Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Pierre Laurent en Corse

SONY DSC                       Le secrétaire national du PCF, de passage en Corse, est interviewé ce 15 août par le journal « Corse matin ».

Pour les 100 jours de François Hollande, Pierre Laurent « espérait mieux dans l’intérêt des Français. Le PS doit s'armer de courage face aux marchés.» Quant à Arnaud Montebourg, il « n’a pas pris de mesures efficaces ».

Les sages du Palais-Royal opposés à la modification de la Constitution pour faire appliquer le traité européen. Qu’en pensez-vous ?

PL Cette décision risque d’entériner définitivement les politiques d’austérité en France et en Europe. En ratifiant ce traité, nous serons pieds et mains liés. Le pacte budgétaire prévoit une austérité drastique pour les pays qui ne respecteraient pas la réduction de leur déficit public. C’est dramatique. On ne sortira pas de la crise si on ne sort pas de l’austérité. De plus, cette ratification va s’opérer dans le dos des Français.

Que proposez-vous pour empêcher la signature du texte ?

PL Nous allons demander au président de la République d’organiser un référendum dès la rentrée. Les électeurs ne sont pas informés de la gravité de ce que contient ce pacte budgétaire. De plus, cette décision, essentielle pour l’avenir du pays, risque une nouvelle fois d’être prise sans consultation. L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. François Hollande s’est fait élire en promettant une rupture avec les politiques d’austérité, maintenant nous demandons des actes.

Comment allez-vous procéder ?

PL Nous allons prendre des initiatives dès la fin du mois pour mobiliser toutes les forces de gauche. Des associations comme Attac sont décidées à agir ; des acteurs du monde syndical aussi, et des voix s’élèvent également parmi les socialistes et les écologistes. La fête de l’Humanité sera un grand rendez-vous pour cette mobilisation nationale. Ensuite, il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre.

Quel bilan dressez-vous des cent premiers jours de la présidence Hollande ?

PL J’espérais mieux dans l’intérêt des Français. Il y avait une attente de rupture sur les questions sociales. Certes, le style a changé, la brutalité et l’agressivité d’un Nicolas Sarkozy ont disparu, mais cela ne suffit pas. La situation est trop lourde. Il faut que les socialistes s’arment de courage face aux marchés financiers et mènent les réformes sociales pour lesquelles ils ont été élus.

Quel regard portez-vous sur la gestion des crises sociales de l’été ?

PL Les plans de licenciements se sont accélérés ; on pouvait s’en douter. Les industriels ont attendu la fin des élections pour agir. Il y a eu clairement de leur part une volonté de mettre en difficulté le gouvernement. Ce n’est pas nouveau : les grands groupes profitent de l’été pour opérer une casse sociale. En revanche, le gouvernement aurait dû agir plus tôt et plus fort. Arnaud Montebourg a fait beaucoup d’effet d’annonce, mais il n’a pas pris de mesures efficaces.

Quelles sont les propositions du Front de Gauche sur le sujet ?

PL Nous continuons de proposer l’interdiction des licenciements boursiers, et une nouvelle loi pour les droits des salariés. La dernière date de 1982, autant vous dire que depuis, le monde de l’entreprise a bien changé.

Quelle alternative aux politiques d’austérité ?

PL Il faut se donner les moyens de relancer l’industrie, en soutenant les PME, en développant les politiques de filière. Nous devons également mener une relance sociale qui a besoin d’investissements publics. Dans le domaine du logement, de l’emploi, de l’éducation mais aussi de la santé. Mais surtout, ne nous lions pas les mains avec le pacte budgétaire. Nous voyons bien les résultats des politiques d’austérité dans les pays où elles sont menées.

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français, conseiller régional d'Ile de France et président du Parti de la gauche européenne.

 

La vraie primaire sera le premier tour de la présidentielle

Simple alternance ou réelle alternative en 2012 ?

La vraie primaire sera le premier tour de la présidentielle » affirme le PCF 95.

La fédération valdoisienne du PCF voit dans les primaires organisées par le PS « un véritable piège pour la gauche ». Pour son secrétaire départemental, Jean-Michel Ruiz, « rien ne différencie réellement les candidats sur le fond des problèmes posés au pays. » Après la stratégie d’union appliquée aux dernières élections sénatoriales, les communistes proposeront lors du premier tour de la présidentielle et aux législatives « une vraie primaire à gauche face à l’alternance prônée par les candidats socialistes. »

Alors que Robert Hue a appelé récemment tous les communistes et les progressistes à se prononcer aux primaires citoyennes organisées par le PS, le PCF 95 a tenu à préciser qu’il « ne s’impliquera pas » dans ce scrutin. « Le débat se résume, en s’appuyant sur des sondages, à déterminer celui ou celle qui sera le meilleur candidat pour battre Sarkozy,constate Jean-Michel Ruiz. Or l’enjeu de 2012 ne peut se résumer à obtenir l’alternance. Il est de réussir l’alternative pour sortir la France de la crise en répondant aux exigences sociales et démocratiques de la population. »

Il reproche surtout à ces primaires de pousser « au second plan le débat sur le programme et l’idéologie ». « La modernité est ailleurs » estime Jean-Michel Ruiz qui met en avant la démarche du Front de Gauche « pour que le maximum de personnes se saisissent du débat politique en concevant elles-mêmes des transformations rompant définitivement avec le libéralisme et répondant durablement à leurs attentes. »
Dès lors, le PCF 95 « ne s’impliquera pas dans les primaires du PS. » « Nous préférons donner la parole aux citoyens dans les Comités locaux du Front de gauche, qui se créent un peu partout dans le département pour engager l’action, ou dans les assemblées citoyennes que mettra en place le Front de gauche », martèle le secrétaire départemental. Une démarche partagée par près de 98% des communistes du Val d’Oise qui s’étaient prononcés pour le développement du Front de Gauche en vue des échéances futures.

« Dans ce cadre, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la Présidentielle, sera le seul candidat soutenu par les communistes. » Cette piqûre de rappel vise principalement à bien se démarquer de la prise de position de l’ancien numéro un du PCF en faveur de François Hollande, seul candidat selon Robert Hue, à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. « Nous avons prouvé en contribuant à faire élire le troisième sénateur de gauche du Val d’Oise, dans le scrutin particulier des sénatoriales, que nous voulions réellement battre la droite » ajoute-t-il. Dans cet état d’esprit, le Front de Gauche proposera « le choix de l’alternative, de la transformation, lors du premier tour de la Présidentielle et des législatives, dans une vraie primaire à gauche face à l’alternance prônée par les candidats socialistes », conclut Jean-Michel Ruiz.

Article paru sur VONews le 3 octobre

En annexe, retrouvez la déclaration du PCF 95

 

Petite leçon d’économie n°8

petite_le-on_3.jpgAnnonce du programme du PS, notre analyse critique et nos propositions

Le Conseil européen des 24 et 25 mars derniers a décidé d'imposer aux peuples au moins 10 années supplémentaires d'austérité budgétaire, salariale et sociale, avec le pacte de compétitivité dit "de l'euro" et des reculs de la démocratie.

Les États en difficulté se verraient imposer les recettes du FMI, tandis que l'instrument censé les secourir – le Mécanisme européen de stabilité (MES) – servirait de ressort pour un nouvel endettement public européen massif, prenant le relai de l'endettement privé qui a explosé en 2008, pour soutenir l'accumulation capitaliste, de Berlin à Paris, avec un "euro fort". De quoi dynamiter le modèle social européen !

Dans ce contexte, la montée en France du Front national peut préparer, pour 2012-2013, un scénario à trois avec une droite radicalisée tentée de se rapprocher du FN, jusque dans la possibilité de désistements réciproques aux législatives, et le risque corollaire d'un gros "vote utile" PS, dès le 1er tour de la présidentielle et, plus encore, aux législatives.

Face au consensus européen droite-PS, le FN développe un dangereux "social nationalisme" avec sortie de l'euro et préférence nationale.

Le PS, dans son nouveau programme, cache son consensus européen et tient un discours social national à gauche. Il parle pouvoir d'achat, encadrement des loyers et tarifs sociaux de l'énergie. Mais, pas de coup de pouce au Smic en 2012 et pas d'augmentation générale des salaires. Il veut limiter la croissance de la masse salariale de la fonction publique à celle des prix, continuer les exonérations de cotisations sociales patronales et multiplier les emplois précaires à bas coût salarial avec les "emplois jeunes" qui peuvent, cependant, faire illusion.

Il parle de redressement industriel national, alors que la Banque publique d'investissement censée appuyer ce volontarisme ne serait qu'un fonds souverain impliquant les régions dans le soutien de la rentabilité financière.

Mais on ne trouve rien sur le changement des relations banques/entreprises, rien sur une nouvelle sélectivité du crédit (modulation à la baisse du coût des prêts aux entreprises selon l’importance du nombre et de la qualité des emplois prévus dans leurs projets), rien sur la politique de refinancement des banques par la BCE pour inciter à développer l'emploi et la formation avec l'investissement, rien sur une utilisation alternative de sa création monétaire pour un grand essor des services publics, comme le proposent le PCF et le Parti de la Gauche Européenne avec un "Fonds de développement social européen". Au contraire, le PS envisage une croissance 2012-2017 des dépenses publiques très inférieure à celle de l'ensemble de l'économie.

C'est dire notre responsabilité pour que le Front de Gauche puisse peser effectivement avec des idées suffisamment cohérentes et alternatives pour démasquer le FN et bousculer le PS hors de son ancrage au traité de Lisbonne.

Face à cela justement, il ne va pas suffire de slogans sommaires et pas aussi radicaux qu'ils semblent, comme le salaire maximum, que le PS a repris, ou les 195 milliards qu'il suffirait à l'Etat de reprendre et redistribuer. Sur ce terrain là, Besancenot sera meilleur…

Aussi, nous aurons besoin de tout le potentiel de nos propositions, liant de façon radicale et crédible objectifs sociaux en tête desquels la sécurisation de l'emploi et l'expansion des services publics, nouveaux pouvoirs, et moyens financiers, en France et en Europe, jusqu'au niveau mondial.

Yves Dimicoli, Nicolas Marchand (extraits du débat au Conseil national du PCF, vendredi 8 avril 2011)
petite_le-on.jpg

 

Saint Gratien : la gauche divisée

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         La gauche siègera désormais en deux groupes séparés au Conseil municipal.
Fin octobre 2010, les élus du PS ont informé les élus communistes de leur volonté de scission du groupe formé jusqu’ici au conseil municipal de Saint Gratien . Nous n’avons pu que prendre acte de cette décision et nous nous considérons dès lors comme exclus de ce groupe, que pour notre part, nous n’avons jamais envisagé de quitter.
Depuis 1995, et durant plus de deux mandats municipaux, le PS et le PCF ont siégé ensemble dans un même groupe. Chaque formation a su travailler ensemble, dans le respect des différences de chacune. Cela n’a nullement empêché l’expression propre de chaque parti au sein du conseil municipal, ni dans la ville. Nous avons rédigé depuis 2001, tous les deux mois, un article destiné à la revue municipale. Nous avons même, entre 1995 et 2008, édité assez régulièrement un bulletin du groupe, rendant compte de notre action municipale.
Il reviendra aux élus socialistes d’expliquer aux Gratiennois les raisons qui font que ce travail commun n’est plus envisageable aujourd’hui.
Les « différends » évoqués par le PS sont à notre avis mineurs et auraient pu être surmontés avec un minimum de bonne volonté.
Nous avons certes déploré que le PS local n’ait émis aucun avis concernant la décision du maire de ne pas scolariser 25 enfants à la rentrée scolaire 2010, se mettant ainsi dans l’illégalité et foulant aux pieds la devise républicaine inscrite au fronton de chaque mairie : Liberté-Egalité-Fraternité. Notre mobilisation à ce sujet n’a rien d’idéologique et le fait que le PS ait décidé de ne pas y participer nous interroge. Mais à notre avis, cette divergence porte davantage sur la forme de l’action à mener que sur un réel désaccord fondamental.
Nul doute enfin que la première à se réjouir de la rupture de notre groupe sera Madame le Maire, à qui les élus socialistes offrent le magnifique cadeau d’une opposition désunie. Soyons conscients que dans la période politique actuelle, la gauche se doit de présenter une riposte commune, quelles que puissent être par ailleurs ses divergences sur les solutions politiques de fond. C’est particulièrement vrai à Saint Gratien, face à une droite forte et autoritaire. La séparation du groupe municipal PC/PS dont le PS porte l’entière responsabilité, s’apparente à une faute politique majeure.
Nous continuerons en ce qui nous concerne à faire entendre une voix différente au conseil municipal sous l’étiquette « PCF- Front de Gauche », et à mener dans la ville, des actions contre les discriminations, pour la défense des services publics locaux, pour une politique sociale au service des habitants.

Les élus communistes au Conseil municipal, Jean-Marie Jouanjan et Isabelle Volat

 

Les promesses de mars s’envolent en juin…

article_TICKET-.jpgLe syndicat des transports d’Ile de France (STIF) a pris la décision d’augmenter les tarifs des transports en commun en région parisienne. L’augmentation globale sera de 3,9% et variera de 4 à 6,7% selon les zones.
Jean-Paul Huchon, président PS de la région et du Stif, affirme que ces augmentations permettront « la poursuite de la remise à niveau du réseau de transport francilien ». Le vice-président de la région chargé des transports, Jean-François Placé, des Verts, analyse cette décision comme « courageuse » et nécessaire pour compenser les 100 millions perdus suite à la réduction de versement « transports » des entreprises.*
Concrètement, la hausse devrait atteindre 3 à 3,5% en moyenne sur les billets et les tickets.
Le ticket t+ passera de 1,60 euro à 1,70 euro à l'unité. Le carnet de dix billets, lui, coûtera désormais 12 euros au lieu des 11,60 euros actuels.
L'abonnement mensuel du pass Navigo zones 1 et 2 augmentera de 56,60 euros à 60,40 euros (+ 6,7%). L'abonnement mensuel zones 1 à 3 va passer de 74,40 euros à 78,20 euros (+ 5,1%). L'abonnement mensuel zones 1 à 4 passera de 91,70 euros à 95,50 euros (+ 4,1%). Les tarifs pour les zones 1 à 5 et 1 à 6 resteront inchangés.
Les prix pour la carte ImaginR, en revanche, augmenteront seulement de 1%.
"Je ne sais pas faire construire et améliorer les trains sans argent", précise, encore une fois, le numéro 2 des Verts.
Les Verts et le PS ont-ils oublié leurs promesses électorales de mars 2010 ? Les Verts préconisaient par exemple un pass unique à 65€ et le PS une « politique solidaire ».
Le Front de Gauche a, lui, refusé « de s’associer à une décision de résignation, qui pénalise financièrement les usagers ». Comme avancé en mars 2010, le Front de Gauche reste fidèle à la révision du versement « transports » des entreprises et souhaite mobiliser pour obtenir du gouvernement « qu’il prenne ses responsabilités ». Le Front de Gauche se prononce toujours pour « une zone unique à 56€ et l’élargissement de la tarification sociale ».

* Versement transports : reversé aux autorités organisatrices des transports selon les effectifs de l’entreprise, et servant à financer les infrastructures et le fonctionnement des réseaux, son montant atteint 5,1 milliards d'euros, dont la moitié versée par les entreprises d’Ile-de-France.

Retrouvez en annexe la déclaration du Front de Gauche au Conseil régional

 

PS, réveille-toi !

La quasi-totalité de la gauche s’est retrouvée le 6 mai dernier dans une salle parisienne, pour tenter de sceller un pacte unitaire et faire reculer la droite sur les retraites. Les partis de gauche PCF, Parti de gauche , Gauche unitaire du Front de Gauche, PS, Verts, NPA, étaient aux côtés des syndicats CGT, FSU, Solidaires, Unef et de Copernic et Attac, associations à l’initiative d’une pétition qui a recueilli 50 000 signatures.
Ce n’est pas encore une alternative commune, ni surtout l’annonce de solutions partagées sur le financement des retraites. Cela n’efface pas les tiraillements au sein du PS qui continue de cultiver le flou artistique. PS qui oscille entre volonté affichée de consolider le système par répartition, maintenir l’âge légal de départ à 60 ans et le niveau des pensions, taxer les revenus financiers.. et les déclarations de responsables socialistes en faveur de l’augmentation de la durée des cotisations. N’est-ce pas François Hollande lui-même qui déconseillait à son parti de participer au meeting commun car « on ne peut participer à des réunions que si on est d’accord à la fois sur un constat mais aussi sur des solutions. » A noter que le PS n’a toujours pas fait connaître les siennes, de solutions… sous le fallacieux prétexte que le gouvernement pourrait y trouver des idées pour son propre projet … Ennuyeux, si cela était le cas… Parti schizophrène, le PS, pris entre le soutien à Strauss-Kahn et la participation à des initiatives communes ? Englué dans ses contradictions, faisant cavalier seul, le PS n’affiche pour le moment pas une grande détermination à défendre notre système de retraites. Le meeting unitaire du 6 mai amorcera-t-il enfin le réveil du PS ?
«Quand l’essentiel est en jeu, la gauche est en capacité de se rassembler pour résister, et demain, je l’espère, pour proposer », a déclaré Razzi Hammadi, secrétaire national du PS. Que la gauche fasse front pour les retraites, nous l’espérons tous ! Il y a urgence !
Isabelle Volat

 

Saint Gratien : enseignements rapides du premier tour des élections régionales de mars 2010

L’abstention a été massive le 14 mars : plus de 53% des électeurs n’ont pas été voter. A Saint Gratien, dans le quartier des Raguenets, l’abstention dépasse les 65%. Le taux d’abstention sur la ville atteint 57,30%. Désintérêt, mécontentement, sentiment d’inutilité du vote ou encore message de défiance envers les politiques de tous bords ? Cette non-participation sanctionne la droite et l’action menée depuis 2007, mais questionne également la gauche qui n’a pas su convaincre. 64% des jeunes se sont abstenus : un réel problème pour la gauche qui n’apparaît pas comme proposant des alternatives crédibles et qui m’interpelle particulièrement, en tant qu’élue et enseignante.

La sanction est sans appel pour la droite, plus forte que celle annoncée. C’est un désaveu très net de la politique de démolition sociale menée depuis 2007, valable aussi pour ceux qui la soutiennent sur le terrain. L’UMP ne réunit pas un électeur sur trois (26,3%) et se voit largement devancée par un Parti socialiste (29%) qui pourrait apparaître comme le grand vainqueur du scrutin. A Saint Gratien, l’UMP rassemble seulement 34% et perd 1 500 voix par rapport au 2è tour des régionales de 2004. Effet d’une campagne discrète à droite, malgré la candidature du Maire, conseillère régionale sortante ? Le PS reprend des couleurs depuis les européennes de juin 2009 mais reste en deçà du score socialiste départemental.

L’effondrement du Modem sonne le glas des tentations de dérive au centre et c’est aussi une donnée non négligeable de ce scrutin. Cela tiendra lieu de vertu au PS ! (JL Mélenchon) A Saint Gratien, ce mouvement divise par deux ses voix et pourcentages depuis juin 2009.

Le NPA tombe à 2% car sa politique d’isolement stérile est sanctionnée. A Saint Gratien, il est en nette perte de vitesse sur les scrutins de 2004 et 2009.

Les électeurs du Front national ont de nouveau préféré l’original à la copie. Regonflée par le nauséabond débat sur l’identité nationale et l’immigration, surfant sur les aspects sociaux, l’extrême droite resurgit sur fond de crise et de chômage. Son score national de près de 12% est divisé par deux en Ile de France. A Saint Gratien, il ne représente « que » moins de 10%, mais a doublé son score des européennes.

Europe Ecologie (12,5%) ne réalise pas totalement ses ambitions. A Saint Gratien, on constate comme nationalement un net tassement de ses résultats depuis 2009.

Alliance politique neuve qui n’a connu que les élections européennes, le Front de Gauche conforte sa place et progresse par rapport à juin 2009. Dans plusieurs régions, le score du Front de Gauche est en très nette progression : en Auvergne (où André Chassaigne rassemble plus de 14%), dans le Limousin (13%), en Corse (10%), le Nord (10%), le Languedoc Roussillon (8,6%), le centre (7,5%). Le Front de Gauche obtiendrait nationalement 6,1% des voix, mais ce score devra être corrigé car le FG n’était représenté que dans 17 régions sur 22. Le résultat pourrait donc se situer entre 7 et 8% dans les régions concernées. Le Front de Gauche est devenu la troisième force politique de gauche.

En Ile de France, il obtient 6,5 %, score honorable même si nous avions espéré faire encore mieux. Le FG rassemble 5,34% des voix dans le Val d’Oise avec des scores appréciables comme à Bezons (13,9%), Pierrelaye (10,8%) Fosses (11%), Mériel (8,3%) … A Saint Gratien, le FG réalise 6,18%. Ce résultat local nous semble encourageant, en progression de 1,38% et de 90 voix depuis les européennes de juin 2009, il y a 9 mois. Est-ce le fruit d’une campagne que nous avons souhaitée proche des gens, déclinant localement les questions essentielles des transports, du logement, de l’emploi et de la formation, loin des ambitions personnelles, querelles de bas étage et autres coups médiatiques ? Ce fut une campagne active bien que nos forces soient modestes, mais nos arguments ont suscité intérêt et discussions approfondies. Tous ces échanges ne manqueront pas d’avoir des suites. Dans la toute prochaine période, des luttes sociales importantes seront nécessaires pour contrer les mauvais coups déjà programmés : « réforme » des retraites, casse des services publics… Une opposition combative aura là toute sa place.

Dans l’immédiat, il importe de finir le travail commencé le 14 mars : infliger une sévère défaite à la droite de Pécresse et Poniatowski lors du deuxième tour. La gauche a des réserves considérables de voix dans les quartiers populaires qu’elle doit tout faire pour mobiliser. C’est la dernière occasion avant 2012 d’infliger une « gifle électorale » à la droite !
Isabelle Volat
DSC00174.JPG

 

Saint Gratien : après la réussite du 3 octobre, les forces de gauche s’expriment ensemble

La votation citoyenne du 3 octobre aura connu un franc succès dans notre ville. On aura rarement vu autant de Gratiennois se mobiliser : en quelques heures, 799 votants se sont pressés autour des urnes artisanales tenues par différentes organisations syndicales, politiques ou associatives.

Nous considérons que cette journée a été un grand moment démocratique, riche d’échanges et de débats. Les forces de gauche, lorsqu’elles se rassemblent sur des objectifs clairs, emportent une forte adhésion des citoyens.

La bataille autour de la poste ne saurait s’arrêter là. A Saint Gratien, les organisations politiques de gauche qui ont participé au 3 octobre se sont retrouvées pour une déclaration commune. C’est suffisamment rare pour être souligné. Elles devraient participer ensemble aux prochaines actions du comité national, pour exiger le retrait du projet gouvernemental de changement de statut de la poste, et un référendum d’initiative populaire sur l’avenir du service public postal. Ci-dessous, le texte de la déclaration des organisations locales du NPA, du PS et du PCF.



Déclaration commune des forces de gauche de Saint Gratien

Oui à un grand service public postal

Samedi 3 octobre, dans toute la France, plus de 2 millions de citoyens, dans leur diversité, se sont massés et ont pris part à la consultation proposée par le « Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. »

A Saint Gratien, comme dans de nombreuses communes de France, la « votation citoyenne » a été un incontestable succès. Affluence devant les urnes, multiplicité et richesse des échanges auront marqué cette journée.

799 Gratiennois ont pris part à la votation organisée dans notre ville par des militants associatifs, politiques (du NPA, du PCF, du PS) et syndicaux (CGT, Sud, Solidaires).

Nous remercions les habitants qui ont pris de leur temps pour déposer leur bulletin de vote et ainsi marquer leur inquiétude sur le devenir de la poste et leur attachement au service public. Beaucoup de vœux ont été émis quant à l’amélioration des services offerts par la poste, l’extension des horaires d’ouverture et leur respect, notamment à l’annexe des Raguenets, la mise à disposition d’effectifs supplémentaires aux heures de pointe… Face au tout marchand, au tout rentable, s’est fait entendre une demande de lien social et de services publics.

A Saint-Gratien, comme dans bien d'autres communes, des élus de la majorité présidentielle ont également pris part à la votation. L'initiative est transverse aux clivages politiques.

Et maintenant ? Au Président de la République de prendre en compte le vote citoyen. Il est temps que soit signée la loi permettant effectivement l'organisation d'un référendum sur l’avenir du service public de la poste. Les forces progressistes se prononceront à l’assemblée nationale contre le projet de transformation de la poste en société anonyme, projet qui ouvre la voie à la privatisation et exigeront la tenue d’un « référendum d’initiative populaire » sur l’avenir de la poste. Nous attendons aussi que les forces de gauche portent un véritable contre-projet à celui du gouvernement, dans l'objectif de promouvoir la mise en place d'un service public postal de qualité.

Les organisations locales du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti Socialiste et du Parti Communiste Français

  • Résultats de la votation citoyenne à Saint Gratien le 3 octobre 2009
  • Poste et centre commercial des Raguenets : 290 votants
  • Poste et commerces en centre ville 352
  • Marché 157
  • Total : 799 votants, « non » : 783, « oui » : 13, 3 abstentions

on_est_2_milllions_V2_1_.jpg