le_mouvement_pour_la_paix_3.JPGLe projet de loi de finance 2013 prévoit un budget de la Défense de plus de 39 milliards d’euros, soit près de 2% du PIB, taux supérieur à la moyenne européenne qui est de 1,6%.

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la loi de programmation militaire 2010-2013.

« Ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation primaire pour tous partout sur la planète. Ces objectifs sont sous-financés et pourtant ils correspondent à des engagements de la communauté internationale regroupés dans le "Programme d'action pour une culture de la paix et de la non-violence», estime le Mouvement de la paix.

Ce budget continue de s'inscrire dans les engagements de la onzième loi de programmation militaire. En engageant 186 milliards d’euros pour les années 2009-2014 -dont 102 milliards consacrés aux équipements- ces prévisions de dépenses militaires alourdissent encore la dette publique. De plus, ce budget ne comprend pas la totalité des opérations extérieures qui ont, encore une fois, largement dépassé les prévisions en 2012.

Alors que 146 pays travaillent à un processus d'élimination de l'arme nucléaire au travers d'une nouvelle convention, que signifie de consacrer 21% des crédits d'équipement à la menace atomique, contrevenant ainsi aux engagements du Traité de non-prolifération des armes nucléaires ?

« Dépenser plus pour les armes et moins pour les besoins vitaux des femmes et des hommes n'apporte ni la paix, ni la sécurité », souligne le Mouvement de la paix.

Contestant que « la dissuasion militaire soit l’assurance-vie de la nation » et demandant que « la France respecte ses engagements du traité de non-prolifération, bafoués depuis 20 ans », les députés du Front de Gauche annoncent quant à eux que leur groupe votera contre le projet de budget militaire pour 2013.

D'après un sondage de l'IFOP datant d'avril 2012, 73% de nos concitoyens sont favorables à la réduction des dépenses militaires et 81% réclament l'élimination contrôlée des armes atomiques.