Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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François, Jean-Marc, Martine...

ft_victoire_tout_v3-page-001.jpgLes victoires de mai et juin ne sont pas seulement celles de la « majorité présidentielle ». Elles sont celles de la gauche toute entière et d'une majorité de notre peuple qui voulaient en finir avec l'ère Sarkozy, les destructions sociales et les régressions démocratiques.

Le Front de Gauche y a pris une part, déterminante. Il se sent donc comptable de la suite, même si le programme de François Hollande ne lui a pas permis pas d’être partie prenante du nouveau gouvernement. Dans une fin d'été, où la crise de la zone euro s’aggrave régulièrement, l’oligarchie financière et la droite préparent leur revanche, flanquées de l’extrême droite. Rien ne serait pire que l'immobilisme et la démoralisation succédant à l’attente de changement.

Christian Picquet, responsable de la Gauche Unitaire, porte parole du Front de Gauche, dans "François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ?" pose la seule question pertinente de la rentrée : que va faire la gauche de sa victoire du printemps ?

Pour engager une réflexion collective à gauche et éviter un nouvel échec.

François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ? de Christian Picquet
Parution septembre 2012 aux Éditions Arcanes 17 ; 6.00€

 

NON à l'austérité perpétuelle en Europe !

j_aime_l_europe1.jpgFrançois Hollande, candidat, s'est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire. Aujourd'hui, le gouvernement le présente pour ratification au Parlement rigoureusement inchangé, tel que signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy.

Ce Traité interdit les déficits publics et donne aux instances européennes des pouvoirs de sanction inédits contre les pays en difficulté. Dans l'espoir de rassurer les créanciers et les spéculateurs, il impose aux États une austérité perpétuelle sans apporter aucun remède aux causes réelles de la crise: la concurrence effrénée au sein de la zone euro et la domination des marchés financiers.

En plaçant l'austérité au-dessus de la démocratie, ce Pacte va aggraver la récession et le chômage, et priver les États de moyens indispensables pour sortir de la crise sociale et écologique. Les très maigres mesures « pour la croissance », adoptées par le Conseil européen fin juin n'y changeront rien.

Si la construction européenne devait se poursuivre contre les intérêts et la volonté des peuples, elle n'y survivra pas, pas plus que la démocratie. C'est pourquoi les Députés et Sénateurs doivent rejeter le Pacte budgétaire. Le rejet du Traité par la France ne représenterait pas un repli : il permettrait au contraire de rouvrir le nécessaire débat pour réorienter l'Europe.

De nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques ont ainsi décidé de lancer ensemble une campagne unitaire : "pour une Europe solidaire, NON au Traité d'austérité" : plus d'infos

Rendez-vous à la grande manifestation unitaire qui aura lieu à Paris le 30 septembre à 13h30, au départ de Nation.
Les Val d’Oisiens se retrouveront place de la Nation à l’angle du Boulevard Voltaire sous la banderole « L’humain d’abord ! »
Le Front de Gauche gratiennois vous attend à la gare de Saint Gratien à 12h45 pour un départ groupé.

A dimanche !

Signez cette pétition

En imposant l’austérité à marche forcée, le Pacte budgétaire menace de plonger l’Europe dans la récession et le chômage de masse. Il va priver les États de moyens indispensables pour sortir de la crise sociale et environnementale. Pour mieux rassurer les créanciers et les spéculateurs, il place l’austérité au-dessus de la démocratie. Nous vous demandons de rejeter ce Traité d’austérité, et de permettre ainsi de rouvrir le débat pour réorienter l’Europe.

Signer

Les signatures de la pétition seront rendues aux députés lors de la semaine de débats parlementaires du 1er octobre.

 

Le gouverneur de la Banque de France veut-il priver la gauche des moyens de réussir ?

Banque-de-France.jpgAvant les élections, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, avait annoncé qu'il voulait supprimer
2 500 emplois dans l'institution à la tête de laquelle il a été placé par Jacques Chirac et confirmé par Nicolas Sarkozy. Depuis ces annonces, la crise s'est aggravée, le chômage a explosé, la France connait la croissance zéro... et la droite a été chassée du pouvoir. La Banque centrale européenne et la Banque de France sont sollicitées de toutes parts pour qu'elles orientent sélectivement les financements vers la croissance réelle et les PME, plutôt que d'injecter aveuglément des milliards dans les marchés financiers.

Le gouverneur Noyer n'en a cure : il vient de réaffirmer sa volonté de dévitaliser la présence de la Banque de France dans les territoires, particulièrement dans ceux qui sont les plus touchés par le chômage, la précarité, le surendettement, ceux où les PME et les collectivités publiques ont le plus de mal à obtenir les crédits bancaires indispensables à la réalisation de leurs projets. François Hollande et son gouvernement se sont prononcés pour que les politiques économiques, en France et en Europe, donnent la priorité à la croissance. Laisseront-ils détériorer l'un de nos outils principaux de lutte contre la crise ?

Le Parti communiste français apporte son total soutien à la mobilisation des personnels de la Banque de France et aux propositions précises de leurs syndicats pour que la Banque réponde aux attentes du pays dans tous les domaines du service public dont elle est chargée. Il demande à la Banque de France de renforcer sa présence dans les territoires pour être à l'écoute des citoyens et lutter pour la revitalisation des bassins d'emploi et de vie. Il demande qu'elle coopère activement avec les régions dans la mise en place de fonds régionaux pour l'emploi et la formation. Il demande que la Banque de France s'engage dans une coopération active avec la future BPI et les autres institutions financières publiques et mutualistes au sein d'un pôle financier public. Il demande que la Banque prenne en compte, dans la sélection des crédits susceptibles de bénéficier d'un refinancement de la BCE, de leur contribution à la sécurisation de l'emploi, de la formation et du potentiel de création de richesses dans les territoires. Le PCF demande au gouvernement d'user de tous les moyens à sa disposition pour stopper les projets irresponsables du gouverneur Noyer. Il demande l'ouverture d'un vaste débat, à l'échelle nationale et dans chaque département, sur les moyens de mobiliser l'argent public, l'argent des entreprises et l'argent des banques au service de la création de richesses et de l'emploi, avec de nouveaux pouvoirs pour les salariés dans les entreprises et pour les citoyens.

 

Menaces sur la radiothérapie de l'hôpital d'Argenteuil

Communiqué du Comité de défense de l'hôpital d'Argenteuil

La vigilance et la mobilisation sont toujours nécessaires

Les électeurs ont battu Nicolas Sarkozy et donné la majorité au Parti Socialiste pour en finir avec la politique désastreuse du gouvernement Sarkozy-Fillon-Bachelot.

Nous ne pouvons que nous en féliciter car la casse a été particulièrement grave pour les services publics et particulièrement dans le domaine de la santé.

Pour autant, rien n'est actuellement réglé : la loi Bachelot n'est pas abrogée et continue ses ravages :
fermeture du service cardiologie de Mantes, suppressions de postes à l'hôpital de Saint-Denis, poursuite du démantèlement des hôpitaux de l'Assistance Publique....

Des informations inquiétantes nous parviennent. Ainsi le Directeur de l'offre de soins nommé au Ministère de la Santé n'est autre que François Xavier Selleret, ancien directeur de cabinet de Xavier Bertrand. Quant à l'ARS, M.Evin est toujours en place et vient de reprendre comme directeur de cabinet "aux affaires réservées", Mr Olivier Bogillot, secrétaire général de la santé de l'UMP, lequel avait quitté l'ARS en février pour devenir conseiller santé du président-candidat Sarkozy!

Pour ce qui concerne l'hôpital d'Argenteuil, les travaux de la 1ère tranche se poursuivent, mais le financement des autres tranches n'est toujours pas acquis, la stérilisation toujours pas réintégrée, les urgences chirurgicales sont toujours fermées une nuit sur deux...

Il est donc nécessaire de continuer à nous battre pour faire progresser les choses.

Dernière minute : une décision scandaleuse

Le centre de radiothérapie privé de Sarcelles a déposé un recours devant le tribunal administratif contre l'autorisation du service de radiothérapie d'Argenteuil. Les juges, utilisant des arguties scandaleuses, a répondu favorablement à ce recours en ordonnant la fermeture du service d'Argenteuil en février 2013.

Il est vraiment inconcevable que des magistrats décident ainsi de rayer d'un trait de plume un service médical d'excellence répondant aux besoins d'un bassin de population de plus de 300 000 habitants. Qui plus est le seul service public de radiothérapie du département ayant été équipé récemment d'appareils de pointe ayant coûté 4 millions d'euros aux contribuables. Et cela pour servir les seuls appétits financiers de médecins plus préoccupés de gagner de l'argent sur la maladie des patients que soucieux de leur permettre d'être soignés dans les meilleures conditions de proximité et de confort qui jouent un rôle non négligeable dans leur guérison.

Bien évidemment, l'hôpital va faire appel de cette décision. Notre Comité de Défense s'adresse au Président de la République et à la Ministre de la santé qui se sont engagés à défendre l'hôpital public devant les électeurs.

Nous nous adressons également à M. Doucet, Président du Conseil de Surveillance, Maire d'Argenteuil et désormais Député.

Si ces démarches ne suffisaient pas, il nous faudra dès la rentrée nous mobiliser à nouveau pour garder ce service indispensable à la population.

Comité de Défense de l'Hôpital d'Argenteuil - Hôtel de Ville - 95870 Bezons
Christiane Leser – 06 84 33 66 41 – christianeleser@wanadoo.fr

Voir le site du comité de défense

 

Le piège de la dette

L’austérité n’est pas la solution pour échapper au piège de la dette

Tribune de Pierre Khalfa, co-président de la Fondation Copernic, co-animateur du Collectif pour un Audit citoyen? de la dette, dans L’Humanité du 3 juillet 2012

La dette publique sert de prétexte à une régression sociale sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. François Hollande a décidé de respecter l’engagement de Nicolas Sarkozy de réduire le déficit public à 3?% du PIB en 2013, puis d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2017, avec pour conséquence des premières coupes drastiques dans les dépenses publiques. Pire, en voulant ratifier le pacte budgétaire, le pacte Merkozy, il condamne la France à une austérité permanente. Trois instituts économiques indépendants, OFCE (France), IMK (Allemagne) et Wifo (Autriche) ont ainsi chiffré à 7 points de PIB sur la période 2010-2013 son impact sur la croissance de la zone euro. Et le simulacre du pacte de croissance n’y changera, hélas, rien.

Pourtant, il est possible de faire autrement. Non, la croissance de la dette publique n’est pas due à une augmentation inconsidérée des dépenses publiques, celles-ci ayant même eu tendance, avant la crise, à baisser. La croissance de la dette publique trouve sa source en deux endroits. Elle est due d’abord à un manque de recettes fiscales. Comme l’a indiqué Gilles Carrez, ancien rapporteur UMP du budget à l’Assemblée nationale, si la fiscalité était restée ce qu’elle était en 2000, la France aurait connu un excédent budgétaire en 2006, 2007 et 2008. Ce sont les cadeaux fiscaux faits aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises qui sont à l’origine des déficits publics. Elle est due ensuite au fait que la France a été obligée d’emprunter sur les marchés financiers, au lieu de pouvoir le faire auprès de la Banque de France. Le taux d’intérêt réel auquel la France a emprunté depuis 1980 a été supérieur au taux de croissance, entraînant ainsi une augmentation mécanique de la part de la dette dans le PIB. Ce que les économistes appellent l’effet boule de neige. Nous avons abouti à une situation hallucinante qui voit les banques se refinancer à 1?% auprès de la Banque centrale européenne (BCE) et prêter aux États à des taux nettement supérieurs.

Comment donc sortir du piège de la dette?? Tout d’abord en évacuant les mauvaises solutions. L’austérité n’est pas la solution, elle est le problème. Socialement inacceptable car elle entraîne une paupérisation de la population, elle est économiquement stupide, car elle est porteuse d’une logique récessive qui aggrave in fine les déficits publics et fait gonfler la dette.

Sortir du piège de la dette suppose d’agir à trois niveaux. D’une part, il faut une réforme fiscale d’ampleur qui redonne des marges de manœuvre à l’action publique. D’autre part, il faut une nouvelle politique monétaire afin que la BCE, sous contrôle démocratique européen, puisse financer les déficits publics à très faible taux. Enfin, il faut une réforme profonde du système bancaire afin de reprendre le contrôle des banques qui doivent assurer le financement de la transition écologique, des activités tournées vers la satisfaction des besoins sociaux et l’emploi.

Ces orientations supposent que le gouvernement ait la volonté politique de mener une bataille politique en Europe pour les imposer, en s’appuyant sur les mobilisations populaires qui existent aujourd’hui dans de nombreux pays européens. Force est de constater que le choix de François Hollande n’a pas, hélas, été celui-là.

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Depuis 1998, la Fondation Copernic travaille à « remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers ». Soucieuse de son indépendance et restant par principe hors du jeu électoral, Copernic n’est liée à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune association, mais s’adresse à toutes les organisations politiques, syndicales et associatives, et surtout à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à l’ordre néolibéral.
Par l’intermédiaire de ses groupes de travail (rassemblant des universitaires et des acteurs du mouvement social), dont les conclusions sont éditées sous forme de courts ouvrages argumentés (les Notes et Documents de la Fondation Copernic), Copernic prend part au débat public et tente d’apporter un autre éclairage sur les questions sociales et économiques. Résolument engagée auprès de toutes celles et ceux qui luttent pour une société moins inégalitaire, et de toutes celles et ceux qui en souffrent, Copernic diffuse de courts argumentaires (les Copernic-Flashs) et maintenant des Cahiers, destinés à outiller chacun-e, et pas seulement les militant-e-s, en arguments et en propositions alternatives. Réforme du droit du travail ou de la fiscalité, constitution européenne, réforme de l’assurance maladie, lois sécuritaires, retraites, dépendance, démantèlement des services publics ou de la médecine du travail, campagne pour l’eau publique, pour l’égalité des droits… A chaque fois, Copernic informe, analyse, propose.
Cette année, la Fondation Copernic fêtera ses quatorze ans et continue plus que jamais à croiser les regards de syndicalistes, d’associatifs, de fonctionnaires et d’universitaires, pour « remettre à l’endroit ce que libéralisme fait fonctionner à l’envers ».
Après avoir été à l’origine du collectif « Non à la guerre en Irak », co-animé avec le Mouvement de la paix, après avoir lancé l’Appel des 200 qui amorça la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen en 2005, la Fondation Copernic, avec Attac, a fortement contribué en 2010 (près de 500 réunions publiques en 5 mois) à la campagne unitaire pour défendre le droit à la retraite à 60 ans. Elle continue sa campagne « Travailler tue en toute impunité », pour que les employeurs soient enfin rendus responsables des conditions de travail des salariés. Aujourd’hui, Copernic participe au Collectif pour un Audit citoyen de la Dette publique et au Collectif pour un Pôle Public Financier en faveur des droits. Elle a également initié la campagne nationale unitaire actuelle contre le Logement cher, avec le DAL et la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux.

 

Petite leçon d’économie n°13 : Allemagne, un modèle économique en « burn out »…

Si la campagne présidentielle de 2007 avait effleuré la question du travail, réduite par Nicolas Sarkozy au « travailler plus pour gagner plus »…, cette question revient davantage en force avec le Front de Gauche en 2012.

Une réelle comparaison avec le modèle allemand, si souvent mise en avant, est l’occasion de montrer l’évolution des conditions de travail en Allemagne et menace la « soutenabilité » d’un modèle économique dont les médias français nous rabattent les oreilles matin midi et soir.

Depuis 2004, les jours d’absence pour syndromes d’épuisement professionnel – le burn out – qui Outre-Rhin sont classés comme maladies ordinaires, ont décuplé, pour représenter 10% des absences au travail.

Le nombre de morts au travail a progressé de 13% en un an.

Les maladies professionnelles reconnues par équivalent salariés temps plein ont cru de plus de 20%. Et les accidents du travail ont également progressé de plus de 6%, opérant ainsi une conversion vers le peu glorieux modèle français.

Bref, les indicateurs tant physiques que psychosociaux se détériorent nettement.

Les travailleurs allemands font face à une pression productive exceptionnelle. Le niveau d’activité est supérieure à celui d’avant la crise. Près des trois quart des travailleurs allemands déclarent désormais subir des cadences élevées au moins un quart de leur temps professionnel.

A ce facteur mécanique d’intensification s’ajoutent plusieurs obstacles :

- Les employeurs allemands ne pourvoient pas les postes, laissant vacants un stock d’environ un million d’emplois. Cette insuffisance d’effectifs accroît la pression sur le devenir individuel de chaque salarié.

- Les réformes Hartz-Schröder (gouvernement social-démocrate), tant vantées dans nos médias, ont généré en quelques années précarité et pauvreté laborieuses. Certes ces mesures ne touchent qu’une grosse minorité des travailleurs, mais elles engendrent une peur massive.

- Longtemps présentée par ceux là mêmes qui louent la nouvelle Allemagne, comme un mal français typique, la peur de la dégradation sociale en cas de perte d’emplois a gagné l’Allemagne.

- A la question « vous serait-il facile de retrouver un emploi avec un salaire similaire ? », seuls 24% des travailleurs allemands répondent positivement, contre 40% des français, à peine moins optimistes que les britanniques à 43%, ou les scandinaves à 45%.

- L’insatisfaction salariale, le sentiment d’être insuffisamment payé pour le travail effectué, atteint en 2010 un quart des travailleurs allemands – la moitié chez les précaires – contre 16% en 2005, se rapprochant ainsi dangereusement des niveaux français.

Loin de tout déterminisme culturel, travailleurs allemands et français se sentent dans une même galère.

Extrait d’un article de Philippe Askenazy, Le Monde Économie du 11 avril 2012

Prochaine leçon d’éco : le coût du travail dans l’industrie en Allemagne versus celui en France.
Avec une petite surprise…

Retrouvez en annexe la "Lettre du Rapse" avec au sommaire :
- modèle allemand : gare au piège
- crise de la dette : comprendre et agir
- chômage : 10 mois consécutifs de hausse !

 

2012 : La Grèce en lutte comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe !

gr_ce__22.jpgCe discours de Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la Dette et de l’Initiative des Femmes contre la Dette et les Mesures d’Austérité, a été prononcé au meeting de Marseille du 17 février, organisé par la campagne française " pour un audit citoyen de la dette publique".

Le cours de l’histoire s’accélère et les événements cataclysmiques des derniers jours en Grèce doivent désormais convaincre même les plus hésitants : La Grèce tend à devenir aujourd’hui pour cette Europe de 2012 ce qu’a été l’Espagne pour l’Europe de 1936 ! Cette constatation apparemment osée n’est pas le fait de quelques romantiques. Non, c’est le fait de nos gouvernants car ceux qui nous l’assènent à longueur de journée depuis bientôt deux ans, ce sont ceux d’en haut, les Merkel et Sarkozy, le FMI et les banquiers, la réaction néolibérale par-delà les frontières nationales, ceux qui ont choisi de transformer la Grèce en laboratoire de leurs politiques inhumaines et les grecs en cobayes de leur thérapie de choc.

Il est plus que temps que nous, ceux et celles d’en bas de toute l’Europe, prenons à la lettre ce que nous disent nos Merkozy et leur Troika, et que nous agissons enfin en conséquence. Acceptons le défi et répondons leur que désormais, sans tarder, la Grèce va devenir un cas/test pour nous aussi, pour le mouvement des travailleurs, pour les mouvements sociaux et féministes, pour les peuples et les exploités de toute l’Europe ! Oui, faisons leur comprendre que Oui, nous sommes tous des grecs car, nous sommes pleinement conscients que le combat du peuple grec est plus que jamais notre combat. Que s’ils arrivent à briser les résistances et à soumettre le peuple grec, après ce sera notre tour, le tour de tous les autres peuples européens, l’un après l’autre, de passer à la trappe.
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Peut être vous vous souvenez qu’au tout début ils nous racontaient des balivernes du genre « c’est un cas unique et spécifiquement grec dû au fait que ces grecs sont des fainéants, rompus à la corruption et au mensonge » Cependant depuis lors, on a appris que le trou noir de la dette n’est pas spécifiquement grec, qu’il n’est pas dû à la prétendue hypertrophie de l’État grec, car il est aussi bien américain que français, italien que japonais. En somme, qu’il est typiquement capitaliste et sa crise tout simplement systémique.

Mais, attention aux phrases toutes faites et aux clichés parce qu’ils sont inopérants pour décrire l’actuelle réalité grecque. Peut-on encore parler d’austérité même draconienne quand les salaires et les pensions baissent en Grèce de 40, 50 ou même de 60% ? Quand le pouvoir d’achat de l’écrasante majorité de la population est déjà amputé de 50, 60, ou même de 70% et plus ? Quand la classe moyenne de ce pays est ruinée et en voie de paupérisation galopante ? Quand les nouveaux salariés ne touchent plus que 417 euros et les nouveaux pensionnés 320 euros ? Est-ce de la simple « rigueur » quand un sur deux jeunes grecs est chômeur et le chômage atteint désormais 25% ? Comment peut-on parler des simples? « sacrifices passagers » quand la malnutrition fait des ravages parmi les petits élèves de l’école primaire, et la faim pointe le nez dans les quartiers même petit bourgeois des villes grecques ?

gr_ce_33.jpgEt comment peut-on prétendre que tout ça c’est « nécessaire pour mettre de l’ordre dans les finances » de la Grèce quand les bourreaux eux-mêmes admettent cyniquement que leurs politiques imposées de force à la Grèce ont échouées, ne font qu’enfoncer ce pays toujours plus profondément dans une récession monstrueuse et que la dette grecque ne pourra jamais être remboursée ? Alors, simple sadisme de la tristement célèbre Troïka ou plutôt guerre ouverte et déclarée du capital contre le monde du travail ? La réalité quotidienne nous oblige à l’admettre : Oui, nous en Grèce nous assistons à une véritable guerre de ceux d’en haut contre ceux d’en bas, des très riches contre tous les autres. Et en même temps, ne l’oublions pas car c’est très grave, nous assistons à la résurrection du pire néocolonialisme quand nous voyons la Grèce humiliée et dépourvue de pratiquement toute souveraineté nationale, traitée pas ses prétendus partenaires européens comme une véritable colonie, un protectorat sous tutelle, dirigée sur place par un quelconque Gauleiter de Madame Merkel et de Monsieur Schäuble.?

gr_ce_44.jpgEt les grecs eux-mêmes, que font-ils ? Attention, ne croyez pas ce qu’on vous raconte des grecs. Vos médias sont comme les nôtres : la réalité qu’ils nous décrivent est totalement irréelle. Nous parlant de la Grèce actuelle, ils insistent sur le fait qu’il y a à Athènes un gouvernement d’Union Nationale appuyé par les quatre cinquièmes des représentants du peuple grec. Donc, si on les croyait on arriverait à la conclusion que les grecs sont plutôt maso et adorent être maltraités? Évidemment, la réalité est toute autre. Une douzaine de grèves générales en moins de deux ans, d’innombrables luttes et grèves très dures dans tout le pays, un climat presque insurrectionnel depuis des mois, un mouvement des Indignés -les Aganaktismeni grecs- qui a balayé toute la Grèce pendant 3 mois, des affrontements très violents avec les forces de répression déchaînées, des ministres et des députés qui n’osent plus sortir de chez eux depuis 10 mois car ils sont hués ou même tabassés par les passants, un parlement assiégé de plus en plus fréquemment par des centaines des milliers de manifestants qui tôt ou tard vont le prendre d’assaut,? voilà un bref aperçu de ce qu’est devenue la routine presque quotidienne en Grèce depuis de longs mois.

Mais tout ça ne représente que des secousses prémonitoires du très grand séisme social qui est en train de se préparer. En effet, un coup d’oeil plus attentif suffirait pour qu’on découvre que la colère populaire bat actuellement des records historiques, que le pays est comme un volcan social prêt à exploser. D’ailleurs, les sondages qui se multiplient sont tous éloquents. L’appui populaire à ce gouvernement dit d’Union Nationale ne dépasse plus le 8% tandis que l’ensemble des partis à la gauche du PASOK social-démocrate font un score dépassant désormais les 50% ! Tout change à une vitesse hallucinante et le paysage politique grec subit un véritable chambardement sans précédent parce que des pans entiers de cette société sont à la recherche des solutions radicales à la crise et à leur paupérisation galopante. Vous voulez un exemple qui illustre parfaitement cette situation tout à fait exceptionnelle, qui ressemble de plus en plus avec ce qui se passait dans un certain entre deux guerres dans notre continent ? Le PASOK qui, il y a deux ans, a fait un triomphe gagnant les élections avec le score-record de 45%, obtient maintenant, selon tous les sondages, moins de 10% tandis qu’un groupuscule de tueurs néonazis atteint depuis peu les 3% ! Oui, la société grecque est déjà en train d’expérimenter sa propre République de Weimar?.

grece_111.jpgAlors, que faire ? La première chose c’est de crier haut et fort que les grecs ne doivent pas payer cette dette qui les étrangle et qui n’est pas la leur. Qu’on doit suspendre tout de suite son paiement. Pourquoi faire ? Pour faire ce que nous oblige de faire le droit international, l’ONU, nombre de conventions internationales signées d’ailleurs par nos gouvernements : Pour investir les sommes astronomiques consacrées maintenant au service de cette dette, à la satisfaction des besoins élémentaires de la société grecque, à la santé, l’éducation, les infrastructures, les services publics, les chômeurs, les gosses affamés, les familles monoparentales, les malades et les infirmes, les femmes qui sont maintenant contraintes d’assumer gratis et en famille toutes ces taches assumées par les services publics avant leur démantèlement et leur privatisation.

Pour combien de temps ? Pour le temps qu’il faudra pour réaliser un audit citoyen de la dette afin d’identifier sa part illégitime qu’il faudra annuler et ne pas payer. Et tout ça en refusant obstinément de tomber dans le piège des chantages de nos bourreaux qui nous répètent à longueur de journée qu’une telle politique radicale mène automatiquement le pays à la sortie de l’euro et de l’Union Européenne, à un repli national obligatoire?.

Non, non et non. Nous refusons de payer cette dette et en même temps nous restons dans la zone euro. Et la raison principale est simple : parce que nous voulons nous battre avec vous, tous ensembles, la main dans la main avec tous les peuples et tous les travailleurs de ce continent, pour foutre en l’air cette Europe du capital, des Merkel et des Sarkozy. Parce que nous voulons créer et amplifier ce qu’on appelle la « crise systémique » de cette Union Européenne antidémocratique et antisociale des riches. Oui, il n’y a désormais qu’une seule perspective, la seule réaliste et faisable, celle du combat commun de ceux d’en bas partout en Europe. Camarades, c’est maintenant plus que jamais que l’union fait la force. Unissons-nous car tous ensembles nous pouvons toujours changer ce monde qui est en train de pourrir. Avant qu’il ne soit pas trop tard?.

Et rappelez-vous : Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?...

 

Pas de nouveaux traités sans l’avis des peuples

Le 31 janvier dernier, sur proposition de Merkel et Sarkozy, le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, ont décidé de confirmer deux nouveaux traités européens. Deux textes, qui contraignent les États à réduire toujours plus leurs dépenses publiques, et tentent de rendre irréversibles les politiques d’austérité.

Le premier traité, dit de « gouvernance économique », c’est celui touchant à la discipline budgétaire, la fameuse « règle d’or » qui limite les déficits à 0,5% du PIB et oblige chaque pays de la zone euro à présenter son budget à la commission européenne avant que le parlement national ne le vote. La règle jusqu’ici en vigueur fixait une limite de 3% et a déjà entraîné bon nombre de coupes sombres dans les dépenses publiques.

Voici donc de nouvelles contraintes et une condamnation à un avenir « austéritaire » qui obligerait les pays à serrer la ceinture aux salariés, aux retraités, aux jeunes, à baisser les dépenses publiques utiles, le niveau de protection sociale et les crédits aux collectivités locales. Ce traité prévoit également que tout pays ayant une dette supérieure à 60% de son PIB s’engage à la réduire. Ce dispositif obligerait la France à réaliser 26 milliards d’économies par an. Les sanctions sont automatiques et le pays ne respectant pas la règle devra se soumettre à un programme « d’assainissement budgétaire et financier » sous le contrôle de la commission européenne. Les gouvernements ne seront donc pas libres demain de décider de leur politique économique.

Règle d’or ou règle de plomb ?

L’autre traité, appelé « traité établissant un mécanisme européen de stabilité » (MES), lié au précédent, et sur lequel l’assemblée s’est prononcée le 21 février, est censé rassembler des fonds pour prêter de l’argent aux pays qui en ont besoin. Ce MES prendra la forme d’une société anonyme basée au Luxembourg et demandera de l’argent aux États de manière illimitée. A ce titre, la France doit déjà verser 142 milliards d’euros, pour un fonds dont ni le parlement ni le gouvernement ne contrôleront l’utilisation. Le MES empruntera lui-même aux marchés qui fixeront les taux d’intérêt, et prêtera ensuite aux pays à un taux plus élevé. Pas question donc de revenir sur le rôle de la Banque centrale européenne, qui ne pourra toujours pas prêter aux États, mais seulement aux banques à un taux de.... 1%, Quant au MES, il conditionnera, bien entendu, ses prêts à la mise en place dans le pays emprunteur d’un plan de rigueur et à l’application de toutes les dispositions prévues dans le premier traité. La boucle est bouclée. C’est l’austérité à perpétuité.

Ce « mécanisme européen de stabilité » est devenu un traité voté en catimini par l’Assemblée nationale mardi dernier.
Les députés du Front de Gauche ont voté contre le projet de loi autorisant à ratifier le mécanisme européen de stabilité, en expliquant ainsi leur position :
« Si ce texte visait à mettre en place un fonds d’assistance aux Etats en difficulté au nom d’une véritable solidarité européenne, nous aurions pu y être favorables, mais le mécanisme que vous nous proposez n’est pas un simple organe de « coopération intergouvernementale », c’est une machine de guerre contre les peuples. Nous en avons l’exemple dramatique en Grèce. Le plan adopté par le gouvernement grec, samedi dernier, va se traduire par de nouvelles coupes dans les pensions, une nouvelle baisse de 22% du salaire minimum à 580 euros mensuels et moins encore pour les jeunes, le blocage total des salaires pour une durée indéterminée et à la suppression de milliers d’emplois publics et privés. En échange d’aides qui bénéficient exclusivement au secteur bancaire, le peuple grec va devoir faire face à des programmes d’austérité implacables aux effets dramatiques et qui annihilent toute perspective de croissance. Avec le mécanisme européen de stabilité, vous ne proposez rien d’autre que ce que nous voyons aujourd’hui à l’œuvre en Grèce. Avec ces traités, vous voulez asphyxier l’Europe. Nous voulons au contraire lui redonner du souffle. »

Les députés du PS se sont abstenus lors du vote à l’assemblée, à l’exception d’une vingtaine d’entre eux. François Hollande quant à lui, a déclaré vouloir renégocier le deuxième traité. Il lui sera difficile de le faire alors qu’il ne s’est pas opposé à celui soumis à l’Assemblée nationale sur le mécanisme de stabilité, les deux traités étant indissociablement liés. Comment comprendre une abstention face à un dispositif nous assignant à l’austérité et donc à l’interdiction de toute politique de gauche ?

Comment ne pas voir enfin que la démocratie est fort mise à mal dans cette affaire ? Les représentations nationales sont privées de leur pouvoir de décision sur leur budget. Les peuples ne sont pas consultés sur des textes amenant une purge sociale, dont ils seront les victimes. Le Front de Gauche lance donc un appel pour que ces traités soient soumis à un grand débat national suivi d’un référendum. Puisque la souveraineté budgétaire des États serait remise en cause, il apparaît impensable de ne pas consulter directement le peuple sur un tel traité.

Il est encore possible à la gauche de bloquer le processus puisque les sénateurs doivent se prononcer le 28 février. Il est malheureusement fort probable que les élus socialistes adoptent la même attitude que leurs collègues de l’Assemblée. D’où l’intérêt d’avoir, dès le mois de juin prochain, une gauche « bien à gauche » et un fort groupe de députés Front de Gauche, capable de peser pour que soit appliquée une réelle politique alternative à l’austérité dans notre pays…

A Madrid, Lisbonne, Athènes et Rome, les salariés, les citoyens se sont mobilisés en fin de semaine dernière contre l’Europe de l’austérité et du chômage. Ce mouvement aura un temps fort le 29 février prochain à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Pour la première fois, cette dernière s’est très nettement prononcée contre les projets de traités européens qu’on tente une nouvelle fois d’imposer aux peuples.
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Jusqu'au bout, les mauvais coups

Vives réactions à gauche après l’annonce de nouvelles mesures d’austérité

L’intervention de Nicolas Sarkozy, dimanche soir, devant les téléspectateurs de six chaînes a provoqué de vives réactions de la part des responsables politiques de toute la gauche.

Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, « Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un troisième plan d’austérité. Standard and Poor’s a été obéie. Cela va saigner. La ponction annoncée pour servir la finance sera supportée à 85% par les ménages. Le capital y contribuera six fois moins. J’annonce même qu’il n’y contribuera pas du tout. Car les mesures qui frappent le peuple s’appliqueront tout de suite, tandis que celles qui toucheraient le capital sont reportées au lendemain de l’élection. Des milliers de jeunes seront poussés hors de l’école pour aller en apprentissage. Terrible nouvelle, les salaires et le temps de travail seront négociés dans l’entreprise et la loi n’y pourra rien. Enfin le logement sera de nouveau dérégulé, soit disant pour baisser les loyers. Jusqu’au bout, le président sortant aura cherché à enfumer les Français. »

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, se dit « scandalisé » par les annonces de Nicolas Sarkozy : « Au terme d’un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l’emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat. Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d’euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d’achat populaire. »

Pierre Laurent précise qu’un « second cadeau » est offert au patronat avec « la possibilité pour le patronat d’échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d’accord dit de compétitivité. », ajoutant que « Tout le reste est à l’avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d’or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement. Tout cela n’est que l’énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu’au bout. Les salariés n’ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C’est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de Gauche va y consacrer toutes ses forces. »

Pour le Parti communiste français : « Dans une posture de père protecteur et suprême, le Président de la République s’est livré - simultanément sur six chaînes de télévision - à un nouveau numéro de mensonge éhonté. Nicolas Sarkozy a répété ses habituelles contre-vérités pour tenter de faire avaler à nos concitoyennes et concitoyens une saignée supplémentaire de leur pouvoir d’achat par le biais de 1,6 point supplémentaire de TVA, soit une hausse de 8,2 % de l’impôt le plus injuste qui soit.

Contrairement à ce que prétend le chef de l’État, le coût du travail dans l’industrie française est strictement équivalent à ce qu’il est en Allemagne. Dans l’industrie automobile, il est même inférieur de 25% à ce qu’il est outre-Rhin. Le coût et la durée légale du travail ne sont pas la cause du chômage. Pas plus qu’une nouvelle baisse des cotisations patronales n’est la garantie d’une relance de l’emploi. Bien au contraire ! Les cotisations patronales n’ont cessé de diminuer et le chômage a constamment grimpé pour atteindre son plus haut niveau depuis douze ans. Les recettes préconisées par le chef de l’État, y compris l’instauration d’une "règle d’or" pour conforter l’étau des marchés financiers, sont tout aussi injustes socialement qu’elles seront inefficaces économiquement. La relance dont a besoin notre pays, passe par une augmentation des salaires et des minimas sociaux. Elle nécessite aussi l’interdiction des licenciements dans toute entreprise qui fait des profits.

Ses quelques incantations sur le logement ou sur l’avenir des jeunes, ne peuvent faire oublier que le chef de l’État a doublé le volume des niches fiscales au cours du quinquennat. Cette année encore, les plus fortunés gagneront deux milliards grâce à sa réforme de l’ISF. Ce soir, Nicolas Sarkozy s’est présenté pour ce qu’il est, le défenseur des actionnaires et des plus fortunés. C’est bien d’une politique radicalement différente, marquée par une nouvelle répartition des richesses en faveur du travail, dont ont besoin nos concitoyennes et concitoyens. »

François Rebsamen (sénateur PS ) : « Nicolas Sarkozy a tenté en vain, ce soir, d’endosser les habits du Capitaine courage, mais il faisait plutôt penser aux médecins de Molière qui, à force de saignées, achevaient le malade qu’ils étaient censés guérir. (...) Ces mesures ficelées à la hâte, prises à deux mois de la fin de son quinquennat, sont le signe de l’affolement d’un président aux abois. L’exercice médiatique de ce soir n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Elle est pathétique pour le président candidat, dangereuse pour la France et dramatique pour les Français. »

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe écologie les Verts (EELV) : « Ce président fait de la communication et des annonces parce qu’il est impuissant, il est sans doute terrorisé à l’idée de l’élection et du coup il nous met dans une situation où il risque de fragiliser encore davantage nos protections sociales. C’est évidemment un candidat, un candidat angoissé. (…) Comme il a peur qu’on ne le regarde pas, il oblige quasiment les Français qui voudront allument leur télévision ce soir à écouter ce qu’il a à dire. »
Humanité.fr

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La dynamique Front de Gauche

FdG_assembl_e_.jpgLe débat présidentiel est lancé. On connaissait depuis longtemps le programme du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, l'Humain d'abord. Les programmes de Madame Le Pen et de François Hollande sont maintenant publiés. Nicolas Sarkozy qui ne peut plus se cacher derrière un habit de président qui lui va si mal révèlera de premières propositions dimanche sur 5 chaines de télévision à la fois. Il est temps que la confrontation des projets se noue.

Sarkozy, vu et revu à la télé
Nicolas Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé à continuer à défendre, pendant 5 ans encore, les intérêts de sa bande du Fouquet's. Pour cela, lui qui a tellement cassé les services publics, reconstitue une « ORTF » privée en réquisitionnant 5 chaines de télévision pour s'assurer que personne ne pourra lui échapper. Pas de doute, il fera derrière les mots toujours la même proposition : au peuple de payer la crise du capitalisme financier.

Hollande : un « filet d'eau tiède » ?
François Hollande a continué ce jeudi à faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération. Lors de l'émission de France 2 il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers. Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ? Le pouvoir d'achat est loin d'être une priorité : dans son programme de 41 pages, le mot salaire n'y figure pas une seule fois.

La gauche ne gagnera pas en tentant, comme le fait François Hollande, de donner du sens à l'austérité. On ne peut à la fois « rassurer les marchés » et « s'attaquer à la finance ».

Le débat à gauche : une nécessité
Le Front de Gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions qu'il compte continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays. Il maintiendra jusqu'au dernier jour l'exigence de discussions et de débat pour que la gauche réponde au défi de la crise.

Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche à l'élection présidentielle propose aux millions de Français-e-s de rompre avec l'austérité ultralibérale, de rompre avec la soumission aux marchés financiers et l'injustice sociale. Par sa dynamique, son ambition et ses propositions, le Front de Gauche fait la preuve qu'il est la condition et la garantie de la victoire de la gauche en 2012.

Argumentaire Front de Gauche

 

L'arnaque

Sarkozy veut instaurer la TVA « sociale » avant la présidentielle.

A quelques mois de la fin de son mandat et dans la précipitation, le gouvernement s'apprête à instaurer une TVA abusivement affublée du qualificatif de « social ». Sous couvert de lutter contre les délocalisations, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. C'est une attaque caractérisée contre la protection sociale et le pouvoir d'achat des ménages.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Sarkozy a préparé le terrain en proposant d’ « imposer la consommation plutôt que le travail ». François Bayrou s’était aussi prononcé en faveur d’une telle hausse de la TVA. Au Parti Socialiste, Manuel Valls se prononce également pour cette mesure dès 2007. Face au tollé suscité par ce projet dans la campagne des législatives de 2007, la TVA sociale est alors progressivement mise en sourdine.

A la rentrée de septembre, Éric Besson comme secrétaire d’État à la prospective et Christine Lagarde comme ministre de l’économie remettent chacun un rapport sur le sujet. Mais le premier Ministre met le projet en sommeil, en appelant à élargir la réflexion sur le financement de la protection sociale et confie à un député UMP, Yves Bur, le soin d’écrire lui aussi un rapport. Rapport qui existe mais qui n’a jamais été rendu public par le gouvernement…

Le mécanisme de la TVA « sociale » consiste à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages.

Et au sein même des ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout les ménages modestes, beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %. La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

D'autre part, elle s'inscrit dans la logique des politiques de baisse du coût du travail qui n'ont aucun effet sur les délocalisations, ne créent pas d'emploi mais par contre détruisent le financement de la protection sociale.

Sarkozy, un Robin des Bois à l'envers !

Derrière les arguments bidons, le véritable motif de la «TVA sociale » serait donc tout simplement d’augmenter la TVA pour contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’État par la droite. Comme l’a fait Angela Merkel en 2007 en passant la TVA de 16 % à 19 % en Allemagne.

Suite aux nombreux cadeaux fiscaux réalisés et pour satisfaire les marchés et les agences de notation, la droite est obligée de trouver de nouvelles recettes pour l’État. Les libéraux ne supportant pas le principe même de taxer les profits et la spéculation, la droite au pouvoir choisit donc d’augmenter l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA.

Excepté pour ses amis, le bilan de Nicolas Sarkozy est affligeant. Fin 2011, le chômage a atteint en France son plus haut niveau depuis plus de 10 ans. Celui qui se prétendait le candidat du pouvoir d'achat a été le président de l'appauvrissement des Françaises et des Français. En ce début d’année, le candidat-président n’a donc plus qu’une seule solution pour cacher son bilan désastreux : mentir éhontément.

Seul le Front de Gauche et son candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avancent des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

Argumentaire PCF

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Taxe Tobin à la française : un bluff indécent selon ATTAC

www_logo.jpgAttac ne croit pas en la mise en place d’une taxation des transactions financières "avant la fin janvier" pour "montrer l’exemple", comme l’a soutenu le 6 janvier le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

Et ce d’autant plus que la France ne serait pas suivie par Berlin et Rome, qui veulent une solution européenne. De qui se moque le gouvernement ? Il y a à peine un mois le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s’opposait au vote par le Sénat d’une telle taxe, estimant que la France "ne peut légiférer seule" car ce serait "contre-productif" et cela "nuirait à la place financière de Paris".

Dans son communiqué, Attac France dénonce les "envolées lyriques sur la taxe Tobin dans les discours du chef de l’État depuis deux ans. "Cette annonce est purement opportuniste : elle ne vise qu’à atténuer l’effet désastreux de l’annonce de la TVA « sociale », dont chacun sait qu’elle frappera d’abord les couches populaires. Elle manque totalement de crédibilité : contrairement à ce qui se fait toujours avant d’introduire un nouvel impôt, tout indique que Bercy n’a mené aucune étude sérieuse de faisabilité pour préparer la mise en place d’une telle taxe au plan français.''"

L’association pointe le double langage de Nicolas Sarkozy. D’un côté de belles promesses. De l’autre, des mesures, "réformes fiscales, réforme des retraites, sauvetage des banques sans contrepartie, casse des services publics…" qui montrent qu’il gouverne pour la finance. Rappelons également que Nicolas Sarkozy a supprimé en 2008 l’impôt de bourse, qui taxait à la Bourse de Paris les transactions sur actions au taux de 0,3%. Nicolas Sarkozy joue donc de façon indécente avec le symbole de la taxe Tobin pour tenter de redresser son image de Président des riches. La manipulation politique est trop grossière pour que les citoyens se laissent abuser.

Lire le communiqué intégral d'Attac

 

Sarkozy ouvre la chasse aux malades et aux pauvres

Nicolas Sarkozy ose se revendiquer défenseur de l'esprit de 1945 et des avancées sociales du Conseil national de la résistance. C'est un comble venant de celui qui, depuis son élection, n'a cessé de s'attaquer, par des réformes successives et autoritaires, à ce qui fondait le pacte social. Il a mis systématiquement et méthodiquement à mal la solidarité nationale. Sous couvert d'une cure d'austérité, ce sont les salariés, les privés d'emploi et les retraités à qui on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale. Il n'hésite pas à reprendre à son compte les slogans du Front national en montrant du doigt les pauvres, les précaires, les fonctionnaires... qui sont pour lui autant d'assistés ou de fraudeurs.

Pour Sarkozy, les malades sont des fraudeurs en puissance !

C'est une véritable chasse aux malades qu'il souhaite engager en voulant punir ceux qui bénéficieraient d'arrêts de travail supposément injustifiés. Pire, sous couvert de vouloir « responsabiliser davantage les assurés », le délai de carence serait augmenté d'un jour dans le public et le privé. Pourtant, les indemnités journalières ne représentent que 2,5 % du budget de la sécurité sociale. En revanche, rien n'est prévu pour lutter contre le travail non déclaré responsable des deux tiers des fraudes à la sécurité sociale.

Le gouvernement réinvente le travail obligatoire

Le gouvernement y va fort. Après avoir qualifié « l'assistanat » de « cancer de la société », le gouvernement veut instaurer 7 heures hebdomadaires de travail obligatoire pour les allocataires du RSA. Cette nouvelle disposition qui sera mise à l'essai dans 10 départements est tout à la fois honteuse, inefficace et absurde. Honteuse car elle voudrait faire passer des personnes vivant dans la plus grande précarité comme des assistés. Inefficace car cela ne les aidera en rien à trouver un emploi stable à un salaire décent. Absurde car à l'heure où la France compte près de 4 millions de privés d'emploi, ce n'est pas en instaurant le travail gratuit que l'on résoudra le problème du chômage. C'est également démagogique car rien n'est dit sur la manière dont seront effectuées ces travaux, ni sur comment ils seront encadrés.

Les élus communistes agissent

La nouvelle majorité de gauche au Sénat a montré qu'en allant à rebours de la politique du gouvernement, il est possible de dégager des ressources supplémentaires pour la protection sociale. A l'initiative des sénatrices et sénateurs communistes, le Sénat a :
- supprimé les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires,
- accru la taxation des retraites chapeau, des stock-options, des bonus des traders,
- conditionné l'exonération de cotisations sociales au strict respect de l'égalité salariale.
Le doublement de la taxe sur les mutuelles a été annulé et même supprimé des contrats des étudiants pour favoriser leur accès aux soins.

Ces seules mesures permettent de dégager 5 milliards de nouvelles recettes. C'est l'équivalent de 30 % du déficit de la sécurité sociale en 2012.

D'autres solutions sont possibles. C'est le sens des propositions du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.
- l'augmentation immédiate du SMIC à 1 700 € brut,
- l'interdiction des licenciements aux entreprises distribuant des dividendes,
- la création de nouveaux pouvoir d'intervention pour les salariés dans leurs entreprises pour leur permettre d'être partie-prenante des décisions des profits dégagés par leur activité.

Argumentaire PCF
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Reconnaître l'État de Palestine pour avancer vers une paix juste

palestine.jpgPierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nicole Borvo Cohen Seat, sénatrice, Roland Muzeau, député, et Patrick Le Hyaric, député européen s'adressent à Nicolas Sarkozy : la France doit reconnaître l'État de Palestine.

Monsieur le Président,

Dans quelques jours, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, demandera que la Palestine obtienne un siège d’État membre de plein droit, à l’Organisation des Nations-Unies. Il s’agit d’un événement de grande portée.

Après tant d’années de blocage politique et de tensions, dans un contexte marqué par le développement de la colonisation et la poursuite d’une brutale occupation militaire, l’admission d’un État de Palestine à l’ONU serait un pas majeur pour avancer vers une paix juste et permettre la relance d’un véritable processus politique de règlement du conflit sur la base du droit international et des résolutions de l’ONU.

Aujourd’hui, la nécessité de l’édification d’un État de Palestine à côté de l’État d’Israël fait largement consensus dans les discours officiels. Une mobilisation populaire existe autour de ce projet.

Pourtant, la situation reste très préoccupante. Le peuple palestinien se voit dépossédé progressivement de sa terre sans que rien de décisif ne se produise pour lui offrir réellement la justice et la perspective d’une indépendance à laquelle il doit pouvoir enfin accéder.

Devant la presse le 1er juin à Rome, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, déclarait :
« Nous sommes convaincus, nous Français, avec l’ensemble des Européens, comme d’ailleurs le G8 qui a s’est réuni à Deauville, que le statu quo au Proche-Orient serait une grave erreur. Tout change dans cette région, en Égypte, en Syrie, il faut donc bouger, il faut reprendre l’initiative. Si rien ne se passe d’ici le mois de septembre, la France par la voix de son Président de la République a déjà indiqué qu’elle en tirerait toutes les conséquences. »

Nous y sommes. L’annonce officielle du veto des États-Unis renforce l’exigence d’une parole forte de la France. L’heure est donc venue pour la France, s’appuyant sur le droit international et les résolutions de l’ONU, par votre voix, de prendre toutes ses responsabilités et de répondre à l’appel du Président de l’autorité palestinienne. L’initiative palestinienne, déjà soutenue par de nombreux pays, peut ouvrir un espoir et permettre de sortir de l’impasse dramatique actuelle.

Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président de la République, de soutenir la démarche palestinienne à l’ONU et de prendre les dispositions nécessaires pour que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières de 1967.
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Construire la paix et la justice au Proche-Orient relève d’une responsabilité collective. Notre pays s’honorerait et jouerait un rôle positif efficace en s’engageant résolument avec ses partenaires européens dans cette voie.

En espérant que la France soit, dans ce moment crucial, à la hauteur de ses responsabilités internationales au Proche-Orient.

 

Présidentielles et législatives 2012 : demandez le programme !

« Putain, encore un an ... » titrait l’Humanité de vendredi 6 mai….

« Et alors ? On pleure ? On dit "p…, encore dix mois", "p…, encore neuf mois"... et on laisse passer ? C'est quoi, vos propositions ? Pourquoi a-t-on supporté Sarkozy et ses réformes désastreuses ? Parce qu'on a une gauche incapable ! P.. , encore un an à attendre que DSK vienne nous sauver ? Ou y a -t- il autre chose d'envisageable ? Et quoi ? » nous interpelle en retour un lecteur du blog…

Voici quelques éléments de réponse.

Le Parti communiste français a mis au pot commun du Front de Gauche, alliance réunissant le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire, ses réflexions programmatiques.
Pour une gauche de gauche.

Jugez sur pièces en ouvrant l'annexe de ce billet.

Ce document est en 6 parties, dont voici les titres :

  • Droits sociaux et partage des richesses
  • Une République solidaire et fraternelle
  • Reprendre le pouvoir sur l'argent ; la planification écologique pour un nouveau mode de développement humain et durable
  • Convoquer l'assemblée constituante de la VIe République, le pouvoir au peuple
  • S'affranchir du carcan du traité de Lisbonne pour construire une autre Europe
  • Changer le cours de la mondialisation : une politique internationale de paix et de coopération

Vos réactions sont les bienvenues, car comme le clame une affiche du PCF : « Sans vous, rien ne se fera ! »
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Nicolas Sarkozy, le père Noël des Bettencourt

Nicolas Sarkozy est le meilleur ami des riches. Des très riches mêmes puisque le chef de l'Etat vient d'offrir quelques beaux cadeaux fiscaux à la famille Bettencourt.

Le Canard enchaîné de ce mercredi 20 avril dévoile le pot aux roses du jour. La suppression du bouclier fiscal couplée à la réforme de l'Impôt sur la fortune (ISF) annoncée la semaine dernière par Bercy vont faire gagner de l'argent à la déjà très fortunée Liliane Bettencourt. Là n'est pas la seule bonne nouvelle pour l'héritière de L'Oréal. Comme l'explique le Canard et le Figaro du jour, l'héritière de L'Oréal a discrètement rapatrié en France tous ses avoirs frauduleux à l'étranger grâce à un petit prix du fisc qui ne tapera pas très fort contre cette évasion fiscale. Et, comble de bonheur, le gouvernement a aussi pensé à gâter la fille de Liliane, Françoise Meyers-Bettencourt, en ne touchant pas à ses 300 millions d'euros encaissés lors d'une opération financière. Revue de détail de ces "bonnes nouvelles".

Des impôts divisés par 4: merci Nicolas !

Après l'annonce de la suppression du bouclier fiscal et de la réforme de l'impôt sur la fortune voulue par Nicolas Sarkozy, le Canard enchaîné a sorti sa calculatrice. Grâce à ces deux mesures, l'hebdomadaire a calculé que la ponction fiscale sur les biens de Liliane Bettencourt "sera divisée par quatre" en 2012 et peut-être même dès 2011, "passant - pour l'impôt sur le revenu et l'ISF - de 40 millions (en 2010) à 10 millions d'euros. A comparer avec des revenus tournant autour de 250 millions. Qui dit mieux?"
Tout cela grâce à un tour de passe-passe. Première ristourne: pour atténuer la suppression du bouclier fiscal, la réforme de l'ISF taxe moins qu'avant les grandes fortunes. Deuxième ristourne: même s'il est supprimé, le bouclier fiscal reste effectif jusqu'en 2012. Liliane Bettencourt est gagnante sur les deux tableaux !

L'évasion fiscale rentre au bercail sans bobo

Liliane Bettencourt assure avoir mis de l'ordre dans ses comptes et être en train de régulariser sa situation fiscale, dans un entretien au Figaro mercredi. Via son avocat et "protecteur aux biens", la milliardaire est en lien avec l'administration pour régler "ce qui doit être réglé".
Et c'est en bonne voie, aux dires du Canard Enchaîné, qui assure que l'héritière de L'Oréal a "discrètement rapatrié ses avoirs à l'étranger" en décembre dernier. Leur montant s'élèverait à 200 millions d'euros, pour lesquels Mme Bettencourt devrait acquitter une pénalité que le journal chiffre à environ 35 millions d'euros. "Tous les avoirs qui s'étaient égarés à l'étranger ont été rapatriés en attendant que Bercy envoie la facture fin juillet", qui sera "évidemment immédiatement payée", écrit de son côté Le Figaro. Son île d'Arros, aux Seychelles, louée à une fondation domiciliée au Liechtenstein, pourrait être bientôt vendue. "Cela ne me fera pas tourner de l'oeil si je dois m'en séparer", assure la dame de 88 ans.

300 millions, mais pas de prime aux salariés

Le troisième cadeau, celui-ci offert à Françoise Meyers-Bettencourt, est narré ce matin par le Progrès : "Voilà le grand patronat français rassuré par la ministre de l'Économie Christine Lagarde : la prime de 1.000 euros pour les salariés d'entreprises affichant des bénéfices ne sera pas obligatoire. Pas de " gagner plus sans travailler plus ". "L'héritière de l'Oréal Françoise Meyers-Bettencourt ne redistribuera donc pas aux salariés les 300 millions d'euros qu'elle a encaissés en début d'année sur simple opération financière et n'en rendra même pas une part au contribuable puisqu'elle bénéficie d'un abattement ISF de 75 %. Merci Bercy."

Infos parues sur l’Humanité.fr
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Poison d'avril !

Le « Poison d'avril » du PCF

Lors des élections cantonales, la politique gouvernementale a été massivement rejetée et les Français ont condamné Nicolas Sarkozy et sa bande au pouvoir. Quand l'UMP a refusé d'appeler à battre le Front national, d'autres personnalités de droite ont, sans complexe, appelé à voter blanc. Cette droite a tout perdu... même son honneur !

La progression du FN est lourde de danger. Il faut lui faire barrage. Deuxième force de gauche, le PCF et ses partenaires du Front de Gauche se portent en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national.

Face à l'abstention et dans ce contexte d'une extrême violence, le PCF lance un concours d'insolence avec le « Poison d'avril » pour sensibiliser sur le danger que représente la montée du Front national et la banalisation de leurs idées par la majorité présidentielle.

Le PCF invite tous les humanistes, toutes les personnes qui ne veulent plus de cette politique réactionnaire, à coller les « Poisons d'avril » partout où bon leur semble.

Envoyez vos photos sur pralik471@tumblr.com et regardez-les sur ce site

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Cantonales 2011

Ile-de-France : la gauche perd le Val d’Oise

La gauche a perdu dimanche son seul département en Ile-de-France, le Val-d'Oise, mais a réussi à conserver la Seine-et-Marne que la droite guignait, tandis que dans les Hauts-de-Seine, Isabelle Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, a mordu la poussière spectaculairement. Le Front de Gauche et en particulier sa composante PCF résiste dans le Val-de-Marne tandis que le Front national n'a aucun élu.

Le Val-d'Oise, terre de Dominique Strauss-Kahn et cible de l'UMP, a basculé à droite qui a remporté 9 des 19 cantons renouvelés. La gauche ne devait sa présidence qu'à une voix, celle d'un élu du centre. Le FN présent au second tour dans cinq cantons ne remporte aucun siège.

En Seine-et-Marne, le PS l'emporte avec 35,59%, suivi de l'UMP (23,87%) et du FN (16,14%). La gauche perd trois cantons mais en gagne trois autres. La composition du conseil général reste identique. A Meaux-Nord, ville du numéro un de l'UMP Jean-François Copé, l'UMP fait 64,48% contre 35,52% au FN. A Montereau-Fault-Yonne, ville du vice-président du parti radical Yves Jégo, le PS arrive en tête ainsi qu'à Provins, cité du patron des députés UMP Christian Jacob.

Coup de tonnerre dans les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy où Isabelle Balkany est battue par un candidat inconnu du grand public, Arnaud de Courson, et se réclamant du maire DVD de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin. Son rival Patrick Devedjian a réussi à sauver son fauteuil de justesse à Bourg-la-Reine. Un autre candidat UMP à la présidence très convoitée du conseil général, Thierry Solère, remporte haut la main le second tour. Plusieurs divers droite percent: à Neuilly-sur-Seine, le maire Jean-Christophe Fromantin est plébiscité (70,24%) contre la candidate UMP. Les cantons de Levallois-Sud, Sceaux et Rueil-Malmaison tombent aussi aux mains de DVD. La gauche parvient à ravir à l'UMP Asnières-Nord et Courbevoie-sud.

Dans le Val-de-Marne, l'un des deux derniers départements qu'il dirige, le PCF réussit un beau coup. Menacé par une alliance PS-EELV au premier tour, il a su résister et se paye même le luxe de chiper un siège au PS. Le président PCF du département Christian Favier devrait être reconduit.

L'Essonne, dirigée par le PS depuis 1998, confirme son ancrage à gauche et remporte un canton de droite. Europe Ecologie-Les Verts fait son entrée à l'assemblée départementale, en gagnant Massy-Ouest tandis que le FN, présent dans dix cantons, n'en remporte aucun.

Dans les Yvelines, l'UMP reste majoritaire mais recule nettement en perdant cinq cantons sur 14. Versailles-Sud revient à la DVD Marie-Hélène Aubert, celui de Versailles-Nord-Ouest au candidat du Parti chrétien-démocrate Olivier de La Faire et Saint-Germain-en-Laye-Sud à un dissident. A Andrésy, le candidat EELV bat l'UMP.

En Seine-Saint-Denis, présidée par Claude Bartolone, le PS arrive en tête, et détient désormais 15 cantons. EELV remporte Sevran. Le maire PS de Clichy-sous-Bois Claude Dilain bat le sortant UMP. Mais le PS perd Epinay-sur-Seine (DVD), Montreuil (PCF) et Aubervilliers (PCF). Le PS a donc perdu deux sièges, alors que le PCF, désormais à la tête de 13 cantons, en gagne un. L'UMP a remporté Villepinte (ex-PCF).

Huma.fr

A Sannois, le PS perd son siège au profit de l'UMP, à seulement quelques voix près.

 

Après l'Irak et l'Afghanistan, la Libye ?

libye.jpg"Heureusement, le président (Sarkozy) a pris la tête de la croisade » avoue à propos de la Libye le nouveau ministre de l’intérieur, Claude Guéant, qui accumule décidément les phrases maladroites…

« L'Union européenne envisage d'apporter un soutien essentiellement humanitaire en Libye mais qui pourrait prendre la forme d'une opération militaire dans le cadre de l'assistance aux réfugiés » selon des diplomates européens.

Alors, aide humanitaire, opération militaire ou croisade ? Un bombardement peut-il être humanitaire ? S’est-on empressé de voler au secours d’autres populations écrasées, comme au Yémen , au Bahreïn, en Syrie ou dans la bande de Gaza ? S'agit-il de droits de l'homme, de liberté et de démocratie ?

Qu’importe en réalité, si ce n’est le pétrole libyen et la volonté de surveiller que les révoltes en cours ne se transforment pas en révolutions remettant en cause la concurrence libre et non faussée du capitalisme ? Les Etats-Unis étant réticents à ouvrir un troisième conflit après l’Irak et l’Afghanistan, c’est aux Anglais et à la France que revient le sale boulot, qui n’est « qu’une étape importante » selon H. Clinton. Et ensuite ? Le conflit s’enlise ? On s’installe à demeure en Libye ? Durant des années, la France a trouvé en Kadhafi un allié idéal, fournisseur de pétrole et acheteur d’armes. Lui servent-elles aujourd’hui à bombarder son peuple ?

On sait comment commencer une guerre, on ne sait jamais comment elle finit. Les expériences catastrophiques et coûteuses en centaines milliers de victimes civiles des guerres des Balkans, d'Irak et d'Afghanistan montrent que la guerre n'est pas une solution pour la liberté des peuples.

Le PCF s’est exprimé contre cette intervention militaire. Ci-dessous, deux de ses communiqués.

Libye : le PCF exprime son opposition totale à toute intervention militaire

Le Parti communiste français exprime son opposition totale à une intervention militaire en Libye. Des responsables de l'insurrection populaire ont plusieurs fois exprimé leur refus d'une telle intervention. Kadhafi lui-même, tout en bombardant des villes et en réprimant de façon criminelle, instrumentalise cette menace pour tenter d'enlever toute légitimité au mouvement qui veut la fin de son régime dictatorial. L'installation d'une zone d'interdiction aérienne dans l'espace libyen comporterait un risque grave d'escalade. Le PCF condamne toute tentative des Etats-Unis, de l'OTAN ou des pays de l'Union européenne pour arrêter et récupérer les révolutions et les mouvements populaires en cours. Alors que les peuples du monde arabe se soulèvent dans des mouvements de grande portée, à partir des exigences de démocratie et de justice, Nicolas Sarkozy joue sur les peurs et agite les thèmes de l'Islam, du terrorisme, de l'invasion par les flux migratoires pour ses ambitions électorales et politiciennes. Les autorités françaises doivent au contraire prendre la mesure de l'importance historique des bouleversements du monde arabe. Elles doivent aider à des issues positives en aidant l'ensemble des démocrates et des progressistes qui y contribuent.

Libye : le PCF souligne les risques d'une logique de guerre

En adoptant, sous pression de la France et de la Grande-Bretagne, une résolution qui autorise une intervention militaire aérienne et des frappes ciblées, le Conseil de Sécurité prend le risque d'un engrenage en s'inscrivant dans une logique de guerre aux conséquences hasardeuses.

Le Parti communiste français, qui n'a cessé d'exiger l'arrêt immédiat des opérations et de la répression militaires ayant déjà fait de nombreuses victimes civiles, réitère une fois encore sa condamnation du régime de Kadhafi et son plein soutien aux forces qui agissent pour la démocratie en Libye, avec le Conseil National de Transition. De lourdes questions se posent aujourd'hui. Toutes les possibilités d'aide directe ou par les États arabes à la rébellion ont-elles vraiment été étudiées? Est-ce vraiment la protection du peuple libyen que cherchent les puissances occidentales? Des experts, des journalistes expliquent déjà qu'il faudra envoyer des forces spéciales au sol et que l'objectif est de faire tomber le régime de Kadhafi...

Le Parti communiste français, dans ces graves circonstances, rappelle le désastre des guerres en Irak et en Afghanistan qui furent chaque fois déclenchées au nom de la protection des populations et de la démocratie. Il exprime son inquiétude profonde devant une telle situation. Il appelle à la plus grande vigilance. Il s'étonne enfin par ailleurs du silence complice qui entoure au même moment la répression du mouvement populaire au Barheïn.

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Déclaration commune du Parti socialiste, du Parti communiste français, d’Europe-Ecologie-les Verts, du Parti radical de gauche et du Mouvement républicain et citoyen

Élections cantonales 2011

Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales. Ils ont voulu, par leur vote, signifier une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.

Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continue de se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités progressent et notre République est abimée. L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement.

Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifier dimanche prochain le vote du premier tour.

Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.

Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.

Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012.

 

Cantonales 2011 : le Front de Gauche confirme son avancée

_326_.gifPremier tour des élections cantonales : déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

"Les résultats du premier tour des élections cantonales connus à cette heure confirment que notre pays traverse une très grave crise politique et démocratique. Le niveau historiquement bas de la participation marque la défiance des millions d’électeurs à l’égard d’une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Le décalage entre les urgences populaires face aux dégâts de la crise capitaliste et la nature et le niveau des réponses apportées devient insupportable. L’abstention en est la sanction retentissante. Elle doit interroger toutes les forces politiques.

Cette abstention a été amplifiée dans ces élections cantonales par la stratégie scandaleuse du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour tenter d’échapper à la sanction populaire dans les urnes. Jamais un scrutin n’avait été à ce point ignoré et bafoué par un gouvernement en place. Jamais une élection n’avait autant été tenue au silence. La présidentialisation à outrance a servi à occulter encore un peu plus cette élection, exacerbant la crise d’une cinquième République à bout de souffle. Au total, c’est un nouveau mauvais coup porté à la démocratie.

Pourtant, quoi qu’elle ait fait pour échapper à la sanction populaire, la droite recule sévèrement dans de très nombreux cantons, selon les résultats parvenus à cette heure. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays. Les Françaises et les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la finance au pouvoir, pas plus à la tête du pays que dans les départements.

Le score réalisé par le Front national, en progrès sur les cantonales de 2004, confirme le danger d’une montée de l’extrême droite qui doit être pris au sérieux par les forces de gauche. Elle est le résultat d’une banalisation des idées xénophobes par la majorité présidentielle et de l’honteuse promotion médiatique dont Marine Le Pen a bénéficié ces derniers mois pour accréditer sa soi-disante conversion sociale. Nous sommes décidés à combattre cette progression en relevant avec le Front de Gauche le défi d’une alternative de gauche courageuse et combative.

Dans cette situation, l’ensemble des forces de gauche progresse par rapport au scrutin de 2004. Des départements en plus grand nombre peuvent disposer dans une semaine de majorités de gauche.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de Gauche confirme son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score supérieur au résultat obtenu par le Parti communiste en 2004. La plupart des élus communistes élus en 2004 sont en situation d’être réélus et des gains sont possibles pour l’ensemble du Front de Gauche, qui peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus.

J’appelle ce soir (le 20 mars ndlr) toutes les forces de gauche à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite et renforcer les majorités de gauche dans les départements le 27 mars prochain pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux intérêts des populations."

 

Le seul sondage qui compte, c’est le 20 mars !

Quatorze mois avant le scrutin les grandes manœuvres ont commencé pour écrire le scénario de 2012 à la place des citoyens. L’affaire autour des sondages plaçant Marine Le Pen en tête des intentions de vote dans tous les cas de figure, illustre deux phénomènes.

Le premier c’est la volonté d'évacuer le peuple du débat politique. Un phénomène que renforce la nature de l’élection présidentielle.

Second phénomène, les idées d'un Front National cherchant à faire plus «social» progressent. C'est une évidence et c’est le résultat d’un Nicolas Sarkozy pris à son propre piège. En banalisant les idées du Front National il a aussi banalisé celui-ci et maintenant les «digues lâchent» à droite. Ainsi près d’un quart des électeurs ayant fait le choix Sarkozy en 2007 se porteraient aujourd’hui sur le FN.

Mais cette réalité ne doit pas en occulter une autre, celle du rejet des logiques capitalistes et de la force des exigences sociales.

Face aux discours de haines et de divisions, nous voulons porter l’ambition, du local au global, de profondes transformations de cette société.

Aujourd’hui le seul sondage qui compte, c’est celui qui sortira des urnes le 20 mars. Un scrutin que l’UMP tente par tous les moyens de faire « oublier ». Dernier scrutin national avant la présidentielle, l'UMP cherche à le réduire à une simple question locale. Près de la moitié des candidats UMP se sont déclarés « divers droite » en Préfecture. Un courage politique qui en dit long sur l’inquiétude de l’UMP de prendre une sévère sanction le 20 mars.

Avec 1660 candidats (dont plus de 1300 titulaires PCF et 259 du PG) le Front de Gauche est le rassemblement politique présent dans le plus grand nombre de cantons. Un atout pour porter dans les jours qui viennent l’ambition d’une gauche combative pour répondre aux aspirations populaires.

D’ici au 20 mars, tous les gestes vont compter pour faire voter et gagner le meilleur résultat pour les candidats et candidates présentés ou soutenus par le Front de Gauche.

5 raisons de voter Front de Gauche

  • Sanctionnons la droite et sa politique
  • Ouvrons une perspective nouvelle à gauche en participant à la construction d'un programme populaire et partagé
  • Donnons de la force au Front de Gauche, un rassemblement ouvert et unitaire
  • Conduisons ensemble, dans nos départements, des politiques innovantes et de justice sociale dans le domaine du logement, des transports, de l'emploi, de l'éducation, de la jeunesse...
  • Choisissons des élus combatifs et sur qui compter dans notre département.

Dans le Val d’Oise, 19 candidats Front de Gauche se présentent dans les 19 cantons renouvelables.cantonales_2011.JPG

 

Sûreté nucléaire et loi Nome

Sûreté nucléaire : Nicolas Sarkozy doit abroger la loi NOME pour respecter ses engagements

Le drame sans précédent qui touche de plein fouet le peuple japonais a relancé en France le débat sur la politique énergétique nucléaire. Les sénateurs du groupe CRC-SPG appuient fortement la revue complète des systèmes de sûreté des centrales nucléaires, travail qui sera rendu public.

Cependant, au-delà de ces efforts qui auraient dû être consentis depuis longtemps et de la transparence qui doit nécessairement prévaloir en ce qui concerne la gestion et la sûreté de nos installations nucléaires, les sénateurs du groupe CRC-SPG dénoncent les dangers que font peser sur la sûreté des installations la privatisation du secteur et la multiplication de la sous-traitance dans le nucléaire en France et dans le monde. La gestion de l’accident majeur sur la centrale Fukushima conforte malheureusement ce constat puisqu’il semblerait que la compagnie privée TEPCO n’ait pas pris en compte les mises en garde relatives à ce site et maintienne l’opacité dans la gestion de la crise actuelle.

Les enseignements de cet accident majeur doivent être tirés par le gouvernement. La filière nucléaire doit bénéficier d’un véritable contrôle démocratique. Seule une maîtrise publique à 100% et la garantie d’un statut de haut niveau des travailleurs du secteur sont en mesure d’assurer une exploitation optimale du parc nucléaire français. Les sénateurs du groupe CRC-SPG demandent dès à présent au Président de la République le retrait de la loi de nouvelle organisation du marché électrique qui prévoit à l’horizon de 2025 la privatisation d’une partie de la production nucléaire.

Groupe des sénateurs communistes, républicains et citoyens et sénateurs du Parti de Gauche

 

Sarko nous cause à 20 heures

sarko.JPGCe soir, Sarkozy cause dans le poste !
Sarkozy - France d'en bas : 2ème Round !
Faites un geste citoyen, éteignez votre poste !
Utilisez plutôt ce blog pour lui dire tout ce que vous pensez de sa politique...

20h00 : 3, 2, 1, fire (*) !
(*) feu, in english.

 

Nicolas Sarkozy soutiendra-t-il tous les tyrans?

fran_afrique_1.jpgTunisie, Égypte... Togo, la France de la Françafrique ne savait pas !

Nicolas Sarkozy assiste éberlué à la déroute des dictatures au Maghreb. Il faut dire que tout était si simple auparavant : les autocrates du continent africain, réduits au simple rôle de vigiles et de VRP des multinationales étrangères, assuraient la tranquillité et la prospérité d’une fraction de la population occidentale, souvent au détriment des intérêts de leur propre pays. Les responsables politiques, les « experts », les intellectuels autoproclamés, dans une sorte d’odieux consensus, décrétaient que certains peuples n’étaient pas faits pour la démocratie, n’étaient finalement pas capables de décider ni par eux-mêmes, ni pour eux-mêmes. Les analystes de tout bord se résignaient, entre deux soupirs compassionnels, à voir ces hommes être amputés de leurs droits fondamentaux, ce qui n’était finalement pas si grave puisqu’ils n’étaient pas capables de les exercer.

Seulement voilà, l’impensable est arrivé ! Les esclaves se sont révoltés et ont repris leur liberté. Abandonnant toute pudeur, Nicolas Sarkozy, hier complice actif des tyrans, se veut aujourd’hui le porte-étendard de la démocratie naissante. Celui qui a reçu princièrement Kadhafi, qui a félicité Poutine pour sa « victoire » aux élections législatives de 2007, qui a réuni des dictateurs africains le 14 juillet 2010, qui couvrait d’affectueuses caresses Faure Gnassingbé pour que son ami Vincent Bolloré obtienne la concession du port de Lomé au Togo, donne maintenant des cours de libertés publiques. Par cette vertigineuse pirouette, le président entend sans doute nous faire oublier les lâchetés et les compromissions d’hier, au profit d’une attitude devenue opportunément mesurée. Il se permet même le luxe de prévenir ceux qui ont brisé leurs chaînes, contre les dangers de l’islamisme, ce qui lui permet au passage de faire vibrer, en France, les cordes de cet instrument anxiogène aux vertus électoralistes maintenant largement éprouvées. Cette question du « danger fondamentaliste » est particulièrement pernicieuse car elle s’appuie sur des éléments objectifs mais permet, dans le même temps, tous les amalgames et favorise un refus de l’altérité. Le musulman, devenu suspect universel, doit en permanence faire la preuve de son intégrité.

Redouter que la chute de régimes dictatoriaux n’entraîne une montée de l’islamisme conduit à contester aux peuples le droit de disposer de leur destin au motif incertain qu’ils pourraient un jour faire des choix qui nous seraient préjudiciables. C’est donc les condamner avant même que l’on ait quelque chose à leur reprocher.

Enfin imaginons que les dictatures réussissent, par je ne sais quelle combinaison, à reprendre le pouvoir, vers qui se tourneraient alors les légions d’hommes et de femmes dépouillés de leurs espérances, sinon vers les mouvements les plus radicaux ? Nous craignons le terrorisme ? Nous aspirons bien légitimement à vivre en paix loin de toute menace ? Alors accompagnons avec intelligence l’émergence de la démocratie, cessons de voir en l’autre un ennemi. Cette mutation dans notre perception des événements est d’autant plus nécessaire que le séisme politique qui ébranle le Maghreb va nécessairement toucher d’autres parties du continent. Le Togo, harassé par plus de quarante-trois ans de dictature, est en résistance depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle truquée de 2010. En 2005 le peuple togolais avait vainement essayé d’empêcher Faure Gnassingbé de succéder à son père, grand spécialiste du meurtre, de la torture et de la terreur. Hélas pour ce peuple courageux, son combat pour la liberté n’intéressait pas les puissants de ce monde, alanguis dans la vision d’une Afrique destinée à souffrir... Faure avait massacré 800 Togolais pour avoir protesté contre l’inauguration de la transmission héréditaire de la dictature…

Aujourd’hui les exemples tunisien et égyptien nous démontrent la victoire de la dignité sur la soumission. Ce mouvement de libération connaîtra peut-être des temps de pause, des reculs, mais il se poursuivra pendant plusieurs années jusqu’à la chute inéluctable des despotes. Quelle sera alors l’attitude de Nicolas Sarkozy quand des tyrans tomberont de l’arbre de la Françafrique comme des fruits pourris ? Michèle Alliot- Marie, ou son successeur, va-t-elle se porter à leur secours, comme elle s’était proposé de le faire pour la Tunisie en envoyant à Ben Ali nos policiers rabaissés au rang de barbouzes ? Nous serons très bientôt fixés sur ces questions.

Kofi Yamgnane, ancien élu de Bretagne
Il a rejoint depuis trois ans son pays d’origine, le Togo, pour y apporter sa contribution dans la conquête de la démocratie et écrire avec les Togolais une nouvelle page de l’histoire.

 

Dans le Val d'Oise : une gauche combative pour plus de solidarité, de droits et de démocratie

La politique néfaste conduite par Nicolas Sarkozy et l’UMP enchaîne les mauvais coups dans tous les domaines de la vie : retraites, santé protection sociale, services publics, éducation, emploi, démocratie locale...

Ce sont tous les services publics qui sont attaqués et donnés aux financiers afin qu'ils réalisent des bénéfices et rémunèrent leurs actionnaires aux détriments des citoyens.

Quelles conséquences pour notre département ?

L'État transfère ses services publics (collèges, RMI puis RSA, APA) en faisant porter les charges sur le département et sa population sans accorder les moyens, ce qui aboutit à réduire les services et/ou à augmenter les impôts locaux. Aujourd'hui à travers la réforme territoriale c'est l'institution elle même qui est attaquée. C'est une atteinte à la démocratie, qui éloigne les élus des citoyens, pour mieux mettre en oeuvre la politique de casse des services publics.

C’est cette politique que défendent les candidats de l’UMP masqués sous l’étiquette UVO.

Que faire ?

Résister, s'opposer et en même temps construire de réelles alternatives aux politiques libérales, en totale opposition avec celles de la droite.
Faire des choix politiques en cohérence avec les attentes qui ont fait la force du mouvement social contre la réforme des retraites, avec les aspirations de tous ceux qui luttent pour leur emploi, contre les discriminations et pour plus de démocratie.
Voter lors des élections cantonales pour des candidats qui porteront cette espérance aujourd'hui et demain, les candidats présentés par le Front de Gauche.

Sans vous, rien ne se fera !

Élus du Front de Gauche, nous nous battrons pour que rien ne se décide sans la consultation des habitants, des salariés, des jeunes, des forces vives et associatives des départements.

Élus du Front de Gauche, nous vous donnerons la parole de bout en bout.

Élus du Front de Gauche, nous contribuerons à maintenir le département à gauche, et pousser pour la mise en oeuvre d’une véritable politique de transformation sociale, en travaillant pour plus de solidarité, de droits et de démocratie.

(extraits de la déclaration des candidats du Front de Gauche 95)
voir le site des candidats de Sannois
et de Franconville cantonales.JPG

 

Régularisons les sans papiers

Appel pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d'immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers

Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007 était créé, pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du co-développement. Depuis, des dizaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, hommes, femmes, enfants, sont traqués, arrêtés et expulsés, y compris dans un pays en guerre comme l’Afghanistan.
Voulue par le chef de l’Etat, mise en œuvre par ses gouvernements successifs, le ministère de l'Intérieur aujourd'hui, et soutenue par l’UMP et ses alliés à l’Assemblée, cette politique est inacceptable car elle viole des principes humanitaires élémentaires et des dispositions internationales ratifiées par la France. A cela se sont ajoutés les effets désastreux du pseudo-débat sur l’identité nationale puis la chasse aux Roms.
Pour que cesse cette situation qui porte atteinte à des droits fondamentaux, menace gravement le droit d’asile et ruine l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à une manifestation nationale et unitaire au mois de mai 2011, à la date anniversaire de la création du ministère de l’Immigration qui perdure aujourd'hui sous une autre forme.
Nous exigeons sa suppression, l’arrêt immédiat de cette politique et la régularisation des sans-papiers.

Pour signer l'Appel et prendre connaissance de l'ensemble des signatures collectives et individuelles: voir le site

Manif5Avril2008_16.jpg

 

Sans vous, rien ne se fera !

arton5156-3a1f3.jpgTout casser ?

Nicolas Sarkozy, en présentant ses voeux aux Français, a pris le temps d’enjoliver son bilan. Il a embelli la manière dont la France et l’Europe ont traversé la crise pour ensuite, surtout, annoncer la poursuite et le durcissement de sa politique régressive dans tous les domaines.
Sous-entendant que les Français avaient accepté la réforme des retraites alors qu’en réalité ils continuent à la combattre et à la refuser, le Président s’est permis d’ajouter que « dans les moments de crise la difficulté ne compte pas ». Mais pour qui ? Le chef de l’Etat a omis de préciser que pour les salariés et leur famille, victimes au quotidien de sa politique autoritaire, effectivement, la difficulté ne compte jamais !
Serge Dassault, patron du Figaro, tête chercheuse de la droite, lui emboite le pas en présentant ses propres voeux dans « son journal ». Une occasion de développer, selon lui, des idées « raisonnables ».
Première proposition :Mr Dassault propose de « robotiser au maximum » et de « revenir au 39h hebdomadaires », cela augmenterait « la compétitivité des entreprises en abaissant le coût du travail ».
Autre proposition : « La généralisation des grèves contre la réforme indispensable des retraites (…) a montré la nécessité de réglementer le droit de grève ».
Dernière proposition concernant l'éducation, « séparer les bons élèves et les moins bons », faire en sorte que ces derniers renoncent au BAC, « la propagande pour ce diplôme a été une erreur profonde ».
Décidément, l'UMP veut tout casser. Il faut une gauche qui, dès maintenant, résiste et propose une alternative pour une autre logique.

Ce que la gauche devra faire ? L’exemple des 35 heures

Manuel Valls veut « déverrouiller » les 35 heures. Selon lui, on ne peut « aller devant les Français avec les même idées qu'en 1997 ». Le député de l'Essonne propose pour cela de piocher dans le stock fourni par la droite. Belle leçon de modernisme!
Ce propos du candidat aux primaires du Parti socialiste augure bien mal de ce que peut être cette année pré-présidentielle où la mise en scène des stratégies personnelles risquent d'occulter la nécessaire construction d'un projet de gauche répondant aux attentes des Français.
Il y a assez de monde à droite pour défendre les désidérata patronaux. Certains feraient mieux de se taire plutôt que de continuer à marquer des buts contre le camp de la gauche, le camp de ceux qui travaillent et subissent l'exploitation capitaliste.
Il n'aura pas fallu moins de 48 h pour que l'UMP s'engouffre dans la brèche. Alors que Manuel Valls propose de « déverrouiller » les 35h, Hervé Novelli le secrétaire général-adjoint de l'UMP propose purement et simplement d'en finir avec le principe d'une durée légale.
Xavier Bertrand le Ministre du travail veut, lui, « baisser le coût du travail », c'est à dire « baisser les salaires ».
Bref, toujours plus d'exploitation pour les travailleurs et toujours plus de profits pour les employeurs.
En ouvrant cette boite de Pandore, le député de l'Essonne a joué un vilain tour à la gauche et au mouvement social en s'attaquant à des conquêtes que le monde du travail a mis plus d'un siècle à arracher. Alors que le processus des primaires socialistes n'est pas entamé, certains se plaisent déjà à jouer les idiots utiles du sarkozysme. Cette situation est extrêmement préoccupante pour la gauche dans son ensemble.
Ce triste épisode doit servir de leçon. Mais que l'UMP ne se réjouisse pas trop vite! On peut compter sur le PCF et le Front de Gauche pour que la gauche ne lâche pas sa boussole, qui est aussi sa raison d'être, celle du progrès social.

Sans vous, rien ne se fera

Il faut résister, dès maintenant mettre ce pouvoir en échec et préparer la défaite de Sarkozy en 2012. Mais pas pour recommencer avec les logiques libérales, qu'elles viennent du FMI, de la commission européenne ou du MEDEF. Elles ont conduit chaque fois la gauche dans le mur.
Comment faire ? Si vous ne voulez pas une nouvelle fois être déçus, à chacun de faire entendre son idée de ce que la gauche devra faire.
C'est le sens de l'initiative prise par le Parti communiste avec le Front de Gauche : lancer un grand débat dans tout le pays pour énoncer ensemble les grandes réformes dont la France a besoin, construire un programme populaire et partagé que les candidats porteront dans les élections de 2012.
Nous voulons élaborer ensemble les grandes priorités, les réformes incontournables qu’une nouvelle majorité politique de gauche devrait impérativement mettre en oeuvre.
Un pacte entre toutes celles et ceux qui font le serment que la gauche ne trahira pas l’espoir de changement qu’elle porte face à Sarkozy et à l’UMP.
Pour y contribuer, les forces du Front de Gauche organisent de nombreuses rencontres locales et nationales partout en France avec des responsables associatifs, des syndicalistes, des rencontres ouvertes à toutes et à tous.
Le PCF, engagé dans cette démarche, met à votre disposition un « cahier citoyen » comme première étape de ce débat et sollicite votre avis personnel sur ce que devra faire la gauche pour réussir le changement

PCF

 

L’UMP nuit gravement aux services publics

Nicolas Sarkozy est à l’origine du plus grand plan de licenciements en France. En 2009, 30 000 emplois ont été rayés de la carte. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite supprimera 36 000 emplois publics en 2010. L’Éducation nationale figure en tête du tableau de chasse à l’emploi avec 16 000 postes en moins. Les répercussions se font déjà cruellement sentir dans les écoles : effectifs chargés, classes à double niveau, disparition des personnels spécialisés dans l’aide aux élèves en difficultés. A cela s’ajoute à présent la suppression des postes d’AVS et d ‘EVS : auxiliaires de vie scolaire (aide à la scolarisation des enfants handicapés) et emplois de vie scolaire (aide administrative aux directeurs). D’ici décembre 2010, 400 de ces emplois auront disparu dans le Val d’Oise. Outre la perte d’emploi, souvent dramatique pour les personnes concernées, ce sont autant d’écoles qui seront privées de moyens pour assurer des missions essentielles. A Saint Gratien, la plupart des écoles vont perdre tout personnel administratif. Des enfants handicapés, qui bénéficiaient jusqu’ici d’un AVS, seront déscolarisés, scolarisés à temps partiel ou dans des conditions extrêmement difficiles pour eux et leurs enseignants. Le service public de l’Éducation, pourtant essentiel, est gravement mis à mal.
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Sous la réforme, la finance

Texte invité
Les récentes informations sur l'activité de Guillaume Sarkozy, frère de, dans l'assurance retraite privée, sont décidément précieuses. Elles expliquent l'objectif de la réforme : ouvrir le marché des retraites à la finance. Les mesures d'âge (62 et 67 ans) ratatineraient en effet la part des retraites liquidées à taux plein. Ce serait un argument massue pour pousser à mettre son argent dans une complémentaire privée. Elles éclairent aussi l'attitude bloquée du pouvoir.
En refusant de revoir sa réforme, Sarkozy n'oppose pas seulement sa légitimité à celle de la « rue » (en réalité l'opinion majoritaire des Français). C'est oublier qu'entre ses représentants et le peuple, seuls légitimes en démocratie, se sont glissé quelques intrus. Notamment les « marchés financiers ». C'est à eux que Sarkozy rend des comptes ! Tout en faisant mine de vouloir remettre la finance à sa place, le gouvernement n'a pas hésité à justifier sa réforme par la nécessité de mériter le « triple A » des agences de notation. Verra-t-on bientôt Sarkozy, comme Zapatero le mois dernier, rencontrer les financiers de Wall Street pour un compte-rendu de mandat et leur jurer « j'ai fait tout ce que vous vouliez » en matière de réformes ?
La financiarisation de l'économie, voilà l'enjeu véritable de la réforme des retraites. Et voilà notre ennemi ! C'est un ennemi mortel au plan économique et social. Ouvrir à la finance un gigantesque marché de l'épargne retraite encouragerait tout ce qui a conduit à la crise actuelle. Lisez les conseils du magazine Challenges pour préparer sa retraite : « d'abord être propriétaire, et souscrire une assurance-vie ». L'immobilier plus la finance, le cocktail dont les Etats-Unis se sont abreuvés avec le résultat que l'on sait. Aujourd'hui, leurs si modernes retraites par capitalisation sont au bord de la faillite. Le total des engagements non financés des caisses de la fonction publique des Etats atteint 3300 milliards de dollars, celui des municipalités et comtés 574 milliards, celui des 100 plus grosses entreprises privées 460 milliards ! Quant aux fonds de pension « à cotisation définie » (on sait combien on verse mais pas combien on touche), le taux de remplacement moyen des pensions versées a baissé de dix points avec la crise. Nous ne manquons donc pas d'arguments pour montrer que le bon vieux système par répartition, justement parce qu'il se passe des marchés financiers, est plus stable. Il est aussi moins cher : pour 40 ans de cotisation retraite atteignant un total de 120 000£ la banque britannique HSBC empoche une commission de 99 900£ soit 80% !
Cette financiarisation est aussi notre ennemi politique. Car le pouvoir qu'elle donne aux détenteurs du capital financier piétine la souveraineté populaire. Les marchés ont récupéré la souveraineté monétaire. Ils exigent maintenant de contrôler les politiques budgétaires. C'est à ce titre qu'on leur devrait des comptes quant au modèle social que nous voulons pour nos pays ! La finance a parachevé le caractère antidémocratique de l'Union européenne. C'est elle qui aujourd'hui renforce la nature oligarchique du pouvoir en France. Le pouvoir n'est ni dans les urnes ni dans la « rue », il est aux mains d'une petite poignée d'individus qui doivent au capital financier leur fortune et leur pouvoir. Chaque jour du mouvement sur les retraites renforce la prise de conscience populaire à ce sujet. Ce bras de fer prépare la révolution citoyenne contre les oligarques aussi efficacement que mille cahiers de doléances !
Parti de Gauche
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