Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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A quoi servira un député Front de Gauche ?


Durant cette législature, les députés communistes et républicains ont formé avec ceux du Parti de gauche un groupe à l’Assemblée nationale. Ils publient aujourd’hui le bilan de leur activité.

S’ils représentaient seulement 3% des députés, ils ont tenu 10% du temps de parole. Ils ont présenté 194 propositions de lois sur des sujets aussi divers que le partage des richesses, le pouvoir d’achat, un service bancaire public, la fiscalité… Chacun de ces élus a déposé en moyenne 4 000 amendements. Ils ont interrogé 149 fois le gouvernement et été à l’initiative de 10 débats. Ils ont porté une « voix unique » sur le traité de Lisbonne, la guerre en Libye, les retraites, le mécanisme européen de stabilité…

Voici le bilan du travail de leur groupe qui détaille aussi leurs propositions alternatives en matière d’emploi, de salaires, de finances publiques, d’éducation, de culture… C’est une mine précieuse pour la campagne des législatives. Un-e député-e engagé-e pour un changement politique profond, pour porter « l’humain d’abord ! », ça fait toute la différence !

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Nous, on peut !

crise-grecque__diktat_2.jpgNous, on peut ! C’est le titre choisi par Jacques Généreux pour son précis d’économie politique à l’usage du simple citoyen. Prof à Sciences Po et secrétaire national du Parti de gauche, il affirme qu’il est possible de gouverner face aux crises, aux banques et à la pression financière. Il répond aux questions de la revue « Regards ». Extraits.

Regards.fr : La crise actuelle est-elle une crise du capitalisme comme les autres ou a- t-elle des origines nouvelles ?

Jacques Généreux : Toutes les crises du capitalisme ont deux sources : la surexploitation du travail et/ou les jeux spéculatifs. Nous subissons le résultat de 30 ans de mondialisation de l’économie caractérisés par la diminution de la rémunération du travail, la régression du pouvoir d’achat des travailleurs, la captation des profits par les revenus du capital, l’accumulation du patrimoine. Le capitalisme s’est enfermé dans un mode de croissance insoutenable. Comme la croissance est vitale au capitalisme, la méthode utilisée est, selon les pays, le recours à l’endettement privé ou public selon les pays. Les États-Unis ont beaucoup joué sur le surendettement des ménages, d’où la crise des subprimes ; d’autres pays ont augmenté leurs dépenses publiques.

L’élément de nouveauté est l’accentuation de la libéralisation de la finance ; au lieu de tirer les leçons des crises précédentes, des produits financiers les plus toxiques sont aujourd’hui autorisés.

Regards.fr : Livre après livre, vous insistez sur le fait que ce n’est pas au politique de prendre le pouvoir sur l’économie, mais aux peuples de reprendre le pouvoir sur leur gouvernement…

Jacques Généreux : Je mets au jour l’un des mythes fondamentaux qui a été véhiculé par les néolibéraux, mais aussi par une partie du mouvement altermondialiste : dans cette économie mondialisée, les gouvernements nationaux ne seraient plus armés pour contrôler l’économie. Ce diagnostic est faux. En réalité, les États ont toujours gouverné l’économie. Ce ne sont pas les Martiens qui ont libéré les innovations financières, qui ont laissé les banques de dépôt faire de la spéculation et retiré aux banques centrales leur pouvoir de soutenir la finance publique. Les territoires se sont retrouvés en compétition, une compétition bien utile aux néolibéraux pour briser les résistances sociales et syndicales.

Un État comme la France ne peut pas contrôler les mouvements de capitaux à ses frontières, ni les taux de change ; il est menotté par les traités européens. Mais les gouvernements se sont passés à eux-mêmes des menottes en plastique, elles peuvent donc être cassées à tout moment.

L’enjeu n’est pas que le politique reprenne le pouvoir sur l’économie mais de remettre le politique sous le contrôle des citoyens. Il faut casser ce système oligarchique qui fait qu’une minorité d’individus arrive à mobiliser à son seul avantage l’ensemble de la puissance publique. L’enjeu est une révolution démocratique.

Regards.fr : Comment feriez-vous concrètement pour remettre le pouvoir aux citoyens et renverser cette oligarchie de banquiers et de financiers ?

Jacques Généreux : Dès l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité de gauche résolue à rompre avec ce système, il faudra reprendre le contrôle de la finance. Il faut réinstaurer le contrôle des mouvements de capitaux à nos frontières et interdire les produits financiers purement spéculatifs. Les capitaux peuvent circuler librement s’ils ont une utilité économique et sociale. Les transactions financières autorisées doivent être fortement taxées. Ensuite, il faut renationaliser le financement de nos biens publics. Lorsqu’un État emprunte pour financer les biens publics, il doit avoir recours à son marché national ou au marché européen pour un pays de la zone euro. Il faut également rétablir un portefeuille minimal obligatoire de titres publics dans les comptes des grandes institutions financières, voire des grandes entreprises. Il s’agit de garantir le placement de la dette publique auprès d’institutions et de sécuriser les bilans des institutions et des grandes entreprises. Dans le même temps, le pouvoir est redonné à la Banque centrale pour concourir efficacement au financement des titres publics. Il s’agit de créer de la monnaie en contrepartie de cette dette publique et ce, dans des limites fixées par la loi.

Voici une panoplie de mesures de base qu’auraient pu mettre en place Georges Papandréou en arrivant au pouvoir en Grèce. S’il n’avait pas été lobotomisé par l’idéologie néolibérale, il aurait pu fermer le marché financier, suspendre tout règlement de la dette, et annoncer à ses créanciers qu’il ouvrait des négociations avec ceux qui acceptaient de le refinancer s’il en avait besoin. Contrairement à tout ce qui est dit, un État ne tombe jamais en faillite ! De plus, il a une armée pour imposer ses décisions. L’Union européenne n’a pas non plus pris les décisions nécessaires pour stopper ladite crise de la zone euro. Elle avait deux options : jouer la solidarité entre les dettes européennes ou demander, par traité, à la Banque centrale d’intervenir. La dramatisation de la crise grecque sert à créer un climat de peur et à imposer des politiques de rigueur dans tous les pays. On nous répète à longueur de temps que les gouvernements se réunissent pour rassurer les marchés financiers, on pensait que les gouvernements devaient s’occuper de leur population et de leur pays !

Regards.fr : Mais si de telles mesures sont mises en place. Quelles conséquences ? Capitaux, entreprises, diplômés : qu’ils s’en aillent tous ?

Jacques Généreux : C’est la grande peur des représailles qu’on agite en permanence : si vous taxez les plus riches, ils vont fuir avec leur argent. D’abord, il faudrait qu’ils partent avant l’arrivée au pouvoir d’un vrai gouvernement de gauche. Parce qu’il ne faut que quelques minutes pour instaurer les décrets nécessaires à l’interdiction des placements spéculatifs et taxer très fortement les transactions financières. Les capitaux pourront circuler s’ils contribuent au bon financement de l’économie réelle. En très peu de temps, il est possible de lever des légions d’inspecteurs pour contrôler ces transactions. En plus, ces capitaux accumulés ne servent à rien car ils ne sont plus investis dans l’industrie. Aux États-Unis, ce que les actionnaires pompent en dividende est supérieur aux apports de capitaux dans l’économie réelle. Si on fermait la bourse, les entreprises seraient plus riches. Quant aux managers, s’ils partent parce qu’ils gagnent 400 000 euros par an et bien bon débarras. La France est un pays qui regorge de diplômés et d’entrepreneurs ravis de vivre leur passion pour des salaires décents. L’interdiction de la spéculation nocive est aussi une façon de renverser les pouvoirs à l’intérieur des entreprises et les vrais entrepreneurs peuvent y être sensibles.

Pour les délocalisations, il s’agit souvent d’un processus long, nous avons donc largement le temps de mettre en place des instruments d’intervention publique pour les éviter. Nous pouvons rétablir les autorisations administratives de licenciement. Pour délocaliser, il faut déplacer du capital, la forte taxation peut être décourageante. Je pense que cela ne serait même pas nécessaire, parce que la France est un pays attractif pour les investisseurs : une main-d’oeuvre qualifiée et efficace, une administration sérieuse, des infrastructures de communication et de transport efficaces, des très bons systèmes éducatif et de santé.

Il faut aussi regarder le projet politique du Front de Gauche dans son ensemble. Je crois en une nouvelle politique de progrès humain, de reconversion de notre économie, de notre industrie, etc. Par ailleurs, la planification écologique peut engendrer un développement fabuleux d’activités, d’emplois, une croissance écologiquement soutenable qui fera bien plus que compenser d’éventuelles pertes d’activités traditionnelles et polluantes.

Regards.fr : Faut-il maintenant sortir de l’euro ?

Jacques Généreux : Tout ce que je raconte ne semble pas possible dans le cadre européen et bon nombre de personnes sérieuses prônent une sortie de l’euro. Il y a d’autres voies que le nationaliste, souvent néo-fasciste, ou l’abdication devant le néolibéralisme. Nous souhaitons rester dans le cadre européen au sein duquel il y a eu des apports importants en terme d’environnement, de sécurité, de développement économique, de progrès social, de biens publics. Nous sommes internationalistes et donc pour le renforcement de la coopération des peuples. Il y a une voie pour faire changer les choses dans l’Union européenne : la subversion en interne. On reste dedans et on désobéit de manière fort aimable et diplomatique : nous prévenons les autres gouvernements que conformément au mandat du peuple français, nous n’allons pas respecter un certain nombre de traités et de directives européennes. Est-ce qu’on risque des mesures de rétorsion ? Non, il existe de nombreuses conditions pour entrer dans l’Union européenne, mais aucune pour en être exclu. Si un seul pays décide de reprendre en partie le contrôle de sa banque centrale, s’il interdit certains produits financiers et s’il reprend le contrôle partiel des mouvements de capitaux, bref, s’il se met à l’abri de la spéculation, ça change tout pour la France et pour l’Europe. Les pays voisins verront que sans sortir de l’euro, sans faire de drame, on peut faire autrement pour régler la crise. Les Grecs, les Portugais, les Irlandais n’accepteront plus l’austérité et ils chasseront les gouvernements actuels. À partir de ce moment-là, c’est une révolution par le vote qui débouchera sur une vraie renégociation des traités européens et des directives.

Regards.fr : Sauf que la gauche de gauche ne décolle pas, elle ne cristallise pas encore les résistances dans les mouvements sociaux et la jeunesse indignée…

Jacques Généreux : Toutes les formes de militantisme n’ont pas vocation à se fondre dans la forme « parti ». Il s’agit maintenant de faire comprendre que le Front de Gauche constitue un débouché politique crédible aux mouvements sociaux.

Dans les périodes de crise, il y a un piège démocratique qui peut se refermer. Les classes populaires ont toutes les raisons de ne plus faire confiance à cette gauche qui les a trahies. La droite est décrédibilisée. L’abstention et le vote réactionnaire grandissent. La pire des situations serait que la gauche gagne mais sans volonté de rupture avec la finance et l’Europe libérale : une alternance politique mais sans alternative. Le pays s’enfoncerait dans de nouvelles formes d’inégalités qui conduiraient à des révoltes violentes. Si les électeurs français savaient ce qu’est l’offre alternative du Front de Gauche, il y aurait un résultat massif. Nous sommes engagés dans une course de vitesse.

g_n_reux.jpg« Nous, on peut ! », bref précis d’économie politique à l’usage du simple citoyen. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d’économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n’est pas une fatalité : c’est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu’ils veulent. Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s’affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l’Union européenne ou de l’euro.
Enfin, pour ceux qui n'auraient pas tout compris :
La dette pour les nuls

 

Le Sénat de gauche passe aux actes

s_nat.jpgDéclaration du groupe des sénateurs communistes, républicains et citoyens et des sénateurs du Parti de gauche

Dès maintenant le changement peut s’engager dans le nouveau Sénat.

Les groupes composant la majorité PS, CRC (communistes, républicains et citoyens), et radicaux de gauche proposent ensemble d’établir le principe de la scolarisation des enfants de moins de trois ans. Cette proposition sera adoptée dans les semaines à venir.

Dans le même temps, ils proposeront au Sénat d’adopter le principe du droit de vote des étrangers résidant en France aux élections locales.

Par ailleurs, le groupe CRC a déposé une proposition de loi d’abrogation de la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy, qui, rappelons le, a suscité une lame de fond portant la gauche au Sénat, et proposera à l’ensemble de la majorité de porter cette mesure attendue par les élus territoriaux.

Dans le cadre des débats budgétaires, ils s’attacheront, contre le projet d’austérité du gouvernement à faire prévaloir des mesures de justice fiscale.

Ensuite, ils demanderont que le sénat se prononce sur la reconnaissance des événements du 17 octobre 1961, qui, il y a cinquante ans, coûtèrent la vie à des centaines de personnes, victimes de la répression policière.

Le groupe CRC utilisera également son droit d’initiative pour proposer au Sénat d’adopter des mesures emblématiques, comme rétablir le principe de l’interdiction du travail du dimanche. Ils proposeront de donner les moyens financiers aux collectivités territoriales pour entretenir les voies de communication.

Ils soumettront au vote du Sénat l’interdiction des licenciements boursiers ainsi qu’un contrôle strict des conflits d’intérêts à tous les niveaux de la vie politique, la restitution à l’État des concessions d’autoroutes et l’interdiction des coupures de gaz et d’électricité durant la saison hivernale.

Enfin, et ce sujet est d’une grande actualité, ils exigeront à nouveau la taxation des actifs financiers pour améliorer en partie le financement des collectivités territoriales.

Paris le 12 octobre 2011

 

Place au peuple !

Rencontre des partenaires du Front de Gauche : « Place au peuple ! »

Les organisations fondatrices du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon.

Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique. Place au peuple !

Pour le Front de Gauche, Parti communiste français
Paris, le 24 juin 201
meeting-front-de-gauche-29-juin.jpg .

 

2012 : Demandez le programme !

« L’humain d’abord » : le programme populaire partagé du Front de Gauche

Il est beau, il est tout chaud, il est à vous, c'est le "programme partagé" qui est mis par le Front de Gauche au menu des échéances 2012.

A lire, à faire lire et à partager sans modération : document en annexe

Mercredi 1er juin, le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont mis d’accord sur le programme populaire partagé que portera leur candidat commun en 2012.

« L’humain d’abord.» Tel est l’intitulé du programme populaire partagé et élaboré par les trois partis politiques du Front de Gauche, le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire. Après la tenue de multiples forums à thèmes à travers toute la France, les propositions de ce programme constituent la synthèse de ce qui fait accord entre les trois formations.

Pour Francis Parny, dirigeant national du PCF, « c’est un bon programme » qui, non seulement, « s’inscrit en rupture avec la politique libérale de Nicolas Sarkozy » mais, à la différence d’autres forces à gauche comme le PS ou Europe Écologie-les Verts, « se donne les objectifs et les moyens politiques d’une véritable alternative de changement ». Avec le rétablissement des 35 heures, la retraite à 60 ans, le smic brut à 1 600 euros, l’instauration d’une échelle des salaires de 1 à 20 par entreprise… « Les questions sociales » sont au cœur de ce projet, explique Francis Parny qui poursuit : « En se donnant pour objectif de reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, nous nous donnons les moyens de notre projet politique. » Ce que confirme François Delapierre, responsable du Parti de gauche : « Avec ce programme, nous donnons un horizon gouvernemental aux luttes sociales et écologiques qui se heurtent aujourd’hui aux logiques libérales. » Ainsi, ce programme propose « un pôle public financier » pour favoriser l’investissement et l’emploi, une réforme de la fiscalité qui augmente la participation du capital et des revenus financiers à l’effort national, une redéfinition du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) qui abonderait « un fonds de développement social, solidaire et écologique européen ». Ce dernier aspect indiquant que le Front de Gauche, comme le précise son programme, entend « s’affranchir du traité de Lisbonne » pour changer le cœur de la construction européenne. Pour en finir, en quelque sorte, avec la concurrence libre et non faussée.

Autre aspect innovant, la planification écologique. Le Front de Gauche préconise la mise en place d’un « plan de transition écologique réintroduisant la maîtrise publique de l’énergie et promouvant des investissements publics conditionnés aux critères écologiques, sociaux et démocratiques ». Et sur le nucléaire ? Il n’y a pas d’accord, si ce n’est sur la nécessité d’un débat public portant sur les alternatives. Débat que le Front de Gauche propose de clôturer par un référendum. Enfin, comme le dit Alain Faradji, de la Gauche unitaire, « la souveraineté populaire est centrale dans ce projet » avec, par exemple, la convocation d’une assemblée constituante pour une VIe République qui « élargirait la démocratie des lieux de travail aux institutions », le rétablissement de la proportionnelle aux élections et l’abrogation de la réforme territoriale.

Pour les formations du Front de Gauche, ce programme, qui sera porté par les candidats communs à la présidentielle et aux législatives de 2012, est soumis au débat et, selon les auteurs, à l’enrichissement des citoyens.

Des ateliers législatifs seront mis en place pour transformer chacune des mesures préconisées en autant de propositions de loi.

Article paru dans l’Humanité

Retrouvez en annexe de cet article le document du « Programme populaire et partagé ». Logos_Front-de-Gauche.jpg

 

Présidentielles et législatives 2012 : demandez le programme !

« Putain, encore un an ... » titrait l’Humanité de vendredi 6 mai….

« Et alors ? On pleure ? On dit "p…, encore dix mois", "p…, encore neuf mois"... et on laisse passer ? C'est quoi, vos propositions ? Pourquoi a-t-on supporté Sarkozy et ses réformes désastreuses ? Parce qu'on a une gauche incapable ! P.. , encore un an à attendre que DSK vienne nous sauver ? Ou y a -t- il autre chose d'envisageable ? Et quoi ? » nous interpelle en retour un lecteur du blog…

Voici quelques éléments de réponse.

Le Parti communiste français a mis au pot commun du Front de Gauche, alliance réunissant le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire, ses réflexions programmatiques.
Pour une gauche de gauche.

Jugez sur pièces en ouvrant l'annexe de ce billet.

Ce document est en 6 parties, dont voici les titres :

  • Droits sociaux et partage des richesses
  • Une République solidaire et fraternelle
  • Reprendre le pouvoir sur l'argent ; la planification écologique pour un nouveau mode de développement humain et durable
  • Convoquer l'assemblée constituante de la VIe République, le pouvoir au peuple
  • S'affranchir du carcan du traité de Lisbonne pour construire une autre Europe
  • Changer le cours de la mondialisation : une politique internationale de paix et de coopération

Vos réactions sont les bienvenues, car comme le clame une affiche du PCF : « Sans vous, rien ne se fera ! »
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Ce que la gauche devra faire

cahier.jpgLe Front de Gauche, constitué du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire, est né en 2008 et a déjà vécu trois étapes électorales. Lors des dernières cantonales, cette alliance a réalisé 9% des voix et représente désormais un espoir à gauche puisqu’elle est ainsi devenu la deuxième force à gauche, en voix et en sièges et la seule à progresser depuis les élections régionales. C’est un événement considérable que nous entendons amplifier à l’avenir. Le Front de Gauche se prépare à présent au « baptême du feu » que va constituer l’élection présidentielle de mars 2012.

Aujourd’hui, la confiance des citoyens dans la capacité des élus à résoudre les problèmes se dégrade. Un nombre croissant de nos concitoyens ne se retrouve plus dans la vie politique : abstention massive, progression des idées du Front national... en sont les signes majeurs. Pour autant, les Français ne se désintéressent pas de la politique. Ils ont participé activement au mouvement contre la réforme des retraites à l’automne dernier. Ils rejettent la casse industrielle, la crise du logement, l’accroissement des inégalités, la destruction des services publics et aspirent à se débarrasser de Sarkozy, que tout le monde donne battu en 2012. Ils débattent des hausses de prix, des révoltes dans les pays arabes, défendent les valeurs du « vivre ensemble »… La gauche a bien un défi à relever. Elle semble pour l’instant incapable de susciter un élan face au rejet du pouvoir sarkozyste. Elle ne porte pas de projet alternatif crédible, elle ne peut rassembler et est donc insuffisamment forte pour gagner. C’est du moins l’image qu’elle donne aux Français.

Aux prochaines présidentielles, le Front de Gauche, lui aussi, doit affronter une échéance électorale difficile car personnalisée à l’extrême. Le PCF estime que l’enjeu ne doit pas se résumer à un choix de candidatures mais essentiellement porter sur un projet capable de rassembler. La voie qui a été choisie pour l’écrire est une co-élaboration avec les citoyens pour leur redonner le goût de la vie politique. Le Front de Gauche travaille à son « programme populaire et partagé ». Réunions, rencontres, écrits.. ont contribué à cette élaboration commune.

Le PCF, quant à lui, fait aujourd’hui une première synthèse des contributions qu’il a collectées par le biais de « cahiers citoyens ». Il en ressort une forte demande de changement : emploi, pouvoir d’achat, logement, retraite, santé sont au centre des débats. Une demande importante également de services publics aptes à garantir des biens communs tels que l’eau, les transports, l’énergie, l’éducation… aujourd’hui transformés en marchandises. Émerge aussi l’urgence d’une nouvelle République, permettant de réelles démocratie et participation, ainsi que la nécessité de maîtriser les grandes institutions financières. Le rôle néfaste du capitalisme en matière d’écologie est souligné.
L'intégralité de cette synthèse vous est proposée ici.

Un tout prochain billet reviendra sur le document envoyé par le PCF à ses partenaires du Front de Gauche, document qui reprend l’essentiel de ses propositions.

 

Le Front de Gauche prépare 2012

Les trois composantes du Front de Gauche, le PCF, le Parti de gauche et Gauche unitaire viennent de rendre public un texte qui définit les orientations de leur rassemblement pour les élections de 2012.

« Notre pays et notre peuple, rappelle le texte, comme ceux de l'Europe et du Monde, subissent de plein fouet les effets de la crise capitaliste. Face à la crise, la cupidité des marchés financiers et des gros actionnaires est de plus en plus insupportable. De l’autre côté de la Méditerranée comme en France, le Front de Gauche est aux côtés de ceux qui combattent pour un monde meilleur et résistent à cette politique. » Mais Le Front de Gauche ambitionne davantage et veut proposer « une alternative aux politiques libérales et sociales libérales menées en France ces dernières années. »

« Nous ne voulons pas nous contenter d'une simple alternance, telle qu'elle est mise en œuvre par la sociale démocratie en Europe, qui se contente d'accompagner le libéralisme », affirment les trois organisations.

Le Front de Gauche souhaite développer la logique de rassemblement qu’il porte, l'enraciner partout dans le pays, s’ouvrir à toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à sa démarche dans le prolongement de leur engagement citoyen, syndical ou associatif.

Pour élaborer son « programme populaire et partagé », le Front de Gauche a ouvert un processus pour, au travers d'une multitude d'initiatives à travers le pays, permettre de construire à des dizaines de milliers de mains le contenu des grandes réformes qu’un gouvernement de gauche devra engager.

Le Front de Gauche affirme vouloir « une autre répartition des richesses » et « récupérer les 195 milliards qui sont partis des poches du travail vers ceux du capital ! » Il propose l’instauration d’un salaire et d’un revenu maximum, et le SMIC à 1600 euros net. L’argent sera orienté vers des objectifs de justice, de solidarité, d’emploi, de formation avec, à cette fin, la mise en place d’un pôle financier public.

Le Front de Gauche adoptera son programme populaire et partagé au printemps et c’est sur la base de ce programme qu'il désignera ses candidatures. Il montre dès aujourd’hui le cadre de la campagne qu’il entend mener pour les élections de 2012 :

« Notre volonté est de construire une victoire aboutissant à l’élection d’un président de gauche et d’une majorité de gauche au parlement permettant de former le gouvernement de transformation sociale, écologique et démocratique qui prendra immédiatement les mesures de ruptures concrètes avec le libéralisme et le productivisme dont notre pays a besoin. A l’inverse, qu’on ne compte pas sur le Front de Gauche pour appliquer une politique qui ferait encore payer aux salariés et aux classes populaires la crise du capitalisme.

Avec les échéances de 2012, nous voulons donner à voir une autre façon de faire de la politique, et pour cela animer des campagnes résolument collectives, en menant de front les échéances présidentielles et législatives.

L'élection présidentielle, dont nous combattons le principe, est conçue pour bipolariser la vie politique, et marginaliser les projets réellement alternatifs dans le débat politique. En minimisant les élections législatives, et donc le rôle du Parlement, en privilégiant le choix d'un seul homme ou d'une seule femme et en personnalisant ce débat à outrance, elle dénature la démocratie. Nous allons rompre avec cette manière de concevoir le débat politique, qui éloigne le peuple de l'engagement politique nécessaire.

Nous allons « subvertir » la logique présidentielle de la 5ème République en menant de front, élections présidentielles et législatives. Le Front de Gauche aura plus de 1200 candidats, un ou une candidate à la présidentielle tout autant que nos candidat-e-s titulaires et suppléants aux législatives. »

Retrouvez en annexe le texte complet publié par les trois organisations du Front de Gauche le 31 mars 2011.
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Rencontre au sommet du Front de Gauche

votez.jpgAprès sa rencontre au sommet, le « Front de Gauche » appelle les citoyennes et citoyens à reprendre la parole à l’occasion des élections cantonales et annonce une campagne commune contre le pacte de compétitivité européen !

Des délégations du PCF, Gauche Unitaire et Parti de Gauche conduites respectivement par Pierre Laurent, Christian Picquet et Martine Billard/Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrées lundi 7 mars au siège du PCF.
Cette réunion « au sommet » du Front de Gauche a permis de faire un point d’étape du processus engagé par le Front de Gauche en vue des élections présidentielles et législatives.

Entamée depuis plusieurs semaines, l’élaboration des textes cadres stratégique et programmatique a suffisamment bien avancé pour que les trois formations envisagent de les finaliser lors de leur prochaine réunion décidée le 31 mars. Et en tout état de cause avant les conseils nationaux des trois mouvements qui auront lieu début avril. Rappelons que ces textes communs, accompagnés ultérieurement d’un accord plus précis sur les législatives, constitueront non seulement la base de l’accord du Front de Gauche mais aussi de ceux possibles avec les formations de l’Autre gauche. Il a également été question de l’élargissement citoyen du Front de Gauche. Le Parti de Gauche a, notamment, rappelé sa volonté de voir se développer des structures de base qui, quel que soit leur nom, permettront à tous ceux qui sont intéressés par la réussite de notre démarche d’y participer sans pour autant adhérer à l’un des partis qui la composent. Dans le même objectif, nous avons également dit notre volonté de voir émerger de nombreux Front de Gauche thématiques comme celui de la jeunesse ou des féministes.

Les trois mouvements ont aussi décidé de lancer une campagne contre le pacte de compétitivité européen. Cette campagne s’inscrit dans leur opposition maintenue à l’application du Traité de Lisbonne, dont on retrouve le crédo libéral dans ce pacte. Elle prendra la forme d’un tract du Front de Gauche et vraisemblablement d’un meeting début mai.

Enfin une large part de la réunion a été consacrée à la situation politique et aux cantonales. Tous ont souligné les progrès et le dynamisme du Front de Gauche sur le terrain comme le prouvent ses 1660 candidats répertoriés (sur 1976). Mieux dans la moitié de ces cantons, le Front de Gauche s’est élargi à des forces de l’Autre gauche. Ce rassemblement grandissant depuis les Européennes et les Régionales, ira même jusqu’au NPA dans un quart des cantons, preuve du besoin d’unité de l’autre gauche à la base. Lors de la conférence de presse qui a suivi au « Mécano Bar », les représentants des trois formations ont exprimé un point de vue identique tant sur le contexte politique que sur l’importance d’un scrutin dont le gouvernement cherche à atténuer la portée nationale et la sanction qui va lui être infligée. Ils ont dénoncé de récents sondages « attrape-nigauds » qui lui facilitent le travail en « zappant » les cantonales au profit d’un premier tour de la présidentielle dont on ne connaît quasiment aucun des candidat-e-s et qui n’aura lieu que dans 14 mois ! Cette façon « toc et choc » de jouer avec la politique a pour objet de vendre du papier mais aussi de manipuler l’opinion ! En réalité, Marine le Pen joue le rôle de « l’idiot utile du capitalisme » et la caution du bi-partisme.

Le Front de Gauche a rappelé en substance que le suffrage universel est la seule consultation qui vaille ! C’est lui, et lui seul, qui, le 20 et 27 mars, donnera la réalité du rapport de force politique en France. Le vote Front de Gauche entend y démontrer sa progression. Il en a les moyens parce qu’il est à la fois la meilleure manière d’adresser un carton rouge à la politique de Sarkozy et de proposer une véritable alternative au système capitaliste et aux modèles productivistes.

C’est pourquoi ses principaux responsables vont encore accentuer leur mobilisation dans les deux dernières semaines auprès de leurs militants déjà engagés depuis des mois sur le terrain notamment à travers de nombreux meetings unitaires. Jean-Luc Mélenchon a rappelé l’objectif d’un score à deux chiffres.

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Le FMI de DSK

Le FMI et son directeur DSK, vu par le Parti de gauche ( extraits d’un article de Sacha Tognolli, responsable du réseau jeunes du Parti de gauche)

Le FMI est une organisation internationale vouée à organiser le démantèlement de l’État et à prescrire des traitements de choc aux pays qui refusent le culte de la main invisible du marché?!

Venons-en plus particulièrement à l’action du FMI depuis que DSK en est le directeur. Si on se souvient de son action récente et désastreuse pour le peuple grec, les médias se font peu l’écho des ravages du FMI en Europe de l’Est. En 2008 et 2009, celui-ci est intervenu dans cinq pays européens?: la Hongrie, la Lettonie, l’Ukraine, la Roumanie et la Serbie. Bafouant la souveraineté populaire, le FMI est seul maître à bord. C’est lui qui propose les mesures d’austérité et qui en contrôle l’application. Avec toujours les mêmes remèdes libéraux?: réduction des dépenses publiques, baisses drastiques des salaires des fonctionnaires, suppressions de postes de fonctionnaires, augmentation de la TVA, privatisation des services publics, hausse des loyers… et la liste est loin d’être exhaustive?!

Et le résultat?? Toujours le même?! Cette politique de contraction économique provoque des crises sans précédent dans tous ces pays. Ainsi, en Lettonie, l’ampleur de la dépression dépasse celle des États-Unis en 1929?! Avec l’appui des gouvernements sociaux-démocrates et conservateurs, le FMI a donc décidé de faire payer aux peuples la crise que le capitalisme financiarisé a provoquée.
L’exemple de la politique de Sarkozy est édifiant?: bouclier fiscal, aucun coup de pouce pour le smic, fin de la retraite à soixante ans, suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux, privatisations d’EDF-GDF et de La Poste, et prochainement suppression de l’ISF.
Voyez-vous une différence entre la politique menée par le FMI de DSK et celle de Sarkozy sur le plan économique et social?? Aucune, bien entendu, si ce n’est que ce qu’orchestre le maître de la finance internationale est bien plus brutal que ce que fait notre président.
Imaginez un instant la scène en 2012 : lorsque le Front de Gauche s’attaquera au bilan de Sarkozy, ce dernier pourra toujours répondre?: «Mais c’est moins pire que le bilan de Strauss-Kahn?!» On entend déjà la parade de ses soutiens ?: «Ce qu’a fait DSK partout en Europe hier, ce n’est pas ce qu’il fera en France demain.»
On est donc averti du double jeu auquel vont se livrer les deux candidats. D’une part, Nicolas Sarkozy promet sur la scène internationale de «moraliser le capitalisme» et s’attaque aux droits des travailleurs une fois revenu sur le territoire national. D’autre part, DSK affame les peuples de toute l’Europe mais promettrait l’inverse pour la France…

Un petit détail?: DSK a déjà parlé de ce qu’il proposait pour la France. Une seule fois, c’était le 20 mai, sur France 2. Et que nous a-t-il promis?? De mettre fin au «dogme » de la retraite à soixante ans. Voter Strauss-Kahn, ce sera bientôt enterrer la gauche en France !
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Dessin piqué sur les blogs du Monde

 

Victoire pour les salariés de Val Horizon

Communiqué du Parti de Gauche

Le Parti de Gauche tient à féliciter les salariés de Val Horizon, qui ont réussi, grâce à leur détermination et leur solidarité, à obtenir en partie satisfaction sur leurs revendications.

Ils ont gagné le respect et retrouvé leur dignité face à une direction qui ne montrait que du mépris et des intimidations.

  • 20 intérimaires vont obtenir un CDI d’ici juin 2011, puis il y aura un plan d’intégration des intérimaires.
  • Hausse des salaires de 2 % au 1er mars 2011.
  • La prise en charge, par l’entreprise, de la mutuelle va passer à 50 % le 1er mars, puis à 70 % le 1er janvier 2012.
  • Prime de 250 € net
  • Mise en place d’élections professionnelles dans l’entreprise en mai 2011.
  • Réunion d’évaluation de cet accord avant fin décembre 2011.

La lutte a payé.

Le Parti de Gauche restera vigilant et veillera que les communes qui devront bientôt renouveler le contrat concernant le ramassage des ordures vérifient que l’entreprise respecte les droits des salariés. Les fonds publics ne doivent pas servir à exploiter les travailleurs.

Pour le Parti de Gauche 95, les secrétaires : Audrey Galland et Patrice Lavaud

Retrouvez en annexe le tract de soutien du PCF, PG, NPA et Fédération, à la lutte des salariés de Val Horizon.

 

Quelles perspectives pour le Front de Gauche en 2012 ? (9)

La campagne pour les élections présidentielles de 2012 a incontestablement commencé dans notre pays. Le temps est venu pour le Front de Gauche aussi de se préparer à cette échéance.
Nous souhaitons que ce blog participe au débat. Nous publierons quelques textes qui devraient susciter des commentaires et enrichir la discussion. Rappelons aussi que notre site vous propose de mettre en ligne des textes plus longs sous forme de billets. Lecteurs, à vos plumes !

Gauche unitaire tient son premier Congrès
Gauche unitaire est la troisième composante du Front de Gauche avec le PCF et le Parti de gauche. Toute jeune formation, elle s’est formée suite à une scission au sein du NPA.
Ces 4, 5 et 6 février, se tient le premier Congrès national de Gauche unitaire. Nous publions ici un article de son responsable, Christian Picquet, sur la construction du Front de Gauche.

(…) À l’ouverture de nos assises, notre mouvement fête, à peu de jours près, son deuxième anniversaire. Il n’est pas rare, à ce propos, que des amis, des camarades appartenant à d’autres composantes du Front de Gauche ou inorganisés m’interrogent : qu’est donc cette Gauche unitaire, nouvelle venue sur le théâtre politique hexagonal, quelle peut bien être son rôle alors que la fragmentation des forces d’alternative est déjà si importante ? (…)

Lorsque, en mars 2009, à quelques responsables de l’ex-Ligue communiste révolutionnaire, nous avons choisi de ne pas accepter l’enfermement du Nouveau Parti anticapitaliste dans une logique sectaire et gauchiste pour nous insérer dans le Front de Gauche, c’est que nous considérions que cette dernière construction, pour embryonnaire et balbutiante qu’elle ait alors été, pouvait seule initier un processus de recomposition en profondeur de la gauche.

(…) Portant sur cette base la perspective à terme d’un nouveau parti qui - à la manière d’un Die Linke en Allemagne - regrouperait l’ensemble des courants refusant de se résigner au grand désordre capitaliste, nous nous définissions en ces termes : « Gauche unitaire est née de ce contexte général et, plus particulièrement, de la conviction qu’il ne fallait sous aucun prétexte gâcher une nouvelle opportunité de changer la donne à gauche, de faire confluer des cultures et des traditions différentes dans une affirmation commune d’une politique de rupture anticapitaliste.»

(…) GU aura joué son rôle – un rôle qu’il faut évidemment apprécié au regard de ses forces limitées – dans la pérennisation du Front de Gauche, sa stabilisation, le dégagement à chaque étape de l’expérience commune permettant d’avancer sur le long terme.

Sans doute, les rythmes se sont-ils révélés plus longs encore que nous ne l’imaginions. Les turbulences ont, à plusieurs reprises, secoué fortement l’embarcation. Il y eut des « retards à l’allumage », voire des incapacités à réagir à l’exacte hauteur d’événements aussi essentiels que la dernière mobilisation sur les retraites. À divers moments, les flottements dans la manière d’appréhender la conjoncture, la stratégie ou la visée de long terme n’ont pas été sans conséquences, nous n’avons pas hésité à le dire publiquement lorsqu’il le fallait. Il n’empêche ! Le Front de Gauche est devenu la troisième composante de la gauche, en situation (souhaitons-le) d’aborder uni la séquence électorale de 2012. Et nous avons pris notre part à ce résultat…

Évidemment, rien n’est jamais acquis. En l’occurrence, le Front de Gauche, s’il veut être autre chose que la construction un peu hésitante qu’il a pu parfois semblé être, s’il veut surtout dépasser son caractère de cartel essentiellement électoral, doit relever un défi majeur : la crise historique de la gauche et du mouvement ouvrier.

C’est l’avenir de la gauche qui se joue.

Face à la tempête qu’a déclenchée le nouveau mode d’accumulation du capital, à la crise de civilisation qu’elle engendre et menace l’humanité des pires catastrophes, à la délégitimation qui frappe le modèle libéral, à la colère qui s’empare des peuples confrontés à des régressions sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, la gauche a révélé un total décalage. Sa composante dominante, la social-démocratie, parce que sa dynamique de renoncement lui a interdit de profiter de la crise du capitalisme, au point de la faire entrer dans une spirale d’échecs dans toute l’Europe, et au-delà. Les forces de transformation dès lors que, nulle part, du moins à cette étape, elles n’ont pu ou su incarner une alternative crédible.

La France est, à son tour, menacée de phénomènes similaires, avec la très possible désignation de « DSK » comme candidat du PS, avec une incapacité régulièrement avérée des sommets de la rue de Solferino à s’extraire de la spirale perdante du social-libéralisme (et ce, quel que soit son candidat à la prochaine présidentielle), et avec la remontée - simultanée et inquiétante - d’un Front national surfant sur les souffrances du peuple. Au prix, infiniment probable, d’une crise majeure de la gauche et, sans doute, d’une série de reclassements en son sein, qui n’épargneront ni le Parti socialiste, ni Europe écologie-Les Verts. Moins que jamais, dans ce cadre, le Front de Gauche ne doit se claquemurer dans l’incantation, ni limiter son champ d’intervention à la « petite gauche ».

Il doit, au contraire, devenir une force utile à la réflexion sur l’avenir même de la gauche, apparaître comme l’aile marchante de cette dernière. Dit autrement, sauf à se voir emporté par la tentation du « moindre mal » (qui, si elle s’empare d’un peuple de gauche effrayé de la possible reconduction de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, peut vite devenir la voie la plus rapide vers une dislocation à l’italienne), il lui faut se porter aux avant-postes de la bataille pour battre la droite, dessiner l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement décidés à affronter les intérêts dominants, répondre à l’aspiration unitaire que traduisit le dernier mouvement social et se faire, à cette fin, candidat au rassemblement des forces vives de la gauche autour de la politique pouvant le mieux assurer la défaite de l’UMP… sur le fond et dans la durée. C’est ainsi, en répondant à une question vitale, « qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui ? », que le Front de Gauche pourra, d’un même mouvement, se tourner vers le cœur de la gauche, interpeller les autres composantes de la gauche et leurs militants, poursuivre sa tâche d’enracinement et d’élargissement (en direction notamment des acteurs du mouvement social), et répondre à l’échéance de 2012. (…)

lire l'article complet
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Solidarité : Le Front de Gauche récolte près de 6000 € pour les salariés grévistes

Le Front de Gauche a organisé ce week-end dans toute la France des collectes en faveur des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites.
Samedi, devant le centre Beaubourg, la solidarité s'était bel et bien donné rendez-vous. Plusieurs centaines de militants du PCF, du Parti de gauche et de Gauche Unitaire ont en effet récolté 5912 euros en seulement deux heures de temps ! Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet en ont profité pour rappeler le soutien indéfectible du Front de Gauche à la mobilisation sociale contre la réforme Woerth/Sarkozy.
Cette somme obtenue symbolise bien le soutien populaire dont bénéficient toujours les grévistes quoi qu'en dise la propagande gouvernementale. Les sommes récoltées seront notamment versées en Ile de France aux intersyndicales de la raffinerie de Grandpuits et du centre de traitement et de déchets de la porte d'Ivry.
Les collectes vont se multiplier, partout en France pour soutenir les salariés grévistes des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites. La solidarité est une arme efficace à la disposition du mouvement social pour faire plier le pouvoir sur cette réforme. Utilisons-la sans modération.
Front de Gauche
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Les manifestations de lycéens dans le Val d’Oise

Les manifestations lycéennes dans le Val d’Oise ont suscité des réactions bien différentes. Le PCF du 95 a condamné le caractère disproportionné des interventions policières, de même que le Parti de Gauche. Retrouvez ci-dessous leurs communiqués relatifs à ces événements.

Communiqué du PCF 95
Les provocations du gouvernement illustrent un mépris profond pour les jeunes.
Suiite aux nombreux incidents qui se sont déroulés dans notre département lors des manifestations lycéennes, le PCF condamne l’utilisation de la force de façon disproportionnée (utilisation abusive du flash-ball, recours systématique aux gaz lacrymogènes, interpellation de nombreux animateurs du mouvement...). Cela ne permet pas de rendre le climat serein. Il est en effet légitime que les jeunes se mobilisent sur la question des retraites puisque le gouvernement ne cesse d’affirmer que l’objectif du projet est de pérenniser le système existant pour les générations futures. Les lycéens et les étudiants ont pris connaissance des mesures roposées et ont jugé, par eux mêmes, qu’elles étaient injustes et inefficaces. Le gouvernement ne voit dans cet ngagement de la jeunesse que manipulation et incompréhension.
Le mépris affiché à l’égard de toute une génération est purement scandaleux.
Comment peut-on juger les lycéens incapables de comprendre le projet et leur interdire quasiment d’assumer leur citoyenneté, en manifestant par exemple, et dans un même temps les rendre pénalement responsables à 13 ans comme le préconise Monsieur Sarkozy ?
La Fédération du PCF a écrit au Préfet pour qu’il vérifie comment les interventions policières se sont déroulées, pour qu’il appelle les forces de l’ordre à plus de retenue face aux lycéens et qu’il fasse annuler toutes les poursuites judiciaires contre les animateurs de ces mouvements.
La jeunesse n’est pas coupable, c’est le gouvernement qui, avec son refus de négocier, est le seul responsable de cette situation.

(voir article sur VONews http://www.vonews.fr/article_11142 )

Manifs lycéennes : La répression policière provoque l’indignation du Parti de Gauche 95
Les arrestations et les violences en marge des manifestations contre la réforme des retraites, laissent un goût amer au Parti de gauche du Val d’Oise. Ils trouvent les méthodes des forces de l’ordre « excessives et dénuées de sens. » Taxé d’autoritarisme, Nicolas Sarkozy est directement pointé du doigt. « Sa seule réponse est d’envoyer sa police Robokop contre la jeunesse. Tirs de flash-ball et lancement de gaz lacrymogènes se multiplient face à des lycéens qui sont majoritairement pacifiques » explique le PG dans un communiqué. Dès lors, le parti politique exige la levée des sanctions judiciaires à l’égard des lycéens, au nom de la liberté d’expression. « Le pouvoir tente d’effrayer la jeunesse… ajoute Patrice Lavaud, au nom du Parti de Gauche 95. Nous avons dans le Val d'Oise des lycéens blessés par des tirs de flash-ball. La jeunesse a le droit à la parole, Monsieur Sarkozy ! Ne l'oubliez pas ! »

(article paru sur VONews : http://www.vonews.fr/article_11207)

Les maires d’Argenteuil et de Saint Gratien ont eux aussi un avis tout à fait opposé vis à vis de ces journées. Le socialiste Philippe Doucet « désapprouve l’utilisation disproportionnée de la force publique » alors que J. Eustache considère qu’il est « totalement irresponsable de la part de partis politiques comme de syndicats d’appeler les lycéens à manifester de manière spontanée. »

(Voir la réaction des maires : http://www.vonews.fr/article_11087)

A Argenteuil enfin, professeurs et personnels du lycée Jean Jaurès ont déploré la charge des forces de l’ordre qui a occasionné des blessés alors que les élèves manifestaient tout à fait pacifiquement. Retrouvez en annexe le texte complet relatant les événements du jeudi 14 octobre à Argenteuil.

 

7 septembre 2010, une mobilisation qui va compter

_534_.jpgPour Paris, manifestation pour dire non à la réforme des retraites du gouvernement à 14h de République à Nation, par Bastille.

En dévoilant son projet de réforme des retraites à quelques jours des congés d’été et en détournant l’attention sur des questions sécuritaires, le gouvernement espérait faire l’économie de la mobilisation sociale contre une réforme brutale, injuste et qui ne résoudra pas la question de l’avenir du système par répartition.
Loin de s’éteindre, la mobilisation syndicale durant tout l’été a permis de préparer ce qui s’annonce comme une rentrée sociale inédite.
Pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales appellent ensemble à une grande journée de grèves et de manifestations aujourd’hui.
Le PCF appelle tous les hommes et toutes les femmes à se mobiliser, aujourd’hui et tout au long du débat parlementaire pour montrer leur détermination à refuser cette réforme que l’on tente de nous imposer par tous les moyens. Ensemble et aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter ce projet et à défendre une alternative crédible et juste.
A 11h ce jour, Pierre Laurent, accompagné de militant-e-s et élu-e-s communistes se rendront devant l’Assemblée nationale pour remettre les 100 000 pétitions « Pour une réforme des retraites juste et efficace, une proposition de loi alternative », soutenant la proposition de loi déposée par les député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche.
Infos Cidefil

 

Des nouvelles du Front …

_520_.jpgLe Front de Gauche met en place son plan de travail et annonce des initiatives.
L’analyse faite par les composantes du Front de Gauche lors de son « sommet » de juin est plus que jamais d’actualité. Chaque jour qui passe délégitime en effet un peu plus la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. La droite au pouvoir est plongée dans une crise politique profonde, qui révèle sa collusion avec les puissances financières. Il faut les empêcher de toute destruction nouvelle des droits sociaux et démocratiques.
Etre au cœur des mobilisations notamment sur la question des retraites mais aussi en préparant une véritable alternative de gauche à la politique du gouvernement et du MEDEF : voilà ce que le Front de Gauche entend poursuivre en inscrivant son action dans les luttes et dans les échéances électorales à venir.
Le comité de liaison permanent s’est réuni déjà deux fois à cet effet pour mettre en place le plan de travail conçu lors de ce sommet.
Il a d’abord décidé de coordonner des initiatives de soutien aux nombreuses et diverses luttes menées dans le pays. Il lance notamment à partir du 13 juillet une pétition demandant le retrait du projet de loi gouvernemental sur les retraites et appuyant le projet alternatif soutenu par le Front de Gauche et déposé par les parlementaires du PCF et du Parti de gauche.
Il sera de tous les rassemblements unitaires initiés partout en France sur la base du retrait du projet gouvernemental, par les syndicats ou les organisations démocratiques en juillet, en août et à la rentrée. Il a appelé notamment à se joindre aux rassemblements unitaires appelés par les organisations syndicales le 13 juillet.
Le Front de Gauche réaffirme également son combat pour « bousculer » la donne à gauche. Il entend rassembler dans le pays une nouvelle majorité à gauche sur la base d’un programme de gouvernement en rupture avec la logique dominante d’un système capitaliste et des modèles productivistes dont la crise actuelle ne fait que confirmer le nécessaire dépassement.
Dans cette optique, à la Fête de l’Humanité, le Front de Gauche lancera un processus d’élaboration d’un « projet partagé » au travers d’initiatives multiples locales et nationales. Ce processus permettra de forger un programme ambitieux pour notre pays, pour son rôle dans le monde, et tourné vers la satisfaction des besoins humains et non de ceux de la finance.
Dans la même optique il annonce l’organisation de plusieurs débats publics à commencer par :

  • La refonte de nos institutions pour mettre fin à la monarchie présidentielle et à la personnalisation de la Vème République ;
  • Les solutions à mettre en œuvre pour dépasser la crise européenne, refuser les plans d’austérité et l’utilisation de l’argent tel que la conçoivent les mentors de cette Europe libérale.

Ce chantier, le Front de Gauche entend largement l’ouvrir tant nationalement que localement aux formations politiques désireuses de s’associer à cette démarche, mais aussi à toutes les citoyennes et les citoyens, en particulier les militantes et militants syndicaux et associatifs qui s’investissent dans la même recherche d’une société qui refuse la mise aux normes économiques de rentabilité de toute activité humaine, pour lui substituer des valeurs d’égalité, de solidarité et d’humanisme qui sont le véritable patrimoine de la gauche dans notre pays.
Rendez-vous à la Fête de l’Humanité avec le Front de Gauche.

Parti communiste français ; Paris, le 12 juillet 2010.

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Retraites : au pas de charge en plein été

Aujourd’hui, (20 juillet, ndlr) les Député-e-s sont appelés à examiner et cela pendant trois jours, le projet de loi par lequel le gouvernement entend porter réforme du système français des retraites.
C’est donc au pas de charge et en plein été que la droite présidentielle veut faire imploser le droit à une retraite décente à 60 ans. Huit clos pour les travaux de la Commission des affaires sociales, procédure accélérée, temps limité à 50 heures de débat, le gouvernement n’a négligé aucune procédure pour tenter d’imposer un texte aux conséquences terribles pour l’immense majorité des françaises et des français.
Depuis des mois, publicité à l’appui dans la presse et sur les radios et télévisions, le même refrain est chanté : il n’y aurait pas d’autres solutions, compte tenu de l’allongement de la durée de vie, que de travailler plus longtemps. Au nom de quoi cette fadaise devrait-elle gagner le statut de vérité scientifique ? La question démographique avec l’augmentation du nombre de retraités, pose effectivement celle d’un financement de leurs pensions.
Mais, comme le montre la proposition de loi déposée par les Député-e-s communistes et du Parti de gauche, des solutions existent pour maintenir le niveau des retraites versées dans le cadre d’un départ à 60 ans. Encore faudrait-il que le gouvernement rompe avec le dogme de la finance qui retient toutes ses faveurs. De pseudo-concertation en vrai refus d’entendre d’autres propositions que les siennes, il veut faire les poches des salariés et des retraités pour préserver les revenus financiers et ceux des plus fortunés.
Cette réforme injuste et inefficace n’est pas faite. Elle va à l’encontre des exigences du pays, de l’ensemble des syndicats et d’une majorité de nos concitoyennes et concitoyens. Ce n’est pas à coups de marteau sur la tête qu’elle deviendra une bonne réforme.
Les Député-e-s communistes et républicains qui se battront pied à pied contre ce projet, en appellent à la mobilisation la plus large pour empêcher ce mauvais coup d’été.

Roland Muzeau, porte-parole des député-e-s communistes et républicains
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signer la pétition des parlementaires du Front de Gauche

 

Pour une réforme des retraites juste et efficace

Les parlementaires communistes, républicains et du Parti de gauche viennent de déposer une proposition de loi sur les retraites alternative au projet du gouvernement. Cette proposition contient des mesures qui permettraient d’assurer le financement du système par répartition tout en réorientant l’argent vers l’emploi, les salaires et les retraites pour une croissance plus saine.

Pour une réforme des retraites juste et efficace: une proposition de loi alternative

La réforme des retraites proposée par le gouvernement est un véritable coup de poignard contre le modèle social français. Injuste, mais aussi inefficace, ce sont les salariés déjà durement touchés par la crise qui vont la payer au prix fort (22,6 milliards d'euro) alors qu'une fois de plus, le capital est épargné (4,4 milliards d'euro). Ce projet ne règlera rien. Ils s'inscrit dans la lignée des mesures d'austérité mises en place par l'Union européenne : une véritable capitulation devant les marchés financiers et l'amplification d'une politique d'austérité qui nous enfonce dans la récession.
Il est possible de faire autrement. Les député-e-s communistes, républicains et du parti de gauche, ont déposé une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite. Elle repose sur trois piliers :
1. Désintoxiquer notre économie de la finance : contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9% soit 30 milliards de recettes supplémentaires. Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l'investissement et de l'emploi.
2. Favoriser l'emploi et les salaires : majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.
3. Promouvoir la justice sociale : suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus issus de l'intéressement, des bonus et stock-options.

La mobilisation contre le projet gouvernemental s'amplifie. Aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter le projet gouvernemental et à défendre une alternative crédible et juste.
Le PCF organise une campagne de soutien à cette proposition de loi des députés communistes et du Parti de gauche.

On peut aussi signer la pétition en ligne à l'adresse ci-dessous :

signer la pétition

_481_.jpgRendez-vous à la fête de l'Huma pour les 100 000 premières signatures ! .
Retrouvez en annexe un document du PCF pour une réforme progressiste des retraites: un numéro spécial de la revue "Economie et Politique".

 

Une proposition de loi alternative pour une réforme des retraites juste et efficace

53507_38901.jpgLa réforme des retraites proposée par le gouvernement est un véritable coup de poignard contre le modèle social français.
Injuste, mais aussi inefficace, ce sont les salariés déjà durement touchés par la crise qui vont la payer au prix fort (22,6 milliards d'euro) alors qu'une fois de plus, le capital est épargné (4,4 milliards d'euro). Ce projet ne règlera rien. Ils s'inscrit dans la lignée des mesures d'austérité mises en place par l'Union Européenne : une véritable capitulation devant les marchés financiers et l'amplification d'une politique d'austérité qui nous enfonce dans la récession.
Il est possible de faire autrement.
Les député-e-s communistes, républicains et du Parti de gauche ont déposé une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite.

Retrouvez en annexe le texte complet de cette proposition de loi. Nous vous proposerons durant tout l’été de la soutenir en la signant.

 

Une proposition de loi alternative

Les députés communistes et du Parti de gauche ont déposé le 23 juin une proposition de loi « garantissant le financement du droit à la retraite à 60 ans ».

Le PCF lance une pétition avec un objectif de 100 000 premières signatures durant l’été pour appuyer cette proposition de loi alternative.

Retrouvez en annexe le texte de cette pétition, à signer dès demain dans les manifestations !

 

Le Front de Gauche veut s'engager dans une nouvelle dynamique

Texte invité

logofdgneutre.jpgLa rencontre entre les dirigeants du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire s’est conclue sur d’importantes décisions et une volonté de continuer ensemble.
Au terme d’une rencontre de deux heures, mercredi ( 9 juin ndlr) en fin d’après-midi au siège du Parti de gauche, les dirigeants de trois composantes fondatrices du Front de Gauche ont confirmé devant la presse leur volonté non seulement de continuer ensemble, mais de développer leur engagement commun dans la lutte contre l’offensive libérale qui provoque « tant de souffrances sociales », selon les mots de Marie-George Buffet.
Les trois délégations , conduites respectivement par Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG) et Christian Picquet (Gauche unitaire) sont convenues d’élaborer dans le cadre d’un grand débat public de plusieurs mois un « programme partagé » dont le projet sera rendu public dans ses grandes lignes au cours du grand rassemblement politique qu’est la fête de l’Humanité à la mi-septembre.
C’est Marie-George Buffet qui a présenté les résultats d’une rencontre que chacun a qualifiée de fructueuse. Le Front de Gauche, qui a déjà passé les épreuves de deux consultations électorales ( les élections européennes de juin 2009 et les régionales de mars 2010) est désormais une composante de la vie politique française. Le comité de liaison qui existe déjà est appelé à intervenir davantage afin d’impulser des campagnes communes dans le cadre de la résistance à la politique de Nicolas Sarkozy. Les communistes peuvent être satisfaits que leur volonté ait été partagée de voir le Front s’élargir à des forces sociales, des responsables syndicaux, des intellectuels , qui deviendront des partenaires de plein droit. Mais le Front n’a pas vocation à devenir un parti politique. Il n’y aura donc pas d’adhésions directes, mais les hommes et les femmes qui veulent s’engager sans adhérer à l’un des partis composant le Front pourront faire partie d’une structure regroupant « les partisans du Front de Gauche. » Les nuages qui avaient projeté un peu d’ombre sur les relations entre le PG et ses partenaires se sont dissipés « La température était un peu montée » convenait hier Jean-Luc Mélenchon, « mais nous sommes repartis » ajoutait-il, soulignant « la gravité du moment » qui exige d’« être à la hauteur ». Le président du PG n’a pas hésité à parler, à propos du nouvel engagement du Front de Gauche, d’un « événement historique ».
Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, a lui aussi invité à mesurer le progrès que constitue le Front de Gauche qui « réunit des militants et des formations de traditions différentes qui dans le passé se sont parfois durement affrontées. « En toute responsabilité, nos trois composantes ont fermement décidé de poursuivre l’espoir du Front de gauche » s’est félicité l’ancien dirigeant de la LCR.
Alors dans ce contexte, les débats et les crispations autour des candidatures et notamment à la présidentielle ne doivent pas prévaloir sur la résistance. « On n’attend pas 20212, c’est maintenant qu’il faut stopper Sarkozy », a expliqué Marie-George Buffet en annonçant que le Front de Gauche allait engager des actions communes pour la défense des retraites, sur l’école, les dépenses publiques, la paix… Une nouvelle réunion des leaders du Front de Gauche se tiendra après la journée de mobilisation syndicale du 24 juin.

Jean-Paul Piérot dans l’Humanité du 10 juin 2010
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PS, réveille-toi !

La quasi-totalité de la gauche s’est retrouvée le 6 mai dernier dans une salle parisienne, pour tenter de sceller un pacte unitaire et faire reculer la droite sur les retraites. Les partis de gauche PCF, Parti de gauche , Gauche unitaire du Front de Gauche, PS, Verts, NPA, étaient aux côtés des syndicats CGT, FSU, Solidaires, Unef et de Copernic et Attac, associations à l’initiative d’une pétition qui a recueilli 50 000 signatures.
Ce n’est pas encore une alternative commune, ni surtout l’annonce de solutions partagées sur le financement des retraites. Cela n’efface pas les tiraillements au sein du PS qui continue de cultiver le flou artistique. PS qui oscille entre volonté affichée de consolider le système par répartition, maintenir l’âge légal de départ à 60 ans et le niveau des pensions, taxer les revenus financiers.. et les déclarations de responsables socialistes en faveur de l’augmentation de la durée des cotisations. N’est-ce pas François Hollande lui-même qui déconseillait à son parti de participer au meeting commun car « on ne peut participer à des réunions que si on est d’accord à la fois sur un constat mais aussi sur des solutions. » A noter que le PS n’a toujours pas fait connaître les siennes, de solutions… sous le fallacieux prétexte que le gouvernement pourrait y trouver des idées pour son propre projet … Ennuyeux, si cela était le cas… Parti schizophrène, le PS, pris entre le soutien à Strauss-Kahn et la participation à des initiatives communes ? Englué dans ses contradictions, faisant cavalier seul, le PS n’affiche pour le moment pas une grande détermination à défendre notre système de retraites. Le meeting unitaire du 6 mai amorcera-t-il enfin le réveil du PS ?
«Quand l’essentiel est en jeu, la gauche est en capacité de se rassembler pour résister, et demain, je l’espère, pour proposer », a déclaré Razzi Hammadi, secrétaire national du PS. Que la gauche fasse front pour les retraites, nous l’espérons tous ! Il y a urgence !
Isabelle Volat

 

Osez le vote « Front de Gauche » !

Texte invité

Beau texte, lu et aimé sur le blog de Christian Piquet…

Christian Piquet est responsable de « Gauche unitaire », mouvement issu du NPA. En 2009, « Gauche Unitaire » se rassemble avec le PCF et le Parti de gauche pour fonder le Front de Gauche.



logofdgneutre.jpgVoilà ! La campagne s’achève. Il nous reste deux jours pour convaincre, arracher les voix une à une, faire reculer les tentations récurrentes à l’abstention ou au vote prétendument utile. Je ne peux le nier : j’aime ces temps de batailles intenses ! Non par électoralisme, mais parce que ce sont de grands et beaux moments de politique, au sens noble du terme, et que l’on se confronte chaque jour à la réalité vécue par l’immense majorité de nos concitoyens. Que ceux-ci fussent ouvriers, employés, agents du service public, chômeurs ou précaires, jeunes ou petits agriculteurs…

Chaque soir, dans mes discours, j’ai l’occasion de le répéter : nous redonnons ses lettres de noblesse à la politique. Loin d’aller chercher nos suffrages dans les caniveaux, comme certains hiérarques aux abois de l’UMP avec leurs tirades sur « l’identité nationale », loin de ne travailler que sur les coups médiatiques qui peuvent éventuellement attirer une ou deux caméras, nous installons dans le débat public des idées et des propositions. Nous relayons la parole de celles et ceux qui souffrent et voudraient tant retrouver le chemin de l’espoir. Nous ne nous contentons pas d’afficher de la compassion pour ce qu’endurent travailleurs, chômeurs, précaires, jeunes, nous faisons la démonstration qu’il n’y a aucune fatalité à vivre aussi mal lorsque le pays produit plus de richesses que jamais. Nous donnons à voir l’engagement des hommes et des femmes qui composent nos listes et sont de tous les combats pour la justice, la dignité, l’égalité.

Ultime message

Bon ! Il reste à présent deux jours pour faire la différence, sans se laisser impressionner par des sondages aussi fluctuants que sujets à caution de par leurs conditions de réalisation. Deux choses, dans lesdites « enquêtes d’opinion », semblent toutefois corroborer ce que nous ressentons au quotidien. Un, la volonté de délivrer à Sarkozy et aux siens le carton rouge qu’ils méritent, est en train de se concrétiser avec éclat. Deux, le Front de Gauche s’est bien réinstallé dans les intentions de vote et il progresse nationalement. C’est le signe d’une énorme demande de gauche, d’une aspiration montante à ce que la gauche reprenne ses belles couleurs rouges, d’une reconnaissance du bien-fondé de la démarche de rassemblement qui nous caractérise.

Notre message de la dernière ligne droite doit, dans ces conditions être simple. S’il faut effectivement tout faire pour que cette consultation électorale devienne la Berezina du petit monarque qui nous gouverne, il faut rendre la victoire la plus utile possible pour l’avenir. Le vote Front de Gauche est le seul qui permettra, au cœur de la gauche, qu’une force et des élus en nombre conséquent pèsent de tout leur poids dans le sens de la contre-offensive dont nous avant tant besoin. Il est le seul qui permet d’envisager que les Régions ne soient pas simplement des instances de gestion peinarde de la pénurie, mais qu’elles assument tous les bras de fer nécessaires avec le régime sur les grands dossiers nationaux, de la défense du service public à la contre-réforme des collectivités territoriales. Il est le seul qui autorise à envisager que, sur le champ direct de leurs compétences, elles ouvrent des brèches dans les logiques capitalistes, libérales, productivistes qui bouchent l’avenir du plus grand nombre. Il est le seul à même de préparer au mieux les confrontations sociales qui se dessinent déjà et, au-delà, qui anticipe le changement radical de la politique conduite à la tête de ce pays.

Je me résume. Il est désormais à peu près certain que la droite va recevoir la raclée qu’appelle sa gestion. Tant mieux, nous ferons tout pour qu'il en aille ainsi. Cela dit, c'est une raison de plus pour oser le vote Front de Gauche !

Christian Piquet

 

Une gauche de combat pour l’Ile de France

Une bonne gauche face à la droite ! 

Depuis les élections européennes de juin dernier, le « Front de Gauche »   qui regroupe le Parti communiste, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, s’est élargi à d’autres organisations et à de nombreux acteurs du mouvement social, syndicalistes, militants, personnalités. En Ile de France, la liste du Front de gauche pour les élections régionales de mars 2010 se renouvelle et se rajeunit : 70% de nouveaux candidats et 30% de candidats de moins de 30 ans.

La liste Ensemble, pour des régions à gauche, écologiques et citoyennes est conduite par Pierre Laurent : le Parti communiste mènera les listes départementales dans le Val d’Oise, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne. Le Parti de gauche prendra la tête de liste à Paris, dans l’Essonne et les Hauts de Seine. La Gauche unitaire animera la liste dans les Yvelines et les Alternatifs en Seine et Marne.

Les régions ont des compétences importantes en matière de développement économique, d’aménagement du territoire et de transports, d’éducation et de formation professionnelle, de culture.

Pierre Laurent a présenté les grands axes du programme du Front de gauche dans une région Ile de France qui cumule les inégalités territoriales, sociales et environnementales. Ce projet est amené à s’enrichir au long de la campagne par les échanges et les rencontres avec les citoyens. Il avance notamment des propositions en matière de transports (pôle public des transports, densification prioritaire des liaisons de banlieue à banlieue et mise en place d’une zone tarifaire unique) et de logement social (service public du logement, construction de 100 000 nouveaux logements par an dont 50 000 logements sociaux). Il insiste sur la nécessaire réorientation de l’utilisation de l’argent pour le rendre « socialement utile et écologiquement efficace » et propose la mise en place d’un fonds régional pour l’emploi et la formation. Enfin, il met l’accent sur la nécessité de renforcer la démocratie régionale et de donner de nouveaux pouvoirs aux citoyens.

Consultation nationale à mi-mandat présidentiel, les élections régionales de mars sont l’occasion de dire clairement non à la régression sociale tous azimuts et de « transformer la sanction en action », selon l’expression de Marie-George Buffet. La politique gouvernementale actuelle, c’est l’échec économique, les inégalités grandissantes et la course effrénée au profit, la démolition de notre système social et des services publics, un climat délétère où s’enchaînent les affaires entre copains et coquins. Le Front de gauche n’entend pas rester dans la seule dénonciation d’un système qui montre tous les jours sa nocivité. Il a surtout vocation à avancer des propositions crédibles et efficaces pour en sortir !

N’oublions pas non plus que les élections régionales se déroulent sur fond de réforme des collectivités locales, bouleversement antidémocratique sans précédent. Sarkozy mettra-t-il la main sur tous les pouvoirs locaux ou bien les régions seront-elles des lieux de résistance, de développement des services publics, de progrès et de solidarité ? Les citoyens ont tout à gagner à s’investir dans cette bataille-là.

D’ici mars, ce blog reviendra régulièrement et plus précisément sur la campagne du Front de gauche et sur les propositions alternatives qu’il avance pour l’Ile de France et le Val d’Oise.

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Déclarations diverses …

Lors de la présentation des ses vœux aux forces économiques, notre omniprésident l’avoue : « Je crois au travail et je crois à la famille. » Travail, famille… à l’origine, une formule comportant trois mots, non ? Le troisième m’échappe.. identité nationale ? Non, mais quelque chose d’approchant… ça va me revenir…

Le même a terminé son allocution en disant : « 2010 sera une année de renouveau. Les efforts que nous faisons depuis deux ans et demi vont porter leurs fruits. » Et paf, le lendemain, sondages : Sarkozy perd deux points pour tomber au plus bas, à 32% seulement de satisfaction et son action est jugée défavorablement par 63% des français… Ils n’ont pas bien suivi, ou quoi ?

Valérie Pécresse, tête de liste UMP aux élections régionales en Ile de France, déclare : «  Si je suis élue présidente de la région, on me verra dans les gares pour vérifier si les trains sont à l’heure, si c’est propre. » Ça laisse pantois… c’est donc ça, le boulot du président de région, aller dans les gares, éventuellement houspiller les cheminots et faire bosser les balayeurs.. je voyais ça autrement… Une fois les pendules remises à l’heure, Madame Pécresse ira-t-elle ensuite dans les lycées (ils dépendent de la région) pour vérifier que les profs n’ont pas manqué le train ?

Beaucoup moins drôle… deux journalistes français sont enlevés en Afghanistan dans le cadre de leur travail de journalistes… qui est d’informer, dans tous les pays du monde et même dans les situations de guerre. Faut-il rappeler que la France a là-bas 3 750 soldats ? Nous avons donc d’autant plus le droit de savoir ce qu’ils y font. Les journalistes ont pris des risques : ceux que leur impose leur métier. Mais pour Sarko, « c'est insupportable de voir qu'on fait courir des risques à des militaires pour aller les chercher dans une zone dangereuse où ils avaient l'interdiction de se rendre. » Alors, il y a des zones « interdites » à la presse en Afghanistan ? La liberté de la presse s’arrête là où commence le danger ? Ou inversement, le danger commence-t-il là où la liberté... ?

Grand débat (Pourquoi grand ? Pas haut, en tout cas…) : Besson affirme avec satisfaction que 30% « seulement » des contributions portent sur l’immigration et l’islam. Mais 15% des contributions vraiment «trop» xénophobes ont déjà été mises à la poubelle par les modérateurs. Au final, ça fait beaucoup de dérapages et Besson lui-même pourrait bien finir en victime collatérale.

Marie-George Buffet voit Sarko comme un boxeur qui serait aussi dentiste : «  Au pouvoir, il vous démolit le portrait… en campagne électorale, il propose de vous refaire les dents ! »

Le Parti de Gauche propose, lui, en montant sur le ring à l’occasion des élections régionales, de mettre  une bonne gauche  à la droite ! On ne quitte pas le monde de la boxe…

Isabelle Volat

 

Le Front de gauche, c’est parti !

meeting.bmp A neuf semaines des élections, le Front de Gauche lance sa campagne des régionales dimanche lors d’un meeting à Paris le 10 janvier.
Le tout jeune « Front de Gauche « qui a vu le jour lors des élections européennes de juin 2009, regroupe trois principales organisations : le PCF, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire issue du NPA. De nouveaux partenaires sont venus enrichir ce rassemblement qui conduira, dans 17 des 22 régions, des listes communes intitulées Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes.
« Nous faisons œuvre utile en proposant des listes d’une gauche qui lutte, d’une gauche qui espère et d’une gauche qui dans les régions se mobilisera et participera à de vraies politiques de gauche » : c’est ainsi que Marie-George Buffet a présenté les orientations de la campagne.
« Nous n’avons pas d’autres ennemis à gauche que la résignation et la passivité et nous restons bras ouverts à tous ceux et celles qui veulent nous rejoindre. Le vote pour nos listes, sera le vote de « l’antisarkozysme utile », c’est-à-dire une sanction qui se transforme en action. Je peux vous dire que nous visons beaucoup d’élu-e-s dans cet objectif et vous verrez qu’ils, elles vont vitaminer la gauche.
Vitaminer, booster la gauche française, c’est avant tout faire progresser sa capacité à penser le monde de demain. La gauche a besoin d’un grand retour des idées sur la scène politique. Le capitalisme mondialisé nous oblige à imaginer des solutions nouvelles. Nos listes porteront cette volonté d’imaginer un monde au-delà des règles actuelles du capitalisme financier. »
Ces élections régionales se déroulent dans un contexte particulier, puisque la réforme gouvernementale sur les collectivités territoriales pourrait sonner le glas des régions telles que nous les connaissons actuellement, en les privant notamment d’une grande partie de leurs ressources, et donc de la possibilité de mettre en œuvre leurs missions auprès des populations. Ces élections ont un double enjeu : c’est une consultation nationale à mi-mandat présidentiel et la dernière occasion de défendre les collectivités locales et les services publics qu’elles assurent.
Le Front de gauche, c’est parti pour faire vivre une gauche combative qui fasse des régions des « pôles de démocratie et de résistance». Pas fini d’en entendre parler !
Isabelle Volat

Pour plus d'info

 

Fatigués de la crise ? Vitaminez la gauche !

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Sur nos murs, de la pub pour un médicament 100% efficace, le Front de Gauche !

Composition : Parti communiste, Parti de Gauche, Gauche unitaire, syndicalistes, monde associatif, artistes, citoyens engagés

Indications : fatigue du sarkozysme, angoisse de la crise, salaires grippés, fractures sociales, arthrose des libertés, surdité patronale, anémie de la gauche, cécité présidentielle, anorexie des services publics, traumatisme de la protection sociale, affection de l’environnement… envie de changement !

A trois mois des élections régionales, la droite n’a pas le vent en poupe. Si elle peut rassembler 30% des voix au premier tour et ainsi arriver en tête, elle n’a guère de réserves et le deuxième tour peut lui être fatal. Elle sent si bien que le climat ne lui est pas favorable, qu’elle se relance dans la détestable aventure du débat sécuritaire. Sauf que l’opération sent le réchauffé, et que tout le monde sait que Sarkozy, ministre de l’intérieur puis président, n’a pas un bilan exceptionnel à présenter depuis 2002 en matière de sécurité publique. Un rapport officiel vient d’ailleurs de confirmer que ce n’est pas la préoccupation première des français en ces temps de crise économique et de chômage record : 12% seulement des gens estiment que la délinquance est le principal problème dans leur quartier. Quant au débat sur l’identité nationale lancé pour distraire l’électeur des vraies questions, il commence à se retourner contre ses auteurs. Outre qu’il remue les discours racistes chez, hélas ! beaucoup trop de nos concitoyens, il apparaît de plus en plus comme une opération de diversion et de récupération à la veille d’une échéance électorale qui risque d’être difficile pour Sarkozy à la moitié de son mandat.

A gauche, la langueur monotone de l’automne sévit encore … Les intentions de vote placent pourtant l’ensemble de la gauche largement devant la droite ( 49 % contre 38 %). Les sondages donnent le PS toujours en tête mais les écologistes confirmeraient leur score des européennes. De même pour le Front de gauche qui réaliserait 7% des voix, 11% en Ile de France.

Entre un PS et des écologistes tentés par les sirènes du Modem (le rapprochement semble se faire de plus en plus tentant pour certains responsables socialistes et Cohn Bendit fait des avances à Bayrou…) et un NPA qui stérilise ses voix en refusant d’avance toute participation à un exécutif, le rassemblement PCF/PG/GU et citoyens répond à une réelle attente à gauche.

Entre « le double écueil de la dérive centriste et du repli sectaire » (l’Humanité), le Front de gauche a vocation à « vitaminer » la gauche !