une semaine, les deux premiers jours, je n’ai pas eu le choix, j’ai dû préparer les bacs sur le trottoir, ce qui ne respecte pas les normes d’hygiène », précise Cyril Kesteloot, chauffeur-livreur depuis deux ans à la Sogeres.

La goutte d’eau a fait déborder le vase et le conflit menace aujourd’hui de s’étendre à d’autres sites, tels que Thiais, Melun ou encore Rueil Malmaison.
« Ça peut même aller jusqu’à l’ensemble de la Sodexo » affirme Mourad. Inquiets, les responsables de la filiale ont entamé le dialogue mardi soir. La direction a accepté de revoir l’organisation du travail des chauffeurs-livreurs et promet de mieux considérer ses employés. Mais hier soir, les grévistes étaient toujours en attente d’une réponse concernant la rémunération. Une chose est sûre, « si on n’a pas de réponse écrite noir sur blanc, la cuisine restera bloquée pour une durée indéterminée », assure Madi.



La Sogeres, un poids lourd

« Sogeres, la restauration ressourcement, l’entreprise tournée client », voilà le slogan de cette société qui a ouvert le premier restaurant d’entreprise français. Elle rejoint le groupe Sodexo Alliance en 2001 et est le quatrième acteur de la restauration collective et commerciale en France. La Sogeres est présente aux quatre coins de l’hexagone dans divers domaines : les entreprises, les écoles, l’administration et le secteur de la santé.

 

La casse de l'assurance maladie dans le Val d'Oise

casse_service_public.jpgFermeture de sites de la CPAM : Le PCF 95 va « combattre la casse de l’assurance maladie »

La sécurité sociale s’apprêterait à fermer 17 sites dans le Val d’Oise à l’horizon 2013.
Encore à l’état de projet, cette réorganisation est vivement contestée par les syndicats que le secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz, vient de rencontrer. Ce dernier dénonce « une situation scandaleuse ». « La direction de la CPAM engage sur notre département une véritable casse de l’assurance maladie, casse que nous condamnons et que nous allons combattre », annonce-t-il.

Le projet de la direction de la CPAM prévoit la fermeture de plusieurs lieux d’accueil dans le département. L’objectif affiché pour 2013 est de ne maintenir que 6 points permanents (Cergy, Argenteuil, Goussainville, Sarcelles, Garges et Villiers-le-Bel), 5 autres dont Bezons et Franconville limitant leurs horaires d’ouverture et dans une dizaine de communes, dont Eaubonne, Taverny, Gonesse ou encore Montigny, l’accueil ne se ferait que sur rendez-vous. Une perspective qui fait bondir Jean-Michel Ruiz. « En 30 ans, plus de 1000 emplois ont été supprimés dans ce secteur pour atteindre le nombre de 1200 agents, nombre que la direction, suivant les consignes gouvernementales, souhaite encore réduire », déplore-t-il.

Pour le secrétaire départemental du PCF, ce plan départemental n’est que « la confirmation d’une politique délibérée de recherche d’économies au détriment de la qualité de service de proximité. » « Cette politique de démantèlement des services publics se fait sans concertation avec les populations, les agents et les élus », regrette l’élu. Il dénonce un abandon « des assurés sociaux et principalement des personnes à mobilité réduite » et, dans un même temps, une « fragilisation des conditions de travail des agents de la CPAM. » Les communistes du département annoncent déjà qu’ils s’impliqueront au côté des agents et des assurés sociaux « contre cette situation scandaleuse ».

Et pour éviter ce démantèlement, le PCF 95 préconise de trouver de nouvelles recettes. « Cela passe par une réelle bataille pour l’emploi (100 000 chômeurs de moins ce serait 1.3 milliards d’euros en plus pour la sécu), contre la précarité et pour de meilleurs salaires (1% de plus de masse salariale équivaut à 2.5 milliards de recettes en plus pour la sécu), contre les cadeaux fiscaux pour les grosses fortunes et le patronat, cadeaux qui creusent le déficit, et par le paiement de la dette de l’Etat à la Sécurité sociale (taxes sur le tabac et l’alcool en particulier) soit 5 milliards d’euros par an », détaille le parti qui estime donc « que d’autres choix sont possibles ». « Ce n’est pas aux usagers et aux agents à subir une politique tournée uniquement vers la casse des services publics », conclut le communiqué.

Article paru sur VONews
lire la déclaration complète du PCF 95

 

Intercommunalité : Le PCF 95 réclame une véritable consultation des élus et des habitants

Jean-Michel_Ruiz.jpgLa réforme des collectivités territoriales engagée par le chef de l’État prévoit que chaque ville devra appartenir à une intercommunalité au 1er juin 2013.Fin avril, le préfet du Val d’Oise a présenté aux élus le nouveau découpage du département. Alors que ces derniers ont jusqu’à la mi-août pour faire parvenir leurs propositions de modifications en préfecture, certaines voix s’élèvent. A l’instar des écolos qui dénonçaient récemment « une reprise en main étatique » sur ce dossier, le secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz, estime que « le gouvernement et ses préfets mettent la pression sur les élus locaux pour boucler le dossier de l’intercommunalité d’ici la fin 2011, sans aucun débat démocratique. »

Ils ne sont pas pour « un statut quo » mais dénoncent un passage en force de l’Etat et des ses représentants. Les élus communistes fustigent notamment l’attitude du préfet du Val d’Oise qui, au travers du schéma départemental, « veut imposer, sans réelle consultation des élus et en mettant à l’écart de ce débat les citoyens, des adhésions de communes, des fusions, des extensions de communauté. » « Ce schéma a d’ailleurs été rejeté par de nombreux conseils municipaux qui ont un avis consultatif », rappelle Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95. C’est le cas notamment de nombreuses communes concernées par la fusion de Val-et-Forêt et du Parisis regroupées avec d’autres villes dans une « super intercommunalité » de 270 000 habitants.

Sur ce dossier, le Parti communiste réclame donc « un débat pluraliste, ouvert, associant la population pour trouver les meilleures solutions propres à répondre à l’intérêt général. » « L’intercommunalité, et donc le schéma départemental, ne peuvent et ne doivent être que le produit de la concertation entre collectivités à égalité de droits et de devoirs », conclut Jean-Michel Ruiz.

Article paru sur VONews le 21 juillet 2011

Secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz est également conseiller municipal de Mériel.

communiqué du PCF

 

Grève dans le Val d'Oise

A la rentrée de septembre 2011, ce sont 16 000 nouvelles suppressions de postes programmées dans l'éducation, dont près de 9 000 pour l’école primaire. Les enseignants et les parents d'élèves refusent cette logique de restriction, alors que même la Cour des comptes reconnaît que l’école primaire en France est sous-dotée de 15 % par rapport aux pays comparables. Nous refusons que les classes soient de plus en plus surchargées et des conditions de scolarisation des élèves de plus en plus dégradées à tous les niveaux.

Malgré une augmentation de 1409 élèves supplémentaires dans les écoles du Val d’Oise prévus à la rentrée 2011, le ministère supprime des postes dans la dotation de notre département. Pour pouvoir réaliser quelques unes des ouvertures parmi tant d’autres qui sont nécessaires, notre département ferme 17% des postes d’enseignants RASED dédiés à l’aide aux élèves en difficulté, 40% des postes de «maîtres supplémentaires» dans les ZEP/REP qui permettent un fonctionnement en petits groupes à certains moments dans les écoles où les inégalités sociales pèsent lourdement…

Ces suppressions se traduiront en particulier par une augmentation des effectifs par classe, la diminution de la prise en charge des élèves en difficulté, des remplacements de moins en moins assurés, l’abandon des ZEP/REP, la quasi disparition de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, dont près de 25% fréquentait l’école en 2001 sur le Val d’Oise alors qu’ils ne sont plus que 3% à la rentrée 2011. C’est aussi la remise en cause des possibilités de formation initiale et continue pour les enseignants…

L’école a besoin d’un nouveau souffle pour améliorer la qualité des enseignements, mieux prendre en compte les élèves en difficulté, améliorer les conditions d’accueil et de scolarisation des élèves…

C’est pour demander des moyens à la hauteur des besoins de notre département et d’autres choix éducatifs pour nos enfants que le jeudi 12 mai, partout dans le Val d’Oise, les enseignants de la maternelle au lycée seront en grève.

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Les blogs du "Monde"

 

Dans le Val d’Oise, les luttes gagnantes se sèment et se récoltent

je_lutte_des_classes.jpgDans le département du Val d’Oise, une quinzaine de conflits, pour la plupart victorieux, ont eu lieu depuis le début de l’année, dans le privé comme dans le public. Une dynamique qui méritait bien une fête.

A la veille du premier mai, la CGT du Val d’Oise a pris le contrepied de la morosité ambiante pour célébrer sa première fête des victoires et des luttes. Une quinzaine de conflits ont en effet éclaté depuis le début de 2011 dans le département. « Quinze luttes, quasiment toutes gagnantes en cinq mois, surtout après la bataille des retraites, ça a un sens », jubile Philippe Lattaud, secrétaire départemental, lors de réjouissances organisées vendredi soir à Cormeilles en Parisis.

Public, privé, les conflits concernent tous les secteurs professionnels et ont permis des avancées tous azimuts : salaires, conditions de travail, emploi, mutuelle… « Cette dynamique prouve que les salariés sont de plus en plus révoltés », analyse le responsable syndical. « Désormais, ce ne sont plus les salariés qui ont la peur au ventre, ce sont les tauliers. Aujourd’hui, ils négocient tout de suite. »

Cinq jours de grève, en février dernier, ont ainsi suffi aux salariés de Val Horizon (collecte des ordures ménagères) pour obtenir gain de cause. Revalorisation salariale de 2%, recrutement de 20 intérimaires en CDI, versement d’une prime exceptionnelle, amélioration des conditions de travail, une mutuelle alignée sur les autres salariés du groupe, organisation d’élections professionnelles, et « respect de la dignité humaine ». « On avait tout mis sur la table, on a tous tenu pendant une semaine. Et on a gagné », se délecte Mohamed Gouidrek, délégué CGT de l’entreprise. (Notre blog s’est fait l’écho de cette mobilisation à plusieurs reprises.)

Autre grève aussi rapide que victorieuse, celle des matelas Benoist, qui eux aussi se sont battus pour leur dignité. Et qui ont obtenu beaucoup plus : régularisation de sans papiers, augmentations de salaires… A ce jour, des problèmes persistent mais Boris, Younoussa, Mouhamadou, forts de leurs nouveaux mandats syndicaux, n’entendent pas « se laisser faire ». Autre exemple, celui des conducteurs de l’entreprise Céobus de Pontoise. En seize jours de grève, les conducteurs de cette filiale de la RATP ont obtenu plusieurs primes, de meilleures conditions de travail et l’arrêt des contrats précaires. « On a fait dégager la direction. Et maintenant, on nous écoute », se félicite Abdel Romdhane, le délégué CGT.

Privé, public, même combat. Chez les territoriaux de la mairie d’Argenteuil, la CGT se mobilise depuis 2008 pour éradiquer la précarité. « On a obtenu la titularisation progressive des 500 contractuels », indique Pascal Videcoq, secrétaire CGT. Élue du personnel CGT au sein de l’office AB-Habitat d’Argenteuil-Bezons, Cécile Sellier, elle, se bat car « plus on précarise les salariés, plus le service public est mis à mal. »

Du point de vue de Philippe Lattaud, ces victoires sont le fait de salariés motivés, mais aussi de la restructuration des unions locales, « instances de proximité faites pour aider les salariés ». « Construire un mouvement, ça se réfléchit, il y a un savoir-faire de la lutte », poursuit-il. Une stratégie qui fonctionne puisque la CGT du Val d’Oise enregistre 600 adhésions par an depuis quatre ans. « On est aujourd’hui plus de 6 000 . En 2010, 70 syndicats de boîtes ont été créés. Les effectifs remontent, avec des jeunes qui ont la niaque. On sent bien qu’on est sur une dynamique. »

Article paru dans l'Humanité du 2 mai 2011

 

Cantonales 2011

Ile-de-France : la gauche perd le Val d’Oise

La gauche a perdu dimanche son seul département en Ile-de-France, le Val-d'Oise, mais a réussi à conserver la Seine-et-Marne que la droite guignait, tandis que dans les Hauts-de-Seine, Isabelle Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, a mordu la poussière spectaculairement. Le Front de Gauche et en particulier sa composante PCF résiste dans le Val-de-Marne tandis que le Front national n'a aucun élu.

Le Val-d'Oise, terre de Dominique Strauss-Kahn et cible de l'UMP, a basculé à droite qui a remporté 9 des 19 cantons renouvelés. La gauche ne devait sa présidence qu'à une voix, celle d'un élu du centre. Le FN présent au second tour dans cinq cantons ne remporte aucun siège.

En Seine-et-Marne, le PS l'emporte avec 35,59%, suivi de l'UMP (23,87%) et du FN (16,14%). La gauche perd trois cantons mais en gagne trois autres. La composition du conseil général reste identique. A Meaux-Nord, ville du numéro un de l'UMP Jean-François Copé, l'UMP fait 64,48% contre 35,52% au FN. A Montereau-Fault-Yonne, ville du vice-président du parti radical Yves Jégo, le PS arrive en tête ainsi qu'à Provins, cité du patron des députés UMP Christian Jacob.

Coup de tonnerre dans les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy où Isabelle Balkany est battue par un candidat inconnu du grand public, Arnaud de Courson, et se réclamant du maire DVD de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin. Son rival Patrick Devedjian a réussi à sauver son fauteuil de justesse à Bourg-la-Reine. Un autre candidat UMP à la présidence très convoitée du conseil général, Thierry Solère, remporte haut la main le second tour. Plusieurs divers droite percent: à Neuilly-sur-Seine, le maire Jean-Christophe Fromantin est plébiscité (70,24%) contre la candidate UMP. Les cantons de Levallois-Sud, Sceaux et Rueil-Malmaison tombent aussi aux mains de DVD. La gauche parvient à ravir à l'UMP Asnières-Nord et Courbevoie-sud.

Dans le Val-de-Marne, l'un des deux derniers départements qu'il dirige, le PCF réussit un beau coup. Menacé par une alliance PS-EELV au premier tour, il a su résister et se paye même le luxe de chiper un siège au PS. Le président PCF du département Christian Favier devrait être reconduit.

L'Essonne, dirigée par le PS depuis 1998, confirme son ancrage à gauche et remporte un canton de droite. Europe Ecologie-Les Verts fait son entrée à l'assemblée départementale, en gagnant Massy-Ouest tandis que le FN, présent dans dix cantons, n'en remporte aucun.

Dans les Yvelines, l'UMP reste majoritaire mais recule nettement en perdant cinq cantons sur 14. Versailles-Sud revient à la DVD Marie-Hélène Aubert, celui de Versailles-Nord-Ouest au candidat du Parti chrétien-démocrate Olivier de La Faire et Saint-Germain-en-Laye-Sud à un dissident. A Andrésy, le candidat EELV bat l'UMP.

En Seine-Saint-Denis, présidée par Claude Bartolone, le PS arrive en tête, et détient désormais 15 cantons. EELV remporte Sevran. Le maire PS de Clichy-sous-Bois Claude Dilain bat le sortant UMP. Mais le PS perd Epinay-sur-Seine (DVD), Montreuil (PCF) et Aubervilliers (PCF). Le PS a donc perdu deux sièges, alors que le PCF, désormais à la tête de 13 cantons, en gagne un. L'UMP a remporté Villepinte (ex-PCF).

Huma.fr

A Sannois, le PS perd son siège au profit de l'UMP, à seulement quelques voix près.

 

"On fait bloc pour l’école"

Nouvelle journée de mobilisation dans le Val d’Oise le mardi 29 mars

Dans le Val d’Oise, le calendrier des opérations de carte scolaire, c’est à dire la répartition des moyens du second degré, les fermetures de classes dans le premier degré, aura leu du 17 mars au 5 avril.

Dans différents secteurs du Val d’Oise se développent des initiatives diverses associant parents d'élèves, enseignants... pour défendre l’École publique et exiger une politique ambitieuse à tous les niveaux du système éducatif.

Après le rassemblement du 17 mars devant la Préfecture de Cergy et la manifestation à Paris du 19 mars, une nouvelle journée de mobilisation se prépare pour le 29 mars.

Cette journée se déclinera de façon multiforme sur chaque secteur du département et se conclura par trois rassemblements communs qui auront lieu simultanément à partir de 17h30 à :

- Argenteuil : devant la Sous-Préfecture

- Cergy : sur le Parvis de la Préfecture

- Sarcelles : devant la Sous-Préfecture

Les parents, les enseignants et tous ceux qui sont attachés à une École de la réussite sont appelés à participer à ces rassemblements et à engager lors de cette journée des actions communes au plus près des écoles, collèges et lycées de leur secteur.

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La situation du logement dans le Val d’Oise

logement_4.jpgCe billet fait partie d'une série d'articles parus sur ce blog et qui traitent des questions du logement.
Et vous ? Vous avez des idées ? Partagez-les sur ce blog !
Venez également faire du remue-méninges lors de la prochaine réunion sur l’Agenda 21 de la ville de Saint-Gratien…

Dans le Val d’Oise, 30 000 demandes de logement sont en attente. 7 000 logements devraient être construits chaque année et 25 communes ne respectent pas la loi SRU.

Un collectif s’est créé autour du maire de Bezons pour faire pression sur les communes « hors la loi ». « La préfecture nous obligeait à accueillir les dossiers Dalo (droit au logement opposable) venus des villes voisines qui ne respectent pas la loi SRU. Ça a fini par nous énerver », explique-t-on à la mairie de Bezons. En octobre dernier, Dominique Lesparre, maire PCF, a décidé d’aller manifester chez ces voisins qui préfèrent payer l’amende plutôt que de construire du logement social.

« On a choisi les trois premières villes sur la liste préfectorale des 25 communes val d’oisiennes de plus de 3?500 habitants sous la barre des 20% de logement social?: La Frette, Le Plessis-Bouchard et Enghien-les-Bains ».

Après le succès et l’écho de ce premier « rallye pour la solidarité urbaine » montrant du doigt les communes hors la loi, un collectif départemental du logement a été créé, bientôt rejoint par les fédérations PCF, le Parti de Gauche, le Modem, la CGT, FO commerce, les mairies d’Argenteuil et de Montigny-lès-Cormeilles, l’association Cap 21. D’autres visites ont été rendues en décembre à Frépillon, à Mériel et à Auvers-sur-Oise.

« Selon les localités, les maires apprécient plus ou moins notre présence. Mais tous se sont empressés de nous affirmer qu’ils sont engagés dans la construction de logements sociaux », poursuit le directeur de cabinet du maire de Bezons.

D’autres initiatives sont prévues?: des rencontres pour le logement ont eu lieu début février. Un rassemblement aura lieu début mars, devant la préfecture du Val d’Oise , en présence des acteurs du collectif et de demandeurs de logement. Le NPA vient de se joindre à cette initiative.

Isabelle Volat, Renaut Baphèse et le collectif Agenda 21 du Front de Gauche de Saint Gratien
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Communiqué du Comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil

Exigeons le maintien de la radiothérapie

Lors de la Conférence de Territoire du Val d’Oise, M. Evin, directeur de l’ARS (Agence Régionale de Santé), a annoncé la fermeture du service de radiothérapie de l'hôpital d'Argenteuil sous prétexte qu’il a accueilli cette année 575 patients au lieu des 600 exigés, ce chiffre n’ayant aucune autre justification qu’un souci de « rentabilité ».
Cette décision scandaleuse est inacceptable.
Ce service est le seul service public dans le département et il couvre un bassin de 500000 habitants dont beaucoup sont en situation sociale difficile.
Une fermeture :
- mettrait en danger des malades qui, souffrant déjà de pathologies lourdes (souvent des cancers) et de traitements difficiles à supporter, devront en plus subir des trajets plus longs et des dépenses supplémentaires.
- menacerait d’autres services qui participent au traitement du cancer et tout le réseau d’oncologie mis en place dans le cadre du plan cancer.
- gaspillerait 4 millions de fonds publics qui ont été investis pour équiper l’hôpital d’appareils de pointe extrêmement performants. La qualité de ces équipements et de l’équipe médicale de ce service est unanimement reconnue y compris par l’ARS et par l’Autorité de Sûreté nucléaire.
- Servirait les intérêts des groupes privés désormais seuls à assurer ces traitements dans le département.
Ensemble, nous pouvons empêcher ce scandale.
MANIFESTATION SAMEDI 5 FEVRIER
Rassemblement à 14h devant l’Hôpital pour défiler à travers la ville jusqu’à la Sous-Préfecture où nous demanderons au Sous-Préfet de recevoir une délégation
La mobilisation doit être à la hauteur du danger. Mois après mois de nouvelles attaques sont lancées (urgences de nuit et de week-end, cardiologie…)
La population a besoin d’un hôpital de proximité performant lui permettant un accès aux soins proche et de qualité. EXIGEONS LE.

Contacts
Comité de Défense de l’Hôpital d’Argenteuil – Hôtel de Ville – 95870 Bezons
Christiane Leser – 06 84 33 66 41 – « christianeleser@wanadoo.fr »
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Alerte, l’école est asphyxiée !

r_publique-0fc91.jpgCommuniqué du SNUipp

78 postes en moins et 1409 élèves en plus dans le Val d’Oise !
Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas connu une telle situation dans le Val d’Oise. Alors que le nombre d’élèves augmente, notre département est contraint de rendre des postes ! Au total, ce sont 78 postes qui devraient être supprimés alors que d’après les dernières prévisions communiquées par l’inspection académique, 1409 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée 2011.
Cette décision ne constitue malheureusement pas une surprise. Elle est la conséquence directe du budget 2011, voté par les députés de la majorité présidentielle, qui n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Avec la montée des effectifs élèves enregistrée ces dernières années sur notre département, et compte tenu de l’absence de création de postes, le nombre d’élèves par classe augmente mécaniquement. Tous les postes qui ont permis de construire et d’accompagner des dispositifs de lutte contre l’échec scolaire sont aujourd’hui sérieusement menacés : les postes RASED, les postes ZEP… vont être sacrifiés. Ainsi parmi les 78 postes supprimés, 43 sont des RASED.
Les situations de non-remplacement, déjà très importantes cette année, vont se multiplier l’année prochaine. Sur le Val d’Oise, le SNUipp avait signalé pendant le mois de novembre, près de 150 classes voire parfois 200 classes sans remplacement chaque jour. Les équipes enseignantes et les familles sont exaspérées par cette dégradation du remplacement qui installe des dysfonctionnements récurrents au sein des écoles, l’Etat se montrant incapable d’assurer la continuité du service public d‘éducation.
Le SNUipp dénonce vivement l’asphyxie dont est victime l’école. Ses conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Le SNUipp considère au contraire que ce devrait être la priorité de notre pays. L’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu.
Le Samedi 22 janvier : manifestons tous à Paris !
Départ 14h30 du Luxembourg
Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement pour s’opposer aux fermetures de classes et pour obtenir un budget qui permette à l’école de s’attaquer aux difficultés scolaires. La journée de mobilisation unitaire du 22 janvier prochain à l’initiative du Collectif « l’Education est notre avenir » est une étape incontournable qui nécessite des suites.

 

Plus de Val d’Oisiens, moins de Gratiennois !

Le « Parisien » du 5 janvier revient sur les derniers chiffres de l’Insee concernant la population française.
Les Val d’Oisiens sont 1 181 322, soit 654 habitants de plus qu’en janvier 2009. Le Val d’Oise progresse de 0,6% et la région Ile de France de 1,10% avec 11 659 260 habitants. Notre département reste le moins peuplé, mais le plus dense des départements franciliens. Sur les 40 villes citées par le journal, 14 seulement voient leur population baisser, légèrement pour la plupart.
Seule exception : notre belle commune de Saint Gratien, ville la plus dense du Val d’Oise (20 468 habitants pour 274 hectares), très nettement en queue de peloton. Elle perd 1 144 habitants et 5, 29% en deux ans. « On est à la frontière de deux générations » tente d’expliquer le Maire, avec des gens arrivés de longue date dont les enfants ont quitté récemment le domicile de leurs parents.
Le problème est justement là ! Nombre de jeunes adultes cherchent en vain à se loger dans une ville qu’ils aimeraient ne pas quitter. Mais la cherté des loyers et les prix de l’immobilier les chassent souvent dans les communes avoisinantes. Et ce n’est pas la rénovation du « Cœur de ville » où vont se construire – à prix d’or- 68 logements de petite taille qui va changer les données. Quant aux « îlots encore à urbaniser » dont parle Madame le Maire, on peut craindre qu’il ne s’agisse encore et toujours d’opérations de « standing » inaccessibles aux familles et qui densifieront la ville encore davantage.
Conséquences : une population qui vieillit, des locataires qui quittent la commune dès qu’ils le peuvent et donc une population instable, des effectifs en baisse dans les écoles à prévoir dans les prochaines années. Les rénovations de ces dernières années (gare, centre ville, parc des fontaines …) sans logements sociaux ont modifié la composition sociologique de Saint Gratien qui a vu diminuer sa population d’ouvriers et d’employés.
Décidément, la politique d’urbanisme de la municipalité de droite n’est pas la bonne. Elle montre aujourd’hui sa nocivité pour le développement même de la ville.

 

Les syndicats inquiets d’une pénurie d’enseignants remplaçants

A lire sur VONews

Depuis la rentrée 2010, le Val d’Oise subit de grosses difficultés pour trouver des enseignants remplaçants. Chaque jour, ce sont ainsi 150, voir 200 classes qui se retrouvent sans professeur, soit plus de 4000 élèves.
A l’heure où l’Etat annonce de nouvelles suppressions de postes, les syndicats du Val d’Oise expriment leurs inquiétudes concernant cette pénurie, mais aussi l’augmentation du nombre d’élèves par classe.
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Logement social : un rallye pour faire respecter la loi

logement.JPGLe collectif départemental du logement, composé d’élus et d’associations, organisera le 11 décembre son deuxième rallye pour « exiger partout la construction de logements sociaux et pour la solidarité urbaine. » Cette initiative se déroulera dans des villes du département qui se refusent à construire un nombre suffisant de logements sociaux.
Le collectif dénonce la passivité de la préfecture du Val d’Oise qui laisse faire les élus de 25 communes de plus de 1 500 habitants (sur 62 au total) qui ne respectent pas la loi SRU leur imposant un minimum de 20% de logements sociaux sur leur territoire. Il manque pourtant aujourd’hui plus de 6 000 logements dans le Val d’Oise et 30 000 demandeurs sont en attente, dont 10% émanent de ces communes. Le Préfet entend imposer le relogement de ces familles parmi les plus modestes et se tourne vers les communes qui disposent et construisent de nombreux logements sociaux comme Bezons, Argenteuil, Cergy et les villes de l’est du département.
Afin de continuer à souligner l’importance de la construction de logements sociaux dans ces villes, le deuxième rallye du collectif se rendra le samedi 11 décembre à Frépillon, Mériel et Auvers sur Oise, qui comptent moins de 6% de logements sociaux. Le collectif compte ainsi faire connaître l’exigence des mal- logés et des demandeurs de logements de voir ces élus se décider enfin à construire un toit accessible pour leurs familles.
Le premier rallye avait eu lieu le 9 octobre à l’initiative des maires d’Argenteuil et de Bezons, dans les villes de La Frette, Le Plessis-Bouchard et Enghien les Bains, qui ne respectent pas la loi.
info du site VoNews

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