Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Les élus PCF-Front de Gauche dénoncent l'attitude du maire de Saint Gratien

lettre_18_2.JPGJacqueline Eustache Brinio, maire de Saint Gratien et conseillère régionale, va briguer un poste de sénatrice le 25 septembre 2011. Elle occupe la deuxième place sur une des deux listes investies par l'UMP dans le Val d'Oise pour ces élections sénatoriales.

Mais est-elle vraiment qualifiée pour siéger au Sénat et participer à l'élaboration des lois de la République, alors qu'elle vient, à plusieurs reprises, de montrer qu'elle les respectait bien peu ?

Acte 1 : En septembre 2010, Madame le Maire refuse de scolariser 29 enfants de familles bénéficiant du statut de réfugiés politiques arrivées sur la commune. Elle tentera par la suite de justifier les trois semaines d'école manquées par ces enfants. Selon elle, « ils n'étaient pas connus des services municipaux ». Les parents s'étaient pourtant présentés dès la rentrée au service scolaire, où on a refusé de les inscrire sur ordre du maire. C'est évidemment une pratique tout à fait contraire à la loi d'obligation scolaire.

Acte 2 : Inscrits finalement grâce à la pression de diverses associations et d'élus ayant alerté la presse, les enfants seront durant toute l’année scolaire 2010-2011, interdits d’accès à tous les services municipaux par Madame le Maire. Elle signifie ainsi à ces réfugiés, tous en situation régulière, que leur présence n'est pas souhaitée sur la commune. Cette discrimination est dénoncée par des citoyens gratiennois regroupés dans un Collectif, qui entendent démontrer que cette interdiction d'accès aux services publics locaux constitue une illégalité. Le maire refuse tout dialogue, n'accorde pas de rendez-vous, décrète le huis clos du Conseil municipal et fait intervenir la police lorsque parents et enseignants veulent lui remettre une pétition signée par 1 400 personnes, demandant que la loi soit respectée à Saint Gratien. Les enfants de réfugiés resteront tout l’été 2011 interdits de centre de loisirs.

Acte 3 : En août 2011, Madame le Maire fait de nouveau parler d'elle.
Le tribunal administratif de Cergy lui donne une «leçon républicaine» en lui enjoignant de mettre une salle municipale à disposition de l'association franco-musulmane de la ville, à l’occasion du Ramadan, ce qui avait été tout d'abord refusé par la commune. Le tribunal estime qu'il s'agit là d'une pratique illégale et d'une atteinte à la liberté de réunion et de culte, qui sont des libertés fondamentales. Le maire n’en restera pas là puisqu’elle n’appliquera pas la décision du tribunal qui condamnera ensuite dans un deuxième jugement la mairie au versement d’une astreinte. S’en suivra un appel de la mairie en Conseil d’Etat, lequel confirmera la décision du Tribunal Administratif. L'association reproche surtout au maire de l'empêcher depuis plusieurs années d'acquérir un local privé (d’où sa sollicitation de la location d’un local public cet été) en faisant jouer le droit de préemption de la commune et de présenter ses membres comme de « dangereux extrémistes » lors de discours publics. Que le premier responsable de la ville joue à opposer entre eux les habitants de sa commune est tout à fait regrettable. Le discours de Madame Eustache flirte clairement avec l'extrémisme quand elle se dit « scandalisée » par le jugement qui la condamne ou quand elle affirme : « Où allons-nous ? Quel est ce pays où chaque commune est obligée d'avoir une mosquée ? »

Madame le Maire n'en est pas à son coup d'essai en matière de musèlement de toute opposition. En juin 2010, les élus PCF-Front de Gauche qui voulaient organiser un débat public sur la réforme des retraites s'étaient déjà vu refuser l'accès aux salles municipales. Argument avancé par Madame le Maire : son souhait de ne pas voir « une campagne électorale permanente » s'instaurer sur la commune. Le Front de Gauche avait alors alerté la presse et les habitants sur « le dysfonctionnement inquiétant de la démocratie à Saint Gratien et les dérives autocratiques du premier magistrat de la commune. »

L'autoritarisme du maire de Saint Gratien n'a guère de limites puisqu'il arrive aussi que l'affichage politique soit sévèrement contrôlé par la police municipale et que les réunions de quartier soient écourtées en cas de contestation jugée trop véhémente.

Dérives personnelles d'un maire qui entend régner sans partage sur son territoire ou dérapages à remettre dans le cadre plus large d'une droite qui devient de moins en moins républicaine ? La stigmatisation des étrangers, de la communauté musulmane et le fantasme d’une »invasion » vont au delà de simples excès de langage. De la condamnation de Brice Hortefeux pour propos racistes au discours de Grenoble du Président de la République stigmatisant les populations roms , en passant par les déclarations multiples d'élus UMP ou de la Droite populaire, les exemples ne manquent pas. Madame le Maire elle-même n'a-t-elle pas déclaré : « Aujourd'hui, ils sont 16 ; et demain peut-être 150 ? » pour tenter de justifier l'exclusion de la cantine des enfants de demandeurs d'asile ?

La politique xénophobe visant à désigner l'autre, le faible, l’étranger, le réfugié politique ou encore l’habitant de confession musulmane, comme un bouc émissaire pour faire diversion et masquer les réels responsables de la crise, dépasse malheureusement le simple discours. On passe à l'acte avec des mesures telles que l'augmentation des reconduites à la frontières, les démantèlements des camps de Roms, la réduction du nombre des métiers accessibles aux immigrés, et à Saint-Gratien, l'interdiction faite aux réfugiés d'accéder aux services publics locaux et à la communauté musulmane d’acquérir un lieu de culte à ses frais.

Saint-Gratien est-il un laboratoire expérimental ? Non seulement le discours s'y droitise, mais sont appliquées des pratiques d'exclusion et d'ostracisme, allant de pair avec une réduction du débat démocratique et des tentatives de museler toute opposition, de quelque bord qu'elle soit. Il est temps, largement temps qu'un dialogue s'instaure enfin entre la municipalité et les associations représentant les habitants. Les refus de rendez-vous, le non accès aux salles municipales, la caricature des propositions alternatives avancées par l’opposition, présentée comme extrémiste ou faisant de « l’agitation stérile », ne pourront remplacer longtemps un nécessaire échange, réel et durable.

Madame le Maire devra l'admettre, Saint Gratien n'est pas un territoire d'exception. Il lui faudra respecter la loi, avant d'avoir l'ambition de l'édicter.

 

Enfant de chômeur, la cantine n'est pas pour toi !

Avec ce titre, « Enfant de chômeur, la cantine n’est pas pour toi », l’Humanité pointe la discrimination dont sont victimes les enfants de chômeurs dans des villes gérées par l’UMP, et non des moindres : Copé à Meaux, Estrosi à Nice, Juppé à Bordeaux, Baroin à Troyes, Falco à Toulon... La liste n’est pas close de ces maires qui pratiquent l’exclusion de la restauration scolaire, « réservée » aux enfants dont les deux parents travaillent. La justice a pourtant reconnu le caractère illégal de ces décisions. En 2009, le Conseil d’État juge illégale la restriction d’accès à la cantine appliquée par la commune d’Oullins dans le Rhône, ville qui devra faire machine arrière. Mais plus de 70 communes répertoriées par l’Humanité continuent sans état d’âme à exclure les enfants de chômeurs du service de la restauration scolaire. Discriminatoire, ce « tri » est humiliant pour les enfants. Ils compliquent les démarches de recherche d’emploi des parents, contraints de rester au foyer à midi ou… de laisser leurs enfants seuls à l’heure du repas. Nul doute que les premières victimes de ce système seront les femmes, qui devront renoncer à chercher du travail ou à suivre des formations.

A Saint Gratien, ce ne sont pas les enfants de chômeurs que la mairie exclut des services périscolaires, bien que le règlement municipal le prévoit en cas de manque de place dans les restaurants scolaires. Ici, ce sont les enfants de réfugiés politiques qu’on refuse. « Ils sont de passage », « on ne veut pas payer pour eux », « les mères ne travaillent pas et peuvent préparer le repas » … autant de contrevérités assénées par le maire, qui, rappelons-le, est une femme. Une élue qui condamne ces mères à renoncer à des formations, des stages d’insertion, des cours de français. Une élue qui ignore que la vie des demandeurs d’asile est faite, comme celle des chômeurs, de démarches incessantes auprès des administrations. Une élue qui complique effroyablement la vie quotidienne de populations très démunies et fragiles, pour un bénéfice électoral espéré.

Trois organisations, la FCPE, le PCF et ATD Quart Monde s'expriment ci-dessous sur ces pratiques discriminatoires.

Pour la FCPE "l’égalité de tous devant les services publics est un droit. Un droit fondamental qui pourtant ne cesse d’être bafoué par certaines municipalités et ce, malgré les jugements rendus en faveur des parents d’élèves. Les maires d’Epône et de Thonon-les-Bains ne peuvent donc restreindre l’accès à la restauration scolaire aux seuls enfants dont les deux parents peuvent justifier d’une activité professionnelle, car cela relève de la discrimination. En la matière, la jurisprudence est constante et confirmée par le Conseil d’Etat pour l’affaire d’Oullins (Rhône). La FCPE a accompagné à chaque fois des parents en justice et celle-ci a rejeté chaque fois l’idée que l’on puisse interdire l’accès à un restaurant scolaire sous prétexte d’une situation personnelle particulière. Il n’est plus tolérable que des municipalités continuent d’importuner parents et enfants alors que les choses sont si claires : la restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande."

« Une double peine, qui fait passer les chômeurs pour des fainéants » Pierre Gosnat, député maire PCF d’Ivry-sur-Seine.

« Cette disposition qui consiste à refuser l’accès ?des cantines scolaires aux enfants dont l’un des parents est chômeur est profondément injuste. C’est une double peine, une double vexation, qui fait passer les gens privés d’emploi pour des fainéants. Il y a plus de 4millions de chômeurs, qui n’ont pas décidé d’être sans emploi. Pour eux, la situation est déjà très difficile, ils ont besoin d’être disponibles pour se déplacer et trouver ou retrouver ?un emploi. Plus largement, la cantine doit rester un service rendu à toute la population. Pour certains enfants, parmi les plus défavorisés, c’est parfois le seul repas complet de la journée. Il faut leur en garantir l’accès, avec des tarifs préférentiels, indexés sur le quotient familial. »

« La cantine devrait au contraire garantir la stabilité de l’enfant » Marie-Odile Novert, responsable de la commission action connaissance d’ATD Quart Monde.

« La cantine est l’un des rares lieux où des enfants d’origines diverses peuvent se mêler sans subir le poids des préoccupations des adultes. Il faudrait saisir cette opportunité pour faire de ce lieu un espace d’accueil capable de garantir une stabilité à l’enfant. Tout le monde pose la question de la violence, du harcèlement à l’école, mais qui s’est posé la question de mettre à profit cette pause d’une heure et demie, le midi, pour travailler ?sur l’éducatif ou le sens de la vie en collectivité?? ?Certes, un tel dispositif demanderait des moyens ?et du personnel, mais ce serait un investissement à long terme. Là, on entretient au contraire l’idée selon laquelle chacun se débrouille comme il peut, préférant fermer?les yeux sur ceux qui ne s’en sortent pas, en laissant croire que c’est un choix. C’est exactement la même logique que “si votre enfant ne va pas à l’école, ?on vous supprime les allocations”. Une manière de jeter l’opprobre sur les plus pauvres comme s’ils étaient coupables de leur condition. »

 

Dans le Val d'Oise : une gauche combative pour plus de solidarité, de droits et de démocratie

La politique néfaste conduite par Nicolas Sarkozy et l’UMP enchaîne les mauvais coups dans tous les domaines de la vie : retraites, santé protection sociale, services publics, éducation, emploi, démocratie locale...

Ce sont tous les services publics qui sont attaqués et donnés aux financiers afin qu'ils réalisent des bénéfices et rémunèrent leurs actionnaires aux détriments des citoyens.

Quelles conséquences pour notre département ?

L'État transfère ses services publics (collèges, RMI puis RSA, APA) en faisant porter les charges sur le département et sa population sans accorder les moyens, ce qui aboutit à réduire les services et/ou à augmenter les impôts locaux. Aujourd'hui à travers la réforme territoriale c'est l'institution elle même qui est attaquée. C'est une atteinte à la démocratie, qui éloigne les élus des citoyens, pour mieux mettre en oeuvre la politique de casse des services publics.

C’est cette politique que défendent les candidats de l’UMP masqués sous l’étiquette UVO.

Que faire ?

Résister, s'opposer et en même temps construire de réelles alternatives aux politiques libérales, en totale opposition avec celles de la droite.
Faire des choix politiques en cohérence avec les attentes qui ont fait la force du mouvement social contre la réforme des retraites, avec les aspirations de tous ceux qui luttent pour leur emploi, contre les discriminations et pour plus de démocratie.
Voter lors des élections cantonales pour des candidats qui porteront cette espérance aujourd'hui et demain, les candidats présentés par le Front de Gauche.

Sans vous, rien ne se fera !

Élus du Front de Gauche, nous nous battrons pour que rien ne se décide sans la consultation des habitants, des salariés, des jeunes, des forces vives et associatives des départements.

Élus du Front de Gauche, nous vous donnerons la parole de bout en bout.

Élus du Front de Gauche, nous contribuerons à maintenir le département à gauche, et pousser pour la mise en oeuvre d’une véritable politique de transformation sociale, en travaillant pour plus de solidarité, de droits et de démocratie.

(extraits de la déclaration des candidats du Front de Gauche 95)
voir le site des candidats de Sannois
et de Franconville cantonales.JPG

 

Ils ont des chapeaux ronds, vivent les auvergnats !

L'audience de procédure qui devait avoir lieu le 15 décembre devant la cour d'appel de Paris dans l'affaire concernant Brice Hortefeux, poursuivi pour injure envers les Arabes, a été repoussée au 5 janvier, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le 4 juin, le ministre de l'Intérieur et ancien ministre de l'Immigration avait été condamné à 750 euros d'amende pour avoir tenu en septembre 2009 des propos jugés "outrageants" envers les personnes d'origine arabe. Il avait fait appel.

Le 15 décembre, la cour d'appel devait examiner les arguments des différentes associations, notamment le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), qui se sont constituées parties civiles dans le dossier. Leur recevabilité est en effet contestée par le ministre.

Mais pour des raisons d'organisation, cette simple audience de procédure a été repoussée au 5 janvier. La date de l'audience sur le fond n'a pas encore été fixée. Elle pourrait se tenir juste avant l'été ou au second semestre 2011.

La polémique est née en septembre 2009, avec la diffusion par Lemonde.fr d'une vidéo où Brice Hortefeux tenait des propos ambigus pendant qu'il posait avec un jeune militant, Amine, né de père algérien, lors de l'université d'été de l'UMP à Seignosse dans les Landes.

Dans l'échange incriminé, une militante disait à M. Hortefeux qu'Amine mangeait du porc et buvait de la bière, suscitant cette réplique du ministre : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype".

Dans un second temps, il ajoutait : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".

Interrogé sur ses propos, M. Hortefeux avait assuré n'avoir voulu faire "aucune référence à une origine ethnique, maghrébine, arabe, africaine et ainsi de suite". Plus tard, il avait laissé entendre que les propos incriminés concernaient les Auvergnats…Bien entendu !

Ils ont des chapeaux ronds, vivent les auvergnats !

Infos AFP
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Petite arithmétique des retraites … cherchez l’erreur !

Le Président de la République, les membres du gouvernement, les parlementaires UMP et pas mal d’éditorialistes ne cessent de nous expliquer que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition. De l’autre côté : des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens ont fait un calcul simple faisant apparaître qu’il ne serait pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans.
Ils sont partis des données incontestables suivantes :
• au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros
• au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler. En 2010, pour 10 personnes « entre 20 et 60 ans » il y a 4 personnes de « plus de 60 ans ». En 2050, pour 10 personnes « entre 20 et 60 ans » il y aura 8 personnes de « plus de 60 ans »
• dans l’hypothèse basse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passera de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050
• la part des salaires, y compris les retraites, représente aujourd’hui en gros 60% du PIB.
Plaçons nous dans l’hypothèse où l’on ne toucherait pas à la part des profits. C’est donc 60% du PIB que doivent se partager les « actifs » et les retraités. Donc 1 200 milliards en 2010 et 1 800 milliards en 2050. En signalant au passage, comme le fait remarquer pertinemment Bernard Friot, qu’un retraité qui cultive son potager produit plus de richesses que le consultant en communication d’un Président de la République.
Convenons que les 1 200 milliards sont représentés par un gâteau de 1 200 grammes et les 1 800 milliards par un gâteau de 1 800 grammes. Le problème d’arithmétique est donc le suivant :
« En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 1 200 grammes, à partager avec 4 retraités, donc entre 14 personnes. En 2050, dix salariés produiront au minimum un gâteau de 1 800 grammes à partager avec 8 retraités, donc entre 18 personnes. Calculons le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. Puis regardons si la part de chacun en 2050 sera ou non plus petite qu’en 2010 ? »
Le calcul donne les résultats suivants :
• en 2010, la part de chacun est de 86 g (1 200 : 14)
• en 2050, la part de chacun sera de 100 g (1 800 : 18)
• en 2050 la part de chacun n’aura pas baissé. Elle aura même augmenté de 17% par rapport à 2010.
Profitant d’un débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, nous avons demandé à Xavier Bertrand si nos calculs étaient justes ou erronés. Le secrétaire général de l’UMP a reconnu que les résultats étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait du préciser que dans les 40 années à venir une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5ème risque). L’augmentation de ces deux types de dépenses correspond à une augmentation du bien être, donc de la « richesse » ou qualité de vie. Nous pensons qu’il n’y a donc pas de raison de diminuer d’autant le gâteau à partager. Nous avons néanmoins, par curiosité, refait nos modestes calculs en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance. Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 1 600 grammes. Résultats du nouveau calcul :
• en 2010, la part de chacun est toujours de 86 g (1 200 : 14)
• en 2050, la part de chacun n’est plus que 89 g (1 600 : 18)
• en 2050 la part de chacun n’aura donc toujours pas baissé.
Cette arithmétique toute simple montre que notre système de retraites par répartition, que le monde entier nous envie, est tout à fait finançable à l’horizon 2050. De plus, contrairement aux systèmes d’épargne retraite par capitalisation, la répartition ne vient pas alimenter la financiarisation déjà très excessive du système économique.
C’est pour ne pas alourdir la démonstration que nous avons laissé de côté d’autres aspects qui permettraient de faire grossir le gâteau d’ici 2050, tels que notamment :
• récupérer une partie significative des revenus de la propriété lucrative (10% du PIB), ce qui est non seulement possible, mais indispensable pour l’intérêt général (cf B. Friot et d’autres)
• la part des richesses non marchandes, puisqu’elles ne sont pas comptabilisées dans le PIB
• les richesses supplémentaires qui pourraient être produites par les 4 à 5 millions de demandeurs de … travail et de salaire.

11 octobre 2010
André Martin (ingénieur - animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/
Toute reproduction et diffusion est ... vivement encouragée
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Les maires gentils relais du gouvernement ?

_524_.jpgOn savait la réforme repoussant l’âge de la retraite rejetée par une majorité de français, tout comme est refusé le projet visant à casser le système solidaire de financement des retraites pour le privatiser.
On savait la volonté du gouvernement d’étouffer tout débat sous contrôle citoyen, allant même jusqu’à museler la représentation nationale, puisque le travail parlementaire a débuté à huis-clos à l’Assemblée Nationale, au nom de la « sérénité des débats ».
Pour démobiliser, on savait le choix du gouvernement d’imposer un débat parlementaire coupé en deux : dans un premier temps, pendant l’été, voter la loi de réforme des retraites, et seulement ce vote opéré, débattre de ses implications financières pour la Nation lors du débat sur la loi de finances, en novembre prochain !
Chaque jour, une vaste opération idéologique se déploie afin de justifier l’injustifiable. Les médias – télévisions et radios en tête – tendent complaisamment les micros aux ayatollahs de la régression sociale et c’est un défilé de représentants du MEDEF, élus UMP, intellectuels bien pensants qui, tous, au nom de la « solidarité » ou de « l’égalité » justifient une attaque sociale sans précédent et saluent le « courage politique » des gouvernants osant « enfin » s’attaquer à une réforme « dure mais nécessaire ».
Mais cela ne suffit pas. L’opinion publique s’entête à refuser le mauvais coup !
Et voilà que l’Etat appelle désormais les élus locaux à se faire le relais médiatique de la réforme. Dans un message adressé aux collectivités par Publicis Consultants France « mandatée par le Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique » (on appréciera l’appel à un leader mondial de la communication pour relayer une information d’un Ministère vers les collectivités locales !!), les élus locaux sont invités à populariser, auprès des populations, un dépliant gouvernemental vantant les mérites de la réforme Woerth.
Deux versions sont envoyées aux élus. L’une qui « peut être envoyée facilement par e-mail ou imprimer (sic !) avec une photocopieuse » et la seconde que les collectivités sont invitées « à personnaliser » en y ajoutant une adresse internet ou, si besoin, à « l’envoyer à un imprimeur professionnel pour une édition papier ».
Le message est on ne peut plus clair : non seulement pour les élus locaux, servir de béquille à un gouvernement en échec, mais aussi utiliser l’argent des contribuables pour renforcer l’arsenal de propagande aujourd’hui incapable à renverser une opinion publique décidément opposée à cette réforme !
La situation est donc ouverte. Le bras de fer entre la gauche et la droite ne va pas désarmer durant l’été. Le débat à la Commission des affaires sociales va durer jusqu’au 22 juillet, puis reprendra dans l’hémicycle le 6 septembre.
Le groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) a déposé 128 amendements, le groupe socialiste 140 : près de 400 au total déposés par l’opposition. Une pétition pour la retraite appuie la proposition de loi déposée par les députés communistes, républicains et parti de gauche -elle a déjà reçu plus de 50.000 signatures – et les syndicats annoncent une rentrée chaude.
Le 7 septembre une grande journée d’actions, grèves, débrayages, manifestations et rassemblements va prolonger la journée du 24 juin qui avait été un grand succès de mobilisation des travailleurs des secteurs privés et publics.
Le gouvernement a beau dire que le nombre de manifestant ne changera rien, cela relève plus de la volonté de dissuader nos concitoyens de manifester et le souvenir du CPE en 2006 nous rappelle qu’il n’en est rien : alors que la loi était votée, le mouvement populaire, la mobilisation des jeunes, des enseignants, des parents, des élus et de l’opinion publique avaient contraint de Villepin et Chirac à reculer, et cette loi votée n’a jamais été appliquée !

Info Cidefil

 

Retraites : " Il va y a avoir des gens qui vont cotiser 44, 45, 46 ans "

La CFDT ne peut s'engager dans une réforme qui remet en cause les 60 ans, a déclaré le 31 mai le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, lors d'un débat télévisé l'opposant à Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP.

"La CFDT ne peut pas s'engager dans une réforme des retraites qui remet en cause les 60 ans", a déclaré sur France 2 François Chérèque, en soulignant que lors du congrès du syndicat qui se tiendra du 7 au 11 juin, "il y a un élément qui ne sera pas remis en cause c'est le principe des soixante ans".

Le dirigeant syndical a souligné les différences entre la réforme envisagée par le gouvernement en 2010 et celle qui avait été effectuée en 2003, et que "la CFDT ne peut pas accepter" ce qui est selon lui un "changement de logique". "Le gouvernement nous fait un autre choix, il décale l'âge de départ, il passe d'une réforme où on privilégiait la durée de cotisation à une réforme où on privilégie l'âge" de départ, a estimé François Chérèque.

Ceux qui sont "sanctionnés dans cette réforme sont ceux qui ont commencé à travailler jeune", les "gens qui font des travaux pénibles" et "les personnes qui ont fait des carrières hachées, en particulier des femmes qui se sont arrêtées, qui ont fait des travaux précaires", a-t-il expliqué.

"On change la logique, on sanctionne les gens qui sont les plus précaires, les ouvriers, les gens qui ont les travaux les plus pénibles. Le fait de changer la logique, ce n'est pas la même solidarité, donc la CFDT ne peut pas accepter cette logique", a martelé le dirigeant syndical.

"La durée de cotisation en Allemagne c'est 35 ans", a rappelé le leader de la CFDT, interrogé sur le fait qu'en Allemagne, l'âge de départ sans pénalité, est 67 ans. "Les pays en Europe font ou le choix de l'âge, c'est le choix de la majorité des pays, c'est le choix de l'Allemagne et d'autres pays", ou "le choix de la durée de cotisation", a-t-il expliqué.

"Le choix de la durée de cotisation, c'était le choix de la réforme de 2003 et maintenant on nous rajoute le choix de l'âge de départ, c'est-à-dire qu'on va faire les deux. Nous allons être quasiment le seul pays à faire ces deux sanctions", s'est-il indigné. "Il va y a avoir des gens qui vont cotiser 44, 45, 46 ans et il va y avoir deux inégalités et deux systèmes. On ne peut pas avoir les deux", a-t-il dénoncé.

Source = AFP 01/06/2010

 

A Saint Gratien, le Maire fait le travail du percepteur.. et de la maîtresse !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Après avoir pris en charge le travail de la trésorerie de Montmorency, qui n’a plus le personnel nécessaire pour assurer le recouvrement des impayés, la commune de Saint Gratien va-t-elle à présent pallier les carences de l’Education Nationale ? Le Conseil municipal du 20 mai vient de répondre favorablement à la demande de l’inspection départementale qui souhaite voir se mettre en place un système de soutien scolaire. Cette aide en petits groupes se déroule après la classe pour les enfants de CP de deux écoles du quartier des Raguenets. Cette année, le coût total sera à la charge de la ville. En 2011, une subvention sera demandée au Conseil Général.
Elue et enseignante, je m’interroge sur cet étrange mélange de rôles entre service public d’Etat et commune. Est-il admissible de voir la commune se substituer à l’Etat défaillant, notamment quand elle connaît des difficultés budgétaires dues en grande partie à la diminution des dotations du même Etat et à la suppression de la taxe professionnelle ? Transfert de compétences et de charges tout à fait surprenant… La majorité municipale UMP va-t-elle longtemps faire le grand écart ? Approuver la politique de suppressions de postes dans la fonction publique mais combler les manques en apportant personnel ou moyens municipaux tout en dénonçant très discrètement cette situation : l’exercice est délicat ! On remarquera que les transferts de charges de l’Etat vers les communes ne datent pas d’aujourd’hui, le plus bel exemple étant celui des polices municipales. A quand la distribution du courrier par les employés municipaux ?
Ce nouveau système dit « d’accompagnement scolaire » interpelle aussi les enseignants. Qu’en est-il donc de la fameuse « aide personnalisée », soutien assuré par les enseignants aux élèves en difficulté ? Cette aide relevait auparavant d’enseignants spécialisés (le Rased) mais ils ont en grande partie disparu, victimes de la grande chasse aux postes de notre ministère. Syndicats et personnels ont dénoncé cette dérive qui fait que les enseignants doivent dorénavant assumer une tâche pour laquelle ils ne sont pas formés. Le traitement de la difficulté scolaire nécessite une formation particulière, nous le disons depuis deux ans. L’administration, en mettant en place un dispositif supplémentaire, reconnaît donc aussi l’échec ou du moins l’insuffisance de l’aide personnalisée.
Ce nouveau soutien du soir s’effectuera en petits groupes : un enseignant au maximum pour 5 élèves… de quoi faire rêver les maîtres des classes surchargées (30 ou 31 élèves, ça existe à Saint Gratien…) à qui on répète que les effectifs ne sont pas un problème… L’Education Nationale ne serait-elle pas bien inspirée d’alléger les effectifs des classes, particulièrement dans ces quartiers appelés pudiquement « sensibles » ? Cela donnerait à nos élèves une vraie « première » chance ! Si l’Etat investissait les moyens indispensables que réclament les syndicats et les personnels pour remplir correctement leur mission, il n’ y aurait pas besoin, le soir, de tenter de réparer les dégâts…
On pourrait aussi se demander s’il est vraiment bénéfique d’allonger ainsi la journée de travail d’enfants de 6 ans, alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est déjà bien trop longue…
Ces aides apportées par les communes posent également un problème d’équité entre les populations. Garges lès Gonesse est une ville où de nombreux élèves auraient besoin d’un soutien scolaire. Le budget communal le permettra-t-il ?
Enfin… cerise sur le gâteau déjà bien trop crémeux… Le Conseil municipal est sollicité pour donner son accord sur un dispositif… déjà mis en place depuis un mois ! Encore une triste illustration de la manière dont la majorité conçoit la démocratie locale. Les décisions sont prises (par qui ?) bien en amont et le rôle du Conseil est réduit à néant. Lorsque je déplore ce traitement plus que désinvolte vis à vis des élus, Madame le Maire m’accuse de « chipoter ». Croire que le Conseil est une instance décisionnaire et que tout n’y est pas joué d’avance, c’est « chipoter ». Chipoter, dans le dictionnaire, c’est faire des difficultés pour peu de choses. Passer outre le vote du Conseil municipal, c’est finalement peu de choses…
Pour ces différentes raisons, les élus communistes ont voté contre la prise en charge par la commune, et donc le paiement par le contribuable, de ce système d’accompagnement scolaire.
Isabelle Volat

 

Responsables et coupables, nous avouons !

Ce n’est pas tous les jours que nous avons les honneurs de la revue municipale. Et bien voilà, c’est fait… Madame le Maire cause de nous dans son éditorial ( ! ) du mois de mars 2010. Vous l’aurez deviné, elle ne nous fait pas que des compliments. En fait, elle nous fait même d’amers reproches. Mérités…, selon Madame le Maire.
Alors, nous avons décidé d’avouer. Oui, nous sommes responsables et coupables. Oui, nous avons commis d’horribles méfaits. A plusieurs reprises. Voici notre acte de contrition. S’il ne suffit pas, nous sommes prêts pour un procès public place Gambetta, sous le cèdre, où Madame le Maire rend la justice. Nous nous préparons, tête basse, à plonger dans le tonneau de goudron et à être couverts de plumes, en place publique.
La « liste candidate » évoquée par Madame le Maire dans son billet, et dont personne n’ose prononcer le nom… c’est nous : le Front de Gauche.
La ville, durant la campagne électorale des régionales, s’est vue couverte d’affiches et d’autocollants sur les palissades, barrières, poteaux ou panneaux… Nous avouons le forfait. Nous avons recouvert Saint Gratien sous notre propagande. Nous sommes très (trop ?) nombreux, fort organisés et nous avons consacré exclusivement tout notre temps à cette tâche : recouvrir la ville. Regrets absolus ( ?).
Nous méprisons totalement la législation qui nous l’interdit. Comme tout le monde sait, le Front de Gauche respecte rarement la loi. Nous méprisons encore plus les finances publiques. Comme tout le monde sait, le Front de Gauche n’aime pas l’argent. Quant au cadre de vie de nos concitoyens, nous nous en moquons complètement. Comme tout le monde sait, le Front de Gauche n’est pas écologiste. On ignore toutes ces valeurs réactionnaires. Nous sommes des vrais sauvages, d’ailleurs on affiche « sauvagement » et on peut même se demander comment des gens qui affichent (non, je veux dire qui professent ) un tel mépris des règles de la vie en société ont pu vivre jusqu’ici sans se faire remarquer – et se faire punir.
Jusqu’ici, nous étions dans l’erreur totale. Mais maintenant, il est temps, pour la brebis égarée (*), de faire repentance.
Jusqu’alors, nous croyions, à tort, que tous les partis avaient les mêmes droits et devoirs. Nous nous trompions.
Les autres ont le droit de coller sur les palissades. Pas nous.
A contrario, certaines choses sont permises alors que nous les imaginions interdites, ou anormales. Les autres ont le droit de coller sur les murs de la gare, sur les panneaux associatifs sans que personne y trouve à redire. Certains autres, mais pas n’importe qui, ont même le droit suprême de coller sur les panneaux administratifs. Nous, peut-être un peu innocents, ne l’avons pas même envisagé. Nous pourrions plaider l’ignorance : les règles ne sont pas du tout comme nous pensions …
Venons-en à présent au péché de dilapidation des finances publiques. Ignorance coupable là encore ? Jamais nous n’aurions pensé que les impôts des Gratiennois devaient servir au nettoyage de surfaces privées. Mais dépenses privées pour intérêts privés et dépenses publiques pour du matériel public, voilà bien encore des idées du Front de Gauche !
Pour le troisième forfait, nous plaidons cependant non-coupables. Mépriser la cadre de vie, là non. Nous pensions au contraire l’embellir. Au lieu d’une vilaine palissade blanc sale, nous voulions de la couleur. Du rouge, évidemment. C’est peut-être là l’erreur. Mais nous nous sommes appliqués pour ne pas coller n’importe comment, bien droit, harmonieusement, en alternant méthodiquement les thèmes… Peut-être pourrions nous bénéficier de circonstances atténuantes ? En plus, nous y avons passé du temps… mis beaucoup de soins…. Ce n’est pas joli de dénoncer, mais que fait la police ? Ce n’est pas une diversion, mais à quoi servent les caméras de surveillance ? A part nous coûter cher ? Mais ne dévions pas du sujet…
Non, notre seule défense, c’est de dire qu’on croyait bien faire. On a cru qu’en période électorale, les murs pouvaient un peu parler. Que les gens avaient besoin d’une (autre) information. Nous, qui n’avons ni police municipale pour porter nos courriers, ni revue municipale pour diffuser notre lettre, ni services techniques pour décoller les affiches gênantes (celles des autres…), nous pensions que nous pouvions utiliser l’affichage, à vrai dire traditionnel en cette période d’élection, et il est estimé que nous avons été trop exubérants en la matière. Erreur, grave erreur. La ville doit rester PROPRE et NETTE. Surtout en période électorale. L’important, c’est la propreté, l’affiche collée sur le bon panneau, la ville aseptisée, le poteau immaculé, la palissade nickel, la barrière sans tache.
Un dernier mea culpa pour que notre pénitence soit totale ? Il paraît que nous avons mécontenté Madame le Maire. Après une campagne non seulement d’affichage mais surtout de rencontres, échanges et discussions avec les Gratiennois (le logement, les transports, l’emploi et la formation, ça les intéresse parfois autant, voire plus que les affiches), la « liste candidate » a réalisé le score honorable de 6,2%. Au deuxième tour, la « liste candidate » a contribué au résultat de la gauche rassemblée avec les socialistes et les écologistes : 52, 61%. La liste UMP de Madame le Maire est loin derrière, pour la première fois depuis 20 ans : 47,39%. Très énervant. Et très tentant de trouver un bouc émissaire. Cela diffère un questionnement sur les motivations d’un échec.
Evidemment, si certains désirent consulter les différents échanges que la « liste candidate » a eu avec Madame le Maire, ainsi que des documents photographiques (couleur)… ils peuvent s’adresser à la Mairie et surtout à la rédaction de ce blog.

Faute avouée, faute à recommencer ?
(*) brebis égarée peut être biffé par nos internautes et remplacé par mouton noir. Au choix.
Isabelle Volat, pour la "liste candidate"
Retrouvez en annexe l'éditorial de la revue municipale. DSC00177.JPG

 

Saint Gratien : enseignements rapides du premier tour des élections régionales de mars 2010

L’abstention a été massive le 14 mars : plus de 53% des électeurs n’ont pas été voter. A Saint Gratien, dans le quartier des Raguenets, l’abstention dépasse les 65%. Le taux d’abstention sur la ville atteint 57,30%. Désintérêt, mécontentement, sentiment d’inutilité du vote ou encore message de défiance envers les politiques de tous bords ? Cette non-participation sanctionne la droite et l’action menée depuis 2007, mais questionne également la gauche qui n’a pas su convaincre. 64% des jeunes se sont abstenus : un réel problème pour la gauche qui n’apparaît pas comme proposant des alternatives crédibles et qui m’interpelle particulièrement, en tant qu’élue et enseignante.

La sanction est sans appel pour la droite, plus forte que celle annoncée. C’est un désaveu très net de la politique de démolition sociale menée depuis 2007, valable aussi pour ceux qui la soutiennent sur le terrain. L’UMP ne réunit pas un électeur sur trois (26,3%) et se voit largement devancée par un Parti socialiste (29%) qui pourrait apparaître comme le grand vainqueur du scrutin. A Saint Gratien, l’UMP rassemble seulement 34% et perd 1 500 voix par rapport au 2è tour des régionales de 2004. Effet d’une campagne discrète à droite, malgré la candidature du Maire, conseillère régionale sortante ? Le PS reprend des couleurs depuis les européennes de juin 2009 mais reste en deçà du score socialiste départemental.

L’effondrement du Modem sonne le glas des tentations de dérive au centre et c’est aussi une donnée non négligeable de ce scrutin. Cela tiendra lieu de vertu au PS ! (JL Mélenchon) A Saint Gratien, ce mouvement divise par deux ses voix et pourcentages depuis juin 2009.

Le NPA tombe à 2% car sa politique d’isolement stérile est sanctionnée. A Saint Gratien, il est en nette perte de vitesse sur les scrutins de 2004 et 2009.

Les électeurs du Front national ont de nouveau préféré l’original à la copie. Regonflée par le nauséabond débat sur l’identité nationale et l’immigration, surfant sur les aspects sociaux, l’extrême droite resurgit sur fond de crise et de chômage. Son score national de près de 12% est divisé par deux en Ile de France. A Saint Gratien, il ne représente « que » moins de 10%, mais a doublé son score des européennes.

Europe Ecologie (12,5%) ne réalise pas totalement ses ambitions. A Saint Gratien, on constate comme nationalement un net tassement de ses résultats depuis 2009.

Alliance politique neuve qui n’a connu que les élections européennes, le Front de Gauche conforte sa place et progresse par rapport à juin 2009. Dans plusieurs régions, le score du Front de Gauche est en très nette progression : en Auvergne (où André Chassaigne rassemble plus de 14%), dans le Limousin (13%), en Corse (10%), le Nord (10%), le Languedoc Roussillon (8,6%), le centre (7,5%). Le Front de Gauche obtiendrait nationalement 6,1% des voix, mais ce score devra être corrigé car le FG n’était représenté que dans 17 régions sur 22. Le résultat pourrait donc se situer entre 7 et 8% dans les régions concernées. Le Front de Gauche est devenu la troisième force politique de gauche.

En Ile de France, il obtient 6,5 %, score honorable même si nous avions espéré faire encore mieux. Le FG rassemble 5,34% des voix dans le Val d’Oise avec des scores appréciables comme à Bezons (13,9%), Pierrelaye (10,8%) Fosses (11%), Mériel (8,3%) … A Saint Gratien, le FG réalise 6,18%. Ce résultat local nous semble encourageant, en progression de 1,38% et de 90 voix depuis les européennes de juin 2009, il y a 9 mois. Est-ce le fruit d’une campagne que nous avons souhaitée proche des gens, déclinant localement les questions essentielles des transports, du logement, de l’emploi et de la formation, loin des ambitions personnelles, querelles de bas étage et autres coups médiatiques ? Ce fut une campagne active bien que nos forces soient modestes, mais nos arguments ont suscité intérêt et discussions approfondies. Tous ces échanges ne manqueront pas d’avoir des suites. Dans la toute prochaine période, des luttes sociales importantes seront nécessaires pour contrer les mauvais coups déjà programmés : « réforme » des retraites, casse des services publics… Une opposition combative aura là toute sa place.

Dans l’immédiat, il importe de finir le travail commencé le 14 mars : infliger une sévère défaite à la droite de Pécresse et Poniatowski lors du deuxième tour. La gauche a des réserves considérables de voix dans les quartiers populaires qu’elle doit tout faire pour mobiliser. C’est la dernière occasion avant 2012 d’infliger une « gifle électorale » à la droite !
Isabelle Volat
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Un débat capitalE

Dernière semaine de campagne électorale des régionales et force est de constater qu’une nouvelle fois les médias n’ont pas joué leur rôle. Pas de débats contradictoires, pas d’informations sur les projets des uns et des autres, l’éternel jeu des petites phrases ou des querelles personnelles remplaçant les véritables enjeux du scrutin.
Pourtant, les attentes des citoyens sont grandes et les compétences régionales les concernent de près : emploi et formation, transports, logement, lycées.
Pierre Laurent a donc lancé le défi à Valérie Pécresse d’un débat public et contradictoire. La tête de liste Front de Gauche en Île de France et celle de la liste UMP ont ainsi débattu de leurs projets respectifs pour la région le jeudi 4 mars à Saint Denis.
Après le temps des fausses polémiques, enfin un vrai débat qui a abordé les questions essentielles : transports, emploi et formation, environnement, éducation, logement etc. L'occasion a été ainsi donnée à la candidate UMP et au candidat Front de Gauche de débattre des sujets qui font la vie des Francilien-ne-s. Projet contre projet : Valérie Pécresse et Pierre Laurent développent des visions antagonistes de l’Ile de France.
Aucun grand média n’ayant jugé utile de retransmettre cet échange, retrouvez l’intégralité du face à face sur ALTERNA TV, qui contribue ainsi au débat démocratique.

La vidéo du débat.

 

Déclarations diverses …

Lors de la présentation des ses vœux aux forces économiques, notre omniprésident l’avoue : « Je crois au travail et je crois à la famille. » Travail, famille… à l’origine, une formule comportant trois mots, non ? Le troisième m’échappe.. identité nationale ? Non, mais quelque chose d’approchant… ça va me revenir…

Le même a terminé son allocution en disant : « 2010 sera une année de renouveau. Les efforts que nous faisons depuis deux ans et demi vont porter leurs fruits. » Et paf, le lendemain, sondages : Sarkozy perd deux points pour tomber au plus bas, à 32% seulement de satisfaction et son action est jugée défavorablement par 63% des français… Ils n’ont pas bien suivi, ou quoi ?

Valérie Pécresse, tête de liste UMP aux élections régionales en Ile de France, déclare : «  Si je suis élue présidente de la région, on me verra dans les gares pour vérifier si les trains sont à l’heure, si c’est propre. » Ça laisse pantois… c’est donc ça, le boulot du président de région, aller dans les gares, éventuellement houspiller les cheminots et faire bosser les balayeurs.. je voyais ça autrement… Une fois les pendules remises à l’heure, Madame Pécresse ira-t-elle ensuite dans les lycées (ils dépendent de la région) pour vérifier que les profs n’ont pas manqué le train ?

Beaucoup moins drôle… deux journalistes français sont enlevés en Afghanistan dans le cadre de leur travail de journalistes… qui est d’informer, dans tous les pays du monde et même dans les situations de guerre. Faut-il rappeler que la France a là-bas 3 750 soldats ? Nous avons donc d’autant plus le droit de savoir ce qu’ils y font. Les journalistes ont pris des risques : ceux que leur impose leur métier. Mais pour Sarko, « c'est insupportable de voir qu'on fait courir des risques à des militaires pour aller les chercher dans une zone dangereuse où ils avaient l'interdiction de se rendre. » Alors, il y a des zones « interdites » à la presse en Afghanistan ? La liberté de la presse s’arrête là où commence le danger ? Ou inversement, le danger commence-t-il là où la liberté... ?

Grand débat (Pourquoi grand ? Pas haut, en tout cas…) : Besson affirme avec satisfaction que 30% « seulement » des contributions portent sur l’immigration et l’islam. Mais 15% des contributions vraiment «trop» xénophobes ont déjà été mises à la poubelle par les modérateurs. Au final, ça fait beaucoup de dérapages et Besson lui-même pourrait bien finir en victime collatérale.

Marie-George Buffet voit Sarko comme un boxeur qui serait aussi dentiste : «  Au pouvoir, il vous démolit le portrait… en campagne électorale, il propose de vous refaire les dents ! »

Le Parti de Gauche propose, lui, en montant sur le ring à l’occasion des élections régionales, de mettre  une bonne gauche  à la droite ! On ne quitte pas le monde de la boxe…

Isabelle Volat

 

Appel à manifester le 19 janvier devant le Sénat pour dire non au projet de démolition des collectivités locales !

L’association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) appelle à une mobilisation contre les projets de réformes des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle. Les élus communistes dénoncent l’étranglement financier, la fusion inavouée des régions et des départements, le regroupement autoritaire et accéléré des communes au sein de communautés urbaines. Le but immédiat est le glissement vers le privé des missions et des services publics que ces collectivités n’auront plus les moyens d’assurer. S’ajoutera la disparition de milliers d’emplois et la casse du statut de la fonction publique. Le gouvernement, qui liquide de façon massive les postes de fonctionnaires, n’accuse-t-il pas dans le même temps les communes, départements et régions de créer des emplois ? Par ces temps de chômage galopant, un vrai scandale auquel il convient de mettre rapidement un terme !
Autre visée de ces réformes : éloigner encore un peu plus les citoyens des lieux de décision, et peut-être notamment de la commune, échelon proche s’il en est de la population : qui ne connaît le nom de son maire ? Qu’en sera-t-il de la participation aux élections municipales, lorsque nos villes seront engluées dans un regroupement intercommunal éloigné, aux projets étouffés faute de moyens ? Certains parient assurément sur la désaffection des électeurs….
Reconcentration des pouvoirs sous contrôle de l’État et mise à mal de l’intervention citoyenne, rendue encore plus difficile, voilà ce qui nous attend si nous laissons faire aujourd’hui. Mais rien n’est encore joué : à nous de mobiliser habitants, agents territoriaux et élus. Même à droite, la grogne monte… Le président du groupe UMP au Sénat avoue par exemple ne pas être en mesure de faire voter le mode d’élection des futurs conseillers territoriaux. Il faut dire que le scrutin majoritaire uninominal à un tour est diaboliquement antidémocratique et laminera à coup sûr toutes les minorités.
Il nous faut montrer l’attachement des citoyens aux communes, départements et régions, collectivités qui mettent en œuvre des politiques sociales, culturelles, économiques et des services publics indispensables au quotidien. Mesurons-nous vraiment tout ce que nous apporte notre ville, notre département et notre région en matière de transports, de logements, d’aide sociale, de crèches, d’équipements sportifs, culturels, d’aménagement du territoire, d’aide à la scolarité de nos enfants ? Communes, départements et régions jouent un rôle essentiel dans notre vie quotidienne : sachons agir aujourd’hui pour les conserver et améliorer encore leur fonctionnement.
Pour amplifier la riposte, l’ANECR appelle à un rassemblement devant le Sénat, le 19 janvier, date à laquelle le débat s’engagera dans cette assemblée. Le projet de démembrement des compétences des collectivités territoriales est un risque grave pour la démocratie locale et le rôle des élus de proximité. Cette prétendue « réforme » de l’organisation du territoire est une régression, un recul démocratique sans précédent qu’il faut stopper !
La Sarkozie connaît actuellement quelques turbulences…. Faisons tout pour lui infliger un nouvel échec ! 018.jpg

 

Conférence de presse des élus communistes

Texte invité

Voici l’intervention faite par Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF, lors de la conférence de presse des élus communistes sur la réforme des collectivités territoriales le 26 novembre à Argenteuil.

Si nous avons souhaité vous rencontrer aujourd’hui, c’est pour alerter les citoyens sur les conséquences désastreuses que les projets gouvernementaux de réforme des collectivités locales, du grand Paris et de la suppression de la taxe professionnelle entraîneraient s’ils étaient adoptés.

Le projet gouvernemental de réforme des collectivités locales est une régression sans précédent dans l’histoire de la vie démocratique du pays. L’objectif de cette réforme est d’éloigner les citoyens de tout pouvoir de décision et même de les priver de leurs représentants élus les plus proches, d’étouffer le service public et de le livrer aux affairistes. Ce projet accentuerait les inégalités entre territoires et citoyens.

La plupart des compétences des communes et des départements seraient absorbées par des établissements « commandés » par des préfets aux pouvoirs renforcés. Les élus départementaux et régionaux fusionneraient sous l’appellation d’élus territoriaux qui géreraient donc des territoires beaucoup plus vastes au détriment de leur politique de proximité. Dans cette optique, plus de 100 000 élus seraient supprimés ! Sarkozy affirme vouloir en finir avec, je cite, « l’empilement des structures » mais il agit en fait pour éloigner la pratique du pouvoir des populations. Il dit permettre ainsi un fonctionnement « à moindre coût » : c’est une aberration. La part des élus départementaux et régionaux dans le budget des collectivités est de seulement 0.04% !

Le mode de scrutin préconisé est quant à lui un véritable scandale. Les 20% de proportionnelle annoncés ne servent qu’à cacher un mode de scrutin « uninominal à un tour » qui vise à permettre à l’UMP de plus en plus minoritaire de garder le pouvoir. C’est en fait l’instauration de la bipolarisation de la vie politique, en essayant de supprimer du paysage public les forces qui portent des politiques de transformation.

Nicolas Sarkozy lie par ailleurs sa réforme à la suppression de la taxe professionnelle, témoin éclairant de son soutien aux intérêts privés, preuve de sa volonté de retirer tout moyen d’action aux collectivités. L’accueil fait à François Fillon au congrès des maires de France prouve que la plupart d’entre eux, de tous les partis, sont fermement opposés à cette mesure. En effet, une telle décision serait une véritable catastrophe pour les collectivités territoriales et principalement les communes qui vont perdre plus de 11 milliards de ressource. Le premier ministre annonce qu’il va compenser cette perte par une dotation de l’Etat. Or, ces dotations de l’Etat sont promises à décliner lentement mais sûrement. De plus, ces dotations proviendraient du budget de l’Etat, donc des recettes de l’impôt principalement payé par les ménages. C’est un nouveau transfert au profit de entreprises et du capital.

Pourquoi vouloir casser les collectivités territoriales qui répondent pourtant aux besoins de la population et qui représentent 75% de l’investissement public dans notre pays ? Il y a là un caractère idéologique du Président qui veut tout tenir : suppression d’emplois publics et maintenant réduction des dépenses des collectivités en réduisant le nombres de salariés.

C’est ce même état d’esprit que nous retrouvons dans le projet sarkozien du « Grand Paris ». Ce projet s’organise autour de la réalisation, sans concertation, d’une infrastructure de transports qui relierait des pôles encore à construire. Ce « grand huit », hyper sélectif, avec une gare tous les 4 kilomètres, délaisserait les territoires de vie existant. Le but : faire du « Grand Paris » une place financière concurrente des autres métropoles mondiales et répondre ainsi aux intérêts du MEDEF. Ce projet nie les territoires existants, leur desserte, leur relation, leur dynamisation. Les pôles économiques spécialisés tels qu’ils sont conçus vont encore accentuer les déséquilibres, les inégalités sociales et territoriales, sacrifier l’emploi et accentuer la crise écologique. Avec le « Grand Paris » tel qu’il est conçu aujourd’hui, l’Ile de France sera livrée aux affairistes, aux financiers et aux promoteurs. C’est un véritable projet de classe. Pour être sûr de garder la main, l’Etat confisque, en créant « la société du grand Paris », la liberté des collectivités territoriales.

Comme vous le voyez, ces trois projets sont guidés par la même philosophie, la logique libérale, et visent à réduire les possibilités pour les collectivités locales de développer des services publics répondant aux besoins et attentes de l’ensemble des populations. Est-ce à dire que les communistes sont pour le statu quo ? Pas du tout.

Nous proposons une réforme qui institue le partage des décisions entre citoyens et élus, qui valorise le rôle et le travail des élus, qui donne les moyens financiers aux collectivités territoriales pour pouvoir conduire leur politique, qui favorise le développement des services publics et un nouveau mode de développement, qui ouvre les collectivités à des coopérations entre elles.

C’est pourquoi nous pensons qu’il ne faut pas supprimer la taxe professionnelle, mais il faut la faire évoluer pour la rendre « intelligente » : l’entreprise qui investit dans la recherche, dans la formation, dans les salaires, dans une autre forme de production aurait droit à un bonus mais une entreprise qui fait de la financiarisation se verrait elle appliquer un malus. En effet, que les entreprises financent l’investissement public local serait plus utile que d’engouffrer leur argent sur les marchés financiers.

Nous mettons la démocratie au coeur de cette réforme. Ainsi, nous nous battons pour que la proportionnelle soient mise en oeuvre dans tous les scrutins de liste, pour que le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers soit reconnu à toutes les élections, pour instaurer une réelle démocratie participative, qui ne peut être un gadget ou un simple argument de campagne, mais la participation des citoyens aux décisions pendant la durée du mandat. Je m’arrête là mais nous ne manquons pas de propositions que nous porterons entre autre durant la campagne des régionales et plus tard au sein du conseil régional.

Plus d'info sarko.JPG

 

Motion référendaire pour la Poste !

Voici le texte de la motion référendaire déposée au Sénat par les groupes d’opposition. Les groupes UMP et centristes, majoritaires, ont rejeté ce texte, avec des arguments parfois bien surprenants ! Du style : Les citoyens seraient incapables d’ « appréhender tous les aspects juridiques et économiques d’un texte complexe » ou bien « Le peuple a inventé la guillotine, il faut donc se méfier de son jugement » (l’Humanité du 5 novembre)

La Poste constitue le plus ancien de nos services publics. Depuis la création des premiers relais-postes en 1477 sous le règne de Louis XI, l’administration postale a traversé les siècles en s’adaptant constamment, en augmentant son périmètre d’action, jusqu’à devenir aujourd’hui emblématique de notre République.

Avec son maillage unique réparti sur tout le pays, elle est un point de repère essentiel, dans nos communes pour l’ensemble de nos concitoyens - toutes générations confondues- nos administrations, nos entreprises. La Poste fait partie intégrante de nos territoires et contribue à en corriger certaines inégalités. Elle est le symbole du service public de proximité, garant des valeurs d’égalité, d’adaptabilité, de continuité, notamment territoriale.

La Poste est une pièce maîtresse de la cohésion sociale de notre nation. Elle est tout d’abord le 1er employeur public après l’État. L'établissement public, maître d’œuvre de l’accessibilité bancaire, est aussi un rempart précieux contre la précarité et les inégalités économiques et sociales. Enfin, ses postiers ont su, dans nos campagnes et nos quartiers, maintenir un lien social et une solidarité indispensables aux plus démunis comme aux plus isolés.

Le gouvernement a déposé le 29 juillet 2009 un projet de loi relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales, dont le premier article vise à transformer la Poste en société anonyme. Ce projet de transformation en société anonyme, parce qu’il ouvre la voie à une privatisation future de la Poste, parce qu’il met en difficulté un service public essentiel, nous semble remettre en cause à terme notre Constitution et en particulier, le 9ème alinéa du préambule de la Constitution de 1946 qui dispose que : « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert, les qualités d’un service public national ou d’un monopole de fait doit devenir la propriété de la collectivité »

Une telle menace est tout à fait réelle. Elle a été prise très au sérieux par un grand nombre de nos concitoyens. En réponse à ce projet de loi, une consultation citoyenne de très grande ampleur s’est déroulée du 27 septembre au 5 octobre 2009. Elle a réuni 2,3 millions de votants invités à se prononcer pour ou contre le changement de statut.

A l’issue de cette consultation, une très grande majorité de ces votants se sont prononcés pour le maintien actuel du statut de la Poste. Cette mobilisation citoyenne a illustré l’attachement viscéral de nos concitoyens aux services publics et à la Poste en particulier. Dans ce contexte, il nous paraît indispensable que cet attachement constaté de toutes parts se concrétise par la voie référendaire. Nos concitoyens ne comprendraient pas qu’ils puissent être exclus d’un processus de décision qui concerne aussi intrinsèquement leur vie quotidienne et leur avenir.

Suite à la loi constitutionnelle du loi du 4 août 1995, l’article 11 de la Constitution prévoit que le Président de la République puisse soumettre à référendum, sur proposition du Gouvernement ou sur proposition conjointe des deux assemblées, tout projet de loi portant sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation, et aux services publics qui y concourent.

Les auteurs de la motion proposent donc au Sénat d’adopter la proposition de soumission au référendum du projet de loi relatif au changement de statut de la Poste.

Article unique

En application de l’article 11 de la Constitution, le Sénat propose au Président de la République de soumettre au référendum le projet de loi, enregistré à la Présidence du Sénat le 29 juillet 2009, relative à l’Entreprise publique La Poste et aux activités postales. S-nat-2-novembre-0902548_1-27596.jpg

 

La commune de Saint Gratien va–t-elle devoir financer les écoles privées d’Enghien… ou d’ailleurs ?

Dès février 2008, j’alertais les lecteurs de ce blog sur le danger d’une proposition de loi visant à faire financer par les communes les écoles privées en dehors de leur territoire. Exagération ? Hélas non, revoilà la même affaire !

Si la proposition de loi du député Carles (UMP, faut-il le préciser…) était adoptée à l’assemblée, une commune pourrait se voir obligée de financer la scolarité d’élèves dont les parents auraient choisi une école privée, même dans une commune voisine. Lesdits parents obtiendraient satisfaction s’ils montrent soit que leurs enfants ne peuvent pas être accueillis sur leur commune de résidence ou que pour raison médicale ..ou professionnelle…ou pour rapprocher la fratrie…ils doivent fréquenter l’école privée d’une autre commune. Larges possibilités !

Plusieurs problèmes sont soulevés dans ce débat.

Il s’agit sans conteste d’un cadeau fait aux établissements privés, qui passe d’autant plus mal que les attaques se multiplient contre l’école publique … Tentant pour certains de fuir les classes surchargées pour des conditions d’accueil plus convenables, par exemple.

Évidemment les communes crient au scandale puisqu’on leur impose des dépenses supplémentaires (coût estimé : 500 millions d’euros), alors que certaines ont déjà bien du mal à entretenir leurs locaux d’enseignement public. Les élus de gauche contestent l’atteinte à la «libre administration des collectivités locales» et soulignent que c’est le préfet qui arbitrera en cas de litige.

Comme le faisait remarquer un élu plein d’humour, c’est comme si un réfractaire aux transports en commun demandait à l’État de lui rembourser ses courses en taxi… Et celui qui a choisi de boire de l’eau minérale au lieu de celle du robinet, va-t-il nous envoyer son ticket de caisse ?

Le Sénat a déjà approuvé cette proposition de loi ; l’Assemblée Nationale est consultée le 28 septembre.

Et vous, contribuables de Saint Gratien, avez-vous envie de financer les établissements privés de la ville d’Enghien ou de Margency ?
Vous trouverez à cette page : toute précision pour agir, écrire aux parlementaires, signer la pétition en ligne.

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Non à la privatisation de la Poste !

Les mauvais coups se préparant plus facilement pendant l’été….le gouvernement se sentant certainement conforté par le résultat des élections européennes, bien que l’UMP n’ait réuni qu’à peine 12% des voix….. il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir ressortir des tiroirs le projet de privatisation de la Poste.

La Poste change de statut et devient une société anonyme, selon le projet de loi gouvernemental. Or, ni les directives européennes , ni la situation financière de la Poste ne justifient l’ouverture du capital. Ne nous cachons pas derrière les mots : l’ouverture du capital, c’est la privatisation. La privatisation, c’est la recherche de profits financiers au détriment du service public et des personnels. L’expérience de France Telecom et de GDF le démontrerait si cela était encore nécessaire : les citoyens ont tout à y perdre !

Le projet sera examiné une seule fois au Sénat en octobre puis à l’Assemblée en novembre. Cette précipitation veut empêcher la consultation des citoyens et des collectivités locales, alors qu’il s’agit d’un service public majeur et emblématique dans notre pays.

Nul doute que la course au profit se fera au détriment des services rendus à la population : augmentation des tarifs, fermetures de bureaux, rupture de l’égalité d’accès au service ( qui peut croire qu’il sera « rentable » de distribuer le courrier au fin fond du département de la Lozère ?)

Un droit essentiel, celui du droit à la communication, sera ainsi mis à mal. N’oublions pas que la Poste est aussi la Banque Postale, qui permet aux plus modestes de posséder un compte, et qu’elle draine de surcroît une bonne partie de l’épargne populaire.

Les députés communistes et ceux du Parti de gauche à l’Assemblée ont déjà annoncé leur opposition à cette privatisation. Un Front de Gauche, cela ne sert pas que pour les élections…

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Réunions de quartier et démocratie locale

La traditionnelle réunion de quartier réunissait samedi 6 juin une trentaine d’habitants du « Parc » et quelques élus. Ces « assemblées consultatives de quartier », présentées par la majorité municipale comme le nec plus ultra de la démocratie locale, ne sont la plupart du temps qu’une occasion pour Madame le Maire de présenter ses projets ou ses réalisations sous le meilleur jour…. On y traite beaucoup de questions de voirie, de sécurité routière …. Ces problèmes font partie, certes, de notre vie quotidienne. Rarement sont évoqués des sujets plus essentiels, et surtout, il ne s’agit là que d’information, jamais de concertation !

Je ne regrette pourtant pas d’avoir assisté à cette assemblée. J’y ai appris (avec consternation) qu’ une nouvelle « privatisation « de rue allait être réalisée. Après la fermeture de la rue Paul Doumer, sous prétexte de sécurité routière, voici que l’avenue de Catinat, à son tour, sera interdite à la circulation, riverains exceptés bien évidemment et seulement la nuit : reste à comprendre l’intérêt de cette mesure, le trafic automobile étant quasi nul à ce moment !! Encore une voie publique qui devient privée, sans aucune concertation avec quiconque. Ainsi va la démocratie à Saint Gratien.

Une voix discordante s’est toutefois fait entendre lors de cette réunion : un habitant du quartier a interpellé le maire sur la fermeture d’une classe de maternelle à l’école Jules Ferry, entraînant des effectifs alourdis à la prochaine rentrée. Les ouvertures et fermetures de classes ne dépendent pas de la commune, l’Education Nationale fixant les nombres d’élèves nécessaires. Remarquons toutefois que c’est bien le gouvernement UMP, qui dans sa chasse effrénée aux fonctionnaires, supprime cette année plus de 20 000 postes dans l’enseignement : qui peut croire que cela n’a jamais de répercussions sur le terrain ? Madame Eustache s’est bien gardée de défendre la politique menée par sa majorité dans ce domaine…

Le même parent a regretté la suppression des classes de découverte pour les élèves de CM2. La réponse fut encore très « langue de bois » : c’est une mesure budgétaire, on fait des économies car Saint Gratien n’est pas une ville riche. Elle a tout de même pu assumer cette dépense depuis des dizaines d’années !! Aujourd’hui, la somme extravagante de 60 000 € serait un risque pour le budget communal. Le jardin médiéval près de la mairie, dont le coût s’élève à 50 000 €, n’est, lui, pas un problème… Curieuse argumentation aussi qui consiste à dire que les enseignants pourront faire financer par la mairie des projets pour leur classe. Tous les projets seront-ils financés ? Qui décidera s’il faut choisir ? Qui fixera l’enveloppe à allouer ? Autant de questions qui n’ont jamais été évoqués avec les premiers concernés : les enseignants ! Démocratie et participation des intéressés ne figurent pas dans les préoccupations de la municipalité.

 

Lettre des élus communistes de Saint Gratien avril 2009

logoBis.gif L'esclavagisme des temps modernes

Des travailleurs sans papiers, flexibles et corvéables à merci, nettoient nos rues et ramassent nos ordures. La mairie vient de passer un marché pour le nettoyage de la voirie et des espaces verts de la commune avec la société « Val' Horizon » qui assure également le ramassage des ordures ménagères sur le territoire de la vallée de Montmorency, pour le compte du syndicat intercommunal « Emeraude ».

Derrière le joli nom de « Val' Horizon », se cache une entreprise dont les pratiques sont indignes : conditions de travail d'une autre époque, salariés embauchés à la journée sans contrat, emploi de travailleurs sans-papiers. La mairie de Saint Gratien n'a pas hésité à attribuer un marché à cette entreprise qui ne respecte pas la législation du travail. Nous avions pourtant alerté la commission d'appel d'offres sur ses pratiques inacceptables, surtout pour une société vivant de marchés publics et assurant des missions de service public.

Suite à la grève et à l'action des employés de « Val 'Horizon », le Préfet vient de s'engager à régulariser les 42 travailleurs sans-papiers.

L'inquiétude des habitants des Raguenets

Les habitants des Raguenets ont adressé une lettre à Madame le Maire pour l'interpeller sur le climat d'insécurité grandissante qui sévit dans leur quartier : braquages de magasins, agressions de bandes, actes de vandalisme à répétition.... Sans noircir le tableau et présenter les Raguenets comme une zone où règne la violence, il est certain que la situation se dégrade. La vidéosurveil lance qui nous coûte si cher n'a donc pas démontré son utilité. Rien ne remplace lîlotage par une police de proximité et il est regrettable que la ville ait choisi d'assurer la sécurité par le biais d'une société, de gardiennage privée ! Nous réclamons depuis longtemps l'implantation d'un commissariat, doté de forces de police suffisantes, indispensable dans une ville de plus de 20 000 habitants. Ces mesures ne dispenseront pas d'une réflexion en profondeur sur les difficultés de ce quartier : il faut notamment organiser des actions importantes de prévention. Les Raguenets souffrent comme toutes les cités populaires du chômage, de la précarité et des fins de mois difficiles, de l'échec scolaire : de la politique de Sarkozy qui accorde tant aux plus riches en laissant se débattre les plus fragiles dans une vie quotidienne encore compliquée par la crise économique.A quand un « bouclier social » ?

Au conseil municipal du 26 mars...

  • Vous paierez encore plus... La majorité UMP a voté une augmentation des taux d'imposition de 3,80%. Sont concernées la taxe d'habitation, la taxe foncière et la taxe sur le foncier non bâti. Cette hausse s'ajoute à celle des bases, qui ont été augmentées par l'Etat de 2,5%. Une taxe d'habitation de 1670 € sera majorée de 107 € environ. Les impôts locaux sont une charge de plus en plus importante pour les ménages. La note sera d'autant plus douloureuse cette année du fait de la situation économique difficile pour beaucoup de nos concitoyens. De nombreuses collectivités locales sont confrontées à des équations budgétaires délicates et contraintes d'augmenter la pression fiscale sur les habitants. Le gouvernement leur a transféré des compétences nouvelles sans les compenser intégralement et diminue sensiblement les dotations. C'est encore le cas cette année pour Saint Gratien. L'annonce de la suppression de la taxe professionnelle par Sarkozy, sans qu'on sache ce qui viendra la remplacer, a de plus provoqué un tollé chez les élus de tous bords : c'est en effet une ressource essentielle pour les communes. Il faudrait au contraire moderniser cette, taxe, pour favoriser par exemple les entreprises qui sont créatrices d'emplois. Au mois de décembre, la municipalité annonçait une hausse modérée des taux d'imposition. Pour beaucoup de Gratiennois, l'addition sera au contraire lourde à supporter, dans un contexte économique qui les a déjà appauvris. Il n'était donc pas judicieux de procéder cette année à une telle augmentation !
  • Les expulsions locatives Ces pratiques moyenâgeuses qui enfoncent les familles dans les difficultés peuvent malheureusement reprendre depuis le 1er mars. Nous avons interrogé la municipalité sur le relogement de personnes expulsées ; la loi n'oblige pas les communes à y procéder. Nous le regrettons et constatons que Madame Boutin, ministre du logement a encore brassé beaucoup de vent dans les médias ...

La crise financière montre que le capitalisme ne peut déboucher que sur le déséquilibre de l'économie et l'accroissement des inégalités. Faute d'une relance importante du pouvoir d'achat et d'une remise en cause du pouvoir de la finance, la crise a des répercussions sociales et le mécontentement grandit dans notre pays comme l'ont montré les journées d'action du 29 janvier et du 19 mars, mouvements soutenus par une majorité de français. Le « bouclier fiscal » qui permet aux contribuables les plus aisés de récupérer une part importante de leur impôt, les primes pharaoniques versées aux grands patrons font particulièrement scandale.

 

Au conseil municipal du 26 mars…

  • Vous paierez encore plus…

La majorité UMP a voté une augmentation des taux d’imposition de 3,80%. Sont concernées la taxe d’habitation, la taxe foncière et la taxe sur le foncier non bâti. Cette hausse s’ajoute à celle des bases, qui ont été augmentées par l’Etat de 2,5%. Une taxe d’habitation de 1670 € sera majorée de 107 € environ.

Les impôts locaux sont une charge de plus en plus importante pour les ménages. La note sera d’autant plus douloureuse cette année du fait de la situation économique difficile pour beaucoup de nos concitoyens. De nombreuses collectivités locales sont confrontées à des équations budgétaires délicates et contraintes d’augmenter la pression fiscale sur les habitants. Le gouvernement leur a transféré des compétences nouvelles sans les compenser intégralement et diminue sensiblement les dotations. C’est encore le cas cette année pour Saint Gratien.

L’annonce de la suppression de la taxe professionnelle par Sarkozy, sans qu’on sache ce qui viendra la remplacer, a de plus provoqué un tollé chez les élus de tous bords : c’est en effet une ressource essentielle pour les communes. Il faudrait au contraire moderniser cette taxe, pour favoriser par exemple les entreprises qui sont créatrices d’emplois.

Au mois de décembre, la municipalité annonçait une hausse modérée des taux d’imposition. Pour beaucoup de Gratiennois, l’addition sera au contraire lourde à supporter, dans un contexte économique qui les a déjà appauvris. Il n’était donc pas judicieux de procéder cette année à une telle augmentation !

Ces pratiques moyenâgeuses qui enfoncent les familles dans les difficultés peuvent malheureusement reprendre depuis le 15 mars. Nous avons interrogé la municipalité sur le relogement de personnes expulsées : la loi n’oblige pas les communes à y procéder. Nous le regrettons et constatons que Madame Boutin, Ministre du logement a encore brassé beaucoup de vent dans les médias …

 

Lettre des élus communistes de Saint Gratien février 2009

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Le Conseil municipal de Saint Gratien du 6 février a, comme prévu, retiré son titre au premier adjoint. Celui-ci siègera donc désormais comme simple conseiller municipal. Cet épisode fait suite au différend qui l’opposait au maire depuis le vote du budget.



La majorité municipale est très divisée sur ce sujet puisque 17 membres du conseil ont voté contre le maintien du premier adjoint et 10 pour qu’il soit maintenu dans sa fonction. Le deuxième mandat de Madame Eustache risque fort d’être plus agité que le précédent. Le conseil municipal sera-t-il enfin un lieu d’échange et non plus une chambre d’enregistrement ? Ou faut-il voir dans cette péripétie la volonté d’une partie de la droite de se dégager de l’autorité (voire de l’autoritarisme…) du maire pour mener sa propre barque ?



Voici la déclaration qu’ont faite les élus communistes lors de ce conseil.

Notre groupe a, comme Monsieur Descouts, voté contre le budget présenté au conseil municipal du 18 décembre, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Monsieur Descouts estime, qu’au vu du contexte économique et financier, il faut réduire de façon importante les dépenses de fonctionnement et que la ville a par exemple, trop d’employés municipaux.

Nous considérons au contraire qu’il s’agit là de la mission de service public de la commune : loin de la réduire, il faut la développer. La ville se doit d’assurer toujours mieux les services rendus , et particulièrement en période de crise économique et de difficultés croissantes pour les habitants.

Notre appréciation budgétaire est donc tout à fait différente. Sur le fond du problème, et c’est finalement la seule chose qui devrait nous intéresser ce soir, nous réaffirmons que si les budgets sont délicats à équilibrer, il faut jouer sur les différentes façons de le faire (évolution de la dette et des taux d’imposition, dépenses de fonctionnement et d’investissement) et pas uniquement peser sur le fonctionnement : pour rappel, les dépenses de fonctionnement baissent de 5% hors personnel et frais financiers dans le budget 2009. Les communes sont également confrontées aux insuffisances croissantes des dotations de l’état qui se désengage, situation que nous dénonçons. La suppression annoncée par le président de la République de la taxe professionnelle aggravera encore les choses et a suscité un tollé chez les élus locaux de tous bords.

Le différend qui est apparu au grand jour en décembre dans la majorité municipale, moins d’un an après les élections de mars 2008, pose toutefois d’autres questions que celles liées à la politique budgétaire . Le vote du budget est effectivement un acte décisif pour la gestion communale : nous laissons à la majorité le soin de régler en son sein les divergences importantes qui se sont exprimées.

Mais il y a là aussi une question essentielle qui concerne le fonctionnement de l’assemblée communale, et au-delà, la démocratie locale. « Le conseil municipal n’est pas un espace de débat » : telle est la position souvent reprise par le Maire. Hélas ! nous en avons aujourd’hui, une nouvelle fois, la démonstration. Comme en 2006, avec le premier adjoint de l’époque, pas une voix discordante ne doit s’élever dans notre assemblée. Celui qui ose s’opposer se verra sanctionner, exclure. Le débat est verrouillé. « Les positions différentes s’expriment en amont du conseil », nous dit-on parfois. Mais même dans les commissions municipales, il n’y a guère de discussions ! Le pouvoir municipal est très centralisé. Les compte-rendus du bureau municipal ne nous arrivent plus : oubli ou censure ? Le bulletin municipal ne se fait l’écho d’aucun échange et les photos y sont judicieusement choisies. Les assemblées « consultatives » de quartier sont en réalité fort peu consultées. Bref, le débat, l’échange, l’enrichissement mutuel entre avis divers… la démocratie, enfin !! tout cela existe peu dans la vie politique à Saint Gratien. Le sujet qui nous occupe ce soir en est une triste illustration de plus.

Pour toutes ces raisons, les élus communistes ne souhaitent pas participer au vote. Que la majorité municipale ait choisi l’opacité et la fermeture une fois de plus, nous le regrettons et nous refusons d’y prendre part.

La relance est dans la rue !

Si l’autoritarisme est de mise au conseil municipal, il a aussi des émules à l’Élysée. Le président de la République et l’UMP tentent la répression des mouvements sociaux pour faire taire les exigences sociales. L’immense succès de la manifestation du 29 janvier a été le détonateur : la relance est dans la rue ! Plus de 2,5 millions de salariés et de retraités du public et du privé ont signifié leur refus de payer la crise. L’expression de cette colère a un caractère politique. C’est un bien un modèle de société qu’elle met en cause. Pour autant, Nicolas Sarkozy reste sourd et il n’entend pas changer le cap de ses « réformes ». Attention ! 61% des Français se disent prêts à se mobiliser pour continuer l’action… et seulement 31% font confiance à Sarkozy dans son action contre la crise.

 

Cacophonie à l’Assemblée…

Les députés ont rejeté mardi 13 mai le projet de loi concernant les OGM.

Plus des deux tiers des élus UMP n’ont pas participé au vote. Il y a dans le pays une telle opposition à la généralisation des cultures OGM que seule une minorité d’élus de droite a osé l’approuver. Ce n’est certes pas un simple « couac » mais reflète la difficulté pour un député de se justifier devant ses électeurs quand 75 à 80% des français se déclarent hostiles à l’usage des OGM.

Le gouvernement a donc décidé de réunir une commission mixte paritaire chargée de réexaminer le texte. C’est un véritable déni de démocratie et le gouvernement cherche à passer en force contre la majorité des députés. Le règlement de l’Assemblée prévoit pourtant que l’adoption d’une motion préalable entraîne le rejet du texte. Sept députés et sept sénateurs vont donc défaire ce que l’Assemblée a voté !

Le rejet du projet de loi sur les OGM est assez révélateur du malaise qui existe à l’UMP depuis l’élection présidentielle. On attend la suite… lors de l’étude du projet de réforme des institutions qui divise déjà les parlementaires UMP, certains craignant une présidentialisation du régime inspiré du système américain.

La majorité se lassera-t-elle d’une « hyperprésidence » qui ravale le Parlement au rôle de simple chambre d’enregistrement ? La baisse de Sarkozy dans les sondages signifie aussi baisse de son autorité sur ses troupes, échaudées par la déroute des municipales et en proie aux divisions.

 

A peine élus, la dispute reprend…

Souvenez-vous… durant cette campagne électorale, à plusieurs reprises dans ses tracts, François Scellier affirmait : « J’ai choisi de passer le relais à Jacqueline Eustache-Brinio », voulant montrer ainsi qu’elle lui devait son fauteuil de maire… Voici maintenant la réponse de JEB, après son élection si facile du dimanche 9 mars. Elle savoure visiblement ses 66 % et ne manque pas de faire remarquer : « Jamais un tel score n’a été obtenu sur la commune ! » Elégante façon de dire que l’élève a dépassé le maître…

Pendant la période électorale, nos deux candidats UMP ont partagé réunions publiques, distributions, slogan et propagande. Allons-nous, ces élections terminées, revivre l’affrontement personnel qui pimentait depuis longtemps les relations entre ces élus ? S’agissait-il d’afficher une entente de façade pour mieux séduire l’électeur ?

Mais, au fait, comment expliquer une différence de près de 12 points entre le score de la droite tendance UPSG et celui de la tendance UVO ? Le détail de la répartition des votes est intéressant. Plus de 400 personnes n’ont pas voté aux cantonales alors qu’elles ont voté aux municipales. Il manque à François Scellier près de 1000 voix – presque un tiers -- par rapport à la liste menée par Jacqueline Eustache-Brinio !

De quelles pistes disposons-nous pour décrypter ces alliances qui se font et se défont ?

  • Il est vrai que certains bureaux de vote ont souffert d’un « défaut d’aménagement », ce qui a incité certains électeurs à oublier d’aller voter du côté cantonal… François Scellier s’en est franchement plaint à Georges Brassens, à juste titre puisque seules 194 voix lui ont permis de dépasser le seuil fatidique des 25 % des inscrits pour être élu au premier tour. Rappelez-vous… cela n’avait pas été le cas aux élections cantonales précédentes.
  • Il est vrai que François Scellier pouvait difficilement faire oublier son appartenance UMP étant député de ce parti. Jacqueline Eutache-Brinio a pu, quant à elle, constituer sa « liste d’ouverture » avec une certaine liberté, oubliant au passage certains anciens élus municipaux trop marqués UMP, trop liés à François Scellier ou pas assez proches d’elle, peut-être moins enclins à accepter sa conception de la démocratie au sein même de la majorité municipale...

Au fait, comment se décline le pouvoir à Saint Gratien ? Au féminin, au présent, certes… au singulier ou au pluriel, à vérifier ?

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Du particularisme politique à Saint Gratien : droite dominante = gauche décevante ?

Après ce dimanche électoral comme toujours fébrile, procédons à une première analyse de nos résultats…

Au plan national, on constate une poussée à gauche.

Nul doute que les électeurs, neuf mois seulement après la présidentielle, ont voulu exprimer leur mécontentement. C’est un avertissement net pour Nicolas Sarkozy et pour ceux qui soutiennent sur le terrain sa politique de démolition sociale. Même en dissimulant leur étiquette UMP, ils ont été durement sanctionnés. Les électeurs ont très peu distingué vote national et vote local. Comment croire, comme le fait remarquer le journal « l’Humanité », que lorsque 44 millions d’électeurs se rendent aux urnes, c’est pour se prononcer sur la réfection du trottoir et non sur la baisse du pouvoir d’achat ?

De nombreuses villes vont basculer à gauche. Les maires et les conseillers généraux communistes sont souvent réélus très nettement et le PCF gagne Vierzon et Dieppe.

Le PCF redevient le troisième parti de France. Les électeurs ont souvent choisi l’union et des projets municipaux clairement ancrés à gauche. Il est, évidemment, nécessaire d’attendre le deuxième tour de dimanche prochain pour affiner cette analyse.

Et à Saint-Gratien ? Echappons-nous à ce désaveu de la droite ? Oui ! Jacqueline Eustache-Brinio est réélue particulièrement facilement et François Scellier remporte son siège dès le premier tour ! La gauche stagne au plan municipal.

  • Certes, depuis sept ans, la ville a beaucoup changé et des quartiers comme celui du centre-ville ont connu de vraies mutations socio-démographiques. La politique d’urbanisme mise en place par François Scellier et poursuivie par Jacqueline Eustache-Brinio est « payante » au niveau électoral !
  • Certes, comme trop souvent, l’électorat des quartiers populaires s’est nettement moins mobilisé que celui des quartiers aisés : 20 points séparent le bureau de vote de la Mairie (62 %) de Sarrailh (43 %) en nombre de votants.
  • Certes, la participation n’est que de 52 % sur la ville… donc inférieure à la moyenne nationale : JEB n’est donc élue que par 34 % des Gratiennois.

Néanmoins, force est de constater que la gauche locale n’a pas su mobiliser ses électeurs ! C’est un problème crucial qu’il faut analyser et comprendre.

Les élections cantonales sont aussi marquées par la victoire sans équivoque de la droite masquée derrière le sigle « UVO ».

Malgré ce constat d’échec de la gauche, JM Jouanjan, mon suppléant, et moi-même sommes particulièrement satisfaits de notre score de 10,45 % qui indique que nos propositions ont été remarquées et entendues par nombre de nos co-citoyens, marquant ainsi une regain d’intérêt pour les propositions communistes au niveau de la commune. Les arguments avancés sur la nécessaire gestion démocratique et sociale du département ne peuvent plus être négligés.

Ce résultat ne constitue qu’une étape d’un long et difficile parcours que nous allons aménager, organiser, inventer… avec vous, nos électeurs et avec l’ensemble des citoyens, bien sûr ! Merci et à bientôt… au quotidien. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Politisons les élections locales pour sanctionner le gouvernement !

Au mois de janvier, la droite voulait politiser les élections municipales et cantonales de mars.

Aujourd’hui, on entend le discours inverse : ces élections seraient purement locales. C’est d’ailleurs le propos que tenait François Scellier au marché de Saint Gratien dimanche dernier : les électeurs ne se déterminent qu’en fonction du bilan de leur maire.

Le fait est que depuis deux mois les choses ont bien changé, la côte de popularité du Président de la république est en chute libre. Les candidats UMP s’en rendent bien compte et ne veulent pas suivre le chemin tracé par leur leader. FS l’a bien compris : il préfère revendiquer son action passée de Maire de Saint Gratien qu’afficher son étiquette UMP qui risque de lui coûter quelques voix.

Quant à Madame Jacqueline Eustache-Brinio, qui se revendique « UPSG », elle a apparemment quelques problèmes avec l’UMP depuis son passage au Modem : n’a-t-elle pas d’ailleurs évincé plusieurs membres de sa liste, trop proches de FS ? Rivalité personnelle qui ne saurait masquer leur proximité politique : ne partagent-ils pas le même slogan, le même programme à l’occasion de ces élections ?

Plus sérieusement, l’UMP redoute le verdict des urnes. Nul doute que des sujets comme le pouvoir d’achat et les primes aux « patrons voyous » pèseront sur les résultats.

Rappelons que ces dix dernières années l'écart entre les plus "riches" et les autres s'est particulièrement creusé. (voir n° 191 de Sciences humaines "Inégalités le retour des riches" ). La grande majorité des Français connait une stagnation de ses revenus, voire une baisse, alors que les plus "riches" ont vu leurs revenus considérablement augmenter (+ 42,6 % pour les mieux lotis d'entre eux). Une véritable dynamique de creusement des inégalités par le haut s'installe en France.

La politique de régression sociale, les attaques contre les droits acquis, le système de santé sont des enjeux majeurs de cette campagne. Ces enjeux sociaux ne peuvent être cloisonnés entre local et national. Les transferts de charges de l’Etat vers les collectivités locales le montrent bien.

Sans oublier qu’après les élections, les mauvais coups ne manqueront pas de pleuvoir. « Après les municipales, on va accélérer les réformes », dit François Fillon…

Citoyens, profitez de l’occasion qui vous est donnée par les scrutins locaux de dimanche pour dire « non » à la casse accélérée de notre système social par le gouvernement !

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Elections : confusion à droite à Saint Gratien ?

L’UMP présente un candidat aux élections cantonales ? Non, François Scellier est Union pour le Val d’Oise.

L’UMP présente une liste aux élections municipales ? La réponse est plus confuse ! Jacqueline Eustache-Brinio conduit la liste « Union pour Saint Gratien ». Comment définir son engagement politique ? Devenue Maire en 2001 en remplacement de François Scellier, pour cause de cumul de mandat, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles au début de l’année 2007, puis s’est déclarée partisan du Modem pour finalement revenir aux législatives dans le giron de l’UMP dont le candidat officiel était … François Scellier. Alors : UMP… MODEM… Union pour Saint Gratien… Union pour le Val d’Oise ? Ces appellations sont-elles interchangeables pour vous ? Pour moi, certainement pas ! Pour certains élus de droite, regroupés autour de François Scellier lors de la précédente mandature non plus… puisque quelques uns n’ont pas été « retenus » pour figurer sur la nouvelle liste d’Union.

Alors, logique, je finis par penser que l’important c’est « l’union » de la droite à Saint Gratien pour mieux faire oublier la référence à un parti et à Nicolas Sarkozy !

Cependant je suis déçue ! Les candidats attendent toujours la prose de leurs adversaires avec une certaine impatience… Aussi je me réjouissais de lire le premier tract de François Scellier dimanche dernier au marché de Saint Gratien, haut lieu de distribution électorale et de « papotage politique ».

« La volonté d’agir ensemble », tel est le slogan. Voilà un bon début : une formule incantatoire pour un conseiller général qui n’a jamais su (voulu ?) pratiquer la moindre concertation ? Jamais une réunion publique, jamais de présentation d’un quelconque projet, jamais même d’ information écrite aux habitants durant ces 22 années de mandat. Mais au fait, pourquoi avoir la volonté d’agir quand on agit…. Par exemple, j’ai la volonté de voter ou je vote : est-ce la même chose ? Comment est comptabilisée la volonté de voter le soir du scrutin ? Là, je commence à comprendre… cela correspond aux intentions de vote… François Scellier a l’intention d’agir !

Suit un peu de confusion dans le bulletin électoral de FS. Non, les 9 et 16 mars prochains, vous n’élirez pas votre maire, c’est le futur conseil municipal qui s’en chargera lors de sa première réunion. Les choses sont déjà assez compliquées comme cela avec deux élections le même jour, sans aller embrouiller encore un peu plus l’électeur…

FS nous confie ensuite : « En 2001, j’ai choisi de passer le relais à JEB ». L’a-t-il adoubée ? Lui est-elle donc redevable de son fauteuil ? Tout cela sent un peu le NS qui désigne son successeur à Neuilly… Mais là-bas, dans ces contrées civilisées où on connaît la valeur de l’UMP, les électeurs, n’ont pas apprécié.

Ensuite, FS survole les compétences du Conseil général… en deux petites lignes avec en vrac les collèges, les routes et la solidarité. Et de nouveau un plaidoyer pour l’équipe municipale. On reprend mot pour mot la propagande de JEB : a-t-elle donc besoin de renfort ?

Puis, un petit retour mélancolique sur le passé de maire de FS et la période où il a œuvré pour assurer à ses concitoyens « un cadre de vie agréable ». Rien sur l’emploi, le logement, les services publics, ces choses-là sont négligeables tant que l’on dispose « d’un cadre de vie agréable »… Avec tous ces va et vient, je finis par me demander qui est le vrai Maire de Saint Gratien, l’ancien, nostalgique, ou l’actuelle, protectrice, mais instable. Le tout est enrobé dans un « packaging » politique allusif (c’est prudent en ce moment) : « UVO » mais pas UMP.

Touche finale : l’avenir. Peu de détails. Avec FS, il est tout tracé, il ressemble à s’y méprendre au passé. - « Dessinons ensemble nos anciens souvenirs »… du temps où rien ne bougeait. Recopiez, le croquis est déjà réalisé. Signez pour un nouveau mandat, certifié « reproduction à l’identique ». - Votez pour l’Union… pour elle, le Maire… pour moi, le Président du Conseil général… peu importe, nous sommes interchangeables dans cette grande famille de la droite unie, qui se déchire pour mieux aimer ses électeurs !

Alors, franchement, je suis déçue, mais pas surprise : encore une campagne électorale où les élus n’ont rien à dire aux citoyens, encore une élection qui est un jeu entre politiques et non l’événement attendu par les citoyens pour que vienne le changement.

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Le traité de Lisbonne : un déni de démocratie !

Un nouveau Traité dit de Lisbonne vient d’être approuvé par les dirigeants européens. La précédente version du Traité de constitution européenne avait, on s’en souvient, été rejeté par les Français en 2005. C’est donc à nouveau au peuple de trancher par référendum.

Qui a dit à ce propos: « A chaque grande étape de l’intégration européenne, il faut solliciter l’avis du peuple ? » Notre président lui-même, le 9 mai 2004, au conseil national de l’UMP ! « Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques ou économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec. … /… Si nous croyons au projet, comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la communauté européenne et la communauté nationale ? »

Aujourd’hui, le même Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum… alors que le « nouveau » traité ressemble comme deux gouttes d’eau au TCE rejeté par 55% des français en 2005. Ce texte engage l’avenir du pays ; il veut soumettre les services publics à la concurrence, reconnaît l’héritage « religieux » de l’Europe, la toute puissance économique de la BCE, et la défense organisée dans le cadre de l’OTAN. Autant de violations de la constitution française, selon les parlementaires communistes. Ils sont seuls à s’opposer au coup de force sarkozyste.

Or, les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum en votant contre la révision de la constitution qui est nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.

Vous pouvez, comme 80 000 citoyens, signer la pétition nationale pour un référendum et vous adresser à vos élus.

Au passage, rappelons ce que recouvre la notion d'héritage religieux européen. NS, lui, souhaiterait souligner les « racines chrétiennes » de l’Europe. Oubliés la Grèce antique, les Lumières et la Révolution française, l’Islam des Balkans et le judaïsme … Après ses propos sur « l’instituteur qui ne pourra jamais remplacer le curé dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal », la mode est décidément de tourner le dos à la laïcité

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