Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

La refondation, c'est nos oignons !

cergy3-87630.jpg« La refondation de l’école : « c’est nos oignons ! » Non à une réforme bâclée et imposée d’en haut ! »

Pour le clamer haut et fort, un rassemblement était organisé le mercredi 9 janvier 2013 devant la Direction Académique du Val d’Oise, à l’appel du SNUipp.

L’école, les élèves et les enseignants n’ont que trop souffert les années passées. Le statut quo n’est certes pas possible. Il est grand temps de changer l’école, mais changer, c’est pour du
mieux !

Du mieux pour les conditions d’apprentissage des élèves et la réussite de tous et toutes !

Du mieux pour les conditions de travail et d’exercice des enseignants !

Cela prend du temps et nécessite qu’un vrai débat s’instaure au sein de la communauté éducative.

Une délégation a été reçue par le Secrétaire Général de la Direction Académique, le Directeur Académique Adjoint et l’Inspecteur de l’Éducation Nationale Adjoint à la Directrice Académique.

Infos du SNUipp

 

La grande déception de la refondation

Le 8 janvier, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a rejeté le projet de décret sur la réforme de la semaine scolaire.
Le SNUipp-FSU, qui a voté contre, parle d’un « texte bricolé et insatisfaisant », considérant que « à cette heure, le compte n’y est pas, ni pour les élèves, ni pour les enseignants. Ce qui devait être une réforme emblématique de la Refondation se révèle être une grande déception. ». Le projet de retour à quatre jours et demi de classe n’a recueilli que 5 voix sur plus de 60 au CSE.

Selon ce décret, la semaine des écoliers comprendra toujours 24 heures d’enseignement mais répartis sur neuf demi-journées au lieu de huit actuellement. Il y aura dans la plupart des cas, école le mercredi matin. La durée maximale de classe est fixée à 5h30, et le décret supprime « l’aide personnalisée » instaurée en 2008 pour supprimer les postes spécialisés du Rased. Ces heures seront remplacées par des « activités pédagogiques complémentaires » aux contours encore mal définis. La réforme peut s’appliquer dès la rentrée 2013. Ce sera visiblement le cas à Saint Gratien.

Le SNUipp-FSU a fermement dénoncé la « semaine Darcos » avec ses journées alourdies. Mais il n’est pas pour autant favorable au bricolage actuel de ce texte qui n’offre aucune garantie d’un périscolaire gratuit et de qualité pour tous. Quid des difficultés qu’auront les communes à recruter, et à payer, des animateurs qualifiés pour encadrer les élèves à partir de 16 heures ? Au final, le ministère ne donne aucune garantie que tous les enfants, sur tout le territoire, tireront profit de ces nouveaux temps tels qu’ils sont définis sur le papier.

Autre problème, ce décret donne la possibilité qu’une organisation scolaire soit décidée en dehors du conseil d’école, qui réunit parents, enseignants et élus .Leur consultation est pourtant une des conditions nécessaires à la réussite d’une journée articulant de manière cohérente des temps scolaires et temps périscolaires de qualité pour tous les élèves. Le SNUipp-FSU demande donc que les conseils d’école soient une instance incontournable de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et d’élaboration d’un Projet Éducatif Territorial.

Enfin, le SNUipp-FSU a toujours estimé que cette réforme devait concilier réussite des élèves et conditions de travail des enseignants. Or, rien n’a été clairement finalisé concernant le temps de travail des enseignants. Rien n’a été mis sur la table au sujet d’une nécessaire compensation financière.

Défavorable à tout statu quo, le syndicat enseignant demande maintenant que le texte soit revu en profondeur, et la convocation d’un nouveau CSE.

lire la déclaration du SNUipp au CSE

  • Le détail des votes au CSE

pour : 5 dont la Ligue de l’enseignement, l’Association des maires de France et la JPA
contre : 23 dont la FSU, la CGT et la PEEP
abstention : 30 dont le SGEN, la FCPE et l’association des régions de France
refus de vote : 14 dont le SE-UNSA et la CFTC

 

Un premier signe pour l’école

Communiqué du SNUipp

François Hollande a réservé, le mardi 15 mai, son premier discours de président à l’éducation. L’occasion pour lui de redire ses engagements et d’affirmer ses valeurs pour l’école. Le SNUipp entend rester un interlocuteur attentif et déterminé à faire avancer l’école.

La jeunesse et l’éducation avaient été des thèmes majeurs de sa campagne électorale. Le mardi 15 mai, quelques heures à peine après son investiture, François Hollande a réitéré ses principaux engagements pour l’école au cours d’un hommage rendu à Jules Ferry. Il a renouvelé sa promesse « de recruter 60 000 personnels de l’éducation sur la durée de mon mandat ». Il a également estimé qu’enseigner « nécessite une préparation toute professionnelle » et, s’étonnant qu’on ait pu ces dernières années « oublier » ce principe « de bon sens », a annoncé le rétablissement de la formation professionnelle des enseignants.

La considération de la nation

Le président de la République a estimé que « l’école a besoin de réformes », qu’elle « attend aussi de la considération de la nation, et appelle le soutien de l’État ». Il est temps selon lui, de l’assurer « de ses ressources car on ne peut pas enseigner correctement sans un encadrement suffisant pour nos enfants ». François Hollande a aussi indiqué « que priorité sera donné aux écoles des quartiers populaires, ainsi qu’à celles de certaines zones rurales aujourd’hui abandonnées, oubliées, reléguées ».

Des valeurs et des principes pour une école républicaine

En honorant Jules Ferry qui a été en son temps un ardent défenseur du colonialisme, François Hollande avait suscité la polémique. « Tout homme est faillible et en saluant aujourd’hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l’instruction publique, je n’ignore rien ce ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique elle doit à ce titre être condamnée » a-t-il précisé. Mais le chef de l’Etat s’est avant tout attaché à rappeler les valeurs et les principes qui guideront son action en faveur de l’éducation.

Lutter contre le poids des inégalités sociales

« La société n’est plus la même, les conditions de l’enseignement non plus, mais les principes, eux, demeurent » a-t-il insisté. Disant vouloir adresser « un message de confiance à l’égard de l’éducation nationale », il a salué l’école « comme lieu d’émancipation », réaffirmé sa mission de « préparer toutes les jeunes consciences, d’où qu’elles viennent, quelles que soient leurs origines, quels que soient les lieux où l’école est présente ». Il a aussi appelé de ses vœux l’école de « l’égalité des chances » l’école « qui ne connaît comme critère de distinction que le mérite, le travail et l’effort, car la naissance, la fortune, le hasard établissent des hiérarchies que l’école a pour mission , sinon comme devoir, de corriger voire d’abattre ».

Et maintenant, faire avancer l’école !

D’évidence, le discours tranche avec les paroles et les actes de son prédécesseur. Mais les mesures annoncées suffiront-elles à donner un nouvel élan à l’école ? Ces derniers jours, son “monsieur éducation” durant la campagne, Vincent Peillon, avait notamment annoncé la réalisation d’un état des lieux du système éducatif durant l’été dans la perspective d’une « refondation » du système. La concrétisation de ces projets demande de la confiance et des mesures concrètes.

Une première urgence passe par l’adoption d’un collectif budgétaire pour la rentrée 2012. Très vite, des discussions doivent s’ouvrir afin de revoir la formation des enseignants, le fonctionnement des écoles et les conditions d’exercice du métier, le pouvoir d’achat des enseignants ainsi que les contenus d’enseignement...

Le SNUipp-FSU est déterminé à ce que des mesures concrètes et durables voient le jour dans les écoles : pour la réussite des élèves, le bien-vivre professionnel et la reconnaissance des enseignants.

 

Le SNUipp s'adresse aux candidats à l'élection présidentielle

SNUipp_1.jpgPrincipal syndicat des personnels du premier degré, le SNUipp s’est adressé mardi 10 avril aux candidats à l’élection présidentielle. Dépeignant une école inégalitaire grandement impactée par les mesures prises ces dernières années, il réclame dès la rentrée 2012 un collectif budgétaire.

A moins de deux semaines du premier tour, le SNUipp-FSU a écrit mardi 10 avril une « lettre aux candidats à l’élection présidentielle ». Ce courrier fait suite à la publication en mars du triptyque "le SNUipp propose". Ce dernier présente les principales propositions du syndicat en faveur de la transformation d’une l’école qui soit celle de la réussite de tous les élèves.

« Depuis une quinzaine d’années, le mouvement de massification scolaire ne s’accompagne plus de sa promesse démocratique. Notre école reproduit les inégalités de génération en génération. Pire, elle a la singularité insoutenable d’accentuer celles de la société », constate dans un premier temps le SNUipp. S’il reconnaît que « ce mal profond » n’est pas nouveau, le SNUipp souligne toutefois que « les politiques menées ces dernières années ont renforcé les inégalités scolaires ». Les raisons en sont connues : suppressions massives de postes, non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux, démantèlement des RASED, nouveaux programmes trop lourds et trop ambitieux, asphyxie de l’école maternelle notamment de la scolarisation des moins de trois ans, évaluations CE1 et CM2 sans aucune utilité pour faire progresser les élèves… La liste est longue des mesures prises qui conduisent l’école dans le mur.

Dans son courrier aux candidates et aux candidats, le SNUipp ne se prononce pas pour autant pour le statu quo. Bien au contraire, il estime que « le fonctionnement de l’école doit évoluer ». Pour cela il rappelle les cinq leviers présentés dans son triptyque. Mais il faut aussi aller très vite pour améliorer les conditions de scolarisation des élèves et de travail des enseignants dès la prochaine rentrée scolaire. « Dès la rentrée 2012 l’école a besoin de mesures d’urgence, conclut le SNUipp, à commencer par la mise en place d’un collectif budgétaire ».
Lire la lettre

 

Rased supprimés, élèves en danger !

ecole_mai.jpg2 500 RASED supprimés : le scénario se confirme.

Département par département, le voile sur la nature des 5 700 postes supprimés à l’école primaire pour la rentrée prochaine se lève peu à peu. Première cible, les postes RASED (1) consacrés aux aides spécialisées pour les élèves en difficulté connaissent une véritable purge.

Selon un premier comptage effectué par le SNUipp-FSU et portant sur 50 départements, plus de 1170 suppressions de postes d’aides spécialisées – maîtres E et G (1) – sont déjà annoncées.

Au final, ce sont près de 2 500 postes qui risquent d’être totalement liquidés, comme l’avait malheureusement estimé le SNUipp-FSU en octobre dernier.
Ils s’ajoutent aux 2 500 emplois de RASED déjà effacés entre 2008 et 2011. En 5 ans, ce sera donc près d’un tiers de l’effectif total des RASED, essentiellement des maîtres E et G, qui aura disparu des écoles.

Dans le même temps, alors qu’aucun texte ne le prévoit, qu’aucune concertation n’a été organisée, de nombreux Inspecteurs d’Académie souhaitent modifier considérablement l’organisation et les missions des RASED. Dans certains départements, les maîtres spécialisés ne seraient plus rattachés à un petit groupe d’écoles pour intervenir auprès des élèves en difficulté mais affectés sur une circonscription, soit en moyenne 50 écoles, sur des missions de conseil aux enseignants.

A la rentrée, ce sont plus de 125 000 élèves supplémentaires qui seront privés des aides spécialisées indispensables à leur réussite scolaire ! Comment prétendre dans ces conditions lutter contre l’échec scolaire ? D’autant qu’il faudra ajouter à ce triste bilan, d’autres suppressions : remplacement, assistants de langues vivantes, conseillers pédagogiques et maîtres- formateurs, mais aussi fermeture ou non ouverture de classes entrainant une augmentation du nombre d’élèves dans les classes.

Dans ce contexte, le SNUipp-FSU appelle à la réussite de ses 101 grèves et manifestations, et du temps fort du 31 janvier. L’exigence de la suspension des suppressions de postes et une politique ambitieuse pour l’école primaire sont au coeur de ces mobilisations.

Communiqué du SNUipp

(1) Les RASED, réseaux d’aide aux élèves en difficulté, rassemblent des psychologues scolaires et des professeurs des écoles spécialisés. Ils sont membres à part entière de l’équipe enseignante des écoles où ils exercent et interviennent auprès des élèves de la maternelle au CM2, en classe ou en petits groupes. Les maîtres E apportent des aides spécialisées à dominante pédagogique qui concernent les élèves qui ont des difficultés pour comprendre et apprendre alors qu’ils en ont les capacités. Les maîtres G apportent des aides spécialisées à dominante rééducative qui concernent les élèves qui ont des difficultés à s’adapter aux exigences scolaires.

 

Cherchez l'erreur...

FSU-AFF-MANIF.indd1408 élèves supplémentaires = 28 postes en moins : cherchez l'erreur...

« La casse du siècle ! » C’est ainsi que le syndicat enseignant du premier degré, le SNUipp tire la sonnette d’alarme en ce mois de janvier.

150 000 postes ont été supprimés en 5 ans dans la fonction publique. « L'Éducation nationale a payé un lourd tribut » estime le SNUipp 95, qui fait ses comptes : un bilan désastreux !

En 2011, le Val d’Oise a accueilli 1 284 élèves de plus mais a connu 11 suppressions de classes, 43 disparitions de postes spécialisés « Rased » et 40 autres suppressions de postes ZEP/REP dans les quartiers dits sensibles. Au total, depuis septembre 2008, ce seront 93,25 postes qui auront été supprimés avec, dans le même temps la scolarisation de plus de 5 500 élèves supplémentaires dans notre département.

Le taux d'encadrement, nombre d'enseignants pour 100 élèves, continue chez nous de dégringoler depuis 5 ans. La scolarisation des enfants de moins de trois ans a chuté de 8,6% à seulement 2,5%.

Les chiffres pour la rentrée prochaine viennent de tomber. Dans l’Académie de Versailles sont prévues 260 suppressions de postes à la rentrée 2012. Le Val d’Oise devrait « rendre » 44 postes : 16 postes d'intervenants de langue et 28 emplois d’enseignants. Et pourtant, est annoncée une prévision de 1 408 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Alors qu’il doit supprimer 28 emplois d’enseignants, l’Inspecteur d’Académie devra dans le même temps ouvrir des classes supplémentaires pour accueillir les 1408 élèves de plus. Il devra donc faire des choix... et il lui faudra bel et bien récupérer des postes pour ouvrir ces classes ! Les conditions d’exercice et d’apprentissage vont encore et de nouveau se dégrader.

La carte scolaire s'annonce donc particulièrement tendue et les incidences nombreuses sur les conditions de travail des élèves et des enseignants. A la demande du ministère, les différentes phases de la carte ont d’ailleurs été décalées pour ne pas « déranger » les échéances électorales, présidentielles et législatives. C’est prudent mais ne suffira peut-être pas à désamorcer la colère des personnels et des parents ! « Les enseignants quant à eux, voient dans le même temps leur pouvoir d'achat encore dégringoler du fait du gel du point d'indice, de la nouvelle grille des salaires établie à la baisse conséquence de la nouvelle loi sur les retraites, de l’augmentation des cotisations MGEN du fait du doublement de la taxe sur les conventions d'assurance et partent à la retraite toujours plus tard avec toujours moins... » s’indigne le syndicat.

Le SNUipp a demandé à être reçu très rapidement par l’Inspecteur d’Académie et annonce travailler avec la FSU à la construction d’une riposte commune.

Pour le SNUipp, « cette poursuite de la saignée dans les moyens remet en cause tout le travail des équipes enseignantes et expose dangereusement l’avenir des élèves, en particulier les plus fragiles ».
sarkoecole.jpg
rv_5.jpg

 

Éducation : 14 000 postes supprimés en 2012

En cette période où les enfants attendent le père Noël, c’est le sinistre personnage du père Fouettard qui se présente au monde de l’éducation.

Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer les suppressions de postes prévues dans l’ensemble des académies, qui devront toutes « rendre » des postes en 2012, à l’exception de la Guyane.

Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce sont 66 000 postes qui auront disparu dans ce dégraissage massif. « Le mammouth n’a plus que la peau sur les os » peut ainsi titrer l’Humanité. La pilule est d’autant plus amère que dans l’écrasante majorité des académies, le nombre d’élèves est à la hausse.

Le primaire est durement touché avec 5 700 suppressions de postes. Le SNUipp, syndicat du premier degré, alerte sur les conséquences qui sont, hélas, connues. A la demande du président de la République, soucieux des remontées des élus en cette année électorale, le solde des fermetures et des ouvertures de classes devrait être nul à la rentrée 2012 dans le premier degré. Comment faire alors pour concilier cette promesse avec les suppressions de postes annoncées ? Le gouvernement va donc poursuivre la baisse de la scolarisation des 2-3 ans et supprimer des postes de remplaçants, d’intervenants en langue ou en informatique, des postes spécialisés dans l’aide des élèves en difficulté.

Alors que la France possède l’un des taux d’encadrement les plus faibles des pays de l’OCDE avec 6,1 profs pour 100 élèves, et même 5 pour 100 dans le primaire, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement qui s’annonce. Le ministère va ainsi à l’encontre de toutes les recommandations, dont celle, dernièrement, du Haut Conseil à l’Éducation préconisant que le primaire bénéficie en priorité de moyens.

De nouvelles mobilisations sont à attendre dès janvier, lorsque les chiffres des fermetures de postes seront annoncés lors des opérations de carte scolaire de début 2012.

Dans l’académie de Versailles, 260 suppressions de postes sont programmées en primaire et 495 dans les collèges et lycées. Début janvier, il sera procédé à la répartition de cette dotation négative entre les quatre départements de l’académie (78, 91, 92 et 95).

Ci-dessous l’ensemble des postes supprimés par académie.

carte_2012.jpg

 

Les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres !

manif_27_3.jpgCe 15 décembre, les enseignants des écoles sont en grève et défilent partout en France à l’appel de leurs syndicats. Parce qu’ils sont attachés à la réussite de tous leurs élèves, à nouveau ils tirent la sonnette d'alarme. Depuis plusieurs années, la politique éducative malmène et asphyxie l'école et son fonctionnement.

Cette journée est une étape dans les mobilisations qui devraient se développer en janvier, à l’occasion de la préparation de la carte scolaire.

Au cœur du mécontentement, le projet de réforme de l’évaluation et d’avancement des enseignants jugé impraticable et conçu pour faire des économies. Dans les écoles, avec 20 % de grévistes selon le SNUipp-FSU, « la mobilisation est réelle mais inégale d’une école à l’autre ». Et s’il est vrai que la date était peu propice à une forte mobilisation, de nombreux défilés sont organisés dans tout l’hexagone. La condamnation du projet de réforme reste unanime, et la pétition intersyndicale demandant le retrait du projet a recueilli à ce stade plus de 65.000 signatures.

L’action intersyndicale a marqué des points puisque le ministère est revenu sur son projet initial de geler les promotions en 2013 et 2014 mais d’autres contentieux subsistent. Pour le SNUipp-FSU, le projet « lancé à la hussarde, prévoit toujours un ralentissement des carrières, l’absence de transparence dans les promotions et une accentuation du poids hiérarchique » alors que « pour faire réussir les élèves, les enseignants ont besoin de sérénité et d’accompagnement » au moment où « leurs conditions d’exercice du métier se dégradent du fait notamment des suppressions de postes ».

Il est vrai que les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres. Le gouvernement doit aussi garder en mémoire le vaste mouvement de protestation qui avait l’an passé jalonné les opérations de carte scolaire. Or, hasard du calendrier, c’est demain vendredi 16 décembre, que sera dévoilée la répartition académique des 5700 suppressions de postes en primaire prévues pour la rentrée 2012. On en connaîtra dans quelques semaines les déclinaisons département par département. : encore plus d'élèves dans les classes, encore moins de remplaçants, encore moins d'enseignants spécialisés de RASED pour s'occuper des élèves en difficulté, encore moins de place à l'école maternelle pour les tout-petits, encore moins de formation pour les enseignants... Les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs des écoles vont encore se dégrader.

Fermetures de classes, suppressions de RASED, de postes de remplaçants, abandon de la formation, fragilisation de la maternelle... le bilan du ministère de l’Éducation n’est pas bon et les prochaines suppressions d’emploi programmées dans le budget 2012 vont encore aggraver la situation.
En cette fin de trimestre, remplissez le livret d'évaluation du ministre Chatel

Signez pour le retrait du projet d'évaluation des enseignants

Infos tirées du site du syndicat des enseignants du premier degré, le SNUipp

 

L’égalité vaut aussi à Saint Gratien

Communiqué du SNUipp Val d'Oise du 3 novembre 2011

Les enfants doivent être admis dans les services périscolaires de la ville de Saint Gratien

A Saint Gratien, depuis le mois d’octobre 2010, des enfants originaires du Kosovo et de Tchétchénie étaient interdits de cantine et de services périscolaires par la municipalité.

Au début de l’année scolaire 2010, il avait fallu un mois de mobilisations intensives, de pressions et d’injonctions pour contraindre la mairie de Saint Gratien à inscrire ces enfants, déjà scolarisés l’année précédente et hébergés dans des conditions difficiles dans un foyer d’accueil avec leurs familles, des demandeurs d’asiles qui ont fuit la barbarie en Tchétchénie ou d’autres pays.
Malgré les nombreuses initiatives prises depuis un an par un collectif, dans lequel la FCPE et le SNUipp sont engagés (pétition, campagne médiatique...), ces enfants étaient restés en marge du droit et n’ont pas pu avoir accès, sur décision du maire, ni à la cantine et ni aux services périscolaires.

Le tribunal administratif, sollicité par le collectif, vient de mettre fin à cette situation discriminatoire intolérable en suspendant la décision du maire. Les enfants seront donc admis dans les services périscolaires de la ville, rétablissant ainsi le principe d’égalité entre tous les enfants qui devra maintenant être respectés par la Municipalité de Saint Gratien.

Le SNUipp, avec les autres organisation du collectif, sera particulièrement attentif au respect des lois républicaines et à l’application de ce jugement.

Archives: lire l'article " des enfants privés de leurs droits"

Site du SNUipp Val d'Oise

Le journal télévisé de VONews, la télé du Val d'Oise, revient sur l'inscription des enfants aux services périscolaires. Pour la première fois depuis septembre 2010, ces petits Gratiennois ont pu déjeuner à la cantine avec leurs camardes d'école dès le mercredi 2 novembre.

voir le reportage

 

Sous le signe de l’éducation

FSU-AFF-MANIF.inddBudget de l’Éducation nationale, suppressions de postes, réforme de la formation, charge de direction, scolarisation des élèves en situation de handicap : à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le SNUipp (principal syndicat du premier degré, ndlr du blog), a fait le point sur la situation de l’école, avançant ses propositions et rappelant l’appel à la grève du 27 septembre.

« En cette rentrée, nous voulons clairement affirmer que l’investissement en direction de l’école doit devenir une règle d’or pour notre pays ». C’est en ces termes que le secrétaire général du SNUipp-FSU a introduit la conférence de presse de rentrée du syndicat. Une allusion claire aux mesures annoncées par le Premier ministre pour réduire le montant de la dette publique dans le droit fil de celles déjà mises en œuvre depuis 2008, qui ont pour conséquences d’affaiblir toujours davantage le service public, celui de l’éducation en tête. Le SNUipp a d’ailleurs présenté « Pour l’école, pour notre métier, on ne doit pas se priver », un document qui résume les propositions du syndicat pour transformer l’école.

« Seul le cycle de suppressions de postes ne connaît pas la crise », a ironisé Sébastien Sihr, soulignant que « l’école est soumise à un véritable plan d’austérité depuis 4 ans ». Et de rappeler les conséquences de cette politique : 9 000 suppressions de postes dans le premier degré à la rentrée, la fermeture de 1 500 classes, la chute de la scolarisation des moins de trois ans, la disparition de 600 postes supplémentaires de RASED (aide aux élèves en difficulté, ndlr du blog), l’impossibilité d’assurer sérieusement les remplacements, la réduction du nombre d’intervenants en langues vivantes, la réduction des moyens alloués à la formation continue… Souhaitant inscrire l’année scolaire nouvelle « sous le signe de l’éducation », le SNUipp estime que « ce n’est pas un hasard si la première mobilisation de cette rentrée est pour l’école ».

Le secrétaire général du SNUipp a par ailleurs présenté un sondage réalisé par CSA sur les français et leur perception de l’école, montrant à quel point l’éducation demeure dans le contexte budgétaire actuel un des principaux sujets de préoccupation. Le SNUipp a également insisté sur trois dossiers prioritaires. Pour ce qui concerne la formation initiale, selon lui « le ministère n’a pas tiré les enseignements d’une mise en œuvre calamiteuse de la première année de la réforme de formation ». Le syndicat a d’ailleurs décidé d’écrire une lettre à Luc Chatel attirant son attention sur les mauvaises conditions d’entrée dans le métier des PES. (professeurs de écoles stagiaires, placés devant les élèves quasiment sans aucune formation initiale, ndlr du blog).

Il a par ailleurs souligné les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants en matière de scolarisation des enfants en situation de handicap du fait notamment de la stagnation du nombre d’AVS, (« auxiliaires de vie scolaire » , les assistants d’éducation sont recrutés sur des contrats à durée déterminée, ndlr du blog ) de la précarité des emplois et du fiasco rencontré par le dispositif de reprise des AVS arrivant en fin de contrat. L’annonce suite aux assises nationales du handicap de
2 000 contrats est perçue « comme un premier pas ». Mais on n’en est pas au stade d’une véritable professionnalisation de ces emplois et leur nombre reste insuffisant.

Autre dossier chaud, celui de la direction et du fonctionnement de l’école dont la situation est particulièrement « critique » en cette rentrée en raison de la multiplicité des tâches, du manque de temps, du non renouvellement de l’aide administrative. Le SNUipp estime à « 6 000 le nombre d’écoles qui ont perdu leur assistance administrative ». « La coupe est pleine » a lancé Sébastien Sihr qui a demandé en juin au ministre l’ouverture de négociations sur ce dossier. « Sans réponse du ministère, nous lançons un mot d’ordre pour tous les directeurs et directrices : je réponds quand j’ai le temps ». Il leur demande de privilégier avant tout le travail qui concerne directement les élèves.

Toutes les fédérations de l’Éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre, on comprend pourquoi.

Texte paru sur le site du SNUipp

 

Du monde en salle des mariages : la preuve par la vidéo !"

Des Gratiennois solidaires en salle des mariages !

Après avoir vainement tenté de prendre rendez vous avec Madame le Maire par courriel, par courrier, par téléphone,…, des Gratiennois rassemblés au sein du « Collectif 35 « ont souhaité assister au Conseil municipal le jeudi 26 mai.

Ils avaient deux objectifs :

  • Donner en main propre à Madame Le Maire les 1368 signatures collectées sur la pétition initiée par la FCPE et le SNUipp. Cette pétition, également en ligne sur le site de la FCPE, dénonce la discrimination dont font l’objet 29 enfants hébergés avec leurs familles dans le foyer sis 35 avenue du Général Leclerc. La ville leur toujours refuse l’accès aux services périscolaires et l’accès aux assistantes sociales de la ville.
    mairie_26_mai.JPG
  • Demander solennellement – devant le conseil municipal - le respect de la convention internationale des droits de l’enfant, qui souligne dans son article 27 « le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, et social », ainsi que de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000, dite Loi Besson (Louis, pas Éric !), qui précise que « les enfants, même inscrits pour une durée limitée à l’école doivent bénéficier des activités périscolaires offertes aux autres élèves ».

Le Collectif souhaitait faire part des propositions qu’il a élaborées aux élus de la ville.

1 - Il est grand temps qu’à l’initiative de Madame Le Maire, l’ensemble des acteurs compétents, au niveau municipal, départemental, mais aussi au niveau de la région et de la préfecture se réunissent, afin qu’une solution pérenne puisse être trouvée et qu’on sorte par le haut de cette triste situation.

2 - Si le bailleur ne respecte pas ses engagements ni la législation en matière d’accueil de population en situation de grande précarité, la mairie doit saisir la justice.

3 - Face à cette situation à caractère exceptionnel, il lui semble que la ville peut faire appel à la solidarité de tous les Gratiennois, quitte à se retourner ensuite vis à vis de l’État pour lui demander ensuite une subvention. Puisque l’État se défausse de ses responsabilités et de la gestion des personnes en grande difficulté sur les communes, la ville pourrait le faire savoir en organisant une conférence de presse.

Le 26 mai au soir, Madame le Maire a refusé d’entendre le Collectif et immédiatement fait voter le huis clos, puis a recouru aux forces de l’ordre pour faire évacuer la salle.

Rappelons que l’objectif du Collectif n’était pas de perturber la séance mais d’engager un dialogue avec les élus de la majorité afin de trouver une issue satisfaisante concernant 29 enfants vivant sur le territoire de Saint Gratien.

Avant de quitter les lieux, le Collectif a néanmoins pu faire lire une déclaration reprenant ses principales propositions et remettre la pétition forte de ses 1368 signatures.

Le collectif est constitué de parents d’élèves, d’enseignants, d’habitants, de médecins, de commerçants, d’élus, d’hommes d’église, etc. …en un mot de Gratiennois tout simplement soucieux du sort d’autrui.

Retrouvez quelques images de cette soirée mouvementée sur la vidéo envoyée par un jeune participant.
Voir la vidéo

 

600 postes RASED en moins, de l’échec en plus !

ecole_mai.jpgCommuniqué du SNUipp

Le ministre l’a reconnu, il y aura 1 500 classes de moins à la rentrée scolaire prochaine, alors que plus d’élèves sont attendus. Ce qu’il ne dit pas, c’est que les RASED et les élèves en difficulté qu’ils prennent en charge vont également payer un lourd tribut.

Plus de 600 postes d’enseignants spécialisés (maîtres E, G et psychologues scolaires) vont passer à la trappe, selon la dernière enquête du SNUipp-FSU.

Au total, ce sont plus de 30 000 élèves qui seront privés de l’ aide dont ils ont pourtant besoin. Où sont les priorités affichées à réduire l’échec scolaire et les inégalités de notre système éducatif mises en lumière par les résultats aux évaluations PISA ?

Le 18 mai prochain, le SNUipp-FSU organise un rendez-vous national devant le ministère pour dire « stop » ! Des délégations d’enseignants, de parents et d’élus venus de 95 départements se feront les porte-voix de l’école de la réussite pour tous. Aucun élève ne doit être laissé pour compte. Le SNUipp-FSU demande la création d’un collectif budgétaire car seule une révision du budget peut permettre de revenir sur ces suppressions de postes qui nuiront d’abord aux élèves les plus fragiles.

Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite doit cesser : l’école, c’est l’avenir !

18 MAI : RENDEZ-VOUS AU MINISTÈRE

 

L’éducation est notre avenir

manif_19.jpgLe 19 mars pour inverser les choix budgétaires

Les 25 organisations du collectif "l’éducation est notre avenir" ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation pour le 19 mars contre les choix budgétaires du gouvernement qui ne cessent "de tirer le service public d’éducation vers le bas".

Le collectif "l’éducation est notre avenir" qui regroupe 25 organisations de l’éducation dont le SNUipp (syndicat des enseignants de la FSU dans le premier degré) appelle à une "journée nationale d’action" dans toute la France le samedi 19 mars pour protester contre les suppressions de postes de la rentrée 2011. "L’éducation n’est plus une ambition pour ce gouvernement. Il aura supprimé 50.000 postes dans le service public d’éducation en cinq années, mettant en difficulté écoles et établissements, dégradant de façon systématique les conditions d’accueil, de formation et de qualification des élèves, détériorant les conditions de travail de l’ensemble des personnels", explique un communiqué. "Le service public d’éducation, cible de la chasse budgétaire, est tiré vers le bas" poursuivent les organisations qui avaient appelé le 22 janvier à des rassemblements et des actions dans tout le pays.

Le choix de la régression

"A la rentrée 2011, ce seront 16 000 postes supplémentaires qui seront supprimés, malgré l’augmentation des effectifs d’élèves, expliquent-elles. Les conséquences auront des effets immédiats sur la taille des classes dans les écoles, les collèges et les lycées, la scolarisation des enfants de deux et trois ans, les élèves en difficulté, le fonctionnement des services et l’offre d’enseignement. Le gouvernement fait le choix de la régression ".

La mobilisation citoyenne

Convaincues qu’avec ses choix budgétaires le gouvernement "ne prépare pas l’avenir" elles estiment que "La mobilisation citoyenne doit permettre d’inverser ces choix" et appellent "tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation et son engagement permanent pour la réussite des jeunes, sans distinction de fortune ni d’origine, à une journée nationale d’action déclinée dans chaque académie le samedi 19 mars".

Samedi 19 mars, manifestation à Paris : rendez-vous à 14 heures au Luxembourg

Plus d'infos

 

En grève pour l'avenir de l'école !

Jeudi 10 février, un enseignant des écoles sur trois (34,4%) était en grève pour l’avenir de l’école.
Au cœur du mécontentement, la réussite des élèves mise à mal par les suppressions de postes aveugles.

80 % des Français jugent négativement la politique du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite. 82% d’entre eux estiment que cette politique aura un effet négatif que la réussite des élèves. ( enquête CSA réalisée le 9 février pour le SNUipp).

A l’évidence, parents et enseignants pensent que l’avenir des enfants mérite mieux. Beaucoup mieux !

Toutes les enquêtes internationales disent l’impérieuse nécessité d’investir massivement dans l’éducation, la scolarisation des tout petits, la prévention des difficultés scolaires, une formation initiale et continue de haut-niveau. Et pourtant, en France, les choix de restriction budgétaire vont sanctionner les élèves, et particulièrement les plus fragiles : augmentation des effectifs dans les classes, disparition des postes d’enseignants spécialisés à l’aide à la difficulté, suppression de la scolarisation des moins de trois ans, des postes de remplaçants, des intervenants en langues, d’une véritables formation professionnelle…

Personne ne croit plus qu’on pourra faire mieux avec moins. L’immense majorité des français refuse que les choix éducatifs mettent entre parenthèses, chaque jour davantage, l’exigence de la réussite de tous les élèves. Les enseignants en ont assez des effets d’annonce sans lendemain. Des langues vivantes aux sciences et aux mathématiques, de la lutte contre l’illettrisme à l’utilisation du numérique, les fausses nouveautés ne peuvent masquer l’indigence de cette politique éducative. C’est bien d’investissement pour l’avenir, mais aussi d’un grand dessein pour l’école, qu’il est question aujourd’hui. Il est urgent que l’École soit entendue.

Après le 10 février, le SNUipp-FSU appelle d’ores et déjà à la réussite, partout en France, de la journée unitaire de manifestations du 19 mars.

Communiqué du SNUipp
bandeau-4.jpg

 

Grève le 10 février pour l’avenir de l’école

Le SNUipp publie les dotations en postes budgétaires des départements pour la rentrée 2011.
« Dotations » riment cette année avec « suppressions ».
Seule opération connue du ministère : la soustraction !
Il est clair que l’école disposera à tous les niveaux de moins de ressources pour travailler à la réussite des élèves.

Un peu de math. puisque le ministre Châtel, qui ne doit pas fréquenter les écoles ni lire les programmes, nous préconise 15 minutes de calcul mental quotidien.

- MOINS 16 000 postes dans l’Éducation Nationale mais PLUS 62 000 élèves
- MOINS 8 967 postes dans le primaire mais PLUS 8 000 élèves

Conséquences dans les écoles :

- MOINS de Rased et d’aide aux élèves en difficulté
- MOINS de moyens pour l’éducation prioritaire
- MOINS d’enfants scolarisés en maternelle
- MOINS de remplaçants
- MOINS de professeurs pour l’enseignement des langues
- MOINS de formation pour les maîtres
- MOINS d’aide pour les directeurs et le fonctionnement des écoles
- PLUS d’élèves par classe !

Dans le Val d’Oise, il y aurait à la rentrée prochaine

- MOINS 78 postes
- PLUS 1 409 élèves

Les syndicats SNUip et FSU dénoncent cette situation : « Le budget de l’Éducation nationale traduit qu’on le veuille ou non le projet éducatif de la nation. Celui de la France se réduit comme peau de chagrin. L’OCDE relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.

Signe des temps, la carte scolaire ne sera publiée que fin mars ou début avril, alors qu’habituellement elle est divulguée en février. Le fait que les élections cantonales se déroulent avant sa publication n’est pas un hasard. Dans un scrutin où les enjeux locaux ont une grande importance, même si l’école primaire ne relève pas de la compétence des futurs élus, tout objet de mécontentement n’est pas bon à prendre pour les candidats proches de la majorité gouvernementale. Le ministère s’attend donc à une forte contestation, d’autant que durant les deux années suivantes la même politique est programmée par le gouvernement. Ces dernières semaines le ministre Luc Chatel a multiplié les annonces, le président de la République s’y est mis lui-même expliquant qu’une remise en cause d’une partie de la réforme de la formation serait possible. Mais tout cela manque cruellement de cohérence. Exemple, le ministre de l’Éducation nationale prévoit l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 700 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. »

Enfin, les enseignants comme l’ensemble des fonctionnaires font les frais de la politique d’austérité. Le gel des salaires pour 2011, 2012 et 2013, cumulé avec la forte augmentation des retenues pour pension signifierait un recul social sans précédent.

Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

Le jeudi 10 février, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestations partout en France pour l’avenir de l’école.

L’Éducation nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école, permettant d’améliorer la qualité des enseignements, de prendre en compte les élèves en difficulté, d’améliorer les conditions d’accueil et de vie des élèves à l’école.

carte_erratum_2-2-5e198.jpg Suppressions de postes par département : cliquez sur la carte pour agrandir

Tous ensemble, redonnons des couleurs à l’école !!
FSU-AFF-MANIF.indd

 

10 février : grève dans l’éducation

ecole.JPGCommuniqué du SNUipp

Pour une autre politique éducative !
Le 10 février prochain, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestation partout en France pour l’avenir de l’école. En cause, le budget de l’Éducation nationale qui, à coup de milliers de suppressions de postes, construit un projet éducatif préférant la réussite de quelques-uns à celui de la réussite de tous. Ces coups de ciseaux ne peuvent qu’accentuer le phénomène français souligné par PISA d’aggravation des inégalités sociales à l’école.
Dans le primaire, ce sera 8 967 postes qui sont appelés à disparaître alors que plus de 8 000 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée : RASED, maternelles, remplacements, enseignants supplémentaires en éducation prioritaire, la chasse aux « gisements d’emplois » est ouverte. Et, si ça ne suffit pas, on suggère déjà d’augmenter les effectifs par classe, de fermer des classes ou de regrouper des écoles rurales. Le discours du Ministre sur l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans confine à l’absurde alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 800 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. Les directeurs d’école sont également les premières victimes de ces coupes aveugles. Dans de nombreux endroits, l’aide administrative à la direction d’école n’est pas renouvelée. Le temps de décharge accordé aux directeurs pour le fonctionnement de l’école est revu à la baisse.
Le budget de l’Education nationale se réduit comme peau de chagrin, mais cet âne n’est pas bien gras comme le souligne l’OCDE qui relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.
Le moment n’est pas venu de se démobiliser. Le SNUipp s’est engagé dans une démarche unitaire pour construire la mobilisation la plus large. Aujourd’hui, c’est l’avenir de l’Ecole de la réussite de tous qui est remis en question. Le SNUipp demande l’abandon des suppressions de postes programmé à la rentrée prochaine.
L’Education nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école. La maternelle, l’éducation prioritaire et la formation professionnelle des enseignants sont des leviers essentiels pour une meilleure réussite des élèves. Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

Grève le 10 février : Redonnons des couleurs à l’Ecole !

 

Alerte, l’école est asphyxiée !

r_publique-0fc91.jpgCommuniqué du SNUipp

78 postes en moins et 1409 élèves en plus dans le Val d’Oise !
Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas connu une telle situation dans le Val d’Oise. Alors que le nombre d’élèves augmente, notre département est contraint de rendre des postes ! Au total, ce sont 78 postes qui devraient être supprimés alors que d’après les dernières prévisions communiquées par l’inspection académique, 1409 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée 2011.
Cette décision ne constitue malheureusement pas une surprise. Elle est la conséquence directe du budget 2011, voté par les députés de la majorité présidentielle, qui n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Avec la montée des effectifs élèves enregistrée ces dernières années sur notre département, et compte tenu de l’absence de création de postes, le nombre d’élèves par classe augmente mécaniquement. Tous les postes qui ont permis de construire et d’accompagner des dispositifs de lutte contre l’échec scolaire sont aujourd’hui sérieusement menacés : les postes RASED, les postes ZEP… vont être sacrifiés. Ainsi parmi les 78 postes supprimés, 43 sont des RASED.
Les situations de non-remplacement, déjà très importantes cette année, vont se multiplier l’année prochaine. Sur le Val d’Oise, le SNUipp avait signalé pendant le mois de novembre, près de 150 classes voire parfois 200 classes sans remplacement chaque jour. Les équipes enseignantes et les familles sont exaspérées par cette dégradation du remplacement qui installe des dysfonctionnements récurrents au sein des écoles, l’Etat se montrant incapable d’assurer la continuité du service public d‘éducation.
Le SNUipp dénonce vivement l’asphyxie dont est victime l’école. Ses conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Le SNUipp considère au contraire que ce devrait être la priorité de notre pays. L’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu.
Le Samedi 22 janvier : manifestons tous à Paris !
Départ 14h30 du Luxembourg
Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement pour s’opposer aux fermetures de classes et pour obtenir un budget qui permette à l’école de s’attaquer aux difficultés scolaires. La journée de mobilisation unitaire du 22 janvier prochain à l’initiative du Collectif « l’Education est notre avenir » est une étape incontournable qui nécessite des suites.

 

Ecole : rien ne va plus dans le Val d’Oise

Le SNUipp, principal syndicat des enseignants du premier degré, alerte sur la situation préoccupante des écoles dans notre département. Déjà lanterne rouge en ce qui concerne les conditions de scolarisation, le Val d’Oise connaît de nouvelles dégradations depuis la rentrée 2010.
Le nombre d’élèves scolarisés est en hausse sensible : + 1867 élèves. Mais l’administration n’en avait comptabilisé que 1317… Ce sont donc 550 élèves supplémentaires non prévus qui ont du être accueillis dans les écoles, sans moyens.
Le syndicat, qui lui, sait compter, dénonce une baisse de 35 postes d’enseignants entre 2008 et 2010 alors que dans le même temps, les effectifs ont augmenté de 2833 élèves ! Le taux d’encadrement diminue donc notoirement, ce qui explique que l’on connaisse tant de classes surchargées : des maternelles à double niveau à 28, 29 ou 30 élèves… des classes de 29 petits, des classes élémentaires à 29 ou 30, des CP à 29 dans les quartiers populaires de Saint Gratien…
Autres conséquences peut-être moins visibles mais tout aussi dommageables, les remplacements sont de plus en plus mal assurés et la scolarisation des enfants de moins de 3 ans est en chute libre. 3% seulement d’entre eux vont à l’école dans le Val d’Oise, alors qu’on sait les effets bénéfiques de cette fréquentation précoce sur la réussite ultérieure des enfants issus de quartiers dits « difficiles ».
Ajoutons à tout cela la disparition dans le 95 de 400 postes d’EVS, qui aident dans les écoles aux tâches administratives, et nous aurons une idée des difficultés que les équipes enseignantes rencontrent aujourd’hui et des menaces que cette régression fait peser sur les élèves, « notamment les plus fragiles d’entre eux », souligne le SNUipp.
A la rentrée 2011, les effectifs augmenteront encore. Mais 16 000 nouvelles suppressions de postes, dont 9 000 dans le premier degré, sont programmées au niveau national.
Vous avez dit mécontentement ? Le mot est faible pour décrire l’état d’esprit des enseignants qui voient disparaître une certaine idée du service public de l’Éducation. 80% d’entre eux ont participé à une ou plusieurs journées d’action lors des deux derniers mois et les retraites n’étaient pas le seul motif de cette mobilisation.
_701_.JPG

 

Saint Gratien : signez contre les discriminations !

A l’initiative du SNUipp, syndicat des enseignants et de la FCPE, fédération de parents d’élèves, une pétition circule dans notre commune, s’élevant contre la discrimination d’enfants à Saint Gratien. Ce texte rappelle qu’il a fallu un mois de pression pour que la mairie inscrive à l’école les enfants des familles hébergées dans un foyer d’accueil. Ces enfants sont aujourd’hui encore interdits de cantine et d’étude, au prétexte qu’ils ne seraient pas « Gratiennois » mais seulement « de passage ». Qui donc décernera le titre de « bon Gratiennois », à qui il est permis de bénéficier des services municipaux et écartera les « autres », populations non désirées, étrangères ou défavorisées, dont on tentera d’abréger au maximum le séjour dans notre ville ? Cette distinction inadmissible entre habitants s’appelle discrimination.
Signez pour rappeler au maire et son équipe que leur attitude est contraire aux droits de l’homme et à la déclaration des droits de l’enfant. Se déclarer sensible à la défense des droits des minorités dans le monde et pratiquer un tel ostracisme chez soi apparaît difficilement conciliable. Afficher sa sympathie pour les Tibétains tout en maltraitant ici les réfugiés ayant fui la misère et la violence en Tchétchénie ou au Kosovo semble quelque peu paradoxal… et d’autant plus inadmissible quand il s’agit d’enfants !
Signez en ligne sur le site du SNUipp ou sur celui de la FCPE. Les signatures papier sont aussi recueillies le dimanche matin sur le marché de Saint Gratien.
Retrouvez en annexe le texte de cette pétition.

 

12 octobre : une nouvelle journée de grève significative dans les écoles

_569_.jpgLes enseignants des écoles seront à nouveau fortement mobilisés lors de la journée d’action du 12 octobre prochain.
Près d’un sur deux devraient être en grève ce jour pour une toute autre réforme des retraites mais également pour d’autres orientations en matière d’emploi et de salaires, notamment dans l’Éducation nationale, asséchée par l’application du « un sur deux » non remplacé.
C’est une mobilisation encore très significative alors que les enseignants sont appelés à une troisième journée de grève en pleine rentrée scolaire et en un peu plus d’un mois.
Dans les écoles primaires, la question des retraites, l’annonce de la suppression de près de 9 000 postes dans le prochain budget maintiennent la détermination. Les enseignants sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs élèves. Tout comme pour les retraites, la politique du gouvernement en matière d’éducation est injuste. Elle pense restriction budgétaire quand il faudrait penser investissement d’avenir. Elle supprime obstinément des postes d’enseignants quand il faudrait agir pour la réussite de tous les élèves.
Au final, ce sont les élèves les plus fragiles qui payent la facture tout comme tous les salariés règlent celle de la réforme des retraites. La balle est aujourd’hui dans la camp de gouvernement. Il doit faire des propositions justes et efficaces pour l’avenir des retraites et de l’école. D’ores et déjà, le SNUipp appelle à la réussite de la journée de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 16 octobre.
Il lance une consultation nationale dans les départements sur les suites unitaires et élargies à donner entre le 12 et le 16 octobre. Ce sont aux enseignants sur le terrain d’en débattre et d’en discuter. Pour cela, le SNUipp les appelle à participer massivement aux assemblées générales. Tout est possible. Aucune modalité d’action n’est à écarter. Le SNUipp a d’ailleurs, comme ses partenaires, pris les dispositions nécessaires pour permettre aux enseignants des écoles de participer aux actions qui seront décidées collectivement.
L’objectif reste le même : amplifier, généraliser la mobilisation pour obtenir de réelles avancées concernant l’avenir de notre système de retraite et celui de l’Éducation.
Communiqué du SNUipp ; Paris, le 8 octobre 2010

 

L’école primaire en ligne de mire

Le gouvernement vient de présenter au Conseil des ministres le projet de loi de finances 2011. Rigueur et injustice sont à l’ordre du jour, pour ramener les déficits publics à un niveau acceptable par les agences de notation… Le gouvernement poursuit sa politique de suppressions massives d’emplois dans les services publics. Le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux amènera en 2011 la disparition de 16 000 emplois dans l’Éducation nationale, dont 9 000 dans le premier degré alors que celui-ci accueillera 19 400 élèves de plus. « C’est un tournant historique qui marque une véritable asphyxie de l’école ! » selon le SNUipp, syndicat des enseignants. Le ministère organise la chasse aux postes, dont les principaux ingrédients seront fort indigestes : augmentation du nombre d’élèves par classe, abandon de la scolarisation des enfants de deux ans, suppressions des postes d’aide aux élèves en difficulté, des intervenants en langues vivantes, fermetures de classes, regroupements d’écoles, appel à des vacataires pour effectuer les remplacements, suppressions des EVS, aides administratives aux directeurs d’école… Une saignée supplémentaire alors que le SNUipp a déjà alerté sur plusieurs rapports faisant état du sous-investissement dont souffre l’école primaire en France. La Cour des Comptes pointe que les dépenses françaises pour l’école sont inférieures de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE.
Enfin, ces jours-ci, est annoncé le gel du point d’indice des fonctionnaires jusqu’à 2013, toujours dans l’objectif de « maîtrise des dépenses publiques ». Ajouté à la hausse de la cotisation retraite de trois points pour les fonctionnaires, cette mesure va entraîner une perte de pouvoir d’achat, alors que depuis 2000, selon les syndicats, cette baisse de pouvoir d’achat se chiffre à près de 9 % dans la fonction publique.
Quelques raisons de plus, s’il en fallait, pour que les enseignants se mobilisent fortement le 12 octobre prochain : ils sont très nettement dans le collimateur du gouvernement !
Retrouvez en annexe les arguments du SNUipp. Sans_titre.JPG

 

EVS : Emplois Vite Sacrifiés !

_583_.jpgLe SNUipp-FSU et la FCPE vous appellent à signer et à faire signer massivement cette pétition.
La présence des EVS et des AVS dans les écoles révèle, une fois de plus, la nécessité d’emplois pérennes et statutaires pour assurer les missions essentielles d’accompagnement, d’aide administrative et d’aide à la scolarisation des enfants handicapés dont l’école, les élèves et leurs familles ont besoin.
Suppression de 30% de postes sur le Val d’Oise :
Sur instruction du ministère, d’ici le 31 décembre 2010, le Val d’Oise comme beaucoup d’autres départements devra réduire de 30% le volume de postes. Ainsi sur les 1340 emplois dont disposent actuellement le Val d’Oise, plus de 400 devront être supprimés, notamment ceux exerçant sur la mission d’aide administrative.
De nombreux EVS sont ou seront, dans les prochaines semaines, confrontés à la réalité des fins de contrat, à l’impossibilité des renouvellements et auront comme seule perspective un retour à la case « chômage ». Outre la perte d’emploi, souvent dramatique, pour les EVS concernés, ce sont autant d’écoles privées soudainement d’aide à la direction d’école, au moment où se multiplient et se complexifient les tâches administratives imposées aux écoles. Cette décision témoigne du manque de considération du ministre vis-à-vis de ces personnels maintenus dans la précarité, vis-à-vis des enseignants, des élèves et de leurs familles !
Nous dénonçons les conditions actuelles d’emploi des contrats aidés dans les écoles et revendiquons :

  • l’annulation de ces mesures de réduction de postes
  • la reconnaissance de ces emplois par la création de postes pérennes et statutaires
  • le droit pour tous les EVS et AVS à une véritable formation et à un accompagnement de qualité permettant de déboucher sur une qualification reconnue ou le recrutement sur un emploi pérenne et statutaire.

signer la pétition

 

Sur le Val d’Oise, l’école n’est pas à l’abri des discriminations !

Dans le Val d’Oise, plusieurs dizaines d’enfants de familles en situation de fragilité sociale ont été privés d’école suite au refus des maires de les inscrire.
Le SNUipp Val d’Oise est intervenu ces deux dernières semaines à plusieurs reprises auprès de l’Inspection Académique pour que tous ces élèves soient scolarisés dans les meilleurs délais.
- Sur Saint Gratien, l’acharnement du maire est particulièrement violent à l’encontre de ces familles et de leurs enfants. Les dispositions engagées par l’Éducation Nationale interrogent sur certains points. Le SNUipp a travaillé sur ce dossier avec les collègues confrontés à cette situation et avec ses partenaires habituels, notamment la FCPE départementale et RESF.
Ce dossier est en voie de régularisation sur certains aspects. Les élèves d’âge élémentaire seront affectés à partir de ce vendredi en fonction des capacités d’accueil sur différentes écoles de Saint Gratien. Pour les 9 enfants d’âge maternel, les grands et moyens (4 au total) seront scolarisés, mais par contre le maire s’oppose toujours à l’inscription des 5 enfants de petite section.
De plus, pour l’ensemble de ces élèves, le maire s’obstine à refuser leur inscription à la cantine et aux activités hors temps scolaires (accueils, études.) Il s’agit là d’une décision intolérable et terriblement chargée de discriminations.
- Sur Gonesse, où le maire a refusé la scolarisation de certains enfants, les écoles concernées ont eu, dès la semaine dernière, pour consigne de l’IA de scolariser les enfants des familles qui se présenteront malgré l’absence d’inscription en mairie.
Nous continuerons d’intervenir auprès de l’IA et du Préfet pour que tous les enfants aient accès à tous leurs droits.

Communiqué du SNUIPP 95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88

 

Mobilisation exceptionnelle !

_566_.jpgCommuniqué du SNUipp
Le 7 septembre a été une journée exceptionnelle par la hauteur des grèves et la participation aux manifestations dans toute la France.
Les salariés, du public comme du privé, font aujourd’hui la démonstration de leur rejet massif du projet de réforme des retraites. Ce projet est également rejeté par les jeunes qui, déjà pénalisés pour trouver un emploi, voient leur retraite devenir de plus en plus hypothétique.
La Fonction publique, en ligne de mire par les suppressions de postes et le gel des salaires, serait durement touchée par cette réforme ne garantissant même pas un niveau de pension décent à bon nombre de fonctionnaires. La Fonction publique a répondu massivement présente lors de cette mobilisation.
Cette journée marque un virage crucial dans le paysage social.
Le gouvernement doit cesser de mentir… Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas dus à la situation démographique mais à la crise économique. La question majeure est celle du financement pour pérenniser le système de retraite par répartition et donc celle du partage des richesses produites. Le gouvernement entend faire payer la crise aux salariés. En reportant l’âge de départ à 62 ans, il vole l’espérance de vie aux salariés et leur fait supporter, à eux seuls, l’effort financier. C’est inacceptable !
Le gouvernement doit entendre ce refus massif, retirer son projet pour ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des questions : âge de départ à la retraite, financement, emploi, pouvoir d’achat, réduction des inégalités homme/femme, minimum garanti, Code des pensions…
Il est encore temps de le faire.
Annoncée dès le lendemain de la forte mobilisation du 24 juin, la journée d’aujourd’hui confirme et amplifie les mobilisations du printemps. Elle est approuvée par près de 70% des Français.
Cette journée exceptionnelle appelle des suites rapides et unitaires pour faire reculer le gouvernement sur son projet injuste. La FSU fera dès mercredi 8 septembre des propositions en ce sens dans le cadre de la réunion interprofessionnelle.
Le gouvernement doit faire des propositions
Ce 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée des classes, la mobilisation pour les retraites, l’emploi et les salaires est sans précédent : dans le primaire, de nombreuses écoles sont fermées, près de 60 % des enseignants sont en grève. Cette réussite de grande ampleur ne peut dorénavant être ignorée par le gouvernement qui ne peut plus se contenter de faire la sourde oreille. Si l’ensemble des français partage la nécessité d’une réforme, le gouvernement doit entendre que son projet, en l’état, n’est pas le bon. Il doit au plus vite faire des propositions concrètes pour un projet de réforme des retraites équitable et pour une relance de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Aujourd’hui, plus de 30 % des enseignants du premier degré partent à la retraite avec une décote. Ils sont également ceux qui ont le plus grand nombre d’heures de cours devant élèves. En entrant dans le métier en moyenne à 27 ans, les enseignants vont devoir exercer jusqu’à 67, 68 ans pour bénéficier d’une pension décente : la grande disponibilité et l’énergie nécessaire pour nos jeunes élèves ne peuvent être garanties. Que comptent faire le gouvernement et le ministre face à ces situations ?
Cet injuste projet de réforme des retraites, les annonces des suppressions de postes dans l’éducation, le gel des salaires, la formation « peau de chagrin » et les conditions périlleuses d’entrée dans le métier de nouveaux recrutés pèsent lourdement sur l’école et les enseignants. Le SNUipp demande que le gouvernement abandonne ses projets et ouvre de véritables négociations.
Tout comme la FSU interpelle les députés, le SNUipp décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à débattre des suites de l’action.

Ndlr : il semble qu’on s’oriente vers une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 23 septembre.

 

Un million de lettres pour l’avenir des enfants

_487_.jpgLe SNUipp adresse une lettre ouverte à tous les parents d’élèves pour exposer son analyse de la rentrée et les raisons de sa participation à la journée de grève et de manifestations intersyndicales du mardi 7 septembre.
Diffusée à un million d’exemplaires, elle est distribuée par l’intermédiaire des enseignants des écoles.



LETTRE OUVERTE AUX PARENTS POUR L‘AVENIR DE VOS ENFANTS

Votre enfant fait sa rentrée des classes. L’école lui est ouverte pour qu’il apprenne et grandisse. Avec d’autres enfants, c'est là qu'il construit les apprentissages nécessaires à la connaissance du monde qui l’entoure et à la poursuite de sa scolarité. Ces savoirs, votre enfant y a droit. Ils sont un passeport pour l’exercice de sa citoyenneté, pour sa vie.
Nous, enseignants, pensons qu’aujourd’hui cet investissement d’avenir qu’est l’école n’est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l’argent public devait servir à aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l’école devrait se serrer la ceinture, quitte à laisser de nombreux enfants au bord de la route ! Ceux qui rencontrent le plus de difficultés n'auront bientôt plus droit au soutien d’un enseignant spécialisé (RASED), les remplacements ne seront plus systématiquement assurés, les langues peu enseignées faute de moyens et de formation, les enfants de moins de trois ans ne seront plus scolarisés. Et, pour finir, le nombre d'élèves par classe va augmenter ! D’une part, un enseignant sur deux qui part en retraite ne sera pas remplacé. D’autre part, l’âge de la retraite serait repoussé, quand les jeunes, eux, attendront pour trouver un emploi. Nombre d’entre nous devraient enseigner jusqu’à 65 ou 70 ans, ce qui ne garantit pas la meilleure énergie, la meilleure écoute pour les élèves. Pour nous, faire réussir tous les élèves est un engagement quotidien. C’est pourquoi, nous voulons une école ouverte, qui sache s’adapter aux défis du monde, aux connaissances nouvelles et à leur évolution. Nous ne voulons pas une école qui se replie sur elle-même, sur des recettes dépassées et élitistes.
Nous alertons l’opinion publique ! Nous refusons l’affaiblissement de l’école : le 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée, les enseignants seront en grève au côté de nombreux salariés des secteurs privé et public afin de manifester pour un projet de financement des retraites équitable, pour d'autres choix en matière d'emploi, pour le développement des services publics, pour l’avenir de nos enfants.
Nous comptons sur votre compréhension et sur votre soutien.

 

Budget 2011 : lourde facture pour les élèves

Le budget 2011 en préparation confirme la volonté gouvernementale de ne pas remplacer un enseignant sur deux partant à la retraite.
Dans l’Education Nationale, ce sont donc 16 000 postes d’enseignants qui sont appelés à être rayés du budget 2011. Ces suppressions s’ajoutent aux 16 000 réalisées cette année.
Pour le syndicat enseignant SNUipp, cette annonce ne constitue malheureusement pas une surprise. En avril dernier, la divulgation des orientations du ministère, demandant aux recteurs de traquer les emplois d’enseignants, était un avant-goût amer à ce qui constitue aujourd’hui une confirmation de l’appauvrissement du service public de l’’Education. Pour mettre en oeuvre ce plan budgétaire, les recteurs et inspecteurs d’académie sont priés de baisser la scolarisation des moins de trois ans, de diminuer le nombre de départ en formation d’enseignants spécialisés , de fermer les postes d’intervenants en langue et d’augmenter le nombre d’élèves par classe.
Le SNUipp redoute qu’au final, ce soient les élèves et notamment les plus fragiles les premières victimes de ces choix budgétaires. Pourtant la lutte contre les inégalités scolaires nécessite de faire de l’ Education une priorité, tout comme celle contre les inégalités sociales appelle à une autre réforme des retraites.

Ces deux sujets seront au coeur de la journée de grève du 7 septembre à laquelle le SNUipp appelle tous les enseignants à participer massivement.

Le syndicat dénonce également de « mauvais coups pour les mouvements pédagogiques » puisque le ministère vient de décider sèchement de réduire les subventions de trois mouvements pédagogiques. D’après le syndicat, « ces mesures s’inscrivent dans la logique inacceptable de restriction budgétaire, qui consiste à raboter tout ce qui contribue à la richesse de l’école. Cette annonce envoie à nouveau un mauvais signal à toute la communauté éducative, alors que l’on pouvait penser révolue la période de dénigrement de la pédagogie. La réflexion des mouvements pédagogiques irrigue, depuis des décennies, la recherche en éducation, la formation professionnelle et alimente les pratiques enseignantes dans le but de faire réussir tous les élèves. Avec ces suppressions, c’est l’activité même et la survie de ces associations qui est sur la sellette. »
Le SNUipp exige du ministère de l’Education nationale le rétablissement de la subvention et de tous les emplois des mouvements pédagogiques.
_473_.jpg

 

Enseignants en grève le 24 novembre

Les enseignants seront en grève le 24 novembre, de la maternelle à l’université, les principaux syndicats appelant à faire entendre la revendication d’une autre politique éducative.

Le budget 2010 qui fixe les grandes orientations à venir, se prépare en ce moment : il est catastrophique. Un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé et 16 000 suppressions de postes sont prévues dans le secteur de l’éducation, s’ajoutant aux milliers de postes disparus les années précédentes. Depuis 2003, 45 000 postes ont été supprimés. Directement touchés cette année, consécutivement à la réforme de la formation et du recrutement : les postes de stagiaires en formation, mesure qui portera immédiatement atteinte aux décharges des directeurs d’école et à la formation continue, puisque ces personnels assurent ces missions dans les écoles. Les créations annoncées par le ministère ne font pas le poids : 2 182 postes pour 5 766 nouveaux élèves attendus à la rentrée prochaine.

Les conséquences de ces réductions désastreuses ne se font pas attendre en terme de détérioration des conditions d’exercice du métier : classes surchargées, remplacements non assurés, baisse de la scolarisation des enfants de deux ans, offre éducative en baisse, multiplication des heures supplémentaires pour les professeurs, recours aux emplois précaires… A noter par exemple que les effectifs par classe en France sont largement supérieurs à ceux de la majorité des pays européens.

Les enseignants réclameront donc un autre budget car « qui peut croire qu’avec moins d'enseignants, moins d’heures de classe chaque semaine, des programmes plus lourds, la fragilisation des dispositifs d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté, les élèves pourraient mieux réussir à l’école ? Ces mesures constituent une rupture sans précédent avec les fondements de l’école publique. Elles tournent le dos à l’école de la réussite de tous et constituent un véritable démantèlement de l'école publique. » Voilà la situation que dénonce le principal syndicat enseignant, le SNUipp du Val d’Oise, qui montre aussi que les suppressions de postes ont logiquement eu des conséquences dans le Val d’Oise sur le fonctionnement des écoles. « Pour la première fois depuis 2005, le taux d’encadrement des élèves est en recul dans notre département. Globalement les effectifs par classe ont augmenté en maternelle et élémentaire. Les moyens de l’aide spécialisée sont réduits notablement. La situation du remplacement s’est dégradée, la formation continue est en sursis. La scolarisation des moins de trois ans est en chute libre. Le nombre de professeurs stagiaires recrutés diminue de 30%. » Constat vérifié également à Saint Gratien : les classes sont plus chargées, on compte 52 élèves supplémentaires et une classe de moins sur l’ensemble de la ville par rapport à l’année scolaire précédente.

Les enseignants manifesteront aussi pour leurs salaires et la revalorisation de l’ensemble des personnels : un enseignant débutant gagne 1,3 fois le Smic et la France est classée 22 sur 28 pays de l’OCDE en ce qui concerne les salaires des professeurs des écoles…
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Quelle école pour demain ?

La situation des écoles est plus que préoccupante en cette rentrée 2009, tant au plan national que départemental. Deux organisations du Val d’Oise lancent un cri d’alarme : la FCPE, première fédération de parents d’élèves, et le SNUipp, principal syndicat enseignant pour l’école élémentaire.

Ces deux organisations dénoncent les mauvaises conditions de rentrée : baisse du taux d’encadrement, effectifs chargés dans les écoles du Val d’Oise, moyens d’enseignement et d’accompagnement réduits. Des suppressions de postes massives ont eu lieu et d’autres sont prévues pour 2010. Les postes spécialisés dans l’aide aux enfants en difficulté sont supprimés. Aucun dialogue ne s’engage entre le ministère et les enseignants, les réformes qui mécontentent tous les partenaires de l’école sont mises en place dans la précipitation.

Parents et enseignants ont des propositions pour une école publique de qualité assurant la réussite de tous les élèves. Pour faire connaître la réalité des attaques dont est victime l‘école et faire avancer des solutions alternatives, la FCPE et le SNUipp organisent une initiative commune d’information et de débats. Une conférence de presse aura lieu le 9 septembre.

Pour connaître la position de la FCPE et du SNUipp du Val d’Oise

 

L’école maternelle en danger !

"Nous ne cautionnerons pas l’expérimentation des jardins d’éveil " prévient l’Ageem, association d’enseignants en maternelle.

Nadine Morano a annoncé le 5 avril, la création à titre expérimental de jardins d’éveil, installés dans les écoles maternelles, mais sans personnel enseignant et payés par les parents. 8 000 places verraient le jour rapidement. Seuls de mauvais esprits mettront en relation cette information et l’annonce de fermetures de nombreuses classes maternelles : cela aura l’avantage d’occuper des locaux désertés par le service public !! Pour l’Ageem, « les objectifs annoncés posent clairement cette nouvelle structure en concurrence avec les autres structures existantes et particulièrement avec l’école maternelle. » Il s’agit là d’un véritable démantèlement de la première année d’école maternelle. Ces nouvelles structures locales payantes seraient implantées au détriment des écoles gratuites, existant dans toutes les communes de France.

Les syndicats montent eux aussi au créneau. Ils demandent que des précisions soient apportées rapidement sur l’ensemble de la politique du gouvernement dans ce secteur. Il est notamment essentiel que des assurances soient données quant à la place de l’école maternelle.

S’agissant des enfants de 2 à 3 ans, les parents doivent pouvoir faire le choix du mode d’accueil. C’est particulièrement important pour les catégories sociales les plus défavorisées, d’une part parce que l’école est gratuite, d’autre part parce que la scolarisation précoce est un moyen important de réduction de l’échec scolaire des enfants victimes d’inégalités sociales et culturelles.