Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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Place au peuple !

Rencontre des partenaires du Front de Gauche : « Place au peuple ! »

Les organisations fondatrices du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon.

Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique. Place au peuple !

Pour le Front de Gauche, Parti communiste français
Paris, le 24 juin 201
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2012 : Demandez le programme !

« L’humain d’abord » : le programme populaire partagé du Front de Gauche

Il est beau, il est tout chaud, il est à vous, c'est le "programme partagé" qui est mis par le Front de Gauche au menu des échéances 2012.

A lire, à faire lire et à partager sans modération : document en annexe

Mercredi 1er juin, le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont mis d’accord sur le programme populaire partagé que portera leur candidat commun en 2012.

« L’humain d’abord.» Tel est l’intitulé du programme populaire partagé et élaboré par les trois partis politiques du Front de Gauche, le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire. Après la tenue de multiples forums à thèmes à travers toute la France, les propositions de ce programme constituent la synthèse de ce qui fait accord entre les trois formations.

Pour Francis Parny, dirigeant national du PCF, « c’est un bon programme » qui, non seulement, « s’inscrit en rupture avec la politique libérale de Nicolas Sarkozy » mais, à la différence d’autres forces à gauche comme le PS ou Europe Écologie-les Verts, « se donne les objectifs et les moyens politiques d’une véritable alternative de changement ». Avec le rétablissement des 35 heures, la retraite à 60 ans, le smic brut à 1 600 euros, l’instauration d’une échelle des salaires de 1 à 20 par entreprise… « Les questions sociales » sont au cœur de ce projet, explique Francis Parny qui poursuit : « En se donnant pour objectif de reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, nous nous donnons les moyens de notre projet politique. » Ce que confirme François Delapierre, responsable du Parti de gauche : « Avec ce programme, nous donnons un horizon gouvernemental aux luttes sociales et écologiques qui se heurtent aujourd’hui aux logiques libérales. » Ainsi, ce programme propose « un pôle public financier » pour favoriser l’investissement et l’emploi, une réforme de la fiscalité qui augmente la participation du capital et des revenus financiers à l’effort national, une redéfinition du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) qui abonderait « un fonds de développement social, solidaire et écologique européen ». Ce dernier aspect indiquant que le Front de Gauche, comme le précise son programme, entend « s’affranchir du traité de Lisbonne » pour changer le cœur de la construction européenne. Pour en finir, en quelque sorte, avec la concurrence libre et non faussée.

Autre aspect innovant, la planification écologique. Le Front de Gauche préconise la mise en place d’un « plan de transition écologique réintroduisant la maîtrise publique de l’énergie et promouvant des investissements publics conditionnés aux critères écologiques, sociaux et démocratiques ». Et sur le nucléaire ? Il n’y a pas d’accord, si ce n’est sur la nécessité d’un débat public portant sur les alternatives. Débat que le Front de Gauche propose de clôturer par un référendum. Enfin, comme le dit Alain Faradji, de la Gauche unitaire, « la souveraineté populaire est centrale dans ce projet » avec, par exemple, la convocation d’une assemblée constituante pour une VIe République qui « élargirait la démocratie des lieux de travail aux institutions », le rétablissement de la proportionnelle aux élections et l’abrogation de la réforme territoriale.

Pour les formations du Front de Gauche, ce programme, qui sera porté par les candidats communs à la présidentielle et aux législatives de 2012, est soumis au débat et, selon les auteurs, à l’enrichissement des citoyens.

Des ateliers législatifs seront mis en place pour transformer chacune des mesures préconisées en autant de propositions de loi.

Article paru dans l’Humanité

Retrouvez en annexe de cet article le document du « Programme populaire et partagé ». Logos_Front-de-Gauche.jpg

 

Présidentielles et législatives 2012 : demandez le programme !

« Putain, encore un an ... » titrait l’Humanité de vendredi 6 mai….

« Et alors ? On pleure ? On dit "p…, encore dix mois", "p…, encore neuf mois"... et on laisse passer ? C'est quoi, vos propositions ? Pourquoi a-t-on supporté Sarkozy et ses réformes désastreuses ? Parce qu'on a une gauche incapable ! P.. , encore un an à attendre que DSK vienne nous sauver ? Ou y a -t- il autre chose d'envisageable ? Et quoi ? » nous interpelle en retour un lecteur du blog…

Voici quelques éléments de réponse.

Le Parti communiste français a mis au pot commun du Front de Gauche, alliance réunissant le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire, ses réflexions programmatiques.
Pour une gauche de gauche.

Jugez sur pièces en ouvrant l'annexe de ce billet.

Ce document est en 6 parties, dont voici les titres :

  • Droits sociaux et partage des richesses
  • Une République solidaire et fraternelle
  • Reprendre le pouvoir sur l'argent ; la planification écologique pour un nouveau mode de développement humain et durable
  • Convoquer l'assemblée constituante de la VIe République, le pouvoir au peuple
  • S'affranchir du carcan du traité de Lisbonne pour construire une autre Europe
  • Changer le cours de la mondialisation : une politique internationale de paix et de coopération

Vos réactions sont les bienvenues, car comme le clame une affiche du PCF : « Sans vous, rien ne se fera ! »
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Ce que la gauche devra faire

cahier.jpgLe Front de Gauche, constitué du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire, est né en 2008 et a déjà vécu trois étapes électorales. Lors des dernières cantonales, cette alliance a réalisé 9% des voix et représente désormais un espoir à gauche puisqu’elle est ainsi devenu la deuxième force à gauche, en voix et en sièges et la seule à progresser depuis les élections régionales. C’est un événement considérable que nous entendons amplifier à l’avenir. Le Front de Gauche se prépare à présent au « baptême du feu » que va constituer l’élection présidentielle de mars 2012.

Aujourd’hui, la confiance des citoyens dans la capacité des élus à résoudre les problèmes se dégrade. Un nombre croissant de nos concitoyens ne se retrouve plus dans la vie politique : abstention massive, progression des idées du Front national... en sont les signes majeurs. Pour autant, les Français ne se désintéressent pas de la politique. Ils ont participé activement au mouvement contre la réforme des retraites à l’automne dernier. Ils rejettent la casse industrielle, la crise du logement, l’accroissement des inégalités, la destruction des services publics et aspirent à se débarrasser de Sarkozy, que tout le monde donne battu en 2012. Ils débattent des hausses de prix, des révoltes dans les pays arabes, défendent les valeurs du « vivre ensemble »… La gauche a bien un défi à relever. Elle semble pour l’instant incapable de susciter un élan face au rejet du pouvoir sarkozyste. Elle ne porte pas de projet alternatif crédible, elle ne peut rassembler et est donc insuffisamment forte pour gagner. C’est du moins l’image qu’elle donne aux Français.

Aux prochaines présidentielles, le Front de Gauche, lui aussi, doit affronter une échéance électorale difficile car personnalisée à l’extrême. Le PCF estime que l’enjeu ne doit pas se résumer à un choix de candidatures mais essentiellement porter sur un projet capable de rassembler. La voie qui a été choisie pour l’écrire est une co-élaboration avec les citoyens pour leur redonner le goût de la vie politique. Le Front de Gauche travaille à son « programme populaire et partagé ». Réunions, rencontres, écrits.. ont contribué à cette élaboration commune.

Le PCF, quant à lui, fait aujourd’hui une première synthèse des contributions qu’il a collectées par le biais de « cahiers citoyens ». Il en ressort une forte demande de changement : emploi, pouvoir d’achat, logement, retraite, santé sont au centre des débats. Une demande importante également de services publics aptes à garantir des biens communs tels que l’eau, les transports, l’énergie, l’éducation… aujourd’hui transformés en marchandises. Émerge aussi l’urgence d’une nouvelle République, permettant de réelles démocratie et participation, ainsi que la nécessité de maîtriser les grandes institutions financières. Le rôle néfaste du capitalisme en matière d’écologie est souligné.
L'intégralité de cette synthèse vous est proposée ici.

Un tout prochain billet reviendra sur le document envoyé par le PCF à ses partenaires du Front de Gauche, document qui reprend l’essentiel de ses propositions.

 

La pluralité du Front de Gauche

Le petit troisième du Front de Gauche : c’est Gauche unitaire

Son responsable, Christian Picquet, est interrogé par le journal « Politis »

Comment voyez-vous cette campagne présidentielle et celle des législatives ?

Pour nous, c’est un paquet commun. Il n’y aura pas un candidat à cette séquence, puisqu’il faut lier les deux élections, mais plusieurs centaines de candidates et de candidats, avec une personnalité à la présidentielle qui nous représentera sur le bulletin de vote. Mais ce sera une campagne collective, comme le souligne d’ailleurs la lettre que Jean-Luc a adressé à notre conseil national pour lui indiquer qu’il souhaitait être non le candidat du seul Parti de gauche mais aussi celui du Parti communiste et de la Gauche unitaire, donc le candidat d’une construction conjointe. Il va donc falloir que dans les semaines et les mois qui viennent nous nous attelions à mettre effectivement en place les différents aspects de cette campagne qui liera législatives et présidentielle. Il nous faudra, en particulier, trouver les modalités pour qu’un groupe de porte-parole traduise visiblement la diversité du Front de Gauche. Cette conception est d’ailleurs tout à fait cohérente avec l’objectif d’une Constituante en vue d’une VI° République, qui sera au cœur de nos propositions, afin d’en finir avec la présidentialisation et la personnalisation délétère de la vie publique.

Un nombre important de cadres et militants PCF semblent réticents à accepter un candidat non issu de leurs rangs et craignent que l’ouverture à de nouveaux militants ne les fasse disparaître. Qu’avez vous à leur dire ?

Il est normal que des débats aient lieu dans chacune des familles engagées dans une construction inédite qui nécessite de respecter scrupuleusement les apports et la souveraineté de chacun. Et il est compliqué de bâtir quelque chose qui ne soit pas seulement un cartel éphémère mais qui fasse force politique dans le pays. Je comprends que, dans un grand parti comme le Parti communiste, qui a beaucoup donné à l’effort commun depuis 2009, ces choix fassent l’objet de débats, de réflexions, voire d’hésitations. Toutefois, en deux ans, nous avons montré que le Front de Gauche était un processus gagnant-gagnant. Chacun s’enrichit des apports des autres et chacun se renforce dans l’approfondissement de la démarche commune. On l’a bien vu aux cantonales ; personne n’a perdu, tout le monde a gagné. Même s’il n’y a, bien évidemment, qu’un candidat à l’élection présidentielle, notre engagement sera collectif, avec un porte-parole commun et des décisions conjointes. Et aux législatives, c’est notre pluralité qui fera appel d’air. Ce que je peux dire aux militants communistes qui vont en débattre à partir de leur conseil national , c’est que, si le Front de Gauche progresse encore, cela profitera à tous, sans que personne n’abdique de son identité, ni ne recule en influence et en visibilité.

Nous avons commencé à ouvrir un chemin qui peut changer totalement la donne à gauche. Plus nous avançons, plus nous avons confirmation que notre choix est non seulement décisif mais réaliste.
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Le Front de Gauche prépare 2012

Les trois composantes du Front de Gauche, le PCF, le Parti de gauche et Gauche unitaire viennent de rendre public un texte qui définit les orientations de leur rassemblement pour les élections de 2012.

« Notre pays et notre peuple, rappelle le texte, comme ceux de l'Europe et du Monde, subissent de plein fouet les effets de la crise capitaliste. Face à la crise, la cupidité des marchés financiers et des gros actionnaires est de plus en plus insupportable. De l’autre côté de la Méditerranée comme en France, le Front de Gauche est aux côtés de ceux qui combattent pour un monde meilleur et résistent à cette politique. » Mais Le Front de Gauche ambitionne davantage et veut proposer « une alternative aux politiques libérales et sociales libérales menées en France ces dernières années. »

« Nous ne voulons pas nous contenter d'une simple alternance, telle qu'elle est mise en œuvre par la sociale démocratie en Europe, qui se contente d'accompagner le libéralisme », affirment les trois organisations.

Le Front de Gauche souhaite développer la logique de rassemblement qu’il porte, l'enraciner partout dans le pays, s’ouvrir à toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à sa démarche dans le prolongement de leur engagement citoyen, syndical ou associatif.

Pour élaborer son « programme populaire et partagé », le Front de Gauche a ouvert un processus pour, au travers d'une multitude d'initiatives à travers le pays, permettre de construire à des dizaines de milliers de mains le contenu des grandes réformes qu’un gouvernement de gauche devra engager.

Le Front de Gauche affirme vouloir « une autre répartition des richesses » et « récupérer les 195 milliards qui sont partis des poches du travail vers ceux du capital ! » Il propose l’instauration d’un salaire et d’un revenu maximum, et le SMIC à 1600 euros net. L’argent sera orienté vers des objectifs de justice, de solidarité, d’emploi, de formation avec, à cette fin, la mise en place d’un pôle financier public.

Le Front de Gauche adoptera son programme populaire et partagé au printemps et c’est sur la base de ce programme qu'il désignera ses candidatures. Il montre dès aujourd’hui le cadre de la campagne qu’il entend mener pour les élections de 2012 :

« Notre volonté est de construire une victoire aboutissant à l’élection d’un président de gauche et d’une majorité de gauche au parlement permettant de former le gouvernement de transformation sociale, écologique et démocratique qui prendra immédiatement les mesures de ruptures concrètes avec le libéralisme et le productivisme dont notre pays a besoin. A l’inverse, qu’on ne compte pas sur le Front de Gauche pour appliquer une politique qui ferait encore payer aux salariés et aux classes populaires la crise du capitalisme.

Avec les échéances de 2012, nous voulons donner à voir une autre façon de faire de la politique, et pour cela animer des campagnes résolument collectives, en menant de front les échéances présidentielles et législatives.

L'élection présidentielle, dont nous combattons le principe, est conçue pour bipolariser la vie politique, et marginaliser les projets réellement alternatifs dans le débat politique. En minimisant les élections législatives, et donc le rôle du Parlement, en privilégiant le choix d'un seul homme ou d'une seule femme et en personnalisant ce débat à outrance, elle dénature la démocratie. Nous allons rompre avec cette manière de concevoir le débat politique, qui éloigne le peuple de l'engagement politique nécessaire.

Nous allons « subvertir » la logique présidentielle de la 5ème République en menant de front, élections présidentielles et législatives. Le Front de Gauche aura plus de 1200 candidats, un ou une candidate à la présidentielle tout autant que nos candidat-e-s titulaires et suppléants aux législatives. »

Retrouvez en annexe le texte complet publié par les trois organisations du Front de Gauche le 31 mars 2011.
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Rencontre au sommet du Front de Gauche

votez.jpgAprès sa rencontre au sommet, le « Front de Gauche » appelle les citoyennes et citoyens à reprendre la parole à l’occasion des élections cantonales et annonce une campagne commune contre le pacte de compétitivité européen !

Des délégations du PCF, Gauche Unitaire et Parti de Gauche conduites respectivement par Pierre Laurent, Christian Picquet et Martine Billard/Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrées lundi 7 mars au siège du PCF.
Cette réunion « au sommet » du Front de Gauche a permis de faire un point d’étape du processus engagé par le Front de Gauche en vue des élections présidentielles et législatives.

Entamée depuis plusieurs semaines, l’élaboration des textes cadres stratégique et programmatique a suffisamment bien avancé pour que les trois formations envisagent de les finaliser lors de leur prochaine réunion décidée le 31 mars. Et en tout état de cause avant les conseils nationaux des trois mouvements qui auront lieu début avril. Rappelons que ces textes communs, accompagnés ultérieurement d’un accord plus précis sur les législatives, constitueront non seulement la base de l’accord du Front de Gauche mais aussi de ceux possibles avec les formations de l’Autre gauche. Il a également été question de l’élargissement citoyen du Front de Gauche. Le Parti de Gauche a, notamment, rappelé sa volonté de voir se développer des structures de base qui, quel que soit leur nom, permettront à tous ceux qui sont intéressés par la réussite de notre démarche d’y participer sans pour autant adhérer à l’un des partis qui la composent. Dans le même objectif, nous avons également dit notre volonté de voir émerger de nombreux Front de Gauche thématiques comme celui de la jeunesse ou des féministes.

Les trois mouvements ont aussi décidé de lancer une campagne contre le pacte de compétitivité européen. Cette campagne s’inscrit dans leur opposition maintenue à l’application du Traité de Lisbonne, dont on retrouve le crédo libéral dans ce pacte. Elle prendra la forme d’un tract du Front de Gauche et vraisemblablement d’un meeting début mai.

Enfin une large part de la réunion a été consacrée à la situation politique et aux cantonales. Tous ont souligné les progrès et le dynamisme du Front de Gauche sur le terrain comme le prouvent ses 1660 candidats répertoriés (sur 1976). Mieux dans la moitié de ces cantons, le Front de Gauche s’est élargi à des forces de l’Autre gauche. Ce rassemblement grandissant depuis les Européennes et les Régionales, ira même jusqu’au NPA dans un quart des cantons, preuve du besoin d’unité de l’autre gauche à la base. Lors de la conférence de presse qui a suivi au « Mécano Bar », les représentants des trois formations ont exprimé un point de vue identique tant sur le contexte politique que sur l’importance d’un scrutin dont le gouvernement cherche à atténuer la portée nationale et la sanction qui va lui être infligée. Ils ont dénoncé de récents sondages « attrape-nigauds » qui lui facilitent le travail en « zappant » les cantonales au profit d’un premier tour de la présidentielle dont on ne connaît quasiment aucun des candidat-e-s et qui n’aura lieu que dans 14 mois ! Cette façon « toc et choc » de jouer avec la politique a pour objet de vendre du papier mais aussi de manipuler l’opinion ! En réalité, Marine le Pen joue le rôle de « l’idiot utile du capitalisme » et la caution du bi-partisme.

Le Front de Gauche a rappelé en substance que le suffrage universel est la seule consultation qui vaille ! C’est lui, et lui seul, qui, le 20 et 27 mars, donnera la réalité du rapport de force politique en France. Le vote Front de Gauche entend y démontrer sa progression. Il en a les moyens parce qu’il est à la fois la meilleure manière d’adresser un carton rouge à la politique de Sarkozy et de proposer une véritable alternative au système capitaliste et aux modèles productivistes.

C’est pourquoi ses principaux responsables vont encore accentuer leur mobilisation dans les deux dernières semaines auprès de leurs militants déjà engagés depuis des mois sur le terrain notamment à travers de nombreux meetings unitaires. Jean-Luc Mélenchon a rappelé l’objectif d’un score à deux chiffres.

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Quelles perspectives pour le Front de Gauche en 2012 ? (9)

La campagne pour les élections présidentielles de 2012 a incontestablement commencé dans notre pays. Le temps est venu pour le Front de Gauche aussi de se préparer à cette échéance.
Nous souhaitons que ce blog participe au débat. Nous publierons quelques textes qui devraient susciter des commentaires et enrichir la discussion. Rappelons aussi que notre site vous propose de mettre en ligne des textes plus longs sous forme de billets. Lecteurs, à vos plumes !

Gauche unitaire tient son premier Congrès
Gauche unitaire est la troisième composante du Front de Gauche avec le PCF et le Parti de gauche. Toute jeune formation, elle s’est formée suite à une scission au sein du NPA.
Ces 4, 5 et 6 février, se tient le premier Congrès national de Gauche unitaire. Nous publions ici un article de son responsable, Christian Picquet, sur la construction du Front de Gauche.

(…) À l’ouverture de nos assises, notre mouvement fête, à peu de jours près, son deuxième anniversaire. Il n’est pas rare, à ce propos, que des amis, des camarades appartenant à d’autres composantes du Front de Gauche ou inorganisés m’interrogent : qu’est donc cette Gauche unitaire, nouvelle venue sur le théâtre politique hexagonal, quelle peut bien être son rôle alors que la fragmentation des forces d’alternative est déjà si importante ? (…)

Lorsque, en mars 2009, à quelques responsables de l’ex-Ligue communiste révolutionnaire, nous avons choisi de ne pas accepter l’enfermement du Nouveau Parti anticapitaliste dans une logique sectaire et gauchiste pour nous insérer dans le Front de Gauche, c’est que nous considérions que cette dernière construction, pour embryonnaire et balbutiante qu’elle ait alors été, pouvait seule initier un processus de recomposition en profondeur de la gauche.

(…) Portant sur cette base la perspective à terme d’un nouveau parti qui - à la manière d’un Die Linke en Allemagne - regrouperait l’ensemble des courants refusant de se résigner au grand désordre capitaliste, nous nous définissions en ces termes : « Gauche unitaire est née de ce contexte général et, plus particulièrement, de la conviction qu’il ne fallait sous aucun prétexte gâcher une nouvelle opportunité de changer la donne à gauche, de faire confluer des cultures et des traditions différentes dans une affirmation commune d’une politique de rupture anticapitaliste.»

(…) GU aura joué son rôle – un rôle qu’il faut évidemment apprécié au regard de ses forces limitées – dans la pérennisation du Front de Gauche, sa stabilisation, le dégagement à chaque étape de l’expérience commune permettant d’avancer sur le long terme.

Sans doute, les rythmes se sont-ils révélés plus longs encore que nous ne l’imaginions. Les turbulences ont, à plusieurs reprises, secoué fortement l’embarcation. Il y eut des « retards à l’allumage », voire des incapacités à réagir à l’exacte hauteur d’événements aussi essentiels que la dernière mobilisation sur les retraites. À divers moments, les flottements dans la manière d’appréhender la conjoncture, la stratégie ou la visée de long terme n’ont pas été sans conséquences, nous n’avons pas hésité à le dire publiquement lorsqu’il le fallait. Il n’empêche ! Le Front de Gauche est devenu la troisième composante de la gauche, en situation (souhaitons-le) d’aborder uni la séquence électorale de 2012. Et nous avons pris notre part à ce résultat…

Évidemment, rien n’est jamais acquis. En l’occurrence, le Front de Gauche, s’il veut être autre chose que la construction un peu hésitante qu’il a pu parfois semblé être, s’il veut surtout dépasser son caractère de cartel essentiellement électoral, doit relever un défi majeur : la crise historique de la gauche et du mouvement ouvrier.

C’est l’avenir de la gauche qui se joue.

Face à la tempête qu’a déclenchée le nouveau mode d’accumulation du capital, à la crise de civilisation qu’elle engendre et menace l’humanité des pires catastrophes, à la délégitimation qui frappe le modèle libéral, à la colère qui s’empare des peuples confrontés à des régressions sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, la gauche a révélé un total décalage. Sa composante dominante, la social-démocratie, parce que sa dynamique de renoncement lui a interdit de profiter de la crise du capitalisme, au point de la faire entrer dans une spirale d’échecs dans toute l’Europe, et au-delà. Les forces de transformation dès lors que, nulle part, du moins à cette étape, elles n’ont pu ou su incarner une alternative crédible.

La France est, à son tour, menacée de phénomènes similaires, avec la très possible désignation de « DSK » comme candidat du PS, avec une incapacité régulièrement avérée des sommets de la rue de Solferino à s’extraire de la spirale perdante du social-libéralisme (et ce, quel que soit son candidat à la prochaine présidentielle), et avec la remontée - simultanée et inquiétante - d’un Front national surfant sur les souffrances du peuple. Au prix, infiniment probable, d’une crise majeure de la gauche et, sans doute, d’une série de reclassements en son sein, qui n’épargneront ni le Parti socialiste, ni Europe écologie-Les Verts. Moins que jamais, dans ce cadre, le Front de Gauche ne doit se claquemurer dans l’incantation, ni limiter son champ d’intervention à la « petite gauche ».

Il doit, au contraire, devenir une force utile à la réflexion sur l’avenir même de la gauche, apparaître comme l’aile marchante de cette dernière. Dit autrement, sauf à se voir emporté par la tentation du « moindre mal » (qui, si elle s’empare d’un peuple de gauche effrayé de la possible reconduction de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, peut vite devenir la voie la plus rapide vers une dislocation à l’italienne), il lui faut se porter aux avant-postes de la bataille pour battre la droite, dessiner l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement décidés à affronter les intérêts dominants, répondre à l’aspiration unitaire que traduisit le dernier mouvement social et se faire, à cette fin, candidat au rassemblement des forces vives de la gauche autour de la politique pouvant le mieux assurer la défaite de l’UMP… sur le fond et dans la durée. C’est ainsi, en répondant à une question vitale, « qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui ? », que le Front de Gauche pourra, d’un même mouvement, se tourner vers le cœur de la gauche, interpeller les autres composantes de la gauche et leurs militants, poursuivre sa tâche d’enracinement et d’élargissement (en direction notamment des acteurs du mouvement social), et répondre à l’échéance de 2012. (…)

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Solidarité : Le Front de Gauche récolte près de 6000 € pour les salariés grévistes

Le Front de Gauche a organisé ce week-end dans toute la France des collectes en faveur des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites.
Samedi, devant le centre Beaubourg, la solidarité s'était bel et bien donné rendez-vous. Plusieurs centaines de militants du PCF, du Parti de gauche et de Gauche Unitaire ont en effet récolté 5912 euros en seulement deux heures de temps ! Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet en ont profité pour rappeler le soutien indéfectible du Front de Gauche à la mobilisation sociale contre la réforme Woerth/Sarkozy.
Cette somme obtenue symbolise bien le soutien populaire dont bénéficient toujours les grévistes quoi qu'en dise la propagande gouvernementale. Les sommes récoltées seront notamment versées en Ile de France aux intersyndicales de la raffinerie de Grandpuits et du centre de traitement et de déchets de la porte d'Ivry.
Les collectes vont se multiplier, partout en France pour soutenir les salariés grévistes des entreprises et secteurs en grève reconductible contre la réforme des retraites. La solidarité est une arme efficace à la disposition du mouvement social pour faire plier le pouvoir sur cette réforme. Utilisons-la sans modération.
Front de Gauche
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Le Front de Gauche veut s'engager dans une nouvelle dynamique

Texte invité

logofdgneutre.jpgLa rencontre entre les dirigeants du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire s’est conclue sur d’importantes décisions et une volonté de continuer ensemble.
Au terme d’une rencontre de deux heures, mercredi ( 9 juin ndlr) en fin d’après-midi au siège du Parti de gauche, les dirigeants de trois composantes fondatrices du Front de Gauche ont confirmé devant la presse leur volonté non seulement de continuer ensemble, mais de développer leur engagement commun dans la lutte contre l’offensive libérale qui provoque « tant de souffrances sociales », selon les mots de Marie-George Buffet.
Les trois délégations , conduites respectivement par Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG) et Christian Picquet (Gauche unitaire) sont convenues d’élaborer dans le cadre d’un grand débat public de plusieurs mois un « programme partagé » dont le projet sera rendu public dans ses grandes lignes au cours du grand rassemblement politique qu’est la fête de l’Humanité à la mi-septembre.
C’est Marie-George Buffet qui a présenté les résultats d’une rencontre que chacun a qualifiée de fructueuse. Le Front de Gauche, qui a déjà passé les épreuves de deux consultations électorales ( les élections européennes de juin 2009 et les régionales de mars 2010) est désormais une composante de la vie politique française. Le comité de liaison qui existe déjà est appelé à intervenir davantage afin d’impulser des campagnes communes dans le cadre de la résistance à la politique de Nicolas Sarkozy. Les communistes peuvent être satisfaits que leur volonté ait été partagée de voir le Front s’élargir à des forces sociales, des responsables syndicaux, des intellectuels , qui deviendront des partenaires de plein droit. Mais le Front n’a pas vocation à devenir un parti politique. Il n’y aura donc pas d’adhésions directes, mais les hommes et les femmes qui veulent s’engager sans adhérer à l’un des partis composant le Front pourront faire partie d’une structure regroupant « les partisans du Front de Gauche. » Les nuages qui avaient projeté un peu d’ombre sur les relations entre le PG et ses partenaires se sont dissipés « La température était un peu montée » convenait hier Jean-Luc Mélenchon, « mais nous sommes repartis » ajoutait-il, soulignant « la gravité du moment » qui exige d’« être à la hauteur ». Le président du PG n’a pas hésité à parler, à propos du nouvel engagement du Front de Gauche, d’un « événement historique ».
Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, a lui aussi invité à mesurer le progrès que constitue le Front de Gauche qui « réunit des militants et des formations de traditions différentes qui dans le passé se sont parfois durement affrontées. « En toute responsabilité, nos trois composantes ont fermement décidé de poursuivre l’espoir du Front de gauche » s’est félicité l’ancien dirigeant de la LCR.
Alors dans ce contexte, les débats et les crispations autour des candidatures et notamment à la présidentielle ne doivent pas prévaloir sur la résistance. « On n’attend pas 20212, c’est maintenant qu’il faut stopper Sarkozy », a expliqué Marie-George Buffet en annonçant que le Front de Gauche allait engager des actions communes pour la défense des retraites, sur l’école, les dépenses publiques, la paix… Une nouvelle réunion des leaders du Front de Gauche se tiendra après la journée de mobilisation syndicale du 24 juin.

Jean-Paul Piérot dans l’Humanité du 10 juin 2010
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PS, réveille-toi !

La quasi-totalité de la gauche s’est retrouvée le 6 mai dernier dans une salle parisienne, pour tenter de sceller un pacte unitaire et faire reculer la droite sur les retraites. Les partis de gauche PCF, Parti de gauche , Gauche unitaire du Front de Gauche, PS, Verts, NPA, étaient aux côtés des syndicats CGT, FSU, Solidaires, Unef et de Copernic et Attac, associations à l’initiative d’une pétition qui a recueilli 50 000 signatures.
Ce n’est pas encore une alternative commune, ni surtout l’annonce de solutions partagées sur le financement des retraites. Cela n’efface pas les tiraillements au sein du PS qui continue de cultiver le flou artistique. PS qui oscille entre volonté affichée de consolider le système par répartition, maintenir l’âge légal de départ à 60 ans et le niveau des pensions, taxer les revenus financiers.. et les déclarations de responsables socialistes en faveur de l’augmentation de la durée des cotisations. N’est-ce pas François Hollande lui-même qui déconseillait à son parti de participer au meeting commun car « on ne peut participer à des réunions que si on est d’accord à la fois sur un constat mais aussi sur des solutions. » A noter que le PS n’a toujours pas fait connaître les siennes, de solutions… sous le fallacieux prétexte que le gouvernement pourrait y trouver des idées pour son propre projet … Ennuyeux, si cela était le cas… Parti schizophrène, le PS, pris entre le soutien à Strauss-Kahn et la participation à des initiatives communes ? Englué dans ses contradictions, faisant cavalier seul, le PS n’affiche pour le moment pas une grande détermination à défendre notre système de retraites. Le meeting unitaire du 6 mai amorcera-t-il enfin le réveil du PS ?
«Quand l’essentiel est en jeu, la gauche est en capacité de se rassembler pour résister, et demain, je l’espère, pour proposer », a déclaré Razzi Hammadi, secrétaire national du PS. Que la gauche fasse front pour les retraites, nous l’espérons tous ! Il y a urgence !
Isabelle Volat

 

Osez le vote « Front de Gauche » !

Texte invité

Beau texte, lu et aimé sur le blog de Christian Piquet…

Christian Piquet est responsable de « Gauche unitaire », mouvement issu du NPA. En 2009, « Gauche Unitaire » se rassemble avec le PCF et le Parti de gauche pour fonder le Front de Gauche.



logofdgneutre.jpgVoilà ! La campagne s’achève. Il nous reste deux jours pour convaincre, arracher les voix une à une, faire reculer les tentations récurrentes à l’abstention ou au vote prétendument utile. Je ne peux le nier : j’aime ces temps de batailles intenses ! Non par électoralisme, mais parce que ce sont de grands et beaux moments de politique, au sens noble du terme, et que l’on se confronte chaque jour à la réalité vécue par l’immense majorité de nos concitoyens. Que ceux-ci fussent ouvriers, employés, agents du service public, chômeurs ou précaires, jeunes ou petits agriculteurs…

Chaque soir, dans mes discours, j’ai l’occasion de le répéter : nous redonnons ses lettres de noblesse à la politique. Loin d’aller chercher nos suffrages dans les caniveaux, comme certains hiérarques aux abois de l’UMP avec leurs tirades sur « l’identité nationale », loin de ne travailler que sur les coups médiatiques qui peuvent éventuellement attirer une ou deux caméras, nous installons dans le débat public des idées et des propositions. Nous relayons la parole de celles et ceux qui souffrent et voudraient tant retrouver le chemin de l’espoir. Nous ne nous contentons pas d’afficher de la compassion pour ce qu’endurent travailleurs, chômeurs, précaires, jeunes, nous faisons la démonstration qu’il n’y a aucune fatalité à vivre aussi mal lorsque le pays produit plus de richesses que jamais. Nous donnons à voir l’engagement des hommes et des femmes qui composent nos listes et sont de tous les combats pour la justice, la dignité, l’égalité.

Ultime message

Bon ! Il reste à présent deux jours pour faire la différence, sans se laisser impressionner par des sondages aussi fluctuants que sujets à caution de par leurs conditions de réalisation. Deux choses, dans lesdites « enquêtes d’opinion », semblent toutefois corroborer ce que nous ressentons au quotidien. Un, la volonté de délivrer à Sarkozy et aux siens le carton rouge qu’ils méritent, est en train de se concrétiser avec éclat. Deux, le Front de Gauche s’est bien réinstallé dans les intentions de vote et il progresse nationalement. C’est le signe d’une énorme demande de gauche, d’une aspiration montante à ce que la gauche reprenne ses belles couleurs rouges, d’une reconnaissance du bien-fondé de la démarche de rassemblement qui nous caractérise.

Notre message de la dernière ligne droite doit, dans ces conditions être simple. S’il faut effectivement tout faire pour que cette consultation électorale devienne la Berezina du petit monarque qui nous gouverne, il faut rendre la victoire la plus utile possible pour l’avenir. Le vote Front de Gauche est le seul qui permettra, au cœur de la gauche, qu’une force et des élus en nombre conséquent pèsent de tout leur poids dans le sens de la contre-offensive dont nous avant tant besoin. Il est le seul qui permet d’envisager que les Régions ne soient pas simplement des instances de gestion peinarde de la pénurie, mais qu’elles assument tous les bras de fer nécessaires avec le régime sur les grands dossiers nationaux, de la défense du service public à la contre-réforme des collectivités territoriales. Il est le seul qui autorise à envisager que, sur le champ direct de leurs compétences, elles ouvrent des brèches dans les logiques capitalistes, libérales, productivistes qui bouchent l’avenir du plus grand nombre. Il est le seul à même de préparer au mieux les confrontations sociales qui se dessinent déjà et, au-delà, qui anticipe le changement radical de la politique conduite à la tête de ce pays.

Je me résume. Il est désormais à peu près certain que la droite va recevoir la raclée qu’appelle sa gestion. Tant mieux, nous ferons tout pour qu'il en aille ainsi. Cela dit, c'est une raison de plus pour oser le vote Front de Gauche !

Christian Piquet

 

Une gauche de combat pour l’Ile de France

Une bonne gauche face à la droite ! 

Depuis les élections européennes de juin dernier, le « Front de Gauche »   qui regroupe le Parti communiste, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, s’est élargi à d’autres organisations et à de nombreux acteurs du mouvement social, syndicalistes, militants, personnalités. En Ile de France, la liste du Front de gauche pour les élections régionales de mars 2010 se renouvelle et se rajeunit : 70% de nouveaux candidats et 30% de candidats de moins de 30 ans.

La liste Ensemble, pour des régions à gauche, écologiques et citoyennes est conduite par Pierre Laurent : le Parti communiste mènera les listes départementales dans le Val d’Oise, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne. Le Parti de gauche prendra la tête de liste à Paris, dans l’Essonne et les Hauts de Seine. La Gauche unitaire animera la liste dans les Yvelines et les Alternatifs en Seine et Marne.

Les régions ont des compétences importantes en matière de développement économique, d’aménagement du territoire et de transports, d’éducation et de formation professionnelle, de culture.

Pierre Laurent a présenté les grands axes du programme du Front de gauche dans une région Ile de France qui cumule les inégalités territoriales, sociales et environnementales. Ce projet est amené à s’enrichir au long de la campagne par les échanges et les rencontres avec les citoyens. Il avance notamment des propositions en matière de transports (pôle public des transports, densification prioritaire des liaisons de banlieue à banlieue et mise en place d’une zone tarifaire unique) et de logement social (service public du logement, construction de 100 000 nouveaux logements par an dont 50 000 logements sociaux). Il insiste sur la nécessaire réorientation de l’utilisation de l’argent pour le rendre « socialement utile et écologiquement efficace » et propose la mise en place d’un fonds régional pour l’emploi et la formation. Enfin, il met l’accent sur la nécessité de renforcer la démocratie régionale et de donner de nouveaux pouvoirs aux citoyens.

Consultation nationale à mi-mandat présidentiel, les élections régionales de mars sont l’occasion de dire clairement non à la régression sociale tous azimuts et de « transformer la sanction en action », selon l’expression de Marie-George Buffet. La politique gouvernementale actuelle, c’est l’échec économique, les inégalités grandissantes et la course effrénée au profit, la démolition de notre système social et des services publics, un climat délétère où s’enchaînent les affaires entre copains et coquins. Le Front de gauche n’entend pas rester dans la seule dénonciation d’un système qui montre tous les jours sa nocivité. Il a surtout vocation à avancer des propositions crédibles et efficaces pour en sortir !

N’oublions pas non plus que les élections régionales se déroulent sur fond de réforme des collectivités locales, bouleversement antidémocratique sans précédent. Sarkozy mettra-t-il la main sur tous les pouvoirs locaux ou bien les régions seront-elles des lieux de résistance, de développement des services publics, de progrès et de solidarité ? Les citoyens ont tout à gagner à s’investir dans cette bataille-là.

D’ici mars, ce blog reviendra régulièrement et plus précisément sur la campagne du Front de gauche et sur les propositions alternatives qu’il avance pour l’Ile de France et le Val d’Oise.

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Le Front de gauche, c’est parti !

meeting.bmp A neuf semaines des élections, le Front de Gauche lance sa campagne des régionales dimanche lors d’un meeting à Paris le 10 janvier.
Le tout jeune « Front de Gauche « qui a vu le jour lors des élections européennes de juin 2009, regroupe trois principales organisations : le PCF, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire issue du NPA. De nouveaux partenaires sont venus enrichir ce rassemblement qui conduira, dans 17 des 22 régions, des listes communes intitulées Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes.
« Nous faisons œuvre utile en proposant des listes d’une gauche qui lutte, d’une gauche qui espère et d’une gauche qui dans les régions se mobilisera et participera à de vraies politiques de gauche » : c’est ainsi que Marie-George Buffet a présenté les orientations de la campagne.
« Nous n’avons pas d’autres ennemis à gauche que la résignation et la passivité et nous restons bras ouverts à tous ceux et celles qui veulent nous rejoindre. Le vote pour nos listes, sera le vote de « l’antisarkozysme utile », c’est-à-dire une sanction qui se transforme en action. Je peux vous dire que nous visons beaucoup d’élu-e-s dans cet objectif et vous verrez qu’ils, elles vont vitaminer la gauche.
Vitaminer, booster la gauche française, c’est avant tout faire progresser sa capacité à penser le monde de demain. La gauche a besoin d’un grand retour des idées sur la scène politique. Le capitalisme mondialisé nous oblige à imaginer des solutions nouvelles. Nos listes porteront cette volonté d’imaginer un monde au-delà des règles actuelles du capitalisme financier. »
Ces élections régionales se déroulent dans un contexte particulier, puisque la réforme gouvernementale sur les collectivités territoriales pourrait sonner le glas des régions telles que nous les connaissons actuellement, en les privant notamment d’une grande partie de leurs ressources, et donc de la possibilité de mettre en œuvre leurs missions auprès des populations. Ces élections ont un double enjeu : c’est une consultation nationale à mi-mandat présidentiel et la dernière occasion de défendre les collectivités locales et les services publics qu’elles assurent.
Le Front de gauche, c’est parti pour faire vivre une gauche combative qui fasse des régions des « pôles de démocratie et de résistance». Pas fini d’en entendre parler !
Isabelle Volat

Pour plus d'info

 

Fatigués de la crise ? Vitaminez la gauche !

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Sur nos murs, de la pub pour un médicament 100% efficace, le Front de Gauche !

Composition : Parti communiste, Parti de Gauche, Gauche unitaire, syndicalistes, monde associatif, artistes, citoyens engagés

Indications : fatigue du sarkozysme, angoisse de la crise, salaires grippés, fractures sociales, arthrose des libertés, surdité patronale, anémie de la gauche, cécité présidentielle, anorexie des services publics, traumatisme de la protection sociale, affection de l’environnement… envie de changement !

A trois mois des élections régionales, la droite n’a pas le vent en poupe. Si elle peut rassembler 30% des voix au premier tour et ainsi arriver en tête, elle n’a guère de réserves et le deuxième tour peut lui être fatal. Elle sent si bien que le climat ne lui est pas favorable, qu’elle se relance dans la détestable aventure du débat sécuritaire. Sauf que l’opération sent le réchauffé, et que tout le monde sait que Sarkozy, ministre de l’intérieur puis président, n’a pas un bilan exceptionnel à présenter depuis 2002 en matière de sécurité publique. Un rapport officiel vient d’ailleurs de confirmer que ce n’est pas la préoccupation première des français en ces temps de crise économique et de chômage record : 12% seulement des gens estiment que la délinquance est le principal problème dans leur quartier. Quant au débat sur l’identité nationale lancé pour distraire l’électeur des vraies questions, il commence à se retourner contre ses auteurs. Outre qu’il remue les discours racistes chez, hélas ! beaucoup trop de nos concitoyens, il apparaît de plus en plus comme une opération de diversion et de récupération à la veille d’une échéance électorale qui risque d’être difficile pour Sarkozy à la moitié de son mandat.

A gauche, la langueur monotone de l’automne sévit encore … Les intentions de vote placent pourtant l’ensemble de la gauche largement devant la droite ( 49 % contre 38 %). Les sondages donnent le PS toujours en tête mais les écologistes confirmeraient leur score des européennes. De même pour le Front de gauche qui réaliserait 7% des voix, 11% en Ile de France.

Entre un PS et des écologistes tentés par les sirènes du Modem (le rapprochement semble se faire de plus en plus tentant pour certains responsables socialistes et Cohn Bendit fait des avances à Bayrou…) et un NPA qui stérilise ses voix en refusant d’avance toute participation à un exécutif, le rassemblement PCF/PG/GU et citoyens répond à une réelle attente à gauche.

Entre « le double écueil de la dérive centriste et du repli sectaire » (l’Humanité), le Front de gauche a vocation à « vitaminer » la gauche !