Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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La relève

medecin.jpegLe film de la semaine Séance unique mercredi 6 février à 20h30 à Utopia Saint-Ouen proposée par le Comité de défense de l’hôpital public autour de la santé de proximité en danger, en présence de Juliette Warlop, réalisatrice du film, Didier Ménard, protagoniste du film et promoteur du projet « La Place Santé » à Saint Denis, Yves Laybros, médecin urgentiste et Thierry Rabany , médecin généraliste à Cergy.
Soirée soutenue par le Front de Gauche, Europe Ecologie les Verts et ATTAC Cergy

La relève, de Juliette Warlop - documentaire France 2012 52mn -

Ce qui frappe dès la première séquence de ce touchant et stimulant documentaire diffusé récemment par Public Sénat, c’est le fossé qu’il y a entre ces images et celles que nous donnent à voir les magazines d’actualité des chaînes de télévision à sensation sur un sujet similaire, à savoir la santé au sein des quartiers populaires, quartiers communément rebaptisés par TF1 ou M6 « zones de non-droit ». On a trop vu ces reportages souvent tournés à moitié en caméra cachée et nourris d’images floutées consacrés aux risques encourus par les professionnels de santé. Les malheureux seraient rançonnés quotidiennement, ils subiraient des agressions gratuites, sans compter l’entrave à leurs pratiques en raison des croyances religieuses. Loin de nous l’idée de nier totalement que tout cela repose sur certains faits, il n’empêche que la première séquence de La Relève traduit une toute autre vérité. On y voit une femme entre deux âges, que l’on dit « issue de la diversité », au bord des larmes avant de s’effondrer littéralement dans les bras de son médecin. Elle ne vient pas d’apprendre un très mauvais diagnostic mais tout simplement le départ prochain du médecin, après trente ans de bons et loyaux services au coeur du quartier. Et à travers cette scène toute simple, on comprend à quel point ce toubib à belles bacchantes, regard lumineux et sourire permanent, est pour beaucoup de ses patients bien plus qu’un praticien: un compagnon de route souvent présent lors des moments les plus difficiles de la vie, un homme qui soigne autant les bobos du corps que du cœur, en apportant une écoute et quelques conseils de vie bien sentis.

Le documentaire aurait pu être le portrait d’un chouette gars qui va enfin prendre un repos bien mérité, laissant désemparés ses anciens malades. Mais Didier Ménard a prévu « la relève »... Non seulement il y a des jeunes médecins prêts à venir s’engager aux Francs-Moisins, un des quartiers à sale réputation de Saint-Denis, mais le nouveau retraité a, avant de partir, conçu un projet tout à fait innovant et rarissime en France de centre de santé communautaire. Un endroit où bien sûr on vient se faire soigner mais où l’on peut trouver aussi des médiateurs pour vous aider à résoudre vos problèmes sociaux et psychologiques qui se répercutent sur votre santé; un endroit où l’on peut venir évacuer le stress d’une vie professionnelle ou familiale souvent rude par la musicothérapie ou la simple discussion autour d’un café; un endroit où se pratiquent l’éducation à la santé, à la bonne nutrition. Avant le départ de Didier Ménard, « Place Santé » est née avec ces jeunes médecins plein d’allant, Maxime et Mathilde, qui ont à peine 30 ans, le temps qu’a passé Didier aux Francs-Moisins.

Mais au-delà de cette histoire, le film invite à une réflexion passionnante sur la manière de pratiquer une médecine globale. Les jeunes médecins pensent aussi leur travail différemment par rapport à leur glorieux aîné. Alors que celui ci enchainait les journées de 7h à 22h jusqu’au bout de la fatigue, eux ont choisi d’être de simples salariés en effectuant des horaires normaux, un choix pas facile économiquement mais qui leur permet non seulement d’avoir une vie à côté mais aussi d’assurer des soins dans des conditions optimum. Et avec les soignants enthousiastes, alors que les consultations se déroulent et qu’on découvre des situations pas faciles mais touchantes, on finit par se plaire aux Francs-Moisins, avec ses dizaines d’origines différentes, et on se dit que c’est peut-être dans ces zones désignées comme de non-droit que se crée le laboratoire médico-social de demain.

Critique parue sur le site du cinéma Utopia

 

Tribune libre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

Saint Gratien

Voici le texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de janvier 2013, qui traite de la stratégie d'endettement de la municipalité.
Rappelons que nous sommes contraints d'écrire un texte de 1 333 caractères seulement, ce qui aboutit à un argumentaire schématique. Retrouvez nos propositions plus détaillées sur ce blog !

Nous vous souhaitons une heureuse et pas trop chère année !

Le budget 2013 de la ville a été voté au dernier Conseil municipal.

Acculée par la croissance de la valeur du Franc suisse, la ville a été contrainte fin 2012 à renégocier 2 emprunts « toxiques », pour éviter une pression financière encore plus forte de la banque Dexia et des taux d’intérêt de 8 et 16%. Cela nous a coûté une pénalité de 520 000 €.

Ce n’est pas fini. Selon nous, est planifié en 2013 un remboursement anticipé de ces emprunts. Ce sera au prix d’une fonte de 75% des investissements municipaux (-5,7 M€), d’une compression des dépenses (-100 000€ pour le centre de loisirs, - 60 000€ pour les écoles…), et d’un bond de la plupart des tarifs de la ville.

Voilà la facture particulièrement salée de la très contestable stratégie d’endettement de la ville !

C’est mal parti pour stopper l’hémorragie du nombre d’habitants (-1286 en 3 ans).

Ce contexte renforce nos propositions : opportunité d’un audit citoyen de la dette de St Gratien ; nécessité de la soumission des contrats bancaires des collectivités au code des marchés publics ; utilité d’un pôle financier public, finançant les besoins humains ; intervention des gratiennois dans les comptes de leur ville.

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

 

Pour une grande loi d'égalité

mariage_1.jpgManifestation pour l’égalité, dimanche 27 janvier, Paris - 14h Le cortège partira de Denfert-Rochereau et se terminera Place de la Bastille.

Une nouvelle manifestation aura lieu en faveur du mariage pour tous le 27 janvier.
Le PCF et le Front de Gauche soutiennent et participent à cette initiative pour l’égalité des droits.

La question du droit au mariage pour tous pose pour la première fois en France de façon réelle la question de l'égalité des droits quelles que soient les orientations sexuelles des personnes, et quoi que chacun-e pense des institutions du mariage et de la famille.

La société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que deux personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Le mariage est depuis plus de deux siècles dans notre République laïque, un acte civil avant d'être un sacrement religieux. Le projet de loi « mariage pour toutes et tous », est une avancée majeure pour la société et va mettre un terme aux discriminations qui frappaient depuis trop longtemps, toutes celles et tous ceux privés du droit d'exprimer leur amour de la manière qu'ils jugent la plus opportune. Il va permettre de rattraper le retard pris sur les pays à travers le monde qui ont, depuis plus d'une décennie, ouvert le mariage civil aux couples de personnes de même sexe. 14 pays ont aujourd'hui légalisé le mariage homosexuel et pour la plupart également légalisé l'adoption par les couples homosexuels.

Les communistes et le Front de Gauche sont inscrits depuis très longtemps dans ce combat pour l'égalité. Ils souhaitent aussi faire progresser le projet de loi ouvrant le droit au mariage à tous les couples, pour qu'il soit accompagné des droits à fonder une famille pour les couples de même sexe.

mariage_2.jpgPour leur part, les communistes val d’oisiens participeront dimanche à la grande manifestation en faveur du mariage pour tous. Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95 réclame et espère une avancée de la France sur cette question et appelle à la mobilisation. « Nous appelons tous les progressistes à se retrouver dans la rue le dimanche 27 janvier pour demander au gouvernement d’arrêter les tergiversations et reports et nous l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA. Nous réclamons une grande loi d’égalité et non une loi à minima ».

Enfin, comme le souligne André Chassaigne dans sa lettre ouverte à ceux qui s'opposent au mariage pour tous, « des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? »

 

A gauche, on accélère !

affiche_1.jpgAlternative à l’austérité

Le Front de Gauche est de retour

Plus de deux mille participants ont envahi le parc des expositions de Metz mercredi soir. Deux mille déterminés à dire « Non » aux politiques d'austérité conduites par le gouvernement. Deux mille pour dire que d'autres choix sont possibles, qu'une alternative existe.

Aux côtés de Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Myriam Martin, Christian Piquet et Clémentine Autain ont pendant près de trois heures égrené les propositions concrètes pour changer de cap, et lancé en grand dans le pays, la campagne du Front de Gauche pour une alternative à l'austérité.

Au cœur de la soirée, la question de l'emploi, de l'industrie, des salaires. De nombreux syndicalistes étaient présents, et notamment des salariés du site ArcelorMittal de Florange qui ont interpellé le gouvernement sur son orientation sociale-libérale.

Leur appel est un appel à la résistance, bien sûr, à ne pas écouter ceux qui nous disent qu'il n'y a pas d'autre choix et qui taillent dans les salaires, les pensions, ceux qui détruisent petit à petit tous les services publics, et qui anéantissent notre industrie, ceux qui partout en Europe martyrisent les peuples.

L'alternative c'est maintenant !

A Metz, le Front de Gauche a ouvert le débat le débat autour de politiques qui servent « l’Humain d’abord » et pas les marchés financiers. Oui, c’est d'une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

La bataille pour le changement n'est pas terminée. Ensemble, nous pouvons l'exiger et l'obtenir.

A Metz, ils ont dit

Lionel Burriello, syndicaliste Florange : "Soyons tous unis et solidaires pour un réel changement."
Jean-Luc Mélenchon, PG : " Ce qui coûte trop cher dans ce pays, c'est le capital, pas le travail."
Myriam Martin, Gauche Anticapitaliste : " Le gouvernement Ayrault s'assoie sur la volonté populaire. "
Christian Picquet, Gauche Unitaire : " Nous avons pour objectif de sauver la gauche."
Clémentine Autain, FASE : " L'heure est venue d'abandonner toutes les vieilles routes. "
Pierre Laurent, PCF : " Sur la route, quand on veut aller plus vite, on se met sur la gauche et on accélère. "

 

La démarche constructive des député-e-s du Front de Gauche

ASSEMBLEE_NATIONALE_HUMAIN_D_ABORD.jpgVoici la première lettre des député-e-s du Front de Gauche qui dresse un bilan des six premiers mois de la législature.

Déjà six mois que les dix députés du Front de Gauche sont à l’œuvre à l’Assemblée nationale. Ils expliquent ici le sens de leur démarche, à la fois constructive et critique.

S’ils refusent de suivre le gouvernement dans la voie sans issue de l’austérité, ils excluent de rejeter systématiquement les mesures qu’il propose et appuient les initiatives qui répondent aux besoins de la population. Par exemple, ils ont ainsi soutenu le collectif budgétaire en juillet dernier, voté la création de la banque publique d’investissement, et adopté la loi sur le logement.

Parce qu’ils estiment que l’austérité est une impasse et compromet gravement la possibilité du changement, les députés FdG ont voté contre le traité européen en menant campagne pour l’organisation d’un référendum et demandé un grand débat national sur la réorientation de la construction européenne. Ils ont aussi exprimé leur désaccord sur le « pacte de compétitivité » qui accorde 20 milliards aux entreprises, sans distinction, et sans contrepartie aucune.

Les députés FdG ont l’ambition de placer l’humain au cœur des réformes. Ils ne cessent de formuler des propositions constructives, le plus souvent inspirées de celles qui faisaient consensus à gauche avant juin 2012. Ils ont ainsi proposé de diminuer les niches fiscales, de moduler l’impôt sur les entreprises pour favoriser celles qui ont des projets porteurs d’emploi, d’investissement, de recherche.

Ils reviennent dans leur lettre sur leurs différentes propositions comme celle d’interdire les licenciements boursiers, sur le développement de la sidérurgie ou la lutte contre la précarité énergétique…

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de « La lettre des députés », introduite par un éditorial d’André Chassaigne, et qui détaille l’action menée par le groupe sur tous les grands sujets débattus et votés à l’Assemblée depuis ces six derniers mois.

lire la "Lettre des députés du Front de Gauche"

 

L'alternative à l'austérité c'est possible !

Alternative à l'austérité : le Front de Gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions
Pour un vrai changement, le Front de Gauche veut ?imposer tout de suite des mesures vitales?concernant en premier lieu l’emploi et le pouvoir d’achat.

Les attentes sont immenses en matière de d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…Depuis six mois, les décisions prises par le gouvernement ne vont pas dans le bon sens pour y répondre. Traité européen ratifié sans aucune renégociation, pacte de compétitivité qui alloue, sans contrepartie, 20?milliards d’euros aux entreprises, projet d’accord sur l’emploi qui apporterait davantage de flexibilité pour les salariés et de nouvelles dégradations du code du travail… Nous voyons bien que ces politiques d’austérité ont échoué partout en Europe où elles ont été menées avec des ravages sociaux dramatiques et nous ne voulons pas que la France suive la même voie. Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité et soutient qu’une autre politique à gauche est possible, porteuse d’une alternative globale, une politique qui serve « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers. C’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi le Front de Gauche lance une grande campagne pour faire connaître dans toute la France, ses propositions alternatives à l'austérité, des propositions crédibles et applicables.

Le Front de Gauche veut débattre de ces propositions, les enrichir, et agir pour imposer tout de suite des mesures vitales. L’objectif de la campagne?du FdG est de remettre en marche un mouvement populaire important pour des choix alternatifs, redonner de l’espoir et rassembler à gauche.

Outre la multiplication au niveau local d’initiatives publiques pour partager ces propositions et soutenir les luttes, un premier rendez-vous national est pris pour le 23?janvier, à Metz, avec une intervention des sidérurgistes de Florange en lutte, et des prises de parole de cinq des dirigeants du Front de Gauche : Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Picquet, Clémentine Autain et Myriam Martin. Ensuite viendra une série de meetings régionaux, avant un point d’étape de la campagne en juin. Dans un premier temps, la question de l’emploi doit être au cœur des initiatives du Front de Gauche. Les autres temps forts de la campagne seront dévoilés le 23?janvier.

Retrouvez l’intégralité des 25 propositions du FdG pour dégager des moyens financiers pour l’investissement et l’emploi, réformer l’activité des banques, lutter contre la spéculation, imposer une sélectivité du crédit, créer un pôle financier public, accorder de nouveaux droits pour les salariés, développer le pouvoir d’achat et lutter contre la précarité, mettre en place une sécurité sociale professionnelle, développer les services publics, engager une réindustrialisation du pays…

25 premières mesures pour changer d'orientation

 

Le Front de Gauche s'invite aux voeux du maire

Saint Gratien, 12 janvier 2013

SAMSUNG            Ci-contre, un invité de marque dans la file d'attente....
Bien qu’on leur ait fait remarquer à maintes reprises que ce n’est ni le lieu ni le moment, les amis gratiennois du Front de Gauche ont encore été les premiers à accueillir les invités rassemblés devant la salle Georges Brassens pour la traditionnelle cérémonie des vœux du maire. Que le premier magistrat profite de cette occasion pour tenir un discours très politique, comme l’a d’ailleurs noté « Le Parisien », est une chose habituelle mais il admet difficilement de voir ses opposants faire de même…. Les invités sont donc entrés avec un tract à la main et le Front de Gauche leur a souhaité une bonne année avant tout le monde… Des discussions se sont engagées à l’entrée de la salle…notamment au sujet d’emprunts contractés par la ville auprès d’une certaine banque « D », un nom qui ne sera pas prononcé au cours de l’allocution du maire.

Après la publicité que le Front de Gauche leur a récemment donnée, il était difficile de ne pas aborder la question de ces emprunts, que certains nomment « toxiques » quand Madame le Maire préfère nettement le terme de « structurés ». Elle a tout d’abord tenté de rassurer le contribuable en lui promettant de ne pas augmenter ses impôts. Il est vrai qu’ils ont été alourdis sévèrement dès 2008. Le fait est que la municipalité pense plutôt rembourser ces emprunts tox.. structurés, en réduisant les travaux comme peau de chagrin et en augmentant au maximum le prix des services. Le maire a ensuite risqué un brin d’humour en garantissant qu’elle ne fera pas la grève de la faim devant l’assemblée car elle est une élue responsable et qu’elle n’est pas réduite à réclamer des fonds publics pour boucler son budget, tout en sachant fort bien que la situation de la commune dont le maire est arrivé à une telle extrémité n’est en rien comparable à celle de sa ville….

A Saint Gratien, on aurait certainement préféré que ce côté obscur de la dette de la ville reste inconnu du grand public. Mais à présent que le Front de Gauche l’a étalé au grand jour, interpellant l’adjoint aux finances à plusieurs reprises au Conseil municipal et en réunions de quartier, il est difficile de passer la question sous silence. Vantant sa gestion de la dette, Madame le Maire proclame que seul "le Parti communiste a du mal à comprendre ! », en nous citant nommément ! Un peu audacieux, voire risqué, de nous faire une telle publicité car c’est bien la seule organisation politique qui ait été mentionnée durant cette réception, l’UMP étant prudemment oubliée… au pied de l’estrade…. Était-ce alors prudent d’attirer l’attention de la salle entière sur ce PCF qui occupe déjà une place particulière dans le paysage politique national, et qui fait quelque peu parler de lui dans la commune, au sein du rassemblement du Front de Gauche ? Le seul à questionner, voire à contrarier dans les réunions de quartier…Un faux pas de Madame le Maire, reconnaissant inconsciemment qu’il est présent sur le terrain et qu’il dérange ?

Pour ces vœux 2013, tout avait été pourtant attentivement préparé. Des centaines d’invitations lancées, soigneusement choisies et triées, pour accueillir plus de 800 personnes dans une salle décorée et fleurie, au buffet somptueux et abondant. Certes, il est de bon ton de prôner la rigueur mais on n’est pas obligé de se l’appliquer à soi-même. Et puis, à Saint Gratien, point de grève de la faim ! Le discours est peaufiné. Les réalisations municipales de l’année présentées sous leur meilleur jour, comme dans une super-réunion de quartier. La médiathèque et les centres de loisirs sont vantés, mais on oublie de préciser que leurs crédits seront réduits en 2013. On loue le bon fonctionnement de la démocratie de proximité, la concertation « omniprésente » et les échanges avec les habitants, bien que ces pratiques soient loin d’être courantes au quotidien dans notre ville. Le budget 2013 de la ville est présenté comme participant à l’effort de réduction des dépenses publiques, et on omet d’indiquer les répercussions sur les services rendus aux habitants. On explique que les engagements en matière d’investissements seront tenus, sans s’attarder sur le fait qu’ils seront réduits cette année à leur plus simple expression. On verse un couplet toujours apprécié sur la sécurité et la tranquillité des habitants. Il est annoncé que Saint Gratien mettra en place la réforme du temps scolaire dès septembre, et on promet une concertation bien que sachant qu’elle risque d’être fort rapidement menée. Madame le Maire dévoile enfin les véritables objectifs du PLU, un sujet qu’elle maîtrise elle-même, n’ayant pas d’adjoint à l’urbanisme. A savoir développer l’offre de logement, c’est-à-dire construire de nouvelles résidences de standing et tenter ainsi d’enrayer l’hémorragie d’habitants. Non, bien sûr, n’est pas évoquée cette baisse du nombre d’habitants (moins 1286 depuis 3 ans) récemment dévoilée par un journal local. Certains auraient pu y voir la preuve d’un manque de dynamisme de la ville, alors que c’est seulement le signe que l’Insee ne sait plus compter.

Le discours était –il trop bien calqué sur celui des années précédentes ? Le fait est que les invités étaient très sages. Aucun n’a jugé bon d’encourager l’oratrice par quelques applaudissements. Même le passage sur le droit de vote des étrangers n’a guère suscité d’enthousiasme. .. « Est-ce nécessaire, est-ce moderne, est-ce adapté ? » a faussement interrogé le maire, quand tout le monde aura saisi depuis longtemps que sa réponse est non. Même l’habituel et convenu refrain sur les communautarismes, laissant planer l’idée qu’ils nous menacent directement à Saint Gratien, n’a pas réveillé l’auditoire…. Peut-être était-il occupé à lire le tract du Front de Gauche ?

Vous n’étiez pas invité aux vœux du maire ? Le Front de Gauche ne vous oublie pas ! Voici le tract que nous avons distribué à cette occasion. Belle année 2013 à tous !
bonne_ann_e_2013_tract_11.jpg

 

Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

Khaos

khaos.jpgLe Front de Gauche organise une projection débat sur la situation en Grèce autour du film Khaos, le mardi 15 janvier au cinéma Utopia de Saint-Ouen l'Aumône.

Les intervenants seront la réalisatrice Ana Dumitrescu, un représentant de Syriza France, Vangelis Goulas et Francis Parny, vice-président du Conseil Régional d’Ile de France, membre de l’exécutif national du PCF.

L'austérité, c'est inefficace contre les déficits et la dette.

En Grèce, après plusieurs plans d'austérité, les déficits et la dette sont plus importants qu'avant. C'est normal. L'austérité réduit l'activité économique. Il y a donc moins de rentrées fiscales dans les caisses de l'État. Et comme il y plus de chômeurs à indemniser le déficit augmente. C'est une spirale infernale. Cette politique ne profite qu'aux riches et aux banques à qui on paye les intérêts de la dette et au patronat qui peut pressurer encore plus les salariés.

Contre la dictature des banques, le Front de Gauche propose de reprendre le pouvoir sur la finance :
- audit de la dette permettant de remettre en cause le tribut injuste et improductif prélevé par les banques
- abolition du privilège des banques privées qui sont aujourd'hui seules autorisées à emprunter à la Banque Centrale Européenne de l'argent à 1 % qu'elles prêtent ensuite aux États à des taux qui montent à 20 % !

Le film "Khaos" et sorti en octobre 2012. Ci-dessous la critique de Télérama.

Enfin les chiffres ont des visages. Au-delà du bilan statistique — taux de chômage et de suicides multipliés par deux, diminution des salaires de 40 % —, l'ex-reporter Ana Dumitrescu nous met face aux conséquences humaines d'une rigueur économique aveugle. Celle-là même qui doit sauver l'Europe. Pour les Grecs, de l'île de Kea à Athènes, la doxa bruxelloise est déjà une réalité quotidienne, et dévastatrice. C'est une enseignante en lettres, dont les neuf cents euros de salaire ne lui permettent plus d'acheter le moindre livre ; un restaurateur qui regarde les boutiques du voisinage fermer les unes après les autres en attendant son tour ; un dentiste sans patients qui envisage l'exil, des sanglots dans la gorge. En quelques mois, la Grèce a basculé du statut de membre de l'UE à celui de pays du tiers-monde. De près, cela donne le spectacle terriblement choquant d'une foule affamée, issue de feue la classe moyenne, se ruant sur les rebuts d'une fin de marché.

Le désespoir est tel qu'il pousse un vieux monsieur à la paranoïa : « Et si on nous avait choisis, nous, comme les cobayes d'un nouveau système d'exploitation économique ? » La Grèce, laboratoire des néolibéraux ? Si certains ­optent pour l'activisme, la désespérance est aujourd'hui le sentiment le mieux partagé par le peuple grec. Stupéfiant instantané du présent de la crise, Khaos prend le parti de l'humain contre l'expertise. Libres à nous de voir ce qu'il montre : le naufrage de toute une société, au coeur de l'Europe, et au nom de sa survie.

 

Le Front de Gauche de Saint Gratien vous souhaite une bonne et heureuse année

Bonne et heureuse année 2013 de la part du Front de Gauche de Saint Gratien

Depuis quelques jours, la page d’accueil de ce blog vous indique l’adresse du courriel de « l’association du Front de Gauche de Saint-Gratien ». Depuis un peu plus d’un mois en effet, militants d’un des partis constituant aujourd’hui le Front de Gauche, ou non encartés – comme l’auteur de ces lignes –, nous avons constitué le Front de Gauche de Saint-Gratien en association « loi de 1901 ».

Nombreux sont celles et ceux qui ont découvert, grâce à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, qu’existe un mouvement politique réellement de gauche, crédible et capable d’unir les forces progressistes. Partout en France, des gens manifestent leur intérêt pour les idées du Front de Gauche, mais beaucoup ne souhaitent pas pour autant prendre la carte de l’une des neuf organisations politiques qui le composent aujourd’hui.

Le Front de Gauche de Saint-Gratien a pour fonction de réunir ces personnes, à Saint-Gratien et dans sa région, avec toutes celles qui sont adhérentes d’un des partis du Front de Gauche, afin qu’ensemble elles constituent une nouvelle force politique. Une force nouvelle qui dénonce l’injustice sociale et les atteintes aux libertés démocratiques et aux droits fondamentaux, et s’engage pour une politique de transformation sociale et écologique, d’égalité entre homme et femme. En ce moment où le gouvernement ne réussit qu’à reculer davantage jour après jour face aux diktats de la finance, où une politique d’austérité mène notre économie à la déroute et le peuple français à une pauvreté croissante, le Front de Gauche est la seule alternative qui présente des propositions crédibles, concrètes et efficaces aux questions graves posées par la situation.

À Saint-Gratien, durant ces derniers mois, le Front de Gauche a mené plusieurs batailles, contre les discriminations, pour une réelle démocratie locale dans une ville plus solidaire. Il a avancé des propositions constructives en matière de développement durable. Aujourd’hui, il est à l’initiative d’une campagne dénonçant les emprunts toxiques de la ville et réclamant la transparence totale de la gestion des deniers publics. Le Front de Gauche de Saint Gratien ambitionne de participer prochainement à une alternative politique à gauche dans notre commune.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2013.

Mais l’an 2013 et ceux qui suivront ne pourront être heureux que si, tous ensemble, nous agissons pour la justice sociale, et pour un développement tourné vers l’être humain et non vers la finance ! Nous appelons donc toutes celles et ceux qui, à Saint-Gratien et autour, veulent partager notre engagement au Front de Gauche, à nous rejoindre.

François-Patrick Doroszlaï, Président du Front de Gauche de Saint-Gratien

 

Saint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Communiqué de presse du Front de Gauche de Saint Gratien

dexia_SB.jpgSaint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Jeudi 20 décembre, le budget 2013 est à l’ordre du jour du Conseil municipal de Saint Gratien.
Le projet de budget est caractérisé par :
- une diminution drastique de 75% du poste « travaux et équipements » (- 5,7 M€), alors qu’il y a des besoins urgents dans nos quartiers : réhabilitation de l’école Jean Moulin, de la salle Georges Brassens, de la MJC, du centre de loisirs Fossiez, travaux de voirie…
- des dépenses de fonctionnement comprimées au maximum, au détriment des budgets : écoles, centres de loisirs, sport et culture, ainsi qu’aide sociale.

Pourquoi un tel budget d’austérité ?

Comme l’ensemble des communes, Saint Gratien est confrontée à la crise et à la réduction des dotations de l’État. Mais il y a aussi des facteurs spécifiques à la ville.

En 2007, Saint Gratien a contracté auprès de la banque DEXIA des emprunts « toxiques », à taux variables, indexés sur l’évolution du cours du Franc suisse et du Dollar américain. Ce type d’emprunts a représenté jusqu’à 30% de l’endettement.

Depuis le Franc suisse s’est envolé par rapport à l’euro et au dollar et la ville s’est retrouvée redevable fin 2012 de taux d’intérêt de 8% et de 16%. Elle a été conduite à renégocier ses conditions d’emprunt. Pour l’échéance 2013, les taux ont été « gelés » à 5,75% et à 5,99%, soit 100 points de base au-dessus des conditions de marchés.

Cette renégociation n’est pas gratuite. Notre commune a payé en fin d’année à DEXIA un dédit de 520 000 €, soit l’équivalent de 346 sorties en cars ou encore 104 417 repas de cantine.

Or, en 2014, ces deux emprunts DEXIA, dont l’échéance est 2032, repasseront à taux variables, toujours indexés aux évolutions du Franc suisse et du Dollar. Pas plus qu’avec les précédents emprunts, personne ne peut chiffrer le risque financier auquel s’expose notre ville au-delà de 2014. Elle lie à nouveau le sort de ses finances à l’évolution du Franc suisse, alors même que de nombreuses autres communes ont décidé, parfois par voie de justice, de sortir du « piège » des emprunts « toxiques ».dexia_SB_2.jpg

Ces emprunts pèsent lourdement sur l’endettement de la ville et ses finances.

Le remboursement de la dette constitue le 4ième poste du budget de la ville et représente plus de 11% des dépenses de fonctionnement. De 2008 à 2012, la dette de Saint Gratien a progressé de 25%. Les charges financières ont, elles, progressé de 75%.

Que se passera-t-il après 2014 si le Franc suisse reste en deçà de la parité 1 Euro = 1,45 CHF ? Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ?

Il y a urgence qu’à Saint Gratien s’engage enfin un vrai débat contradictoire - et le Conseil Municipal du 20 décembre doit en être la première occasion -, sur des questions, certes complexes, mais qui concernent tou(te)s les gratiennois(e)s.

Cette « affaire » nous conforte dans notre proposition d’un pôle financier public, sous contrôle « social », dégagé de la pression des actionnaires et de la course au profit à court terme.

Contact Front de Gauche de Saint Gratien : fdg.stgratien@laposte.net
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Dexia, notre très chère banque...

Retrouvez ci-dessous la "Lettre du Front de Gauche" de Saint Gratien de décembre 2012 et comprenez pourquoi les Gratiennois doivent dorénavant surveiller l'évolution du Franc suisse....

Pour plus d'information sur les emprunts toxiques de la ville, assistez aux réunions de quartier : ce soir à 20h à l'école Jean Moulin dans le quartier des Marais et samedi matin à 10 h à la MJC pour le quartier du Parc.

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Nous, on peut !

Le Front de Gauche du Val d'Oise organise le mercredi 5 décembre un meeting contre l'austérité à la salle des fêtes de Taverny.

C'est Jacques Généreux, secrétaire national du Parti de Gauche à l'économie, enseignant à l'Institut d'Études Politiques de Paris qui viendra proposer une autre politique.

Il est également l'auteur de "Nous on peut" :
On connaît tous la rengaine de l’impuissance : « Dans une économie mondialisée, le gouvernement d’un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l’argent et des marchés. Ne songez donc pas à faire payer les riches, à mater les spéculateurs ou à présenter la facture des crises aux vrais responsables ! Ce n’est plus possible, et les peuples doivent accepter la régression sociale nécessaire pour payer la crise à la place des banquiers et des rentiers qui l’ont provoquée ! C’est ignoble, mais c’est ainsi : on ne peut pas faire autrement ! »

Eh bien, Nous on peut !, comme l’explique ce bref précis d’économie politique à l’usage du simple citoyen. « Nous », c’est-à-dire l’autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l’économie du Parti de gauche et par le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui préface l’ouvrage.

Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d’économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n’est pas une fatalité : c’est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu’ils veulent. Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s’affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l’Union européenne ou de l’euro.

« Donnez-nous une semaine, un mois peut-être, et, en voyant ce que, nous, on peut faire, tous les Européens sauront aussitôt que le seul et unique obstacle à une autre politique… c’est leur gouvernement. »

Jacques Généreux est aussi l'un des principaux auteurs du contre budget présenté par le Parti de Gauche.

Parti de gauche du Val d'Oise
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Vive le commerce de proximité !

Les "questions diverses" sont pour les élus minoritaires le seul moyen d'intervenir sur l'ordre du jour du Conseil municipal. Elles doivent être déposées par écrit 48 heures avant la séance. Le maire y répond plus ou moins longuement et il n'y a pas ensuite de débat.

Voici les questions déposées par les élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien pour le Conseil du jeudi 22 novembre dernier.

1) La fermeture de la supérette des Raguenets
Cette fermeture fragilise le centre commercial et pénalise les autres commerces. Elle oblige les habitants du quartier à se rendre en centre-ville pour leurs achats. Une pétition signée par plus de 900 personnes interpelle les élus et la chambre de commerce. Nous soutenons cette demande et partageons l’idée que le commerce de proximité est indispensable à la vie des quartiers.
Nous demandons à la commune de peser de tout son poids pour aider à la réouverture d’un commerce de proximité aux Raguenets. Nous souhaitons aussi que la commission « commerces » se penche sur les questions des centres commerciaux des Marais et des Raguenets.

2) Le fonctionnement des bureaux de poste
Nous souhaitons attirer une nouvelle fois l’attention du Conseil sur le fonctionnement dégradé du service public de la poste. Le bureau annexe des Raguenets n’est ouvert que deux heures par jour, ce qui est notoirement insuffisant pour un quartier de 6 000 habitants et entraîne une forte affluence le samedi matin. Au bureau central, le manque de personnel provoque de longues attentes des usagers. Nous estimons indispensable que la commune s’adresse à la direction de la poste afin de lui demander d’agir pour que le service public soit assuré à Saint Gratien dans des conditions correctes. Dans le cadre de l’aménagement du territoire, le maire peut donner son avis sur les horaires d’ouverture et les effectifs.

Le maire a brièvement répondu à la deuxième question, considérant que nous l'avions déjà interrogée à plusieurs reprises à ce sujet. Elle considère qu'elle n'a qu'une possibilité réduite d'action vis à vis de la poste. Nous pensons au contraire qu'une municipalité peut peser pour que le service public soit assuré de façon satisfaisante sur la commune et que l'on peut aussi associer les habitants à cette action.

En ce qui concerne la fermeture de la supérette des Raguenets, le maire considère que "le commerce des années 70, c'est fini" et qu'il est quasi impossible de réouvrir un magasin d'alimentation aussi grand dans le centre commercial. Il faudrait selon elle, diviser en deux la surface des locaux pour ne garder qu'une petite surface alimentaire et y adjoindre un autre commerce, type bazar. Quant aux Marais, elle juge totalement irréaliste d'y envisager l'ouverture d'une supérette. Les locaux vacants devraient accueillir les bureaux de la société HLM Terre et Famille. Il y a pourtant 600 logements collectifs et une zone pavillonnaire importante à proximité immédiate. Des résidents de ce quartier peinent à se rendre en centre ville, d'autant plus que, comme aux Raguenets, les transports en commun sont quasi inexistants en journée.

Et si on mobilisait les groupes de quartier sur ces questions ?

 

Saint Gratien : Une nouvelle étape pour le Front de Gauche

front.jpgLes amis du Front de Gauche de Saint Gratien ont le grand plaisir de vous annoncer la naissance de leur association !

Adhérents ou non d’une des organisations qui composent le Front de Gauche au plan national, nous avons décidé de nous structurer localement dans une association ouverte, à l’esprit libre, pleine de projets, et qui accueillera très prochainement tous ceux qui veulent que cela bouge à Saint Gratien d’ici 2014, et au-delà !

Pourquoi et comment nous rejoindre ? Rendez-vous bientôt sur ce blog pour davantage d’informations sur le Front de Gauche gratiennois.

Si vous souhaitez nous contacter dès à présent, utilisez cette adresse électronique :

fdg.stgratien@laposte.net

A très bientôt !

 

Ça bouge à Saint Gratien !

Voici le texte paru au nom des élus PCF-Front de Gauche dans la revue municipale de novembre 2012.

Ça bouge à Saint Gratien !

Les habitants des Raguenets ont pétitionné pour la réouverture du commerce d’alimentation de leur quartier. Leur demande, comme celle du quartier des Marais, est légitime. Nous ne partageons pas le choix de la municipalité de concentrer les commerces exclusivement en "cœur de ville", déjà engorgé de voitures. Le commerce de proximité, c’est du lien social. C’est de l’emploi. C’est de la vie !

Nous sommes également associés au Comité de défense de la radiothérapie de l’hôpital d’Argenteuil, menacée de fermeture. L’accès à des centres de soins de proximité, en un mot, à des services publics de proximité, doit être un droit garanti. La passivité de la ville quant aux horaires très réduits de la Poste des Raguenets, montre que cela ne va pas de soi pour tous.

Le 20/12 : le conseil municipal traite du budget 2013. Venez nombreux, avec nous, mettre le nez dans les finances de la ville.

Enfin, nous sommes heureux d’annoncer la naissance de la dernière association de notre commune. Les amis du Front de Gauche se structurent dans une association ouverte, à l’esprit libre, pleine de projets, qui accueille tous ceux qui veulent que cela bouge à St Gratien d’ici 2014, et au-delà !

Bonnes fêtes de fin d’année !

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

Curieusement, la tribune du groupe majoritaire au Conseil municipal répond sur la même page à notre argumentaire sur le commerce de proximité dans les quartiers.

La date fixée pour déposer les textes en mairie en vue de l’impression du magazine ne serait-elle donc pas la même pour tous les groupes d’élus ? Nous reviendrons prochainement sur le texte du groupe de la majorité municipale et ses attaques visant les élus PCF-Front de Gauche. « Mauvaise foi caractérisée, manque d’implication dans les dossiers de la commune, profonde méconnaissance du terrain » voilà les maux dont nous serions atteints….

Nous avons certes des options bien différentes du groupe UPSG, mais nous reprocher d’être absents ou peu impliqués est une contre-vérité. Reconnaissons ici malheureusement la façon trop habituelle à Saint Gratien de traiter l’opposition municipale, et tout particulièrement les élus du Front de Gauche.

Les gratiennois qui nous connaissent savent que nous sommes présents, actifs, attentifs à leurs préoccupations, constructifs avec de nombreuses propositions et une expression régulière en direction des habitants.

Ça bouge à Saint Gratien et visiblement, ça dérange !

Réponse détaillée, preuves à l’appui, très prochainement.

 

Les communes plombées par la règle austéritaire

La tribune libre des élus PCF-Front de Gauche publiée dans la revue municipale de Saint Gratien du mois de septembre alerte sur la situation des collectivités locales.

C’est parce que les finances des communes, départements et régions se dégradent que nous avons souhaité aborder cette question.

Les collectivités territoriales, devenues le premier investisseur public suite aux lois de décentralisation élargissant leurs compétences, réalisent aujourd’hui quasiment 75% des investissements publics, avec des répercussions importantes en matière d’emploi dans des secteurs comme le bâtiment ou les travaux publics. Elles assurent également à la population des services locaux indispensables : routes, lycées, transports, crèches, écoles…. Que ferions-nous sans la commune, le département, la région ?

Mais voici qu’entre en scène la « règle d’or » imposée par le pacte budgétaire, règle qui oblige à un déficit annuel inférieur à 0,5 % du PIB. Cela concerne non seulement le budget de l’État mais aussi ceux des collectivités locales et des administrations de la sécurité sociale. Et le prétendu « or » n’est qu’un vilain plomb…

Les collectivités ont déjà donné. Elles savent combien l’austérité budgétaire imposée ces cinq dernières années a pesé sur leur gestion. Et aujourd’hui, ce n’est autre qu’un contrat d’austérité à durée indéterminée qu’on leur propose avec le pacte européen. Ce texte, s’il était ratifié, ferait peser de lourdes menaces sur nos villes, départements, régions et autres intercommunalités.

Avec son cortège de réductions des dépenses publiques, l’adoption du traité porterait un coup très dur à tous les efforts entrepris au quotidien par les élus locaux pour faire vivre leur territoire, pour servir l’intérêt général des populations.

Alors que les collectivités territoriales sont appelées une nouvelle fois à faire des efforts pour « résorber le déficit », comment vont se présenter les budgets locaux avec le projet de loi de finances 2013 ? Le gel annoncé des dotations d’Etat pour cette année est particulièrement inquiétant. Les besoins des citoyens sont toujours plus grands, aggravés par les politiques d’austérité. Or les collectivités vont être sommées de faire des choix. La part des recettes fiscales – qu’elles ne contrôlent presque plus – s’amenuise au fil des années dans leurs ressources, renforçant la part des différents versements de l’État. En période de rigueur budgétaire, les élus locaux craignent une stagnation ou une baisse de ceux-ci qui amputeraient gravement leurs ressources. Une situation qui pourrait devenir explosive?: avec les transferts de compétences non compensés par l’État en 2004, plusieurs collectivités se trouvent déjà dans la zone rouge et beaucoup s’en approchent dangereusement. Le Val d’Oise en est malheureusement un excellent exemple.

Si le gouvernement dit aujourd’hui vouloir chercher des solutions pour assurer la compensation des dépenses sociales, aucune piste n’a aujourd’hui été confirmée. Surtout, il n’est pas sûr qu’il en aurait la possibilité, contraint qu’il serait par le traité de s’en tenir à la stricte règle de l’équilibre budgétaire.

Mais l’impact du traité budgétaire sur les collectivités est plus profond. Un de ses aspects souvent oublié est qu’il concerne l’ensemble des finances publiques. C’est-à-dire les comptes de la nation, mais aussi ceux de la protection sociale et des collectivités territoriales, auxquels les mêmes règles s’appliqueront.

Certes, les collectivités territoriales n’ont déjà pas le droit de présenter des budgets en déficit.?Oui, mais… Les budgets seront contrôlés, et des projets qui ne sont pas rentables, et qui n’ont pas un caractère « obligatoire », comme la construction d’un musée par exemple, pourraient être interdits. Cela mènerait à une remise en cause de fait du principe de compétence générale des collectivités, puisqu’on pourrait leur interdire de financer des activités hors de leurs compétences obligatoires. Selon une information non officielle, révélée par le site « Médiapart », les services de Bercy pourraient « profiter » du projet de loi organique traduisant les dispositions du pacte en droit français pour aller au-delà des exigences du traité. Des objectifs précis à trois ans pourraient être fixés à toutes les administrations publiques – donc aux collectivités – «?à titre indicatif?» par les lois de programmation. Lesquelles pourraient aussi contenir des dispositions contraignantes «?encadrant les dépenses, les recettes, le solde ou le recours à l’endettement des administrations publiques?». Une véritable tutelle remettant en cause le principe de libre administration des collectivités…

Les récents « États généraux de la démocratie territoriale » n’ont pas levé toutes les craintes. Cette rencontre était très attendue par les élus PCF-Front de Gauche qui ont pu y faire entendre leurs exigences : maintien des trois échelons de collectivités, besoin d’une réforme fiscale d’ampleur, exigence d’un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle. Le nouveau président dit vouloir s’appuyer sur les collectivités. Il annonce des points positifs comme l’abandon du conseiller territorial qui devait remplacer les conseillers général et régional, le rétablissement de la clause de compétence générale pour les régions et les départements, la réaffirmation du principe de non-tutelle d’une collectivité sur une autre... La contradiction, c’est qu’à la fois François Hollande confirme la politique d’austérité qui touche déjà les collectivités, puisque au-delà du gel des dotations pour 2013, il annonce leur baisse de l’ordre de 2 milliards d’euros sur les trois années à venir. Or, pour sortir de la crise, il faut de l’investissement public, mais, dans le même temps, on fait aussi peser sur les collectivités la réduction de la dette publique. Ce sont les habitants, par une augmentation des impôts ou une réduction des services rendus, voire les deux, qui payeront les pots cassés.

 

La règle de plomb de l’austérité

non.jpgLe traité européen vient d’être voté aujourd’hui à l'Assemblée nationale. 70 députés ont voté contre ce texte, dont bien évidemment ceux du Front de Gauche qui déplore que "seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d'une telle ratification". 20 députés PS ont voté contre, dont deux députés du Val d’Oise, JP Blazy et G. Sebaoun, et 9 se sont abstenus, dont un député du 95, Jean-Noël Carpentier.
Douze des 17 députés écologistes ont également voté contre le traité.

Au total, le traité a été adopté par 477 voix pour, 70 contre et 21 abstentions, tandis que 9 députés n'ont pas pris part au vote.

Le Medef a salué le vote "indispensable" de l'Assemblée nationale "pour l'avenir de l'euro et la stabilité de l'Europe". Le Medef en profite aussi pour juger que "la seule voie possible contre les déficits est celle des réformes et de la réduction des dépenses publiques". Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, les choses s’éclaircissent…

Jean-François Copé, candidat à la présidence de l'UMP, a lui ironisé sur "l'hypocrisie" de François Hollande vis-à-vis du traité budgétaire européen, ratifié à l'Assemblée, en estimant que seuls les nonistes de gauche étaient "cohérents" avec les engagements de campagne du chef de l'Etat.

Par la voix d'André Chassaigne, les députés Front de Gauche ont rappelé qu'"en dépit des engagements du candidat François Hollande, le traité n'a en rien été renégocié. Contrairement à ce que répètent à l’envie le premier ministre et ses lieutenants, ce traité ne donnera pas plus de force à la France pour réorienter l'Europe. Il conduira, au contraire notre pays, comme les autres Etats de l'UE, vers l'abime de la récession."
"Seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d'une telle ratification annonciatrice de nouvelles baisses du pouvoir d'achat, de réductions drastiques des dépenses publiques pourtant utiles pour le développement économique et social, de chômage massif", a conclu le député du Puy-de-Dôme.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a lui relevé qu'"une alternative de gauche s'est manifestée avec le vote commun de députés socialistes, verts et Front de Gauche contre le traité. Là est l'avenir de la gauche".

Retrouvez en annexe l'explication de vote d'André Chassaigne au nom des députés Front de Gauche

 

Notre dessein, c’est l’humain d’abord !

episode_10.jpgMieux vaut parfois un dessin clair qu'un long discours..

Le Front de Gauche a mis en image son programme "l'humain d'abord" à l’occasion des élections de 2012, dans une désormais célèbre série « En 2012, on va leur faire un dessin ».

Voici l’épisode 10, qui traite de la compétitivité.

Les salariés français coûteraient-ils trop cher ?
Notre législation sociale serait-elle trop protectrice ?
Les salaires sont-ils l’ennemi de l’emploi ?

A l’heure où la « compétitivité » est présentée comme l’objectif suprême, voici ici dévoilé ce qu’on cherche soigneusement à nous cacher ; ce qui pèse sur les entreprises, ce ne sont pas les « charges » sociales, mais bel et bien les charges financières. En 2010, les premières s’élevaient à 145 milliards d’euros contre 308 milliards pour les dernières…

Comment inverser durablement la tendance en matière d’emploi ?
Le Front de Gauche rappelle ses propositions.
- accorder un droit de veto suspensif aux salariés face aux suppressions d’emploi
- voter à l’Assemblée la loi contre les licenciements boursiers
- réorienter l’utilisation du crédit en instaurant un crédit sélectif favorisant l’investissement social et écologique
- créer un pôle public du crédit
- augmenter le SMIC et l’ensemble des salaires pour relancer la consommation

Enfin, si les salariés français sont parmi les plus productifs au monde, c’est bien grâce à la qualité de nos infrastructures, de notre système de formation et de santé. Développons donc nos services publics !

voir l'épisode 10

 

François, Jean-Marc, Martine...

ft_victoire_tout_v3-page-001.jpgLes victoires de mai et juin ne sont pas seulement celles de la « majorité présidentielle ». Elles sont celles de la gauche toute entière et d'une majorité de notre peuple qui voulaient en finir avec l'ère Sarkozy, les destructions sociales et les régressions démocratiques.

Le Front de Gauche y a pris une part, déterminante. Il se sent donc comptable de la suite, même si le programme de François Hollande ne lui a pas permis pas d’être partie prenante du nouveau gouvernement. Dans une fin d'été, où la crise de la zone euro s’aggrave régulièrement, l’oligarchie financière et la droite préparent leur revanche, flanquées de l’extrême droite. Rien ne serait pire que l'immobilisme et la démoralisation succédant à l’attente de changement.

Christian Picquet, responsable de la Gauche Unitaire, porte parole du Front de Gauche, dans "François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ?" pose la seule question pertinente de la rentrée : que va faire la gauche de sa victoire du printemps ?

Pour engager une réflexion collective à gauche et éviter un nouvel échec.

François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ? de Christian Picquet
Parution septembre 2012 aux Éditions Arcanes 17 ; 6.00€

 

Quel avenir pour le Front de Gauche ?

manif.jpgAprès son beau score présidentiel et son résultat beaucoup plus mitigé aux législatives, le Front de Gauche débat ce week-end de son avenir lors de son université d’été aux Karelis près de Grenoble.

Pour la première fois depuis sa création en mars 2009, la coalition du Front de Gauche tient son université d’été. Au programme des deux jours de discussion, deux meetings, dont l’un européen, et de nombreux ateliers de réflexion autour des enjeux de la nouvelle donne politique. Le FdG veut débattre de son action à venir après l’élection d’un président socialiste, événement auquel il a efficacement contribué, et aussi faire évoluer son fonctionnement interne.

Rassemblement politique inédit, le FdG rassemble huit organisations mais aussi des personnalités du monde syndical ou associatif et de nombreux militants et sympathisants non-encartés. Pour faire fonctionner tout ce petit monde efficacement ensemble, le FdG a mis sur pied un embryon de direction collégiale, le « conseil national », des assemblées citoyennes et des « fronts thématiques ». Comment pérenniser, faire évoluer, dynamiser ces structures en associant les membres des différentes composantes du FdG et ceux qui n’en sont pas adhérents, ceux qui voudraient adhérer directement au FdG et les autres qui ne veulent pas voir leur propre organisation se dissoudre dans un cartel ? Innover pour un fonctionnement qui ne laisse personne sur la touche et réaliser une démocratie interne irréprochable, sans renier l’apport essentiel et la richesse des partis qui le composent : l’équation n’est pas simple, l’expérience est originale et tout est à inventer, ou presque.

L’amélioration de son fonctionnement est un impératif pour le Front de Gauche. Les citoyens l’attendent au tournant… Après l’embellie électorale du printemps, 42% des Français considèrent aujourd’hui que les idées défendues par le FdG doivent être davantage prises en compte par le gouvernement, d’après un sondage CSA réalisé pour l’Humanité le 21 août. 57% des sympathisants du PS partagent cette opinion. 25% des Français et 28% des ouvriers estiment que c’est le FdG qui défend le mieux les intérêts des salariés et les jeunes sont 33% à lui faire confiance. Le souhait de changement exprimé en mai reste important et l’’influence du FdG va d’évidence bien au-delà de son simple score électoral. La coalition engrange certainement ainsi les bénéfices de sa campagne présidentielle très démonstratrice et pédagogique. Il peut représenter une carte maîtresse dans la vie politique française et poursuivre sur la dynamique enclenchée durant la campagne électorale, marquée par des rassemblements d’une ampleur remarquable, un intérêt profond et inédit de la part de nombreux citoyens pour ses propositions et un résultat prometteur, fort de ses 4 millions de voix.

Pour pérenniser et amplifier cet élan, le FdG doit poursuivre son action pédagogique et approfondir la « bataille des idées ». Bataille qui sera rude pour lutter contre le fatalisme et faire encore grandir l’espoir qu’une autre voie est possible. Trouver un juste positionnement face à la politique qui sera menée par le gouvernement, être une force de proposition, d’action et non seulement de dénonciation, ne pas apparaître comme un simple aiguillon de la majorité… rien ici n’est simple ni évident. Face à une majorité qui risque de s’engluer dans une « règle d’or », apportant une cure d’austérité qui plomberait durablement tout espoir de changement, le Front de Gauche peut jouer un rôle moteur pour démontrer la nécessité absolue de réformes structurelles d’ampleur, économiques, sociales et démocratiques. Avec la fin du « délai de grâce », nous sommes de plus en plus nombreux à estimer que la « normalitude » du président ne suffit pas à apporter un réel changement et que le compte n’y est pas. L’automne pourrait être décisif, avec notamment la bataille pour un référendum sur le pacte budgétaire.

A condition qu’il soit capable de s’appuyer sur une mobilisation populaire et de faire souffler fortement et durablement le vent qu’on a senti passer sur la Bastille, un certain 18 mars…. le Front de Gauche, avec ses propositions originales, pourrait bien continuer à marquer des points et représenter une alternative de changement réel et crédible. Rendez-vous très prochainement pour continuer les débats engagés lors de cette université d’été.

 

La stabilité, la coordination et la gouvernance expliquées aux nuls

referendum_europe_2.jpgLe Front de Gauche exige un référendum sur le Pacte budgétaire européen

Alors que François Hollande a mis à l’ordre du jour la ratification par la France du Pacte budgétaire européen, le Front de Gauche s’élève contre la volonté du président de la République de faire passer un texte aux conséquences économiques négatives. Le Front de Gauche demande l’organisation d’un grand débat public débouchant sur un référendum, afin d’informer le peuple et de lui laisser le dernier mot. Le journal L’Humanité lance la pétition.

D’accord, au beau milieu des congés d’été, le sujet n’est pas des plus enthousiasmants… Il apparaîtrait même comme carrément rébarbatif et réservé à une petite élite, apte à comprendre les sujets économiques… Et pourtant…
Le « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance » (son titre n’étant déjà pas des plus clairs, on l’appellera plus généralement « pacte budgétaire »), qui a prétendument comme objectif de « sauver l’euro, l’Europe et sortir de la crise », rien que ça, et de nous éviter un « chaos économique et social aux conséquences incalculables », comme si on ne l’avait pas déjà… le dit traité aura sans conteste des répercussions non négligeables sur notre vie quotidienne…
Le pacte budgétaire nous concerne tous, et de près. Essai de « décryptage », car les choses sont tellement « cryptées » en effet, qu’on dirait que c’est fait exprès pour qu’on n’y comprenne rien… mais au Front de Gauche, et même en plein coeur de l’été, on ne doute de rien, et surtout pas de la capacité de réflexion du simple citoyen.

L’austérité qu’imposera ce traité ne peut qu’aggraver la situation en contraignant à réduire les déficits publics à 0,5% du PIB. C’est la fameuse « règle d’or » ou la bible de l’austérité budgétaire à perpétuité. Les Espagnols, qui sont un peu en avance sur nous quant à l’application de cette purge austéritaire, mais pas encore tombés complètement au fond du trou grec, manifestent massivement depuis que Bruxelles leur a accordé 100 milliards, qui ne sont bien évidemment destinés ni aux chômeurs, ni aux services publics, mais aux banques.
Si les Espagnols sont en colère, c’est qu’en échange de ces 100 milliards dont ils ne verront pas la couleur, ils sont concernés, en contrepartie, par un « plan d’ajustement structurel », on continue dans le jargon obscur à souhait, plan concocté par le gouvernement, et qui prévoit, entre autres douceurs, la hausse de la TVA, le gel de salaires des fonctionnaires, la baisse des aides au logement des jeunes et la « libéralisation », c'est-à-dire pour parler clairement, la privatisation, du réseau ferroviaire…

On commence à mieux comprendre pourquoi donc ce «TSCG » est caché aux citoyens de l’Europe?et pourquoi ce silence autour d’un texte si important.

Mais qu’est-ce donc dans le détail que ce pacte budgétaire ?

Tout d’abord une contrainte : celle de limiter à 0,5% du produit intérieur brut le déficit du pays. Bon, on n’arrive déjà pas à respecter la limite théorique de 3% et le déficit français actuel s’élève à 4,5%... Pour arriver à le réduire à 3%, il faut trouver 30 milliards. La dette, quant à elle, ne doit pas excéder 60% du PIB. Pour info, elle est actuellement de plus de 86% de notre PIB. A prévoir donc de trouver quelques milliards pour rentrer dans les clous européens, et suivant les exemples grec et espagnol, de réduire drastiquement les dépenses publiques, quitte à enfoncer toujours plus le pays dans la récession économique. Ces mesures doivent être traduites dans le droit national, « au moyen de dispositions contraignantes et permanentes », si possible inscrites dans la Constitution.

Et si ça ne marche pas, ce qui, en général, est le cas ? Que fait-on du mauvais élève ? Des sanctions sont évidemment prévues. « Un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l’objectif. Ce mécanisme comporte l’obligation de mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts » d’après un calendrier fixé par la Commission Européenne.
Rappelons que ladite Commission, indépendante des gouvernements des États membres et actuellement présidée par le Portugais Barroso, joue un rôle particulièrement important tout en n’étant pas directement issue du Parlement européen, élu, lui, au suffrage universel, mais personne, sauf de mauvais esprits, ne verra là un souci démocratique.

C’est donc bien un véritable système de contrôle des politiques budgétaires des États qui est ainsi déterminé. L’automaticité des mesures coercitives permet d’éviter tout débat. On peut aussi dénoncer l’un de ses petits camarades, puisque l’un des Etats de l’UE peut saisir la Cour de justice et demander des sanctions, «?une somme forfaitaire ou une astreinte adaptée aux circonstances » mais ne dépassant pas, ouf, 0,1% du PIB. Deux milliards tout de même, en ce qui concerne la France.

François Hollande avait fait de l’objectif de la renégociation de ce traité l’un des axes essentiels de sa campagne. Parmi ses soixante engagements, la proposition numéro 11 est la «?réorientation de la construction européenne?», qui stipule?: «?Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9?décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction?». Le candidat socialiste l’a fortement réaffirmé à plusieurs reprises lors de sa campagne. Or, ce pacte qui met sous la coupe des politiques d’austérité européennes les budgets nationaux reste inchangé. De même que le rôle de la BCE, qui refuse toujours de prêter aux États, mais prête seulement aux banques privées. Certes, le président de la République revendique l’ajout d’un volet croissance. Seulement, sur les 120?milliards d’euros annoncés par François Hollande pour la croissance, l’essentiel était déjà budgété en 2011. Seuls 10?milliards d’euros vont servir à recapitaliser la Banque européenne d’investissement pour de nouveaux projets. La faiblesse de cette somme ne peut masquer l’essentiel, à savoir que le pacte budgétaire européen demeure.

Le Front de Gauche estime qu’il ne peut pas y avoir de ratification parlementaire sans que ces dispositions aient été portées à connaissance des citoyens. Il lance donc la mobilisation en faveur de l’organisation d’un référendum, et promet une mobilisation en masse à la rentrée si le gouvernement refuse la consultation populaire.

Débat public et information du peuple pour lui permettre de prendre sa décision finale sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale, le droit de décider du budget de la nation, sont indispensables. Le Front de Gauche se prononce contre la ratification en l’état d’un traité qui aurait des conséquences néfastes sur l’économie française. Alors que le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d’autres sujets, le Front de Gauche estime que les Français doivent être informés et consultés.

Les responsables du Front de Gauche expliquent pourquoi ils s’engagent dans cette bataille.

Christian Picquet, responsable national de Gauche Unitaire
« Le gouvernement français serait lié par des contraintes budgétaires qui lui interdiraient de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu. Signer le Pacte de stabilité donnerait une trajectoire à la politique gouvernementale pour le quinquennat, qui serait totalement contraire à ce pourquoi les Français ont voté au printemps. Cela orienterait vers une austérité généralisée avec une baisse des dépenses publiques, une diminution du coût du travail pour alléger les cotisations patronales, au moment où les grands groupes affichent des dividendes insolents. Cette trajectoire là, rien ne la justifie. »

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche
« Il est donc fondamental d’alerter les citoyens sur la situation et les conséquences concrètes de la ratification d’un tel traité. Il y a urgence, et on va mener cette bataille dès maintenant. »

André Chassaigne, président du groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale
« Quelles que soient les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel, c’est-à-dire que ce traité soit à inscrire dans la Constitution ou fasse l’objet d’une loi organique, nous défendrons la voie référendaire. L’alternative que nous opposons à ce traité est le changement du statut de la Banque centrale européenne afin qu’elle puisse notamment accorder des prêts directs aux États et disposer de capacités de création monétaire. ?Un fonds européen doit être créé pour financer?un véritable programme de développement économique, social et environnemental. »

Le Front de Gauche a annoncé que ses députés voteraient contre la ratification du traité au Parlement et L'Humanité lance dès à présent une pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen.

La ratification ou non du pacte budgétaire européen, concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui demeure tel quel aujourd’hui, sera le premier test de la volonté ou non de la gauche au pouvoir de rompre réellement avec les politiques qui, jusqu’à présent, nous ont amenés, en France comme en Europe, dans le mur de la crise économique, financière et sociale.

Pétition à signer en ligne ou, si votre serviette de plage n’est pas équipée d’une connexion Internet, auprès des militants du FdG les plus proches.
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Assemblée: le Front de Gauche s'attaque aux licenciements boursiers

chassaigne_7.jpgLes députés du Front de Gauche vont déposer rapidement une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers.

C'est ce qu'a indiqué André Chassaigne mardi 17 juillet lors d'un point presse. "Il y a urgence. Il faut des avancées législatives. Immédiatement, il faut que l'on puisse voter une loi pour l'interdiction des licenciements boursiers, a lancé le député du Puy-de-Dôme. Nous allons redéposer la proposition de loi qui avait été discutée au Sénat."

Pour le Front de Gauche, il y a urgence à faire adopter une telle mesure tant les licenciements pour augmenter la rentabilité des entreprises et satisfaire leurs actionnaires sont en augmentation. "Quand on parle de milliers de licenciements, on parle en fait de dizaines de milliers de licenciements!" affirme André Chassaigne, prenant pour exemple les 8.000 suppressions d'emplois chez PSA qui vont se répercuter chez des sous-traitants.

"Je rappelle qu'au Sénat, il a manqué quatre voix", a ajouté le président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale. Cette proposition de loi communiste avait été rejetée en février dernier à la suite de l'abstention des radicaux de gauche. "Avec la majorité que nous avons dans cette Assemblée, le vote de cette proposition de loi ne doit pas poser problème."

André Chassaigne sera reçu à Matignon mercredi 18 juillet, ainsi que Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat.

Info Huma.fr

 

Amplifier la dynamique du Front de Gauche

_326_.gifPierre Laurent veut "amplifier la dynamique du Front de Gauche"

Poursuivre, faire évoluer et amplifier la dynamique du Front de Gauche : c’est la ligne proposée aux communistes par Pierre Laurent ce lundi au Conseil National du PCF. Après un an de campagne et pour faire face aux défis de demain, le secrétaire national du PCF estime "indispensable" de prolonger la démarche de large mobilisation citoyenne qu’est celle du Front de Gauche.

Ce discours du secrétaire national du PCF était fort attendu. Il s’agissait de tirer un premier bilan d’une année de campagne intense, dès le lendemain du second tour des élections législatives et de proposer aux militants une première direction, un projet pour les années à venir. Après Marie-George Buffet qui s’était exprimée en ce sens dès l’annonce des résultats du 1er tout des législatives, Pierre Laurent estime qu’il est "plus indispensable que jamais", de poursuivre et amplifier la démarche de Front de Gauche : "A l'élection présidentielle, la percée du candidat commun du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, avec près de quatre millions de voix et 11% des exprimés, a été un événement. Ce résultat est apprécié comme tel par l'immense majorité des communistes, ainsi que tous les acquis de nos campagnes qui les conduit à considérer que c'est dans la poursuite et l'amplification de la démarche du Front de Gauche qu'est l'avenir."

Pour Pierre Laurent, le Front de Gauche n’est pas qu’un cadre ou un candidat, c’est toute une démarche, "une dynamique citoyenne et populaire inédite dont la marche pour la VIème République à la Bastille et les nombreux meetings tenus ont été les symboles. L'engagement dans cette démarche, le retour ou l'entrée en politique de très nombreux jeunes, de syndicalistes, de forces sociales, intellectuelles et culturelles diverses. Il faut aussi souligner l'enthousiasme avec lequel les communistes ont mené ces batailles, l'élan qu'elles ont suscité pour leur propre engagement, le renforcement du Parti communiste qu'elles ont permis avec plus de 6000 adhésions nouvelles depuis septembre 2011."

C’est aussi en cela que Pierre Laurent considère le Front de Gauche comme un avenir. La concertation entre les partenaires, le partage et l’élaboration collective du projet l’Humain d’abord sont au cœur de cette dynamique, et donc également une démarche à poursuivre et développer. Le secrétaire national du PCF propose ainsi déjà plusieurs rendez-vous, dès cet été, de concertation avec les partenaires du Front de Gauche, comme à l’Université d’été et le point culminant : la Fête de l’Humanité les 14,15 et 16 septembre. "Cela suppose également que la capacité d'initiatives du Parti communiste continue à se déployer pleinement au service de cette démarche et de notre propre travail de renforcement et d'élaboration collective. Tout ce travail est devant nous", conclut-il.

Le Conseil National a voté cette résolution (93 pour, 11 contre, 17 abstentions). Ce texte, divisé en trois axes, est également proposé au vote des militants réunis partout en France en Assemblées générales ces 18 et 19 juin. Une Conférence nationale se tiendra le 20 juin 2012 a? Paris et s’appuiera sur les résultats du vote pour définir la direction à prendre. S’en suivra un meeting à la Mutualité, à partir de 18h00.

Humanité.fr
Lire le rapport complet en annexe de ce billet

 

Après le 10 juin, ne lâchez rien !

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe moment est venu de tirer quelques enseignements du premier tour des élections législatives.

Le Front de Gauche ne concrétise pas lors de ce scrutin les espoirs nés de la campagne des présidentielles. Il nous faudra analyser en profondeur les raisons de ce « demi-échec ». Si la gauche sort victorieuse au soir de ce dimanche, inversant les scores de 2007, le FdG laissera visiblement beaucoup de plumes le 17 juin. C'est un groupe amoindri qui siègera à la nouvelle Assemblée.

Une des raisons est à chercher dans le mode de scrutin, particulièrement injuste et antidémocratique. Entre les voix obtenues et le nombre de sièges à l’arrivée, le rapport n’est pas toujours évident, ni mathématique… Le PS, avec 34,4%, engrangera entre 283 et 329 sièges. Le FdG ne peut en espérer que 19 au maximum, avec 6,91%. Il faut donc entre trois et sept fois plus de voix pour élire un député FdG qu’un député PS… Une proportionnelle intégrale aurait assuré 41 députés au FdG. « Un grave problème démocratique que seules d’ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une 6è République peuvent résoudre » souligne le PCF par la voix de Pierre Laurent.

Complet paradoxe, alors que le FdG progresse nettement par rapport aux législatives de 2007 (+2,6% sur les candidats PCF), il comptera moins d’élus au soir du deuxième tour.

Le FdG a aussi souffert d’une abstention qui a battu des records puisque presque 20 millions d’inscrits ne se sont pas déplacés le 10 juin, phénomène qui interpelle l’ensemble de la gauche. L’inversion du calendrier électoral, qui minore les élections législatives, devenues simple scrutin « de confirmation » au profit d’une présidentielle très personnalisée, pèse ici lourdement.
Que l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, notamment les ouvriers, les employés et les jeunes, ait été fortement touché par l’abstention, doit nous interroger.

Remarquons aussi qu’aucune campagne nationale qui aurait posé clairement les enjeux des législatives et aucun débat n’ont eu lieu depuis l’élection du président de la République. Dans ce cadre, le FdG n’a pas été en capacité de faire irruption sur la scène politique alors qu’il a mené une campagne présidentielle remarquable un mois auparavant. Pourquoi le FdG n’a-t-il pas mieux résisté ? Pourquoi aucune initiative nationale n’a t-telle dynamisé la campagne, alors que nous avions réussi en mars une « Bastille » qui a marqué les esprits ? Pourquoi n’avoir pas fait mieux connaître le bilan, tellement positif pourtant, des députés communistes à l’Assemblée ? Pourquoi subissons-nous encore et toujours le réflexe du « vote utile » qui amène de nombreux électeurs qui partagent le contenu de nos propositions, à voter pour un autre candidat, parce qu’il apparaît comme le seul capable d’accéder au pouvoir ? Il nous faudra analyser les raisons qui nous ont fait « perdre » en juin 38% des voix du mois d’avril.

Dans le Val d’Oise, l’abstention a également sévi. La participation ne s’élève qu’à 53,87% contre 57% en 2007. Le FdG obtient 6,7% des suffrages, soit un gain de 3,22% et de 11 686 voix sur 2007, devenant ainsi la deuxième force de gauche du 95. Il dépasse les 5% dans 9 des 10 circonscriptions, alors que ce n’était le cas que dans une seule en 2007. Des scores non négligeables ont été obtenus dans de nombreuses villes du département : 27,8% à Bezons, 18,7% à Fosses, 10,35% à Garges, 11% à Pierrelaye…

Au deuxième tour, le Front de Gauche 95 appelle à battre partout les candidats de droite.
C’est évidemment le cas dans notre circonscription, où il faut éliminer François Scellier, député sortant qui a voté à l’Assemblée toutes les lois antisociales de la droite. Nous avons souvent dénoncé sur ce site ses positions sur la privatisation de la Poste, sur les suppressions de postes d’enseignants, sur le démantèlement de la retraite à 60 ans….. et démontré la nocivité de la loi qui porte son nom.

Dans notre 6è circonscription, les candidats FdG obtiennent 6,52% et 2650 voix, en nette progression sur les 2,68% et les 1 112 voix du candidat communiste de 2007. Dans un secteur réputé « difficile » puisque composé de huit villes de droite, c’est un résultat honorable même s’il recouvre des scores inégaux d’une ville à l’autre.

Le Front de Gauche recueille à Saint Gratien 8,83% et 651 voix. Aux législatives de 2007, le PCF obtenait 198 voix et 2,65%. C’est là encore une progression qui fait que nous sommes aujourd’hui une force que nul ne peut ignorer.

Le FdG redevient la 3è force politique gratiennoise, derrière le PS et l’UMP. Il devance pour la première fois le FN sur la ville ce qui est pour nous une grande satisfaction. Dans chacun des bureaux des quartiers populaires des Raguenets et des Marais, le FdG est devant le FN.

Un seul bureau sur les 11 de la ville accorde moins de 5% au FdG. Dans 5 autres, le score est entre 5,8 et 9,5 %. Dans 5 bureaux, le FdG dépasse les 10%. C’est dans le bureau de vote des Marais que le FdG réalise son plus important pourcentage : 14, 31%.

Ces résultats sont pour nous un encouragement à persévérer. Cette campagne électorale n’est qu’une étape. Le Front de Gauche, contrairement aux candidats que vous ne reverrez que dans cinq ans, vous appelle à prendre vos affaires en main, toute l’année !

Ne lâchez rien !

A très bientôt !

 

Nos priorités pour le pouvoir d'achat et le logement

Le SMIC à 1 700 €, c’est une vie décente pour tous et une relance de l’activité économique.

En 2009, un quart des salariés a perçu moins de 784 € en moyenne par mois. 13,5% de la population vit sous le seuil de pauvreté, soit huit millions et demi de personnes dont près de deux millions et demi d’enfants.

Le Front de Gauche propose de revaloriser l’ensemble des salaires.
En 30 ans, la part des salaires dans les richesses produites en France est passée de 75 % à moins de 65 %, au profit de la distribution de dividendes pour les actionnaires. Les politiques mises en œuvre depuis 10 ans ont accéléré la baisse de la rémunération du travail, ce qui empêche aujourd’hui des centaines de milliers de personnes de vivre décemment. Voilà l’une des causes de la crise que nous traversons. C’est ce qui provoque le surendettement de centaines de milliers de familles, mais aussi celui de l’État : moins de salaires, c’est moins de cotisations sociales, moins d’impôts sur le revenu, mais aussi moins de consommation et moins de rentrées fiscales sous forme de TVA...

Un petit coup de pouce ne suffira pas ! Surtout en maintenant une politique d’austérité qui entraîne récession et chômage !

Le SMIC à 1 700 €, mesure de justice sociale, a aussi une efficacité économique avec un effet considérable sur la consommation des ménages, qui représente les trois quarts du PIB. Le « cercle vertueux » de la demande et de la relance de l’activité sera ainsi enclenché : la revalorisation du SMIC aura un effet bénéfique sur l’activité des entreprises, et l’emploi. Un pôle financier public permettra aux PME d’y faire face, en bénéficiant de financements d’autant plus avantageux qu’elles développent des investissements créateurs d’emplois et porteurs de salaires corrects. À l’inverse, les entreprises qui rognent sur les salaires et sur le nombre de leurs salariés, au seul profit de leur rentabilité financière, verront augmenter leur impôt sur les sociétés et leurs cotisations sociales. Les grandes entreprises ont, elles, les moyens d’augmenter leurs salariés en puisant dans les dividendes versés aux actionnaires.

Le logement : une urgence sociale !

Environ 3,6 millions de personnes - dont 600 000 enfants - sont « mal logées » et près de 10 millions sont touchées par la crise du logement. Plus de 1,2 million de ménages sont en attente d’un logement social - dont 330 000 en Ile de France -, et près de 4 millions sont en situation de précarité énergétique.

Dans le Val d’Oise, 30 000 demandes de logement sont en attente. 7 000 logements devraient être construits chaque année, alors que 25 communes ne respectent pas la loi SRU, comme la ville d’Enghien.

Les prix ont flambé depuis 10 ans. Dans notre circonscription, il n’est pas rare que la location d’un F3 revienne à 900 € par mois et que le prix d’un 2/3 pièces atteigne 250 000 €.

Le coût du logement absorbe 25 à 50% du pouvoir d’achat des ménages populaires. Les classes moyennes ne sont pas épargnées.

Doubler le plafond du Livret A, comme il est proposé, pour dégager des ressources afin de financer la construction de logements sociaux et intermédiaires, ne suffira pas. Le Front de Gauche propose des mesures immédiates : blocage des loyers, investissement public massif, grands travaux de réhabilitation pour rénover le parc ancien et s’attaquer à la précarité énergétique. La mise en œuvre d’un tel programme de construction et de réhabilitation favorisera la relance de l’activité économique et l’emploi.

• Nous proposerons de produire des logements sociaux dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU (le minimum de 20% sera porté à 25%). Nous conditionnerons les subventions de l'État à ces communes à la production effective de logements.
• Nous pèserons pour la construction de 200 000 logements par an, avec un volant spécifique de logements pour étudiants et pour jeunes adultes.
• Nous étendrons la taxe sur les logements vacants (300 000 en Île de France !) pour inciter les propriétaires à remettre sur le marché des appartements inoccupés. Des moyens existent pour garantir à leurs propriétaires le paiement des loyers par leurs nouveaux locataires. Là où cette mesure existe, le taux de « vacance » a diminué.
• Nous mettrons fin aux expulsions en créant un fond de garantie des risques locatifs pour les bailleurs, et des risques de la vie pour les locataires (maladie, accident, chômage…) qui garantira le maintien dans les lieux.
• Pour financer ces mesures, nous taxerons la spéculation financière et immobilière, et freinerons le financement par les banques d’opérations uniquement inspirées par la recherche de plus-values, comme les ventes à la découpe. Nous réorienterons l’épargne populaire vers le financement du logement.
• Nous augmenterons la contribution des employeurs à l’effort de construction pour rétablir un véritable « 1% logement ».
• Pour mener à bien cette politique, nous constituerons un service public national décentralisé du logement, géré de façon démocratique, consolidé par une participation majoritaire des élus locaux, des représentants des salariés, des associations et des usagers qui bénéficieront de nouveaux droits de décision et de contrôle.

 

Les 10 et 17 juin, faites-leur un dessin !

episode_9.jpgEn 2012, on va leur faire un dessin !

Episode spécial législatives de notre fameuse série «en 2012… »
Cet épisode sert de spot officiel pour le Front de Gauche et il a été jugé tellement sulfureux que le CSA l’a censuré !

Retrouvez ci-dessous la version originelle, non censurée par le CSA.

Et faites vos choix !

Voulez-vous bloquer le prix des carburants pour 3 mois ou vous engager vers une maîtrise publique de l’énergie, garantissant son accès à tous ?

Vous contenterez-vous d’un coup de pouce symbolique au SMIC ou exigerez-vous une juste répartition des richesses ?

Vous satisferez-vous d’une renégociation à la marge du dernier traité européen ou pensez-vous indispensable la refonte des missions de la BCE pour une Europe démocratique et sociale ?

Approuvez-vous qu’on récupère 60 000 postes pour l’éducation aux dépens d’autres emplois publics, ou faut-il une politique de développement de l’emploi dans la fonction publique pour répondre aux besoins des gens ?

Etes-vous prêts à cotiser 41 ans ou décidez-vous de taxer les revenus financiers pour une retraite à 60 ans pour tous ?

Le Front de Gauche a choisi. Pour nous, c’est l’humain d’abord !

Les 10 et 17 juin, prenez une bonne assurance changement : élisez des députés Front de Gauche !

voir la vidéo

 

Participez à la campagne du Front de Gauche !

Bienvenue au Front de Gauche !

Prochains rendez-vous du Front de Gauche et ses candidats dans la 6è circonscription du Val d’Oise, dans les villes de Saint Gratien, Sannois, Deuil, Soisy, Montmagny, Andilly, Margency et Enghien.

Mardi 29 mai distribution à la gare d’Epinay Villetaneuse entre 7h et 9h
Mercredi 30 mai, même action à la gare d’Enghien ; le soir à partir de 18h, le FdG sera à la gare d'Ermont Eaubonne en compagnie du candidat de la 4è circonscription, Patrice Lavaud
Jeudi 31 mai le FdG sera à la gare du Champ de Courses entre 7h et 8h30. Le même jour, distribution de tracts à Sannois autour d’une animation de rue avec des artistes sur échasses ! Les candidats resteront les pieds sur terre pour échanger avec les citoyens… RV quartier des Loges devant le centre culturel "la Passerelle" à partir de 18h
Vendredi 1er juin matin, le FdG distribuera à la gare de Deuil-Montmagny.
Samedi 2 juin, le FdG sera présent au marché d’Enghien et au marché de Deuil. Il ira à la rencontre des habitants du quartier des Raguenets à Saint Gratien entre 10h et 12h puis sera devant le magasin « Carrefour » du centre ville de Saint Gratien entre 16h30 et 18h3O.
Dimanche 3 juin, Isabelle Volat et Eric Peschot seront au marché de Sannois ; le FdG sera présent au marché de Saint Gratien et de Soisy.
Lundi 4 juin matin, distribution à la gare de Groslay.
Mardi 5 juin, entre 6h30 et 8h30, vous rencontrerez les militants du FdG à la gare de Saint Gratien, ainsi qu'à celle de Deuil la Barre.
Jeudi 7 juin entre 17h30 et 19h, le FdG sera à la sortie de la gare de Saint Gratien côté Raguenets. Le matin, rencontrez le FdG à la gare de Sannois, ainsi qu'à celle de Deuil Montmagny. Entre 10 et 12h , le FdG sera devant le magasin "Intermarché" de Montmagny.

Vous souhaitez participer à ces initiatives, aider au collage d’affiches ou à la distribution dans les boîtes aux lettres, tenir un bureau de vote le 10 juin ou proposer d’autres actions ? Prenez contact avec le Front de Gauche via ce blog ou contactez un de ses militants. Le Front de Gauche est un rassemblement ouvert à tous. Vous pouvez participer à ses actions en étant, ou non, membre d’une des formations politiques qui le composent.

A très bientôt !
Ce billet sera actualisé régulièrement.

 

Pour une ambitieuse politique du logement

Je suis la candidate du Front de Gauche dans la 6è circonscription du Val d’Oise. Éric Peschot est mon suppléant. La période électorale qui s’ouvre sera pour nous l’occasion de développer nos propositions et de les mettre en débat.

Battre N.Sarkozy était une première étape. Dix années de politique régressive, appellent des ruptures et pas seulement des correctifs à la marge des injustices les plus criantes. Aussi, en matière de logement, voici nos priorités.

logement_mai_2012.jpg3,5 millions de personnes sont victimes de mal logement, dont 600 000 enfants, avec des répercussions en matière de santé, de réussite scolaire... Dix millions de nos concitoyens souffrent, de près ou de loin, de la crise du logement. Situation absurde et intolérable !
La « crise du logement » frappe désormais même les classes moyennes et 80% des Français estiment « difficile » de trouver un logement. Un Français sur cinq peine pour payer son logement. Dans le Val d’Oise, 30 000 demandes de logement sont en attente. 7 000 logements devraient être construits chaque année et 25 communes ne respectent pas la loi SRU, dont la vile d’Enghien.

Le logement est devenu une marchandise, source de profit et de spéculation.

Des pays en Europe, des villes en France, par une maîtrise des prix, ont démontré la possibilité et l’intérêt d’une régulation par les pouvoirs publics des prix du logement.

Produire suffisamment de logements accessibles partout où les besoins existent, réguler les marchés et maîtriser le coût du logement pour défendre le pouvoir d’achat des ménages, construire une ville équitable et durable, c’est un impératif pour vivre ensemble.

Le Front de Gauche met sur la table ses propositions en matière d’habitat parce qu’il y a urgence. Cela passe, notamment par la création d’un « service public national du logement, de l’habitat et de la ville » qui aurait pour mission de mettre réellement en œuvre et garantir le droit au logement.

Voici quelques-unes des propositions que nous soutiendrons à l’Assemblée ;

- Engager un programme de rattrapage pour la construction et la réhabilitation de logements sociaux. Il faut construire au minimum 200 000 logements sociaux par an pendant 5 ans, de haute qualité environnementale, avec des loyers abordables
- Imposer la production de logements sociaux dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU, par exemple en interdisant les subventions de l'Etat et des collectivités territoriales à ces communes.
- Appliquer la loi de réquisition des logements vides, car la réquisition est l’un des leviers possibles contre la crise du logement. Il y a en France plus de 2 millions de logements vides.
- Interdire les expulsions, pratiques moyenâgeuses qui ne font qu’enfoncer davantage les familles en difficulté.
- Encadrer les loyers du secteur privé pour les limiter à 20% des revenus des ménages
- Abroger les mesures de la droite du type : vente de logements sociaux ou à la découpe, dé-conventionnement, fiscalité immobilière, etc. ;

Un député engagé, c’est utile !
Les députés communistes et du Parti de gauche ont déposé en novembre dernier, une proposition de loi visant à interdire les expulsions, à renforcer la réquisition des logements vacants et à renforcer la loi SRU, en faisant passer de 20 % à 30 % le taux de logements obligatoires en zone tendue et en augmentant les pénalités en cas de non-respect de la loi.

 

Redistribuer le pouvoir d'achat

SONY DSC                       Je suis la candidate du Front de Gauche dans la 6è circonscription du Val d’Oise. Éric Peschot est mon suppléant. La période électorale qui s’ouvre sera pour nous l’occasion de développer nos propositions et de les mettre en débat.

Troisième volet de nos propositions en matière économique

Redistribuer le pouvoir d’achat

Le taux de croissance moyen du pouvoir d’achat du salaire net annuel moyen est passé de 3,9 % de 1960 à 1976 à 0,6 % de 1979 à 2005. Le décrochage est phénoménal. De même, le revenu disponible des ménages a crû en moyenne de seulement 0,68% par an de 1975 à 2001. La tendance à une dévalorisation de la rémunération du travail a continué ces 10 dernières années, précipitant dans la misère des dizaines de millions de personnes.

Depuis 30 ans, on a baissé la rémunération du travail. Ce qui a entraîné cette crise du surendettement que connaît notre pays. Pour des millions de foyers, il est impossible de vivre décemment. La sous-rémunération du travail est l’une des causes structurelles de la crise que nous traversons. Il faut redistribuer du pouvoir d'achat, avec notamment l’augmentation du SMIC à 1700€ brut dès le début de la législature et 1700€ net en 2017. Si, d’un côté, il faut redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre, il faut imposer un plafonnement des salaires à 20 fois le salaire médian (1653€) pour les plus hauts revenus. Sans oublier la suppression de toutes les niches fiscales.
Pour redonner du pouvoir d’achat, il faut aussi envisager des mesures d’encadrement des loyers, ce qui impliquera une baisse des loyers dans certaines zones. Enfin, les premières tranches de consommation d’énergie (gaz et électricité) seront gratuites pour les foyers les plus modestes. En parallèle à des décisions de nature législative, (blocage des loyers, hausse du SMIC, etc…) il faut décider de changer le rapport de forces entre le capital et le travail. Dans les entreprises, des droits nouveaux seront accordés aux salariés et aux syndicats de salariés avec la possibilité, par exemple, de s’opposer aux licenciements. Une surveillance accrue sera effectuée sur la finance avec un contrôle des mouvements de capitaux et la limitation des dividendes servis aux actionnaires.

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