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Tribune libre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

Saint Gratien

Voici le texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de janvier 2013, qui traite de la stratégie d'endettement de la municipalité.
Rappelons que nous sommes contraints d'écrire un texte de 1 333 caractères seulement, ce qui aboutit à un argumentaire schématique. Retrouvez nos propositions plus détaillées sur ce blog !

Nous vous souhaitons une heureuse et pas trop chère année !

Le budget 2013 de la ville a été voté au dernier Conseil municipal.

Acculée par la croissance de la valeur du Franc suisse, la ville a été contrainte fin 2012 à renégocier 2 emprunts « toxiques », pour éviter une pression financière encore plus forte de la banque Dexia et des taux d’intérêt de 8 et 16%. Cela nous a coûté une pénalité de 520 000 €.

Ce n’est pas fini. Selon nous, est planifié en 2013 un remboursement anticipé de ces emprunts. Ce sera au prix d’une fonte de 75% des investissements municipaux (-5,7 M€), d’une compression des dépenses (-100 000€ pour le centre de loisirs, - 60 000€ pour les écoles…), et d’un bond de la plupart des tarifs de la ville.

Voilà la facture particulièrement salée de la très contestable stratégie d’endettement de la ville !

C’est mal parti pour stopper l’hémorragie du nombre d’habitants (-1286 en 3 ans).

Ce contexte renforce nos propositions : opportunité d’un audit citoyen de la dette de St Gratien ; nécessité de la soumission des contrats bancaires des collectivités au code des marchés publics ; utilité d’un pôle financier public, finançant les besoins humains ; intervention des gratiennois dans les comptes de leur ville.

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

 

Rythmes scolaires : une réforme précipitée

Dans le cadre de la loi sur la refondation de l’école, la réforme des rythmes scolaires prévoit l’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin et une journée de classe de maximum 5 heures 30.

Les communes devront réorganiser les activités périscolaires existantes, notamment celles du mercredi matin, et en proposer de nouvelles. Les maires ont jusqu’au 31 mars pour annoncer si leur commune met cette nouvelle organisation en œuvre dès 2013.

A Saint Gratien, la réforme des rythmes scolaires sera mise en place dès la rentrée 2013. Le maire l’a officiellement annoncé lors de la cérémonie des vœux le 12 janvier.

Cette réforme des rythmes semble cristalliser tous les mécontentements. Peu à peu, tous les partenaires, qu’ils soient enseignants, parents, élus, ont commencé à émettre de sérieux doutes sur la pertinence de cette modification de la semaine d’école. Elle est visiblement bouclée dans l’urgence, mal préparée et s’est fait récemment retoquer par le conseil supérieur de l’éducation.

De nombreuses voix soulignent qu’elle est coûteuse et difficile à mettre en œuvre et qu’elle risque d’accroître les inégalités territoriales entre communes riches, qui auront les moyens d’offrir des activités périscolaires, culturelles ou sportives de qualité et les autres, moins fortunées, où le nouveau temps se transformera en simple garderie. Les enseignants quant à eux insistent sur le fait que cette réforme n’améliorera pas la vie des élèves tout en dégradant leurs propres conditions de travail. Ils attendent aussi des avancées sur d’autres sujets essentiels à la réussite de leurs élèves, comme la refonte des programmes, la formation initiale et continue des maîtres, les effectifs en maternelle et élémentaire, le retour d’enseignants Rased spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire….

Certes, les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

On ne peut que partager l’opinion de Gérard Le Cam, sénateur communiste pour qui « la réforme, telle qu’elle est prévue ne fera que déstabiliser l’école : elle manque de clarté sur ses visées et ses modalités d’application. Quant aux délais de mise en œuvre par les communes, ils sont trop courts. »

Le PCF, par la voix de son porte-parole, Olivier Dartigolles, alerte sur les dangers de cette refonte de la semaine des écoliers : « Sans vision claire concernant les missions de l'Éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales, d'avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition. La réforme des rythmes, c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école. »

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, estime, lui, qu'un report d'un an « serait une décision sage si les communes ne souhaitent pas s'engager parce qu'elles n'ont pas les moyens. Nous savions depuis le début que le nerf de la guerre de cette réforme, c'était l'argent », a-t-il déclaré, préconisant « un fonds de péréquation entre communes pauvres et communes riches, car il y a un danger que des enfants soient mis à la garderie après 15h30 tandis que d'autres auront des activités culturelles, sportives et artistiques de qualité ». Le syndicat met en garde contre une réforme « précipitée et peu financée », demandant au gouvernement de s'engager « fermement pour que les communes aient les moyens nécessaires. Oui, il faut alléger la journée de classe. Mais cette question ne réglera pas à elle seule la corrélation qui existe en France entre l’origine sociale et l’échec scolaire. »

De nombreux aspects restent flous dans cette réforme. Le rôle du scolaire et du péri-scolaire n’est pas précisé. Des activités pédagogiques pourront être mises en place, mais le gouvernement ne dit pas au service de quel projet éducatif. La faible durée de ces activités, 30 à 45 minutes, en réduit la portée et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements lors des activités périscolaires, piste actuellement privilégiée par le gouvernement, qu’un projet de qualité pourra être porté.

Aujourd’hui, dans le département, une grande majorité des communes a décidé de reporter la mise en place à 2014 ou ne s’est pas encore prononcée. Quelques communes qui avaient, au départ, envisagé d’entrer dans le dispositif dès 2013 semblent désormais vouloir se laisser le temps de la réflexion. Seul un très faible nombre de communes a pris une décision définitive déjà communiquée aux écoles.

Saint Gratien est donc l’une des rares communes du Val d’Oise à se lancer dans cette réorganisation de la semaine dès septembre 2013, ce qui laisse 5 mois de préparation.

Cette décision suscite de nombreuses interrogations. Quid de l’indispensable concertation avec les enseignants et les parents d’élèves ? Les enseignants ne peuvent être écartés de ce débat qui doit concilier l’intérêt des élèves et leurs conditions de travail.
Il ne s’agit pas de les mettre devant le fait accompli. Or, le calendrier plus que serré fait craindre que les échanges soient réduits à leur plus simple expression.

Le passage à 4 jours et demi a des conséquences importantes sur les conditions de vie et d'apprentissage des élèves. La durée de la pause méridienne, les horaires de l'école, le contenu des activités périscolaires sont des sujets sur lesquels la concertation avec les acteurs sur le terrain est incontournable. Les conseils d’école, qui réunissent parents, enseignants et élus, ont un rôle primordial à jouer en matière de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et de l’éventuelle élaboration d’un Projet Éducatif Territorial, projet local pouvant être mis en place. Ils doivent impérativement y être associés.

Il s'agit de construire une journée articulant de manière cohérente des temps scolaires et périscolaires de qualité pour tous les élèves. L’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables.

Parents et enseignants doivent être largement concertés et associés. Or, à l’heure actuelle, à Saint Gratien, rien n’est connu d’une concertation ou même d’une consultation des enseignants et des parents. Les élus, via le Conseil municipal ou les commissions de travail, n’ont encore reçu aucune information.

Il serait inacceptable que des décisions soient prises de manière unilatérale sans concertation avec les équipes d’école et les parents. L’accord préalable des conseils d’école avant toute décision est aussi incontournable. Dans l’intérêt de tous, prenons le temps de la concertation !
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Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

Le Front de Gauche de Saint Gratien vous souhaite une bonne et heureuse année

Bonne et heureuse année 2013 de la part du Front de Gauche de Saint Gratien

Depuis quelques jours, la page d’accueil de ce blog vous indique l’adresse du courriel de « l’association du Front de Gauche de Saint-Gratien ». Depuis un peu plus d’un mois en effet, militants d’un des partis constituant aujourd’hui le Front de Gauche, ou non encartés – comme l’auteur de ces lignes –, nous avons constitué le Front de Gauche de Saint-Gratien en association « loi de 1901 ».

Nombreux sont celles et ceux qui ont découvert, grâce à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, qu’existe un mouvement politique réellement de gauche, crédible et capable d’unir les forces progressistes. Partout en France, des gens manifestent leur intérêt pour les idées du Front de Gauche, mais beaucoup ne souhaitent pas pour autant prendre la carte de l’une des neuf organisations politiques qui le composent aujourd’hui.

Le Front de Gauche de Saint-Gratien a pour fonction de réunir ces personnes, à Saint-Gratien et dans sa région, avec toutes celles qui sont adhérentes d’un des partis du Front de Gauche, afin qu’ensemble elles constituent une nouvelle force politique. Une force nouvelle qui dénonce l’injustice sociale et les atteintes aux libertés démocratiques et aux droits fondamentaux, et s’engage pour une politique de transformation sociale et écologique, d’égalité entre homme et femme. En ce moment où le gouvernement ne réussit qu’à reculer davantage jour après jour face aux diktats de la finance, où une politique d’austérité mène notre économie à la déroute et le peuple français à une pauvreté croissante, le Front de Gauche est la seule alternative qui présente des propositions crédibles, concrètes et efficaces aux questions graves posées par la situation.

À Saint-Gratien, durant ces derniers mois, le Front de Gauche a mené plusieurs batailles, contre les discriminations, pour une réelle démocratie locale dans une ville plus solidaire. Il a avancé des propositions constructives en matière de développement durable. Aujourd’hui, il est à l’initiative d’une campagne dénonçant les emprunts toxiques de la ville et réclamant la transparence totale de la gestion des deniers publics. Le Front de Gauche de Saint Gratien ambitionne de participer prochainement à une alternative politique à gauche dans notre commune.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2013.

Mais l’an 2013 et ceux qui suivront ne pourront être heureux que si, tous ensemble, nous agissons pour la justice sociale, et pour un développement tourné vers l’être humain et non vers la finance ! Nous appelons donc toutes celles et ceux qui, à Saint-Gratien et autour, veulent partager notre engagement au Front de Gauche, à nous rejoindre.

François-Patrick Doroszlaï, Président du Front de Gauche de Saint-Gratien

 

Saint Gratien : les emprunts toxiques pèsent sur le budget 2013 de la ville

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Saint Gratien est endetté auprès de la banque Dexia pour 7 millions d’emprunts « toxiques », à taux variables, indexés sur le Franc suisse et le Dollar.
Cela coûte cher à la ville en charges financières. Depuis 2008, la dette de Saint Gratien a progressé de 25%. Les intérêts payés par la ville aux banques ont, eux, progressé de 75%.

Depuis 2008, le Franc suisse s’est envolé par rapport à l’euro et au dollar. Les taux de ces emprunts de la ville menaçant d’atteindre 8 % et 16 %, chiffres annoncés aux réunions de quartiers, Saint Gratien a été conduit à renégocier fin 2012 avec DEXIA.

Finalement, DEXIA nous re-prête à taux fixe à 5,75% et à 5,99% pour 2013, c’est-à-dire à des taux supérieurs aux taux actuels du marché.

Cette renégociation a un coût. Notre commune a payé en fin d’année un dédit de 520 000 € à DEXIA : soit 65 € par foyer fiscal gratiennois.

En 2014, les conditions des deux emprunts DEXIA retrouvent leur forme d’origine. La ville sera toujours emprunteuse auprès de DEXIA, jusqu’en 2032, à des taux variables, toujours indexés aux évolutions du Franc suisse et du Dollar. Personne ne peut dire aujourd’hui à quel risque financier sera de nouveau exposée la ville à partir de 2014, ni combien cela nous coûtera.

Un nouvel emprunt de 1 500 000 € a été contracté en décembre 2012 par la ville auprès de DEXIA pour une durée de 15 ans.

Comment en est-on arrivé là ?

1 - La baisse des dotations de l’État :
Les recettes de la ville progressent moins rapidement que ses dépenses. Comme toutes les collectivités locales, Saint Gratien subit la crise et la réduction des recettes des collectivités, due notamment à la réforme de la taxe professionnelle du gouvernement Sarkozy. Réforme promue par l’U.M.P, le parti politique de Mme le Maire…. Le gel des dotations de l’État aux collectivités jusqu’en 2014, puis leur baisse planifiée, dans la logique comptable de réduction des déficits publics, ont également des répercussions défavorables sur les finances locales.

2 - Des facteurs propres à Saint Gratien :
La ville de Saint Gratien perd des habitants (20 420 habitants en 2012 contre 21 612 en 2009). Cette perte d’habitants a deux impacts sur les finances communales. Cela pèse mécaniquement sur les rentrées fiscales. La dotation versée par l’État est aussi en baisse, puisqu’au prorata du nombre d’habitants.
Afin de boucler son budget, la commune est donc contrainte de s’endetter plus lourdement. Là où le bât blesse, c’est que notre ville a contracté entre 25 % et 35 % de son endettement chez DEXIA, à des coûts prohibitifs, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur l’équilibre des finances. Les frais financiers constituent le 4ième poste du budget de la ville et représentent maintenant plus de 11% des dépenses de fonctionnement, chiffre annoncé dans la « lettre du maire » de février 2012.

Saint Gratien a vu sa population diminuer, ce qui érode sa « puissance fiscale ». Saint-Gratien a vu son endettement croître rapidement et surtout ses charges financières exploser.

Quelles conséquences pour les Gratiennois ?

D’importantes baisses d’investissement ont lieu en 2013, alors même qu’il y a des besoins urgents dans nos quartiers. Nous assistons aussi à des diminutions de dépenses et à une révision à la hausse de certains tarifs municipaux. La majorité municipale a en effet choisi ces dernières années de peser sur les services rendus à l’usager. Stagnation ou érosion des dépenses : c’est le cas des budgets éducation/enfance et culture, qui enregistrent un tassement de leurs crédits. La subvention au CCAS (centre communal d’action sociale) n’a pas non plus augmenté depuis 2008, alors que la demande sociale est hélas en forte augmentation... Nous reviendrons en détail sur les différents aspects du budget 2013 de la ville.

Comment s’en sortir ?

dexia_SB_3.pngAujourd’hui, des villes voisines, telles Sannois ou Saint Leu, dénoncent le « piège » de Dexia et envisagent un recours collectif en justice. Elles arguent d’un défaut d’information de la part de la banque lors de la contraction des emprunts. Ce n'est pas le cas des représentants de notre commune qui déclarent, au contraire, « assumer totalement » leur stratégie d’endettement. Serions-nous la seule commune à avoir fait une bonne opération avec DEXIA ?

Mêlez-vous de vos affaires ; prenez le pouvoir sur la finance ; l’humain d’abord !

  • Urgence d’un audit citoyen de la dette de Saint Gratien. Nous ne savons toujours pas combien nous coûtera Dexia sur la mandature 2008/2014. La transparence totale est indispensable. Il s’agit de la gestion des deniers publics. Réunions publiques d’information, débats contradictoires et explication des documents budgétaires pour les rendre accessibles à tous : les pistes ne manquent pas pour impliquer les citoyens dans les questions budgétaires de la ville.
  • Les contrats financiers que signent les collectivités locales avec leurs banques doivent être soumis aux règles du code des marchés publics. Aujourd’hui, c’est en petit comité que sont signés ces types de contrats avec les banques, laissant les élus dépendants des seules informations fournies par les banques.
  • Une information claire et pédagogique de la part des banques est indispensable, afin d’éviter qu’à l’avenir des villes soient flouées en raison d’une information insuffisante.
  • De l’utilité d’un pôle financier public, dégagé de la pression des actionnaires et de la course au profit à court terme. Il financerait les besoins des collectivités à des taux d’autant plus bas que leurs projets répondent aux besoins humains en matière de logements, d’écoles, de crèches, de cantines, d’investissements dans le développement durable, dans des services utiles aux habitants… Un pôle financier public qui trouverait à se refinancer à des taux modulés à la baisse auprès de la Banque Centrale Européenne ou auprès de la Banque Européenne d’Investissement. Ces dernières ont su le faire lorsqu’il s’est agi de sauver le système bancaire…et ce qui reste de la banque DEXIA !
 

Saint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Communiqué de presse du Front de Gauche de Saint Gratien

dexia_SB.jpgSaint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Jeudi 20 décembre, le budget 2013 est à l’ordre du jour du Conseil municipal de Saint Gratien.
Le projet de budget est caractérisé par :
- une diminution drastique de 75% du poste « travaux et équipements » (- 5,7 M€), alors qu’il y a des besoins urgents dans nos quartiers : réhabilitation de l’école Jean Moulin, de la salle Georges Brassens, de la MJC, du centre de loisirs Fossiez, travaux de voirie…
- des dépenses de fonctionnement comprimées au maximum, au détriment des budgets : écoles, centres de loisirs, sport et culture, ainsi qu’aide sociale.

Pourquoi un tel budget d’austérité ?

Comme l’ensemble des communes, Saint Gratien est confrontée à la crise et à la réduction des dotations de l’État. Mais il y a aussi des facteurs spécifiques à la ville.

En 2007, Saint Gratien a contracté auprès de la banque DEXIA des emprunts « toxiques », à taux variables, indexés sur l’évolution du cours du Franc suisse et du Dollar américain. Ce type d’emprunts a représenté jusqu’à 30% de l’endettement.

Depuis le Franc suisse s’est envolé par rapport à l’euro et au dollar et la ville s’est retrouvée redevable fin 2012 de taux d’intérêt de 8% et de 16%. Elle a été conduite à renégocier ses conditions d’emprunt. Pour l’échéance 2013, les taux ont été « gelés » à 5,75% et à 5,99%, soit 100 points de base au-dessus des conditions de marchés.

Cette renégociation n’est pas gratuite. Notre commune a payé en fin d’année à DEXIA un dédit de 520 000 €, soit l’équivalent de 346 sorties en cars ou encore 104 417 repas de cantine.

Or, en 2014, ces deux emprunts DEXIA, dont l’échéance est 2032, repasseront à taux variables, toujours indexés aux évolutions du Franc suisse et du Dollar. Pas plus qu’avec les précédents emprunts, personne ne peut chiffrer le risque financier auquel s’expose notre ville au-delà de 2014. Elle lie à nouveau le sort de ses finances à l’évolution du Franc suisse, alors même que de nombreuses autres communes ont décidé, parfois par voie de justice, de sortir du « piège » des emprunts « toxiques ».dexia_SB_2.jpg

Ces emprunts pèsent lourdement sur l’endettement de la ville et ses finances.

Le remboursement de la dette constitue le 4ième poste du budget de la ville et représente plus de 11% des dépenses de fonctionnement. De 2008 à 2012, la dette de Saint Gratien a progressé de 25%. Les charges financières ont, elles, progressé de 75%.

Que se passera-t-il après 2014 si le Franc suisse reste en deçà de la parité 1 Euro = 1,45 CHF ? Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ?

Il y a urgence qu’à Saint Gratien s’engage enfin un vrai débat contradictoire - et le Conseil Municipal du 20 décembre doit en être la première occasion -, sur des questions, certes complexes, mais qui concernent tou(te)s les gratiennois(e)s.

Cette « affaire » nous conforte dans notre proposition d’un pôle financier public, sous contrôle « social », dégagé de la pression des actionnaires et de la course au profit à court terme.

Contact Front de Gauche de Saint Gratien : fdg.stgratien@laposte.net
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Dexia, notre très chère banque...

Retrouvez ci-dessous la "Lettre du Front de Gauche" de Saint Gratien de décembre 2012 et comprenez pourquoi les Gratiennois doivent dorénavant surveiller l'évolution du Franc suisse....

Pour plus d'information sur les emprunts toxiques de la ville, assistez aux réunions de quartier : ce soir à 20h à l'école Jean Moulin dans le quartier des Marais et samedi matin à 10 h à la MJC pour le quartier du Parc.

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Vive le commerce de proximité !

Les "questions diverses" sont pour les élus minoritaires le seul moyen d'intervenir sur l'ordre du jour du Conseil municipal. Elles doivent être déposées par écrit 48 heures avant la séance. Le maire y répond plus ou moins longuement et il n'y a pas ensuite de débat.

Voici les questions déposées par les élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien pour le Conseil du jeudi 22 novembre dernier.

1) La fermeture de la supérette des Raguenets
Cette fermeture fragilise le centre commercial et pénalise les autres commerces. Elle oblige les habitants du quartier à se rendre en centre-ville pour leurs achats. Une pétition signée par plus de 900 personnes interpelle les élus et la chambre de commerce. Nous soutenons cette demande et partageons l’idée que le commerce de proximité est indispensable à la vie des quartiers.
Nous demandons à la commune de peser de tout son poids pour aider à la réouverture d’un commerce de proximité aux Raguenets. Nous souhaitons aussi que la commission « commerces » se penche sur les questions des centres commerciaux des Marais et des Raguenets.

2) Le fonctionnement des bureaux de poste
Nous souhaitons attirer une nouvelle fois l’attention du Conseil sur le fonctionnement dégradé du service public de la poste. Le bureau annexe des Raguenets n’est ouvert que deux heures par jour, ce qui est notoirement insuffisant pour un quartier de 6 000 habitants et entraîne une forte affluence le samedi matin. Au bureau central, le manque de personnel provoque de longues attentes des usagers. Nous estimons indispensable que la commune s’adresse à la direction de la poste afin de lui demander d’agir pour que le service public soit assuré à Saint Gratien dans des conditions correctes. Dans le cadre de l’aménagement du territoire, le maire peut donner son avis sur les horaires d’ouverture et les effectifs.

Le maire a brièvement répondu à la deuxième question, considérant que nous l'avions déjà interrogée à plusieurs reprises à ce sujet. Elle considère qu'elle n'a qu'une possibilité réduite d'action vis à vis de la poste. Nous pensons au contraire qu'une municipalité peut peser pour que le service public soit assuré de façon satisfaisante sur la commune et que l'on peut aussi associer les habitants à cette action.

En ce qui concerne la fermeture de la supérette des Raguenets, le maire considère que "le commerce des années 70, c'est fini" et qu'il est quasi impossible de réouvrir un magasin d'alimentation aussi grand dans le centre commercial. Il faudrait selon elle, diviser en deux la surface des locaux pour ne garder qu'une petite surface alimentaire et y adjoindre un autre commerce, type bazar. Quant aux Marais, elle juge totalement irréaliste d'y envisager l'ouverture d'une supérette. Les locaux vacants devraient accueillir les bureaux de la société HLM Terre et Famille. Il y a pourtant 600 logements collectifs et une zone pavillonnaire importante à proximité immédiate. Des résidents de ce quartier peinent à se rendre en centre ville, d'autant plus que, comme aux Raguenets, les transports en commun sont quasi inexistants en journée.

Et si on mobilisait les groupes de quartier sur ces questions ?

 

Saint Gratien : Gestion hasardeuse ou pari risqué ?

Dexia.jpgConseil municipal houleux ce jeudi en salle des mariages de la mairie de Saint Gratien.

A l’ordre du jour le débat d’orientations budgétaires et la renégociation des emprunts auprès de la banque Dexia. Vu l’importance de ces questions et leur complexité, nous y consacrerons plusieurs billets.

Je reviens en premier lieu sur les emprunts Dexia de la ville de Saint Gratien.

Bref historique..

Dans les années 2000, la banque des collectivités territoriales Dexia a proposé des prêts dont les taux sont variables et indexés sur des monnaies étrangères, le franc suisse et le dollar américain, en ce qui nous concerne. Ces prêts dits « structurés » se sont révélés être un gouffre financier.
Les taux ont explosé et dès 2009, le surcoût de ces emprunts était évalué à plusieurs milliards d’euros. Pas moins de 5?500 collectivités ont eu recours à ces emprunts. Mais impossible de racheter ces crédits. La banque propose des taux fixes très élevés et assortis d’une pénalité.

Nous avons interrogé à plusieurs reprises la ville au sujet de ces emprunts, dès septembre 2011 puis novembre 2011, lorsque nous avons appris que la ville était concernée et qu’il est apparu que les taux de ces emprunts allaient fortement grimper.

Nous avions suggéré alors d’invoquer un défaut d'information et de conseil de la part de Dexia, eu égard à la complexité des prêts proposés. Des communes ont porté plainte pour dol contre la banque avec cet argument. Nous posions aussi la question de la transparence des procédures et demandé que les contrats financiers souscrits par les collectivités soient soumis aux règles du code des marchés publics. En novembre, l’adjoint aux finances nous assurait que la ville avait finalement économisé dans l’affaire ! Difficile à croire alors que des centaines de communes reconnaissaient être face à des difficultés énormes. La ville a contracté ces produits financiers « en toute connaissance de cause » mais était incapable d’estimer le surcoût car « l’évolution des parités, ça change tous les jours » Effectivement, ça a bien changé : le franc suisse a doublé en 5 ans !
On voit aujourd’hui où cette « gestion vertueuse » nous a menés. Des frais énormes qui vont plomber les marges de manoeuvre de la ville et avoir des répercussions sur les services rendus aux habitants.

Quelles sont les conséquences aujourd’hui de cette gestion plus qu’hasardeuse ?

La commune vient de s’engager de verser à Dexia une indemnité de 520 000 €. Rapide calcul, cela correspond à 65 € par foyer fiscal gratiennois, soit 12 repas de cantine au tarif maximum. Après le versement de cette indemnité, les taux des deux emprunts contractés auprès de Dexia sont ramenés à 5,75 et 5,99%, c’est-à-dire des taux très élevés, très éloignés des taux actuellement pratiqués pour les collectivités, voisins de 3%.

L’autre problème est que l’on ne gèle ainsi que les seules 2 prochaines annuités de 2012 et 2013. On revient ensuite aux conditions de l’emprunt d’origine, c’est-à-dire des taux variables, jusqu’en…2032 ! Taux variables qui peuvent être particulièrement « douloureux » puisque que nous avons appris lors du Conseil que les taux applicables aux dernières échéances auraient pu être de … 8% pour le premier emprunt et… 16% sur le second, s’il n’y avait pas eu renégociation !
Quels ont été les taux réellement appliqués aux dernières échéances ? Pas de réponse à cette question...

Enfin, un nouvel emprunt de 1 500 000€, « lié» aux emprunts structurés, est à nouveau contracté auprès de Dexia, au taux élevé de 4,65%. Cela porte le montant total des emprunts auprès de Dexia à 7 millions d’euros. Est-ce une autre contrepartie de la renégociation ?

Ce dossier pose de nombreuses questions auxquelles le Conseil du jeudi n’a pas permis d’apporter de réponse. Il y pourtant absolue nécessité de transparence sur la suite de l’affaire.

- Lors de la signature des contrats avec Dexia, la ville était-elle informée du risque d’augmentation de la charge financière, à ce niveau ?

- A combien empruntons-nous à Dexia aujourd’hui, alors qu’aujourd’hui les taux sont historiquement bas ? Quel était le taux de l’échéance 2011 ?

- Combien nous coûte Dexia en 2012 ? Combien ça nous coûte depuis le début ? Combien ça nous coûtera à terme, personne n’est en capacité de le dire aujourd’hui…

- Pourquoi un nouvel emprunt auprès de Dexia pour 15 ans ? Dexia est une banque en faillite et en cours de démantèlement puisque le gouvernement annonce la création d’une banque publique des collectivités locales, portée par la CDC et la banque postale.

Où nous mène cette gestion ?

Personne n’étant capable aujourd’hui de prédire l’évolution du franc suisse, on ne peut dire quel sera le coût final des emprunts Dexia pour la ville… et les contribuables.

Est-ce là la gestion « vertueuse » dont se vante la municipalité depuis des années ?

 

Saint Gratien : Une nouvelle étape pour le Front de Gauche

front.jpgLes amis du Front de Gauche de Saint Gratien ont le grand plaisir de vous annoncer la naissance de leur association !

Adhérents ou non d’une des organisations qui composent le Front de Gauche au plan national, nous avons décidé de nous structurer localement dans une association ouverte, à l’esprit libre, pleine de projets, et qui accueillera très prochainement tous ceux qui veulent que cela bouge à Saint Gratien d’ici 2014, et au-delà !

Pourquoi et comment nous rejoindre ? Rendez-vous bientôt sur ce blog pour davantage d’informations sur le Front de Gauche gratiennois.

Si vous souhaitez nous contacter dès à présent, utilisez cette adresse électronique :

fdg.stgratien@laposte.net

A très bientôt !

 

Ça bouge à Saint Gratien !

Voici le texte paru au nom des élus PCF-Front de Gauche dans la revue municipale de novembre 2012.

Ça bouge à Saint Gratien !

Les habitants des Raguenets ont pétitionné pour la réouverture du commerce d’alimentation de leur quartier. Leur demande, comme celle du quartier des Marais, est légitime. Nous ne partageons pas le choix de la municipalité de concentrer les commerces exclusivement en "cœur de ville", déjà engorgé de voitures. Le commerce de proximité, c’est du lien social. C’est de l’emploi. C’est de la vie !

Nous sommes également associés au Comité de défense de la radiothérapie de l’hôpital d’Argenteuil, menacée de fermeture. L’accès à des centres de soins de proximité, en un mot, à des services publics de proximité, doit être un droit garanti. La passivité de la ville quant aux horaires très réduits de la Poste des Raguenets, montre que cela ne va pas de soi pour tous.

Le 20/12 : le conseil municipal traite du budget 2013. Venez nombreux, avec nous, mettre le nez dans les finances de la ville.

Enfin, nous sommes heureux d’annoncer la naissance de la dernière association de notre commune. Les amis du Front de Gauche se structurent dans une association ouverte, à l’esprit libre, pleine de projets, qui accueille tous ceux qui veulent que cela bouge à St Gratien d’ici 2014, et au-delà !

Bonnes fêtes de fin d’année !

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

Curieusement, la tribune du groupe majoritaire au Conseil municipal répond sur la même page à notre argumentaire sur le commerce de proximité dans les quartiers.

La date fixée pour déposer les textes en mairie en vue de l’impression du magazine ne serait-elle donc pas la même pour tous les groupes d’élus ? Nous reviendrons prochainement sur le texte du groupe de la majorité municipale et ses attaques visant les élus PCF-Front de Gauche. « Mauvaise foi caractérisée, manque d’implication dans les dossiers de la commune, profonde méconnaissance du terrain » voilà les maux dont nous serions atteints….

Nous avons certes des options bien différentes du groupe UPSG, mais nous reprocher d’être absents ou peu impliqués est une contre-vérité. Reconnaissons ici malheureusement la façon trop habituelle à Saint Gratien de traiter l’opposition municipale, et tout particulièrement les élus du Front de Gauche.

Les gratiennois qui nous connaissent savent que nous sommes présents, actifs, attentifs à leurs préoccupations, constructifs avec de nombreuses propositions et une expression régulière en direction des habitants.

Ça bouge à Saint Gratien et visiblement, ça dérange !

Réponse détaillée, preuves à l’appui, très prochainement.

 

Les communes plombées par la règle austéritaire

La tribune libre des élus PCF-Front de Gauche publiée dans la revue municipale de Saint Gratien du mois de septembre alerte sur la situation des collectivités locales.

C’est parce que les finances des communes, départements et régions se dégradent que nous avons souhaité aborder cette question.

Les collectivités territoriales, devenues le premier investisseur public suite aux lois de décentralisation élargissant leurs compétences, réalisent aujourd’hui quasiment 75% des investissements publics, avec des répercussions importantes en matière d’emploi dans des secteurs comme le bâtiment ou les travaux publics. Elles assurent également à la population des services locaux indispensables : routes, lycées, transports, crèches, écoles…. Que ferions-nous sans la commune, le département, la région ?

Mais voici qu’entre en scène la « règle d’or » imposée par le pacte budgétaire, règle qui oblige à un déficit annuel inférieur à 0,5 % du PIB. Cela concerne non seulement le budget de l’État mais aussi ceux des collectivités locales et des administrations de la sécurité sociale. Et le prétendu « or » n’est qu’un vilain plomb…

Les collectivités ont déjà donné. Elles savent combien l’austérité budgétaire imposée ces cinq dernières années a pesé sur leur gestion. Et aujourd’hui, ce n’est autre qu’un contrat d’austérité à durée indéterminée qu’on leur propose avec le pacte européen. Ce texte, s’il était ratifié, ferait peser de lourdes menaces sur nos villes, départements, régions et autres intercommunalités.

Avec son cortège de réductions des dépenses publiques, l’adoption du traité porterait un coup très dur à tous les efforts entrepris au quotidien par les élus locaux pour faire vivre leur territoire, pour servir l’intérêt général des populations.

Alors que les collectivités territoriales sont appelées une nouvelle fois à faire des efforts pour « résorber le déficit », comment vont se présenter les budgets locaux avec le projet de loi de finances 2013 ? Le gel annoncé des dotations d’Etat pour cette année est particulièrement inquiétant. Les besoins des citoyens sont toujours plus grands, aggravés par les politiques d’austérité. Or les collectivités vont être sommées de faire des choix. La part des recettes fiscales – qu’elles ne contrôlent presque plus – s’amenuise au fil des années dans leurs ressources, renforçant la part des différents versements de l’État. En période de rigueur budgétaire, les élus locaux craignent une stagnation ou une baisse de ceux-ci qui amputeraient gravement leurs ressources. Une situation qui pourrait devenir explosive?: avec les transferts de compétences non compensés par l’État en 2004, plusieurs collectivités se trouvent déjà dans la zone rouge et beaucoup s’en approchent dangereusement. Le Val d’Oise en est malheureusement un excellent exemple.

Si le gouvernement dit aujourd’hui vouloir chercher des solutions pour assurer la compensation des dépenses sociales, aucune piste n’a aujourd’hui été confirmée. Surtout, il n’est pas sûr qu’il en aurait la possibilité, contraint qu’il serait par le traité de s’en tenir à la stricte règle de l’équilibre budgétaire.

Mais l’impact du traité budgétaire sur les collectivités est plus profond. Un de ses aspects souvent oublié est qu’il concerne l’ensemble des finances publiques. C’est-à-dire les comptes de la nation, mais aussi ceux de la protection sociale et des collectivités territoriales, auxquels les mêmes règles s’appliqueront.

Certes, les collectivités territoriales n’ont déjà pas le droit de présenter des budgets en déficit.?Oui, mais… Les budgets seront contrôlés, et des projets qui ne sont pas rentables, et qui n’ont pas un caractère « obligatoire », comme la construction d’un musée par exemple, pourraient être interdits. Cela mènerait à une remise en cause de fait du principe de compétence générale des collectivités, puisqu’on pourrait leur interdire de financer des activités hors de leurs compétences obligatoires. Selon une information non officielle, révélée par le site « Médiapart », les services de Bercy pourraient « profiter » du projet de loi organique traduisant les dispositions du pacte en droit français pour aller au-delà des exigences du traité. Des objectifs précis à trois ans pourraient être fixés à toutes les administrations publiques – donc aux collectivités – «?à titre indicatif?» par les lois de programmation. Lesquelles pourraient aussi contenir des dispositions contraignantes «?encadrant les dépenses, les recettes, le solde ou le recours à l’endettement des administrations publiques?». Une véritable tutelle remettant en cause le principe de libre administration des collectivités…

Les récents « États généraux de la démocratie territoriale » n’ont pas levé toutes les craintes. Cette rencontre était très attendue par les élus PCF-Front de Gauche qui ont pu y faire entendre leurs exigences : maintien des trois échelons de collectivités, besoin d’une réforme fiscale d’ampleur, exigence d’un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle. Le nouveau président dit vouloir s’appuyer sur les collectivités. Il annonce des points positifs comme l’abandon du conseiller territorial qui devait remplacer les conseillers général et régional, le rétablissement de la clause de compétence générale pour les régions et les départements, la réaffirmation du principe de non-tutelle d’une collectivité sur une autre... La contradiction, c’est qu’à la fois François Hollande confirme la politique d’austérité qui touche déjà les collectivités, puisque au-delà du gel des dotations pour 2013, il annonce leur baisse de l’ordre de 2 milliards d’euros sur les trois années à venir. Or, pour sortir de la crise, il faut de l’investissement public, mais, dans le même temps, on fait aussi peser sur les collectivités la réduction de la dette publique. Ce sont les habitants, par une augmentation des impôts ou une réduction des services rendus, voire les deux, qui payeront les pots cassés.

 

Une fête pour le changement

La fête de l’Humanité les 14-15-16 septembre 2012 ? : un marqueur de la vie politique, un moment culturel et festif avec cette année : Bénabar, HF Thiéfaine, Patti Smith, Peter Doherty…. Vignettes en vente chaque dimanche de l’été au marché de Saint Gratien !

Fête de l’Humanité 2012, une Fête pour le changement

La prochaine Fête de l’Humanité se tiendra quatre mois seulement après qu’une majorité de notre peuple ait décidé de tourner la page du pouvoir sarkozyste. Elle va donc constituer un événement déterminant de débats et d’actions pour que la gauche réponde aux espoirs qui viennent de se lever.

En même temps, comme chaque année, elle va être un formidable espace d’art et de spectacles vivants. Concerts avec Patti Smith, New Order, Hubert-Félix Thiéfaine, Peter Doherty, Bénabar, Shaka Ponk et bien d’autres, mais aussi des moments de gastronomie, sport, théâtre, humour, actualité littéraire et philosophique . Cette année, seront convoqués Rousseau, Victor Hugo, Marx, Aragon.

La Fête elle-même sera marquée par de grands débats sur les questions posées à nos concitoyens : la nature des crises actuelles et les chemins pour en sortir ; le rejet de l’austérité comme moyen d’en sortir ; le travail comme un droit garanti pour toutes et tous ; la formation, l’éducation ; la recherche comme investissement prioritaire pour l’avenir ; les efforts à déployer pour impulser une solidarité des peuples et des forces progressistes européennes afin de transformer l’Europe ; les enjeux d’une métamorphose écologique de la planète ; les services publics comme patrimoine commun pour l’accès de tous à l’intégralité des biens publics.

Au sortir de cette longue séquence électorale, les participants à la Fête, les militants, débattront des causes de la crise démocratique, des moyens de faire reculer l’extrême-droite et des initiatives à déployer pour que le Front de Gauche franchisse une nouvelle étape de sa maturation afin d’être mieux perçu comme efficace et utile à la réussite du changement.

Une nouvelle fois, notre Fête sera celle de la solidarité internationale, avec tous les peuples en lutte pour leur liberté, pour leur émancipation. Les voix des peuples arabes comme celles de la jeunesse québécoise ou de différents pays européens, ou encore le combat des Palestiniens en quête de leur Etat, pourront s’y faire entendre pour construire de nouvelles solidarités.

Nous y fêterons le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, notamment à travers une belle exposition d’artistes contemporains et lien avec l’Institut du Monde Arabe, et aussi le trentième anniversaire, triste et effroyable, des massacres de Sabra et Chatila.

Plus que jamais, la Fête de l’Humanité va faire vivre l’aspiration à la justice, à la solidarité, à la fraternité et à un monde commun, sans armes et sans guerre, cheminant vers le progrès social et écologique.
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Participez à la campagne du Front de Gauche !

Bienvenue au Front de Gauche !

Prochains rendez-vous du Front de Gauche et ses candidats dans la 6è circonscription du Val d’Oise, dans les villes de Saint Gratien, Sannois, Deuil, Soisy, Montmagny, Andilly, Margency et Enghien.

Mardi 29 mai distribution à la gare d’Epinay Villetaneuse entre 7h et 9h
Mercredi 30 mai, même action à la gare d’Enghien ; le soir à partir de 18h, le FdG sera à la gare d'Ermont Eaubonne en compagnie du candidat de la 4è circonscription, Patrice Lavaud
Jeudi 31 mai le FdG sera à la gare du Champ de Courses entre 7h et 8h30. Le même jour, distribution de tracts à Sannois autour d’une animation de rue avec des artistes sur échasses ! Les candidats resteront les pieds sur terre pour échanger avec les citoyens… RV quartier des Loges devant le centre culturel "la Passerelle" à partir de 18h
Vendredi 1er juin matin, le FdG distribuera à la gare de Deuil-Montmagny.
Samedi 2 juin, le FdG sera présent au marché d’Enghien et au marché de Deuil. Il ira à la rencontre des habitants du quartier des Raguenets à Saint Gratien entre 10h et 12h puis sera devant le magasin « Carrefour » du centre ville de Saint Gratien entre 16h30 et 18h3O.
Dimanche 3 juin, Isabelle Volat et Eric Peschot seront au marché de Sannois ; le FdG sera présent au marché de Saint Gratien et de Soisy.
Lundi 4 juin matin, distribution à la gare de Groslay.
Mardi 5 juin, entre 6h30 et 8h30, vous rencontrerez les militants du FdG à la gare de Saint Gratien, ainsi qu'à celle de Deuil la Barre.
Jeudi 7 juin entre 17h30 et 19h, le FdG sera à la sortie de la gare de Saint Gratien côté Raguenets. Le matin, rencontrez le FdG à la gare de Sannois, ainsi qu'à celle de Deuil Montmagny. Entre 10 et 12h , le FdG sera devant le magasin "Intermarché" de Montmagny.

Vous souhaitez participer à ces initiatives, aider au collage d’affiches ou à la distribution dans les boîtes aux lettres, tenir un bureau de vote le 10 juin ou proposer d’autres actions ? Prenez contact avec le Front de Gauche via ce blog ou contactez un de ses militants. Le Front de Gauche est un rassemblement ouvert à tous. Vous pouvez participer à ses actions en étant, ou non, membre d’une des formations politiques qui le composent.

A très bientôt !
Ce billet sera actualisé régulièrement.

 

Le Front de Gauche, une aventure qui continue !


En juin, vous élirez les députés qui siègeront durant cinq ans à la prochaine Assemblée nationale.
Je suis candidate du « Front de Gauche » à ces élections législatives dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Éric Peschot, conseiller municipal de Deuil la Barre, actif militant associatif, est mon suppléant.

Pourquoi m’engager avec le Front de Gauche ?

Élue municipale à Saint Gratien, militante du PCF, je suis impliquée depuis des années dans la vie de ma commune. Je contribue au débat sur les questions essentielles que sont le logement, l’emploi, l’éducation, le développement durable, la solidarité, le cadre de vie. Au contact de la population et avec elle, j’impulse des projets qui n’auraient pas vu le jour sans la participation et l’action des habitants. Enseignante, je suis extrêmement sensible à la défense et au développement des services publics. Celui de l’éducation me tient particulièrement à cœur.

A l’inverse de certains élus qui ne se préoccupent de leurs électeurs qu’à l’approche des scrutins, ou de ceux qui décident à votre place tout au long de leur mandat, je suis soucieuse d’une réelle concertation et de l’implication des citoyens dans la « vie de la cité ». Je pratique la démocratie au plus près des habitants : très régulièrement je discute avec vous de mes actions, je vous informe par une « lettre des élus » ainsi qu’un blog, à travers lequel nous échangeons des informations locales et nationales.

J’ai décidé de poursuivre mon engagement avec mes amis du Front de Gauche, rassemblement inédit, réunissant des organisations politiques (le PCF, le Parti de gauche, la Gauche unitaire), mais aussi des associations de citoyens, comme Bouge la ville de Deuil, la FASE, les Alternatifs, le M'pep, la Vigie de gauche, Résoci et des Val d’Oisiens n’appartenant à aucune formation. Je suis très attachée à ce fonctionnement ouvert qui permet à de nombreux citoyens de retrouver le chemin de la politique.

Avec le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, son candidat à l’élection présidentielle, nous disons qu’une autre voie est possible. La France est un pays riche mais jamais ses richesses n’ont été aussi mal partagées. Le libéralisme fait des ravages économiques et sociaux. Il nous envoie dans le mur.

Faire de la politique autrement et construire ensemble la société de demain, c’est notre défi.

lettre_1De l’argent, il y en a ! La Banque Centrale Européenne vient de prêter aux banques 1000 milliards d’euros, au taux de 1%. De leur côté, les grands groupes du CAC 40 ont annoncé en mars disposer de 75 milliards en trésorerie…

Nous sommes pour une toute autre utilisation de l’argent. Pour une nouvelle politique du crédit bancaire en faveur de l’économie réelle : avec l’appui d’un pôle financier public, sous contrôle social, qui accorderait aux PME des prêts à des taux d’autant plus bas que leurs projets seraient riches en emplois, en salaires et en formation.

Voilà qui nous permettrait de développer l’emploi en favorisant une relance économique, de répondre aux immenses besoins sociaux qui sont les nôtres en matière de santé, de logement, d’éducation ainsi qu’aux défis écologiques qu’il nous faut résoudre.

Pour quelles priorités ? Tout d’abord, partager les richesses. Le salaire médian s’élève à 1300 euros. Six millions de salariés gagnent moins de 750 €. Le taux de chômage dans le Val d’Oise s’élève à 9,4% (contre 8,4% en Ile de France). Nous pousserons pour des mesures fortes comme un SMIC à 1700 €, un revenu maximum dans les entreprises, une révolution fiscale.

Inverser la donne en matière de logement. Dans nos communes, les loyers atteignent des prix exorbitants. Les familles modestes, les jeunes adultes ne peuvent plus se loger dans ces conditions. Il y a urgence à construire des logements « durables », à prix abordables.

Renforcer et développer des services publics. Prenons l’exemple de l’école et de la santé. Le service public de l’éducation connaît aujourd’hui des suppressions de postes massives, une baisse drastique des moyens, des réformes sans, ou contre l’avis des personnels et du monde de l’éducation. Dès la maternelle, les classes sont surchargées. Dans le secteur de la santé, c’est la même chose : des lits en maternité qui disparaissent, des urgences, comme à Montmorency, où il faut attendre des heures durant, des habitants qui renoncent à se soigner. Nous travaillerons pour des services publics modernisés, dotés de vrais moyens pour répondre aux besoins humains.

Un levier nous semble essentiel : prendre nos affaires en main. Par l’intervention des salariés dans la gestion des entreprises ; par l’intervention des usagers et des agents dans le fonctionnement de services publics modernisés ; par l’intervention des citoyens dans les affaires des collectivités locales, pour mieux vivre ensemble, dans l’intérêt de tous.

La période qui s’ouvre doit être riche de débats et porteuse d’espoirs. Les élections de 2012 sont une opportunité pour imposer un changement politique profond en faveur des salariés, des retraités et de la jeunesse ! En avril, mai et juin, saisissons cette chance ! Prenons le pouvoir !

A très bientôt.
Isabelle Volat

 

Les élus Front de Gauche s'expriment dans la revue municipale de Saint Gratien

Saint Gratien

Article des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de mars/avril 2012

En avril, il y a un vote utile, le vote Front de Gauche.

Avec Jean-Luc Mélenchon, nous portons des propositions pleinement cohérentes avec nos actions et nos votes, du conseil municipal à l’Assemblée Nationale, jusqu’au Parlement européen. Avec une seule visée : l’humain d’abord.

L’intervention citoyenne est au centre de la prochaine séquence électorale. Rétablir la souveraineté populaire sur les banques et les marchés ; réorienter le crédit bancaire en faveur de l’emploi, des salaires, de la formation ; partager les richesses pour redresser l’activité (SMIC à 1700 €, revenu maximum, révolution fiscale, droit à la retraite à 60 ans) ; établir une planification écologique pour en finir avec le productivisme qui détruit la planète au nom du profit ; donner les moyens aux communes de développer les services publics locaux pour répondre aux besoins des habitants ; instituer une 6ème République pour mettre fin à l’oligarchie qui décide à la place du peuple ; donner des droits nouveaux aux salariés dans les entreprises. Ainsi vivra une véritable république sociale.

En avril, prenez le pouvoir. Ensemble, nous sommes la solution !

Retrouvez sur notre blog les dates de nos futures Assemblées citoyennes sur l’école et les services publics ; l’emploi, les salaires et la fiscalité.

 

Le Front de Gauche présente ses candidats pour la 6è circonscription du Val d’Oise

front-de-gauche-affiche-prenez-le-pouvoir_1.jpgDans les huit villes de la 6è circonscription, les organisations et les citoyens regroupés au sein du Front de Gauche ont désigné leurs candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012.

Isabelle Volat (PCF), conseillère municipale de Saint Gratien et Éric Peschot, conseiller municipal de Deuil la Barre, porteront les couleurs du Front de Gauche élargi. Dans ce secteur du département, ce large rassemblement progressiste associe diverses composantes : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, FASE, les Alternatifs, le M'pep, la Vigie de gauche, Bouge la ville de Deuil, et Résoci ; ainsi que des citoyens engagés.

Voici la déclaration envoyée à la presse par les candidats :

« Nous constatons chaque jour les ravages de la crise et du chômage sur la vie quotidienne du plus grand nombre. L’échec du système est flagrant. Les politiques d’austérité n’apportent que d’effroyables dégâts sociaux, font chuter la croissance et croitre les déficits publics. Il y a urgence à ouvrir une alternative solidaire, humaine, sociale et écologique aux logiques financières qui nous conduisent vers un monde toujours plus inhumain.

Des solutions alternatives crédibles, modernes et efficaces pour sortir de la crise existent. Ces solutions sont au cœur de notre programme « L’humain d’abord » et nous les porterons tout au long de cette campagne. Avec Le Front de Gauche, nous proposons une autre répartition des richesses, une nouvelle politique industrielle et la relance des services publics. Cela passe par la reprise du pouvoir aux banques et aux marchés financiers en créant notamment un grand pôle public bancaire et financier.

Penser et agir autrement, ensemble, est le fil conducteur de toute notre action tant au niveau local qu’au-delà. Avec la population de la 6è circonscription, nous travaillerons à construire des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la santé, du logement, du développement durable, de la solidarité, et des services publics, avec une place toute particulière pour celui de l’Éducation. Pour les habitants de nos communes, autant de thèmes fondamentaux autour desquels un large et profond échange démocratique est nécessaire et essentiel.

La période qui s’ouvre doit être riche de débats et porteuse d’espoirs. Les élections de 2012 sont une chance pour imposer un changement politique profond en faveur des salariés et retraités, en faveur du monde du travail. Indignez-vous, engagez-vous ! Ensemble, on peut ! »

Les huit villes de la 6è circonscription sont Saint Gratien, Deuil, Sannois, Soisy sous Montmorency, Montmagny, Enghien, Margency, Andilly

Samedi 18 février, les candidats et les amis du Front de Gauche se sont exprimés lors d’une conférence de presse à Sannois, dont ce blog se fera prochainement l’écho.
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Saint Gratien : Vous avez rendez-vous avec le Front de Gauche

Saint Gratien : Les rendez-vous de 2012

Le Front de Gauche vous invite à sa deuxième Assemblée Citoyenne le jeudi 16 février à 20 heures au Forum

Crise, dette, austérité, comment s’en sortir par le haut ?
Comment prendre le pouvoir sur les marchés financiers et les banques ?

Venez échanger avec Denis Durand, économiste et syndicaliste, signataire du manifeste des Économistes atterrés et les candidats aux législatives de la 6è circonscription du Val d'Oise !

Retrouvez ci-dessous la lettre des élus annonçant cette initiative.

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La finance a conquis des pouvoirs exorbitants sur les citoyens que nous sommes. La spéculation et la financiarisation gangrènent toute l’économie. Les plans d’austérité se multiplient, étranglent l’activité ce qui finalement augmente encore les déficits et donc …la dette !

Nous produisons 14 % de richesses de plus qu’il y a 10 ans et pourtant un salarié sur deux gagne moins de 1 300€ par mois. Jamais la France n’a été aussi riche, mais jamais ses richesses n’ont été aussi mal partagées. Sommes-nous condamnés à la baisse des salaires, à la dégradation des services publics, aux restrictions tous azimuts ? N’y a-t-il pas d’alternative ? Le Front de Gauche répond : « Nous, on peut ! Ensemble nous sommes la solution ! ». D’autres choix sont possibles pour en finir avec la spéculation, se libérer de la sacro-sainte logique des marchés, sortir de l’austérité, pour développer l’emploi et la formation, augmenter les salaires. Mettons toutes les solutions sur la table ! !
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Vous vous demandez….

  • D’où vient cette crise qui nous condamne à un recul social sans précédent ?
  • Y a–t-il une alternative à la course effrénée au profit ?
  • Faut-il vraiment « rassurer les marchés financiers » et les agences de notation ?
  • Qui est derrière les agences de notation ? Qui défendent-elles ?
  • Pourquoi la France ne peut-elle plus emprunter comme dans le passé, ni à la BCE, ni à la Banque de France ?
  • Pourquoi la dette publique a-t-elle progressé ? Trop de dépenses ou pas assez de recettes ?
  • Une partie de la dette est-elle illégitime ?
  • Réductions d’impôts, exonérations fiscales… combien ça nous coûte ? Est-ce efficace ? Qui contrôle la contrepartie des aides accordées ?
  • L’austérité, vrai remède ou comme dans Molière, mise à mort du malade ?
  • Moraliser, réguler, encadrer… le capitalisme, est-ce possible ?
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Savez-vous que….

  • En 1974, la dette de la France représentait 14% de son PIB ; aujourd’hui, 81% ;
  • Depuis 1974, la France a versé 1 200 milliards d’euros d’intérêts aux banques. 45 milliards d’intérêts seront versés aux banques cette année, autant que le budget de l’éducation nationale ;
  • Les pays n’ont plus le droit d’emprunter à moindre coût ni à la Banque Centrale Européenne (BCE), ni à la Banque de France ;
  • Les fonds spéculatifs, les banques, les assurances empruntent à la BCE à 1% et reprêtent ensuite aussitôt aux différents pays à 5%, 6%, 7% parfois 8% et plus….
  • La Grèce, pays soumis à un plan de « sauvetage » s’enfonce dans la récession et a vu son taux de chômage doubler en trois ans ;
  • Les cadeaux fiscaux et les exonérations de cotisations sociales, parfois sans aucune efficacité économique coûtent 172 milliards par an au budget de l’État.
  • Les transactions monétaires mondiales représentent 25 fois ce que « l’économie réelle » (c-à-d notre travail !) fabrique dans une année…

L’humain d’abord !

Pour sortir de la crise, il faut remettre la « finance » à sa place, utiliser autrement l’argent, partager équitablement les richesses, rétablir le pouvoir des États comme des citoyens face aux banques et aux marchés. Les élections de 2012 nous offrent la possibilité d’en décider ! Prenons le pouvoir pour une autre politique, qui mette enfin l’humain au centre de nos préoccupations !

Prendre le pouvoir sur l’argent des banques pour mettre le crédit au service de l’« humain d’abord » : il n’y a pas de bataille plus urgente pour le mouvement social.

Voici quelques-unes des propositions avancées par le Front de Gauche.
- procéder à un audit citoyen sur la dette publique (toute la dette est-elle légitime ?)
- permettre un nouveau financement des dépenses des États par la B.C.E
- moduler à la baisse l’impôt sur les sociétés selon que les entreprises favorisent l’emploi et la formation, les salaires, tout en pénalisant la « rente »
- moduler à la baisse le coût des emprunts selon que les projets favorisent l’emploi, la formation
- faire cotiser les revenus financiers au même niveau que les salaires
- taxer les activités spéculatives par la mise en place d’une taxe Tobin européenne suffisamment élevée pour financer les besoins humains
- constituer un pôle financier public sous contrôle social pour faire pression sur le comportement de l’ensemble du système financier.

« Trop de lois contre la démocratie, pas assez contre Wall Street » Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, Herald Tribune Octobre 2011

* D.Durand : signataire de l’appel des économistes atterrés ; auteur de « Un autre crédit est possible », ed. Le temps des cerises

 

Efficacité, productivité, rentabilité

Les "tracteurs" et les "tracteuses" du Front de Gauche de Saint Gratien étaient de sortie ce matin au marché.
A plate couture, ils ont dépassé leurs concurrents des autres candidats gratiennois aux prochaines législatives...
La preuve : voilà ci-dessous ce qu'on entendait chantonner dans les allées du marché ce matin après leur passage !
Le Front de Gauche : vraiment trop fort !
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Des questions? Des idées? Alors échangeons !

lettre_20_1.jpg Pourquoi si peu de pistes cyclables à Saint Gratien ?
Que peuvent apporter les énergies renouvelables?
Un logement « durable « à prix accessible, ça existe ?
Les jeunes sont-ils sensibilisés au développement durable ?
Le PLU, qu’est-ce que ça va changer en ville ?
23 000 Gratiennois, est-ce possible ? Est-ce souhaitable ?
Comment faire des choix budgétaires avec des dotations en baisse, sans pénaliser les habitants ?
Les emprunts de la commune auprès le banque Dexia, quelles conséquences pour le contribuable ?

Si vous vous interrogez sur toutes ces questions… la lettre 20 des élus du PCF-Front de Gauche de la ville est faite pour vous ! Ce document souhaite contribuer à votre information et enrichir les discussions.

Retrouvez l’intégralité de cette lettre en annexe de ce billet.

Vous aussi avez des idées ? Vous voulez poursuivre le débat ? Vous préférez les échanges en direct ? Rendez-vous le mardi 24 janvier !
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Meilleurs voeux !

voeuxAh ! Le lecteur du blog est devenu exigeant ! Voilà à quoi nous nous exposons après l’avoir trop habitué à être informé quasiment en temps réel des événements locaux… On me réclame donc instantanément un compte-rendu, et exhaustif certainement, de la cérémonie des vœux du maire, qui a réuni à Saint Gratien en ce début d’année, la foule habituelle dans la salle Georges Brassens.

Événement local, donc, que cette réception à laquelle on ne convie que sur invitation ?

Oui et non.

Événement sans conteste à l’entrée des vœux du maire car, enfin ! le Front de Gauche a organisé l’animation AVANT la cérémonie et jugé utile de distraire, agréablement bien que tout à fait politiquement, les invités qui doivent patienter un bon quart d’heure avant d’accéder à la poignée de mains, voire la bise pour les plus favorisés, du premier magistrat de la ville.

Nos amis du Front de Gauche, tout en souhaitant la bonne année et faisant, eux aussi, parfois la bise, ont quelque peu bousculé le protocole en partageant leurs idées et propositions sur l’agenda 21 de la commune, son plan de révision du plan local d’urbanisme, ou le vote du budget municipal 2012… Et comme toujours, des discussions se sont nouées, autour de ces thèmes ou d’autres… notamment le rôle des banques et la crise financière, sujets qui sont dans toutes les têtes… Alors, bravo ! Car informer la population de propositions alternatives et enrichir les débats, inviter à une réunion publique … quoi de plus positif pour une organisation politique ? Devant la porte de la salle, oui, il y a donc bien eu un événement…

La suite des festivités fut infiniment plus terne. Discours peu enthousiasmant et conventionnel du maire, qui comme chaque année, fait une litanie inodore et sans saveur des diverses réalisations municipales. Aucun des thèmes abordés ne suscitera le moindre applaudissement. Délicat, certes, d’applaudir le « contexte économique et financier difficile », les dotations d’État en baisse ou la sacro-sainte «rigueur» appliquée au budget de la commune. Et qui croira alors que tout va continuer comme avant et que le sport, la culture, le développement durable, la jeunesse ne souffriront pas de ces restrictions financières ? Rendre par exemple hommage à l’activité de la médiathèque est une chose, réduire ses crédits de fonctionnement de 2,26% en 2012 après une baisse déjà en 2011, est plus difficilement compréhensible...

Le Maire a également longuement parlé des jeunes et des nombreuses actions qui sont d’après elle, menées en leur direction, mais force est de constater que bien peu d’entre eux étaient venus l’écouter… et que cette absence est assez révélatrice de la place qu’on veut bien leur accorder dans la gestion municipale. Compliqué de s’impliquer quand les élus disent travailler pour votre bien, mais sans jamais vous demander votre avis…

Madame le Maire ne peut toutefois terminer son propos sans revenir sur les péripéties locales qui ont amené la commune à être ces dernières semaines, quatre fois condamnée par les tribunaux… Non, bien sûr, le Maire ne touchera mot de ces condamnations… Pour elle, la faute réside dans «l’emballement médiatique», les «médias manipulés», la «mise en cause de la démocratie par des groupuscules», les «calomnies» et autres «attaques personnelles»... Et de réaffirmer qu’elle se bat pour qu’ «on» ne remette pas en cause la «ville de demain», qu’elle se doit de «préserver Saint Gratien» et que les seuls auxquels elle doit rendre des comptes sont les habitants. Habiterions-nous un territoire exempté des lois communes françaises ? Nous ne saurons pas non plus de qui nous devons nous préserver, ni quel est ce «on» qui nous menace…. Allégations subtiles, qui laissent planer le doute sans jamais nommer précisément ceux contre qui nous avons à nous défendre…mais vu les événements auxquels elles se réfèrent, l’assistance aura parfaitement compris de qui il s'agit...

Quittant enfin ses simples habits d’élue locale, elle fustige une France qui «n’ose plus dire non» depuis trente ans, qui arrive aux limites de son modèle et appelle enfin les législateurs à «accorder les lois à l’évolution de la société»… Cette plaidoirie non plus n’est pas un événement puisque ces propos ont été tenus à maintes reprises. Je ne vous cacherai pas qu’ils me choquent comme au premier jour car agitant le fantasme d’une France menacée par l’autre, le différent, l’étranger, alors que je rêve d’un pays ouvert, fraternel, riche de ses mélanges… L’étranger, c’est un ami que je ne connais pas encore : voilà une maxime qui peut paraître totalement utopique et dont j’ai pu néanmoins, avec nombre d’autres gratiennois, mesurer toute la vérité au cours de l’année écoulée...

L’an dernier, à la même époque, le maire agitait déjà le spectre d’une invasion musulmane et/ou tchétchène menaçant notre unité et nos règles de vie… Nous souhaitions à cette occasion aux musulmans de Saint Gratien d’engager un dialogue constructif et ouvert avec la mairie et aux enfants du foyer IDFI «d’accéder en 2011 comme tous les petits Gratiennois, aux services municipaux de cantine, étude, centre de loisirs et de connaître la fin d’une discrimination les privant des droits accordés aux enfants de leur âge.» Voici au moins un vœu réalisé, comme quoi l’action commune peut déplacer certaines montagnes !

Enfin, je ne vous donnerai, comme à l’habitude, aucune information sur le buffet de cette réception, dont je ne me suis pas approchée. Austérité, quand tu nous tiens ! Bonne année à tous !

 

A qui profite le tri ?

En bonne citoyenne soucieuse de l’environnement et du devenir de la planète ( et surtout depuis que je fréquente les réunions « Agenda 21 » de la ville de Saint Gratien…) je trie consciencieusement mes déchets.
Ordures ménagères… poubelle marron. Emballages, cartons, bouteilles en plastique, journaux… poubelle propre. Compost au fond du jardin. Ampoules et piles rapportées au magasin « Catena » qui les récupère. J’écris sur toutes les feuilles recto/verso. Je n’imprime que le strict minimum. Je jette le verre à part… poubelle verte. Irréprochable. Ma poubelle est irréprochable, ou plutôt mes poubelles sont irréprochables…

Je ne suis pas la seule à appliquer scrupuleusement les consignes de tri. Selon les informations du syndicat intercommunal « Émeraude » qui assure la collecte et le traitement des déchets de 17 communes de la Vallée de Montmorency, le volume des ordures ménagères traitées est en baisse de 8,42% en 4 ans, et cela est conforme aux objectifs du Grenelle de l’environnement. Bravo aux citoyens qui pratiquent les « écogestes ».
Parallèlement, la collecte en bacs jaunes augmente de 3,35% entre 2009 et 2010. Le volume de verre collecté a lui, augmenté de 2,66% en 4 ans. En 2010, le syndicat Émeraude a donc pu limiter ses dépenses en raison de la baisse du tonnage des ordures ménagères. Il y a eu augmentation significative des recettes de vente des matériaux issus de la collecte sélective et le syndicat a pu autofinancer ses investissements évitant ainsi le recours à l’emprunt.

Si nos poubelles donnent toute satisfaction, la facture « TEOM » traduire « taxe d’enlèvement des ordures ménagères » payée dans le cadre de la taxe foncière, me cause, elle, quelques désagréments. Je crains qu’à l’inverse de mes poubelles que je maîtrise, elle n’échappe à tout contrôle… De 282 € en 2007, ma taxe n’a fait que grimper et s’élève à présent à 309 €, soit une augmentation de 9,5% en 4 ans.

L’organisation de consommateurs « Que choisir » s’interroge dans un récent numéro de sa revue sur les coûts prohibitifs du tri sélectif. Car « si les déchets coûtent, ils génèrent également des recettes qui devraient alléger la TEOM des ménages » soutient la revue, qui alerte sur le « contrôle généralement insuffisant des collectivités sur leurs prestataires privés.» De plus, « le recours à ces prestataires privés revient toujours plus cher qu’assurer le service en régie, puisqu’à service comparable, le surcoût des sociétés privées est de l’ordre de 12% », selon l’association de consommateurs.

Trier plus pour payer plus ? Le consommateur qui fait l’effort de trier ses déchets, ou de les apporter jusqu’aux bornes enterrées alors que précédemment, les poubelles étaient au pied de son immeuble, se voit taxer toujours plus douloureusement. Alors qu’il réalise une partie du tri et permet ainsi une valorisation de ses déchets, il ne bénéficie d’aucune retombée positive, bien au contraire : plus il trie, plus il paie !

Mais qui fait donc des bénéfices avec nos déchets ? Le syndicat Émeraude a comme pour prestataire essentiel la société Val Horizon, qui assure la collecte et le traitement des ordures. Cette société a fait parler d’elle en 2011 lors de la grève de ses salariés qui protestaient contre leurs difficiles conditions de travail. Deux ans auparavant, Val Horizon avait déjà défrayé la chronique. L’entreprise employait des travailleurs sans papiers, via une société d’intérim, dans des conditions indignes...

 

Saint Gratien révise son plan d’urbanisme

Cher lecteur,
Vos questions sont dans toutes les têtes gratiennoises depuis l’annonce des objectifs de la mise en révision du PLU. Nous les partageons totalement.

Lors de la réunion publique dite de « concertation » autour du futur plan local d’urbanisme de la ville, nous avons donc soulevé les points détaillés ci-dessous.

Le chiffre de 23 000 habitants à Saint Gratien est annoncé comme objectif pour les prochaines années dans la procédure de mise en révision du PLU.
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- Une commune à 23 000 habitants, pourquoi ? Quels en seraient les avantages ?

- 23 000 habitants, est-ce réaliste ? Selon les derniers chiffres du recensement, il y avait 21 612 gratiennois en 2009. Ils n’étaient plus que 20 468 en 2010, soit 1 144 habitants de moins, ce qui est une exception dans le Val d’Oise où la population augmente. Comment peut-on espérer 23 000 habitants alors que la population gratiennoise se stabilise difficilement autour de 20 000 ?

- Est-ce souhaitable alors que Saint Gratien est déjà la commune la plus dense du département ?
A 23 000 ne va t-on pas aggraver les problèmes que l’on connaît aujourd’hui ?
2000 gratiennois de plus qu’aujourd’hui, c'est au moins 500 logements supplémentaires. Où les mettra-t-on ?
Dans les sept périmètres dénommés « zones mutables » et mis à l’étude dans le cadre de la mise en révision du PLU ? Comment ont été délimitées ces zones ? Si la municipalité les a retenues, c’est qu’il y là des projets, notamment des projets immobiliers, sauf peut-être pour une, dénommée « poumon vert ». Quels sont ces projets ?
wlogement.jpg Ne risque-t-on pas de poursuivre ainsi la densification de la ville ?
500 logements, c’est aussi au moins 500 véhicules supplémentaires ; qu’en sera-t-il des problèmes de stationnement ? Et de la circulation alors que nous constatons déjà des embouteillages conséquents matin et soir en centre- ville ?

wecole.jpg- Quid des infrastructures municipales qui doivent accompagner cette évolution ? Certains restaurants scolaires seraient déjà surchargés. Quels sont les projets en la matière ? Et au niveau des écoles ? Et des crèches ?

- La ville se fixe comme objectif « le maintien des emplois sur un territoire très résidentiel ». Mais ne peut-on être plus audacieux et rechercher un développement de l’emploi dans la commune ? Des pistes existent notamment dans des chantiers à mettre en œuvre dans le cadre de l’agenda 21 et le développement des énergies renouvelables. Des propositions ont été débattues lors de la réunion de présentation de l’agenda 21 la semaine dernière, comme la pose de panneaux solaires, ou l’isolation de bâtiments anciens en vue d’économies d’énergie.

velo_1.jpg- Un des objectifs du PLU porte sur le développement des liaisons douces. Si on peut apprécier les intentions affichées en la matière, reste que sur le terrain rien de concret ne se dessine, sauf la réalisation d’un plan situant les liaisons déjà existantes, c’est-à-dire très peu ! Le thème est pourtant abordé régulièrement en réunions de quartier et il se fait sentir une réelle demande et des besoins importants sur la ville.

Les réponses apportées lors de la réunion du 13 décembre n’ont guère été convaincantes. Selon le maire, arriver à 23 000 habitants est potentiellement possible et la ville dispose de nombreux équipements, notamment sportifs. Les écoles du quartier des Raguenets peuvent accueillir de nouveaux élèves. Quant à développer l’emploi, la ville a un caractère résidentiel et il est difficile, vu le prix du foncier, d’attirer des entreprises sur son territoire.

Nos questions restent donc en suspens... et nous y ajouterons de nouvelles réflexions.

- Améliorer les différents modes de déplacements et bénéficier d’interconnexions nouvelles au niveau des transports en commun est une des grandes orientations du futur PLU. Pourquoi donc refuser catégoriquement le prolongement jusqu’à Saint Gratien de la ligne de tramway arrivant à Épinay et permettant de rejoindre la porte de Paris ?

- Il y avait en 1982 déjà 20 000 habitants à Saint Gratien. De nombreux programmes immobiliers ont depuis, fortement contribué à densifier notre ville. Et pourtant, la population n’a pas augmenté et a vieilli. Le nombre d’employés et d’ouvriers y a baissé. Les prix de l’immobilier et des loyers poussent de nombreuses personnes à partir vers d’autres communes.

Faut-il poursuivre le développement urbain dans la même direction ? Donnez votre avis ! Vous pouvez retrouver sur le site de la ville les panneaux composant l’exposition publique et présentant les objectifs de la révision du PLU. Un registre est à la disposition des habitants qui peuvent y consigner leurs remarques et observations, du 19 décembre au 13 janvier à la direction des services techniques.

 

Agenda 21 de Saint Gratien : le compte n’y est pas !

8 décembre 2011 : la ville de Saint Gratien présente ce soir le programme d’actions de son « Agenda 21 ». Ce programme a été voté au dernier Conseil municipal.

Il nous apparaît en deçà du diagnostic critique émis l’an dernier par les consultants employés par la municipalité : le cabinet Solving a réalisé une étude qui a en effet relevé les points « noirs » de Saint Gratien en matière de développement durable. Nous les avons rappelé récemment ici.

Le programme d’actions proposé par la ville nous apparaît également très en deçà des propositions novatrices faites par les Gratiennois lors des 4 ateliers thématiques de février/mars 2011.

Notre première appréciation : un premier pas, certes, mais très timide ; une absence de fil directeur fort; un manque d’ambition en ce qui concerne les liaisons douces et les énergies renouvelables ; un manque d’audace dans les domaines des solidarités et de la jeunesse ; des impasses importantes sur les thèmes essentiels comme le logement ou encore le potentiel de créations d’emplois qui pourrait découler d’un agenda 21 plus volontariste.

Au vu des faiblesses pointées par les consultants employés par la ville et des propositions qui ont émergé des ateliers thématiques, nous jugeons insuffisantes les actions retenues par la municipalité et présentées ce soir. Pour nous, hélas, le compte n’y est pas !

Voici quelques propositions alternatives (sur lesquelles nous reviendrons prochainement plus en détail ) qui nous semblent indispensables pour que Saint Gratien s’engage pleinement dans une démarche de développement durable, soucieuse de notre avenir à tous, tout en améliorant la vie quotidienne des habitants.

Énergies renouvelables
Favoriser le développement des énergies renouvelables sur la commune, pour diversifier les sources, réaliser des économies conséquentes sur la facture d’énergie pour les ménages et développer les emplois « verts » dans les quartiers

Nuisances aériennes et routières
Étudier l’intégration de Saint Gratien dans le plan de gêne sonore ; engager la ville pour obtenir l’interdiction des vols de nuit à Roissy ; étudier la couverture du CD14 qui coupe la ville en deux

Transports et déplacements
Implanter des pistes cyclables dans l’objectif de réaliser un vrai maillage « doux » dans la ville ; les prévoir obligatoirement en cas de réfection de voirie ; multiplier les emplacements pour garer vélos et trottinettes ; mettre à l’étude un système de navette communale pour les personnes à mobilité réduite ; augmenter la fréquence des bus et la liaison avec les nouveaux réseaux tels que tramway (qui arrivera à Épinay) et Transilien

Enfance et jeunesse
Instaurer un Conseil municipal des jeunes pour les impliquer sérieusement dans les affaires de la cité

Gestion de la collectivité
Intégrer les normes sociales les plus favorables dans les appels d’offres de délégations de services publics de la ville

Solidarités

Aider à l’intégration des nouveaux habitants et des populations étrangères résidant à Saint-Gratien ; organiser des jumelages avec des villes étrangères permettant la réalisation de projets « coopératifs »

Habitat et urbanisme
Instaurer une commission municipale pour étudier les questions liées au logement (mixité sociale des différents quartiers ; développement du commerce de proximité ; étude d’un programme de l’amélioration de l’habitat et des réductions de consommation d’énergies par la réalisation de ce qui s’apparenterait à des «éco quartiers»)

Vous avez des idées sur le développement durable ? Nous aussi !

Venez en débattre à l’assemblée citoyenne du Front de Gauche de Saint Gratien mardi 24 janvier 2012 à 20h00, avec André Chassaigne, député Front de Gauche d’Auvergne et rapporteur de l’amendement anti-OGM intégré dans la loi Borloo-Grenelle de l’environnement; auteur du livre « Pour une terre commune »

Nous reviendrons prochainement sur la présentation de l'Agenda 21 qui a été faite ce soir. Soirée "débat" qui fit fort écourtée lorsque le maire jugea que les questions avaient assez duré...

 

Saint Gratien : une commune trop souvent condamnée

Rassemblement inhabituel devant la mairie de Saint Gratien ce samedi en début d’après-midi. Quelques dizaines de personnes s’étaient donné rendez-vous à l’appel de la communauté musulmane de la ville et entendaient ainsi faire entendre leur mécontentement.

Depuis 2005, les relations avec la mairie, ou plus exactement le maire elle-même, se sont détériorées. Il y a six ans, la communauté, ayant rassemblé les fonds nécessaires, envisage l’achat d’un pavillon dans le quartier des Raguenets, à proximité d’emplacements de parkings. Ayant alors reçu l’accord verbal de la ville, les musulmans pensent pouvoir sans problème organiser un lieu de culte dans ces locaux, sans demander aucune aide ou subvention municipale et avec le moins de désagréments possibles pour le voisinage. Mais lorsque le bien est mis en vente, surprise… La ville préempte et annonce avoir un projet de logements sociaux pour cette maison.

Six ans plus tard, le bien est toujours vide et vient d’être revendu par la ville à un autre bailleur pour la réalisation de trois logements sociaux. Perte sèche pour la ville : 70 000 €, delta entre le prix d’achat en 2005 et celui de la revente aujourd’hui. Dans le même temps, les rapports entre le maire et les musulmans ne cessent de se dégrader, amenant la communauté à aller en justice suite au refus de la mairie de lui accorder une salle municipale durant la période du ramadan en août dernier. La ville est condamnée par trois fois, au Tribunal administratif puis en Conseil d’État pour atteinte à la liberté de culte et au droit de réunion. L’histoire s’envenime encore quand lors du rassemblement dans une salle enfin attribuée sous peine d’astreinte financière, la ville fait procéder à un relevé des plaques d’immatriculation. Les musulmans s’estimant fichés saisiront les services de la CNIL, plainte qui entraînera une perquisition dans les locaux municipaux et la poursuite d’une enquête.

Samedi devant la mairie, les musulmans ont réaffirmé ne demander aucune faveur particulière mais estiment essentiel de voir leurs droits respectés, au même titre que les autres habitants de Saint Gratien. Ils dénoncent le refus de tout de dialogue de la part du premier magistrat et des pratiques « antirépublicaines et clairement xénophobes ». Déclarant « nous ne sommes pas des étrangers à Saint Gratien mais des français aux mêmes droits que tout le monde », ils estiment leur demande « légitime ». Ils s’interrogent aussi sur les discours et agissements du maire, qui déclare par exemple « qu’est-ce que ce pays où on oblige chaque commune à avoir une mosquée » ou encore qui exclut des enfants des services périscolaires, parce qu’ils sont issus de familles de réfugiés politiques. Cette discrimination qui a duré plus d’un an, a valu à la commune d’être -encore–condamnée par le Tribunal administratif.

Pour notre part, élus PCF-Front de Gauche, nous regrettons que l’image de la ville soit ternie, non pas par ceux qui dénoncent une injustice ou une discrimination, mais par des décisions choquantes et reconnues contraires à la loi par les tribunaux. Il est temps qu’un réel dialogue s’engage et que la ville retrouve un climat apaisé où le « vivre ensemble » ne soit pas qu’un slogan vide de sens. D’autres épisodes nous interrogent, comme l’adoption d’un règlement municipal interdisant les réunions publiques en dehors d’une période de six mois avant une échéance électorale, ou bien encore la transformation du Conseil municipal en chambre d’enregistrement de décisions déjà actées. Le refus du dialogue et de l’échange, la stigmatisation et la caricature de toute opposition, la réduction du débat démocratique, ne sont pas des pratiques que nous sommes prêts à accepter.

 

Des questions essentielles

La ville de Saint Gratien comptera prochainement 23 000 habitants mais tous n’auront pas accès aux services municipaux… La cantine notamment sera réservée à certains enfants… Mais lesquels ?

Enghien, Montmorency, Soisy sont des villes inclues dans le « plan de gêne sonore » de l’aéroport de Roissy et cela permet aux riverains de bénéficier de dispositifs de subvention pour l’isolation phonique des maisons. A Saint Gratien, rien de semblable... Pourquoi ?

Une caméra de surveillance à Saint Gratien coûte plus de 100 000 € contre 36 000 seulement en moyenne en France…. Comment expliquer cette différence ?

Certaines lignes de bus sont bondées et les usagers soulignent une fréquence insuffisante… Que faire ?

Certains quartiers de la ville sont dépourvus de places de stationnement pour handicapés... Qui décide ?

La circulation des vélos n’est guère facile en ville….L’Agenda 21 prévoit-il de nouvelles liaisons douces, notamment des pistes cyclables ?

Comment ? Vous n’avez pas de réponses à ces questions essentielles de la vie locale ? Mais vous n’assistez donc pas aux réunions de quartier ? C’est indispensable pour être informé... N'est-il pas primordial aussi d’interpeller vos élus sur vos préoccupations ?

Venez, vous aussi, poser les questions qui vous intéressent et qui parfois, fâchent …. Rendez-vous les :

- le lundi 28 novembre à 20h au Forum
- le mardi 6 décembre à 20h aux Raguenets
- le mercredi 7 décembre à 20h aux Marais

 

Saint Gratien : expression des élus PCF-Front de Gauche

logo_StG.GIFVoici le texte des élus PCF-Front de Gauche paru dans la revue municipale de novembre/décembre 2011.

Caricatural et méprisant, le dernier article de la majorité municipale paru sur cette page donne une image déplorable du débat politique. Nous ne répondrons pas à cette polémique stérile et ce, d’autant moins que la FCPE vient d’obtenir gain de cause dans sa défense de 19 enfants de Saint Gratien.

Scolarisés en primaire et en maternelle, ces enfants, dont les parents sont réfugiés politiques ou demandeurs d’asile, vivent tous dans un centre d’hébergement de la ville. La commune est condamnée par le tribunal administratif à admettre sans délai ces écoliers jusqu’ici interdits de tout service municipal (cantine, étude, centre de loisirs).

Le tribunal a jugé : la mairie n’a pas respecté le principe d’égalité devant les services publics que sont les services périscolaires. Le juge des référés a suspendu la décision du maire et enjoint de permettre aux enfants d’accéder à tous ces services communaux. Une décision sur le fond du litige interviendra ultérieurement. De nombreux Gratiennois se sont mobilisés depuis un an dans cette bataille contre l’intolérance et la discrimination. Nous nous félicitons que cette situation choquante prenne fin et que tous les enfants de notre ville soient traités de manière équitable, quels que soient leur lieu de résidence et leur origine.

 

Trop de candidats à droite pour la 6è circonscription du Val d'Oise

Trop de candidats sur la 6 è circonscription électorale du Val d’Oise ?
Traditionnellement acquise à la droite, cette circonscription regroupe les villes de Saint Gratien, Sannois, Soisy, Margency, Andilly, Deuil, Montmagny et Enghien. Le député est François Scellier, élu depuis 2001 et vice- président du Conseil général du Val d’Oise.

A l’approche des élections législatives, qui suivront en juin 2012 l'élection présidentielle, les candidats à droite sont ici … trop nombreux ! Trois prétendants sont d’ores et déjà connus. Après un scrutin sénatorial chaotique à l’UMP, puisque deux listes étaient investies par l’UMP, concurrencées par une troisième liste dissidente, revoilà quelques soucis en perspective… Le député Scellier souhaite se représenter pour la troisième fois, malgré ses 76 ans. Il se voit mis en compétition avec Luc Strehaiano, maire de Soisy et président de la Cavam, son suppléant en 2007, ainsi qu’avec un autre député du Val d’Oise, Yannick Patternotte, maire de Sannois et élu à Roissy dans la 9è circonscription.

Les primaires ou le vote des militants ne sont pas à l’ordre du jour mais c’est curieusement un institut de sondage qui sera chargé de départager les candidats à la candidature. La commission nationale de l'UMP souhaite en effet procéder à un sondage de notoriété. "Le sondage ne sera pas déterminant. Il ne dictera pas quel sera le candidat, mais ce sera une aide à la décision", explique Axel Poniatowski, le patron de l'UMP-95 à VONews, la télé du Val d’Oise.

Cette décision ne semble satisfaire aucun des candidats. On s’interroge encore sur la position qu’adoptera le maire d’Enghien. Il n’est pas non plus impossible que le maire de Saint Gratien ne soit, elle aussi, tentée par l’aventure. Elle dénonçait, en septembre dernier, le manque de parité chez les parlementaires UMP du département. Dix hommes occupent en effet les dix postes val d’oisiens…. De quoi tenter une femme ? Reste à prouver qu’elle pourrait faire l’unanimité au sein de l’UMP, après les règlements de comptes qui ont suivi les sénatoriales. Deuxième sur une des trois listes, elle a vu le poste de sénateur lui échapper en raison de la dispersion des voix. Ses condamnations récentes au Tribunal administratif et au Conseil d’État pourraient également lui nuire. Alors, verrons-nous des primaires à droite le 10 juin prochain dans notre circonscription ?



voir le reportage de VONews

 

Histoire d’un beau combat collectif

On a chanté, dansé et ri cet après-midi au 35 rue du Général Leclerc, où le Collectif 35 avait donné rendez-vous à tous ceux qui se sont indignés depuis septembre 2010 pour qu’ENFIN les droits de tous les enfants de Saint Gratien soient respectés.

Enfants et familles du 35, parents d’élèves de la ville, enseignants, journaliste, avocat, représentants d’associations caritatives, président de la FCPE 95, amis du Front de Gauche, citoyens gratiennois… se sont retrouvés autour d’un goûter international pour fêter la possibilité enfin reconnue pour tous les enfants résidant dans cet hôtel social, d’accéder aux services publics municipaux que sont la cantine, l’étude et le centre de loisirs.

Les familles ont inscrit leurs enfants en priorité à la cantine et paieront leurs factures comme toutes les autres familles de la ville, selon le quotient familial qui leur a été calculé. La solidarité devrait permettre par la suite, d’offrir aux enfants quelques journées de centre de loisirs pendant les vacances afin qu’ils connaissent la vie ordinaire de petits gratiennois de leur âge.

Cet après-midi, un membre du Collectif a rappelé l’histoire de ce combat de plus d’une année, de l’admission difficile des enfants dans les écoles de la ville, à la décision du Tribunal administratif, enjoignant à la commune de les inscrire sans délai à tous les services périscolaires.

Merci à tous ceux qui, de diverses façons, ont aidé un jour ces enfants à combattre l’illégalité et l’injustice.

Sur l’air de « Mon amant de Saint Jean…. »

Je ne sais pourquoi j’avais pensé
Que tous unis on gagnerait
Et il a fallu se rassembler
Se motiver, ne rien lâcher
Comment ne pas perdre la tête
Devant tant d’iniquité
Nous nous devions d’engager le combat
Au nom des enfants et du droit
Et on a gagné
Et la mairie a dû obtempérer
Fasse que ce combat
Serve d’exemple bien au –delà….

 

La lettre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

La lettre 19 des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien est en cours de distribution sur la commune.

Condamnation de la commune par le Tribunal administratif, qui la contraint à accepter à la cantine, après quinze mois d'exclusion, les enfants des familles de réfugiés ; grève des salariés de la Sogeres et augmentations des tarifs périscolaires;emprunts toxiques contractés auprès de Dexia ou développement durable..... restriction du droit de réunion...dette publique.... sont autant de sujets sur lesquels les Gratiennois demandent des informations. Les voici !
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Après 15 mois d'exclusion de tout service municipal, 20 petits écoliers gratiennois vont enfin pouvoir accéder, comme tous leurs camarades scolarisés en maternelle ou en élémentaire, à la cantine, à l'étude et au centre de loisirs. Il aura fallu saisir la justice pour qu'enfin, la loi soit respectée. Le tribunal a tranché. La commune comparaissait après le dépôt d'un référé par la FCPE 95 qui dénonçait « une attitude discriminatoire ». Le maire s’est défendu en affirmant se battre contre la création d'un ghetto. Mais qui peut croire qu'on lutte contre une injustice en en créant une autre ? Comme tous les Gratiennois qui se sont mobilisés pour ces enfants, nous nous réjouissons aujourd'hui que cette situation moralement choquante (dixit Luc Chatel, Ministre de l’Éducation) et illégale ait pris fin et que tous les écoliers de notre ville soient traités avec égalité, quels que soient leur lieu de résidence ou leur origine.

SOGERES : salaires et conditions de travail

Nous avons soutenu le mouvement de grève des employés de l’entreprise Sogeres, filiale de la Sodexo, qui fournit à la ville les repas de cantine des écoles. Les revendications portaient sur les salaires, les conditions de travail et le manque de respect de leur hiérarchie à leur égard. Les salariés de « Val Horizon », qui assurent le ramassage de nos déchets ont fait grève l’an dernier pour les mêmes raisons. Nous les avons également appuyés dans leur lutte. Aujourd’hui, en France, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les bas salaires et réclamer des augmentations permettant à tous de vivre dignement de son travail. Conditionner l’octroi de marchés publics au respect du code du travail et à des gestions qui ne se traduisent pas par du dumping social, voilà notre objectif !

Cantine : + 3 %

Les tarifs des prestations périscolaires sont revalorisés de + 3% à la rentrée. Les familles subissent déjà les lourdes hausses de prix de nombreux produits de la vie quotidienne. Comme les quotients familiaux n’ont pas été revus depuis 5 ans à Saint Gratien, cela alourdira encore l’addition. La pincée de « bio » introduite dans les menus ne suffit pas à justifier cette augmentation. Les élus PCF-Front de Gauche ont voté contre cette mesure au Conseil municipal.

Lois de la République (bis)

La ville a été condamnée à trois reprises cet été et rappelée au respect de la liberté de culte et de réunion, pour avoir refusé une salle à une association gratiennoise (cette association en est arrivée là parce que la ville lui avait refusé l’acquisition d’un lieu de culte privé). Décidément, une mauvaise habitude : en juin 2010, le Front de Gauche n’avait pu disposer d’une salle municipale pour organiser un débat sur les retraites. Le tout nouveau règlement de réservation des salles municipales restreint l’activité des organisations politiques en interdisant les réunions publiques fixées à plus de six mois d’une échéance électorale... Quelle étrange conception de la vie politique, qui réduit l’activité des partis à de simples réunions internes. Peur du débat ?

Quand la caricature remplace le débat

Le texte paru dans le dernier magazine de la ville au nom des élus du groupe majoritaire, caricatural et méprisant, est totalement étranger à notre conception de la politique et bien éloigné du nécessaire débat d’idées. Il donne une image détestable de la pratique politique. Pour notre part, nous pensons que les Gratiennois attendent des arguments plutôt que des invectives.

Emprunts toxiques, il y a un hic : La ville a contracté des emprunts indexés sur l’évolution du Franc Suisse pour 6 millions d’euros auprès de DEXIA, la banque des collectivités locales. Nous avons interpellé la municipalité puisque Saint Gratien pourrait supporter un surcoût estimé par « Libération » à 2,5 millions. Ce que conteste la municipalité tout en refusant toutefois de chiffrer le préjudice. Des négociations seraient en cours avec la banque. Qu’attend la ville pour porter plainte contre DEXIA pour défaut de conseils et d’information ?

Émanant de la privatisation en 1987 de la Caisse d'Aide à l'Équipement des Collectivités Locales (CAECL), Dexia s'est lancé dans une fuite en avant qui l'a conduit à vendre des emprunts toxiques à 6000 collectivités locales. DEXIA : c'est le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière et une belle illustration de la nécessité d'une maîtrise «sociale » du crédit bancaire, proposition avancée par le Front de Gauche, afin de mobiliser l'argent pour le développement des êtres humains et non en faveur des marchés financiers.

Développement « durable » à Saint-Gratien et Saint-Glinglin : Alors que la mise en sens unique de la rue d'Ermont aurait pu permettre l’implantation d’une piste cyclable en continuité avec celle de la rue de l’Avenir, la mairie a préféré favoriser le stationnement et réduire au maximum la largeur de la voirie. A tel point que la circulation côte à côte d’un vélo et d’une voiture est devenue dangereuse. De même, n’était-il pas possible d’implanter une piste cyclable sur une partie des trois mètres de large des nouveaux trottoirs de la rue Berthie Albrecht ? Enfin, alors que la gare d’Enghien va être dotée de parcs à vélos sécurisés, il n’en est toujours rien pour la gare de Saint Gratien. Quid des débouchés réels des débats menés lors de l’Agenda 21 local qui ont pointé l’insuffisance de « liaisons douces » dans la ville ?



Dette publique : Stop à la culpabilisation de tous et à « la fabrique de la peur » !

Les États sont endettés. Les agences de notation exigent de nouvelles mesures d'austérité. Au fait, d’où vient la dette ?

- La première cause de la dette publique est la baisse de la part des salaires dans la richesse créée (le PIB). De 67% en 1980, leur part est passée à à peine 57% en 2010. Moins de salaires et plus de chômage, c’est moins de rentrées sous forme d’impôts, sous forme de T.V.A et de cotisations sociales et autant…de déficits.

- Deuxièmement, ceux-ci ce sont creusés non pas à cause d’une hausse des dépenses publiques (elles sont passées de 55% à 52% du PIB ces 5 dernières années !), mais en raison d’une baisse des recettes. Les cadeaux fiscaux (niches fiscales sans efficacité économique, abaissement des taux d’impôts supérieurs sur le revenu, bouclier fiscal…) = 110 milliards de pertes fiscales par an. Les exonérations de charges sociales (sans contrepartie en matière de créations d’emplois…) = 30 milliards par an…

- Troisièmement : le renflouement des banques fin 2008 et encore aujourd’hui avec la faillite de DEXIA

- Quatrièmement : les conséquences de la crise économique sur les finances de l’État, crise provoquée par l’explosion de la bulle financière alimentée par une recherche à tout prix de la plus haute rentabilité financière…

- Cinquièmement : la charge d’intérêt. Cette année, la France, obligée comme tous les pays à emprunter sur les marchés et à leurs conditions depuis qu'il lui est interdit de le faire auprès de la B.C.E, versera 45 milliards d'intérêts : « la dette de tous fait la rente de quelques-uns ! ».

Conséquences ? La forte progression de la dette publique. Elle atteint plus de 80 % du P.I.B.

L’austérité est-elle LA seule « solution » ? Nous pensons au contraire que c’est le problème !

Les politiques d'austérité aggravent la récession. Moins d'emplois, moins de recettes encore pour l'État et au final un scénario à la grecque. Alors, on rassure les marchés et on continue comme avant ? Ou faut-il rompre cette spirale infernale ?

Le Front de Gauche fait des propositions pour sortir une fois pour toute de la crise : maîtriser notre politique économique : permettre à l’État de se refinancer directement auprès de la BCE ; créer autour de la Banque postale et de la Caisse des dépôts un pôle financier public, chargé de développer un nouveau crédit à des taux d’autant plus avantageux que les projets économiques sont créateurs d’emplois et/ou de formation ; réformer la fiscalité pour encourager les comportements favorables à l'emploi (modulation de l’impôt des sociétés en fonction de la politique sociale de l’entreprise) ; faire cotiser les revenus financiers au même taux que les salaires…

Augmenter les salaires, pas les actionnaires ! Une idée neuve, non ?

En annexe, la version "papier" de ce document

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