Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Mot clé - Jean-Luc Mélenchon

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Le Front de Gauche de Saint Gratien vous souhaite une bonne et heureuse année

Bonne et heureuse année 2013 de la part du Front de Gauche de Saint Gratien

Depuis quelques jours, la page d’accueil de ce blog vous indique l’adresse du courriel de « l’association du Front de Gauche de Saint-Gratien ». Depuis un peu plus d’un mois en effet, militants d’un des partis constituant aujourd’hui le Front de Gauche, ou non encartés – comme l’auteur de ces lignes –, nous avons constitué le Front de Gauche de Saint-Gratien en association « loi de 1901 ».

Nombreux sont celles et ceux qui ont découvert, grâce à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, qu’existe un mouvement politique réellement de gauche, crédible et capable d’unir les forces progressistes. Partout en France, des gens manifestent leur intérêt pour les idées du Front de Gauche, mais beaucoup ne souhaitent pas pour autant prendre la carte de l’une des neuf organisations politiques qui le composent aujourd’hui.

Le Front de Gauche de Saint-Gratien a pour fonction de réunir ces personnes, à Saint-Gratien et dans sa région, avec toutes celles qui sont adhérentes d’un des partis du Front de Gauche, afin qu’ensemble elles constituent une nouvelle force politique. Une force nouvelle qui dénonce l’injustice sociale et les atteintes aux libertés démocratiques et aux droits fondamentaux, et s’engage pour une politique de transformation sociale et écologique, d’égalité entre homme et femme. En ce moment où le gouvernement ne réussit qu’à reculer davantage jour après jour face aux diktats de la finance, où une politique d’austérité mène notre économie à la déroute et le peuple français à une pauvreté croissante, le Front de Gauche est la seule alternative qui présente des propositions crédibles, concrètes et efficaces aux questions graves posées par la situation.

À Saint-Gratien, durant ces derniers mois, le Front de Gauche a mené plusieurs batailles, contre les discriminations, pour une réelle démocratie locale dans une ville plus solidaire. Il a avancé des propositions constructives en matière de développement durable. Aujourd’hui, il est à l’initiative d’une campagne dénonçant les emprunts toxiques de la ville et réclamant la transparence totale de la gestion des deniers publics. Le Front de Gauche de Saint Gratien ambitionne de participer prochainement à une alternative politique à gauche dans notre commune.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2013.

Mais l’an 2013 et ceux qui suivront ne pourront être heureux que si, tous ensemble, nous agissons pour la justice sociale, et pour un développement tourné vers l’être humain et non vers la finance ! Nous appelons donc toutes celles et ceux qui, à Saint-Gratien et autour, veulent partager notre engagement au Front de Gauche, à nous rejoindre.

François-Patrick Doroszlaï, Président du Front de Gauche de Saint-Gratien

 

Pour une alternative à l'austérité

Meeting de solidarité avec le peuple grec avec Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon

Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de Gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain.
En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

Rendez-vous lundi 21 mai à 18h30, place Edouard Herriot devant l'Assemblée nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune de Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de Gauche, à 15h00 à l'Assemblée nationale, en présence aussi de Roland Muzeau et des député-e-s Front de Gauche.

Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)

 

Le Front de Gauche face au FN

fn.gifJean-Luc Mélenchon sera donc candidat du Front de Gauche dans la 11è circonscription du Pas de Calais, celle d’Hénin Beaumont. Le secrétaire départemental du PCF, Hervé Poly, sera son suppléant.

Les médias présentent Hénin Beaumont comme « les terres de Marine Le Pen ». La candidate du Front national, déjà candidate dans cette circonscription en 2007 (et largement battue par le candidat socialiste) y a certes recueilli 31% des voix le 22 avril dernier. Mais Jean-Luc Mélenchon y a aussi frôlé les 15% et au second tour, François Hollande s'y est largement imposé à plus de 60 %. Une terre à gauche donc, un pays minier riche de solidarités, qui a vu des députés communistes, des députés socialistes, et qui pourrait bien voir demain un député du Front de Gauche !

C’est évidemment une candidature très symbolique, qui prolonge le combat mené par le Front de Gauche, d’ailleurs souvent bien seul, contre les idées xénophobes et réactionnaires du Front national.

Voici quelques extraits de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon.

"Ma place, c'est d'abord de faire vivre la permanence d'un message. Nous ne sommes pas un bon coup électoral. Car le Front de gauche en est à sa quatrième campagne électorale. Il est fait pour durer et son ambition est d'être au pouvoir, pour le rendre au plus grand nombre et changer de politique. Les événements amènent à nos solutions.
Je pense que nous mesurons tous le caractère extraordinaire de ce que nous allons entreprendre ensemble. En ayant reçu tant de gestes de fraternité, j'ai bien compris que vous m'accueillez pour la bataille qui s'annonce. Mais une bataille menée avec la raison, les arguments.(…) Nous sommes pour l'instant la deuxième force de gauche. Mais pour ce qui est de la clarté, des perspectives et de la force des idées, nous sommes la première.
Ce pays a été martyrisé par le libéralisme, il n'y a pas d'autres mots. Quelques soit les efforts de vos élus locaux, la solution est nationale et internationale. La loi peut rendre impossible que les patrons voyous saccagent le tissu industriel. La loi peut les punir. Dans la bataille que nous allons mener vont se confronter deux visions de la sortie de crise. Comme en Europe. Je ne viens pas faire semblant que je vais sortir de ma musette des emplois, des usines. Non, nous allons demander à chacun de répondre à cette question : le problème c'est les immigrés ou les banquiers ? Ce sont les immigrés qui ferment les usines ? Non. Si vous voulez vous interdire les licenciements boursiers, votez Mélenchon et Poly. (...)
La bataille face au Front national est indispensable. On me dit : vous en faites une fixation, une affaire personnelle. Mais c'est une affaire collective ! Le glissement de la droite vers l’extrême droite, je ne l'ai pas inventé. Quand on en attaque un on attaque l'autre. Et oui je viens mener bataille contre la droite, car je suis la gauche. Je mets au défi madame Le Pen. Mais avec des arguments, ayant un débat. Car nous misons sur l'intelligence et le cœur de chacun. (…) Il faut lancer une rénovation pour rassembler chaque conscience de gauche. Quiconque vote pour nous ne s'engage pour rien d'autre que pour l'Humain d'abord. Je veux aussi vous dire que c'est une fierté, un orgueil pour moi d'avoir été votre candidat aux présidentielles. Et comme je suis fier aujourd’hui d'être le candidat des communistes du Pas de Calais. Nous ne sommes pas ici sur les terres de Madame Le Pen. Ici c'est la gauche, c'est le drapeau rouge, la résistance."

Marie-George Buffet a, elle, jugé Mélenchon "très courageux".
"Je souhaite qu'il soit candidat, qu'il soit élu député, qu'il apporte son expérience et ses compétences au sein d'un groupe du Front de Gauche à l'Assemblée nationale, ça nous sera d'un précieux appui", a déclaré Marie-George Buffet. "Je trouve très courageux de sa part, très beau d'aller de nouveau mener ce combat contre les idées d'extrême droite à Hénin-Beaumont en construisant une réponse à gauche qui puisse l'emporter. On dit toujours: "Hénin-Beaumont, c'est Marine Le Pen", mais dans cette circonscription, il y a une large majorité d'électrices et électeurs qui votent à gauche", a assuré la députée PCF de Seine-Saint-Denis.

La démarche a aussi reçu le soutien appuyé de Pierre Laurent. "Ce duo, Mélenchon-Poly, remettrait la gauche au niveau où elle doit se mettre pour empêcher un holp-up électoral de Marine Le Pen", estime le secrétaire national du Parti communiste français. « Le tandem présente une possibilité de victoire dans cette circonscription. La candidature Mélenchon créerait une situation de rassemblement dans la gauche dès le premier tour. Des contacts montrent que beaucoup de gens à gauche, qui souffrent de la situation à gauche, trouveraient dans cette candidature le moyen d'un rassemblement aux frontières nouvelles".

Pierre Laurent a également jugé que le Front de Gauche avait "beaucoup d'ambition dans ce département" du Pas-de-Calais, avec les "conquêtes de Lens et Calais", dont le communiste Jacky Hénin fut maire entre 2000 et 2008.

 

Virez Sarkozy !

Déclaration du Front de Gauche 95

Le Front de Gauche réalise une véritable percée sur notre département.

Avec près de 12% et 63 679 voix, Jean-Luc Mélenchon est au-dessus du score national d’environ 1%. Il réalise le meilleur résultat d’un candidat que nous ayons soutenu à la Présidentielle depuis 1981.

Le travail énorme des militants, leur action sur le terrain, notre programme « L’Humain d’abord », la dynamique du Front de Gauche, ont permis de réaliser ce résultat très important.
De plus, les initiatives que nous avons menées, bien seuls d’ailleurs, au quotidien pour dénoncer l’imposture Le Pen ont enrayé sa progression dans le département (-3% par rapport au national) et évité un scénario de 2ème tour qui aurait pu être catastrophique.

Dans de nombreuses villes populaires, Jean-Luc Mélenchon réalise des résultats remarquables et devance Marine Le Pen : Argenteuil (16.46% contre 14.81%), Bezons (18.38% contre 15.78%), Garges (15.65% contre 10.66%), Cergy (13.21% contre 9.78%)…

Nous dépassons les 15% dans plusieurs autres communes : Pierrelaye (15.53%), Persan (15.41%), Montigny les Cormeilles (15.12%)…

De plus, nous nous réjouissons de ne plus connaitre de « déserts électoraux » puisque nous arrivons ou dépassons les 7% dans des villes, du type L’Isle Adam ou Enghien, où nous n’obtenions pas 1% aux dernières échéances.

Le 6 mai, la défaite de Sarkozy devra être ample, claire et nette, et nous y mettrons toutes nos forces. La France ne veut plus de Sarkozy !

Nous allons aborder les élections législatives avec beaucoup d’ambitions. Jean-Luc Mélenchon est au-delà des 10% dans toutes les circonscriptions. Avec une bataille rassembleuse, avec des candidats de terrain et connus des citoyens pour une présence réelle à leurs côtés, nous pouvons créer des surprises.

Un autre chemin est désormais ouvert. Nous appelons les milliers de Valdoisiens qui ont commencé à l’emprunter avec nous à poursuivre la route, à investir le Front de Gauche.
Faites-en votre affaire, pour réussir le changement auquel le peuple aspire.

 

Battre Sarkozy le 6 mai

"Nous organiserons un grand meeting sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche, vendredi 4 mai, sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy" a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV à l'issue d'une réunion au siège du PCF à Paris, place du Colonel Fabien en présence de Pierre Laurent, "nous serons présents dans toutes les villes de France, le 1er mai, avec les syndicats" a-t-il poursuivi.

"Il y règne un certain enthousiasme dans la mesure où nous pensons que nous avons de bonnes chances d’arriver à battre monsieur Sarkozy d’une part et d’autre part parce que nous avons examiné nos résultats."

"Nous voulons faire battre Sarkozy, nous allons nous servir du bulletin Hollande pour le faire, nous allons donc voter Hollande pour le faire".

"On sera rassemblé le vendredi soir en région parisienne sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche (…) C’est là qu’aura donc lieu le dernier de tous les meetings de la campagne présidentielle. On sera donc rassemblé le 4 mai sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy" a poursuivi le candidat du Front de Gauche.

Ce meeting servira à "appeler à battre Sarkozy et à se mobiliser pour continuer à porter notre programme, L'Humain d'abord, aux législatives" qui suivent en juin, a précisé Eric Coquerel, le conseiller de Jean-Luc Mélenchon. D'ici le 4 mai, le Front de Gauche lance également un "appel à se mobiliser derrière les syndicats le 1er mai à partir du moment où Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen en font un enjeu d'affrontement social", a-t-il ajouté.

"Le 1er mai, notre adversaire a fait le choix de faire un passage en force, il fait une manifestation antisyndicale, contre les syndicats, donc nous, nous nous mettons derrière les syndicats. Donc nous appelons tous nos adhérents, nos amis, nos électeurs à se regrouper avec les syndicats derrière eux, à leur appel et nous serons présents dans toutes les villes de France et en fin de parcours évidemment nos amis, suivant la situation locale, défileront eux aussi, ce jour-là c’est un jour de bars de fer, on va faire du judo. Puisque Sarkozy a décidé de chercher la châtaigne avec les syndicats et bien il va nous trouver sur son chemin" a ajouté Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV.

Selon Eric Coquerel, le Front de Gauche, fort des 11,1% de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, est devenu "une nouvelle force incontournable pour battre Sarkozy". "La clef du 2e tour c'est notre électorat", a-t-il ajouté.

 

Au coeur des quartiers populaires


A l'heure où un nouveau sondage place Jean-Luc Mélenchon à la troisième place des intentions de vote pour la présidentielle, le candidat du Front de Gauche met ce dimanche au coeur de sa campagne les quartiers populaires.

A partir de 14 heures, il est à Grigny, en Essonne, pour rencontrer, avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, les habitants de la Grande Borne, avant une prise de parole au Stade Bélier à 16 heures, où près de 4.000 personnes sont attendues.

Selon un nouveau sondage rendu public ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon se hisse à la troisième place dans un sondage LH2-Yahoo sur les intentions de vote à la présidentielle, avec 15%, soit une progression de quatre points par rapport au précédent sondage du même institut, qui avait été rendu public le 18 mars. Ce sondage a été réalisé les jeudi 30 et vendredi 31 mars.

 

Les élus Front de Gauche s'expriment dans la revue municipale de Saint Gratien

Saint Gratien

Article des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de mars/avril 2012

En avril, il y a un vote utile, le vote Front de Gauche.

Avec Jean-Luc Mélenchon, nous portons des propositions pleinement cohérentes avec nos actions et nos votes, du conseil municipal à l’Assemblée Nationale, jusqu’au Parlement européen. Avec une seule visée : l’humain d’abord.

L’intervention citoyenne est au centre de la prochaine séquence électorale. Rétablir la souveraineté populaire sur les banques et les marchés ; réorienter le crédit bancaire en faveur de l’emploi, des salaires, de la formation ; partager les richesses pour redresser l’activité (SMIC à 1700 €, revenu maximum, révolution fiscale, droit à la retraite à 60 ans) ; établir une planification écologique pour en finir avec le productivisme qui détruit la planète au nom du profit ; donner les moyens aux communes de développer les services publics locaux pour répondre aux besoins des habitants ; instituer une 6ème République pour mettre fin à l’oligarchie qui décide à la place du peuple ; donner des droits nouveaux aux salariés dans les entreprises. Ainsi vivra une véritable république sociale.

En avril, prenez le pouvoir. Ensemble, nous sommes la solution !

Retrouvez sur notre blog les dates de nos futures Assemblées citoyennes sur l’école et les services publics ; l’emploi, les salaires et la fiscalité.

 

Le temps des choix

Dans une tribune à Libération parue jeudi 22 mars, des dirigeants du NPA appellent à voter pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche) au premier tour de la présidentielle, jugeant que leur parti et son candidat Philippe Poutou prennent "le chemin de la marginalité".

"Il ne faut pas hésiter à affirmer que si nous sommes nombreux à exprimer notre force par notre vote le 22 avril pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, la situation en sera nécessairement positivement bouleversée", écrivent Myriam Martin, porte-parole du NPA qui a donné sa démission mardi, Pierre-François Grond, ancien bras droit d'Olivier Besancenot, et Hélène Adam, une dirigeante historique de la LCR, devenue NPA en février 2009.

Ci-dessous le texte de cette tribune.

Le temps des choix
Par Hélène Adam, Myriam Martin, Pierre-François Grond

La campagne présidentielle entre dans sa dernière ligne droite et doit affronter une situation lourde de dangers.

Danger d’une droite autoritaire, incarnée par le président sortant, dont le projet est dans la continuité de son action : nocif pour une majorité de la population tant se sont creusées les inégalités, tant se sont développés un discours et une politique de plus en plus poreux aux thèses de l’extrême droite.

Danger d’un Front national dont l’emprise sur une partie de la population frappée par la crise, distille le poison mortel du racisme et de la xénophobie.

Danger d’une crise écologique qui pose des enjeux de civilisation.

Danger, enfin, d’un capitalisme financier mondialisé, qui se moque du calendrier électoral, peut imposer en Grèce ou en Italie, son propre personnel politique et dicter son choix, celui d’une politique d’austérité sans fin et sans fond.

Alors, oui, il faut sortir le sortant, combattre le Front national, s‘insurger contre la dictature des banques et du capital, et faire de cette élection présidentielle un premier moment de résistance sociale et démocratique. Il nous suffit de regarder la Grèce, pour saisir la gravité de la situation actuelle. Nous avons là une paupérisation sans précédent des populations. Baisses des salaires et des pensions, coupes sombres dans les budgets sociaux, privatisations imposées des services publics avec profits juteux pour les requins de la finance, se succèdent à un rythme d’enfer. Et qui est aux manettes ? Un gouvernement soi-disant « technique » aux ordres des banques et des grandes institutions qui ont plongé le pays dans le chaos et qui font désormais payer à la population une dette et une crise qui ne sont pas les leur ! Si la situation de la Grèce est particulièrement dramatique, elle n’est pas isolée en Europe. Les responsables politiques et économiques du libéralisme et de la crise économique ont mis en place ce monstre financier qui se croit tout puissant. Ils ont construit l’Europe des traités de Maastricht et de Lisbonne, au mépris de la souveraineté populaire. Ils veulent aller toujours plus loin. A présent c’est le modèle social européen, produit d’un siècle et demi de luttes et de conquêtes ouvrières, qui est en ligne de mire.

Battre Sarkozy est un enjeu essentiel et primordial. Mais il n’est pas le seul. Le programme de François Hollande, à l’instar des politiques sociales-démocrates européennes, s’inscrit dans le cadre de la gestion du capitalisme, ce qui signifie austérité à tous les étages et respect des critères imposés par les marchés financiers, ces critères que les dirigeants veulent à nouveau graver dans le marbre d’un nouveau traité. Il tourne le dos aux exigences de justice sociale. Il ne prend pas davantage en charge les questions écologiques.

Il importe alors qu'existe au premier tour, un vote, le plus massif et dynamique possible, pour donner force à un programme d'urgence basé sur une autre répartition des richesses, la transition énergétique, des transformations démocratiques radicales.

Une nouvelle chance sera ainsi offerte pour faire exister durablement un courant politique qui conteste à gauche l'hégémonie du social libéralisme. C'est essentiel pour faire contrepoids à l'extrême-droite. C'est décisif pour donner force et courage à celles et ceux qui résistent aux politiques d'austérité.

Et dès après la présidentielle, sur la base de cet élan, les forces politiques et sociales qui refuseront de collaborer sous quelque forme que ce soit avec un gouvernement d’austérité dit de gauche, devront former ensemble un bloc contre la crise pour défendre une alternative sociale et démocratique en toute indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste.

Telle est notre analyse des urgences de l’heure.

Nous sommes militants de la « Gauche anticapitaliste », courant unitaire du NPA, nous avons été membres de la LCR auparavant. C’est avec beaucoup d’amertume, mais aussi de colère, que nous voyons notre parti renoncer à l’engagement pris lors de sa fondation : rassembler tous les anticapitalistes dans un parti de masse. Le NPA avec son candidat prend le chemin de la marginalité, qui lui interdira de peser réellement dans une situation politique aux enjeux majeurs.

La « Gauche anticapitaliste », sans donner de position en tant que courant sur le vote, prend acte de cette impasse et estime que la dynamique créée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, constitue un fait positif de la situation actuelle.

Nous voulons en souligner les conséquences à nos yeux.

Réquisitionner les entreprises qui licencient en délocalisant, prendre des mesures pour museler la finance, refuser de faire payer la crise à la population, organiser la planification écologique, rompre avec une Ve République antidémocratique, refuser les traités européens pour réorganiser une Europe qui réponde aux impératifs sociaux, écologiques, démocratiques, sont autant de propositions qui vertèbrent la campagne de Jean-Luc Mélenchon et qui vont dans le bon sens. Nous apprécions les déclarations affirmant qu’aucune participation à un gouvernement qui pratiquerait la politique préconisée par Hollande, n’est envisageable. Nous conservons des points de vue différents sur certains aspects concernant notamment la République et la nation mais nous estimons l’orientation générale positive.

La dynamique politique militante qui ne cesse de s’amplifier, permet que vive et se développe une force militante et électorale qui refuse de se soumettre à la gestion sociale-libérale des crises et aux politiques d’austérité.

C’est un facteur important du rapport de force et un puissant encouragement pour les luttes sociales. En témoignent d’ailleurs le nombre de syndicalistes, de militants du mouvement social, écologiste, féministe, antiraciste qui rejoignent la campagne.

Dès lors nous pensons qu’il ne faut pas hésiter à affirmer que si nous sommes nombreux à exprimer notre force par notre vote le 22 avril pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, la situation en sera nécessairement positivement bouleversée.

 

Jean-Luc Mélenchon devient le troisième homme

Selon un sondage BVA, à paraître demain, Jean-Luc Mélenchon est à 14% des intentions de vote. Il double Marine Le Pen et François Bayrou.

Le suspense n'aura guère duré. La rumeur d'un sondage plaçant Jean-Luc Mélenchon à la troisième place au premier tour de l'élection présidentielle s'est répandu sur la toile jeudi. Au bout de quelques minutes, Jean-Michel Aphatie, journaliste à RTL, a confirmé l'information.

Selon un sondage BVA pour RTL, Orange et la PQR (Presse quotidienne régionale), qui aurait dû être publié demain, le candidat du Front de Gauche (14%) devient le troisième homme dans la course à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon double Marine Le Pen (13%) et François Bayrou (12%). D'après cette étude réalisée les 21 et 22 mars, François Hollande devance Nicolas Sarkozy avec 29,5 % des intentions de vote. Le président-candidat est crédité à 28%.

Si le second tour de l'élection présidentielle avait lieu ce dimanche, François Hollande serait toujours devant Nicolas Sarkozy avec 54% des intentions de vote contre 46% pour Nicolas Sarkozy.

Pour Jérôme Sainte-Marie, directeur du département Opinion de CSA, le porteur du programme partagé "amène des personnes jusqu'alors attentistes ou indifférentes à déclarer une intention de vote" et en engrange notamment parmi les anciens électeurs d'Olivier Besancenot (NPA). Par ailleurs, ce sondage intervient "juste après le rassemblement réussi et médiatisé de la Bastille" le 18 mars.

Encore un mois-exactement- pour permettre au Front de Gauche de continuer sa progression...
Le Front de Gauche, ça monte, ça monte....
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Merci à FR pour sa photo prise le 18 mars à la Bastille

 

120 000 à la Bastille pour une VIe République "sociale, laïque et écologique".

Devant des dizaines de milliers de partisans, ce dimanche, place de la Bastille, le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon a promis de faire de l'élection présidentielle le point de départ d'une "insurrection civique", déplorant une "France défigurée par les inégalités".

"Génie de la Bastille qui culmine sur cette place, nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France. Nous sommes le drapeau rouge!" a clamé Jean-Luc Mélenchon, au terme de la grande journée pour la VIe République, marquée par une longue marche festive dans Paris.
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RDV de la Bastille, jour J : Mélenchon, un candidat passionné, mais surtout passionnant !

buffet.jpgJean-Luc Mélenchon "veut vraiment changer les choses" pour deux tiers des sondés, indique un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest Dimanche du 18 mars, selon lequel le candidat du Front de Gauche à la présidentielle "comprend les problèmes des gens", mais peut aussi être qualifié de "sectaire".

A la question de savoir si M. Mélenchon "veut vraiment changer les choses", 66% des sondés ont répondu par l'affirmative, un chiffre montant à 90% parmi les sympathisants de son parti et à 79% chez ceux du PS.

Une majorité en ce sens se dégage également à droite, avec 50% chez les proches de l'UMP et 56% côté FN.

De même, 58% des personnes interrogées trouvent que M. Mélenchon "comprend les problèmes des gens comme eux", "ce qui montre à quel point une large part de la population lui attribue les vertus de sincérité, mais aussi de volontarisme et de détermination", estime l'Ifop.

Cette opinion culmine chez les ouvriers (69%), mais n'est partagée que par 32% des sympathisants de l'UMP, contre 49% chez ceux du FN.

Pour l'ex-secrétaire nationale du parti communiste, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon "rassemble et dynamise" la gauche et fait une belle campagne.

La députée communiste Marie-George Buffet a estimé samedi 17 mars à Bordeaux que le vote pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, était un "vote utile" qui pouvait "faire gagner la gauche" en mai prochain.

"Le vote pour Jean-Luc Mélenchon, c'est le vote utile, le vote qui peut faire gagner la gauche parce qu'il dynamise des hommes et des femmes qui voulaient chasser (Nicolas) Sarkozy mais ne voyaient pas trop ce que la gauche proposait", a déclaré à la presse Mme Buffet.

Jean-Luc Mélenchon "les rassemble, il dynamise (...) Demain, ce sont les propositions du Front de Gauche qui permettront à la gauche de réussir", a ajouté l'ancienne secrétaire nationale du PCF, qui devait ensuite participer à un meeting du Front de Gauche au palais des congrès de Bordeaux.

"Nous faisons une belle campagne (...) et nous montons dans les sondages", a-t-elle encore observé, alors que les sondages placent Jean-Luc Mélenchon aux alentours de 10% d'intentions de vote au premier tour.

Interrogée sur la grande marche parisienne organisée par le Front de Gauche dimanche à Paris, Mme Buffet a estimé que "nous avons besoin de reconstruire une République".

"Aujourd'hui, les choses ont beaucoup bougé. Et puis, surtout, ils nous l'ont beaucoup abîmée. Donc, il faut la reconstruire pour donner la parole (...) aux citoyennes et aux citoyens", a-t-elle encore affirmé.

En résumé : Il ne faut pas que Sarkommence. Mais il ne faut pas non plus croire Hollandemains qui chantent. Pour nous éviter la Bayroute et d’laPen : Mélenchons-nous, Mélenchons-nous, Mélenchons-nous !

la musique du 18 mars !

 

Le peuple a rendez-vous à la Bastille

Venus de toute la France, des dizaines de milliers de personnes sont attendues à la marche pour une VIe?République organisée par le Front de Gauche, ce dimanche. Jean-Luc Mélenchon y prononcera un important discours.

Le candidat du Front de Gauche appelle à une «?révolution citoyenne?». La marche à Paris pour une VIe?République, de la Nation à la Bastille, pourrait en être une éclatante illustration..

Cette dynamique populaire autour du Front de Gauche et de son candidat, qui trouve sa traduction politique dans les sondages qui donnent, à ce jour, 10 à 11?% d’intentions de vote à Jean-Luc Mélenchon, témoigne que sa démarche de rassemblement et ses propositions d’une «?radicalité concrète?» pour sortir de la crise rencontrent de plus en plus d’échos chez celles et ceux qui non seulement veulent en finir avec Nicolas Sarkozy, mais souhaitent une véritable politique de changement à gauche.

A demain !
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Et pour défiler en musique....
Je coupe le chon.... et je re-mélenchon !

 

La dynamique du Front de Gauche

prenez_le_pouvoir_1.jpgBonne nouvelle pour le Front de Gauche : il franchit la barre symbolique des 10%, à l’heure où d’autres candidats sont à la peine…Cette dynamique n’est contestée par personne et suit les succès constatés lors des derniers meetings. Ce n’est pas fini ! L’institut de sondage BVA Opinions estime que « Jean-Luc Mélenchon a un potentiel important même si sa popularité ne se traduit pas encore totalement en intentions de vote. »

Retrouvez ci-dessous le candidat du Front de Gauche, en meeting ou dans les médias.

  • Le 7 février, le Front de Gauche tenait meeting à Villeurbanne
  • Le 8 février, le candidat du Front de Gauche était à Montpellier
  • Le mardi 6 mars, discours de Jean-Luc Mélenchon à Rouen
  • Le mardi 6 mars, BFMTV a suivi Jean-Luc Mélenchon durant toute une journée

Cette semaine, rendez-vous avec JLM :

  • Dimanche 11 mars, sur France 5 à 17h40
  • Lundi 12 mars, au JT de M6 à 19h45
  • Mercredi 14 mars : meeting du Front de Gauche avec JLM et André Chassaigne à Clermont Ferrand, retransmis sur le site du Front de Gauche

Quant au Front de Gauche 95, il sera l'invité de l'émission "Place Publique" sur RGB 99.2, la radio de Cergy Pontoise le mardi 13 mars de 19 H à 20 H. Vous pouvez suivre l'émission sur Internet.
Le Front de Gauche sera représenté par Jean-Michel Ruiz (PCF), Alexis Zakhrevitch (GU) et Patrice Lavaud (PG).

 

La classe ouvrière, le PCF et le Front de Gauche

HD_11_mars_2012.jpgAndré Chassaigne, député et candidat Front de Gauche du Puy de Dôme, participera à un meeting avec Jean-Luc Mélenchon le 14 mars à Clermont-Ferrand. Il est cette semaine l'invité de l'Humanité Dimanche.

André Chassaigne : « Dans cette campagne, la classe ouvrière, le PCF et le Front de Gauche se retrouvent ».

HD : Sur le terrain, parmi les gens que vous rencontrez, cette politique du Front de Gauche apparaît-elle crédible ?

AC : Ce qui est indéniable, c’est que la campagne de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche redonne de la fierté aux travailleurs. Quelque chose se passe indéniablement. La classe ouvrière, le PCF et le Front de Gauche se retrouvent. Au risque de faire sourire, je dirais qu’on recommence à s’aimer. Nous sommes de nouveau perçus comme capables de faire avancer concrètement des mesures de transformation de la société.

De plus en plus de gens comprennent que si on veut changer la vie, si l’on veut le progrès social, il faut changer la société. Jusqu’à présent, ce qui apparaissait par exemple sur certains réseaux sociaux comme une simple indignation face au système, se réalise au sein du Front de Gauche, comme une réponse construite, élaborée, qui petit à petit gagne en crédibilité.

Certes c’est fragile, sauf si nous-mêmes, à tous les niveaux, nous consolidons les fondations en ne nous limitant pas à l’incantatoire.

Nous portons un programme qui est celui de la citoyenneté élargie, de l’élaboration collective, où les français reprennent leur destin en main. C’est la nature du Front de Gauche. Et c’est ce qui fera son succès ».

André Chassaigne, en page 22 de l’Humanité Dimanche en vente jusqu’au mercredi 14 mars dans les kiosques et demain au marché de Saint Gratien.

N’ayez pas peur. Demain au marché, achetez-nous donc l’Humanité Dimanche !

 

Jusqu'au bout, les mauvais coups

Vives réactions à gauche après l’annonce de nouvelles mesures d’austérité

L’intervention de Nicolas Sarkozy, dimanche soir, devant les téléspectateurs de six chaînes a provoqué de vives réactions de la part des responsables politiques de toute la gauche.

Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, « Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un troisième plan d’austérité. Standard and Poor’s a été obéie. Cela va saigner. La ponction annoncée pour servir la finance sera supportée à 85% par les ménages. Le capital y contribuera six fois moins. J’annonce même qu’il n’y contribuera pas du tout. Car les mesures qui frappent le peuple s’appliqueront tout de suite, tandis que celles qui toucheraient le capital sont reportées au lendemain de l’élection. Des milliers de jeunes seront poussés hors de l’école pour aller en apprentissage. Terrible nouvelle, les salaires et le temps de travail seront négociés dans l’entreprise et la loi n’y pourra rien. Enfin le logement sera de nouveau dérégulé, soit disant pour baisser les loyers. Jusqu’au bout, le président sortant aura cherché à enfumer les Français. »

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, se dit « scandalisé » par les annonces de Nicolas Sarkozy : « Au terme d’un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l’emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat. Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d’euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d’achat populaire. »

Pierre Laurent précise qu’un « second cadeau » est offert au patronat avec « la possibilité pour le patronat d’échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d’accord dit de compétitivité. », ajoutant que « Tout le reste est à l’avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d’or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement. Tout cela n’est que l’énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu’au bout. Les salariés n’ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C’est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de Gauche va y consacrer toutes ses forces. »

Pour le Parti communiste français : « Dans une posture de père protecteur et suprême, le Président de la République s’est livré - simultanément sur six chaînes de télévision - à un nouveau numéro de mensonge éhonté. Nicolas Sarkozy a répété ses habituelles contre-vérités pour tenter de faire avaler à nos concitoyennes et concitoyens une saignée supplémentaire de leur pouvoir d’achat par le biais de 1,6 point supplémentaire de TVA, soit une hausse de 8,2 % de l’impôt le plus injuste qui soit.

Contrairement à ce que prétend le chef de l’État, le coût du travail dans l’industrie française est strictement équivalent à ce qu’il est en Allemagne. Dans l’industrie automobile, il est même inférieur de 25% à ce qu’il est outre-Rhin. Le coût et la durée légale du travail ne sont pas la cause du chômage. Pas plus qu’une nouvelle baisse des cotisations patronales n’est la garantie d’une relance de l’emploi. Bien au contraire ! Les cotisations patronales n’ont cessé de diminuer et le chômage a constamment grimpé pour atteindre son plus haut niveau depuis douze ans. Les recettes préconisées par le chef de l’État, y compris l’instauration d’une "règle d’or" pour conforter l’étau des marchés financiers, sont tout aussi injustes socialement qu’elles seront inefficaces économiquement. La relance dont a besoin notre pays, passe par une augmentation des salaires et des minimas sociaux. Elle nécessite aussi l’interdiction des licenciements dans toute entreprise qui fait des profits.

Ses quelques incantations sur le logement ou sur l’avenir des jeunes, ne peuvent faire oublier que le chef de l’État a doublé le volume des niches fiscales au cours du quinquennat. Cette année encore, les plus fortunés gagneront deux milliards grâce à sa réforme de l’ISF. Ce soir, Nicolas Sarkozy s’est présenté pour ce qu’il est, le défenseur des actionnaires et des plus fortunés. C’est bien d’une politique radicalement différente, marquée par une nouvelle répartition des richesses en faveur du travail, dont ont besoin nos concitoyennes et concitoyens. »

François Rebsamen (sénateur PS ) : « Nicolas Sarkozy a tenté en vain, ce soir, d’endosser les habits du Capitaine courage, mais il faisait plutôt penser aux médecins de Molière qui, à force de saignées, achevaient le malade qu’ils étaient censés guérir. (...) Ces mesures ficelées à la hâte, prises à deux mois de la fin de son quinquennat, sont le signe de l’affolement d’un président aux abois. L’exercice médiatique de ce soir n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Elle est pathétique pour le président candidat, dangereuse pour la France et dramatique pour les Français. »

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe écologie les Verts (EELV) : « Ce président fait de la communication et des annonces parce qu’il est impuissant, il est sans doute terrorisé à l’idée de l’élection et du coup il nous met dans une situation où il risque de fragiliser encore davantage nos protections sociales. C’est évidemment un candidat, un candidat angoissé. (…) Comme il a peur qu’on ne le regarde pas, il oblige quasiment les Français qui voudront allument leur télévision ce soir à écouter ce qu’il a à dire. »
Humanité.fr

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La dynamique Front de Gauche

FdG_assembl_e_.jpgLe débat présidentiel est lancé. On connaissait depuis longtemps le programme du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, l'Humain d'abord. Les programmes de Madame Le Pen et de François Hollande sont maintenant publiés. Nicolas Sarkozy qui ne peut plus se cacher derrière un habit de président qui lui va si mal révèlera de premières propositions dimanche sur 5 chaines de télévision à la fois. Il est temps que la confrontation des projets se noue.

Sarkozy, vu et revu à la télé
Nicolas Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé à continuer à défendre, pendant 5 ans encore, les intérêts de sa bande du Fouquet's. Pour cela, lui qui a tellement cassé les services publics, reconstitue une « ORTF » privée en réquisitionnant 5 chaines de télévision pour s'assurer que personne ne pourra lui échapper. Pas de doute, il fera derrière les mots toujours la même proposition : au peuple de payer la crise du capitalisme financier.

Hollande : un « filet d'eau tiède » ?
François Hollande a continué ce jeudi à faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération. Lors de l'émission de France 2 il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers. Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ? Le pouvoir d'achat est loin d'être une priorité : dans son programme de 41 pages, le mot salaire n'y figure pas une seule fois.

La gauche ne gagnera pas en tentant, comme le fait François Hollande, de donner du sens à l'austérité. On ne peut à la fois « rassurer les marchés » et « s'attaquer à la finance ».

Le débat à gauche : une nécessité
Le Front de Gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions qu'il compte continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays. Il maintiendra jusqu'au dernier jour l'exigence de discussions et de débat pour que la gauche réponde au défi de la crise.

Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche à l'élection présidentielle propose aux millions de Français-e-s de rompre avec l'austérité ultralibérale, de rompre avec la soumission aux marchés financiers et l'injustice sociale. Par sa dynamique, son ambition et ses propositions, le Front de Gauche fait la preuve qu'il est la condition et la garantie de la victoire de la gauche en 2012.

Argumentaire Front de Gauche

 

Laissons tomber le Pédalo et souquons ferme vers le changement

kayak_1.jpgTexte invité

Tempête dans un verre d’eau. La déclaration de Jean-Luc Mélenchon, comparant François Hollande à un «?capitaine de Pédalo?», a fait réagir les Moscovici, Cambadélis, Montebourg et Lang. Ils suffoquent, ils blêmissent. Celles et ceux qui ont lu l’intégralité de l’entretien, dans le JDD, du candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle auront pu se faire une juste appréciation sur l’analyse de la situation, notamment à l’échelle européenne. Passons à autre chose, car la question n’est pas tant de savoir si le candidat socialiste est breveté pour piloter le bateau France par gros temps, que de trouver le chemin permettant à notre pays de se relever, de prendre le pouvoir sur les banques et les marchés financiers, de poser avec force l’ambition du Front de Gauche pour les échéances électorales de 2012.

En fait, c’est assez simple. Notre feuille de route commune a été précisée en mars?2011. Nous avions vu juste en déclarant?: «?Nous voulons battre Sarkozy?; créer les conditions d’une victoire durable de la gauche avec un gouvernement qui remette en cause les logiques financières dominantes?; rassembler largement sur les contenus d’un programme populaire partagé construit avec nos concitoyen-ne-s?; donner à voir une autre façon de faire de la politique par des campagnes collectives menant de front les échéances présidentielle et législative (…) Nous voulons initier une démarche inédite qui vise à créer les conditions d’une majorité de gauche dans notre pays qui réponde à ces objectifs. Seule la conduite d’une autre politique peut permettre une victoire durable sur la droite. (…) Tout cela nécessite un changement du rapport des forces au sein de la gauche en faveur des forces de la transformation sociale ( …) Pour y parvenir, nous voulons impulser une véritable dynamique populaire, liée aux luttes sociales, en construisant des propositions, un programme populaire partagé par celles et ceux qui veulent prolonger leurs luttes dans une perspective de changement durable.?»

C’est le cœur de la bataille qui s’engage. Car, la «?ligne Hollande?» pourrait battre Sarkozy – ou pas –, mais sans rupture avec ce qui ne marche pas, avec des orientations qui nourrissent la crise et empêchent toute relance économique et sociale. Aujourd’hui, des millions de personnes veulent dégager Sarkozy mais sans avoir pour l’instant le moindre espoir en l’avenir, sans croire possible une amélioration de leurs conditions de vie. C’est pourquoi nous mettons nos forces dans une campagne de contenus, de décryptages, de révélations et de propositions.Avec un enracinement local, dans un processus d’assemblées citoyennes où il est question de la crise, des solutions, de la politique, de la gauche.

Hollande ne répond pas à notre offre de débat public. Il y viendra, certes en traînant les pieds, si le paysage politique de la présidentielle laisse toute sa place à un nouvel acteur?: le peuple.

Avec le Front de Gauche, «?nous voulons faire de l’intervention populaire, la force motrice de la construction d’une véritable alternative?». Face au coup d’État financier, la question démocratique devient centrale.
Avec quel objectif pour 2012?? Là encore, l’orientation adoptée au printemps dernier apporte une réponse claire?: «?Notre volonté est de construire une victoire aboutissant à l’élection d’un président de gauche et d’une majorité de gauche au Parlement permettant de former le gouvernement de transformation sociale, écologique et démocratique qui prendra immédiatement les mesures de rupture concrètes avec le libéralisme et le productivisme dont notre pays a besoin. À l’inverse, qu’on ne compte pas sur nous pour appliquer une politique qui ferait encore payer aux salariés et aux classes populaires la crise du capitalisme.?»

Voilà pour l’essentiel et nous devons, à partir de cette orientation, prendre en compte les données nouvelles, les évolutions de la situation politique, économique et sociale, consacrer du temps d’écoute à cette écrasante majorité de Français qui, à la fois, espèrent et doutent, veulent y croire et s’interrogent sur la crédibilité de nos solutions, désespèrent souvent de la politique, tout en promettant d’aller voter aux prochaines élections.

En fait, je n’ai jamais aimé le Pédalo. C’est chiant. On a tous des souvenirs de vacances un peu pénibles avec ce truc, non?? Vous avez déjà essayé l’aviron avec une équipe qui accorde ses mouvements sans changer de cap?? Vous connaissez le stade d’eaux vives à Pau?? Un magnifique équipement public pour les amateurs de canoë-kayak et de sensations fortes.

Allez?! Hop, hop, hop, prenons le large.

Par Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français

 

Le Front de Gauche à la télé

melenchon_1.jpgC'est assez inhabituel pour être souligné : il est rare d'entendre les membres du Front de Gauche s'exprimer sur les ondes à une heure de grande écoute !

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, était l’invité de l’émission « Parole directe » sur TF1 le jeudi 20 octobre.

voir l'émission intégrale

Quant à nous, nous prenons quelques jours de repos automnal. Reprise des billets de notre blog en milieu de semaine prochaine.

 

Le Front de Gauche en campagne

Front de Gauche : lancement du QG de campagne et nomination du conseil national

Mardi soir, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ont inauguré le nouveau QG de campagne du Front de Gauche aux Lilas. Le conseil national de campagne, fort de 118 membres, a été présenté.

Le siège de campagne est une ancienne usine de chaussures aux Lilas (Seine-Saint-Denis). C’est là où s’installe le conseil national de campagne du Front de Gauche. Ses 118 membres représentent la diversité du mouvement : autant d’hommes que de femmes, des syndicalistes, associatifs, artistes, élus…

Leila Chaibi, qui s’est occupée de l’aménagement du siège, explique que le lieu lui-même est le reflet de l’engagement militant au sein du Front de Gauche : "On n'a pas le budget du PS et de l'UMP". Pendant un mois, ce sont les militants qui ont travaillé pour aménager le ce grand bâtiment. C’est eux qui ont amené une partie des meubles et des chaises.

Le local est inauguré mardi 18 octobre, à 18 heures, rue Chassagnolle, aux Lilas. Il est loué 10 000 euros ?par mois jusqu’aux échéances de 2012. L’espace sera occupé, au premier étage, par le staff et la coordination de campagne. Présidée par Christian Picquet (Gauche unitaire), ?celle-ci est chargée de discuter des axes de travail et des grandes thématiques de la semaine. Le rez-de-chaussée accueillera ?le conseil national, présidé par Pierre Laurent (PCF). ?Il est composé d’une centaine de personnalités.

L’inauguration se poursuit le 22 octobre avec un buffet et un concert.
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Le Front de Gauche répond le premier !

_490_.jpgLe premier à répondre à la lettre d'Arnaud Montebourg est... Jean-Luc Mélenchon !

Arnaud Montebourg écrit à Martine Aubry et François Hollande : c'est le candidat du Front de Gauche qui répond le premier.
Le troisième de la primaire socialiste avait à peine envoyé sa missive à Martine Aubry et François Hollande que le candidat du Front de Gauche à la présidentielle a publié sur son site de campagne son avis sur les points mis en avant par Montebourg. Mélenchon ajoute un dernier point commun de son programme : l'Europe.
« J'ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu'elle soit « ouverte ». Je me sens concerné », attaque Mélenchon. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.»

Jean-Luc Mélenchon montre ainsi qu' il compte bien bousculer le candidat socialiste qui sera désigné dimanche soir.



Lettre de réponse à Arnaud Montebourg

melenchon_1.jpgCher Arnaud Montebourg,

J’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.

J’ai donc souhaité y répondre.

Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !

En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.

Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.

Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.

1°) Le contrôle politique du système financier

Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.

2°) Le protectionnisme européen, social et écologique

Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe « kilométrique » de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.

3°) la VIe République et la lutte contre la corruption

Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.

Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.

Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au Traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le Traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du Traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un référendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquels la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.

Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle

 

Une dynamique populaire et citoyenne

fete_affiche-petit.jpgFête de l'Humanité

Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Christian Picquet, Martine Billard, entre autres, ont inauguré ce vendredi après-midi le stand du Front de Gauche, le livre du programme partagé en main. Une entrée en matière combative dans une Fête de l'Humanité rampe de lancement vers les présidentielles et législatives de 2012.

"Le peuple de France a la chance d'avoir deux élections primordiales. Elles ont lieu cette année. Tant mieux, c'est le moment où l'on voit la violence de la crise, en particulier en Europe", affirme Jean-Luc Mélenchon. Le candidat à l'élection présidentielle en profite pour faire entendre la différence du Front de Gauche: "Ils veulent partager les dettes. Nous, nous voulons partager les richesses. Nous voulons le retour du pouvoir dans les mains du grand nombre. Que le peuple s'empare des dossiers pour les régler. Nous ne sommes pas là pour célébrer un homme, un parti, je ne sais quelle organisation, mais pour faire avancer un processus de révolution citoyenne."

"Ça n'a rien à voir avec les crises de nombrilisme comme hier", ironise le leader du Parti de gauche en référence au premier débat des candidats aux primaires du PS, qui s'est tenu jeudi soir. "Nous avons un programme. Les gens doivent s'en emparer car voici le futur. Je leur demande: que ferez-vous, accompagner la crise ou en sortir? Ne vous remettez pas à un sauveur, ne comptez que sur vous-mêmes, ce programme partagé est notre point de départ."

Auparavant, Pierre Laurent a prévenu: "Écoutez bien ce qui va se dire dans les allées de la Fête. Nous sommes prêts. Nous avons un candidat, un programme, un accord pour les élections législatives et surtout, nous comptons sur la dynamique populaire et citoyenne qui va se mettre en marche ici, à la Courneuve. C'est le point de départ. C'est une Fête qui va rester dans les mémoires."

 

Le Front de Gauche en ordre de marche

Mélenchon fait place comble pour son premier meeting de campagne

Jean-Luc Mélenchon a réussi son décollage. Pour son premier meeting de campagne, en plein air, place de la Bataille de Stalingrad à Paris, le candidat du Front de Gauche pour la présidentielle a réuni hier soir plus de 4000 personnes. Arrivé sur scène après les interventions de tous les leaders des formations qui composent cette alliance à la gauche du PS, le coprésident du Parti de gauche (PG), accoudé sur son pupitre, savoure ce qu'il vient de réussir avec ceux qui sont assis derrière lui : présenter un candidat commun de la gauche radicale à la présidentielle.
Performance ratée en 2007 avec l'échec des collectifs antilibéraux qui avaient suivi la victoire du «non» au traité constitutionnel européen. Le député européen prévient ses concurrents: « Il est fini le temps de l'éparpillement ! Enfin nous pouvons avancer ensemble devant le pays ! »

Jean-Luc Mélenchon porte son uniforme traditionnel de campagne: costume noir, chemise blanche, cravate rouge sombre. Le «bruit et la fureur» ont été remplacés par un ton plus lent, posé, toujours haut mais plus solennel. Parfois plus proche de l'imitation du Général de Gaulle que des effets oratoires traditionnels du tribun Mélenchon. Effet de surprise garantie. L'ancien socialiste vante le « sens du sérieux et des responsabilités » du Front de Gauche.

« La saison des tempêtes est revenue dans l'histoire, se lance-t-il. Tout ce désordre est le fait d'un capitalisme fou ! » Les « frères et soeurs grecs » sont célébrés, comme sont condamnés « les belles personnes qui ont dépecé leur pays ». « L'heure des caractères a sonné », reprend Mélenchon avant de rendre hommage à l'action syndicale. « Le premier devoir d'une conscience libre... c'est de résister ». Le public le coupe: « Ré-sis-tance! Ré-sis-tance! »

Le candidat « salue » alors « les militants communistes » qui l'ont investi à 59% puis leur donne les gages qu'ils souhaitent. « Notre bataille, notre Front de Gauche tâche de mettre ses pas dans les vôtres ». « Nous ne sommes pas réunis pour célébrer un candidat mais notre force collective », a-t-il précisé en début de discours. Du « je » maintes fois reproché par les alliés communistes, l'ancien socialiste passe au « nous ».

« Place à l'humanité », s'enflamme-t-il. Il répète ses axes de campagne: « récupérer» les « 195 milliards passés des poches du travail à celles du capital », la titularisation des « 800.000 précaires » dans la fonction publique, « interdiction dans les entreprises, petites ou grandes, qu'il y ait plus de 5% à 10% de contrats précaires » avec un « CDI qui redevienne la règle », un salaire maximum avec une échelle de un à vingt et une « planification écologique ».

Sur le plan international, Jean-Luc Mélenchon répète sa revendication d'une sortie des troupes française d'Afghanistan mais aussi de Lybie où « la France n'a rien à faire » puisque c'est « une guerre civile ». « Nous avons fini de défigurer la révolution qui avait commencé à naître », justifie-t-il après avoir soutenu dans un premier temps l'intervention.

Pas un mot sur ses anciens camarades socialistes français, ni sur Sarkozy et le gouvernement Fillon, une courte critique du Front national de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon reste sur son terrain: donner une identité à sa candidature Front de Gauche. Il appelle ainsi « le pays à se mobiliser comme il l'a fait en 2005 et renouer le fil qui s'était rompu après les 55% des Français qui ont dit non à l'Europe libérale ». L'ancien ministre de Lionel Jospin finit en citant tout un couplet de Ma France de Jean Ferrat. Il en a tiré son slogan de campagne: « La France, la belle, la rebelle ». Internationale et Marseillaise en clôture devant les drapeaux rouges et tricolores.

Dans les coulisses, Pierre Laurent se réjouit du « signal envoyé ». « Les gens sentent qu'il peut se passer quelque chose de ce côté de la gauche », assure le chef du PCF. Sous une tente, Clémentine Autain, ancienne adjointe au maire de Paris apparentée communiste, nouvelle venue dans le Front de Gauche, est tout sourire: « C'est la première fois qu'on fait tous un meeting politique ensemble qui ne soit pas lié à une contestation sociale, qui ne soit pas un non mais un oui. Ça fait tous dix ans qu'on attend ça ».

Après le crash de Dominique Strauss-Kahn, le refus de décoller d'Olivier Besancenot, les turbulences que rencontrent les écologistes et l'attente que s'imposent les socialistes avec la primaire, Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche sont le premier équipage à être en ordre de marche pour 2012.

Article paru dans le journal " Libération"
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Place au peuple !

Rencontre des partenaires du Front de Gauche : « Place au peuple ! »

Les organisations fondatrices du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon.

Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique. Place au peuple !

Pour le Front de Gauche, Parti communiste français
Paris, le 24 juin 201
meeting-front-de-gauche-29-juin.jpg .

 

Un autre demain est possible !

front.jpgLe Front de Gauche est « le cœur battant de la gauche », selon l’expression de Pierre Laurent. Un cœur sans lequel elle ne pourra pas gagner durablement en 2012.

Il y a huit jours, les militants communistes ont choisi leur candidat à l’élection présidentielle de 2012 : ce sera Jean-Luc Mélenchon. Un choix « net, clair et massif ». Près de 60% des votants se sont exprimés en faveur d’une personnalité qui n’est pas issue des rangs du PCF : choix inédit depuis 1974.

Les communistes ont ainsi décidé de poursuivre sur la voie du Front de Gauche, dont ils sont la principale composante. Prenant le contrepied de la personnalisation à outrance de la vie politique, le Front de Gauche s’engage dans une campagne collective et veut mener d’un même mouvement la bataille pour la présidentielle et les législatives qui vont suivre. Des élections prépondérantes car les lois se votent bien à l’Assemblée et non pas à l’Élysée. Sans un grand nombre de députés communistes et du Front de Gauche, pas de politique de gauche possible...

"La chimie du Front de Gauche, c’est son union et sa diversité." Union qui passe par l’élaboration d’un « Programme populaire et partagé » qui est maintenant finalisé. Diversité qui prend un nouvel élan avec l’accueil de trois nouvelles organisations au sein du Front de Gauche, élargi désormais à d’autres mouvements puisqu’autour du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire se regroupent à présent « Convergence et Alternative » issu du NPA, « République et Socialisme » venu du MRC et la Fase.

Le candidat du Front de Gauche a déjà commencé sa campagne en affirmant vouloir redonner la parole « au monde ouvrier et employé , majoritaire mais exclu de toutes les formes de représentation. »

Du côté des propositions, le Front de Gauche s’engage, et il est le seul à le faire, à augmenter les salaires, à garantir la retraire à 60 ans, à lutter contre la casse de l’emploi. Le chômage est une « catastrophe humanitaire », nous sommes menacés d’une régression sociale sans précédent, l’extrême droite est en embuscade. Il y a urgence à appeler les citoyens à ne pas rester de simples spectateurs de la campagne. « Nous allons mettre un coup de pied dans la fourmilière » dit André Chassaigne, « Le libéralisme ferme, pour le plus grand nombre, les portes d’un avenir meilleur. Il conduit à un recul de nos conditions de vie. La Grèce est en révolte, d’autres peuples européens manifestent. »

En France, la question sociale est sur le devant de la scène. Les Français souffrent, s’inquiètent et sont en demande d’actions. Au Front de Gauche la responsabilité de montrer qu’ « un autre demain est possible ».

Le premier meeting d’une campagne qui se veut collective et ambitieuse se déroulera le 29 juin à Paris. Rendez-vous à 20 heures Place des Fêtes, métro Jaurès avec Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Piquet, Martine Billard, Clémentine Autain…..

 

Le choix des communistes pour 2012

logoBis.gifLes militants communistes ont choisi Jean-Luc Mélenchon pour 2012

Près de 60% des militants communistes ont voté pour Jean-Luc Mélenchon lors de la désignation du candidat du Front de Gauche pour l'élection présidentielle de 2012, a annoncé samedi soir Marie-George Buffet dans un communiqué.

"Les communistes, à près de 60% dans toute la France ont choisi de présenter Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l'élection présidentielle pour porter le programme du Front de gauche", a fait savoir l'ex-ministre des Sports dans un communiqué samedi. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a salué dimanche le "choix clair, net et massif" des militants communistes et de "l'accord global" concernant notamment les législatives de 2012. "A Jean-Luc, désormais notre candidat, je veux dire la valeur de notre engagement et de celui de tous les communistes", a-t-il dit. Le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne a pris "acte de la décision majoritaire des communistes" (...) et s'engage pleinement dans la perspective d’un large rassemblement des Françaises et des Français autour de l'ambition commune et du programme populaire et partagé". Le Parti de gauche déclare quant à lui, dans un communiqué, que "le choix définitif formulé ainsi par le PCF donne du sens à la dynamique politique du Front de gauche engagée depuis les dernières élections européennes"

Un total de "48.631" communistes ont participé à la consultation, soit "plus de 70% des adhérents à jour de leurs cotisations", a souligné le numéro un communiste, y voyant une "mobilisation exceptionnelle qui souligne la valeur des choix effectués". "Le choix des communistes est donc clair, net et massif" et "les communistes peuvent désormais se rassembler", a-t-il ajouté.

 

2012 : les débats du PCF

_326_.gifLa conférence nationale du Parti communiste français réunie à Montreuil depuis vendredi, a voté ce dimanche midi à 63,6% (36,39% contre) en faveur de la résolution proposant aux communistes la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, couplée à l'accord global qui porte sur les présidentielles et les législatives.

Cette proposition sera soumise au vote des militants dans deux semaines, du 16 au 18 juin. Pour ce faire, la conférence nationale a décidé à 79,9% (20,09% contre) le principe de faire figurer sur le bulletin de vote les noms des trois candidats en lice: André Chassaigne (PCF) et Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre du Front de gauche, et Emmanuel Dang Tran, opposé au Front de Gauche. André Gerin a, lui, choisi de retirer sa candidature juste avant le vote de ce midi.

"Nous sommes attachés à ce que chaque communiste puisse s'exprimer avec l'ensemble des options qui ont été portées dans le débat. Le bulletin de vote comportera donc toutes les candidatures déclarées et leurs motivations", explique le texte de la résolution adoptée.

En clôture des débats, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé les militants communistes "à se rassembler autour (du) choix" de la conférence nationale. Nous proposons, a t-il expliqué, de "désigner à l'élection présidentielle pour porter les couleurs du Front de Gauche, bien que nous en soyons la force la plus importante, un candidat qui n'est pas issu de nos rangs, mais qui est Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche... C'est un choix fort, un choix audacieux, un choix courageux. Et j'appelle les communistes à se rassembler autour de ce choix dans la consultation des 16, 17 et 18 juin."

Humanité.fr

voir la vidéo de la conférence

 

Quel candidat pour le Front de Gauche ?

rebelle-fraternelle20.jpgAndré Chassaigne, député du PCF et candidat à l’investiture du Front de Gauche pour la présidentielle, met en garde contre les « démarches d’appareil ».
André Chassaigne ne supporte plus «les paroles hypocrites » et a appelé mardi la direction de son parti à dire «clairement » son souhait que Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche ) soit le candidat du Front de Gauche.

Interrogé par l’AFP avant le Conseil national du PCF qui se réunit vendredi et samedi sur le sujet, M. Chassaigne a déclaré: « si la direction du Parti considère que pour des raisons diverses le candidat qui conviendrait le mieux est Mélenchon, il faut qu’elle le dise avec des arguments » sur « ce qu’apporte une telle candidature » mais aussi sur ses « effets négatifs ».

« Il faut mettre cartes sur table » et « ne pas infantiliser les communistes », a-t-il fait valoir, notant un « mécontentement au sein du Parti » par ce non-dit.

« On valorise Mélenchon par des artifices » mais « ce qu’il faut c’est de la transparence et du courage politique ». « Je ne peux plus supporter les paroles hypocrites qui cherchent à valoriser un candidat sans le dire clairement », a-t-il dit.

Selon certaines sources, lors du Conseil national, la direction du PCF pourrait proposer le nom de M. Mélenchon pour 2012 à condition qu’un accord favorable sur les législatives entre partenaires du Front de Gauche soit trouvé. Pierre Laurent déclare quant à lui que l’accord sur les législatives doit « respecter la place du PCF ».

Si M. Mélenchon, déjà soutenu par Gauche unitaire (composante du Front de Gauche), est choisi par la conférence nationale dans un « processus démocratique » et sans « délégation monolithique des fédérations », M. Chassaigne a répété qu’il ne se présenterait pas devant les militants.

Pour le député du Puy-de-Dôme qui a parcouru plus de 40 départements en cinq mois, « les communistes ne partagent pas certaines prises de positions excessives portées par Jean-Luc Mélenchon ».

« Ce n’est pas dans notre culture qui est une culture de réflexion», a-t-il ajouté, prenant l’exemple du nucléaire: « il faut s’interroger sur le devenir du nucléaire mais on ne règle pas ça par un coup de gueule ».

Le Conseil national du PCF qui se réunit les 8 et 9 avril se penchera sur le bilan du Front de Gauche, les conditions de son développement et envisagera le type de candidatures souhaité par le PCF pour les élections présidentielles et législatives. Puis les communistes discuteront jusqu’au vote de la conférence nationale réunissant les délégués PCF (4-5 juin), avant la décision finale des militants communistes (16-18 juin).

voir le blog d'André Chassaigne

 

Rencontre au sommet du Front de Gauche

votez.jpgAprès sa rencontre au sommet, le « Front de Gauche » appelle les citoyennes et citoyens à reprendre la parole à l’occasion des élections cantonales et annonce une campagne commune contre le pacte de compétitivité européen !

Des délégations du PCF, Gauche Unitaire et Parti de Gauche conduites respectivement par Pierre Laurent, Christian Picquet et Martine Billard/Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrées lundi 7 mars au siège du PCF.
Cette réunion « au sommet » du Front de Gauche a permis de faire un point d’étape du processus engagé par le Front de Gauche en vue des élections présidentielles et législatives.

Entamée depuis plusieurs semaines, l’élaboration des textes cadres stratégique et programmatique a suffisamment bien avancé pour que les trois formations envisagent de les finaliser lors de leur prochaine réunion décidée le 31 mars. Et en tout état de cause avant les conseils nationaux des trois mouvements qui auront lieu début avril. Rappelons que ces textes communs, accompagnés ultérieurement d’un accord plus précis sur les législatives, constitueront non seulement la base de l’accord du Front de Gauche mais aussi de ceux possibles avec les formations de l’Autre gauche. Il a également été question de l’élargissement citoyen du Front de Gauche. Le Parti de Gauche a, notamment, rappelé sa volonté de voir se développer des structures de base qui, quel que soit leur nom, permettront à tous ceux qui sont intéressés par la réussite de notre démarche d’y participer sans pour autant adhérer à l’un des partis qui la composent. Dans le même objectif, nous avons également dit notre volonté de voir émerger de nombreux Front de Gauche thématiques comme celui de la jeunesse ou des féministes.

Les trois mouvements ont aussi décidé de lancer une campagne contre le pacte de compétitivité européen. Cette campagne s’inscrit dans leur opposition maintenue à l’application du Traité de Lisbonne, dont on retrouve le crédo libéral dans ce pacte. Elle prendra la forme d’un tract du Front de Gauche et vraisemblablement d’un meeting début mai.

Enfin une large part de la réunion a été consacrée à la situation politique et aux cantonales. Tous ont souligné les progrès et le dynamisme du Front de Gauche sur le terrain comme le prouvent ses 1660 candidats répertoriés (sur 1976). Mieux dans la moitié de ces cantons, le Front de Gauche s’est élargi à des forces de l’Autre gauche. Ce rassemblement grandissant depuis les Européennes et les Régionales, ira même jusqu’au NPA dans un quart des cantons, preuve du besoin d’unité de l’autre gauche à la base. Lors de la conférence de presse qui a suivi au « Mécano Bar », les représentants des trois formations ont exprimé un point de vue identique tant sur le contexte politique que sur l’importance d’un scrutin dont le gouvernement cherche à atténuer la portée nationale et la sanction qui va lui être infligée. Ils ont dénoncé de récents sondages « attrape-nigauds » qui lui facilitent le travail en « zappant » les cantonales au profit d’un premier tour de la présidentielle dont on ne connaît quasiment aucun des candidat-e-s et qui n’aura lieu que dans 14 mois ! Cette façon « toc et choc » de jouer avec la politique a pour objet de vendre du papier mais aussi de manipuler l’opinion ! En réalité, Marine le Pen joue le rôle de « l’idiot utile du capitalisme » et la caution du bi-partisme.

Le Front de Gauche a rappelé en substance que le suffrage universel est la seule consultation qui vaille ! C’est lui, et lui seul, qui, le 20 et 27 mars, donnera la réalité du rapport de force politique en France. Le vote Front de Gauche entend y démontrer sa progression. Il en a les moyens parce qu’il est à la fois la meilleure manière d’adresser un carton rouge à la politique de Sarkozy et de proposer une véritable alternative au système capitaliste et aux modèles productivistes.

C’est pourquoi ses principaux responsables vont encore accentuer leur mobilisation dans les deux dernières semaines auprès de leurs militants déjà engagés depuis des mois sur le terrain notamment à travers de nombreux meetings unitaires. Jean-Luc Mélenchon a rappelé l’objectif d’un score à deux chiffres.

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Quelles perspectives pour le Front de Gauche en 2012 ? (6)

La campagne pour les élections présidentielles de 2012 a incontestablement commencé dans notre pays. Le temps est venu pour le Front de Gauche aussi de se préparer à cette échéance.
Nous souhaitons que ce blog participe au débat. Nous publierons quelques textes qui devraient susciter des commentaires et enrichir la discussion. Rappelons aussi que notre site vous propose de mettre en ligne des textes plus longs sous forme de billets. Lecteurs, à vos plumes !

Denis Durand est économiste, membre du Conseil économique et social et l’auteur de Un autre crédit est possible ! (éd. Le Temps des Cerises) Il participe au débat engagé au sein du Front de Gauche pour la préparation des élections présidentielles de 2012, en répondant à Jean-Luc Mélenchon.

Notre débat avec Jean-Luc Mélenchon

Sur son blog, à la date du 19 décembre, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’appel de militants communistes « pour un rassemblement sans effacement du PCF ». Il conteste l’existence de différences entre les élaborations les plus novatrices des communistes et ses propres propositions.
Signataire de cet appel, je me félicite de pouvoir dialoguer à partir de ces éléments sur l’importance de ces différences dont je maintiens, contrairement à la perception que Jean-Luc Mélenchon peut en avoir, qu’elles sont profondes et qu’elles présentent un caractère systématique. C’est en livrant aux citoyens tous les éléments du débat que nous pourrons construire des convergences, élaborer un programme populaire partagé, et rassembler dans le Front de gauche pour créer les conditions d’une alternative cohérente aux politiques néolibérales et social-libérales.
1. Jean-Luc Mélenchon met en avant, comme élément premier de son programme économique, un « nouveau partage des richesses ». Mais cela n’est possible, à notre avis, que si l’on commence par changer la façon de produire les richesses, c’est-à-dire, en particulier, les critères qui guident les choix stratégiques des entreprises, des collectivités publiques, et les critères qui guident leur financement .
2. Pour Jean-Luc Mélenchon, le moyen essentiel d’une politique de gauche réside dans l’action de l’État. De notre côté, nous croyons qu’une autre civilisation exigera, de façon fondamentale, l’essor de nouveaux services publics. Cela suppose que les travailleurs et les citoyens conquièrent de nouveaux pouvoirs, non seulement pour la transformation de l’État, mais dans tous les lieux où des décisions stratégiques se prennent : dans les entreprises, mais aussi dans les banques, dans les services publics, dans les régions, dans les instances européennes, dans les organisations internationales.
3. Jean-Luc Mélenchon ne manque pas de critiquer les banques mais, à la différence de nos propositions, son programme ne donne pas la place cruciale qui lui revient à la lutte pour de nouveaux critères d’attribution des crédits bancaires, ni à la mobilisation par la BCE de son pouvoir de création monétaire pour souscrire des titres de la dette publique en vue de répondre à des buts sociaux radicalement nouveaux.
Ainsi, à propos de la BCE, faire référence à un objectif de « plein emploi » ne suffit pas (dans le langage des économistes, le « plein emploi » est compatible avec un taux de chômage « naturel » qui peut dépasser 4 %, voire 10 % selon les pays et les estimations). Nous jugeons indispensable de préciser que la Banque centrale européenne doit refinancer sélectivement les crédits bancaires qui financent des investissements visant une sécurisation des activités professionnelles, jusqu’à une éradication complète du chômage.
De même, suffit-il, en matière de financement des dépenses publiques, d’affirmer que la BCE « devrait refinancer les titres de la dette publique sur le marché monétaire à des conditions au moins aussi favorables » que les dettes privées ? La BCE, comme toutes les banques centrales, le fait déjà. Nous tenons essentiellement à préciser que l’achat de titres publics par la BCE doit avoir pour objet de « développer les services publics », objectif radicalement opposé à ceux des marchés financiers et aux politiques d’austérité qu’ils imposent.
Précisons également que les institutions appelées à faire partie d’un pôle financier public doivent inclure les organismes actuellement publics ou socialisés, mais aussi des banques dont nous proposons dès à présent la nationalisation.
De même, nos propositions de politique monétaire sont inséparables d’une autre mesure essentielle qui ne figure pas dans celles que cite Jean-Luc Mélenchon : la création de fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation. En réorientant les aides publiques que les régions accordent aujourd’hui (sans rien exiger quant à l’usage de ces aides) aux entreprises, et en les convertissant en bonifications d’intérêts, c'est-à-dire en paiement de tout ou partie des intérêts des crédits finançant des investissements favorables à l’emploi, les régions pourraient permettre aux travailleurs et aux citoyens de saisir ces fonds régionaux à l’appui de leurs contre-propositions.
Une telle politique ne peut en effet réussir que si les travailleurs et les citoyens se saisissent de pouvoirs nouveaux, dès l’entreprise et les services publics. Le but ne peut pas se limiter à réformer le droit du travail « pour que toutes les parties prenantes à la création de richesse (actionnaires, salariés, collectivités publiques…) aient un égal droit d’intervention dans la gestion », comme l’écrit le programme du PG. Il s’agit de conquérir le maximum de pouvoirs et de droits d’intervention des salariés, avec le soutien des pouvoirs publics et des élus politiques, pour renverser les choix patronaux et imposer des choix répondant à des critères nouveaux, visant à développer les travailleurs et les populations.
Ces pouvoirs, il faut les conquérir « du local au mondial », jusqu’à nos propositions de transformation des relations monétaires internationales. Jean-Luc Mélenchon indique qu’il a « porté sans ambiguïté la proposition d’une monnaie commune mondiale avancée par la Chine, la Russie et le Brésil depuis deux ans ». L’apport original des économistes communistes, à la suite de Paul Boccara dès 1983, est de montrer comment, à partir des droits de tirage spéciaux du FMI, on pourrait remplacer le dollar par une monnaie commune mondiale qui servirait, à travers une création monétaire au plan mondial, à refinancer les Banques centrales pour qu’elles favorisent le développement d’un nouveau crédit et pour qu’elles souscrivent des titres de dette publique finançant l’expansion des services publics. Mais si tel est notre projet, quel sens peut bien avoir la proposition, avancée par Jean-Luc Mélenchon, de « sortir du FMI » ? Il s’agit bien plutôt de se battre, avec toutes les forces disponibles, pour refondre de façon très radicale le FMI, et en faire l’institution dont l’humanité a besoin pour maîtriser les conditions monétaires d’un développement de progrès.
La confrontation de nos convergences et de nos différences doit se poursuivre. L’affirmation des propositions communistes n’est pas un obstacle à l’adoption de projets précis par l’ensemble des parties prenantes du Front de gauche : la proposition de loi sur les retraites en a été un exemple. Il reste que la profondeur des différences de nos propositions avec celles de Jean-Luc Mélenchon renvoie, me semble-t-il, à des pesanteurs culturelles persistantes dont la gauche doit s’émanciper. D’où l’importance du choix d’un candidat pleinement porteur de nos propositions précises et cohérentes. C’est ce qui donne sa légitimité et sa force, à nos yeux, à la candidature d’André Chassaigne à l’élection présidentielle pour représenter l’ensemble du Front de gauche, sans effacement des formations qui le composent, et sans viser à « dissoudre » et à « coaguler » ses composantes, pour reprendre des expressions utilisées par le Parti de gauche.
Denis Durand

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Quelles perspectives pour le Front de Gauche en 2012 ? (3)

La campagne pour les élections présidentielles de 2012 a incontestablement commencé dans notre pays. Le temps est venu pour le Front de Gauche aussi de se préparer à cette échéance.
Nous souhaitons que ce blog participe au débat. Nous publierons quelques textes qui devraient susciter des commentaires et enrichir la discussion. Rappelons aussi que notre site vous propose de mettre en ligne des textes plus longs sous forme de billets. Lecteurs, à vos plumes !

Jean-Luc Mélenchon a répondu sur son blog à la tribune parue dans l’Humanité.

Dans une tribune publiée le 13 décembre par l'Humanité, sous le titre "Pour un rassemblement sans effacement du PCF", un certain nombre de responsables et militants communistes, craignent que les propositions communistes soient effacées par mon éventuelle candidature à l’élection présidentielle au titre du Front de Gauche. Bien sûr je n’ai pas l’intention de me mêler si peu que ce soit du débat des communistes à propos des candidatures aux prochaines élections. Je ne serais pas intervenu à propos de cette tribune si elle n’avait affirmé : "les idées que Jean-Luc Mélenchon exprime sont souvent, sur des sujets essentiels, éloignées des élaborations novatrices portées par les communistes". Je sais que cette crainte n’est pas fondée. Je veux donc rassurer ceux qui seraient sincèrement inquiets.

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