Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Du côté des cocos d'Aubervilliers

congr_s_8.jpgLes médias vous parleront fort peu des débats du 36è Congrès du PCF qui s'est tenu ce week-end à Aubervilliers, sauf pour discourir stérilement sur la disparition de la faucille et du marteau... Aussi avons-nous décidé de publier sur notre blog quatre extraits du discours de clôture de Pierre Laurent sur des thèmes essentiels. Peut-on faire autrement ? Le changement, c'est quoi ? Comment le PCF va-t-il aborder les municipales de 2014 ? Comment le PCF apprécie-t-il la politique gouvernementale ?

Partie 1
Sommes-nous impuissants ? Non ! Peut-on faire autrement ? Oui , quatre exemples très concrets.
Extraits des discours de Pierre Laurent, au 36è congrès du PCF, Dock Pullman à Aubervilliers, 7 / 11 février 2013

Recréons partout l'espoir. Ne cédons pas un pouce de terrain à la fatalité et au renoncement.

Cette bataille du changement, il faudra la mener sur de nombreux fronts. Permettez-moi d'en souligner quelques uns.

Il y a d'abord cet enjeu crucial de la sécurisation de l'emploi.
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L'Accord national interprofessionnel signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires ne peut constituer le passage obligé d'une majorité parlementaire de gauche. Il y a deux bonnes raisons à cela : la première est que l'on voit mal ce qui obligerait une majorité de parlementaires de gauche à légiférer en faveur de reculs sociaux manifestes, à commencer par les accords compétitivité-emploi inventés par le Medef et la droite. La seconde est qu'en ne recevant pas l'agrément de la CGT et de FO, sans compter d'autres syndicats hostiles au projet, cet accord est contraire à l'esprit des accords majoritaires que devrait respecter une majorité de gauche qui prétend agir au nom de la démocratie sociale. Notre congrès, j'en suis certain, doit décider une campagne d'ampleur, menée aux côtés des organisations syndicales qui viennent de décider d'une grande journée d'action, début mars, pour des propositions législatives alternatives. D'ici mars et avril, nous en faisons un objectif de première importance.

Le deuxième défi est celui de la renaissance productive du pays.

congr_s_14.jpgMittal, Pétroplus, Fralib, PSA, Renault, GoodYear, Doux, Candia... la saignée industrielle continue. En quatre ans depuis 2009, il y a eu 1 087 fermetures de sites pour seulement 703 ouvertures, soit 384 sites industriels en moins. Alors que la relance de nos bases productives est urgente, leur mutation industrielle, sociale et écologique est indispensable à la sortie de crise du pays tout entier.

Le grand mensonge actuel, c’est d'affirmer que l’industrie décline à cause de la crise, qu'il faudrait donc tous faire des sacrifices. La vérité, c'est exactement le contraire : c'est le déclin de l’industrie, le choix de la finance contre l'industrie, le choix des rendements financiers contre la qualification et l'investissement productif qui sont les causes premières de la crise. L'urgence, c'est d'arrêter l’hémorragie d'emplois industriels parce qu'un pays sans usine est un pays mort. Il faut mettre un coup d'arrêt immédiat aux prédateurs financiers. Qu'attend le gouvernement pour déclarer un moratoire sur les plans de licenciement et inscrire à l'agenda parlementaire la loi contre les licenciements boursiers que les socialistes ont voté, il y a an exactement, au Sénat ? Voilà un objectif immédiat à porter.

Au-delà, il faut initier –je le disais, la renaissance productive de notre pays. Elle doit porter : 1. l'ambition d'une transition énergétique en s’appuyant sur un effort colossal de recherche, dans le cadre de coopérations européennes et internationales ; 2. la réponse aux besoins d'un nouveau type de développement humain durable, accessible à tous, sans les immenses inégalités actuelles, par la diversification de notre production dans tous les secteurs grâce au redéploiement de grandes filières.

Pour enclencher cette nouvelle mobilisation industrielle nationale, le pouvoir doit changer de camp. Celui de la finance doit reculer. Celui des travailleurs doit grandir. Exigeons ces nouveaux droits.

Le vote par la gauche sénatoriale de notre proposition de loi d'amnistie sociale le 27 février constituerait un premier signe positif.

Le troisième défi est celui de la reconquête et de l'extension des services publics pour répondre aux besoins nouveaux des populations.

La mort du bébé in utero à la maternité de Port-Royal, la fermeture d'une nouvelle maternité à Vire, résonnent comme de nouveaux signaux d'alarme. Rien n'a été résolu de la situation catastrophique des hôpitaux. Là aussi les mobilisations sont nécessaires, comme elles le sont pour le logement social et la fixation du taux de TVA à 5 % et non à 10 % comme envisagé depuis le pacte de compétitivité, ou encore les transports publics, où le gouvernement doit combattre et non s'accommoder du quatrième paquet ferroviaire voté à Bruxelles, et doit rétablir les moyens du Grand Paris Express en Ile-de-France.

L'ambition d'éducation nationale attendue n'est pas non plus au rendez-vous de la loi Peillon, pas plus que l'ambition culturelle ne peut faire bon ménage avec les coupes drastiques de budget.

La bataille pour les services publics doit reprendre partout avec ampleur.

Le quatrième défi est celui de l'égalité territoriale et du renouveau de la démocratie locale.

La décentralisation peut et doit être un levier pour avancer dans cette voie. Mais le projet d'acte III de la décentralisation va-t-il au contraire accélérer les transferts de compétences aux collectivités sans moyen supplémentaire, au nom de l'austérité ? Va-t-il renforcer des logiques métropolitaines autoritaires et porteuses d'inégalités ? Le risque est là. Nous devons donc amplifier avec nos élus, et en en faisant maintenant une grande affaire populaire, la bataille pour une égalité territoriale véritable.

 

Tribune libre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

Saint Gratien

Voici le texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de janvier 2013, qui traite de la stratégie d'endettement de la municipalité.
Rappelons que nous sommes contraints d'écrire un texte de 1 333 caractères seulement, ce qui aboutit à un argumentaire schématique. Retrouvez nos propositions plus détaillées sur ce blog !

Nous vous souhaitons une heureuse et pas trop chère année !

Le budget 2013 de la ville a été voté au dernier Conseil municipal.

Acculée par la croissance de la valeur du Franc suisse, la ville a été contrainte fin 2012 à renégocier 2 emprunts « toxiques », pour éviter une pression financière encore plus forte de la banque Dexia et des taux d’intérêt de 8 et 16%. Cela nous a coûté une pénalité de 520 000 €.

Ce n’est pas fini. Selon nous, est planifié en 2013 un remboursement anticipé de ces emprunts. Ce sera au prix d’une fonte de 75% des investissements municipaux (-5,7 M€), d’une compression des dépenses (-100 000€ pour le centre de loisirs, - 60 000€ pour les écoles…), et d’un bond de la plupart des tarifs de la ville.

Voilà la facture particulièrement salée de la très contestable stratégie d’endettement de la ville !

C’est mal parti pour stopper l’hémorragie du nombre d’habitants (-1286 en 3 ans).

Ce contexte renforce nos propositions : opportunité d’un audit citoyen de la dette de St Gratien ; nécessité de la soumission des contrats bancaires des collectivités au code des marchés publics ; utilité d’un pôle financier public, finançant les besoins humains ; intervention des gratiennois dans les comptes de leur ville.

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

 

Pour une grande loi d'égalité

mariage_1.jpgManifestation pour l’égalité, dimanche 27 janvier, Paris - 14h Le cortège partira de Denfert-Rochereau et se terminera Place de la Bastille.

Une nouvelle manifestation aura lieu en faveur du mariage pour tous le 27 janvier.
Le PCF et le Front de Gauche soutiennent et participent à cette initiative pour l’égalité des droits.

La question du droit au mariage pour tous pose pour la première fois en France de façon réelle la question de l'égalité des droits quelles que soient les orientations sexuelles des personnes, et quoi que chacun-e pense des institutions du mariage et de la famille.

La société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que deux personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Le mariage est depuis plus de deux siècles dans notre République laïque, un acte civil avant d'être un sacrement religieux. Le projet de loi « mariage pour toutes et tous », est une avancée majeure pour la société et va mettre un terme aux discriminations qui frappaient depuis trop longtemps, toutes celles et tous ceux privés du droit d'exprimer leur amour de la manière qu'ils jugent la plus opportune. Il va permettre de rattraper le retard pris sur les pays à travers le monde qui ont, depuis plus d'une décennie, ouvert le mariage civil aux couples de personnes de même sexe. 14 pays ont aujourd'hui légalisé le mariage homosexuel et pour la plupart également légalisé l'adoption par les couples homosexuels.

Les communistes et le Front de Gauche sont inscrits depuis très longtemps dans ce combat pour l'égalité. Ils souhaitent aussi faire progresser le projet de loi ouvrant le droit au mariage à tous les couples, pour qu'il soit accompagné des droits à fonder une famille pour les couples de même sexe.

mariage_2.jpgPour leur part, les communistes val d’oisiens participeront dimanche à la grande manifestation en faveur du mariage pour tous. Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95 réclame et espère une avancée de la France sur cette question et appelle à la mobilisation. « Nous appelons tous les progressistes à se retrouver dans la rue le dimanche 27 janvier pour demander au gouvernement d’arrêter les tergiversations et reports et nous l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA. Nous réclamons une grande loi d’égalité et non une loi à minima ».

Enfin, comme le souligne André Chassaigne dans sa lettre ouverte à ceux qui s'opposent au mariage pour tous, « des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? »

 

Communistes pour changer le monde

pl_222.jpgDans le cadre de la préparation de leur 36è congrès qui se tiendra en février prochain à Aubervilliers, les communistes du Val d’Oise avaient rendez-vous mercredi dernier avec Pierre Laurent. A l’initiative de la fédération du PCF, une centaine de militants se sont retrouvés à Cergy pour une soirée d’échanges.

Dans un moment historique particulier, où la gauche gouverne sans pour autant ouvrir les voies du changement, où le pouvoir de la finance est toujours en place, où « l’humanité est en panne de sens », quelle place pour le PCF ? En 2012, nous avons largement contribué à faire rayonner des idées nouvelles. Aujourd’hui, après la ratification d’un traité européen inchangé, un budget 20123 d’austérité, un accord qui se profile contre le droit du travail, quelle alternative crédible proposer ? Comment lutter contre la résignation qui pourrait prendre le dessus, comment impulser une mobilisation positive ?

Les débats ont beaucoup porté sur la place du PCF au sein du rassemblement du Front de Gauche et les communistes ont réaffirmé leur volonté d’avancer « sur leurs deux jambes », sans choisir entre leur parti et le FdG. Ce n’est pas pour s’effacer que le Parti communiste s’est lancé dans le Front de Gauche, mais bien pour contribuer à créer une dynamique populaire.

Une alliance qui n’empêche pas le PCF de développer ses propositions originales, notamment en matière de lutte contre le chômage. Citons la « sécurité d’emploi et de formation » qui permettrait au salarié d’alterner au long de sa vie professionnelle des périodes d’emploi et de formation ou encore le concept de « nouveau crédit sélectif » via des fonds régionaux permettant que les crédits bancaires financent des projets riches en emplois, formation, recherche, ou encore les idées neuves du PCF pour l’intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise.

L’ouvrage ne manque pas pour convaincre de l’efficacité de ces mesures car si de nombreux citoyens ont de la sympathie pour les idées du PCF, ils doutent trop souvent de leur crédibilité. Un gros effort idéologique au sein même du PCF est impératif pour mieux « armer » militants et adhérents, afin qu’ils soient à même de mieux faire connaître le bilan de ses actions, de l’activité de ses élus, bref de mener une bataille politique argumentée pour faire grandir le « c’est possible ».

Malgré un vieillissement militant dans certains secteurs, qui le handicape parfois, le PCF se veut « décomplexé ». Dans un contexte économique, social, politique morose et gros de dangers, le PCF ne manque pas d’ambition. Dans une période où le monde est en manque d’espoir, les communistes se voient en « rallumeurs d’étoiles » ou « redresseurs d’espérance ».

pl_4.jpgDans l’immédiat, le PCF se lance, avec le Front de Gauche, dans une grande campagne contre l’austérité qui débutera par un meeting unitaire le 23 janvier à Metz.
A quelques semaines du congrès du PCF, Pierre Laurent se rendra ensuite le 26 janvier à Bordeaux pour traiter du thème « Communisme pour changer le monde ».

Pierre Laurent a écrit en septembre 2012 « Maintenant, prenez le pouvoir », ouvrage préfacé par Alexis Tsipras, aux Editions de l’atelier.

 

Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

Vive le commerce de proximité !

Les "questions diverses" sont pour les élus minoritaires le seul moyen d'intervenir sur l'ordre du jour du Conseil municipal. Elles doivent être déposées par écrit 48 heures avant la séance. Le maire y répond plus ou moins longuement et il n'y a pas ensuite de débat.

Voici les questions déposées par les élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien pour le Conseil du jeudi 22 novembre dernier.

1) La fermeture de la supérette des Raguenets
Cette fermeture fragilise le centre commercial et pénalise les autres commerces. Elle oblige les habitants du quartier à se rendre en centre-ville pour leurs achats. Une pétition signée par plus de 900 personnes interpelle les élus et la chambre de commerce. Nous soutenons cette demande et partageons l’idée que le commerce de proximité est indispensable à la vie des quartiers.
Nous demandons à la commune de peser de tout son poids pour aider à la réouverture d’un commerce de proximité aux Raguenets. Nous souhaitons aussi que la commission « commerces » se penche sur les questions des centres commerciaux des Marais et des Raguenets.

2) Le fonctionnement des bureaux de poste
Nous souhaitons attirer une nouvelle fois l’attention du Conseil sur le fonctionnement dégradé du service public de la poste. Le bureau annexe des Raguenets n’est ouvert que deux heures par jour, ce qui est notoirement insuffisant pour un quartier de 6 000 habitants et entraîne une forte affluence le samedi matin. Au bureau central, le manque de personnel provoque de longues attentes des usagers. Nous estimons indispensable que la commune s’adresse à la direction de la poste afin de lui demander d’agir pour que le service public soit assuré à Saint Gratien dans des conditions correctes. Dans le cadre de l’aménagement du territoire, le maire peut donner son avis sur les horaires d’ouverture et les effectifs.

Le maire a brièvement répondu à la deuxième question, considérant que nous l'avions déjà interrogée à plusieurs reprises à ce sujet. Elle considère qu'elle n'a qu'une possibilité réduite d'action vis à vis de la poste. Nous pensons au contraire qu'une municipalité peut peser pour que le service public soit assuré de façon satisfaisante sur la commune et que l'on peut aussi associer les habitants à cette action.

En ce qui concerne la fermeture de la supérette des Raguenets, le maire considère que "le commerce des années 70, c'est fini" et qu'il est quasi impossible de réouvrir un magasin d'alimentation aussi grand dans le centre commercial. Il faudrait selon elle, diviser en deux la surface des locaux pour ne garder qu'une petite surface alimentaire et y adjoindre un autre commerce, type bazar. Quant aux Marais, elle juge totalement irréaliste d'y envisager l'ouverture d'une supérette. Les locaux vacants devraient accueillir les bureaux de la société HLM Terre et Famille. Il y a pourtant 600 logements collectifs et une zone pavillonnaire importante à proximité immédiate. Des résidents de ce quartier peinent à se rendre en centre ville, d'autant plus que, comme aux Raguenets, les transports en commun sont quasi inexistants en journée.

Et si on mobilisait les groupes de quartier sur ces questions ?

 

Ça bouge à Saint Gratien !

Voici le texte paru au nom des élus PCF-Front de Gauche dans la revue municipale de novembre 2012.

Ça bouge à Saint Gratien !

Les habitants des Raguenets ont pétitionné pour la réouverture du commerce d’alimentation de leur quartier. Leur demande, comme celle du quartier des Marais, est légitime. Nous ne partageons pas le choix de la municipalité de concentrer les commerces exclusivement en "cœur de ville", déjà engorgé de voitures. Le commerce de proximité, c’est du lien social. C’est de l’emploi. C’est de la vie !

Nous sommes également associés au Comité de défense de la radiothérapie de l’hôpital d’Argenteuil, menacée de fermeture. L’accès à des centres de soins de proximité, en un mot, à des services publics de proximité, doit être un droit garanti. La passivité de la ville quant aux horaires très réduits de la Poste des Raguenets, montre que cela ne va pas de soi pour tous.

Le 20/12 : le conseil municipal traite du budget 2013. Venez nombreux, avec nous, mettre le nez dans les finances de la ville.

Enfin, nous sommes heureux d’annoncer la naissance de la dernière association de notre commune. Les amis du Front de Gauche se structurent dans une association ouverte, à l’esprit libre, pleine de projets, qui accueille tous ceux qui veulent que cela bouge à St Gratien d’ici 2014, et au-delà !

Bonnes fêtes de fin d’année !

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

Curieusement, la tribune du groupe majoritaire au Conseil municipal répond sur la même page à notre argumentaire sur le commerce de proximité dans les quartiers.

La date fixée pour déposer les textes en mairie en vue de l’impression du magazine ne serait-elle donc pas la même pour tous les groupes d’élus ? Nous reviendrons prochainement sur le texte du groupe de la majorité municipale et ses attaques visant les élus PCF-Front de Gauche. « Mauvaise foi caractérisée, manque d’implication dans les dossiers de la commune, profonde méconnaissance du terrain » voilà les maux dont nous serions atteints….

Nous avons certes des options bien différentes du groupe UPSG, mais nous reprocher d’être absents ou peu impliqués est une contre-vérité. Reconnaissons ici malheureusement la façon trop habituelle à Saint Gratien de traiter l’opposition municipale, et tout particulièrement les élus du Front de Gauche.

Les gratiennois qui nous connaissent savent que nous sommes présents, actifs, attentifs à leurs préoccupations, constructifs avec de nombreuses propositions et une expression régulière en direction des habitants.

Ça bouge à Saint Gratien et visiblement, ça dérange !

Réponse détaillée, preuves à l’appui, très prochainement.

 

Le PCF est mort !

« Ni fleur, ni couronne »

Ainsi s’achevait le vrai-faux faire-part de décès envoyé au lendemain de la Toussaint par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour inviter les journalistes à « enterrer l’enterrement du Parti communiste français né à Tours le 30 décembre 1920 ». Les « Rouges » qui font de l’humour noir... Manière de donner un petit coup de jeune à l’image du parti de Maurice Thorez qui accueillait, samedi, ses nouveaux adhérents à son siège parisien, Place du Colonel-Fabien. But de l’opération, voulue très médiatique : montrer le « mouvement de renaissance qui est le nôtre en ce moment », a insisté Pierre Laurent. Bref, le PCF n’est pas mort, il fait juste sa mue...

« Vous connaissez la série NCIS ? »

Dans la scintillante salle de réunion futuriste, sous la coupole blanche d’Oscar Niemeyer, 400 nouvelles têtes. Têtes Blondes, grises ou crépues... En tout, 6 500 nouveaux ont pris leur carte depuis le début de l’année, indique le parti. Qui, cette année plus qu’à l’ordinaire, a souhaité faire bon accueil à la « nouvelle génération ».

« On a voulu organiser cette rencontre parce que c’est assez difficile de se faire des amis dans un groupe où les gens se connaissent depuis longtemps... Il y a des anciens qui n’étaient pas trop d’accord, qui ont dit « ce n’est pas dans la tradition »... », explique la truculente « animatrice » de la matinée. Une femme pleine de peps, qui a adhéré à la section du Blanc-Mesnil en février, et qui ne manque ni de prestance ni d’humour pour faire passer le micro dans l’assemblée : « Nous, je nous appelle les « McGill » vous connaissez la série NCIS ? Eh bien on est comme le héros, on est des « bleus » ! » Éclat de rire général.

Les Anciens et les modernes...

Un « tour de table » de deux heures pour se présenter, et expliquer le « pourquoi » de son militantisme. Pourquoi Patrick, pourtant petit-fils du chauffeur de Maurice Thorez et petit-neveu de la secrétaire de Georges Marchais, a-t-il attendu quarante années passées dans le syndicalisme pour franchir le pas ? « Je suis venu au PCF car il a changé de vue, il n’est plus le parti stalinien qu’il était », avance ce militant de Bobigny. Alexis, 30 ans, « issu d’une famille communiste depuis deux générations », a décidé de faire un trait sur ses « mauvaises expériences avec des anciens de Toulouse », et loue désormais la « sacrée évolution dans la mentalité globale du parti communiste ».

Si on ne regrette pas la ligne raide du communisme d’antan, la ligne molle de Robert Hue en prend aussi pour son grade. Il faut savoir « rester unis », même quand la ligne officielle n’est pas toujours à son goût, tempère Pierre Laurent. Et de rejeter dos à dos « le communisme autoritaire qui annihile les forces créatrices » et « le compromis social-démocrate qui n’est rien d’autre qu’un pistolet à bouchon face à une meute de loups ».

Bien entendu, la campagne réussie de Jean-Luc Mélenchon - absent de la journée - a bien souvent réveillé les consciences. Alexandre, « jeune adhérent endormi » a retrouvé l’envie grâce au « cadre plus souple » permis par le Front de Gauche. « Monsieur Mélenchon, sa manière de parler, le fait qu’il n’ait pas peur... C’est lui qui m’a fait découvrir la politique », confie en aparté, avec son accent du Congo Brazzaville, cette petite femme discrète, travaillant en maison de retraite, qui n’a pas pu voter en mai faute d’être naturalisée.

Vers le prochain congrès...

Mais le phénomène Mélenchon n’explique pas tout. « J’ai adhéré au PC, pas au Front de Gauche », précise ainsi un intervenant qui milite « pour l’expropriation ». « En tant que communistes, nous avons une identité forte à défendre, ajoute Pierre, une grille de lecture qui s’appelle le marxisme ». « Il n’y a pas à se cacher d’être communiste ! », renchérit un autre. Pas question pour Pierre Laurent de laisser se dessiner la moindre fissure dans la belle union affichée entre le PCF et le Parti de gauche : « Je l’ai déjà écrit dans mes livres : entre le PCF et le Front de gauche, pas besoin de choisir ! »

Au PCF du XXIe siècle, on n’hésite plus à plaisanter sur la lecture rébarbative des textes fondateurs du parti. Pourquoi ne pas tout bonnement les refonder ? Pierre Laurent, qui évoque les réseaux sociaux et la « révolution informationnelle », enchaîne sur son projet d’encourager des prises de décisions plus « collaboratives » et « le besoin de se confronter sur des lignes différentes ». Une feuille de route pour le prochain congrès organisé début février 2013, dont Pierre Laurent a promis qu’il serait... « rockn’roll ».

Article paru sur Politis.fr

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Les communes plombées par la règle austéritaire

La tribune libre des élus PCF-Front de Gauche publiée dans la revue municipale de Saint Gratien du mois de septembre alerte sur la situation des collectivités locales.

C’est parce que les finances des communes, départements et régions se dégradent que nous avons souhaité aborder cette question.

Les collectivités territoriales, devenues le premier investisseur public suite aux lois de décentralisation élargissant leurs compétences, réalisent aujourd’hui quasiment 75% des investissements publics, avec des répercussions importantes en matière d’emploi dans des secteurs comme le bâtiment ou les travaux publics. Elles assurent également à la population des services locaux indispensables : routes, lycées, transports, crèches, écoles…. Que ferions-nous sans la commune, le département, la région ?

Mais voici qu’entre en scène la « règle d’or » imposée par le pacte budgétaire, règle qui oblige à un déficit annuel inférieur à 0,5 % du PIB. Cela concerne non seulement le budget de l’État mais aussi ceux des collectivités locales et des administrations de la sécurité sociale. Et le prétendu « or » n’est qu’un vilain plomb…

Les collectivités ont déjà donné. Elles savent combien l’austérité budgétaire imposée ces cinq dernières années a pesé sur leur gestion. Et aujourd’hui, ce n’est autre qu’un contrat d’austérité à durée indéterminée qu’on leur propose avec le pacte européen. Ce texte, s’il était ratifié, ferait peser de lourdes menaces sur nos villes, départements, régions et autres intercommunalités.

Avec son cortège de réductions des dépenses publiques, l’adoption du traité porterait un coup très dur à tous les efforts entrepris au quotidien par les élus locaux pour faire vivre leur territoire, pour servir l’intérêt général des populations.

Alors que les collectivités territoriales sont appelées une nouvelle fois à faire des efforts pour « résorber le déficit », comment vont se présenter les budgets locaux avec le projet de loi de finances 2013 ? Le gel annoncé des dotations d’Etat pour cette année est particulièrement inquiétant. Les besoins des citoyens sont toujours plus grands, aggravés par les politiques d’austérité. Or les collectivités vont être sommées de faire des choix. La part des recettes fiscales – qu’elles ne contrôlent presque plus – s’amenuise au fil des années dans leurs ressources, renforçant la part des différents versements de l’État. En période de rigueur budgétaire, les élus locaux craignent une stagnation ou une baisse de ceux-ci qui amputeraient gravement leurs ressources. Une situation qui pourrait devenir explosive?: avec les transferts de compétences non compensés par l’État en 2004, plusieurs collectivités se trouvent déjà dans la zone rouge et beaucoup s’en approchent dangereusement. Le Val d’Oise en est malheureusement un excellent exemple.

Si le gouvernement dit aujourd’hui vouloir chercher des solutions pour assurer la compensation des dépenses sociales, aucune piste n’a aujourd’hui été confirmée. Surtout, il n’est pas sûr qu’il en aurait la possibilité, contraint qu’il serait par le traité de s’en tenir à la stricte règle de l’équilibre budgétaire.

Mais l’impact du traité budgétaire sur les collectivités est plus profond. Un de ses aspects souvent oublié est qu’il concerne l’ensemble des finances publiques. C’est-à-dire les comptes de la nation, mais aussi ceux de la protection sociale et des collectivités territoriales, auxquels les mêmes règles s’appliqueront.

Certes, les collectivités territoriales n’ont déjà pas le droit de présenter des budgets en déficit.?Oui, mais… Les budgets seront contrôlés, et des projets qui ne sont pas rentables, et qui n’ont pas un caractère « obligatoire », comme la construction d’un musée par exemple, pourraient être interdits. Cela mènerait à une remise en cause de fait du principe de compétence générale des collectivités, puisqu’on pourrait leur interdire de financer des activités hors de leurs compétences obligatoires. Selon une information non officielle, révélée par le site « Médiapart », les services de Bercy pourraient « profiter » du projet de loi organique traduisant les dispositions du pacte en droit français pour aller au-delà des exigences du traité. Des objectifs précis à trois ans pourraient être fixés à toutes les administrations publiques – donc aux collectivités – «?à titre indicatif?» par les lois de programmation. Lesquelles pourraient aussi contenir des dispositions contraignantes «?encadrant les dépenses, les recettes, le solde ou le recours à l’endettement des administrations publiques?». Une véritable tutelle remettant en cause le principe de libre administration des collectivités…

Les récents « États généraux de la démocratie territoriale » n’ont pas levé toutes les craintes. Cette rencontre était très attendue par les élus PCF-Front de Gauche qui ont pu y faire entendre leurs exigences : maintien des trois échelons de collectivités, besoin d’une réforme fiscale d’ampleur, exigence d’un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle. Le nouveau président dit vouloir s’appuyer sur les collectivités. Il annonce des points positifs comme l’abandon du conseiller territorial qui devait remplacer les conseillers général et régional, le rétablissement de la clause de compétence générale pour les régions et les départements, la réaffirmation du principe de non-tutelle d’une collectivité sur une autre... La contradiction, c’est qu’à la fois François Hollande confirme la politique d’austérité qui touche déjà les collectivités, puisque au-delà du gel des dotations pour 2013, il annonce leur baisse de l’ordre de 2 milliards d’euros sur les trois années à venir. Or, pour sortir de la crise, il faut de l’investissement public, mais, dans le même temps, on fait aussi peser sur les collectivités la réduction de la dette publique. Ce sont les habitants, par une augmentation des impôts ou une réduction des services rendus, voire les deux, qui payeront les pots cassés.

 

Pierre Laurent en Corse

SONY DSC                       Le secrétaire national du PCF, de passage en Corse, est interviewé ce 15 août par le journal « Corse matin ».

Pour les 100 jours de François Hollande, Pierre Laurent « espérait mieux dans l’intérêt des Français. Le PS doit s'armer de courage face aux marchés.» Quant à Arnaud Montebourg, il « n’a pas pris de mesures efficaces ».

Les sages du Palais-Royal opposés à la modification de la Constitution pour faire appliquer le traité européen. Qu’en pensez-vous ?

PL Cette décision risque d’entériner définitivement les politiques d’austérité en France et en Europe. En ratifiant ce traité, nous serons pieds et mains liés. Le pacte budgétaire prévoit une austérité drastique pour les pays qui ne respecteraient pas la réduction de leur déficit public. C’est dramatique. On ne sortira pas de la crise si on ne sort pas de l’austérité. De plus, cette ratification va s’opérer dans le dos des Français.

Que proposez-vous pour empêcher la signature du texte ?

PL Nous allons demander au président de la République d’organiser un référendum dès la rentrée. Les électeurs ne sont pas informés de la gravité de ce que contient ce pacte budgétaire. De plus, cette décision, essentielle pour l’avenir du pays, risque une nouvelle fois d’être prise sans consultation. L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. François Hollande s’est fait élire en promettant une rupture avec les politiques d’austérité, maintenant nous demandons des actes.

Comment allez-vous procéder ?

PL Nous allons prendre des initiatives dès la fin du mois pour mobiliser toutes les forces de gauche. Des associations comme Attac sont décidées à agir ; des acteurs du monde syndical aussi, et des voix s’élèvent également parmi les socialistes et les écologistes. La fête de l’Humanité sera un grand rendez-vous pour cette mobilisation nationale. Ensuite, il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre.

Quel bilan dressez-vous des cent premiers jours de la présidence Hollande ?

PL J’espérais mieux dans l’intérêt des Français. Il y avait une attente de rupture sur les questions sociales. Certes, le style a changé, la brutalité et l’agressivité d’un Nicolas Sarkozy ont disparu, mais cela ne suffit pas. La situation est trop lourde. Il faut que les socialistes s’arment de courage face aux marchés financiers et mènent les réformes sociales pour lesquelles ils ont été élus.

Quel regard portez-vous sur la gestion des crises sociales de l’été ?

PL Les plans de licenciements se sont accélérés ; on pouvait s’en douter. Les industriels ont attendu la fin des élections pour agir. Il y a eu clairement de leur part une volonté de mettre en difficulté le gouvernement. Ce n’est pas nouveau : les grands groupes profitent de l’été pour opérer une casse sociale. En revanche, le gouvernement aurait dû agir plus tôt et plus fort. Arnaud Montebourg a fait beaucoup d’effet d’annonce, mais il n’a pas pris de mesures efficaces.

Quelles sont les propositions du Front de Gauche sur le sujet ?

PL Nous continuons de proposer l’interdiction des licenciements boursiers, et une nouvelle loi pour les droits des salariés. La dernière date de 1982, autant vous dire que depuis, le monde de l’entreprise a bien changé.

Quelle alternative aux politiques d’austérité ?

PL Il faut se donner les moyens de relancer l’industrie, en soutenant les PME, en développant les politiques de filière. Nous devons également mener une relance sociale qui a besoin d’investissements publics. Dans le domaine du logement, de l’emploi, de l’éducation mais aussi de la santé. Mais surtout, ne nous lions pas les mains avec le pacte budgétaire. Nous voyons bien les résultats des politiques d’austérité dans les pays où elles sont menées.

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français, conseiller régional d'Ile de France et président du Parti de la gauche européenne.

 

Le PCF demande un moratoire sur les licenciements

Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans de licenciements

Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du PCF demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Pierre Laurent a réagi au plan social dévoilé par le groupe PSA : « Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il. Le secrétaire national du Parti communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.

Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que le Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.
« La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas. »
Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.

Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes.

Huma.fr
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Le Front de Gauche face au FN

fn.gifJean-Luc Mélenchon sera donc candidat du Front de Gauche dans la 11è circonscription du Pas de Calais, celle d’Hénin Beaumont. Le secrétaire départemental du PCF, Hervé Poly, sera son suppléant.

Les médias présentent Hénin Beaumont comme « les terres de Marine Le Pen ». La candidate du Front national, déjà candidate dans cette circonscription en 2007 (et largement battue par le candidat socialiste) y a certes recueilli 31% des voix le 22 avril dernier. Mais Jean-Luc Mélenchon y a aussi frôlé les 15% et au second tour, François Hollande s'y est largement imposé à plus de 60 %. Une terre à gauche donc, un pays minier riche de solidarités, qui a vu des députés communistes, des députés socialistes, et qui pourrait bien voir demain un député du Front de Gauche !

C’est évidemment une candidature très symbolique, qui prolonge le combat mené par le Front de Gauche, d’ailleurs souvent bien seul, contre les idées xénophobes et réactionnaires du Front national.

Voici quelques extraits de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon.

"Ma place, c'est d'abord de faire vivre la permanence d'un message. Nous ne sommes pas un bon coup électoral. Car le Front de gauche en est à sa quatrième campagne électorale. Il est fait pour durer et son ambition est d'être au pouvoir, pour le rendre au plus grand nombre et changer de politique. Les événements amènent à nos solutions.
Je pense que nous mesurons tous le caractère extraordinaire de ce que nous allons entreprendre ensemble. En ayant reçu tant de gestes de fraternité, j'ai bien compris que vous m'accueillez pour la bataille qui s'annonce. Mais une bataille menée avec la raison, les arguments.(…) Nous sommes pour l'instant la deuxième force de gauche. Mais pour ce qui est de la clarté, des perspectives et de la force des idées, nous sommes la première.
Ce pays a été martyrisé par le libéralisme, il n'y a pas d'autres mots. Quelques soit les efforts de vos élus locaux, la solution est nationale et internationale. La loi peut rendre impossible que les patrons voyous saccagent le tissu industriel. La loi peut les punir. Dans la bataille que nous allons mener vont se confronter deux visions de la sortie de crise. Comme en Europe. Je ne viens pas faire semblant que je vais sortir de ma musette des emplois, des usines. Non, nous allons demander à chacun de répondre à cette question : le problème c'est les immigrés ou les banquiers ? Ce sont les immigrés qui ferment les usines ? Non. Si vous voulez vous interdire les licenciements boursiers, votez Mélenchon et Poly. (...)
La bataille face au Front national est indispensable. On me dit : vous en faites une fixation, une affaire personnelle. Mais c'est une affaire collective ! Le glissement de la droite vers l’extrême droite, je ne l'ai pas inventé. Quand on en attaque un on attaque l'autre. Et oui je viens mener bataille contre la droite, car je suis la gauche. Je mets au défi madame Le Pen. Mais avec des arguments, ayant un débat. Car nous misons sur l'intelligence et le cœur de chacun. (…) Il faut lancer une rénovation pour rassembler chaque conscience de gauche. Quiconque vote pour nous ne s'engage pour rien d'autre que pour l'Humain d'abord. Je veux aussi vous dire que c'est une fierté, un orgueil pour moi d'avoir été votre candidat aux présidentielles. Et comme je suis fier aujourd’hui d'être le candidat des communistes du Pas de Calais. Nous ne sommes pas ici sur les terres de Madame Le Pen. Ici c'est la gauche, c'est le drapeau rouge, la résistance."

Marie-George Buffet a, elle, jugé Mélenchon "très courageux".
"Je souhaite qu'il soit candidat, qu'il soit élu député, qu'il apporte son expérience et ses compétences au sein d'un groupe du Front de Gauche à l'Assemblée nationale, ça nous sera d'un précieux appui", a déclaré Marie-George Buffet. "Je trouve très courageux de sa part, très beau d'aller de nouveau mener ce combat contre les idées d'extrême droite à Hénin-Beaumont en construisant une réponse à gauche qui puisse l'emporter. On dit toujours: "Hénin-Beaumont, c'est Marine Le Pen", mais dans cette circonscription, il y a une large majorité d'électrices et électeurs qui votent à gauche", a assuré la députée PCF de Seine-Saint-Denis.

La démarche a aussi reçu le soutien appuyé de Pierre Laurent. "Ce duo, Mélenchon-Poly, remettrait la gauche au niveau où elle doit se mettre pour empêcher un holp-up électoral de Marine Le Pen", estime le secrétaire national du Parti communiste français. « Le tandem présente une possibilité de victoire dans cette circonscription. La candidature Mélenchon créerait une situation de rassemblement dans la gauche dès le premier tour. Des contacts montrent que beaucoup de gens à gauche, qui souffrent de la situation à gauche, trouveraient dans cette candidature le moyen d'un rassemblement aux frontières nouvelles".

Pierre Laurent a également jugé que le Front de Gauche avait "beaucoup d'ambition dans ce département" du Pas-de-Calais, avec les "conquêtes de Lens et Calais", dont le communiste Jacky Hénin fut maire entre 2000 et 2008.

 

Battre Sarkozy le 6 mai

"Nous organiserons un grand meeting sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche, vendredi 4 mai, sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy" a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV à l'issue d'une réunion au siège du PCF à Paris, place du Colonel Fabien en présence de Pierre Laurent, "nous serons présents dans toutes les villes de France, le 1er mai, avec les syndicats" a-t-il poursuivi.

"Il y règne un certain enthousiasme dans la mesure où nous pensons que nous avons de bonnes chances d’arriver à battre monsieur Sarkozy d’une part et d’autre part parce que nous avons examiné nos résultats."

"Nous voulons faire battre Sarkozy, nous allons nous servir du bulletin Hollande pour le faire, nous allons donc voter Hollande pour le faire".

"On sera rassemblé le vendredi soir en région parisienne sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche (…) C’est là qu’aura donc lieu le dernier de tous les meetings de la campagne présidentielle. On sera donc rassemblé le 4 mai sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy" a poursuivi le candidat du Front de Gauche.

Ce meeting servira à "appeler à battre Sarkozy et à se mobiliser pour continuer à porter notre programme, L'Humain d'abord, aux législatives" qui suivent en juin, a précisé Eric Coquerel, le conseiller de Jean-Luc Mélenchon. D'ici le 4 mai, le Front de Gauche lance également un "appel à se mobiliser derrière les syndicats le 1er mai à partir du moment où Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen en font un enjeu d'affrontement social", a-t-il ajouté.

"Le 1er mai, notre adversaire a fait le choix de faire un passage en force, il fait une manifestation antisyndicale, contre les syndicats, donc nous, nous nous mettons derrière les syndicats. Donc nous appelons tous nos adhérents, nos amis, nos électeurs à se regrouper avec les syndicats derrière eux, à leur appel et nous serons présents dans toutes les villes de France et en fin de parcours évidemment nos amis, suivant la situation locale, défileront eux aussi, ce jour-là c’est un jour de bars de fer, on va faire du judo. Puisque Sarkozy a décidé de chercher la châtaigne avec les syndicats et bien il va nous trouver sur son chemin" a ajouté Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV.

Selon Eric Coquerel, le Front de Gauche, fort des 11,1% de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, est devenu "une nouvelle force incontournable pour battre Sarkozy". "La clef du 2e tour c'est notre électorat", a-t-il ajouté.

 

Une combattante de l'espérance

lise_london_1.jpgL'ancienne résistante communiste Lise London, veuve d'Arthur London, dont le procès stalinien en Tchécoslovaquie a été rendu célèbre par le film "L'Aveu", est décédée samedi à Paris à l'âge de 96 ans. Ses obsèques auront lieu jeudi 5 avril à 10h30 au cimetière parisien d'Ivry.

Femme rebelle, personnage d’exception, Lise London n’a jamais cessé de lutter contre les injustices et pour son idéal communiste. Malgré la misère, la guerre, la déportation, la terreur stalinienne, elle n’a jamais baissé les bras. Une grande dame vient de disparaître.

Née en 1916 en France de parents espagnols, engagée très tôt au PCF, Élisabeth Ricol rencontre à Moscou en 1935 le communiste tchèque Artur London, qu'elle épouse avant de s'engager dans la guerre civile espagnole.

Rejointe par lui à Paris en février 1939, Lise, mère d'une petite Françoise née en février 1938, s'engage rapidement dans la Résistance, devenant capitaine des Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Arrêtée en 1942 par la police française, elle est jugée en 1943 par le tribunal d'État français, qui requiert sa condamnation à mort. Sa peine sera commuée en travaux forcés à perpétuité à la naissance de son fils Gérard, en avril 1943, à la prison La Petite Roquette. Livrée aux Allemands, Lise London sera déportée en juin 1944 à Ravensbrück, puis envoyée dans les Kommandos de Buchenwald.

lise_london_2.jpgAprès la guerre, elle s'installe en Tchécoslovaquie, où son mari devient vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement communiste installé par l'URSS. Mais, dans le cadre des purges staliniennes, Artur London tombe en disgrâce et est arrêté en 1951. C'est durant ses années de prison qu'il écrit en français les textes qui serviront de canevas à L'aveu et qu'il transmet clandestinement à sa femme, glissés dans des paquets de papier à cigarettes. Dans ces documents, destinés non à être publiés mais à informer le Parti communiste français, London décrit les interrogatoires, tortures et procès infligés par le régime stalinien afin de lui extorquer des "aveux".

Artur London, finalement libéré en 1956, se réfugie en France. Son livre L'aveu, publié en 1968 chez Gallimard, au moment du "Printemps de Prague" écrasé par les chars soviétiques, sera porté deux ans plus tard à l'écran par Constantin Costa-Gavras, avec Yves Montand dans le rôle d'Artur et Simone Signoret dans celui de Lise. Lise London, mère d'un troisième enfant et dont le mari est mort en 1986, livre les moments forts de sa vie et de l'histoire en publiant notamment La mégère de la rue Daguerre (Seuil 1995) et Le printemps des camarades (Seuil 1996).

La polémique autour de la publication du livre de Karel Bartosek "Les aveux des archives" (Le Seuil), où l'historien tchèque accuse London d'avoir été lui-même une sorte de commissaire rouge avant d'être victime à son tour du régime, est à l'origine de la publication des pages rédigées par London en prison. Car Lise London, pour faire taire une "campagne pleine d'ignominies", contre-attaque en les dévoilant au public ("Aux sources de l'aveu", Gallimard, avril 1997).

Militante jusqu'au bout, Lise London est restée adhérente au Parti communiste, dénonçant "le dévoiement du socialisme par Staline". Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a rendu hommage dans un communiqué à "l'engagement communiste" ainsi qu'à "sa résistance à la folie stalinienne".

Saluant "une femme exceptionnelle", Pierre Laurent, a repris les mots de Lise London pour lui rendre hommage: "Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les certitudes, n’hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices, Ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous- mêmes", dira notre camarade Lise London à ceux qui l'interrogeaient encore sur son engagement communiste présent. "Ouvrez grands les yeux... soyez vous-mêmes ", chère Lise, en chérissant ta mémoire, nous serons fidèles à ton injonction."

Infos tirées du site du Point

Plus d'infos sur la vie de Lise London

 

Au coeur des quartiers populaires


A l'heure où un nouveau sondage place Jean-Luc Mélenchon à la troisième place des intentions de vote pour la présidentielle, le candidat du Front de Gauche met ce dimanche au coeur de sa campagne les quartiers populaires.

A partir de 14 heures, il est à Grigny, en Essonne, pour rencontrer, avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, les habitants de la Grande Borne, avant une prise de parole au Stade Bélier à 16 heures, où près de 4.000 personnes sont attendues.

Selon un nouveau sondage rendu public ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon se hisse à la troisième place dans un sondage LH2-Yahoo sur les intentions de vote à la présidentielle, avec 15%, soit une progression de quatre points par rapport au précédent sondage du même institut, qui avait été rendu public le 18 mars. Ce sondage a été réalisé les jeudi 30 et vendredi 31 mars.

 

Les élus Front de Gauche s'expriment dans la revue municipale de Saint Gratien

Saint Gratien

Article des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de mars/avril 2012

En avril, il y a un vote utile, le vote Front de Gauche.

Avec Jean-Luc Mélenchon, nous portons des propositions pleinement cohérentes avec nos actions et nos votes, du conseil municipal à l’Assemblée Nationale, jusqu’au Parlement européen. Avec une seule visée : l’humain d’abord.

L’intervention citoyenne est au centre de la prochaine séquence électorale. Rétablir la souveraineté populaire sur les banques et les marchés ; réorienter le crédit bancaire en faveur de l’emploi, des salaires, de la formation ; partager les richesses pour redresser l’activité (SMIC à 1700 €, revenu maximum, révolution fiscale, droit à la retraite à 60 ans) ; établir une planification écologique pour en finir avec le productivisme qui détruit la planète au nom du profit ; donner les moyens aux communes de développer les services publics locaux pour répondre aux besoins des habitants ; instituer une 6ème République pour mettre fin à l’oligarchie qui décide à la place du peuple ; donner des droits nouveaux aux salariés dans les entreprises. Ainsi vivra une véritable république sociale.

En avril, prenez le pouvoir. Ensemble, nous sommes la solution !

Retrouvez sur notre blog les dates de nos futures Assemblées citoyennes sur l’école et les services publics ; l’emploi, les salaires et la fiscalité.

 

La classe ouvrière, le PCF et le Front de Gauche

HD_11_mars_2012.jpgAndré Chassaigne, député et candidat Front de Gauche du Puy de Dôme, participera à un meeting avec Jean-Luc Mélenchon le 14 mars à Clermont-Ferrand. Il est cette semaine l'invité de l'Humanité Dimanche.

André Chassaigne : « Dans cette campagne, la classe ouvrière, le PCF et le Front de Gauche se retrouvent ».

HD : Sur le terrain, parmi les gens que vous rencontrez, cette politique du Front de Gauche apparaît-elle crédible ?

AC : Ce qui est indéniable, c’est que la campagne de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche redonne de la fierté aux travailleurs. Quelque chose se passe indéniablement. La classe ouvrière, le PCF et le Front de Gauche se retrouvent. Au risque de faire sourire, je dirais qu’on recommence à s’aimer. Nous sommes de nouveau perçus comme capables de faire avancer concrètement des mesures de transformation de la société.

De plus en plus de gens comprennent que si on veut changer la vie, si l’on veut le progrès social, il faut changer la société. Jusqu’à présent, ce qui apparaissait par exemple sur certains réseaux sociaux comme une simple indignation face au système, se réalise au sein du Front de Gauche, comme une réponse construite, élaborée, qui petit à petit gagne en crédibilité.

Certes c’est fragile, sauf si nous-mêmes, à tous les niveaux, nous consolidons les fondations en ne nous limitant pas à l’incantatoire.

Nous portons un programme qui est celui de la citoyenneté élargie, de l’élaboration collective, où les français reprennent leur destin en main. C’est la nature du Front de Gauche. Et c’est ce qui fera son succès ».

André Chassaigne, en page 22 de l’Humanité Dimanche en vente jusqu’au mercredi 14 mars dans les kiosques et demain au marché de Saint Gratien.

N’ayez pas peur. Demain au marché, achetez-nous donc l’Humanité Dimanche !

 

Le Front de Gauche présente ses candidats pour la 6è circonscription du Val d’Oise

front-de-gauche-affiche-prenez-le-pouvoir_1.jpgDans les huit villes de la 6è circonscription, les organisations et les citoyens regroupés au sein du Front de Gauche ont désigné leurs candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012.

Isabelle Volat (PCF), conseillère municipale de Saint Gratien et Éric Peschot, conseiller municipal de Deuil la Barre, porteront les couleurs du Front de Gauche élargi. Dans ce secteur du département, ce large rassemblement progressiste associe diverses composantes : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, FASE, les Alternatifs, le M'pep, la Vigie de gauche, Bouge la ville de Deuil, et Résoci ; ainsi que des citoyens engagés.

Voici la déclaration envoyée à la presse par les candidats :

« Nous constatons chaque jour les ravages de la crise et du chômage sur la vie quotidienne du plus grand nombre. L’échec du système est flagrant. Les politiques d’austérité n’apportent que d’effroyables dégâts sociaux, font chuter la croissance et croitre les déficits publics. Il y a urgence à ouvrir une alternative solidaire, humaine, sociale et écologique aux logiques financières qui nous conduisent vers un monde toujours plus inhumain.

Des solutions alternatives crédibles, modernes et efficaces pour sortir de la crise existent. Ces solutions sont au cœur de notre programme « L’humain d’abord » et nous les porterons tout au long de cette campagne. Avec Le Front de Gauche, nous proposons une autre répartition des richesses, une nouvelle politique industrielle et la relance des services publics. Cela passe par la reprise du pouvoir aux banques et aux marchés financiers en créant notamment un grand pôle public bancaire et financier.

Penser et agir autrement, ensemble, est le fil conducteur de toute notre action tant au niveau local qu’au-delà. Avec la population de la 6è circonscription, nous travaillerons à construire des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la santé, du logement, du développement durable, de la solidarité, et des services publics, avec une place toute particulière pour celui de l’Éducation. Pour les habitants de nos communes, autant de thèmes fondamentaux autour desquels un large et profond échange démocratique est nécessaire et essentiel.

La période qui s’ouvre doit être riche de débats et porteuse d’espoirs. Les élections de 2012 sont une chance pour imposer un changement politique profond en faveur des salariés et retraités, en faveur du monde du travail. Indignez-vous, engagez-vous ! Ensemble, on peut ! »

Les huit villes de la 6è circonscription sont Saint Gratien, Deuil, Sannois, Soisy sous Montmorency, Montmagny, Enghien, Margency, Andilly

Samedi 18 février, les candidats et les amis du Front de Gauche se sont exprimés lors d’une conférence de presse à Sannois, dont ce blog se fera prochainement l’écho.
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La Grèce montre où cette politique nous mène

Pierre Laurent: "La Grèce nous montre où cette politique nous mène"

Dans l'Humanité de ce lundi, le secrétaire national du PCF appelle les forces du Front de Gauche à manifester, mardi soir, devant l’Assemblée nationale, contre le «coup de force» du chef de l’État sur la TVA sociale, au moment où cette mesure sera examinée en urgence par les parlementaires.

Vous appelez, demain, ?à un rassemblement ?à l’Assemblée nationale contre le vote des nouvelles mesures de Nicolas Sarkozy. Pourquoi organiser une mobilisation si près de l’élection présidentielle?

Pierre Laurent. La France va voter dans deux mois. Nicolas Sarkozy, qui se sait en danger, veut mettre le pays devant le fait accompli de sa politique. L’accélération et l’agressivité de son entrée en campagne sont des aveux de faiblesse. Nous ne le laisserons pas mener impunément un double coup de force. Primo, il veut faire adopter à marche forcée une série de lois antisociales, avec le vote, dès demain, mardi, de la TVA antisociale, suivi des accords de compétitivité qui démolissent le Code du travail. Secundo, il entend, en duo avec Angela Merkel, hâter l’adoption au Parlement, à partir du 21?février, des nouveaux mécanismes européens d’austérité, puis, début mars, d’un nouveau traité européen qui prévoit des sanctions automatiques et la mise sous tutelle des États qui ne se plieraient pas aux nouvelles règles. La Grèce nous montre où cela mène.

Les élections présidentielle et législatives doivent mettre en échec ces projets, c’est-à-dire non seulement dégager Nicolas Sarkozy et les siens, mais rendre irréversible l’engagement de leur remise en cause par la nouvelle majorité. Le Front de gauche entame la riposte et le rassemblement dès aujourd’hui. C’est le sens de notre appel à se rassembler avec nos parlementaires devant l’Assemblée nationale, demain soir, à 18?h?30.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans l’Humanité de ce lundi 13 février

Dernière minute : Rassemblement devant l'ambassade de Grèce
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, sera présent au rassemblement de Solidarité avec le peuple grec prévu ce lundi 13 février 2012 à 18h30 à proximité de l'ambassade grecque et du bureau du FMI à Paris, Place d'Uruguay (angle avenue d'Iena et rue Auguste Vaquerie – Paris 16)

 

Saint Gratien : expression des élus PCF-Front de Gauche

logo_StG.GIFVoici le texte des élus PCF-Front de Gauche paru dans la revue municipale de novembre/décembre 2011.

Caricatural et méprisant, le dernier article de la majorité municipale paru sur cette page donne une image déplorable du débat politique. Nous ne répondrons pas à cette polémique stérile et ce, d’autant moins que la FCPE vient d’obtenir gain de cause dans sa défense de 19 enfants de Saint Gratien.

Scolarisés en primaire et en maternelle, ces enfants, dont les parents sont réfugiés politiques ou demandeurs d’asile, vivent tous dans un centre d’hébergement de la ville. La commune est condamnée par le tribunal administratif à admettre sans délai ces écoliers jusqu’ici interdits de tout service municipal (cantine, étude, centre de loisirs).

Le tribunal a jugé : la mairie n’a pas respecté le principe d’égalité devant les services publics que sont les services périscolaires. Le juge des référés a suspendu la décision du maire et enjoint de permettre aux enfants d’accéder à tous ces services communaux. Une décision sur le fond du litige interviendra ultérieurement. De nombreux Gratiennois se sont mobilisés depuis un an dans cette bataille contre l’intolérance et la discrimination. Nous nous félicitons que cette situation choquante prenne fin et que tous les enfants de notre ville soient traités de manière équitable, quels que soient leur lieu de résidence et leur origine.

 

Arnaud Bazin, le « Papandréou Valdoisien »

VONews, la télé du Val d'Oise relate la dernière séance du Conseil Général du Val d'Oise et les réactions du PCF 95. Voici l'article paru sur le sujet.

Vendredi en séance plénière, le Conseil général du Val d'Oise a voté la convention avec l’État pour obtenir une aide exceptionnelle de 8,6 millions d’euros. Un soutien financier, en contrepartie d’engagements pris par le département sur la suppression de certains dispositifs ou la réduction de subventions. « Tout comme la Grèce l’a fait avec l’Europe et le FMI, le Conseil général du Val d’Oise accepte un diktat de l’État » commente Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95.

Le soutien financier exceptionnel de l’État pour le Val d’Oise n’a pas fini de faire parler. Déjà lors de la séance plénière de vendredi, la gauche dénonçait une mise sous tutelle du département. Aujourd’hui, c’est au tour des communistes de donner de la voix pour dénoncer un « diktat », énumérant les contreparties consenties par l’exécutif départemental. « Arnaud Bazin, transformé en "Papandréou Valdoisien" valide la suppression de dispositifs anciens et engage un nouveau transfert de compétences, et donc de charges, vers les communes et la réduction d’au moins 10% des subventions versées en fonctionnement aux communes, associations et organismes associés » reproche Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF.

« Avec l’État, le Conseil général a trouvé son « FMI » ! »

« En bonne élève du capitalisme, la majorité de droite met en avant sa capacité à diminuer les services rendus aux Valdoisiens comme gage de bonne gestion » poursuit-il. Il prend en exemple « l’augmentation du tarif supérieur dans la restauration scolaire qui fait "économiser" 800 000 euros au département…au détriment des familles » ou encore la fin des bourses à destination des lycéens et étudiants. « Encore 230 000 euros pris sur le pouvoir d’achat des habitants » appuie-t-il. « Et, comme si cela ne suffisait pas, « une réflexion est engagée sur les aides accordées pour le transport des lycéens pour « récupérer » plusieurs millions d’euros ! » s’offusque le leader du PCF 95.

Avec un élu au Conseil général, les communistes indiquent qu’ils vont lutter activement « contre ces mauvais coups portés par la droite », rappelant qu’« une autre politique est possible tant au niveau du département qu’à celui du pays. »

Déclaration de Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF

«Avec l’État, le Conseil général a trouvé son «FMI» !

L’État aurait-il enfin décidé de rembourser sa dette (412 millions d’euros) au Conseil général du Val d’Oise ?
C’est ce que l’on a pu croire un instant lors de la séance du 18 novembre quand «un soutien financier exceptionnel de l’État » de 8.5 millions d’euros est proposé au vote…mais contre « des engagements pris par le département».
Tout comme la Grèce l’a fait avec l’Europe et le FMI, le Conseil général du Val d’Oise accepte un diktat de l’État. Arnaud Bazin, transformé en «Papandréou Val d’Oisien», valide :
- la suppression de dispositifs anciens et engage un nouveau transfert de compétences, et donc de charges, vers les communes.
- la réduction d’au moins 10% des subventions versées en fonctionnement aux communes, associations et organismes associés (objectif de diminuer de près de 3 millions d’euros la participation au SDIS par exemple).
En bonne élève du capitalisme, la majorité de droite met en avant sa capacité à diminuer les services rendus aux Valdoisiens comme gage de bonne gestion :
- «la maitrise des frais de personnel» qui place le département du Val d’Oise bien en dessous de la moyenne en matière de dépenses dans ce domaine (127 euros/habitant contre 175 euros/habitant) mais au détriment de la qualité du service et des conditions de travail des agents.
- l’augmentation du tarif supérieur dans la restauration scolaire qui fait «économiser» 800 000 euros au département…au détriment des familles.
- la fin des bourses à destination des lycéens et étudiants (encore 230 000 euros pris sur le pouvoir d’achat des habitants)
Et, comme si cela ne suffisait pas, « une réflexion est engagée sur les aides accordées pour le transport des lycéens » pour récupérer plusieurs millions d’euros !

Les communistes, leur élu au Conseil général, Dominique Lesparre, vont lutter activement, au sein du Front de Gauche, contre ces mauvais coups portés par la droite. Une autre politique est possible tant au niveau du département qu’à celui du pays. Le programme du Front de Gauche, «L’Humain d’abord», apporte des solutions que nous voulons débattre avec les citoyens. C’est dans cet état d’esprit que nous abordons les échéances à venir.

Voir le reportage de VONews sur la séance du Conseil général du vendredi 18 novembre

 

La lettre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

La lettre 19 des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien est en cours de distribution sur la commune.

Condamnation de la commune par le Tribunal administratif, qui la contraint à accepter à la cantine, après quinze mois d'exclusion, les enfants des familles de réfugiés ; grève des salariés de la Sogeres et augmentations des tarifs périscolaires;emprunts toxiques contractés auprès de Dexia ou développement durable..... restriction du droit de réunion...dette publique.... sont autant de sujets sur lesquels les Gratiennois demandent des informations. Les voici !
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Après 15 mois d'exclusion de tout service municipal, 20 petits écoliers gratiennois vont enfin pouvoir accéder, comme tous leurs camarades scolarisés en maternelle ou en élémentaire, à la cantine, à l'étude et au centre de loisirs. Il aura fallu saisir la justice pour qu'enfin, la loi soit respectée. Le tribunal a tranché. La commune comparaissait après le dépôt d'un référé par la FCPE 95 qui dénonçait « une attitude discriminatoire ». Le maire s’est défendu en affirmant se battre contre la création d'un ghetto. Mais qui peut croire qu'on lutte contre une injustice en en créant une autre ? Comme tous les Gratiennois qui se sont mobilisés pour ces enfants, nous nous réjouissons aujourd'hui que cette situation moralement choquante (dixit Luc Chatel, Ministre de l’Éducation) et illégale ait pris fin et que tous les écoliers de notre ville soient traités avec égalité, quels que soient leur lieu de résidence ou leur origine.

SOGERES : salaires et conditions de travail

Nous avons soutenu le mouvement de grève des employés de l’entreprise Sogeres, filiale de la Sodexo, qui fournit à la ville les repas de cantine des écoles. Les revendications portaient sur les salaires, les conditions de travail et le manque de respect de leur hiérarchie à leur égard. Les salariés de « Val Horizon », qui assurent le ramassage de nos déchets ont fait grève l’an dernier pour les mêmes raisons. Nous les avons également appuyés dans leur lutte. Aujourd’hui, en France, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les bas salaires et réclamer des augmentations permettant à tous de vivre dignement de son travail. Conditionner l’octroi de marchés publics au respect du code du travail et à des gestions qui ne se traduisent pas par du dumping social, voilà notre objectif !

Cantine : + 3 %

Les tarifs des prestations périscolaires sont revalorisés de + 3% à la rentrée. Les familles subissent déjà les lourdes hausses de prix de nombreux produits de la vie quotidienne. Comme les quotients familiaux n’ont pas été revus depuis 5 ans à Saint Gratien, cela alourdira encore l’addition. La pincée de « bio » introduite dans les menus ne suffit pas à justifier cette augmentation. Les élus PCF-Front de Gauche ont voté contre cette mesure au Conseil municipal.

Lois de la République (bis)

La ville a été condamnée à trois reprises cet été et rappelée au respect de la liberté de culte et de réunion, pour avoir refusé une salle à une association gratiennoise (cette association en est arrivée là parce que la ville lui avait refusé l’acquisition d’un lieu de culte privé). Décidément, une mauvaise habitude : en juin 2010, le Front de Gauche n’avait pu disposer d’une salle municipale pour organiser un débat sur les retraites. Le tout nouveau règlement de réservation des salles municipales restreint l’activité des organisations politiques en interdisant les réunions publiques fixées à plus de six mois d’une échéance électorale... Quelle étrange conception de la vie politique, qui réduit l’activité des partis à de simples réunions internes. Peur du débat ?

Quand la caricature remplace le débat

Le texte paru dans le dernier magazine de la ville au nom des élus du groupe majoritaire, caricatural et méprisant, est totalement étranger à notre conception de la politique et bien éloigné du nécessaire débat d’idées. Il donne une image détestable de la pratique politique. Pour notre part, nous pensons que les Gratiennois attendent des arguments plutôt que des invectives.

Emprunts toxiques, il y a un hic : La ville a contracté des emprunts indexés sur l’évolution du Franc Suisse pour 6 millions d’euros auprès de DEXIA, la banque des collectivités locales. Nous avons interpellé la municipalité puisque Saint Gratien pourrait supporter un surcoût estimé par « Libération » à 2,5 millions. Ce que conteste la municipalité tout en refusant toutefois de chiffrer le préjudice. Des négociations seraient en cours avec la banque. Qu’attend la ville pour porter plainte contre DEXIA pour défaut de conseils et d’information ?

Émanant de la privatisation en 1987 de la Caisse d'Aide à l'Équipement des Collectivités Locales (CAECL), Dexia s'est lancé dans une fuite en avant qui l'a conduit à vendre des emprunts toxiques à 6000 collectivités locales. DEXIA : c'est le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière et une belle illustration de la nécessité d'une maîtrise «sociale » du crédit bancaire, proposition avancée par le Front de Gauche, afin de mobiliser l'argent pour le développement des êtres humains et non en faveur des marchés financiers.

Développement « durable » à Saint-Gratien et Saint-Glinglin : Alors que la mise en sens unique de la rue d'Ermont aurait pu permettre l’implantation d’une piste cyclable en continuité avec celle de la rue de l’Avenir, la mairie a préféré favoriser le stationnement et réduire au maximum la largeur de la voirie. A tel point que la circulation côte à côte d’un vélo et d’une voiture est devenue dangereuse. De même, n’était-il pas possible d’implanter une piste cyclable sur une partie des trois mètres de large des nouveaux trottoirs de la rue Berthie Albrecht ? Enfin, alors que la gare d’Enghien va être dotée de parcs à vélos sécurisés, il n’en est toujours rien pour la gare de Saint Gratien. Quid des débouchés réels des débats menés lors de l’Agenda 21 local qui ont pointé l’insuffisance de « liaisons douces » dans la ville ?



Dette publique : Stop à la culpabilisation de tous et à « la fabrique de la peur » !

Les États sont endettés. Les agences de notation exigent de nouvelles mesures d'austérité. Au fait, d’où vient la dette ?

- La première cause de la dette publique est la baisse de la part des salaires dans la richesse créée (le PIB). De 67% en 1980, leur part est passée à à peine 57% en 2010. Moins de salaires et plus de chômage, c’est moins de rentrées sous forme d’impôts, sous forme de T.V.A et de cotisations sociales et autant…de déficits.

- Deuxièmement, ceux-ci ce sont creusés non pas à cause d’une hausse des dépenses publiques (elles sont passées de 55% à 52% du PIB ces 5 dernières années !), mais en raison d’une baisse des recettes. Les cadeaux fiscaux (niches fiscales sans efficacité économique, abaissement des taux d’impôts supérieurs sur le revenu, bouclier fiscal…) = 110 milliards de pertes fiscales par an. Les exonérations de charges sociales (sans contrepartie en matière de créations d’emplois…) = 30 milliards par an…

- Troisièmement : le renflouement des banques fin 2008 et encore aujourd’hui avec la faillite de DEXIA

- Quatrièmement : les conséquences de la crise économique sur les finances de l’État, crise provoquée par l’explosion de la bulle financière alimentée par une recherche à tout prix de la plus haute rentabilité financière…

- Cinquièmement : la charge d’intérêt. Cette année, la France, obligée comme tous les pays à emprunter sur les marchés et à leurs conditions depuis qu'il lui est interdit de le faire auprès de la B.C.E, versera 45 milliards d'intérêts : « la dette de tous fait la rente de quelques-uns ! ».

Conséquences ? La forte progression de la dette publique. Elle atteint plus de 80 % du P.I.B.

L’austérité est-elle LA seule « solution » ? Nous pensons au contraire que c’est le problème !

Les politiques d'austérité aggravent la récession. Moins d'emplois, moins de recettes encore pour l'État et au final un scénario à la grecque. Alors, on rassure les marchés et on continue comme avant ? Ou faut-il rompre cette spirale infernale ?

Le Front de Gauche fait des propositions pour sortir une fois pour toute de la crise : maîtriser notre politique économique : permettre à l’État de se refinancer directement auprès de la BCE ; créer autour de la Banque postale et de la Caisse des dépôts un pôle financier public, chargé de développer un nouveau crédit à des taux d’autant plus avantageux que les projets économiques sont créateurs d’emplois et/ou de formation ; réformer la fiscalité pour encourager les comportements favorables à l'emploi (modulation de l’impôt des sociétés en fonction de la politique sociale de l’entreprise) ; faire cotiser les revenus financiers au même taux que les salaires…

Augmenter les salaires, pas les actionnaires ! Une idée neuve, non ?

En annexe, la version "papier" de ce document

 

La vraie primaire sera le premier tour de la présidentielle

Simple alternance ou réelle alternative en 2012 ?

La vraie primaire sera le premier tour de la présidentielle » affirme le PCF 95.

La fédération valdoisienne du PCF voit dans les primaires organisées par le PS « un véritable piège pour la gauche ». Pour son secrétaire départemental, Jean-Michel Ruiz, « rien ne différencie réellement les candidats sur le fond des problèmes posés au pays. » Après la stratégie d’union appliquée aux dernières élections sénatoriales, les communistes proposeront lors du premier tour de la présidentielle et aux législatives « une vraie primaire à gauche face à l’alternance prônée par les candidats socialistes. »

Alors que Robert Hue a appelé récemment tous les communistes et les progressistes à se prononcer aux primaires citoyennes organisées par le PS, le PCF 95 a tenu à préciser qu’il « ne s’impliquera pas » dans ce scrutin. « Le débat se résume, en s’appuyant sur des sondages, à déterminer celui ou celle qui sera le meilleur candidat pour battre Sarkozy,constate Jean-Michel Ruiz. Or l’enjeu de 2012 ne peut se résumer à obtenir l’alternance. Il est de réussir l’alternative pour sortir la France de la crise en répondant aux exigences sociales et démocratiques de la population. »

Il reproche surtout à ces primaires de pousser « au second plan le débat sur le programme et l’idéologie ». « La modernité est ailleurs » estime Jean-Michel Ruiz qui met en avant la démarche du Front de Gauche « pour que le maximum de personnes se saisissent du débat politique en concevant elles-mêmes des transformations rompant définitivement avec le libéralisme et répondant durablement à leurs attentes. »
Dès lors, le PCF 95 « ne s’impliquera pas dans les primaires du PS. » « Nous préférons donner la parole aux citoyens dans les Comités locaux du Front de gauche, qui se créent un peu partout dans le département pour engager l’action, ou dans les assemblées citoyennes que mettra en place le Front de gauche », martèle le secrétaire départemental. Une démarche partagée par près de 98% des communistes du Val d’Oise qui s’étaient prononcés pour le développement du Front de Gauche en vue des échéances futures.

« Dans ce cadre, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la Présidentielle, sera le seul candidat soutenu par les communistes. » Cette piqûre de rappel vise principalement à bien se démarquer de la prise de position de l’ancien numéro un du PCF en faveur de François Hollande, seul candidat selon Robert Hue, à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. « Nous avons prouvé en contribuant à faire élire le troisième sénateur de gauche du Val d’Oise, dans le scrutin particulier des sénatoriales, que nous voulions réellement battre la droite » ajoute-t-il. Dans cet état d’esprit, le Front de Gauche proposera « le choix de l’alternative, de la transformation, lors du premier tour de la Présidentielle et des législatives, dans une vraie primaire à gauche face à l’alternance prônée par les candidats socialistes », conclut Jean-Michel Ruiz.

Article paru sur VONews le 3 octobre

En annexe, retrouvez la déclaration du PCF 95

 

Reconnaître l'État de Palestine pour avancer vers une paix juste

palestine.jpgPierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nicole Borvo Cohen Seat, sénatrice, Roland Muzeau, député, et Patrick Le Hyaric, député européen s'adressent à Nicolas Sarkozy : la France doit reconnaître l'État de Palestine.

Monsieur le Président,

Dans quelques jours, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, demandera que la Palestine obtienne un siège d’État membre de plein droit, à l’Organisation des Nations-Unies. Il s’agit d’un événement de grande portée.

Après tant d’années de blocage politique et de tensions, dans un contexte marqué par le développement de la colonisation et la poursuite d’une brutale occupation militaire, l’admission d’un État de Palestine à l’ONU serait un pas majeur pour avancer vers une paix juste et permettre la relance d’un véritable processus politique de règlement du conflit sur la base du droit international et des résolutions de l’ONU.

Aujourd’hui, la nécessité de l’édification d’un État de Palestine à côté de l’État d’Israël fait largement consensus dans les discours officiels. Une mobilisation populaire existe autour de ce projet.

Pourtant, la situation reste très préoccupante. Le peuple palestinien se voit dépossédé progressivement de sa terre sans que rien de décisif ne se produise pour lui offrir réellement la justice et la perspective d’une indépendance à laquelle il doit pouvoir enfin accéder.

Devant la presse le 1er juin à Rome, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, déclarait :
« Nous sommes convaincus, nous Français, avec l’ensemble des Européens, comme d’ailleurs le G8 qui a s’est réuni à Deauville, que le statu quo au Proche-Orient serait une grave erreur. Tout change dans cette région, en Égypte, en Syrie, il faut donc bouger, il faut reprendre l’initiative. Si rien ne se passe d’ici le mois de septembre, la France par la voix de son Président de la République a déjà indiqué qu’elle en tirerait toutes les conséquences. »

Nous y sommes. L’annonce officielle du veto des États-Unis renforce l’exigence d’une parole forte de la France. L’heure est donc venue pour la France, s’appuyant sur le droit international et les résolutions de l’ONU, par votre voix, de prendre toutes ses responsabilités et de répondre à l’appel du Président de l’autorité palestinienne. L’initiative palestinienne, déjà soutenue par de nombreux pays, peut ouvrir un espoir et permettre de sortir de l’impasse dramatique actuelle.

Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président de la République, de soutenir la démarche palestinienne à l’ONU et de prendre les dispositions nécessaires pour que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières de 1967.
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Construire la paix et la justice au Proche-Orient relève d’une responsabilité collective. Notre pays s’honorerait et jouerait un rôle positif efficace en s’engageant résolument avec ses partenaires européens dans cette voie.

En espérant que la France soit, dans ce moment crucial, à la hauteur de ses responsabilités internationales au Proche-Orient.

 

Crise financière : il est temps d’imposer une autre logique

crise.JPGLes banques nous ont conduits dans le mur !

La spéculation affole le monde par sa rapacité. Les banques dictent maintenant leurs ordres aux États pour étouffer nos pays dans l’étau de la vie chère et du crédit. Les dirigeants des États et les politiques libéraux, de droite comme de gauche, refusent de s’attaquer aux origines de la crise, la spéculation financière, et se soumettent aux diktats des marchés financiers et de leurs agences de notation.

Pourtant, rappelle Pierre Laurent , secrétaire national du PCF, « de la Grèce à l’Égypte en passant par l’Espagne et Israël, le monde entier rejette l’austérité. Une vraie politique de gauche se doit d’inverser cette logique et de proposer une relance sociale. » Les solutions existent pour sortir de la crise à condition d’avoir le courage de dire et de faire en sorte de dessaisir les marchés financiers de leur pouvoir.

La dette : une affaire qui rapporte

Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière.

Deux exemples :

• Avant 1974, les États européens pouvaient emprunter directement aux banques centrales nationales à 0%. C’est maintenant interdit, ils sont contraints d’emprunter sur les marchés financiers aux banques privées. Depuis 1974, la France a payé en intérêts 1 200 milliards d’euros, à comparer avec les 1 641 milliards de dette publique actuelle !

• Les banques privées obtiennent de l’argent auprès de la Banque centrale européenne ( la BCE) à un taux de 1,5% pour re-prêter aux États entre 3 et 15%, comme à la Grèce pour ce qu’elles appellent un sauvetage !

La finance dicte sa loi

Nos gouvernants, issus d’élections, reçoivent maintenant des injonctions du secteur privé leur disant ce qu’ils doivent faire. Et plutôt que d’écouter leurs peuples, ils s’y plient quand ils ne les devancent pas.

Deux exemples :

• Après le plan du FMI pour la Grèce, c’est la Banque centrale européenne, indépendante des pouvoirs politiques comme l’a confirmé le Traité de Lisbonne, qui envoie une lettre au gouvernement italien. Elle l’incite à agir par décret pour « libéraliser l’économie italienne ; privatiser les entreprises locales qui gèrent les déchets, les transports, l’énergie ; assouplir le droit à licencier ; réduire le niveau de rémunération ; réduire le niveau de protection sociale… pour doper la compétitivité. »

• L’agence de notation Standard et Poor’s, qui a dégradé la note des États-Unis, décerne un brevet de bon élève à Sarkozy pour sa réforme des retraites « une mesure intelligente » et pour « ses choix de rigueur budgétaire bien conçus » et l’encourage à poursuivre dans cette voie pour garder son AAA. Aux ordres, Sarkozy demande aux parlementaires français d’inclure la règle d’or dans la constitution, c’est à dire graver dans le marbre constitutionnel les politiques d’hyper- austérité.

Privations et privatisations, ce sont les peuples qui paient la crise

Alors que ce sont les marchés financiers qui conduisent le monde au bord du gouffre, tout est fait pour maintenir leurs profits et nous faire payer l’addition à grands coups de privatisations et de réduction des dépenses sociales.

Deux exemples :

• Le FMI a imposé à la Grèce 50 milliards d’euros de privatisations. Le secteur privé, avec l’argent que continue de lui verser la Grèce pour sa dette, pourra lui acheter à des prix intéressants des ports, des aéroports, des universités, l’énergie…. Et ce seront encore les Grecs qui paieront plus pour se déplacer, étudier, se chauffer ou s’éclairer.

• En France, le nombre de personnes privées d’emploi continue d’augmenter de façon dramatique. A cette annonce, Christine Lagarde, nouvelle directrice du FMI et ancienne ministre de l’Économie et des Finances de Sarkozy, préconise « de renforcer la rigueur notamment salariale » et de poursuivre la politique d’exonération et de cadeaux aux entreprises qui pourtant délocalisent et licencient.

Quand on est de gauche, on ne transige pas

Dans sa lettre aux parlementaires, le président de la République plaide en matière de politique européenne pour une alliance « au-delà des intérêts partisans » à une union sacrée pour la maîtrise des déficits publics ».

Ces vibrants appels à l’union nationale relayés par des dirigeants du Parti socialiste permettraient, s’ils étaient entendus, d’obtenir la majorité nécessaire à l’adoption par le parlementaires de la « règle d’or ».
Pour le Parti communiste français, les choses sont claires : il est hors de question de prêter la main à l‘adoption de ce projet injuste, inefficace, contraire à l’intérêt général et à la souveraineté de notre pays. Nos parlementaires ne voteront pas ce projet que nous combattons avec détermination, avec toutes les forces du Front de Gauche et leur candidat commun à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Changer de logique et imposer d’autres choix, c’est possible

La France ne doit pas seulement se battre pour une solution juste et solidaire au défi de la dette en Europe. Elle doit agir pour émanciper l’Union européenne de la dépendance des marchés financiers en retrouvant à tous les niveaux, national et européen, la maîtrise publique de la finance et du crédit, en taxant les banques et les profits financiers, en changeant le rôle et les missions de la BCE, en relevant les salaires et en développant les services publics. La France pourrait agir pour remplacer le Fonds européen de stabilité financière, qui soutient les marchés, par un Fonds européen de soutien au développement social et solidaire des pays européens.

Et précisément, le Parti communiste propose :

• Un pôle public bancaire délivrant un crédit sélectif favorables aux investissements porteurs d’emplois, de salaires, de formations et de recherche

• Des droits nouveaux pour les salariés à l’entreprise à l’inverse des droits de décision que se sont octroyés les marchés.

C’est cela dont le PCF et le Front de Gauche seront porteurs tout au long de cette année électorale et ce week-end lors de la fête de l’Humanité.

Argumentaire PCF

 

La gauche n’est pas là pour gérer la crise

pierre_laurent_9.jpgÁ l’occasion de la sortie de son livre, le Nouveau Pari communiste, écrit cet été, le secrétaire national du PCF s’explique sur les enjeux de la rentrée et le rôle qu’il entend faire jouer à son parti et au Front de Gauche pour hisser l’ensemble de la gauche à la hauteur des réponses qu’on attend d’elle.

La rentrée est marquée par l’aggravation de la crise et la réponse qu’y apporte le gouvernement?: 12 milliards d’économies budgétaires supplémentaires. La réduction de la dette est-elle la priorité, selon vous??

Pierre Laurent. Nous sommes dans une situation exceptionnelle de crise et toutes les réponses du gouvernement sont en échec. Les chiffres du chômage sont les plus graves depuis 2009, la pauvreté s’accroît de façon dramatique, et François Fillon a lui-même pronostiqué le recul de la croissance en 2011 et 2012. L’approche qui prétend réduire les déficits en renforçant l’austérité, en écrasant les dépenses publiques et les salaires, et en privilégiant le remboursement de la dette aux spéculateurs et aux banquiers, va conduire à des catastrophes. Nous connaîtrons un nouvel accroissement des déficits, la récession et une augmentation du chômage et de la pauvreté. La priorité des priorités, c’est d’inverser la vapeur, fermer le robinet de la finance spéculative et réinvestir dans la relance sociale, en brisant notamment le tabou sur l’augmentation des salaires. Nous appelons à la mobilisation sociale contre l’austérité, pour empêcher l’adoption de la «règle d’or» budgétaire qui va appauvrir l’État et les collectivités locales, et amplifier notre campagne contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires et la création d’emplois.

Un rapport de l’Inspection générale des finances préconise de s’attaquer à certaines «niches» comme l’exonération d’impôt sur les prestations familiales ou l’abattement sur les salaires et les pensions. Qu’en pensez-vous??

Pierre Laurent. C’est une logique folle?! Bien sûr qu’il faut cibler les niches fiscales et sociales, mais à l’inverse de ce que préconise ce rapport?! Au deuxième trimestre 2010, le recours jamais vu aux heures supplémentaires détaxées a atteint 186millions d’heures, ce qui équivaut à ?400?000 emplois à temps plein. Autrement dit, les niches fiscales qui encouragent le capital détruisent l’emploi et la croissance. Les dividendes versés aux actionnaires atteignent maintenant 210 milliards d’euros, cela représente le tiers de la masse salariale versée par les entreprises. Ce sont ces prélèvements financiers sur le travail qui étouffent la croissance. C’est à cela qu’il faut s’attaquer?: taxer les revenus financiers de la spéculation, faire contribuer les profits, encourager le pouvoir d’achat, investir dans l’industrie et les services publics en promouvant un nouveau type de croissance.

Le PS dit refuser la rigueur et, en même temps, par souci d’apparaître crédible, propose de concilier priorité au désendettement et investissement dans les dépenses d’avenir…

Pierre Laurent. Qu’est-ce qui est responsable?? Continuer d’accompagner la logique des politiques actuelles, même avec des corrections, sans aucun espoir de déboucher sur une réelle sortie de crise?? Ou, au contraire, engager une rupture avec ces logiques?? La responsabilité de la gauche face au coup d’État de la finance est d’organiser la sortie de la crise. Le Front de Gauche ne se présente pas aux élections pour concourir au titre de meilleur gestionnaire de la crise. Le devoir de la gauche est de dire la vérité sur l’échec des recettes actuelles et d’engager un débat national sur les solutions à mettre en œuvre. C’est le sens de l’offre publique de débat lancée par Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche, le week-end dernier. La règle d’or, nous allons la refuser au Parlement, mais il faut la refuser aussi dans les faits.

Vous dites dans votre livre qu’un second mandat de Nicolas Sarkozy serait un cauchemar. Comment susciter l’élan nécessaire pour le vaincre??

Pierre Laurent. D’abord, je confirme?: un second mandat de Nicolas Sarkozy serait une catastrophe pour la France. Nous ne sommes pas sûrs de pouvoir reconnaître notre pays et ses valeurs après dix ans de sarkozysme. Il nous faut donc chasser Sarkozy du pouvoir et sa politique, en construisant un rassemblement sur des choix alternatifs centrés sur la réponse aux besoins sociaux et la réduction des inégalités. Nous appelons dans tout le pays à la création d’assemblées citoyennes pour construire ces solutions et les porter tous ensemble. Beaucoup de jeunes, d’ouvriers, d’employés qui ne supportent plus la politique gouvernementale doutent de la capacité de la gauche à mettre en œuvre d’autres choix. Cette campagne électorale doit être le moyen pour eux de reprendre du pouvoir sur les choix politiques à venir, donc sur leur vie.

Mais comment, pour le Front de Gauche, peser dans une élection aussi difficile que la présidentielle??

Pierre Laurent. Nous connaissons cet obstacle. Mais je le répète, nous sommes dans une situation exceptionnelle. La droite fait l’objet d’un rejet profond dans le pays. Et l’échec des solutions prônées par le pouvoir ou de ses variantes rend plus ouvert que jamais le débat sur d’autres voies. Donc la possibilité de rassembler autour de choix politiques différents est plus grande que jamais. Rien ne dit que l’élection présidentielle se jouera dans les rails tracés d’avance. Le Front de Gauche peut être un espace de rassemblement inédit qui déjoue les pronostics.

Vous dites, dans votre livre, que la décision de désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat du Front de Gauche à la présidentielle n’allait pas de soi pour les communistes. Sont-ils aujourd’hui rassemblés et en campagne??

Pierre Laurent. L’ambiance des universités d’été confirme que nous sommes déjà à pied d’œuvre. La Fête de l’Humanité qui se prépare de manière très active, la mobilisation très forte dans toutes les fêtes et initiatives du PCF cet été, tout cela indique que nous allons franchir, avec la Fête de l’Humanité, une étape spectaculaire dans l’adhésion populaire à l’espoir créé avec le Front de Gauche. Ceux qui spéculent sur des dissensions ou des divisions au sein du Front de Gauche vont en être pour leurs frais. Le débat du printemps dernier était nécessaire, mais il est aujourd’hui derrière nous, la dynamique enclenchée par le choix des communistes en juin est désormais en marche.

Où en est-on de l’accord aux législatives et de la composition du conseil national de campagne??

Pierre Laurent. Nous avons travaillé activement depuis la désignation du candidat à la présidentielle et nous serons prêts à la Fête de l’Humanité. Je présiderai le conseil national de campagne du Front de Gauche pour lequel nous allons solliciter de très nombreuses personnalités de nos partis, des élus, des acteurs du mouvement social, syndical et associatif. Marie-George Buffet prendra en charge la constitution d’un front des luttes avec les syndicalistes, Clémentine Autain sera chargée du développement de fronts thématiques, Christian Picquet animera le comité de coordination de la campagne… Nous sommes maintenant assurés que cette exigence d’un front et d’une campagne collective où tout le monde trouve sa place va voir le jour, comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon ce week-end, lors de notre université d’été, en revendiquant une parole qui l’engage au nom du nous collectif du Front de Gauche. À la Fête de l’Humanité, le lancement du programme partagé du Front de Gauche intitulé «l’Humain d’abord» donnera chair à cet engagement collectif.

« Et le Parti communiste dans tout ça?? », écrivez-vous au début d’un chapitre de votre livre. Justement, quelle place et quel rôle peut-il occuper dans la période actuelle??

Pierre Laurent. Le Parti communiste a une très grande responsabilité et il dispose de moyens pour y faire face. Notre attention aux problèmes populaires, nos analyses solides sur les causes de la crise et les réponses à lui apporter, et notre force militante, notre réseau d’élus, peuvent contribuer à donner l’ampleur nécessaire au déploiement du Front de Gauche. Les semaines à venir seront décisives.

Au chapitre des transformations du PCF, vous parlez d’approfondir la démocratie interne dans votre livre. Mais le PCF n’a-t-il pas déjà mené ces transformations depuis la mutation des années 1990??

Pierre Laurent. Le PCF n’a pas cessé de se transformer depuis quinze ans, souvent davantage qu’on ne peut l’imaginer. 50 000 adhérents ont participé au débat sur le choix pour l’élection présidentielle. Si, à l’issue de ce choix, le rassemblement des communistes a pu s’opérer, c’est parce que la démocratie militante est devenue une réalité incontournable. Notre objectif est, maintenant, de refaire du PCF, non pas une force nationale qui compte, il l’est déjà, mais une force politique de premier plan. Un des atouts du PCF est l’afflux, depuis 2005, de nouvelles générations qui constituent une force militante extrêmement active mais qui a encore insuffisamment les commandes.
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Utiliser autrement l’euro pour un nouveau régime de croissance

Yves Dimicoli, économiste du PCF, analyse la crise de l’endettement public, appelle à une réforme du crédit et à la création d’une monnaie commune mondiale.

Trois ans après la crise des subprimes, comment en est-on arrivé à l’explosion de la dette des États??

Yves Dimicoli. La phase 2008-2010 a conjugué une crise financière, la plus grave depuis l’entre-deux-guerres, suivie d’une récession mondiale, la plus profonde depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle renvoie à la façon dont les capitalistes utilisent les formidables potentiels de productivité, avec les nouveaux outils de l’information, pour la rentabilité financière et contre l’emploi. Cette pression de la rentabilité, qui baisse les salaires et réduit l’emploi, crée une insuffisance de la demande globale qui a pu être compensée jusqu’ici par l’endettement des entreprises et des ménages et a conduit en 2008 à la crise des subprimes avec l’impossibilité pour des millions de ménages modestes et insolvables de rembourser leur prêt pour se loger. À partir de cette étincelle américaine, les pertes sont énormes pour les banques aux États-Unis, en Europe et dans le monde, entraînant un rationnement du crédit et la grande récession de 2009 avec 112?millions de chômeurs dans le monde. Face au risque de l’effondrement du système financier et au risque de déflation, les États sont intervenus massivement pour soutenir les institutions financières par le biais d’aides publiques massives allant jusqu’à des prises de participation, voire des nationalisations. Cette intervention s’est accompagnée d’un abaissement très important des taux d’intérêt et d’une formidable création monétaire des banques centrales. Fin 2009, par exemple, la dette américaine atteignait 1?500?milliards de dollars. Mais toutes ces mesures ont été réalisées sans toucher aux critères des crédits et des banques ou aux modalités des aides publiques.

Cette montagne de dettes risque-t-elle de plonger une nouvelle fois l’économie mondiale dans la récession??

Yves Dimicoli. Le type de réponse à cet excès d’endettement public va conduire à des exacerbations nouvelles. En 2010, l’explosion de la spéculation sur les titres de dette publique a déclenché la remontée brutale des taux d’intérêt dans les pays en difficulté comme la Grèce. La crise de l’euro a provoqué l’intervention massive de la BCE et du Fonds monétaire international (FMI) avec la création d’un fonds de stabilité financière. Cette facilité de paiement emprunte ses ressources sur les marchés financiers pour les prêter aux pays en difficulté afin qu’ils puissent continuer à s’endetter sur les marchés. Et tout cela au prix de politiques d’austérité qui cassent la croissance et font exploser le chômage. Un véritable fiasco puisqu’il a débouché sur un nouveau plan de «?sauvetage?» qui aggrave cette logique au service de la domination des marchés financiers. Cet excès des dettes publiques en Europe mais aussi aux États-Unis peut conduire à un nouveau krach.

Pour échapper à un tel scénario ne faudrait-il pas sortir de l’euro??

Yves Dimicoli. Non, car ce serait se priver de la force d’une création monétaire commune à l’échelle européenne, et alors disposer de moins bonnes conditions de financement, surtout pour un pays moyen comme la France. Cela reviendrait aussi à renforcer le dollar dans son rôle de monnaie commune mondiale de domination alors que la crise appelle à la mise en cause de cette hégémonie. Le défi consiste à utiliser autrement l’euro et à donner une tout autre orientation à la BCE, conduisant à une transformation radicale du crédit. Nous proposons un crédit bancaire d’un taux très abaissé pour les investissements matériels réels et de recherche procurant de bons emplois et de bonnes formations.

La crise n’appelle-t-elle pas à de nouvelles institutions mondiales??

Yves Dimicoli. Il faut une transformation radicale des institutions existantes, notamment celle du FMI, à travers une réforme des droits de tirages spéciaux. Ces titres créés et attribués par le FMI à une banque centrale permettent, dans un mécanisme de coopération, d’émettre de la monnaie et de se refinancer. Ce serait un pas vers une monnaie commune mondiale. Un moyen de développer au travers du crédit les capacités humaines, de faire reculer la spéculation et de pérenniser un nouveau régime de croissance et de développement.

Entretien paru dans l'Humanité

 

La casse de l'assurance maladie dans le Val d'Oise

casse_service_public.jpgFermeture de sites de la CPAM : Le PCF 95 va « combattre la casse de l’assurance maladie »

La sécurité sociale s’apprêterait à fermer 17 sites dans le Val d’Oise à l’horizon 2013.
Encore à l’état de projet, cette réorganisation est vivement contestée par les syndicats que le secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz, vient de rencontrer. Ce dernier dénonce « une situation scandaleuse ». « La direction de la CPAM engage sur notre département une véritable casse de l’assurance maladie, casse que nous condamnons et que nous allons combattre », annonce-t-il.

Le projet de la direction de la CPAM prévoit la fermeture de plusieurs lieux d’accueil dans le département. L’objectif affiché pour 2013 est de ne maintenir que 6 points permanents (Cergy, Argenteuil, Goussainville, Sarcelles, Garges et Villiers-le-Bel), 5 autres dont Bezons et Franconville limitant leurs horaires d’ouverture et dans une dizaine de communes, dont Eaubonne, Taverny, Gonesse ou encore Montigny, l’accueil ne se ferait que sur rendez-vous. Une perspective qui fait bondir Jean-Michel Ruiz. « En 30 ans, plus de 1000 emplois ont été supprimés dans ce secteur pour atteindre le nombre de 1200 agents, nombre que la direction, suivant les consignes gouvernementales, souhaite encore réduire », déplore-t-il.

Pour le secrétaire départemental du PCF, ce plan départemental n’est que « la confirmation d’une politique délibérée de recherche d’économies au détriment de la qualité de service de proximité. » « Cette politique de démantèlement des services publics se fait sans concertation avec les populations, les agents et les élus », regrette l’élu. Il dénonce un abandon « des assurés sociaux et principalement des personnes à mobilité réduite » et, dans un même temps, une « fragilisation des conditions de travail des agents de la CPAM. » Les communistes du département annoncent déjà qu’ils s’impliqueront au côté des agents et des assurés sociaux « contre cette situation scandaleuse ».

Et pour éviter ce démantèlement, le PCF 95 préconise de trouver de nouvelles recettes. « Cela passe par une réelle bataille pour l’emploi (100 000 chômeurs de moins ce serait 1.3 milliards d’euros en plus pour la sécu), contre la précarité et pour de meilleurs salaires (1% de plus de masse salariale équivaut à 2.5 milliards de recettes en plus pour la sécu), contre les cadeaux fiscaux pour les grosses fortunes et le patronat, cadeaux qui creusent le déficit, et par le paiement de la dette de l’Etat à la Sécurité sociale (taxes sur le tabac et l’alcool en particulier) soit 5 milliards d’euros par an », détaille le parti qui estime donc « que d’autres choix sont possibles ». « Ce n’est pas aux usagers et aux agents à subir une politique tournée uniquement vers la casse des services publics », conclut le communiqué.

Article paru sur VONews
lire la déclaration complète du PCF 95

 

Quelle Europe ?

Quelle Europe, quelles solutions ? Des propositions à gauche

Sortie du traité de Lisbonne, modification des objectifs et des statuts de la Banque centrale européenne et rachat des titres de dette, taxation des transactions financières, démocratisation… En pleine crise européenne, les propositions pour sortir de l’ornière des formations du Front de Gauche

"Racheter les titres de dette", Francis Wurtz, ancien eurodéputé, dirigeant du PCF

« Il faut tout d’abord combattre vigoureusement les faux remèdes actuels qui sont insupportables socialement, improductifs économiquement et dangereux politiquement. Ce qui se passe dans les pays directement touchés est appelé à être généralisé et si la voie démocratique est bouchée, toute dérive devient possible. Notre principe est de rendre les États, les investissements publics et les services publics beaucoup moins dépendants des marchés financiers, et nous pensons que la Banque centrale européenne peut y contribuer. D’abord, en rachetant des titres de dette publique, c’est-à-dire en libérant les pays les plus endettés d’une charge qui paralyse tout développement. Puis, en fournissant des crédits à destination exclusive d’investissements publics de dimension sociale en faveur de l’emploi, de l’écologie, de la promotion des capacités humaines. Nous préconisons une modification de l’accès au crédit selon la destination des investissements concernés. Ceux qui vont dans le sens du développement effectif du pays doivent être favorisés par des taux extrêmement faibles à long terme. Contrairement aux opérations financières qui doivent passer par des taux extrêmement dissuasifs. Enfin, nous souhaitons interdire toutes pratiques purement spéculatives et déstabilisatrices. Une telle politique n’est possible qu’en renforçant le système bancaire public afin de maîtriser l’utilisation de l’argent.»

"Sortir du traité de Lisbonne…", Éric Coquerel, secrétaire national ?du Parti de gauche

« Ceux qui traitaient les adversaires du traité constitutionnel, en 2005, d’anti-Européens ont bonne mine. C’est cette construction où le marché est libre, où les banques font ce qu’elles veulent, où la spéculation bat son plein qui est en crise. Alors que les banques se sont vu accorder, hier, pour sortir de la crise, des prêts à 1 % par l’Europe et les États, elles font aujourd’hui des profits record et ce sont les peuples qui paient et sont acculés à des risques de faillite. Ce système transfère les pertes du capital sur les États, sur les peuples. L’urgence, c’est d’imposer à la Banque centrale européenne de prêter aux États au même taux qu’hier pour les banques, soit 1 %, et non, comme pour la Grèce, à des taux exorbitants. Sinon, le risque est réel que la crise ne se propage à toute l’Europe. C’est le meilleur moyen d’étouffer la spéculation financière, qui se nourrit des difficultés que rencontre tel ou tel pays. L’austérité comprime l’économie et ne permet pas de sortir de la crise. D’où la nécessité de refuser la “règle d’or” de Nicolas Sarkozy constitutionnalisant l’austérité. Nous refusons la règle des 3 % et la réduction de la moitié des déficits, d’ici à 2013, qui empêchent toute politique progressiste. Nous voulons que la France et l’Europe retrouvent la souveraineté sur les banques et le crédit. Enfin, il faut sortir du traité de Lisbonne et fonder la construction européenne sur le progrès social et économique. »

Entretiens parus dans l'Humanité

 

Intercommunalité : Le PCF 95 réclame une véritable consultation des élus et des habitants

Jean-Michel_Ruiz.jpgLa réforme des collectivités territoriales engagée par le chef de l’État prévoit que chaque ville devra appartenir à une intercommunalité au 1er juin 2013.Fin avril, le préfet du Val d’Oise a présenté aux élus le nouveau découpage du département. Alors que ces derniers ont jusqu’à la mi-août pour faire parvenir leurs propositions de modifications en préfecture, certaines voix s’élèvent. A l’instar des écolos qui dénonçaient récemment « une reprise en main étatique » sur ce dossier, le secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz, estime que « le gouvernement et ses préfets mettent la pression sur les élus locaux pour boucler le dossier de l’intercommunalité d’ici la fin 2011, sans aucun débat démocratique. »

Ils ne sont pas pour « un statut quo » mais dénoncent un passage en force de l’Etat et des ses représentants. Les élus communistes fustigent notamment l’attitude du préfet du Val d’Oise qui, au travers du schéma départemental, « veut imposer, sans réelle consultation des élus et en mettant à l’écart de ce débat les citoyens, des adhésions de communes, des fusions, des extensions de communauté. » « Ce schéma a d’ailleurs été rejeté par de nombreux conseils municipaux qui ont un avis consultatif », rappelle Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95. C’est le cas notamment de nombreuses communes concernées par la fusion de Val-et-Forêt et du Parisis regroupées avec d’autres villes dans une « super intercommunalité » de 270 000 habitants.

Sur ce dossier, le Parti communiste réclame donc « un débat pluraliste, ouvert, associant la population pour trouver les meilleures solutions propres à répondre à l’intérêt général. » « L’intercommunalité, et donc le schéma départemental, ne peuvent et ne doivent être que le produit de la concertation entre collectivités à égalité de droits et de devoirs », conclut Jean-Michel Ruiz.

Article paru sur VONews le 21 juillet 2011

Secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz est également conseiller municipal de Mériel.

communiqué du PCF

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