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Le Sénat à gauche dans une semaine ?

s_nat.jpgLa droite s’inquiète. Le 25 septembre prochain le Sénat se renouvelle partiellement. 71 890 « grands électeurs » de 44 départements, dont tous ceux de l’Ile de France, éliront 170 sénateurs pour un mandat de 6 ans. Le scrutin est ainsi fait que la Haute Assemblée, prétendument représentative des territoires, est ancré à droite alors que la grande majorité des collectivités est dirigée par la gauche. Jamais le Sénat n’a basculé mais pour la première fois sous la Vè République, la droite pourrait y perdre la majorité. Il suffit que 23 sièges tombent de droite à gauche, celle-ci comptant déjà 153 sénateurs sur 453. Les gains électoraux de la gauche dans les collectivités locales ces dernières années devraient y aider. Et surtout, les grands électeurs, essentiellement des élus locaux, pourraient profiter de l’occasion pour exprimer leur fort mécontentement vis à vis de la politique gouvernementale et ses conséquences sur les territoires. Réforme des collectivités locales, gel des dotations d’État pour trois ans, qui amplifie l’asphyxie financière engagée avec la suppression de la taxe professionnelle en 2009 sont des sujets qui fâchent. S’ajoute le danger d’une « recentralisation » avec la création de métropoles et d’intercommunalités concurrençant les régions et départements, éloignant les citoyens des lieux de décision. Le nouveau statut de « conseiller territorial » est aussi fortement contesté, les 102 présidents de conseils généraux s’étant prononcés contre. Le basculement du Sénat serait évidemment un signe très négatif pour la majorité à quelques mois des élections présidentielle et législatives de 2012.

Dans le Val d’Oise, la situation à la veille de ces élections est cocasse puisque pas moins de trois listes de droite sont constituées, dont deux officiellement investies par l’UMP… Curieusement, ces trois listes sont toutes conduites par … des hommes, réduisant donc fortement la possibilité de voir élire une femme. Pour certains, il s’agit purement et simplement d’un détournement des règles de la parité s’appliquant aux élections sénatoriales. « Les hommes sont tête de gondole et les femmes pompom girls » ironise le PS val d’oisien. La grogne d’étend jusque dans les rangs de la droite, puisque le maire de Saint Gratien, Jacqueline Eustache Brinio, deuxième sur la liste conduite par le maire d’Ermont, confie au Parisien son agacement : « Cela fait partie des choses qui font mal, je ne le cacherais pas. Investir deux têtes de liste masculines à l’UMP se fait évidemment au détriment des femmes. Dès qu’on peut détourner la parité, on le fait !» En désaccord donc avec le patron de l’UMP 95, qui pense à un mauvais procès, puisque, dit-il, « je n’y ai même pas pensé ! » Disons au passage que cela est bien regrettable, de ne pas penser à la place à accorder aux femmes…..

Quant à Madame Eustache, une deuxième défaite électorale serait pour elle malvenue. Élue à grand peine, lors des élections de mars 2010, dans la minorité du conseil régional, elle fut devancée dans sa propre ville au deuxième tour par la liste de gauche. Sera-t-elle élue à nouveau dans un groupe minoritaire si le Sénat bascule à gauche ? Ou écartée du podium par ses propres amis de l’UMP ? Ou bien encore handicapée par ses récents démêlés avec le Tribunal administratif pour atteinte au droit de réunion et ses positions discriminatoires, excluant des services municipaux les réfugiés politiques résidant sur sa commune ? Des risques non négligeables. Réponse dans quelques jours, le 25 septembre.
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Forcer la porte du « ghetto de riches »

Des élus du Front de Gauche et des familles mal logées ont participé jeudi 6 janvier à un rassemblement pour exiger la construction de logements sociaux dans le 16è arrondissement de Paris. D’après une étude de l’Insee publiée le même jour (voir l’article du blog à ce sujet), la France compte plus de 3 millions de personnes confrontés à de lourds problèmes de logement, dont 250 000 privés de logement. La moitié de cette population est localisée en Ile de France.
L’objectif du rassemblement de jeudi était de dénoncer le refus des arrondissements huppés de l’ouest parisien d’accepter les constructions. « Paris connaît sa plus grave crise d u logement depuis la Libération et l’application de la loi SRU est au cœur de l’actualité », selon Ian Brossat, président du groupe communiste et élus du Parti de Gauche au conseil de Paris. « En dépit du dixième anniversaire de la loi, son application demeure un combat permanent » a rappelé Nicole Borvo, sénatrice PCF de Paris. « Dans ce ghetto de riches » selon l’expression de Pierre Laurent, où le taux de logements sociaux n’atteint que 3,5%, « il faut faire monter la colère populaire pour que cesse cette logique raciste et discriminatoire. »
A Paris, 70% des habitants sont éligibles au logement social, 110 000 personnes sont en attente d’un appartement. Mais les riverains du 16è et la droite locale organisent une riposte juridique contre les projets de construction impulsés par la municipalité, qualifiés de « terrorisme urbain ». Dans le 16è, quatre programmes de 407 logements sont en suspens. Le plus intolérable et symbolique consiste en 15 000 m2 sur le site de l’ancienne gare d’Auteuil. Il est à l’abandon depuis 1985 et permettrait de construire 354 logements dont 177 sociaux. Mais c’est trop pour l’association des riverains qui multiplie les recours sous le «regard complice du député maire Claude Coasguen », selon le journal l’Humanité.

Infos tirées de l’Humanité du 7 janvier

 

L’Ile de France présente son budget 2011 et demande 863 millions à l’Etat

Le projet de budget du Conseil régional d’Ile de France a été présenté le 1er décembre 2010 par le président de la région, Jean-Paul Huchon. « Cette année va être vraiment dure mais on sera au rendez-vous des engagements », a-t-il déclaré à cette occasion.
Le budget prévu pour 2011 est en baisse par rapport à l’année précédente puisqu’il passe de 4,67 milliards d’euros pour le budget prévisionnel de l’année 2010 à 4,53 milliards.
Les dépenses de fonctionnement augmentent et passent ainsi de 2,4 milliards à 2,45 milliards d’euros. A contrario, le volet investissements ne représente qu’1,63 milliards alors qu’il s’élevait à 1,74 milliards en 2010.
Les recettes passent de 3,68 milliards à 3,72 milliards d’euros alors que l’autorisation d’emprunt devrait se réduire de 990 millions à 806 millions d’euros.
Mais la dette continue d’augmenter puisque son encours devrait s’élever à 4,1 milliards d’euros (3,9 milliards en 2010) et pourrait même passer de « 3,1 milliards en 2009 à 5,2 milliards en 2013 » selon le quotidien Les Echos du 2 décembre 2010.
C’est ainsi que dans un contexte où l’autonomie fiscale des régions se réduit, Jean-Paul Huchon demande à l’Etat la somme de 863 millions d’euros représentant les dépenses transférées à la région depuis 2006. Avec des dotations gelées, des projets de péréquation entre les régions et une Contribution sur la valeur ajoutée (CVAE) difficile à estimer étant donnée la conjoncture, il ne reste à la région que la taxe sur les cartes grises et la TIPP comme variables d’ajustement. Mais la région Ile-de-France annonce qu’elle « n’augmentera pas les impôts sur lesquels elle aurait encore la possibilité de jouer ».
Dans la continuité du budget précédent, le quart des crédits de la région reviendra aux transports. Une augmentation de 43 millions d’euros sera même observée.
Répartition des crédits dans le projet de budget de la région Ile-de-France :
transports, mobilités, 1 195 millions d’euros ;
enseignement secondaire, 998 millions ;
formation professionnelle et apprentissage, 773 millions ;
développement économique, enseignement supérieur, 300 millions ;
culture, sport, loisir, solidarité, sécurité, 206 millions ;
logement, politique de la ville, 206 millions ;
environnement, agriculture, 202 millions ;
institution régionale, 196 millions ;
charge dette et divers, 452 millions.
Total : 4 531 millions d’euros.
Marie-Pierre de La Gontrie, première vice-présidente du conseil régional en charge des finances, déclare : « nous allons faire croître le budget logement de 3 % quand l’Etat le baisse d’autant ».
Pour répondre aux critiques de l’opposition régionale à propos de l’augmentation des dépenses de fonctionnement, Marie-Pierre de La Gontrie estime que l’Etat est le premier responsable : « les compétences qui nous ont été transférées, les transports, les 8 500 agents TOS, les formations sanitaires qui sont insuffisamment compensées pèsent directement sur le budget de fonctionnement. Pour l’année prochaine, la sous-compensation atteint 267 millions d’euros ». « La modification de la structure du budget de la région n’est pas de notre fait », a-t-elle ajouté.
Infos Cidefil

 

RESF se mobilise pour les lycéens sans papiers

_623_.jpgDe nombreux lycéens étudient en France tout en étant sans papiers. Leur expulsion est difficile pendant leur scolarité car souvent leur établissement se mobilise pour leur permettre de continuer leurs études. Mais souvent ils ne sont pas régularisés et sont donc expulsables dès la fin de leurs études secondaires.
C’est dire combien il est important que ces élèves obtiennent leur régularisation tant qu’ils sont encore dans le milieu scolaire.
Plusieurs conseils régionaux (Auvergne, Picardie, Corse, Ile de France, Aquitaine) ont voté des résolutions par lesquelles ces assemblées se solidarisent des élèves sans papiers, les prennent sous leur protection et demandent leur régularisation. Le Conseil régional d’Ile de France demande à ses représentants dans chacun des 471 conseils d’administration des lycées de proposer un vœu inspiré de sa résolution, la tenue des CA nouvellement élus débutant dès la rentrée scolaire de novembre. Notre blog a publié dans le billet précédent la résolution votée par le Conseil régional d'Ile de France.
Le « Réseau Education sans Frontières » a donc décidé de développer une campagne pour obtenir ces régularisations. Il propose de mener des actions collectives au sein des établissements pour amener les élèves sans papiers à se faire connaître. Il demande à l’ensemble des communautés éducatives de les soutenir jusqu’à la régularisation par des mobilisations en préfecture ou des parrainages, par exemple.
Un parrainage régional sera organisé le 6 décembre par le Conseil régional d’Ile de France, puis au printemps une grande fête des élèves régularisés est prévue.
L’ensemble des documents relatifs à cette campagne 2010 est disponible sur le site du RESF.
voir le site
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Soutien des élu-e-s de l’Assemblée régionale aux élèves majeurs sans papiers

_622_.gifLe Conseil régional d'Ile de France s'engage dans la défense des élèves sans papiers.

Résolution de la Commission Lycées et politiques éducatives du Conseil régional

Dans toute la France, des milliers de jeunes majeurs scolarisés sans papiers vivent sous la menace d'une expulsion qui les priverait du droit de poursuivre leurs études et de construire leur avenir. Ces élèves sont membres à part entière de la communauté scolaire.
Considérant que l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme garantit le droit à l'éducation et proclame que "l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix" ;
Rappelant la jurisprudence du Conseil d'Etat selon laquelle la régularité de la situation administrative d'un étranger n'est pas un préalable à son accueil dans un établissement d'enseignement ; en revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d'entrée sur le territoire français ;
Soulignant que la plupart des lycéens étrangers sont devenus majeurs en France où ils ont accompli la plus grande partie de leur parcours scolaire et qu'ainsi la communauté scolaire a pleinement joué son rôle d'intégration de ces jeunes dans la société française ;
Le conseil régional déclare placer tous les élèves étrangers mineurs ou majeurs susceptibles d'être menacés d'expulsion sous la protection de l’assemblée régionale ;
Soutient les actions de solidarité avec ces jeunes menées au sein des établissements en vue d'obtenir leur régularisation leur permettant de poursuivre leurs études en toute sérénité.

Résolution adoptée par la majorité du Conseil régional d’Ile de France, le 2 octobre 2010

 

Première victoire pour les sans papiers

_436_.jpgLa plupart sont originaires d’Afrique noire, mais aussi de Chine, et vivent depuis des années en France où ils travaillent et ont des fiches de paye. « Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici ! » Ce slogan de la CGT a accompagné les deux ans de lutte des sans papiers qui viennent de remporter une première victoire.
Après de longues négociations avec le ministère, les syndicats ont enfin obtenu que soient harmonisés entre les différentes préfectures les critères de régularisation, et ce, quelque soit le département ou l’entreprise. Il aura fallu 8 mois de grève à plus de 6000 sans papiers pour arracher des critères clairs de régularisation par le travail. Après un premier mouvement en Ile de France en 2008, grèves et occupations de sites ont repris depuis octobre 2009, faisant apparaître au grand jour de nombreux secteurs employant de la main d’oeuvre démunie de titre de séjour : l’intérim, le nettoyage, le BTP, l’aide à domicile mais aussi les cuisines de grands restaurants, des fournisseurs de grands commanditaires publics…Depuis mars, le sujet n’est plus un tabou pour certains dirigeants patronaux qui réclament eux aussi une clarification des règles de régularisation pour motif professionnel.
Les sans papiers devront désormais justifier de 12 mois de travail sur les 18 derniers mois, la grève étant comptabilisée comme période d’activité ; leurs dossiers seront traités par les directions du travail et de l’emploi et non plus par les préfectures, et enfin, les grévistes bénéficieront d’une autorisation provisoire de séjour de 3 mois, le temps du traitement de leur dossier. Le gouvernement n’est par contre pas revenu sur le critère de présence en France de 5 années, ce qui contraindra de nombreux grévistes à continuer à travailler sans papiers. Les négociations ne sont donc pas terminées. Pour l’instant, les grévistes qui occupaient les marches de l’Opéra Bastille ont levé le camp et se sont retrouvés au siège de la CGT pour décider de la suite à donner à leur mouvement. A noter que la principale mesure annoncée concerne les femmes travaillant dans le secteur de l’aide à la personne, qui pourront dorénavant prétendre à la régularisation, sous réserve d’effectuer 20 heures de travail par semaine.

Cette lutte aura été exceptionnelle de par sa durée et son ampleur. Depuis vingt-six mois avec la CGT, puis relayés depuis octobre dernier par de larges soutiens syndicaux, associatifs et politiques, 6200 travailleurs africains, chinois, européens de l’est ont réinventé ensemble les formes de la lutte collective : grève, pétitions , manifestations, occupations. Ils auront tout fait pour alerter l’opinion publique, et la faire basculer puisque les Français sont majoritairement favorables à la régularisation des travailleurs sans papiers. Ce sont leurs droits de salariés qu’ils ont revendiqué par la grève, « les mêmes droits pour tous les salariés qui vivent sur le territoire français ». Ils l’ont fait, disent-ils, parce « n’ayant rien, ils n’ont rien à perdre ». Leurs acquis profiteront à tous les salariés, car c’est une riposte au dumping social, au non-respect du droit du travail, à la mise en concurrence des salariés entre eux. Un mouvement riche d’enseignements pour toutes les luttes à venir.

 

Le Mac/Val, le Salon du livre et la médiathèque de Saint Gratien

_409_.jpgLe « Mac/Val » est le musée d’art contemporain du Val de Marne. Inauguré en 2005 à Vitry sur Seine, c’est le premier musée d’art contemporain situé en banlieue. Cette opération a été financée par le département, le ministère de la culture et le Conseil régional d’Ile de France. Sa collection d’art contemporain compte plus d’un millier d’œuvres d'artistes français des années 1950 à nos jours, couvrant différents mouvements. Il propose en outre des ateliers d'arts plastiques, un auditorium, et un cinéma d'art et d'essais. Au sein du Mac/Val est implantée l'une des cinq librairies spécialisées en art contemporain avec un choix de plus de 1 200 ouvrages.
Chercher le public là où il est, en banlieue, tel était l’objectif du Mac/Val qui risque fort d’être remis en cause par la prochaine réforme des collectivités locales. Les départements verront leurs compétences réduites essentiellement au social. La culture deviendra du ressort de l’Etat. La directrice du Mac/Val est inquiète pour l’avenir et craint de voir son public, qui rencontre des difficultés sociales et économiques, privé d’art contemporain. Le musée reçoit 100 000 visiteurs par an et acquiert régulièrement des œuvres d’artistes connus. Quel sera l’avenir du Mac/Val ? Appel au secteur privé, hausse des tarifs, fermeture du site ? Qui prendra la relève du département ? Ni l’Etat ni les communes, elles-mêmes en difficultés financières.
" Je comprends et partage l’inquiétude et l’exaspération de nombreuses organisations du monde de l’art et de la culture car avec la suppression de la clause de compétence générale, c’est en effet l’intervention même de notre collectivité dans les domaines artistique et culturel qui est menacée. " selon Christian Favier, président du Conseil général du Val de Marne.
En Seine-Saint-Denis, c’est le Salon du livre et de la jeunesse dont l’existence même est menacée par la baisse de la subvention départementale. Comme toutes les collectivités locales de France, la Seine Saint-Denis subit de plein fouet les transferts de charges, non compensées, de l’État, l’augmentation des dépenses sociales, et depuis peu la suppression de la taxe professionnelle.
C’est pourtant une manifestation culturelle unique en Europe qui accueille chaque année 150 000 personnes dont de nombreux scolaires. Dès sa fondation, le Salon de Montreuil s'est donné pour mission de donner le goût de la lecture aux enfants avec un slogan : "Il n'y a pas que la soupe qui fait grandir". En 2010, 339 exposants, dont la diversité fait la richesse de l'événement, 3 000 auteurs et illustrateurs ont partagé leur passion avec leurs lecteurs à l'occasion de séances de dédicaces, des rencontres et de très belles expositions. Enseignants, bibliothécaires, animateurs de centres de loisirs, responsables d'associations permettent à des milliers d'enfants, de profiter de ce temps magique.
Ces deux exemples sont une illustration de la visée du gouvernement qui a l’intention de s’attaquer à l’ensemble des politiques publiques culturelles et de livrer le secteur de la culture à la marchandisation. Si le projet de loi réformant les collectivités locales ne garantit pas que les régions et départements garderont la compétence culturelle, toutes les structures culturelles, théâtres, musées.. vont subir une terrible asphyxie budgétaire. Couplée au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c’est bien une attaque en règle contre le service public de la culture dont il est question. Cela s’inscrit dans le cadre de la directive européenne « services » qui vise à interdire les subventions publiques au nom de la mise en concurrence libre et non faussée, qui s’attaque aussi à l’ « exception culturelle ».
Aujourd’hui, plus de 70% des financements publics de la culture proviennent des collectivités locales. La suppression de la taxe professionnelle, la baisse des subventions d’Etat amèneront les régions et départements à se recentrer sur leurs missions prioritaires, emploi, éducation et transports. La suppression de la clause de compétence générale achèvera le travail. Bientôt, seules les communes seront en capacité de soutenir la culture, si toutefois leurs ressources le leur permettent, puisqu’elles perdront les subventions culturelles régionales et départementales. A Saint Gratien, la médiathèque, les cinémas, les salles d’exposition, le travail des professionnels avec les enseignants … ne manqueront pas d’y laisser quelques plumes.. La subvention municipale 2010 pour la médiathèque a déjà marqué une légère baisse.
La culture représente aujourd’hui moins de 1% du budget de l’Etat. Les économies réalisées dans ce secteur seront donc ridicules mais les conséquences sur la vie culturelle seront catastrophiques. Le 15 juin prochain, le monde de la culture se mobilisera à nouveau pour dire que la culture n’est pas une marchandise.



L’actualité m’a rattrapée… L’Assemblée Nationale vote aujourd’hui même le projet de loi sur les collectivités territoriales. Il semble que si les départements et régions vont effectivement perdre la compétence générale, mais à l’exception de la culture et du sport, cette disposition ayant provoqué un tollé chez les élus. Si cela constitue une avancée, il n’en reste pas moins que cette réforme, cumulée à la suppression de la taxe professionnelle et au gel des dotations d’Etat réduira fortement la capacité d’action des collectivités. Le secteur de la culture sera un des premiers à en souffrir.

 

Les promesses de mars s’envolent en juin…

article_TICKET-.jpgLe syndicat des transports d’Ile de France (STIF) a pris la décision d’augmenter les tarifs des transports en commun en région parisienne. L’augmentation globale sera de 3,9% et variera de 4 à 6,7% selon les zones.
Jean-Paul Huchon, président PS de la région et du Stif, affirme que ces augmentations permettront « la poursuite de la remise à niveau du réseau de transport francilien ». Le vice-président de la région chargé des transports, Jean-François Placé, des Verts, analyse cette décision comme « courageuse » et nécessaire pour compenser les 100 millions perdus suite à la réduction de versement « transports » des entreprises.*
Concrètement, la hausse devrait atteindre 3 à 3,5% en moyenne sur les billets et les tickets.
Le ticket t+ passera de 1,60 euro à 1,70 euro à l'unité. Le carnet de dix billets, lui, coûtera désormais 12 euros au lieu des 11,60 euros actuels.
L'abonnement mensuel du pass Navigo zones 1 et 2 augmentera de 56,60 euros à 60,40 euros (+ 6,7%). L'abonnement mensuel zones 1 à 3 va passer de 74,40 euros à 78,20 euros (+ 5,1%). L'abonnement mensuel zones 1 à 4 passera de 91,70 euros à 95,50 euros (+ 4,1%). Les tarifs pour les zones 1 à 5 et 1 à 6 resteront inchangés.
Les prix pour la carte ImaginR, en revanche, augmenteront seulement de 1%.
"Je ne sais pas faire construire et améliorer les trains sans argent", précise, encore une fois, le numéro 2 des Verts.
Les Verts et le PS ont-ils oublié leurs promesses électorales de mars 2010 ? Les Verts préconisaient par exemple un pass unique à 65€ et le PS une « politique solidaire ».
Le Front de Gauche a, lui, refusé « de s’associer à une décision de résignation, qui pénalise financièrement les usagers ». Comme avancé en mars 2010, le Front de Gauche reste fidèle à la révision du versement « transports » des entreprises et souhaite mobiliser pour obtenir du gouvernement « qu’il prenne ses responsabilités ». Le Front de Gauche se prononce toujours pour « une zone unique à 56€ et l’élargissement de la tarification sociale ».

* Versement transports : reversé aux autorités organisatrices des transports selon les effectifs de l’entreprise, et servant à financer les infrastructures et le fonctionnement des réseaux, son montant atteint 5,1 milliards d'euros, dont la moitié versée par les entreprises d’Ile-de-France.

Retrouvez en annexe la déclaration du Front de Gauche au Conseil régional

 

Une bonne gauche le 21 mars

FG1.jpgDans toutes les régions, notamment en Ile de France, la droite a été fortement sanctionnée. Elle obtient partout des scores historiquement bas. La gauche réalise quant à elle de très bons résultats. Il s’agit d’une sanction sans appel de la politique de Nicolas Sarkozy.
Le Front de Gauche et ses partenaires contribuent grandement à cette dynamique avec des scores dépassant les 10% dans certaines régions. En Île-de-France, avec 6,55% nous progressons par rapport aux élections européennes. Nous nous félicitons également d’avoir devancé partout le Modem en imposant ainsi un autre choix d’alliance au PS et à Europe Ecologie. Nous sommes plus que jamais déterminés à construire une véritable alternative à gauche en rupture avec le libéralisme et le productivisme. Notre rassemblement est désormais incontournable pour faire gagner la gauche, et rien que la gauche, à ces élections.
Il faut maintenant confirmer et amplifier la défaite de Valérie Pécresse, la candidate des actionnaires. Avec le Parti socialiste et Europe Écologie, nous avons décidé de nous rassembler pour mener des politiques qui améliorent la vie des Franciliennes et des Franciliens.
Tout au long de la campagne nous avons porté de grandes propositions : une zone unique dans les transports au tarif de la zone 1-2 ; la construction de 50 000 logements sociaux par an et la suppression des aides aux communes sous le seuil légal des 20%. Et aussi un fonds régional pour l’emploi et la formation, la fin des aides aux entreprises qui licencient et font des profits et le soutien aux relocalisations. Ou encore la défense des services publics (transports, lycées, hôpitaux...) et une planification écologique pour un autre mode de développement.
Nous avons porté le projet d’une métropole écologique, citoyenne et solidaire face au projet inégalitaire du Grand Paris de Sarkozy.
Nous continuerons à les porter au Conseil régional. Nous continuerons à œuvrer au renforcement d’une gauche combative face aux logiques libérales.
Si la gauche gagne le 21 mars en Île-de-France, vous pourrez compter sur la mobilisation des élu-e-s de notre liste pour que ces propositions et toutes celles de notre programme soient mises en œuvre. Et ces élu-e-s compteront sur vous, dans les entreprises et les quartiers, à travers les outils qu’ils mettront à votre disposition, pour veiller à leur application. Ensemble, avec les citoyens et les citoyennes nous continuerons également à faire barrage aux projets de la droite dans les luttes. En particulier nous sommes déterminés dans les prochains mois à mettre en échec le projet du gouvernement de remettre en cause le droit à la retraite à 60 ans.
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A très bientôt sur d'autres fronts !

 

Saint Gratien : enseignements rapides du premier tour des élections régionales de mars 2010

L’abstention a été massive le 14 mars : plus de 53% des électeurs n’ont pas été voter. A Saint Gratien, dans le quartier des Raguenets, l’abstention dépasse les 65%. Le taux d’abstention sur la ville atteint 57,30%. Désintérêt, mécontentement, sentiment d’inutilité du vote ou encore message de défiance envers les politiques de tous bords ? Cette non-participation sanctionne la droite et l’action menée depuis 2007, mais questionne également la gauche qui n’a pas su convaincre. 64% des jeunes se sont abstenus : un réel problème pour la gauche qui n’apparaît pas comme proposant des alternatives crédibles et qui m’interpelle particulièrement, en tant qu’élue et enseignante.

La sanction est sans appel pour la droite, plus forte que celle annoncée. C’est un désaveu très net de la politique de démolition sociale menée depuis 2007, valable aussi pour ceux qui la soutiennent sur le terrain. L’UMP ne réunit pas un électeur sur trois (26,3%) et se voit largement devancée par un Parti socialiste (29%) qui pourrait apparaître comme le grand vainqueur du scrutin. A Saint Gratien, l’UMP rassemble seulement 34% et perd 1 500 voix par rapport au 2è tour des régionales de 2004. Effet d’une campagne discrète à droite, malgré la candidature du Maire, conseillère régionale sortante ? Le PS reprend des couleurs depuis les européennes de juin 2009 mais reste en deçà du score socialiste départemental.

L’effondrement du Modem sonne le glas des tentations de dérive au centre et c’est aussi une donnée non négligeable de ce scrutin. Cela tiendra lieu de vertu au PS ! (JL Mélenchon) A Saint Gratien, ce mouvement divise par deux ses voix et pourcentages depuis juin 2009.

Le NPA tombe à 2% car sa politique d’isolement stérile est sanctionnée. A Saint Gratien, il est en nette perte de vitesse sur les scrutins de 2004 et 2009.

Les électeurs du Front national ont de nouveau préféré l’original à la copie. Regonflée par le nauséabond débat sur l’identité nationale et l’immigration, surfant sur les aspects sociaux, l’extrême droite resurgit sur fond de crise et de chômage. Son score national de près de 12% est divisé par deux en Ile de France. A Saint Gratien, il ne représente « que » moins de 10%, mais a doublé son score des européennes.

Europe Ecologie (12,5%) ne réalise pas totalement ses ambitions. A Saint Gratien, on constate comme nationalement un net tassement de ses résultats depuis 2009.

Alliance politique neuve qui n’a connu que les élections européennes, le Front de Gauche conforte sa place et progresse par rapport à juin 2009. Dans plusieurs régions, le score du Front de Gauche est en très nette progression : en Auvergne (où André Chassaigne rassemble plus de 14%), dans le Limousin (13%), en Corse (10%), le Nord (10%), le Languedoc Roussillon (8,6%), le centre (7,5%). Le Front de Gauche obtiendrait nationalement 6,1% des voix, mais ce score devra être corrigé car le FG n’était représenté que dans 17 régions sur 22. Le résultat pourrait donc se situer entre 7 et 8% dans les régions concernées. Le Front de Gauche est devenu la troisième force politique de gauche.

En Ile de France, il obtient 6,5 %, score honorable même si nous avions espéré faire encore mieux. Le FG rassemble 5,34% des voix dans le Val d’Oise avec des scores appréciables comme à Bezons (13,9%), Pierrelaye (10,8%) Fosses (11%), Mériel (8,3%) … A Saint Gratien, le FG réalise 6,18%. Ce résultat local nous semble encourageant, en progression de 1,38% et de 90 voix depuis les européennes de juin 2009, il y a 9 mois. Est-ce le fruit d’une campagne que nous avons souhaitée proche des gens, déclinant localement les questions essentielles des transports, du logement, de l’emploi et de la formation, loin des ambitions personnelles, querelles de bas étage et autres coups médiatiques ? Ce fut une campagne active bien que nos forces soient modestes, mais nos arguments ont suscité intérêt et discussions approfondies. Tous ces échanges ne manqueront pas d’avoir des suites. Dans la toute prochaine période, des luttes sociales importantes seront nécessaires pour contrer les mauvais coups déjà programmés : « réforme » des retraites, casse des services publics… Une opposition combative aura là toute sa place.

Dans l’immédiat, il importe de finir le travail commencé le 14 mars : infliger une sévère défaite à la droite de Pécresse et Poniatowski lors du deuxième tour. La gauche a des réserves considérables de voix dans les quartiers populaires qu’elle doit tout faire pour mobiliser. C’est la dernière occasion avant 2012 d’infliger une « gifle électorale » à la droite !
Isabelle Volat
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Un débat capitalE

Dernière semaine de campagne électorale des régionales et force est de constater qu’une nouvelle fois les médias n’ont pas joué leur rôle. Pas de débats contradictoires, pas d’informations sur les projets des uns et des autres, l’éternel jeu des petites phrases ou des querelles personnelles remplaçant les véritables enjeux du scrutin.
Pourtant, les attentes des citoyens sont grandes et les compétences régionales les concernent de près : emploi et formation, transports, logement, lycées.
Pierre Laurent a donc lancé le défi à Valérie Pécresse d’un débat public et contradictoire. La tête de liste Front de Gauche en Île de France et celle de la liste UMP ont ainsi débattu de leurs projets respectifs pour la région le jeudi 4 mars à Saint Denis.
Après le temps des fausses polémiques, enfin un vrai débat qui a abordé les questions essentielles : transports, emploi et formation, environnement, éducation, logement etc. L'occasion a été ainsi donnée à la candidate UMP et au candidat Front de Gauche de débattre des sujets qui font la vie des Francilien-ne-s. Projet contre projet : Valérie Pécresse et Pierre Laurent développent des visions antagonistes de l’Ile de France.
Aucun grand média n’ayant jugé utile de retransmettre cet échange, retrouvez l’intégralité du face à face sur ALTERNA TV, qui contribue ainsi au débat démocratique.

La vidéo du débat.

 

Ile de France : des transports de qualité pour tous et partout !

(A l’occasion des élections régionales de mars 2010, le Front de Gauche avance des propositions originales, efficaces et finançables pour améliorer les conditions des transports collectifs en Ile de France ; suite du précédent billet.)

Le Front de Gauche refuse l’ouverture à la concurrence dans les transports collectifs (par exemple l’entrée d’opérateurs privés sur le marché des TER). La Région doit contribuer à l'édification d'un pôle public rénové des transports, mettant en coopération le STIF* et les entreprises publiques (RATP, SNCF, RFF), avec une participation et un pouvoir réel des usagers et salariés sur les décisions en matière de transports collectifs.

Pour réduire les inégalités territoriales et sociales en Ile de France, le Front de Gauche donne la priorité aux transports de qualité pour tous et partout, en proposant des mesures tarifaires d’urgence pour garantir le droit au transport pour tous, avec un cofinancement région (600 millions d’euros), entreprises (600millions) et État (150 millions).

  • La création d’une zone unique pour tous les Franciliens au prix de la zone 1-2 : un « Pass Unigo » , remplaçant le "Pass Navigo" à tarification variable selon le lieu de domiciliation. Le tarif unique garantit l'égalité d’accès aux transports. L’actuelle tarification inadaptée inflige une «double peine» aux usagers habitant loin de Paris : ils subissent longs trajets et dysfonctionnements fréquents et sont pénalisés financièrement (123 € pour la zone la plus lointaine, 91€ pour la zone 4 dont fait partie notre commune).
  • Le remboursement à 100% des trajets par l’employeur, la gratuité pour les étudiants, les chômeurs, les personnes à bas revenus… sont aussi des mesures essentielles.

Pour améliorer immédiatement le quotidien des Franciliens, le Front de Gauche s’engage sur un plan d’investissement ambitieux de 4 milliards par an pour :

  • rénover des lignes RER et Transilien ;
  • créer 250 nouvelles lignes de bus ;
  • augmenter la fréquence des bus, métros, RER ;
  • prolonger des lignes de métros et dédoubler la ligne 13 ;
  • réaliser les deux rocades ferrées Arc Express et Tangentielle en proche et moyenne couronne ;
  • développer des aménagements cyclables et créer des sites propres pour les transports collectifs ;
  • développer le fret ferroviaire et fluvial….

Ces différentes propositions permettraient la création de 10 000 emplois dans les entreprises de transports.

Le Front de Gauche propose des financements à la hauteur des besoins et de nouvelles recettes.

  • Le budget de l’État doit prendre en charge 50 % des investissements dans les transports franciliens. C’est beaucoup moins que ce qu’il a donné pour sauver les banques et relancer l’automobile. C’est de sa responsabilité puisque le retard vient de son désengagement.
  • Les banques ne doivent pas faire de bénéfices sur les transports. Pour tous les investissements de service public, le STIF doit avoir accès à des taux d’intérêts d’emprunts identiques au taux interbancaire (0,5 %).
  • La contribution des entreprises à l’effort de transport doit doubler (3 milliards d’euros).
  • Il faut aussi revoir la contribution financière des grandes surfaces commerciales, des promoteurs immobiliers, qui bénéficient des transports publics et instaurer une écotaxe sur la circulation des poids lourds.

Le Front de Gauche s’oppose également au projet du « grand huit », nouvelle ligne de métro automatique de 130 km autour de Paris, pour un coût de 21 milliards d’euros. Il s’agit d’une rocade ayant pour fonction principale, sinon unique, de relier "neuf territoires stratégiques" dont le plateau de Saclay, Orly, Roissy, la Défense... Pour conduire ce projet, serait créée une "société du Grand Paris", dirigée par l’Etat, aménageant les territoires autour des futurs gares. Pierre Laurent, tête de liste du Front de Gauche en Ile de France, dénonce : « Les stations seront éloignées de 5 à 8 km les unes des autres, cela signifie que des zones entières resteront isolées. Certes, le temps de transport entre les grandes zones d’affaires sera diminué mais le temps de trajet restera le même pour les Franciliens. De plus, on ne sait rien du financement et du partenariat public-privé. C’est un projet conçu pour créer des zones spéculatives grâce au droit de préemption que s’octroierait l’État dans un rayon de 1?500 mètres autour des gares. »

Le 14 mars, exigez des conditions de transports modernes facilitant votre vie quotidienne et modifiant les déséquilibres écologiques. Votez pour le Pass Unigo !

  • Le STIF, syndicat des transports d'Ile-de-France est l’émanation des collectivités locales d’Ile de France (la Région, la ville de Paris et les 7 autres départements ). Il organise, en concertation avec les transporteurs, les transports publics des Franciliens.

A voir : le Front de Gauche se mobilise pour les transports en Ile de France. Transports.jpg

 

Le Front de Gauche présente sa liste pour le Val d’Oise

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J’ai participé à la présentation de la liste du Front de Gauche pour le Val d’Oise lors d’une conférence de presse à Argenteuil le 17 février.

Cette liste « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » rassemble autour de Jean-Michel Ruiz des militants du Parti communiste, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire ainsi que des Alternatifs, des membres du PCOF, d’Alternative citoyenne, du M’PEP et des candidats n’appartenant à aucune organisation politique. Élus, syndicalistes, militants, les candidats connaissent bien la réalité du département et les différentes luttes qui s’y mènent. Ainsi la tête de liste peut affirmer : « Nous sommes les candidats 100% mouvement social ! »

Notre objectif premier est, non pas de diviser la gauche, mais de battre la droite sur des valeurs de gauche. Nous souhaitons faire de la région Ile de France un pôle de résistance à la politique de casse du gouvernement Sarkozy. Mais l’antisarkozysme n’est pas suffisant. Nous défendons une véritable rupture avec le libéralisme : une politique ambitieuse clairement ancrée à gauche.

Les candidats ont rappelé quelques-unes des propositions portées par la liste, en matière de transports (zone unique tarifaire en Ile de France), de logement (construction de 50 000 logements sociaux par an). Nous avons réaffirmé notre attachement au service public, illustré par de nombreux exemples locaux : actions contre la privatisation de la Poste partout dans le département, défense des hôpitaux de Pontoise et d’Argenteuil, pour les logements sociaux, les lycées, l’emploi comme à la Snecma ou Dassault à Argenteuil. Au plan économique, le Front de Gauche dénonce les licenciements dans l’industrie val d’oisienne et rappelle ses propositions originales et efficaces pour une autre utilisation de l’argent public, une réorientation du crédit pour peser sur la gestion des entreprises et les inciter à investir dans l’emploi et la formation.

De nombreuses initiatives de terrain sont prévues pour rencontrer les habitants du département. Pierre Laurent qui conduit la liste du Front de gauche pour l’Ile de France sera dans le Val d’Oise le 26 février et le 6 mars. Un meeting régional est programmé le 1er mars à Paris.

A Saint Gratien, nous serons présents avec Jean-Michel Ruiz, tête de liste pour le Val d’Oise_, devant les magasins du centre ville samedi 20 février à partir de 17 heures … et comme chaque semaine de l’année, nous vous attendons dimanche 21 au marché municipal__ !

Isabelle Volat

 

Crise du logement : des mesures audacieuses et urgentes s'imposent

2111287471_27dbf45ab2.jpg Photo de Nero sur Flickr




Texte en collaboration Stéphane Bauer et Isabelle Volat

Dans le précédent billet, nous avons vu l’état alarmant du logement en France.


Voici les propositions du Front de Gauche, mesures ambitieuses pour garantir ce droit fondamental à un toit à l’ensemble de nos concitoyens. Nous évoquons aussi la situation locale dans notre ville.

La fondation Abbé Pierre propose d'imposer un quota de 30% d'habitations à loyer accessible dans tout programme immobilier, d'instaurer un plan de 150 000 logements sociaux par an, d'agir sur le coût du logement, de suspendre les expulsions locatives.

Du côté du Front de gauche, des propositions étayées, chiffrées, finançables sont mises au débat.

  • En Ile de France, la liste conduite par Pierre Laurent propose que la Région contribue à l'édification d'un «service public du logement et de l'habitat» par la création d'une agence régionale (sur le modèle du STIF pour les transports en commun), outil d’évaluation et de contrôle de l’utilisation des fonds publics, de la lutte contre les logements vétustes, insalubres et dangereux, d’aide à la gestion locative pour les petits propriétaires. Cette agence (constituée de représentants des collectivités, des organismes HLM, des partenaires sociaux, des locataires et leurs associations…) s’assurerait du respect des objectifs de création de logements sociaux (nb : moins de 3% à Neuilly ; 4,5% au Vésinet…).
  • Le triplement des moyens consacrés par la Région au logement et à la maîtrise publique du foncier avec l'objectif de 100 000 nouveaux logements par an dont une production de 50 000 logements sociaux principalement en petite couronne et sur Paris ; la concrétisation d’un dispositif d'aide à la garantie-caution pour les jeunes (non encore déployé par JP Huchon).
  • La déclaration de la Région « territoire hors expulsion », l'application de la loi de réquisition des logements vides et la suspension de l'ensemble des aides de la Région aux communes qui ne respectent pas la loi S.R.U (loi exigeant que le nombre de logements dits sociaux représentent 20% du parc locatif d’une commune).
  • Un programme de rénovation thermique de l'habitat et soutien aux initiatives d'habitat coopératif groupé et écologique.
  • Extension de la taxe sur les logements vacants (il en existe 300 000 en Ile de France) pour inciter les propriétaires réticents à remettre sur le marché des biens locatifs inoccupés depuis parfois plusieurs années. Cette loi a fait ses preuves. Là où elle existe, le taux de vacance tend à diminuer. On peut aussi imaginer mettre en place des dispositifs d’aides aux propriétaires de logements vacants, qui souhaitent les remettre sur le marché : aides aux travaux, aides financières et sécurisation pour le paiement des loyers…

Une partie du produit du « grand emprunt » pourrait être dévolue à ces financements. Un renforcement du 1% patronal, comme l’arrêt du « dévoiement » de l’utilisation du produit du Livret A par les banques pourrait aussi y participer…

Le Front de gauche refuse également la promotion par le gouvernement de la spéculation foncière autour des gares du « grand huit » dans le cadre du projet du Grand Paris (cf. déploiement d’ici 2020 d’un métro automatique reliant Roissy, Noisy, Orly, Versailles, Pleyel, soit dit en passant le seul élément palpable sorti des réflexions sur l’aménagement des territoires en Région Parisienne…).

A Saint Gratien, de nombreux habitants ou « futurs » habitants sont confrontés à la question du logement. Si notre commune respecte les quotas de logements sociaux (30% sur la ville), elle le doit notamment aux ensembles construits dans les années 70, au Forum, aux Raguenets, aux Marais. La municipalité a depuis réalisé quelques programmes sociaux et procédé à la réhabilitation sociale d'immeubles très dégradés. Nous nous sommes toujours prononcés en faveur de ces opérations.

Il n'en reste pas moins que de très nombreuses demandes de logements sont toujours en souffrance (environ 500). Le prix d'acquisition des logements et la cherté des loyers (de 600€ pour un F2 à plus de 1 000 pour un F3) contraignent des familles et de jeunes salariés qui auraient souhaité rester ou s'installer sur Saint Gratien à y renoncer. C'est une situation que nous dénonçons depuis des années.

Les effets collatéraux ne sont là aussi pas nuls : les soldes migratoires sur la population des moins de 6 ans est négatif, ce qui pourrait se traduire par des fermetures de classes maternelles à la rentrée 2010…

Localement, nous avons avancé l'idée que tous les nouveaux programmes immobiliers comprennent un pourcentage de logements accessibles et qu'une commission municipale de l'habitat soit mise en place pour étudier ces problèmes et arbitrer les décisions.

Le logement n’est pas une marchandise. Dans notre constitution, c’est un droit. Cette question nécessite de l’audace. Le gouvernement de N. Sarkozy a été «audacieux» pour le sauvetage des banques. Sur le dossier du logement, soyons plus audacieux encore !

Faites nous part de vos idées !

 

Une gauche de combat pour l’Ile de France

Une bonne gauche face à la droite ! 

Depuis les élections européennes de juin dernier, le « Front de Gauche »   qui regroupe le Parti communiste, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, s’est élargi à d’autres organisations et à de nombreux acteurs du mouvement social, syndicalistes, militants, personnalités. En Ile de France, la liste du Front de gauche pour les élections régionales de mars 2010 se renouvelle et se rajeunit : 70% de nouveaux candidats et 30% de candidats de moins de 30 ans.

La liste Ensemble, pour des régions à gauche, écologiques et citoyennes est conduite par Pierre Laurent : le Parti communiste mènera les listes départementales dans le Val d’Oise, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne. Le Parti de gauche prendra la tête de liste à Paris, dans l’Essonne et les Hauts de Seine. La Gauche unitaire animera la liste dans les Yvelines et les Alternatifs en Seine et Marne.

Les régions ont des compétences importantes en matière de développement économique, d’aménagement du territoire et de transports, d’éducation et de formation professionnelle, de culture.

Pierre Laurent a présenté les grands axes du programme du Front de gauche dans une région Ile de France qui cumule les inégalités territoriales, sociales et environnementales. Ce projet est amené à s’enrichir au long de la campagne par les échanges et les rencontres avec les citoyens. Il avance notamment des propositions en matière de transports (pôle public des transports, densification prioritaire des liaisons de banlieue à banlieue et mise en place d’une zone tarifaire unique) et de logement social (service public du logement, construction de 100 000 nouveaux logements par an dont 50 000 logements sociaux). Il insiste sur la nécessaire réorientation de l’utilisation de l’argent pour le rendre « socialement utile et écologiquement efficace » et propose la mise en place d’un fonds régional pour l’emploi et la formation. Enfin, il met l’accent sur la nécessité de renforcer la démocratie régionale et de donner de nouveaux pouvoirs aux citoyens.

Consultation nationale à mi-mandat présidentiel, les élections régionales de mars sont l’occasion de dire clairement non à la régression sociale tous azimuts et de « transformer la sanction en action », selon l’expression de Marie-George Buffet. La politique gouvernementale actuelle, c’est l’échec économique, les inégalités grandissantes et la course effrénée au profit, la démolition de notre système social et des services publics, un climat délétère où s’enchaînent les affaires entre copains et coquins. Le Front de gauche n’entend pas rester dans la seule dénonciation d’un système qui montre tous les jours sa nocivité. Il a surtout vocation à avancer des propositions crédibles et efficaces pour en sortir !

N’oublions pas non plus que les élections régionales se déroulent sur fond de réforme des collectivités locales, bouleversement antidémocratique sans précédent. Sarkozy mettra-t-il la main sur tous les pouvoirs locaux ou bien les régions seront-elles des lieux de résistance, de développement des services publics, de progrès et de solidarité ? Les citoyens ont tout à gagner à s’investir dans cette bataille-là.

D’ici mars, ce blog reviendra régulièrement et plus précisément sur la campagne du Front de gauche et sur les propositions alternatives qu’il avance pour l’Ile de France et le Val d’Oise.

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