Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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Le PCF est mort !

« Ni fleur, ni couronne »

Ainsi s’achevait le vrai-faux faire-part de décès envoyé au lendemain de la Toussaint par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour inviter les journalistes à « enterrer l’enterrement du Parti communiste français né à Tours le 30 décembre 1920 ». Les « Rouges » qui font de l’humour noir... Manière de donner un petit coup de jeune à l’image du parti de Maurice Thorez qui accueillait, samedi, ses nouveaux adhérents à son siège parisien, Place du Colonel-Fabien. But de l’opération, voulue très médiatique : montrer le « mouvement de renaissance qui est le nôtre en ce moment », a insisté Pierre Laurent. Bref, le PCF n’est pas mort, il fait juste sa mue...

« Vous connaissez la série NCIS ? »

Dans la scintillante salle de réunion futuriste, sous la coupole blanche d’Oscar Niemeyer, 400 nouvelles têtes. Têtes Blondes, grises ou crépues... En tout, 6 500 nouveaux ont pris leur carte depuis le début de l’année, indique le parti. Qui, cette année plus qu’à l’ordinaire, a souhaité faire bon accueil à la « nouvelle génération ».

« On a voulu organiser cette rencontre parce que c’est assez difficile de se faire des amis dans un groupe où les gens se connaissent depuis longtemps... Il y a des anciens qui n’étaient pas trop d’accord, qui ont dit « ce n’est pas dans la tradition »... », explique la truculente « animatrice » de la matinée. Une femme pleine de peps, qui a adhéré à la section du Blanc-Mesnil en février, et qui ne manque ni de prestance ni d’humour pour faire passer le micro dans l’assemblée : « Nous, je nous appelle les « McGill » vous connaissez la série NCIS ? Eh bien on est comme le héros, on est des « bleus » ! » Éclat de rire général.

Les Anciens et les modernes...

Un « tour de table » de deux heures pour se présenter, et expliquer le « pourquoi » de son militantisme. Pourquoi Patrick, pourtant petit-fils du chauffeur de Maurice Thorez et petit-neveu de la secrétaire de Georges Marchais, a-t-il attendu quarante années passées dans le syndicalisme pour franchir le pas ? « Je suis venu au PCF car il a changé de vue, il n’est plus le parti stalinien qu’il était », avance ce militant de Bobigny. Alexis, 30 ans, « issu d’une famille communiste depuis deux générations », a décidé de faire un trait sur ses « mauvaises expériences avec des anciens de Toulouse », et loue désormais la « sacrée évolution dans la mentalité globale du parti communiste ».

Si on ne regrette pas la ligne raide du communisme d’antan, la ligne molle de Robert Hue en prend aussi pour son grade. Il faut savoir « rester unis », même quand la ligne officielle n’est pas toujours à son goût, tempère Pierre Laurent. Et de rejeter dos à dos « le communisme autoritaire qui annihile les forces créatrices » et « le compromis social-démocrate qui n’est rien d’autre qu’un pistolet à bouchon face à une meute de loups ».

Bien entendu, la campagne réussie de Jean-Luc Mélenchon - absent de la journée - a bien souvent réveillé les consciences. Alexandre, « jeune adhérent endormi » a retrouvé l’envie grâce au « cadre plus souple » permis par le Front de Gauche. « Monsieur Mélenchon, sa manière de parler, le fait qu’il n’ait pas peur... C’est lui qui m’a fait découvrir la politique », confie en aparté, avec son accent du Congo Brazzaville, cette petite femme discrète, travaillant en maison de retraite, qui n’a pas pu voter en mai faute d’être naturalisée.

Vers le prochain congrès...

Mais le phénomène Mélenchon n’explique pas tout. « J’ai adhéré au PC, pas au Front de Gauche », précise ainsi un intervenant qui milite « pour l’expropriation ». « En tant que communistes, nous avons une identité forte à défendre, ajoute Pierre, une grille de lecture qui s’appelle le marxisme ». « Il n’y a pas à se cacher d’être communiste ! », renchérit un autre. Pas question pour Pierre Laurent de laisser se dessiner la moindre fissure dans la belle union affichée entre le PCF et le Parti de gauche : « Je l’ai déjà écrit dans mes livres : entre le PCF et le Front de gauche, pas besoin de choisir ! »

Au PCF du XXIe siècle, on n’hésite plus à plaisanter sur la lecture rébarbative des textes fondateurs du parti. Pourquoi ne pas tout bonnement les refonder ? Pierre Laurent, qui évoque les réseaux sociaux et la « révolution informationnelle », enchaîne sur son projet d’encourager des prises de décisions plus « collaboratives » et « le besoin de se confronter sur des lignes différentes ». Une feuille de route pour le prochain congrès organisé début février 2013, dont Pierre Laurent a promis qu’il serait... « rockn’roll ».

Article paru sur Politis.fr

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Pierre Laurent en Corse

SONY DSC                       Le secrétaire national du PCF, de passage en Corse, est interviewé ce 15 août par le journal « Corse matin ».

Pour les 100 jours de François Hollande, Pierre Laurent « espérait mieux dans l’intérêt des Français. Le PS doit s'armer de courage face aux marchés.» Quant à Arnaud Montebourg, il « n’a pas pris de mesures efficaces ».

Les sages du Palais-Royal opposés à la modification de la Constitution pour faire appliquer le traité européen. Qu’en pensez-vous ?

PL Cette décision risque d’entériner définitivement les politiques d’austérité en France et en Europe. En ratifiant ce traité, nous serons pieds et mains liés. Le pacte budgétaire prévoit une austérité drastique pour les pays qui ne respecteraient pas la réduction de leur déficit public. C’est dramatique. On ne sortira pas de la crise si on ne sort pas de l’austérité. De plus, cette ratification va s’opérer dans le dos des Français.

Que proposez-vous pour empêcher la signature du texte ?

PL Nous allons demander au président de la République d’organiser un référendum dès la rentrée. Les électeurs ne sont pas informés de la gravité de ce que contient ce pacte budgétaire. De plus, cette décision, essentielle pour l’avenir du pays, risque une nouvelle fois d’être prise sans consultation. L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. François Hollande s’est fait élire en promettant une rupture avec les politiques d’austérité, maintenant nous demandons des actes.

Comment allez-vous procéder ?

PL Nous allons prendre des initiatives dès la fin du mois pour mobiliser toutes les forces de gauche. Des associations comme Attac sont décidées à agir ; des acteurs du monde syndical aussi, et des voix s’élèvent également parmi les socialistes et les écologistes. La fête de l’Humanité sera un grand rendez-vous pour cette mobilisation nationale. Ensuite, il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre.

Quel bilan dressez-vous des cent premiers jours de la présidence Hollande ?

PL J’espérais mieux dans l’intérêt des Français. Il y avait une attente de rupture sur les questions sociales. Certes, le style a changé, la brutalité et l’agressivité d’un Nicolas Sarkozy ont disparu, mais cela ne suffit pas. La situation est trop lourde. Il faut que les socialistes s’arment de courage face aux marchés financiers et mènent les réformes sociales pour lesquelles ils ont été élus.

Quel regard portez-vous sur la gestion des crises sociales de l’été ?

PL Les plans de licenciements se sont accélérés ; on pouvait s’en douter. Les industriels ont attendu la fin des élections pour agir. Il y a eu clairement de leur part une volonté de mettre en difficulté le gouvernement. Ce n’est pas nouveau : les grands groupes profitent de l’été pour opérer une casse sociale. En revanche, le gouvernement aurait dû agir plus tôt et plus fort. Arnaud Montebourg a fait beaucoup d’effet d’annonce, mais il n’a pas pris de mesures efficaces.

Quelles sont les propositions du Front de Gauche sur le sujet ?

PL Nous continuons de proposer l’interdiction des licenciements boursiers, et une nouvelle loi pour les droits des salariés. La dernière date de 1982, autant vous dire que depuis, le monde de l’entreprise a bien changé.

Quelle alternative aux politiques d’austérité ?

PL Il faut se donner les moyens de relancer l’industrie, en soutenant les PME, en développant les politiques de filière. Nous devons également mener une relance sociale qui a besoin d’investissements publics. Dans le domaine du logement, de l’emploi, de l’éducation mais aussi de la santé. Mais surtout, ne nous lions pas les mains avec le pacte budgétaire. Nous voyons bien les résultats des politiques d’austérité dans les pays où elles sont menées.

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français, conseiller régional d'Ile de France et président du Parti de la gauche européenne.

 

Le PCF demande un moratoire sur les licenciements

Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans de licenciements

Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du PCF demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Pierre Laurent a réagi au plan social dévoilé par le groupe PSA : « Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il. Le secrétaire national du Parti communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.

Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que le Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.
« La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas. »
Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.

Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes.

Huma.fr
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Amplifier la dynamique du Front de Gauche

_326_.gifPierre Laurent veut "amplifier la dynamique du Front de Gauche"

Poursuivre, faire évoluer et amplifier la dynamique du Front de Gauche : c’est la ligne proposée aux communistes par Pierre Laurent ce lundi au Conseil National du PCF. Après un an de campagne et pour faire face aux défis de demain, le secrétaire national du PCF estime "indispensable" de prolonger la démarche de large mobilisation citoyenne qu’est celle du Front de Gauche.

Ce discours du secrétaire national du PCF était fort attendu. Il s’agissait de tirer un premier bilan d’une année de campagne intense, dès le lendemain du second tour des élections législatives et de proposer aux militants une première direction, un projet pour les années à venir. Après Marie-George Buffet qui s’était exprimée en ce sens dès l’annonce des résultats du 1er tout des législatives, Pierre Laurent estime qu’il est "plus indispensable que jamais", de poursuivre et amplifier la démarche de Front de Gauche : "A l'élection présidentielle, la percée du candidat commun du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, avec près de quatre millions de voix et 11% des exprimés, a été un événement. Ce résultat est apprécié comme tel par l'immense majorité des communistes, ainsi que tous les acquis de nos campagnes qui les conduit à considérer que c'est dans la poursuite et l'amplification de la démarche du Front de Gauche qu'est l'avenir."

Pour Pierre Laurent, le Front de Gauche n’est pas qu’un cadre ou un candidat, c’est toute une démarche, "une dynamique citoyenne et populaire inédite dont la marche pour la VIème République à la Bastille et les nombreux meetings tenus ont été les symboles. L'engagement dans cette démarche, le retour ou l'entrée en politique de très nombreux jeunes, de syndicalistes, de forces sociales, intellectuelles et culturelles diverses. Il faut aussi souligner l'enthousiasme avec lequel les communistes ont mené ces batailles, l'élan qu'elles ont suscité pour leur propre engagement, le renforcement du Parti communiste qu'elles ont permis avec plus de 6000 adhésions nouvelles depuis septembre 2011."

C’est aussi en cela que Pierre Laurent considère le Front de Gauche comme un avenir. La concertation entre les partenaires, le partage et l’élaboration collective du projet l’Humain d’abord sont au cœur de cette dynamique, et donc également une démarche à poursuivre et développer. Le secrétaire national du PCF propose ainsi déjà plusieurs rendez-vous, dès cet été, de concertation avec les partenaires du Front de Gauche, comme à l’Université d’été et le point culminant : la Fête de l’Humanité les 14,15 et 16 septembre. "Cela suppose également que la capacité d'initiatives du Parti communiste continue à se déployer pleinement au service de cette démarche et de notre propre travail de renforcement et d'élaboration collective. Tout ce travail est devant nous", conclut-il.

Le Conseil National a voté cette résolution (93 pour, 11 contre, 17 abstentions). Ce texte, divisé en trois axes, est également proposé au vote des militants réunis partout en France en Assemblées générales ces 18 et 19 juin. Une Conférence nationale se tiendra le 20 juin 2012 a? Paris et s’appuiera sur les résultats du vote pour définir la direction à prendre. S’en suivra un meeting à la Mutualité, à partir de 18h00.

Humanité.fr
Lire le rapport complet en annexe de ce billet

 

Pour une alternative à l'austérité

Meeting de solidarité avec le peuple grec avec Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon

Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de Gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain.
En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

Rendez-vous lundi 21 mai à 18h30, place Edouard Herriot devant l'Assemblée nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune de Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de Gauche, à 15h00 à l'Assemblée nationale, en présence aussi de Roland Muzeau et des député-e-s Front de Gauche.

Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)

 

Battre Sarkozy le 6 mai

"Nous organiserons un grand meeting sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche, vendredi 4 mai, sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy" a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV à l'issue d'une réunion au siège du PCF à Paris, place du Colonel Fabien en présence de Pierre Laurent, "nous serons présents dans toutes les villes de France, le 1er mai, avec les syndicats" a-t-il poursuivi.

"Il y règne un certain enthousiasme dans la mesure où nous pensons que nous avons de bonnes chances d’arriver à battre monsieur Sarkozy d’une part et d’autre part parce que nous avons examiné nos résultats."

"Nous voulons faire battre Sarkozy, nous allons nous servir du bulletin Hollande pour le faire, nous allons donc voter Hollande pour le faire".

"On sera rassemblé le vendredi soir en région parisienne sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche (…) C’est là qu’aura donc lieu le dernier de tous les meetings de la campagne présidentielle. On sera donc rassemblé le 4 mai sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy" a poursuivi le candidat du Front de Gauche.

Ce meeting servira à "appeler à battre Sarkozy et à se mobiliser pour continuer à porter notre programme, L'Humain d'abord, aux législatives" qui suivent en juin, a précisé Eric Coquerel, le conseiller de Jean-Luc Mélenchon. D'ici le 4 mai, le Front de Gauche lance également un "appel à se mobiliser derrière les syndicats le 1er mai à partir du moment où Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen en font un enjeu d'affrontement social", a-t-il ajouté.

"Le 1er mai, notre adversaire a fait le choix de faire un passage en force, il fait une manifestation antisyndicale, contre les syndicats, donc nous, nous nous mettons derrière les syndicats. Donc nous appelons tous nos adhérents, nos amis, nos électeurs à se regrouper avec les syndicats derrière eux, à leur appel et nous serons présents dans toutes les villes de France et en fin de parcours évidemment nos amis, suivant la situation locale, défileront eux aussi, ce jour-là c’est un jour de bars de fer, on va faire du judo. Puisque Sarkozy a décidé de chercher la châtaigne avec les syndicats et bien il va nous trouver sur son chemin" a ajouté Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV.

Selon Eric Coquerel, le Front de Gauche, fort des 11,1% de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, est devenu "une nouvelle force incontournable pour battre Sarkozy". "La clef du 2e tour c'est notre électorat", a-t-il ajouté.

 

Au coeur des quartiers populaires


A l'heure où un nouveau sondage place Jean-Luc Mélenchon à la troisième place des intentions de vote pour la présidentielle, le candidat du Front de Gauche met ce dimanche au coeur de sa campagne les quartiers populaires.

A partir de 14 heures, il est à Grigny, en Essonne, pour rencontrer, avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, les habitants de la Grande Borne, avant une prise de parole au Stade Bélier à 16 heures, où près de 4.000 personnes sont attendues.

Selon un nouveau sondage rendu public ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon se hisse à la troisième place dans un sondage LH2-Yahoo sur les intentions de vote à la présidentielle, avec 15%, soit une progression de quatre points par rapport au précédent sondage du même institut, qui avait été rendu public le 18 mars. Ce sondage a été réalisé les jeudi 30 et vendredi 31 mars.

 

Il faut changer la manière de mener le débat à gauche

Pour mettre en échec la droite et le « coup d’État financier en cours », le secrétaire national du Parti communiste français appelle à « une confrontation respectueuse, loyale, démocratique » à gauche sur des choix politiques anticrise. Entretien avec Pierre Laurent.

Le chef de l’État regagne des points dans les enquêtes d’opinion, que l’on impute à son action lors des sommets internationaux. La droite peut-elle retrouver une crédibilité sur ce créneau d’ici à la présidentielle ?

Pierre Laurent. Mais de quelle crédibilité parle-t-on ? C’est de l’intoxication. Ni les sommets européens ni le G20 n’ont apporté le moindre début de solution à la crise. Ce matin même (mercredi – NDLR), les Échos titrent : « Zone euro : la crise s’étend à presque tous les pays ». Nicolas Sarkozy prétend protéger notre pays et dit qu’il a évité le pire. C’est tout simplement faux. Les chiffres du chômage et de la pauvreté sont alarmants. La croissance s’effondre parce que les plans d’austérité s’accumulent. Lui et son gouvernement ne sont que des commis aux ordres des grands intérêts financiers. Non seulement le système financier n’est pas sous contrôle mais l’ultralibéralisme financier a engendré un monstre qui dévore ses propres enfants. Il faut reprendre d’urgence les commandes, or les dirigeants politiques actuels du pays n’ont ni le courage ni la volonté politique de s’opposer à cette dictature de fait des marchés financiers.

Le PCF, par la voix de Francis Wurtz, évoque un « coup d’État financier » en Grèce et en Italie. Cette situation risque-t-elle de se produire en France ?

Pierre Laurent. Ce coup d’État financier est en cours dans toute l’Europe. Il a pris un tour spectaculaire en Grèce et en Italie, où deux anciens dirigeants de Goldman Sachs ont été nommés sans élection à la tête des gouvernements. Nicolas Sarkozy fait du zèle sur le dos de notre peuple pour sauver sa tête. La mise sous tutelle de nos choix politiques, des budgets nationaux, a en réalité été acceptée lors des derniers sommets européens. Les conséquences sont concrètes et désastreuses. On le voit avec le plan de 6 000 suppressions d’emplois chez PSA ou l’ajout scandaleux d’une nouvelle journée de carence pour les travailleurs en arrêt maladie. C’est inhumain. Rien n’est plus urgent que de convaincre et de mobiliser le pays contre ces choix, et de l’unir sur d’autres choix politiques. Avec le Front de Gauche et notre candidat Jean-Luc Mélenchon, j’appelle au rassemblement pour renverser ce coup d’État financier, dire « stop » à l’austérité, reprendre nos vies en main contre le chantage des banquiers et des gros actionnaires.

La droite mène campagne sur le thème des divisions de la gauche et de son incapacité à relever les défis de la crise. Comment la gauche peut-elle se montrer à la hauteur ?

Pierre Laurent. En rassemblant les Français sur de vraies solutions à la crise. La droite française est à bout d’arguments, elle compte s’en sortir en discréditant l’adversaire. Ces solutions à la crise existent. Le Front de Gauche les met en débat. Pour commencer, stopper l’austérité car cela provoquera inévitablement la récession. Exiger la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, comme l’ont demandé nos parlementaires, sur l’état et les pratiques du système bancaire et des assurances. Reprendre le contrôle du système bancaire et financier en créant un grand pôle public pour impulser une autre politique du crédit. Relancer au nom de la France le débat européen sur le changement du statut et des missions de la Banque centrale européenne. Voici quelques-unes de ces solutions, mais notre programme « l’Humain d’abord » en comporte beaucoup d’autres qui peuvent susciter la mobilisation citoyenne nécessaire. La gauche ne peut esquiver ces débats.
Au Front de Gauche, nous n'avons qu'un adversaire: la droite et sa politique au service des marchés financiers.

Mais le débat à gauche prend une tournure très polémique. Est-ce un signe d’émulation ou au contraire de divisions mortifères ?

Pierre Laurent. Soyons clairs. Au Front de Gauche, nous n’avons qu’un adversaire : la droite et sa politique au service des marchés financiers. Et nous avons une ambition : mettre la gauche à la hauteur de la situation. Or ne tournons pas autour du pot : les choix politiques mis en avant par le candidat socialiste et l’accord PS-Europe Écologie-les Verts (EELV) ne sont pas de nature à sortir le pays de cette crise. Si nous n’ouvrons pas ce débat, la gauche ira dans le mur. Le débat est la méthode la plus démocratique et la voie la plus sûre pour un rassemblement solide. C’est l’intérêt de la gauche de le mener sans tabou et au grand jour.

L’accord PS-EELV ne vous paraît donc pas satisfaisant ?

Pierre Laurent. Non. C’est un compromis politicien qui est un habillage pour un accord législatif par lequel le PS donne un groupe aux Verts. Sur le fond, il entérine de fait un consensus entre les deux formations sur des orientations économiques très en deçà des besoins face à la crise. Quant aux enjeux de la transition énergétique, nous avions alerté sur un compromis irréfléchi en échange de circonscriptions électorales. Le résultat est là?: un accord bâclé, aucune ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort de ses salariés et les tarifs de l’énergie. Le Front de Gauche propose une autre méthode : un grand débat public national et citoyen, tranché par un référendum. Ce débat est plus que jamais nécessaire. Il doit embrasser tous les enjeux : droit à l’énergie?; plan concret pour la sortie des énergies carbonées et le développement des énergies renouvelables. Et sur le nucléaire, toutes les options doivent être débattues, dont celle du PCF d’un mix énergétique rééquilibré comprenant une industrie nucléaire entièrement publique et mieux sécurisée. Je le répète, la gauche a tout à gagner à un débat plutôt qu’à des marchandages.

Comment faire, selon vous, dans ces conditions ?

Pierre Laurent. J’en appelle d’urgence à changer la manière de mener le débat à gauche. Le PS ne peut pas faire comme si ses solutions s’imposaient à tous. Les écologistes ne peuvent pas procéder par ultimatum. Le débat à ouvrir doit poursuivre un seul objectif : chercher les meilleures solutions pour répondre aux urgences sociales et à la crise. Au Front de Gauche, nous sommes disponibles pour mener une confrontation respectueuse, loyale, démocratique. C’est dans ce but que nous mettons en place partout des assemblées citoyennes. Nous le ferons demain avec les salariés de plusieurs entreprises réunis à Still Montataire, dans l’Oise. Ces assemblées citoyennes peuvent devenir le lieu d’un débat ouvert et public à gauche. Seule cette méthode peut permettre à la gauche d’éviter le piège de la division et de se rassembler autour de propositions unitaires.
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Le Front de Gauche en campagne

Front de Gauche : lancement du QG de campagne et nomination du conseil national

Mardi soir, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ont inauguré le nouveau QG de campagne du Front de Gauche aux Lilas. Le conseil national de campagne, fort de 118 membres, a été présenté.

Le siège de campagne est une ancienne usine de chaussures aux Lilas (Seine-Saint-Denis). C’est là où s’installe le conseil national de campagne du Front de Gauche. Ses 118 membres représentent la diversité du mouvement : autant d’hommes que de femmes, des syndicalistes, associatifs, artistes, élus…

Leila Chaibi, qui s’est occupée de l’aménagement du siège, explique que le lieu lui-même est le reflet de l’engagement militant au sein du Front de Gauche : "On n'a pas le budget du PS et de l'UMP". Pendant un mois, ce sont les militants qui ont travaillé pour aménager le ce grand bâtiment. C’est eux qui ont amené une partie des meubles et des chaises.

Le local est inauguré mardi 18 octobre, à 18 heures, rue Chassagnolle, aux Lilas. Il est loué 10 000 euros ?par mois jusqu’aux échéances de 2012. L’espace sera occupé, au premier étage, par le staff et la coordination de campagne. Présidée par Christian Picquet (Gauche unitaire), ?celle-ci est chargée de discuter des axes de travail et des grandes thématiques de la semaine. Le rez-de-chaussée accueillera ?le conseil national, présidé par Pierre Laurent (PCF). ?Il est composé d’une centaine de personnalités.

L’inauguration se poursuit le 22 octobre avec un buffet et un concert.
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Reconnaître l'État de Palestine pour avancer vers une paix juste

palestine.jpgPierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nicole Borvo Cohen Seat, sénatrice, Roland Muzeau, député, et Patrick Le Hyaric, député européen s'adressent à Nicolas Sarkozy : la France doit reconnaître l'État de Palestine.

Monsieur le Président,

Dans quelques jours, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, demandera que la Palestine obtienne un siège d’État membre de plein droit, à l’Organisation des Nations-Unies. Il s’agit d’un événement de grande portée.

Après tant d’années de blocage politique et de tensions, dans un contexte marqué par le développement de la colonisation et la poursuite d’une brutale occupation militaire, l’admission d’un État de Palestine à l’ONU serait un pas majeur pour avancer vers une paix juste et permettre la relance d’un véritable processus politique de règlement du conflit sur la base du droit international et des résolutions de l’ONU.

Aujourd’hui, la nécessité de l’édification d’un État de Palestine à côté de l’État d’Israël fait largement consensus dans les discours officiels. Une mobilisation populaire existe autour de ce projet.

Pourtant, la situation reste très préoccupante. Le peuple palestinien se voit dépossédé progressivement de sa terre sans que rien de décisif ne se produise pour lui offrir réellement la justice et la perspective d’une indépendance à laquelle il doit pouvoir enfin accéder.

Devant la presse le 1er juin à Rome, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, déclarait :
« Nous sommes convaincus, nous Français, avec l’ensemble des Européens, comme d’ailleurs le G8 qui a s’est réuni à Deauville, que le statu quo au Proche-Orient serait une grave erreur. Tout change dans cette région, en Égypte, en Syrie, il faut donc bouger, il faut reprendre l’initiative. Si rien ne se passe d’ici le mois de septembre, la France par la voix de son Président de la République a déjà indiqué qu’elle en tirerait toutes les conséquences. »

Nous y sommes. L’annonce officielle du veto des États-Unis renforce l’exigence d’une parole forte de la France. L’heure est donc venue pour la France, s’appuyant sur le droit international et les résolutions de l’ONU, par votre voix, de prendre toutes ses responsabilités et de répondre à l’appel du Président de l’autorité palestinienne. L’initiative palestinienne, déjà soutenue par de nombreux pays, peut ouvrir un espoir et permettre de sortir de l’impasse dramatique actuelle.

Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président de la République, de soutenir la démarche palestinienne à l’ONU et de prendre les dispositions nécessaires pour que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières de 1967.
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Construire la paix et la justice au Proche-Orient relève d’une responsabilité collective. Notre pays s’honorerait et jouerait un rôle positif efficace en s’engageant résolument avec ses partenaires européens dans cette voie.

En espérant que la France soit, dans ce moment crucial, à la hauteur de ses responsabilités internationales au Proche-Orient.

 

Une dynamique populaire et citoyenne

fete_affiche-petit.jpgFête de l'Humanité

Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Christian Picquet, Martine Billard, entre autres, ont inauguré ce vendredi après-midi le stand du Front de Gauche, le livre du programme partagé en main. Une entrée en matière combative dans une Fête de l'Humanité rampe de lancement vers les présidentielles et législatives de 2012.

"Le peuple de France a la chance d'avoir deux élections primordiales. Elles ont lieu cette année. Tant mieux, c'est le moment où l'on voit la violence de la crise, en particulier en Europe", affirme Jean-Luc Mélenchon. Le candidat à l'élection présidentielle en profite pour faire entendre la différence du Front de Gauche: "Ils veulent partager les dettes. Nous, nous voulons partager les richesses. Nous voulons le retour du pouvoir dans les mains du grand nombre. Que le peuple s'empare des dossiers pour les régler. Nous ne sommes pas là pour célébrer un homme, un parti, je ne sais quelle organisation, mais pour faire avancer un processus de révolution citoyenne."

"Ça n'a rien à voir avec les crises de nombrilisme comme hier", ironise le leader du Parti de gauche en référence au premier débat des candidats aux primaires du PS, qui s'est tenu jeudi soir. "Nous avons un programme. Les gens doivent s'en emparer car voici le futur. Je leur demande: que ferez-vous, accompagner la crise ou en sortir? Ne vous remettez pas à un sauveur, ne comptez que sur vous-mêmes, ce programme partagé est notre point de départ."

Auparavant, Pierre Laurent a prévenu: "Écoutez bien ce qui va se dire dans les allées de la Fête. Nous sommes prêts. Nous avons un candidat, un programme, un accord pour les élections législatives et surtout, nous comptons sur la dynamique populaire et citoyenne qui va se mettre en marche ici, à la Courneuve. C'est le point de départ. C'est une Fête qui va rester dans les mémoires."

 

Crise financière : il est temps d’imposer une autre logique

crise.JPGLes banques nous ont conduits dans le mur !

La spéculation affole le monde par sa rapacité. Les banques dictent maintenant leurs ordres aux États pour étouffer nos pays dans l’étau de la vie chère et du crédit. Les dirigeants des États et les politiques libéraux, de droite comme de gauche, refusent de s’attaquer aux origines de la crise, la spéculation financière, et se soumettent aux diktats des marchés financiers et de leurs agences de notation.

Pourtant, rappelle Pierre Laurent , secrétaire national du PCF, « de la Grèce à l’Égypte en passant par l’Espagne et Israël, le monde entier rejette l’austérité. Une vraie politique de gauche se doit d’inverser cette logique et de proposer une relance sociale. » Les solutions existent pour sortir de la crise à condition d’avoir le courage de dire et de faire en sorte de dessaisir les marchés financiers de leur pouvoir.

La dette : une affaire qui rapporte

Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière.

Deux exemples :

• Avant 1974, les États européens pouvaient emprunter directement aux banques centrales nationales à 0%. C’est maintenant interdit, ils sont contraints d’emprunter sur les marchés financiers aux banques privées. Depuis 1974, la France a payé en intérêts 1 200 milliards d’euros, à comparer avec les 1 641 milliards de dette publique actuelle !

• Les banques privées obtiennent de l’argent auprès de la Banque centrale européenne ( la BCE) à un taux de 1,5% pour re-prêter aux États entre 3 et 15%, comme à la Grèce pour ce qu’elles appellent un sauvetage !

La finance dicte sa loi

Nos gouvernants, issus d’élections, reçoivent maintenant des injonctions du secteur privé leur disant ce qu’ils doivent faire. Et plutôt que d’écouter leurs peuples, ils s’y plient quand ils ne les devancent pas.

Deux exemples :

• Après le plan du FMI pour la Grèce, c’est la Banque centrale européenne, indépendante des pouvoirs politiques comme l’a confirmé le Traité de Lisbonne, qui envoie une lettre au gouvernement italien. Elle l’incite à agir par décret pour « libéraliser l’économie italienne ; privatiser les entreprises locales qui gèrent les déchets, les transports, l’énergie ; assouplir le droit à licencier ; réduire le niveau de rémunération ; réduire le niveau de protection sociale… pour doper la compétitivité. »

• L’agence de notation Standard et Poor’s, qui a dégradé la note des États-Unis, décerne un brevet de bon élève à Sarkozy pour sa réforme des retraites « une mesure intelligente » et pour « ses choix de rigueur budgétaire bien conçus » et l’encourage à poursuivre dans cette voie pour garder son AAA. Aux ordres, Sarkozy demande aux parlementaires français d’inclure la règle d’or dans la constitution, c’est à dire graver dans le marbre constitutionnel les politiques d’hyper- austérité.

Privations et privatisations, ce sont les peuples qui paient la crise

Alors que ce sont les marchés financiers qui conduisent le monde au bord du gouffre, tout est fait pour maintenir leurs profits et nous faire payer l’addition à grands coups de privatisations et de réduction des dépenses sociales.

Deux exemples :

• Le FMI a imposé à la Grèce 50 milliards d’euros de privatisations. Le secteur privé, avec l’argent que continue de lui verser la Grèce pour sa dette, pourra lui acheter à des prix intéressants des ports, des aéroports, des universités, l’énergie…. Et ce seront encore les Grecs qui paieront plus pour se déplacer, étudier, se chauffer ou s’éclairer.

• En France, le nombre de personnes privées d’emploi continue d’augmenter de façon dramatique. A cette annonce, Christine Lagarde, nouvelle directrice du FMI et ancienne ministre de l’Économie et des Finances de Sarkozy, préconise « de renforcer la rigueur notamment salariale » et de poursuivre la politique d’exonération et de cadeaux aux entreprises qui pourtant délocalisent et licencient.

Quand on est de gauche, on ne transige pas

Dans sa lettre aux parlementaires, le président de la République plaide en matière de politique européenne pour une alliance « au-delà des intérêts partisans » à une union sacrée pour la maîtrise des déficits publics ».

Ces vibrants appels à l’union nationale relayés par des dirigeants du Parti socialiste permettraient, s’ils étaient entendus, d’obtenir la majorité nécessaire à l’adoption par le parlementaires de la « règle d’or ».
Pour le Parti communiste français, les choses sont claires : il est hors de question de prêter la main à l‘adoption de ce projet injuste, inefficace, contraire à l’intérêt général et à la souveraineté de notre pays. Nos parlementaires ne voteront pas ce projet que nous combattons avec détermination, avec toutes les forces du Front de Gauche et leur candidat commun à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Changer de logique et imposer d’autres choix, c’est possible

La France ne doit pas seulement se battre pour une solution juste et solidaire au défi de la dette en Europe. Elle doit agir pour émanciper l’Union européenne de la dépendance des marchés financiers en retrouvant à tous les niveaux, national et européen, la maîtrise publique de la finance et du crédit, en taxant les banques et les profits financiers, en changeant le rôle et les missions de la BCE, en relevant les salaires et en développant les services publics. La France pourrait agir pour remplacer le Fonds européen de stabilité financière, qui soutient les marchés, par un Fonds européen de soutien au développement social et solidaire des pays européens.

Et précisément, le Parti communiste propose :

• Un pôle public bancaire délivrant un crédit sélectif favorables aux investissements porteurs d’emplois, de salaires, de formations et de recherche

• Des droits nouveaux pour les salariés à l’entreprise à l’inverse des droits de décision que se sont octroyés les marchés.

C’est cela dont le PCF et le Front de Gauche seront porteurs tout au long de cette année électorale et ce week-end lors de la fête de l’Humanité.

Argumentaire PCF

 

L’austérité nous mène dans le mur

Pierre Laurent : « L’austérité nous mène dans le mur »

Selon Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, la rigueur doit être celle de la gauche envers les marchés financiers et le capital pour porter une alternative de changement.

La gauche socialiste promet le changement et reprend à son compte le thème de la rigueur. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Pierre Laurent. Il y a une erreur d’analyse sur les causes de la crise. Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop-plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière. Les énormes profits acquis contre les salaires, par la précarisation de l’emploi, par la fragilisation des ressources de l’État, sont les causes réelles de la situation auxquelles il faut s’attaquer.

Est-ce à dire qu’il faut rompre ?avec ce dogme de la rigueur ?

Pierre Laurent. Dans toute l’Europe, ce dogme de l’austérité est en train de nous entraîner dans le mur. En Grèce, il y a un an, l’Europe libérale imposait un plan d’austérité en promettant le retour de la croissance. Aujourd’hui, il est demandé aux Grecs des sacrifices supplémentaires, comme les privatisations, qui ne conduiront pas ce pays à sortir de la crise mais affaibliront son potentiel de croissance et ses possibilités de rembourser sa dette. Ce diagnostic vaut pour toute l’Europe. Face à la crise, la réponse unique qui consiste à faire payer la dérive des marchés financiers aux peuples par des politiques d’austérité et de privatisation n’est en aucun cas une solution conforme à l’intérêt des peuples.

Pour autant, le déficit budgétaire de la France – 140 milliards d’euros en 2010 – est une réalité. Quelles sont vos solutions : réduire la dépense publique ou trouver de nouvelles recettes ?

Pierre Laurent. La dette publique a deux origines. La première réside dans le sauvetage de la dette privée sur des fonds publics. La seconde, c’est l’insuffisance de ressources de l’État liée aux politiques d’exonérations fiscales du capital et de précarisation de l’économie et de l’emploi. Il est impératif de restaurer les capacités de développement des États européens pour leur permettre de rembourser leurs dettes. Et ce, sur la base d’une croissance saine, fondée sur des investissements favorables à l’emploi et des dépenses utiles aux besoins des peuples. Tout le contraire des politiques actuelles, faites d’austérité et de purges sociales. Il est urgent de taxer le capital et de juguler la spéculation financière.

Cette question sera-t-elle ?au cœur des débats à gauche en vue ?de l’échéance de 2012??

Pierre Laurent. C’est particulièrement sur ce point que la gauche devra se différencier des politiques qui, sous la férule de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, sont imposées dans toute l’Europe. Le débat devra se mener pour clarifier ?les engagements de chacun. ?C’est la condition pour porter ?une politique de gauche ambitieuse. Avec le Front de Gauche, nous sommes la force qui, dès 2005, en nous opposant au traité constitutionnel, a vu et dénoncé l’impasse des politiques libérales. Aujourd’hui, avec la dynamique ?de rassemblement que nous impulsons, nous continuons ce combat pour une véritable alternative de gauche en 2012.

Entretien réalisé par Max Staat pour l’Humanité
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Tract PCF-Front de Gauche : En 2012, prenez le pouvoir !

 

Place au peuple !

Rencontre des partenaires du Front de Gauche : « Place au peuple ! »

Les organisations fondatrices du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon.

Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique. Place au peuple !

Pour le Front de Gauche, Parti communiste français
Paris, le 24 juin 201
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Un autre demain est possible !

front.jpgLe Front de Gauche est « le cœur battant de la gauche », selon l’expression de Pierre Laurent. Un cœur sans lequel elle ne pourra pas gagner durablement en 2012.

Il y a huit jours, les militants communistes ont choisi leur candidat à l’élection présidentielle de 2012 : ce sera Jean-Luc Mélenchon. Un choix « net, clair et massif ». Près de 60% des votants se sont exprimés en faveur d’une personnalité qui n’est pas issue des rangs du PCF : choix inédit depuis 1974.

Les communistes ont ainsi décidé de poursuivre sur la voie du Front de Gauche, dont ils sont la principale composante. Prenant le contrepied de la personnalisation à outrance de la vie politique, le Front de Gauche s’engage dans une campagne collective et veut mener d’un même mouvement la bataille pour la présidentielle et les législatives qui vont suivre. Des élections prépondérantes car les lois se votent bien à l’Assemblée et non pas à l’Élysée. Sans un grand nombre de députés communistes et du Front de Gauche, pas de politique de gauche possible...

"La chimie du Front de Gauche, c’est son union et sa diversité." Union qui passe par l’élaboration d’un « Programme populaire et partagé » qui est maintenant finalisé. Diversité qui prend un nouvel élan avec l’accueil de trois nouvelles organisations au sein du Front de Gauche, élargi désormais à d’autres mouvements puisqu’autour du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire se regroupent à présent « Convergence et Alternative » issu du NPA, « République et Socialisme » venu du MRC et la Fase.

Le candidat du Front de Gauche a déjà commencé sa campagne en affirmant vouloir redonner la parole « au monde ouvrier et employé , majoritaire mais exclu de toutes les formes de représentation. »

Du côté des propositions, le Front de Gauche s’engage, et il est le seul à le faire, à augmenter les salaires, à garantir la retraire à 60 ans, à lutter contre la casse de l’emploi. Le chômage est une « catastrophe humanitaire », nous sommes menacés d’une régression sociale sans précédent, l’extrême droite est en embuscade. Il y a urgence à appeler les citoyens à ne pas rester de simples spectateurs de la campagne. « Nous allons mettre un coup de pied dans la fourmilière » dit André Chassaigne, « Le libéralisme ferme, pour le plus grand nombre, les portes d’un avenir meilleur. Il conduit à un recul de nos conditions de vie. La Grèce est en révolte, d’autres peuples européens manifestent. »

En France, la question sociale est sur le devant de la scène. Les Français souffrent, s’inquiètent et sont en demande d’actions. Au Front de Gauche la responsabilité de montrer qu’ « un autre demain est possible ».

Le premier meeting d’une campagne qui se veut collective et ambitieuse se déroulera le 29 juin à Paris. Rendez-vous à 20 heures Place des Fêtes, métro Jaurès avec Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Piquet, Martine Billard, Clémentine Autain…..

 

Le choix des communistes pour 2012

logoBis.gifLes militants communistes ont choisi Jean-Luc Mélenchon pour 2012

Près de 60% des militants communistes ont voté pour Jean-Luc Mélenchon lors de la désignation du candidat du Front de Gauche pour l'élection présidentielle de 2012, a annoncé samedi soir Marie-George Buffet dans un communiqué.

"Les communistes, à près de 60% dans toute la France ont choisi de présenter Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l'élection présidentielle pour porter le programme du Front de gauche", a fait savoir l'ex-ministre des Sports dans un communiqué samedi. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a salué dimanche le "choix clair, net et massif" des militants communistes et de "l'accord global" concernant notamment les législatives de 2012. "A Jean-Luc, désormais notre candidat, je veux dire la valeur de notre engagement et de celui de tous les communistes", a-t-il dit. Le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne a pris "acte de la décision majoritaire des communistes" (...) et s'engage pleinement dans la perspective d’un large rassemblement des Françaises et des Français autour de l'ambition commune et du programme populaire et partagé". Le Parti de gauche déclare quant à lui, dans un communiqué, que "le choix définitif formulé ainsi par le PCF donne du sens à la dynamique politique du Front de gauche engagée depuis les dernières élections européennes"

Un total de "48.631" communistes ont participé à la consultation, soit "plus de 70% des adhérents à jour de leurs cotisations", a souligné le numéro un communiste, y voyant une "mobilisation exceptionnelle qui souligne la valeur des choix effectués". "Le choix des communistes est donc clair, net et massif" et "les communistes peuvent désormais se rassembler", a-t-il ajouté.

 

Cantonales 2011 : le Front de Gauche confirme son avancée

_326_.gifPremier tour des élections cantonales : déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

"Les résultats du premier tour des élections cantonales connus à cette heure confirment que notre pays traverse une très grave crise politique et démocratique. Le niveau historiquement bas de la participation marque la défiance des millions d’électeurs à l’égard d’une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Le décalage entre les urgences populaires face aux dégâts de la crise capitaliste et la nature et le niveau des réponses apportées devient insupportable. L’abstention en est la sanction retentissante. Elle doit interroger toutes les forces politiques.

Cette abstention a été amplifiée dans ces élections cantonales par la stratégie scandaleuse du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour tenter d’échapper à la sanction populaire dans les urnes. Jamais un scrutin n’avait été à ce point ignoré et bafoué par un gouvernement en place. Jamais une élection n’avait autant été tenue au silence. La présidentialisation à outrance a servi à occulter encore un peu plus cette élection, exacerbant la crise d’une cinquième République à bout de souffle. Au total, c’est un nouveau mauvais coup porté à la démocratie.

Pourtant, quoi qu’elle ait fait pour échapper à la sanction populaire, la droite recule sévèrement dans de très nombreux cantons, selon les résultats parvenus à cette heure. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays. Les Françaises et les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la finance au pouvoir, pas plus à la tête du pays que dans les départements.

Le score réalisé par le Front national, en progrès sur les cantonales de 2004, confirme le danger d’une montée de l’extrême droite qui doit être pris au sérieux par les forces de gauche. Elle est le résultat d’une banalisation des idées xénophobes par la majorité présidentielle et de l’honteuse promotion médiatique dont Marine Le Pen a bénéficié ces derniers mois pour accréditer sa soi-disante conversion sociale. Nous sommes décidés à combattre cette progression en relevant avec le Front de Gauche le défi d’une alternative de gauche courageuse et combative.

Dans cette situation, l’ensemble des forces de gauche progresse par rapport au scrutin de 2004. Des départements en plus grand nombre peuvent disposer dans une semaine de majorités de gauche.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de Gauche confirme son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score supérieur au résultat obtenu par le Parti communiste en 2004. La plupart des élus communistes élus en 2004 sont en situation d’être réélus et des gains sont possibles pour l’ensemble du Front de Gauche, qui peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus.

J’appelle ce soir (le 20 mars ndlr) toutes les forces de gauche à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite et renforcer les majorités de gauche dans les départements le 27 mars prochain pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux intérêts des populations."

 

Rencontre au sommet du Front de Gauche

votez.jpgAprès sa rencontre au sommet, le « Front de Gauche » appelle les citoyennes et citoyens à reprendre la parole à l’occasion des élections cantonales et annonce une campagne commune contre le pacte de compétitivité européen !

Des délégations du PCF, Gauche Unitaire et Parti de Gauche conduites respectivement par Pierre Laurent, Christian Picquet et Martine Billard/Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrées lundi 7 mars au siège du PCF.
Cette réunion « au sommet » du Front de Gauche a permis de faire un point d’étape du processus engagé par le Front de Gauche en vue des élections présidentielles et législatives.

Entamée depuis plusieurs semaines, l’élaboration des textes cadres stratégique et programmatique a suffisamment bien avancé pour que les trois formations envisagent de les finaliser lors de leur prochaine réunion décidée le 31 mars. Et en tout état de cause avant les conseils nationaux des trois mouvements qui auront lieu début avril. Rappelons que ces textes communs, accompagnés ultérieurement d’un accord plus précis sur les législatives, constitueront non seulement la base de l’accord du Front de Gauche mais aussi de ceux possibles avec les formations de l’Autre gauche. Il a également été question de l’élargissement citoyen du Front de Gauche. Le Parti de Gauche a, notamment, rappelé sa volonté de voir se développer des structures de base qui, quel que soit leur nom, permettront à tous ceux qui sont intéressés par la réussite de notre démarche d’y participer sans pour autant adhérer à l’un des partis qui la composent. Dans le même objectif, nous avons également dit notre volonté de voir émerger de nombreux Front de Gauche thématiques comme celui de la jeunesse ou des féministes.

Les trois mouvements ont aussi décidé de lancer une campagne contre le pacte de compétitivité européen. Cette campagne s’inscrit dans leur opposition maintenue à l’application du Traité de Lisbonne, dont on retrouve le crédo libéral dans ce pacte. Elle prendra la forme d’un tract du Front de Gauche et vraisemblablement d’un meeting début mai.

Enfin une large part de la réunion a été consacrée à la situation politique et aux cantonales. Tous ont souligné les progrès et le dynamisme du Front de Gauche sur le terrain comme le prouvent ses 1660 candidats répertoriés (sur 1976). Mieux dans la moitié de ces cantons, le Front de Gauche s’est élargi à des forces de l’Autre gauche. Ce rassemblement grandissant depuis les Européennes et les Régionales, ira même jusqu’au NPA dans un quart des cantons, preuve du besoin d’unité de l’autre gauche à la base. Lors de la conférence de presse qui a suivi au « Mécano Bar », les représentants des trois formations ont exprimé un point de vue identique tant sur le contexte politique que sur l’importance d’un scrutin dont le gouvernement cherche à atténuer la portée nationale et la sanction qui va lui être infligée. Ils ont dénoncé de récents sondages « attrape-nigauds » qui lui facilitent le travail en « zappant » les cantonales au profit d’un premier tour de la présidentielle dont on ne connaît quasiment aucun des candidat-e-s et qui n’aura lieu que dans 14 mois ! Cette façon « toc et choc » de jouer avec la politique a pour objet de vendre du papier mais aussi de manipuler l’opinion ! En réalité, Marine le Pen joue le rôle de « l’idiot utile du capitalisme » et la caution du bi-partisme.

Le Front de Gauche a rappelé en substance que le suffrage universel est la seule consultation qui vaille ! C’est lui, et lui seul, qui, le 20 et 27 mars, donnera la réalité du rapport de force politique en France. Le vote Front de Gauche entend y démontrer sa progression. Il en a les moyens parce qu’il est à la fois la meilleure manière d’adresser un carton rouge à la politique de Sarkozy et de proposer une véritable alternative au système capitaliste et aux modèles productivistes.

C’est pourquoi ses principaux responsables vont encore accentuer leur mobilisation dans les deux dernières semaines auprès de leurs militants déjà engagés depuis des mois sur le terrain notamment à travers de nombreux meetings unitaires. Jean-Luc Mélenchon a rappelé l’objectif d’un score à deux chiffres.

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Forcer la porte du « ghetto de riches »

Des élus du Front de Gauche et des familles mal logées ont participé jeudi 6 janvier à un rassemblement pour exiger la construction de logements sociaux dans le 16è arrondissement de Paris. D’après une étude de l’Insee publiée le même jour (voir l’article du blog à ce sujet), la France compte plus de 3 millions de personnes confrontés à de lourds problèmes de logement, dont 250 000 privés de logement. La moitié de cette population est localisée en Ile de France.
L’objectif du rassemblement de jeudi était de dénoncer le refus des arrondissements huppés de l’ouest parisien d’accepter les constructions. « Paris connaît sa plus grave crise d u logement depuis la Libération et l’application de la loi SRU est au cœur de l’actualité », selon Ian Brossat, président du groupe communiste et élus du Parti de Gauche au conseil de Paris. « En dépit du dixième anniversaire de la loi, son application demeure un combat permanent » a rappelé Nicole Borvo, sénatrice PCF de Paris. « Dans ce ghetto de riches » selon l’expression de Pierre Laurent, où le taux de logements sociaux n’atteint que 3,5%, « il faut faire monter la colère populaire pour que cesse cette logique raciste et discriminatoire. »
A Paris, 70% des habitants sont éligibles au logement social, 110 000 personnes sont en attente d’un appartement. Mais les riverains du 16è et la droite locale organisent une riposte juridique contre les projets de construction impulsés par la municipalité, qualifiés de « terrorisme urbain ». Dans le 16è, quatre programmes de 407 logements sont en suspens. Le plus intolérable et symbolique consiste en 15 000 m2 sur le site de l’ancienne gare d’Auteuil. Il est à l’abandon depuis 1985 et permettrait de construire 354 logements dont 177 sociaux. Mais c’est trop pour l’association des riverains qui multiplie les recours sous le «regard complice du député maire Claude Coasguen », selon le journal l’Humanité.

Infos tirées de l’Humanité du 7 janvier

 

90 ans et le pari du "renouveau"

_326_.gifLe Parti communiste a 90 ans et se projette dans l’avenir.

Ente Noël et le jour de l’an 1920, le congrès du Parti socialiste décidait à une large majorité d’adhérer à la IIIè Internationale et donc de devenir le Parti communiste français.
Avec une dizaine de jours d’avance sur le calendrier, le siège du PCF a accueilli vendredi et samedi la grande famille communiste et des personnalités de gauche pour célébrer le 90è anniversaire du parti d’Aragon, Danielle Casanova, Guy Môquet, Picasso….. et tant d’autres. Cette célébration a été l’occasion de réfléchir sur un siècle d’histoire. Des centaines de personnes ont débattu avec passion du communisme du 21è siècle et ces deux journées portes ouvertes ont été marquées par des projections de films ou d’archives et des expositions.
Le PCF est «aujourd'hui dans une phase de relance, de renouveau et de reconstruction de son projet» a déclaré son secrétaire national Pierre Laurent. Un «renouveau» qui passe notamment par le Front de Gauche constitué avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon en novembre 2008.
"Nous croyons aux rassemblements populaires, à la co-construction de fronts de luttes et de riposte, à la co-élaboration de projets politiques de changement. Le PCF ne se diluera pas, pas plus qu'il n'entend être le chef", a-t-il assuré. "Le Front de Gauche, en tant qu'espace de rassemblement coopératif, les premières expériences des forums pour un programme populaire et partagé, ouvrent la voie à de tels changements de la politique", a ajouté Pierre Laurent.
"Les grands mouvements politiques et sociaux de ces dernières années, comme par exemple le mouvement contre la réforme gouvernementale des retraites, portent en eux à la fois des remises en cause de plus en plus affirmées du pouvoir des marchés financiers ainsi que des exigences et des pratiques de rassemblement et d'élaboration commune nouvelles",
Une force communiste ne doit pas se contenter de dénoncer les maux du capitalisme mais s’atteler à inventer des solutions. Regardons l’histoire du PCF avec lucidité mais sans complexe pour engager le renouveau de son combat émancipateur. « Nous avons le devoir d’innovation et de révolution de nos conceptions et de nos pratiques pour relever le défi d’un nouveau siècle d’émancipation », a insisté Pierre Laurent.

Rendez-vous dans dix ans avec un centenaire plus vert que jamais !
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Pas de vacances pour le Front de Gauche !

                               Rassemblement des élus du Front de Gauche et des Verts à l’Elysée

Suite à l’appel lancé par le Front de Gauche et l’association nationale des élus communistes et républicains, des délégations d’élus se sont rassemblées aujourd’hui mardi 26 octobre devant les préfectures. Les élus entendent protester contre la passage en force de la réforme des retraites.
Avec Pierre Laurent, des élus du Front de Gauche et des Verts se sont retrouvés ce matin derrière l’Elysée afin de demander au président de la République de ne pas promulguer sa loi sur les retraites. Une délégation de six personnes composée de Marie-George Buffet, Pierre Laurent(pour le PCF) Cécile Duflot, Yves Cochet( Verts-Europe Ecologie) Martine Billard (députée du Parti de gauche) ainsi que de Christian Picquet (Gauche Unitaire) s’est rendue au palais de l’Elysée. Ils ont été reçus par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Christian Frémont et par la collaboratrice de Raymond Soubie, conseiller social de l’Elysée. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de ne pas négocier et reste sourd aux revendications du peuple. La septième journée nationale de mobilisation jeudi prochain, doit réaffirmer le désaccord du pays et de l’opinion face à cette réforme injuste et inefficace.

 

Solidarité : Le Front de Gauche récolte près de 6000 € pour les salariés grévistes

Le Front de Gauche a organisé ce week-end dans toute la France des collectes en faveur des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites.
Samedi, devant le centre Beaubourg, la solidarité s'était bel et bien donné rendez-vous. Plusieurs centaines de militants du PCF, du Parti de gauche et de Gauche Unitaire ont en effet récolté 5912 euros en seulement deux heures de temps ! Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet en ont profité pour rappeler le soutien indéfectible du Front de Gauche à la mobilisation sociale contre la réforme Woerth/Sarkozy.
Cette somme obtenue symbolise bien le soutien populaire dont bénéficient toujours les grévistes quoi qu'en dise la propagande gouvernementale. Les sommes récoltées seront notamment versées en Ile de France aux intersyndicales de la raffinerie de Grandpuits et du centre de traitement et de déchets de la porte d'Ivry.
Les collectes vont se multiplier, partout en France pour soutenir les salariés grévistes des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites. La solidarité est une arme efficace à la disposition du mouvement social pour faire plier le pouvoir sur cette réforme. Utilisons-la sans modération.
Front de Gauche
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Encore trois millions

La CGT a estimé à "près de trois millions" le nombre de manifestants contre la réforme des retraites samedi, un nombre identique à celui du samedi 2 octobre. La mobilisation s'est maintenue samedi à un niveau élevé dans la rue, permettant à l'opposition et aux syndicats de renouveler leurs appels à une marche arrière du gouvernement sur son projet de loi.
Le ministère de l'Intérieur a estimé, lui, le mouvement en légère baisse sur le plan national.
"Il faut que le gouvernement ait la responsabilité au dernier moment de suspendre le débat parlementaire et de nous permettre d'ouvrir le dialogue", a déclaré François Chérèque, le numéro un de la CFDT, en tête du cortège parisien. "Il est temps que ce gouvernement qui radicalise, qui bloque le pays, qui est devenu sourd, ouvre le dialogue avec les organisations syndicales qui le souhaitent."
"Cela montre la détermination qui se confirme de ce mouvement d'ampleur inégalée depuis de nombreuses années", a déclaré le leader de la CGT, Bernard Thibault.
Dans une lettre ouverte à Sarkozy, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a demandé samedi à Nicolas Sarkozy de retirer le projet de loi sur les retraites. Pour lui, "la mobilisation de ce samedi vient de montrer à nouveau l'exceptionnelle détermination du peuple français à faire échec au projet (...) vous ne vous en sortirez pas en continuant de marteler une position désormais intenable alors que 6 Français-e-s sur 10 pensent qu'une autre réforme des retraites est possible".
Dénonçant les "coups de forces répétés au Parlement", les "mesures répressives contre la jeunesse, il ajoute que "ne pas rouvrir la discussion avec les organisations syndicales sur des bases totalement nouvelles, c'est bafouer la démocratie" et que Nicolas Sarkozy est "aujourd'hui le président d'une minorité" dont il "s'acharne à servir les intérêts privés".
"Le gouvernement doit comprendre que c'est la France qui manifeste, la diversité de la France, les salariés du public et du privé, la solidarité intergénérationnelle", a déclaré le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. "Il ne faut pas que le président de la République fasse de ça un caprice d'orgueil, il faut qu'il comprenne qu'il est le président de la France, que c'est la France qui lui parle".
Depuis la précédente journée nationale de contestation, mardi 12, les appels à la grève reconductible, dans les secteurs de l'énergie, des transports et de l'éducation, se sont multipliés. Les transporteurs routiers ont annoncé leur intention de rejoindre le mouvement. Les salariés des 12 raffineries françaises étaient en grève samedi. La plupart de ces raffineries sont en cours d'arrêt, une procédure qui prend techniquement plusieurs jours. Quant aux stations-service, elles sont de plus en plus nombreuses à connaître des problèmes d'approvisionnement.
Christine Lagarde a défendu la réforme des retraites, qu'elle a qualifiée de "fondamentale" et "déterminante sur le plan économique d'abord".
"Nous avons besoin de remettre du travail dans l'économie (...) et puis nous avons besoin d'équilibrer un régime", a-t-elle dit avant de qualifier l'allongement de la durée du travail de "décision simplement responsable". Les trois millions "d'irresponsables" dans les rues samedi apprécieront.
Infos Humanité.fr
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Programme partagé: le Front de Gauche en route pour 2012

_490_.jpgLe week-end dernier, dans une « Agora » archi-comble et pendant qu'Alain Souchon se produisait sur la grande scène de la Fête de L'Huma, les leaders du Front de Gauche - Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG), Christian Picquet (Gauche unitaire) - et des personnalités associatives et syndicales, ont tous souhaité "construire une alternative au pouvoir" de la droite.

"Beaucoup se joue aujourd'hui pour faire barrage à Nicolas Sarkozy", a lancé Pierre Laurent devant plusieurs centaines de militants, soulignant que "le mouvement populaire" sur les retraites était "une lame de fond".

Le numéro un communiste a donc appelé "tous ceux qui sont dans les mobilisations sociales" à "se mêler du débat politique" et participer localement à la construction du programme du Front de Gauche, entre "révolution sociale contre les marchés financiers" et "révolution démocratique contre la monarchie" de Nicolas Sarkozy.
"Le programme, nous n'allons pas l'écrire dans un bureau, c'est vous qui allez marner!", a lancé Jean-Luc Mélenchon aux militants, appelant à une "mobilisation populaire" pour une "révolution citoyenne".

"Unité! unité!", ont alors scandé les militants, applaudissant l'eurodéputé qui propose la sortie du Traité de Lisbonne et une VIe République.

Si les discussions sur le projet semblent consensuelles, la question des candidatures, elle, est plus problématique.
Alors que Jean-Luc Mélenchon fait figure de favori dans la course à la présidentielle, l'officialisation vendredi de la candidature d'André Chassaigne a relancé les débats, le député PCF du Puy-de-Dôme jouant sa carte d'élu de terrain, "connu régionalement mais complètement ignoré" nationalement.

Pour l'instant, les communistes ont renvoyé leur décision au congrès de juin 2011.

La présidentielle, "c'est dans presque deux ans, on a le temps", a lancé aux journalistes un Mélenchon agacé : "vous allez tout gâcher, comme des mouches qui combinent à nous piquer tous les jours. Il faut prendre le temps que les choses se passent, ce n'est pas en tirant sur les pétales que ça fait éclore les fleurs plus vite".

Mais l'eurodéputé en est certain, "en 2012, il y aura une présence du Front de Gauche et nous allons casser la baraque!".

Retrouvez en annexe la déclaration intégrale du Front de Gauche après la fête de l’Humanité.

 

La Fête de L'Humanité au coeur du combat sur les retraites

_567_.JPGLa Fête de L'Humanité, qui s'est achevée dimanche, aura été l'occasion pendant trois jours de mobiliser plus encore la gauche sur les retraites en plein débat parlementaire mais aussi de lancer le "programme partagé" du Front de Gauche pour 2012, en attendant son candidat.
Pour sa 80e année d'existence, la Fête, qui a réuni quelque 600.000 personnes à La Courneuve depuis vendredi, a concentré les attaques sur la réforme du gouvernement sur les retraites, dans les allées, entre militants, ou sur les scènes politiques.
Pour son premier discours sur la Grande scène de la Fête comme secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, la voix éraillée, a appelé à une "guerre citoyenne et pacifique" face à "ce pouvoir en guerre contre le monde du travail".
Sur les retraites, "rien, nous ne lâcherons rien, nous allons vous battre M. Sarkozy" par "une mobilisation sociale phénoménale", a-t-il lancé, très applaudi, brandissant une carte postale ("Assez Sarkozy !") à envoyer à l'Elysée.
Et "dans cette bataille, c’est aussi l’après-Sarkozy qui commence à se jouer", a-t-il affirmé, appelant la gauche à des "engagements clairs et sans ambiguïté".
Peu auparavant, Benoît Hamon (PS) avait reconnu que les différents partis de gauche avaient "des positions différentes sur des aspects de la réforme", notamment sur l'allongement de la durée des cotisations.
Mais "personne ne brisera ni le front syndical (...) ni le front politique", a assuré le porte-parole du PS, car il y a un "accord général à gauche sur la remise en cause de cette réforme-là".
Lors d'un forum sur les retraites à l'Agora de L'Humanité, M. Hamon a également affirmé qu'en cas de victoire de la gauche en 2012, "on rediscutera" car "il serait curieux" que le PS, qui dénonce le manque de négociations de la part du gouvernement, "considère, lui, que son projet ne sera pas discutable".
Nombreux sont ceux qui pensent que la présidentielle se joue dans ce débat. Pour le Front de Gauche (PCF-PG-GU), la Fête aura donc aussi été le lieu pour lancer le chantier de son "programme partagé" pour 2012.
Un projet qui sera décidé sur le terrain par les sympathisants au cours des prochains mois alors que le PCF se targue d'avoir rallié plus de 1.500 adhérents dans les allées de la Fête (135.000 militants revendiqués).
Reste à choisir le candidat. Jean-Luc Mélenchon, qui semble favori, s'est vu opposer, au premier jour de la Fête, André Chassaigne.
Soulignant que MM. Mélenchon et Chassaigne étaient tous les deux "crédibles", Pierre Laurent s'est, lui, porté "garant" que "la guerre des égos n'aura pas lieu".
Les communistes ont renvoyé leur décision au congrès de juin 2011. Mais M. Mélenchon en est déjà convaincu: en 2012, le Front de Gauche "va casser la baraque".
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Le PCF s'engage pour un « pacte d'union populaire »

Á l’issue de leur congrès, les communistes ont décidé de poursuivre l’aventure du Front de Gauche en lui impulsant « un nouvel élan » pour la rédaction d’un « projet partagé » coélaboré avec les citoyens. Pierre Laurent a été élu à la tête du parti.
Un Parti communiste à l’agonie, miné par ses contradictions ? C’est ce que la plupart des médias ont voulu voir des débats qui ont agité les quelque 600 congressistes réunis ce week-end à la Défense (Hauts-de-Seine). Mais pour les délégués présents au 35e Congrès du PCF, c’est bien la société qui est en crise, et non leur parti. Une société malade d’un capitalisme « incapable de relever les défis du développement humain et (qui) génère une violence sociale inouïe », dit leur résolution finale, adoptée hier après-midi. Un diagnostic qui élève à leurs yeux la responsabilité de leur formation politique pour hâter le changement de la société, dont la crise d’une ampleur inédite suscite forcément des débats intenses pour se montrer à la hauteur d’une « alternative au XXIe siècle ». Les délégués n’ont pas l’intention de renoncer à leur combat. « Notre engagement communiste pour l’émancipation humaine est plus nécessaire que jamais », réaffirme la résolution, dans le fil du 34e Congrès de décembre 2008. Les délégués ont confirmé leur choix de la « forme parti », tout en martelant dans le même temps la nécessité d’une « transformation » du PCF.
Mais c’est surtout le « défi » pour les forces de gauche d’ouvrir une « alternative au pouvoir de Nicolas Sarkozy » qui a occupé l’essentiel des débats des délégués. Ceux-ci avaient pour tâche d’« évaluer » la mise en ouvre des choix faits au dernier congrès, qui s’est traduit par la constitution d’un Front de Gauche autour de ses trois composantes fondatrices (PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire) aux élections européennes de 2009 et régionales de 2010. Les participants ont majoritairement choisi de poursuivre cette démarche, en lui imprimant un « nouvel élan ». « Il est urgent de donner une perspective à la colère et aux attentes qui s’expriment à travers la construction d’un projet de transformation sociale pour sortir de la crise » et de donner corps à « une majorité de changement », autour d’un « pacte d’union populaire », affirme la résolution adoptée. Là encore, le débat, qui a mis en lumière des approches différentes, ne s’est pas résumé aux caricatures qui ont pu en être dépeintes. « Le sujet n’est pas de se positionner pour ou contre le Front de Gauche. Cette offre a permis des avancées positives, mais peut-on penser qu’elle est, en l’état actuel, la réponse à la hauteur de la crise ? » a lancé une déléguée, dans une intervention symptomatique de la tonalité du congrès. De leur côté, les partisans d’un projet de résolution alternative portée par Daniel Cirera, repoussé après discussion par le Congrès, refusaient aussi le dilemme d’une posture pro ou anti-Front de Gauche, insistant sur le besoin de poursuivre « l’évaluation » de cette stratégie par un débat dans le parti.
Le congrès a ainsi énoncé une conception originale, propre aux communistes, du Front de Gauche : « Nous sommes seuls à gauche à proposer une telle formule de pacte d’union populaire », a souligné Pierre Laurent. Il s’agit, selon le nouveau secrétaire national du PCF élu hier, d’entrer dans la préparation des échéances électorales de 2012 par « une étape de mobilisation populaire forte autour de l’élaboration d’un projet » avec les citoyens, animée par les formations du Front de Gauche. Ce processus public, destiné à déjouer le piège de la personnalisation de la présidentielle, sera lancé à la Fête de l’Humanité. La résolution précise que la candidature pourra « soit être issue de l’une des formations du Front de gauche, soit être issue du mouvement social », sans « préalable ni exclusive », le congrès de juin 2011 devant arrêter le nom du candidat soutenu par le PCF. Le congrès a également lancé un appel à « tous les citoyens et toutes les forces de gauche » pour « une riposte amplifiée à la politique de la droite ». « Sans attendre 2012, c’est dès maintenant qu’il faut mettre la droite en échec », dit le texte, qui engage le PCF à « prendre les contacts nécessaires avec l’ensemble des forces de gauche ». Le congrès entend en particulier poursuivre « la mobilisation contre la casse des retraites jusqu’au retrait du projet gouvernemental » et exiger un « référendum » pour faire échec à la réforme des collectivités territoriales.

Sébastien Crépel dans l'Humanité du 21 juin 2010

 

Avec son nouveau N°1, le PCF s'ancre durablement dans le Front de Gauche

Le PCF, qui a élu dimanche Pierre Laurent au poste de secrétaire national, a fait le choix massif de s'ancrer résolument dans le Front de Gauche créé avec Jean-Luc Mélenchon fin 2008, mais beaucoup reste à faire d'ici 2012.
Dès son élection dans un fauteuil (80,7%) après le retrait de l'eurodéputé Jacky Hénin, le nouveau numéro un communiste a appelé tous ses partenaires de gauche à multiplier les "fronts de riposte" à Nicolas Sarkozy, proposant de créer "un groupe de contact permanent" entre eux.
"Ensemble disons clairement d'ici 2012 : Non Sarkozy n'avancera plus!" a déclaré le successeur de Marie-George Buffet pour son premier discours en tant que secrétaire national, la voix parfois étranglée par l'émotion.
"Ne cédons plus un millimètre à ceux qui veulent faire payer la crise aux travailleurs", a poursuivi l'ex-directeur de la rédaction de L'Humanité, appelant à se mobiliser le 24 juin avec les syndicats contre la réforme des retraites.
Offensif sans être grand tribun, M. Laurent a annoncé qu'il demanderait au CSA "d'organiser le pluralisme" dans les médias sur cette question, dénonçant le "martelage à sens unique".
Après avoir ironisé sur son patrimoine familial ("Mon nom ne figure sur aucun testament secret légué par ma famille au bureau politique"), le fils de Paul Laurent, figure du PCF, a affirmé "l'engagement résolu" du parti dans le Front de gauche (FG) pour "lancer la dynamique d'un pacte d'union populaire".
Un peu plus tôt, les militants avaient largement adopté (76%) une résolution poursuivant le FG. Ils décideront, comme prévu, du candidat qu'ils soutiendront à la présidentielle lors du congrès de juin 2011, après un "point d'étape" fin 2010. Aucune hypothèse n'est exclue: un candidat issu du PCF, du mouvement social ou M. Mélenchon (PG).
"Le candidat ne portera pas le message du seul PCF, mais celui du Front de Gauche", a souligné André Chassaigne. Pour le député auvergnat, régulièrement cité par la direction comme possible candidat, "il ne faut pas qu'un candidat se présente avec des chaussures de plomb", "ce serait l'échec assuré" après celui de Marie-George Buffet en 2007 (1,93%).
M. Laurent a aussi laissé la porte ouverte à toutes les possibilités, mais "Jean-Luc Mélenchon ne sera pas candidat si nous ne le décidons pas", a-t-il prévenu, applaudi par les militants alors que beaucoup défendent ardemment une candidature communiste, hors FG, à l'image d'André Gerin.
Eric Coquerel, en observateur du PG, a estimé que "tout cela (allait) dans le bon sens" même s'il n'y a "pas grand chose de nouveau". Il s'est félicité d'un "débat sans crispation" qui permet de "continuer dans les mêmes rails".
Reste à décider des modalités de désignation du candidat, le PG souhaitant créer une commission des candidatures.
"Il faudra en tout cas que Pierre Laurent fasse ses preuves" et permette le débat des communistes, a fait valoir Daniel Cirera (Communisme21) dont la résolution alternative a obtenu presque 30% samedi.
Mettant en garde contre "l'enfermement" du PCF dans la gauche de la gauche, il a en travers de la gorge l'annonce par Mme Buffet et M. Mélenchon, quelques jours avant le congrès, d'un "programme partagé" pour 2012, sans consultation des militants.
Au moment de devenir numéro un, Pierre Laurent a offert un énorme bouquet de fleurs à Mme Buffet, rendant un hommage appuyé à cette "féministe passionnée". "Bravo pour tout et merci", lui a-t-il lancé devant une salle debout, faisant briller les yeux de l'ex-patronne du parti.

AFP le 20juin 2010
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Candidate pour une Ile de France solidaire, écologique et citoyenne

Pour une Ile de France solidaire, écologique et citoyenne

Conseillère municipale d’opposition, je suis impliquée depuis des années dans la vie locale. Enseignante sur la commune, j’accorde une place primordiale aux questions éducatives. Je contribue au débat sur les questions essentielles de notre ville, j’agis avec vous, comme encore récemment pour la défense du service public de La Poste. Je vous informe régulièrement, notamment par l’intermédiaire de ce blog.

Aujourd’hui, je m’engage avec le Front de Gauche pour prolonger mon action, faire connaître et partager les choix politiques alternatifs.

Je suis candidate sur la liste conduite en Ile de France par Pierre Laurent (PCF).

Les élections des 14 et 21 mars décideront de l’orientation politique des régions, échelon territorial capital pour notre vie quotidienne (financement des lycées, transports collectifs…). Elections à mi-mandat présidentiel, elles sont l’unique occasion avant 2012 de dire STOP à la régression tous azimuts que nous connaissons.

La crise du système capitaliste n’est pas derrière nous, comme le montrent encore les récentes secousses des marchés financiers. Le chômage et les difficultés de la vie quotidienne s’amplifient. La politique du gouvernement, caractérisée par un pouvoir autoritaire, est en échec. Qu’ont fait les banques des milliards avancés par l’État ? Qu’ont fait Renault et PSA des milliards d’aides publiques ? Les inégalités croissent. La course effrénée au profit continue. Notre système social et nos services publics sont démolis. Le tout dans un climat délétère : affaire de l’Epad du 92 ou la double casquette du pdg de Véolia/EDF…

Les urgences sociales et écologiques nous pressent d’agir.

Le Front de gauche et ses composantes (Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire issue du NPA, la FASE, M’PEP ! ou encore Alternative citoyenne, PCOF et Les Alternatifs) veulent rassembler une majorité à gauche pour ouvrir une réelle alternative politique.

Nous ne voulons pas rester dans la seule dénonciation d’un système qui, pourtant, montre tous les jours sa nocivité. Le Front de Gauche avance des propositions concrètes, cohérentes, efficaces et finançables pour s’en sortir. Nous portons des projets régionaux axés autour :

  • de la défense et la promotion des services publics avec notamment la création d’un pôle public rénové des transports collectifs ;
  • du logement afin qu’il soit enfin un droit pour tous ;
  • d’une autre utilisation de l’argent afin de favoriser des créations d’emplois qualifiés et la formation des salariés ;
  • d’un renforcement et d’un développement de la démocratie avec de nouveaux pouvoirs donnés aux salariés dans les entreprises ainsi qu’aux citoyens à tous les échelons de décisions.

Les élections se dérouleront sur fond de réforme des collectivités locales, bouleversement sans précédent des institutions structurantes de la République. Si ce projet aboutit, communes, départements et régions, avec la réduction de leurs compétences et de leurs ressources, n’auront plus les moyens d’assurer leurs missions auprès des populations.

En mars 2010, les régions doivent devenir des lieux de résistance, d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir des logiques solidaires, écologiques et citoyennes. Elles doivent contribuer à faire reculer la crise, à rendre la vie meilleure pour chacun d’entre nous. Elles doivent remettre l’humain au cœur des décisions politiques et économiques.

Durant les semaines à venir, mes amis du Front de Gauche et moi-même échangerons avec vous autour de ces propositions. Construisons un espace de vie démocratique et de débats. Faites-vous entendre !



Isabelle Volat

 

Des transports de qualité partout et pour tous !

033.JPG« Le Front de Gauche remet sur les rails le train-train quotidien. Ses candidats avancent leurs propositions pour les transports afin de réduire les inégalités territoriales et sociales en Ile de France. » titre l’Humanité.

Effervescence sur les quais des gares ce mercredi 10 février. De nombreux distributeurs ont bravé le froid piquant pour faire connaître leurs propositions sur les transports collectifs en Ile de France. Après ceux de l'UMP et du PS le matin à la gare de Saint Gratien, c'était le soir au tour du Front de gauche d’aller à la rencontre des usagers, avec Jean–Michel Ruiz, tête de liste pour le Val d’Oise.

Le Front de Gauche propose la mise en place d'un "Pass UniGo" à 56 euros pour le transport de tous les habitants d'Ile-de-France, destiné à remplacer le "Pass Navigo" à tarification différente selon le lieu de domiciliation.

"Le tarif unique, c'est un progrès sur l'égalité des transports", a déclaré Pierre Laurent, tête de liste FG en Ile-de-France pour les régionales, en campagne sur le parvis de la Gare du Nord où des milliers de voyageurs transitent chaque jour. Le Front de gauche dénonce la tarification actuelle inadaptée et la « double peine » infligée aux usagers habitant loin de Paris : ils subissent longs trajets et dysfonctionnements fréquents et sont pénalisés financièrement : 123 € pour la zone la plus lointaine. Le FG avance donc la proposition d’une zone unique pour tous les habitants de l’Ile de France, au prix de la zone 1 -2.

Côté financement, "l'État reconnaît lui-même qu'il faut mettre des millions d'euros sur la table" pour les transports, a ajouté Pierre Laurent, proposant notamment d'"augmenter le versement transport des entreprises par mesure législative".
Pour le chef de file du Front de gauche à Paris, Eric Coquerel (Parti de gauche), "il faut faire en sorte d'utiliser de moins en moins les voitures en Ile de France" et "mettre en avant la dimension écologique" des transports en commun.

Le Front de gauche propose également le remboursement à 100% des trajets domicile-travail par l'employeur, l'extension de la gratuité aux titulaires de la CMU, aux jeunes en formation ou en insertion, à de nouvelles catégories de chômeurs ainsi que des réductions très importantes pour les salariés à bas revenus.

Comme une pique à une des propositions phare d'Olivier Besancenot, tête de liste NPA dans la région, Pierre Laurent a indiqué que "dire la gratuité pour tout le monde tout de suite, ce n'est pas atteignable, mais nous faisons progresser l'idée".

Les mesures avancées coûteraient 600 millions d'euros à la région et au Stif (syndicat des transports d'Ile-de-France), 600 millions aux entreprises et 150 millions à l'Etat : "une goutte d'eau comparée au versement d'argent qui a sauvé les banques", juge le Front de Gauche.

Ce blog reviendra prochainement sur le sujet des transports publics avec un éclairage local.



(infos Orange.fr)

 

Crise du logement : des mesures audacieuses et urgentes s'imposent

2111287471_27dbf45ab2.jpg Photo de Nero sur Flickr




Texte en collaboration Stéphane Bauer et Isabelle Volat

Dans le précédent billet, nous avons vu l’état alarmant du logement en France.


Voici les propositions du Front de Gauche, mesures ambitieuses pour garantir ce droit fondamental à un toit à l’ensemble de nos concitoyens. Nous évoquons aussi la situation locale dans notre ville.

La fondation Abbé Pierre propose d'imposer un quota de 30% d'habitations à loyer accessible dans tout programme immobilier, d'instaurer un plan de 150 000 logements sociaux par an, d'agir sur le coût du logement, de suspendre les expulsions locatives.

Du côté du Front de gauche, des propositions étayées, chiffrées, finançables sont mises au débat.

  • En Ile de France, la liste conduite par Pierre Laurent propose que la Région contribue à l'édification d'un «service public du logement et de l'habitat» par la création d'une agence régionale (sur le modèle du STIF pour les transports en commun), outil d’évaluation et de contrôle de l’utilisation des fonds publics, de la lutte contre les logements vétustes, insalubres et dangereux, d’aide à la gestion locative pour les petits propriétaires. Cette agence (constituée de représentants des collectivités, des organismes HLM, des partenaires sociaux, des locataires et leurs associations…) s’assurerait du respect des objectifs de création de logements sociaux (nb : moins de 3% à Neuilly ; 4,5% au Vésinet…).
  • Le triplement des moyens consacrés par la Région au logement et à la maîtrise publique du foncier avec l'objectif de 100 000 nouveaux logements par an dont une production de 50 000 logements sociaux principalement en petite couronne et sur Paris ; la concrétisation d’un dispositif d'aide à la garantie-caution pour les jeunes (non encore déployé par JP Huchon).
  • La déclaration de la Région « territoire hors expulsion », l'application de la loi de réquisition des logements vides et la suspension de l'ensemble des aides de la Région aux communes qui ne respectent pas la loi S.R.U (loi exigeant que le nombre de logements dits sociaux représentent 20% du parc locatif d’une commune).
  • Un programme de rénovation thermique de l'habitat et soutien aux initiatives d'habitat coopératif groupé et écologique.
  • Extension de la taxe sur les logements vacants (il en existe 300 000 en Ile de France) pour inciter les propriétaires réticents à remettre sur le marché des biens locatifs inoccupés depuis parfois plusieurs années. Cette loi a fait ses preuves. Là où elle existe, le taux de vacance tend à diminuer. On peut aussi imaginer mettre en place des dispositifs d’aides aux propriétaires de logements vacants, qui souhaitent les remettre sur le marché : aides aux travaux, aides financières et sécurisation pour le paiement des loyers…

Une partie du produit du « grand emprunt » pourrait être dévolue à ces financements. Un renforcement du 1% patronal, comme l’arrêt du « dévoiement » de l’utilisation du produit du Livret A par les banques pourrait aussi y participer…

Le Front de gauche refuse également la promotion par le gouvernement de la spéculation foncière autour des gares du « grand huit » dans le cadre du projet du Grand Paris (cf. déploiement d’ici 2020 d’un métro automatique reliant Roissy, Noisy, Orly, Versailles, Pleyel, soit dit en passant le seul élément palpable sorti des réflexions sur l’aménagement des territoires en Région Parisienne…).

A Saint Gratien, de nombreux habitants ou « futurs » habitants sont confrontés à la question du logement. Si notre commune respecte les quotas de logements sociaux (30% sur la ville), elle le doit notamment aux ensembles construits dans les années 70, au Forum, aux Raguenets, aux Marais. La municipalité a depuis réalisé quelques programmes sociaux et procédé à la réhabilitation sociale d'immeubles très dégradés. Nous nous sommes toujours prononcés en faveur de ces opérations.

Il n'en reste pas moins que de très nombreuses demandes de logements sont toujours en souffrance (environ 500). Le prix d'acquisition des logements et la cherté des loyers (de 600€ pour un F2 à plus de 1 000 pour un F3) contraignent des familles et de jeunes salariés qui auraient souhaité rester ou s'installer sur Saint Gratien à y renoncer. C'est une situation que nous dénonçons depuis des années.

Les effets collatéraux ne sont là aussi pas nuls : les soldes migratoires sur la population des moins de 6 ans est négatif, ce qui pourrait se traduire par des fermetures de classes maternelles à la rentrée 2010…

Localement, nous avons avancé l'idée que tous les nouveaux programmes immobiliers comprennent un pourcentage de logements accessibles et qu'une commission municipale de l'habitat soit mise en place pour étudier ces problèmes et arbitrer les décisions.

Le logement n’est pas une marchandise. Dans notre constitution, c’est un droit. Cette question nécessite de l’audace. Le gouvernement de N. Sarkozy a été «audacieux» pour le sauvetage des banques. Sur le dossier du logement, soyons plus audacieux encore !

Faites nous part de vos idées !

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