Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Les familles du Val d’Oise en colère

fcpe_95.jpgLa FCPE 95 communique

Le Conseil général du Val d’Oise a décidé unilatéralement d’arrêter de subventionner les cartes Imagin’R pour les lycéens non boursiers du département. Le Conseil Régional, lui, continue d’apporter son aide aux transports scolaires.

Les familles des lycéens du Val d’Oise voient doubler le prix de la carte Imagin’R suite à ce désengagement du Conseil Général dans le financement des transports scolaires.

Pour deux zones, les tarifs passent de161€ à 314€ ; pour trois zones, de 221€ à 435€ ; pour quatre zones, de 282€ à 557€ et pour cinq zones, de 344€ à 680€.

De plus, la carte « Optile » a doublé, passant de 57 à plus de 107€ par enfant. (Il s’agit d’une carte scolaire sur les lignes de bus, ndlr)

Ces augmentations sont disproportionnées et injustifiées. Elles pénalisent directement les familles, notamment les plus modestes et les plus fragiles. Cette mesure ne prend pas en compte les difficultés de transport sur le Val d’Oise. La carte des formations du Val d’Oise est plus limitée que dans d’autres départements limitrophes. Les lycéens sont donc obligés d’aller dans des établissements éloignés de leur domicile.

Les familles ne peuvent plus continuer ainsi. Cette politique aura un impact sur le choix des formations pour les lycéens du Val d’Oise. Cela ne permettra plus de dire que l’égalité républicaine est respectée sur notre territoire.

Oui, Monsieur le président du Conseil général, c’est l’avenir d’une partie de la jeunesse du département que vous remettez en cause ! D’autres choix sont possibles, c’est une question de volonté politique !

En quelques semaines, cet été, près de 2 250 personnes ont signé la pétition contre cette décision. Ce n’est pas terminé car de nombreuses familles n’ont connu la très désagréable surprise qu’au retour de vacances.

Contre l’augmentation des transports scolaires dans le Val d’Oise, retrouvons-nous le vendredi 21 septembre à 9 heures pour manifester devant le Conseil général à Cergy, lors de sa séance plénière.

 

La cantine, un droit pour tous

Je reçois un message de différentes organisations syndicales enseignantes, de la FCPE et de la Ligue des droits de l'homme.

Ce texte alerte sur l’attitude de certaines municipalités qui réservent l’accès des restaurants scolaires aux enfants dont les deux parents travaillent. Dans ces villes, les enfants de chômeurs ne sont donc pas admis à la cantine.

Cette pratique discriminatoire est choquante et inacceptable d’abord parce que ce sont les enfants qui en subissent le plus lourdement les conséquences. Elle renforce l’exclusion dont sont déjà victimes ces familles et stigmatise leurs enfants. Je sais, pour avoir vécu cette situation de près, combien les enfants, même jeunes, ressentent douloureusement cette mise à l’écart. Elle complique singulièrement la vie quotidienne des familles, et notamment des mères, qui doivent être disponibles à l’heure du repas et ne peuvent donc pas se consacrer à la recherche d’un emploi ou suivre une formation. Elle prive les enfants d’un moment de la journée d’école essentiel pour leur socialisation. Pour les foyers les plus modestes, elle ôte la possibilité de bénéficier d’un repas équilibré.

Il est particulièrement indigne de pénaliser un peu plus des familles déjà confrontées à de grandes difficultés. La cantine, service public local, doit être accessible à tous. Le prétexte invoqué par les communes est le plus souvent la capacité d’accueil insuffisante. Seulement, restreindre l'accès des enfants à ce service en fonction de l'activité professionnelle de leurs parents constitue une discrimination aux yeux de la loi. Il y a atteinte au principe d’égalité de tous devant les services publics Ces décisions municipales sont d’ailleurs régulièrement retoquées par les tribunaux administratifs saisis par des associations de parents d’élèves. La FCPE notamment affirme avoir systématiquement gagné les recours engagés.

Ce procédé n’est malheureusement pas rare. Le journal l’Humanité a récemment recensé plus de 70 communes restreignant l’accès à la cantine.

Il ne fait pas bon être enfant de chômeur dans la France d’aujourd’hui. Je pense d’une manière plus générale qu’il y a urgence à réduire les inégalités entre les enfants vivant sur notre sol, en matière d’éducation, de santé, de logement, d’accès aux sports et aux loisirs, d’accueil de la petite enfance, de justice. L'UNICEF a d’ailleurs récemment inclus la restauration scolaire dans le droit à la santé et à la nutrition tels qu’ils sont définis par la Convention internationale des droits de l’enfant.

Public fragile par excellence, les enfants victimes de la pauvreté et de l’exclusion sont trop souvent oubliés de nos politiques publiques. Un important chantier de réflexion et d’action pour nos futurs députés pourrait s’ouvrir dans cette direction.


 

L'éducation au coeur des débats

La mobilisation des parents d’élèves se poursuit : on ne lâche rien.

Après Argenteuil et Ermont, les parents continuent à se mobiliser.

La FCPE 95 organise 3 nouvelles manifestations pour protester contre la suppression des moyens accordés aux établissements scolaires de nos enfants avec l’ensemble de la communauté éducative (syndicats enseignants, non enseignants, syndicats lycéens, associations de parents d’élèves, ...) et les élus locaux.

• Samedi 31 Mars 2012 Place du Général de Gaulle à Cergy à 12h
• Mercredi 11 Avril 2012 devant le Rectorat de Versailles avec les parents d’élèves des Yvelines, des Hauts de Seine et de l’Essonne à 17h
• Vendredi 13 Avril 2012 Soutien au RASED au cinéma Utopia Saint Ouen l’Aumône avec la diffusion du film « Un parmi les autres », du réalisateur Pierre de Nicola produit par la "Fédération nationale des associations de rééducateurs de l’Éducation nationale" à 20h

Ces mauvais coups supplémentaires auront des effets désastreux si nous ne faisons rien pour y remédier et nous ne pouvons pas attendre le résultat des élections présidentielles pour agir car il sera trop tard.

C’est pourquoi, dès maintenant d’autres actions sont en préparation à Garges, Villiers le Bel, Sarcelles, ...qui rejoindront les initiatives communes avant et après les élections présidentielles et législatives.

Dans le premier degré : fermetures de classes ; effectifs surchargés ; remplacements non assurés ; fin de la scolarisation des moins de 3 ans ; démantèlement des réseaux d’aide et de soutien aux enfants en difficulté ; suppression des postes de maitres formateurs ; ouvertures de classes compromises…

Dans les collèges : disparition de cours et options ; suppression du travail en groupe et du soutien sur temps scolaire ; fin des itinéraires de découverte ; classes surchargées, menaces sur les postes de CPE…

Dans les lycées : fragilisation des lycées par la suppression massive d’emplois au moment où s’appliquent les réforme, notamment dans la voie technologique ; suppression de 17 formations dans les lycées techniques, technologiques et professionnels, du CAP au BTS…

Dans beaucoup d’établissements, les élèves en difficulté ou handicapés seront moins bien pris en charge.

Devant cette situation alarmante, nous appelons le plus grand nombre à se joindre aux mobilisations organisées par la communauté éducative : les organisations professionnelles enseignantes : CGT Educ’Action, SNEP-FSU, SNESFSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU, UNSA Education, les associations de parents d’élèves FCPE , PEEP et les organisations lycéens FIDL, UNL.

Nous voulons le retour des 80 000 profs supprimés depuis 2005, nous voulons le recrutement de médecins scolaires, de professionnels de la vie scolaire, de professionnels de l’orientation scolaire, nous voulons des enseignants qualifiés, formés et accompagnés dans leurs missions.

Nous voulons des classes avec des effectifs conformes aux matières à enseigner et aux particularités sociales, culturelles et économiques de chaque territoire.

Nous voulons une Éducation Nationale ambitieuse pour nos enfants et ambitieuse pour la nation. Les richesses pour cet investissement existent il faut les partager.

Le gouvernement et ses représentants doivent revoir leur copie et adopter un collectif budgétaire. Ne les laissons pas sacrifier l’avenir d’une génération.

Bruno Brisebarre et l’ensemble du conseil d’administration FCPE 95

Élections 2012 : l'éducation au coeur des débats

Site de la FCPE 95

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Saint Gratien : expression des élus PCF-Front de Gauche

logo_StG.GIFVoici le texte des élus PCF-Front de Gauche paru dans la revue municipale de novembre/décembre 2011.

Caricatural et méprisant, le dernier article de la majorité municipale paru sur cette page donne une image déplorable du débat politique. Nous ne répondrons pas à cette polémique stérile et ce, d’autant moins que la FCPE vient d’obtenir gain de cause dans sa défense de 19 enfants de Saint Gratien.

Scolarisés en primaire et en maternelle, ces enfants, dont les parents sont réfugiés politiques ou demandeurs d’asile, vivent tous dans un centre d’hébergement de la ville. La commune est condamnée par le tribunal administratif à admettre sans délai ces écoliers jusqu’ici interdits de tout service municipal (cantine, étude, centre de loisirs).

Le tribunal a jugé : la mairie n’a pas respecté le principe d’égalité devant les services publics que sont les services périscolaires. Le juge des référés a suspendu la décision du maire et enjoint de permettre aux enfants d’accéder à tous ces services communaux. Une décision sur le fond du litige interviendra ultérieurement. De nombreux Gratiennois se sont mobilisés depuis un an dans cette bataille contre l’intolérance et la discrimination. Nous nous félicitons que cette situation choquante prenne fin et que tous les enfants de notre ville soient traités de manière équitable, quels que soient leur lieu de résidence et leur origine.

 

La mairie de Saint Gratien est obligée d'accepter les enfants de réfugiés dans les services périscolaires de la ville

Le tribunal administratif de Cergy vient de rendre sa décision ce mardi dans cette affaire qui concerne 19 enfants. Son effet est immédiat mais provisoire. Le fond de l'’affaire sera jugé dans quelques mois.

La décision du tribunal administratif de Cergy vient de tomber ce mardi 25 octobre : les 19 enfants de réfugiés tchétchènes pourront s'inscrire à tous les services périscolaires de Saint Gratien. Ils en étaient privés depuis septembre 2010 par la mairie qui vient par la même occasion d'être condamnée à verser 1 500 euros à la FCPE. La municipalité comparaissait après le dépôt d'un référé de la FCPE 95 qui voulait dénoncer « une attitude discriminatoire ».

Rupture de l’égalité devant les services publics

Si la mairie a avancé l’insuffisance de la capacité d'accueil de ses services et le manque de ressources des familles concernées, le juge n’a pas retenu ses explications. Il a estimé qu'il y avait rupture de l’égalité devant les services publics et que la situation était « urgente », deux conditions nécessaires à une telle décision. Cette ordonnance du tribunal prend effet immédiatement mais est provisoire. Le tribunal se prononcera dans quelques mois sur le fond de l’affaire. De son côté, la mairie peut déposer un recours non suspensif devant le Conseil d’État, mais vient de faire savoir qu'elle ne le ferait pas.

Ce matin vendredi, la FCPE et le Collectif 35 ont accompagné en mairie les 9 familles concernées qui ont toutes pu s'inscrire aux services périscolaires. Ainsi prend fin une année de discrimination, moralement choquante et illégale comme vient de le démontrer le jugement du tribunal.

Ci-dessous le communiqué de presse de la FCPE.

Communiqué de presse Audience Tribunal administratif Enfants de Saint Gratien
   La FCPE 95 et le collectif 35 ont eu une réponse positive du juge du tribunal administratif.
Les 19 enfants sont admis dans les services périscolaires de la ville de Saint Gratien.
La discrimination dont ils étaient victimes depuis plus d’un an a été levée et les principes d’égalité entre tous les enfants doivent être maintenant respectés par la Municipalité de Saint-Gratien.
La FCPE 95 sera particulièrement attentive au respect des lois républicaines et à l’application de ce jugement.

Lisez en annexe l'ordonnance du tribunal.

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Saint Gratien : Première victoire pour les enfants de réfugiés privés de cantine

La mairie de Saint Gratien obligée d’accepter les enfants de réfugiés dans les services périscolaires de la ville. Le tribunal administratif de Cergy vient de rendre sa décision ce mardi dans cette affaire qui concerne 19 enfants. Son effet est immédiat mais provisoire. Le fond de l’affaire sera jugé dans quelques mois.

La décision du tribunal administratif de Cergy vient de tomber : les 19 enfants de réfugiés tchétchènes pourront s’inscrire à tous les services périscolaires de la commune. Ils en étaient privés depuis septembre 2010 par la mairie qui vient par la même occasion d’être condamnée à 1 500 euros d’amende. La municipalité comparaissait jeudi après le dépôt d’un référé de la FCPE 95 qui voulait dénoncer « une attitude discriminatoire ».

Si la mairie a avancé l’insuffisance de la capacité d’accueil de ses services et le manque de ressources des familles concernées, le juge n’a pas retenu ses explications. Il a estimé qu’il y avait rupture de l’égalité devant les services publics et que la situation était « urgente », deux conditions nécessaires à une telle décision.

Cette ordonnance du tribunal prend effet immédiatement mais est provisoire. Si les enfants pourront logiquement s’inscrire dès ce mercredi aux services périscolaires de la ville bien que l’on soit en période de vacances scolaires, le tribunal se prononcera dans quelques mois sur le fond de l’affaire. De son côté, la mairie peut déposer un recours non suspensif devant le Conseil d’Etat. A l’heure de la rédaction de cet article, nous n’avons pas pu joindre le maire de Saint Gratien pour connaître sa position.

Article paru sur VONews

 

Victoire pour les enfants de Saint Gratien

Communiqué du Front de Gauche 95

Le Front de Gauche du Val d’Oise (PCF, PG, Gauche unitaire) se réjouit de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui a donné raison à la FCPE dans l’affaire qui l’opposait à la ville de Saint Gratien.

Madame le Maire qui, foulant au pied le principe républicain d’égalité, refusait que les enfants logés dans un hôtel social et scolarisés sur la ville bénéficient de l’accès aux services péri-scolaires, à la cantine et au centre de loisirs, est sommée de faire machine arrière par la justice.

La « politique d’apartheid » mise en place, véritable gage donné à l’électorat d’extrême droite, ne pourra donc pas se perpétuer à Saint-Gratien.

Nous tenons à féliciter le collectif citoyen, dans lequel figurent les élus Front de Gauche de la ville, et la FCPE qui se sont battus depuis le début contre ce déni de démocratie et nous tenons à faire part aux parents et enfants concernés de notre solidarité et de notre joie face à cette première victoire.

 

Peut-on priver un enfant de cantine ?

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, est interviewé sur TF1 News.

Interview- Dans plusieurs municipalités de France, des enfants ont été refusés à la cantine sous prétexte que leurs parents ne travaillaient pas et qu'ils pouvaient s'en occuper. Est-ce légal ? Quels recours ont les parents ? Éléments de réponses avec Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE.

TF1 News : Qui gère les cantines scolaires en France ? Que prévoient les textes quant à leur fréquentation ?

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE : Jusqu'à la deuxième vague de décentralisation en 2003, la mission restauration scolaire relevait de l'État. Depuis, elle revient aux municipalités pour les écoles, aux départements pour les collèges et aux régions pour les lycées. Cette mission implique la gestion, le choix des menus et le règlement de la restauration scolaire. Il faut savoir qu'au primaire, un établissement public n'est pas tenu d'avoir une restauration scolaire. Mais si ce service existe, alors la règlementation sur la fréquentation est dictée par le Conseil d'État qui considère que la restauration scolaire est alors un service public qui doit obéir à la règle de l'égalité d'accès.
Cela veut dire qu'il est interdit de sélectionner les enfants qui peuvent aller ou non à la cantine. Or il y a de nombreux endroits où l'accès est limité, de façon plus ou moins officielle, plus ou moins transparente. Certains disent que les enfants dont les deux parents travaillent sont prioritaires ou que la cantine est interdite aux enfants de chômeurs. C'est totalement illégal.

TF1 News : Une école peut-elle demander aux parents des justificatifs de leurs employeurs ?

J.J.H. : Certaines le font mais c'est totalement interdit puisqu'elles n'ont pas le droit de refuser vos enfants à la cantine. Une fois dit cela, cela ne supprime pas les problèmes. C'est pourquoi il faut traiter ces problèmes et non mettre cela sur le dos des mômes ou des parents. Il en va de l'intérêt supérieur de l'enfant. C'est pourquoi la FCPE a interpellé le ministre de l'Intérieur pour le contrôle de légalité sur les décisions municipales, et le ministre de l'Éducation pour le contrôle des inspecteurs académiques sur la légalité des règlements intérieurs des collèges et lycées. Pour l'instant, nous n'avons eu aucune réponse de personne, ce qui est assez scandaleux.
Nous avons également lancé un appel, dès le 12 septembre, aux parlementaires pour qu'ils fassent leur travail en votant une loi, ou un décret, qui s'impose à tous sur le "droit à la restauration scolaire". Cela évitera que des centaines de parents se rendent chaque année au tribunal administratif et permettra de punir plus sévèrement ceux qui y contreviennent.

TF1 News : L'argument invoqué est souvent un "manque de place" mais n'est-ce pas aussi, dans certains cas un problème de coût ?

J.J.H. : Si, bien sûr. Le coût moyen d'une restauration scolaire est d'environ 8 euros. Le prix moyen payé par les familles est de trois euros. Le différentiel est donc de 5 euros. C'est sûr que plus les gens sont pauvres, plus la collectivité paie. Oui, c'est un service qui coûte beaucoup d'argent. Et s'il y a des économies à faire dans les budgets d'une commune, réduire l'accès aux cantines de certains enfants dont les enfants ne paient pas plein pot peut être une possibilité parmi d'autres. Mais ce faisant, on tape sur les enfants des gens les plus en difficultés et qui en ont le plus besoin.

TF1 News : C'est une situation difficile pour les parents mais aussi pour les enfants ...

J.J.H. : On n'a pas le droit de les stigmatiser. Ni les enfants, ni leurs parents. Et puis, derrière ce problème d'accès à la cantine s'en cache un autre. Pour réussir leur scolarité, il faut que les élèves aient tous un ventre plein avec un repas convenable le midi. Pour cela il faut un droit d'accès à la restauration scolaire, au même titre que l'on a considéré que l'école devait être gratuite et obligatoire. Le temps du midi est le grand oublié des lois Jules Ferry qui ont régulé le temps scolaire. Il faut rappeler qu'en 1900, la restauration scolaire a été instaurée pour vaincre l'absentéisme, notamment dans les milieux ruraux, où les enfants allaient plutôt travailler aux champs l'après-midi.
Aujourd'hui, le pays a beaucoup changé, mais des situations rurales profondes on est arrivés à des situations précaires profondes qui nécessitent aussi une solution collective. Faut-il rappeler qu'on n'est pas au chômage par choix ? Et en plus on veut que ce soit les enfants de ces chômeurs qui n'aillent pas à la cantine alors qu'en réalité ce sont certainement eux qui en ont le plus besoin.

TF1 News : En attendant une éventuelle loi, que peuvent faire les parents dont les enfants ont été refusés ?

J.J.H. : Les parents doivent faire valoir leurs droits, ne pas se laisser marcher sur les pieds. Lorsqu'une mairie ou une école leur rétorque 'tout le monde fait comme ça', ce n'est pas une réponse. Ils peuvent alerter leur FCPE locale. Chacune de nos fédérations tient à disposition des parents des copies de précédents jugements pour les montrer aux responsables de l'école, de la mairie ou des médias.
Si au bout de quelques jours, il n'y a pas de changement, alors nous les accompagnons, si nécessaire, pour saisir le tribunal administratif afin de faire casser le règlement illégal. C'est assez fréquent. Le dernier exemple date de cette semaine à Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne, où un règlement avait été mis en place pour limiter l'accès aux enfants dont les deux parents travaillent. Nous avons porté l'affaire devant le tribunal administratif qui a cassé le règlement. La municipalité a aussitôt dit qu'elle ne ferait pas appel et qu'elle allait remodeler son temps d'accueil du midi pour pouvoir faire deux services et accueillir tous les enfants.

Lu sur le site de France Info :

Enfants de chômeurs exclus de la cantine
Peut-on exclure des enfants de la cantine pour des raisons économiques ? Les enfants dont les parents sont au chômage ne peuvent plus manger à la cantine. Une décision prise par certaines communes. Une décision qui interpelle visiblement les auditeurs qui nous ont écrit. Ils se demandent quelles conséquences sur les enfants peut avoir une telle exclusion. L’avis de la psychanalyste Claude Halmos...
écouter l'entretien

A Saint Gratien, une exclusion tout aussi choquante perdure depuis plus d’un an. Les 25 enfants de familles de réfugiés politiques sont interdits de tout service municipal, cantine, étude, centre de loisirs alors qu’ils résident dans la commune depuis septembre 2010. Un collectif d’habitants refuse cette discrimination et organise la solidarité avec les résidents du « 35 ». Pour prendre contact :
courriel : collectif.35.general.leclerc@gmail.com

 

L'Éducation doit être au coeur des priorités du pays

je_lutte_des_classes.jpgPrès de 54% d’enseignants en grève dans le primaire

Plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève mardi 27 septembre contre les suppressions de postes. Un mouvement d’ampleur pour l’avenir de l’éducation, soutenu par l’opinion publique et qui devra être entendu à la veille du débat budgétaire.

Soutenus par les parents d’élèves de la FCPE, rejoints par l’UNEF et l’UNL, les enseignants seront majoritairement en grève le 27 septembre prochain contre les suppressions de postes et pour tracer un autre avenir à l’École. En effet, au niveau national, plus de la moitié des enseignants du primaire se sont déclarés en grève (53,75%). « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays » affirme le SNUipp. Et de fait, nombre d’écoles, partout en France, fermeront leurs portes mardi pour signifier leur refus de « la politique du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui conduit à une impasse ». Les plus forts taux de grévistes, près de 80% des enseignants des écoles, sont attendus en Aveyron, en Haute-Garonne, dans le Loir-et-Cher ou encore en Indre-et-Loire. Mais partout, il s’agira de dénoncer une rentrée scolaire calamiteuse, des classes trop chargées, la fin de la scolarisation des tout-petits, les nouvelles suppressions de postes en RASED et les conditions de formation faites aux jeunes enseignants.

N’en déplaise à Luc Chatel qui « assume » et assure que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » des enseignements, « la personnalisation » et non « la quantité », les récents rapports de l’OCDE, du Conseil Économique et Social, comme celui du Haut Conseil de l’Éducation, sonnent comme de cinglants désaveux à sa politique. A la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012, c’est bien du budget de l’Éducation et des 14 000 suppressions de postes encore envisagées dont il sera question. Pour le SNUipp-FSU, la grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays ». Près d’une centaine de défilés, organisés dans tout le pays, porteront cette exigence. Celle aussi d’un plan de rattrapage et d’investissements massifs pour l’École, une école pensée pour les élèves d’aujourd’hui.

Communiqué du SNUipp

A Paris, la manifestation partira du Luxembourg à 14h30.
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La FCPE lance un appel contre les refus d'accès aux cantines scolaires

La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a lancé lundi un appel national pour que cessent les refus d'accès de nombreux élèves aux cantines scolaires, en demandant aux parlementaires de voter une "loi sur le droit à la restauration scolaire".

"Il est temps que ça s'arrête, il faut cesser d'accepter les refus abusifs de fréquentation des cantines scolaires", a déclaré à l'AFP Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves.

Certaines communes refusent l'accès aux cantines scolaires du primaire, dont elles ont la gestion, aux enfants dont un parent ne travaille pas.

Selon le journal L'Humanité, au moins 70 communes pratiquent une sélection à l'entrée des cantines, selon des critères divers.

Dans les villes comme Bordeaux, Meaux, Nice, les règlements municipaux consultés par l'AFP précisent que les accès aux cantines scolaires sont soumis à des priorités et des conditions parmi lesquelles figurent l'activité des parents.

A Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), le conseil municipal a voté en avril un règlement intérieur exigeant des demandeurs d'emploi un justificatif de présence à un entretien d'embauche ou à une formation pour que leur enfant déjeune à la cantine dans la limite des places disponibles.

Neuf élèves de cette ville ont déjeuné lundi à midi dans un restaurant du centre-ville à l'invitation de commerçants "outrés" par la décision du maire UMP Jean Denais qui a expliqué que ce "règlement a été pris dans le cas où nous serions confrontés à un manque de place ponctuel, mais cela n'a pas été encore le cas".

Pour la FCPE, "l'égalité de tous devant les services publics est un droit" et "les choses sont claires : la restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande", selon la jurisprudence du Conseil d'État et des tribunaux administratifs du pays.

"On a alerté la totalité de nos conseils départementaux et on va les accompagner dans d'éventuelles démarches. Ils ont à leur disposition les jugements" rendus par la justice administrative, a précisé M. Hazan à l'AFP.

"Préalablement, on a saisi le ministère de l'Intérieur pour que les préfets exercent leur contrôle de légalité sur les décisions municipales ou des intercommunalités" concernant les écoles primaires "et on a demandé au ministre de l'Éducation nationale qu'il veille à ce que dans le secondaire, la règle soit le droit de fréquentation à la restauration scolaire".

M. Hazan également appelé les parlementaires à légiférer pour consacrer le droit à la restauration scolaire.

Les sénateurs du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) se sont indignés dans un communiqué de l'exclusion "illégale" d'enfants de chômeurs à Thonon-les-Bains. Pour eux, en "se basant sur la prétendue "disponibilité" des parents au chômage, cette décision fustige leurs enfants" et "méconnaît l'investissement nécessaire à la recherche d'emploi".

 

Saint Éxupéry

tr_teau.JPGLe maire de Saint Gratien se félicite en ouvrant le Conseil municipal du 30 juin que la FCPE soit déboutée de son référé au tribunal administratif. Toute à sa satisfaction (soulagement ?) d’échapper à une injonction qui l’aurait contrainte à accepter, après dix mois de refus, 25 enfants de demandeurs d’asile à la cantine et au centre de loisirs, elle poursuit en regrettant l’écho rencontré par cette affaire dans différents médias et termine en faisant le procès de l’action du Collectif 35.

Élue et enseignante sur la commune, je suis accusée une nouvelle fois de manquer à mon devoir de réserve. Le maire me reproche d’avoir eu l’audace de distribuer un tract d’information devant l’entrée de la réception de fin d’année des enseignants, avant d’oser pénétrer dans la salle pour participer à la soirée.

Crime de lèse majesté évident. Pour accéder au buffet de cette fin juin, faut-il donc faire allégeance à l’entrée ? Et dans le cas contraire, pas d’accès à la soirée pour un élu/enseignant pourtant très légitimement invité ?

Rappelons encore une fois que le « devoir de réserve » qui s’appliquerait à ma profession est un pur fantasme et n’existe pas dans la loi. Ah ! Si les enseignants pouvaient se taire ! Rêve secret du maire ! Si le « Collectif 35 » pouvait cesser d’informer les habitants comme il l’a fait à l’entrée des réunions de quartier, puis la semaine dernière à l’ouverture de la réception de fin d’année des enseignants de la commune !

Ces polémiques sont sans grand intérêt. Il m’apparaît plus important de répondre sur les questions de fond. Concernant le tribunal administratif, la FCPE, qui donnait une conférence de presse le jeudi 30 juin, a apporté des précisions sur le jugement rendu. Le juge a considéré que « l’égalité d’accès au service public ne constitue pas une liberté fondamentale dont la sauvegarde est susceptible de donner lieu au prononcé de mesures sur le fondement de l’article 521-2 du Code des Juridictions Administratives. » Le caractère d’urgence n’a pas été remis en cause, et le juge ne se prononce pas sur le fond, sur l’illégalité d’une éventuelle discrimination. Il dit simplement que la procédure de référé–liberté engagée par la FCPE n’est pas susceptible d’apporter une réponse.

Sans préjuger de l’action future qu’engagera ultérieurement la FCPE, je pense qu’un jour prochain, un autre recours démontrera qu’il y a bien à Saint Gratien inégalité d’accès au service public et que cela constitue une discrimination. En plus d’être condamnable, cette exclusion est d’ores et déjà moralement choquante comme l’a déclaré sur Canal Plus le ministre Chatel lui-même. Le maire jubile aujourd’hui du rejet du référé. Mais peut-on se réjouir d’apprendre que 25 enfants vont être durant tout l’été privés d’activités sportives ou culturelles dont ils auraient dû bénéficier, comme les autres petits Gratiennois de leur âge ?

Madame le Maire affirme vouloir lutter contre la création d’un ghetto. Malheureusement, l’action menée depuis un an, excluant les familles du 35 des services municipaux, privant les enfants de centre de loisirs durant tout l’été, contribue fortement à ce qu’elle prétend vouloir combattre. Elle leur signifie clairement qu’ils n’ont pas leur place dans la commune, qu’elle les considère comme des habitants « à part », « de passage ». Ce « tri » entre enfants d’après leur origine est particulièrement choquant. Choquant et stérile. Le maire se trompe de cible en rendant encore plus difficile la vie de familles déjà très démunies, ce qui n’influera de toute façon en rien sur l’arrivée éventuelle d’autres résidents. Les hébergés du 35 sont les otages bien impuissants d’un conflit qui les dépasse, d’un bras de fer entre la ville et le propriétaire du foyer. Il est temps, grand temps d’engager un dialogue pouvant dénouer cette situation indigne qui n’a que trop duré.

"Nos différences, loin de nous séparer, nous enrichissent", disait Saint Éxupéry.

A méditer cet été dans les bureaux de la mairie.

 

25 enfants de Saint Gratien exclus du centre de loisirs

A Saint Gratien, 25 enfants de familles de réfugiés sont depuis dix mois exclus des services municipaux. Interdits de cantine et d’étude durant toute cette année scolaire, ils ne seront pas admis cet été au centre de loisirs.

La FCPE qui se bat quotidiennement auprès de ces familles depuis plus d’un an, ne peut plus admettre cette discrimination et a déposé un référé auprès du Tribunal Administratif de Cergy.

Ce référé n’a pas abouti puisque le juge a considéré que « l’égalité d’accès au service public ne constitue pas une liberté fondamentale dont la sauvegarde est susceptible de donner lieu au prononcé de mesures sur le fondement de l’article 521-2 du Code des Juridictions Administratives. » Le caractère d’urgence n’a pas été remis en cause, et le juge ne se prononce pas sur le fond et l’illégalité d’une éventuelle discrimination. Il dit simplement que la procédure de référé–liberté engagée par la FCPE n’est pas susceptible d’apporter une réponse.

La presse revient sur cette décision du tribunal.

Ci-dessous l'information donnée par la télé du Val d'Oise et en annexe un article paru dans « Le Parisien » le jeudi 30 juin.

voir le reportage de VONews
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Du monde en salle des mariages : la preuve par la vidéo !"

Des Gratiennois solidaires en salle des mariages !

Après avoir vainement tenté de prendre rendez vous avec Madame le Maire par courriel, par courrier, par téléphone,…, des Gratiennois rassemblés au sein du « Collectif 35 « ont souhaité assister au Conseil municipal le jeudi 26 mai.

Ils avaient deux objectifs :

  • Donner en main propre à Madame Le Maire les 1368 signatures collectées sur la pétition initiée par la FCPE et le SNUipp. Cette pétition, également en ligne sur le site de la FCPE, dénonce la discrimination dont font l’objet 29 enfants hébergés avec leurs familles dans le foyer sis 35 avenue du Général Leclerc. La ville leur toujours refuse l’accès aux services périscolaires et l’accès aux assistantes sociales de la ville.
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  • Demander solennellement – devant le conseil municipal - le respect de la convention internationale des droits de l’enfant, qui souligne dans son article 27 « le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, et social », ainsi que de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000, dite Loi Besson (Louis, pas Éric !), qui précise que « les enfants, même inscrits pour une durée limitée à l’école doivent bénéficier des activités périscolaires offertes aux autres élèves ».

Le Collectif souhaitait faire part des propositions qu’il a élaborées aux élus de la ville.

1 - Il est grand temps qu’à l’initiative de Madame Le Maire, l’ensemble des acteurs compétents, au niveau municipal, départemental, mais aussi au niveau de la région et de la préfecture se réunissent, afin qu’une solution pérenne puisse être trouvée et qu’on sorte par le haut de cette triste situation.

2 - Si le bailleur ne respecte pas ses engagements ni la législation en matière d’accueil de population en situation de grande précarité, la mairie doit saisir la justice.

3 - Face à cette situation à caractère exceptionnel, il lui semble que la ville peut faire appel à la solidarité de tous les Gratiennois, quitte à se retourner ensuite vis à vis de l’État pour lui demander ensuite une subvention. Puisque l’État se défausse de ses responsabilités et de la gestion des personnes en grande difficulté sur les communes, la ville pourrait le faire savoir en organisant une conférence de presse.

Le 26 mai au soir, Madame le Maire a refusé d’entendre le Collectif et immédiatement fait voter le huis clos, puis a recouru aux forces de l’ordre pour faire évacuer la salle.

Rappelons que l’objectif du Collectif n’était pas de perturber la séance mais d’engager un dialogue avec les élus de la majorité afin de trouver une issue satisfaisante concernant 29 enfants vivant sur le territoire de Saint Gratien.

Avant de quitter les lieux, le Collectif a néanmoins pu faire lire une déclaration reprenant ses principales propositions et remettre la pétition forte de ses 1368 signatures.

Le collectif est constitué de parents d’élèves, d’enseignants, d’habitants, de médecins, de commerçants, d’élus, d’hommes d’église, etc. …en un mot de Gratiennois tout simplement soucieux du sort d’autrui.

Retrouvez quelques images de cette soirée mouvementée sur la vidéo envoyée par un jeune participant.
Voir la vidéo

 

Éducation : Les allégations de Monsieur Tron !

arton987-b9310.jpgCommuniqué de la FCPE

Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

« 18 000 enseignants ne seraient pas en situation d’enseignement devant les élèves » aujourd’hui, selon Georges Tron, secrétaire d’Etat à la Fonction publique. La FCPE met au défi Monsieur Tron de faire connaître le nombre bien plus important d’élèves qui ne sont pas en situation d’apprentissage du fait des suppressions de postes, de l’impossibilité de remplacer les enseignants absents et de la réforme de la formation des enseignants !

Ce sont bien 3407 postes d’enseignants du premier degré qui seront supprimés à la rentrée 2011, ce qui dégradera la qualité de l’école publique et donc les chances de réussite des élèves du fait :

  • des effectifs surchargés dans les classes ;
  • de la disparition des RASED, au détriment de l’aide aux élèves en difficulté ;
  • de la disparition des classes d’enseignements spécialisés au détriment des enseignements adaptés et de la scolarisation des élèves en situation de handicap ;
  • du non remplacement des enseignants, au détriment de la continuité du service public d’éducation ;
  • de la disparition des enseignants itinérants de langues, au détriment de la qualité de l’enseignement des langues vivantes ;
  • de la baisse du nombre de conseillers pédagogiques, au détriment de l’accompagnement pédagogique des enseignants.

Les déclarations de Georges Tron n’ont pour objectif que d’accréditer la politique des suppressions de postes !

Monsieur Tron veut un chiffre ? 180 000 ! Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

Elle appelle les parlementaires à agir et décider d’un collectif budgétaire pour nos enfants et pour les territoires.

Les parents d’élèves, ne sont pas dupes. Avec leurs signatures, celles des enseignants et des élus locaux, la pétition « De l’ambition pour l’École ! » qui vient d’être lancée a déjà dépassé les 13 000 signatures. La FCPE se réjouit de ce succès et appelle les parents à continuer à la signer."

signer la pétition

 

Les états généraux de l'école publique

La FCPE du Val d'Oise organise

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Pour l'école, on fait bloc !

Rassemblement ce soir jeudi 17 mars devant la Préfecture du Val d’Oise à l’appel des syndicats d’enseignants de la FSU, des parents d ‘élèves de la FCPE, des lycéens de la FIDL et des étudiants de l’UNEF.
Un groupe de travail se tenait dans l’après-midi afin de préparer les mesures de carte scolaire pour la prochaine rentrée. Le Préfet n’a pas voulu recevoir de délégation et a proposé une rencontre avec l’Inspecteur d’Académie. Refus des organisations qui veulent mettre le représentant de l’État devant ses responsabilités et demanderont donc un nouveau rendez-vous au Préfet. Un comité technique se réunira la semaine prochaine et devrait entériner les suppressions de postes prévues à la rentrée 2011.

Les raisons de se mobiliser sont nombreuses. Le budget 2011 prévoit la suppression de 16 000 postes supplémentaires et ce malgré l'augmentation des effectifs d'élèves. Au total depuis 2007, ce sont plus de 65 000 postes qui ont disparu dans l'Éducation nationale.

Dans le Val d'Oise, 78 postes seront supprimés dans le premier degré et l'arrivée de 1409 élèves à la prochaine rentrée ne donne lieu à aucune création de poste. 165 postes disparaissent dans les lycées et collèges. Les conséquences de ces suppressions ont des effets immédiats sur la taille des classes dans les établissements, les élèves en difficulté, le remplacement, le fonctionnement des services et l'offre d'enseignement à tous les niveaux. Moins de postes, c’est aussi moins de débouchés offerts aux jeunes qui souhaitent devenir enseignants…

Rappelons haut et fort que le Val d’Oise est le département le moins bien loti de l’académie elle-même la moins bien lotie de France… Les différentes organisations ont rappelé la situation catastrophique et la dégradation des conditions d’enseignement dans le 95.

Dans ce contexte de dégradations généralisées, d’autres initiatives à l’échelle départementale seront organisées conjointement par le SNUipp 95 et les syndicats de la FSU, d'autres organisations syndicales, la FCPE et les organisations lycéennes et étudiantes.

Il est essentiel de manifester avec détermination une opposition commune aux mesures ministérielles et de porter collectivement un projet alternatif pour une école ambitieuse.

  • Samedi 19 mars à 14h : Manifestation à Paris au Luxembourg
  • Mardi 22 mars, journée « écoles désertes » à Garges lès Gonesse pour alerter sur la baisse des moyens dans ce secteur sensible du département
  • Mardi 29 mars : Journée d'action sur l'ensemble du Val d'Oise : actions multiformes et rassemblements simultanés devant les préfectures et sous-préfectures d'Argenteuil, Cergy et Sarcelles

A bientôt pour la défense de l’école !
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Investissons pour l'avenir !

fcpe.jpgVoici le texte d'une pétition que la FCPE 95 a pris l'initiative de lancer au vu de la réduction drastique des moyens présentés dans le second degré et de ce qui se prépare pour le 1er degré après les cantonales.

Vous pouvez la signer en ligne sur le site

Vous pouvez aussi la relayer auprès de tous les amis et bénéficiaires de l'école publique. Cette pétition poursuivra sa route après le rassemblement du 17 mars (17h30 à la Préfecture de Cergy) et la manifestation du 19 mars à Paris.

Maintien des moyens dans les collèges et lycées du Val d'Oise

Nous dénonçons les suppressions de postes, nous refusons la dégradation des conditions d'enseignement et nous exigeons le maintien des moyens pour les collèges et lycées du Val d'Oise !

Monsieur le Recteur de l’Académie de Versailles, Monsieur l'Inspecteur d'Académie du Val d'Oise,

En ce mois de février et de mars, le vote des D.H.G. (dotations horaires globales) des établissements du second degré intervient dans un contexte national de poursuite des suppressions massives de postes (16.000 postes supprimés pour l'année 2011 qui viennent s'ajouter aux 46.000 suppressions de ces 4 dernières années) alors qu'au même moment, une étude de l'OCDE confirme la dégradation du système éducatif français :

  • 4 points en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE,
  • les élèves les plus fragiles représentent 20 % des effectifs en 2010, contre 15% en 2000.

Pour notre académie, le Ministre a décidé, malgré une hausse du nombre d'élèves à la rentrée, la suppression de 493 postes dans le second degré. Dans le Val d'Oise, de nombreux collèges et lycées voient leur dotation globale baisser, compromettant toute possibilité d'assurer les cours indispensables en demi groupe, en langues ou en sciences, rendant inopérant l'accompagnement personnalisé prévu par la toute récente réforme des lycées, et impliquant une augmentation des effectifs par classe à plus de 30 élèves en collège et plus de 35 en lycée, dépassant la capacité d'accueil maximale des salles de cours.

De plus, la dotation de moyens fait apparaître une proportion toujours plus grande d'heures supplémentaires, dites « HSA », au détriment des heures postes, qui désorganise les établissements et dégrade la qualité de l'enseignement dispensé :

  • Suppressions importantes de postes de professeurs et, par voie de conséquence, fragilité des équipes éducatives
  • Incertitudes pour assurer l'ensemble des cours (les professeurs n'ont pas obligation de faire plus d'une seule heure supplémentaire par semaine)
  • Capacité réduite de remplacement des professeurs absents en cours d'année (courte ou moyenne durée).
  • Suppression d'options qui ne pourront plus, faute d'enseignants, être proposées aux élèves.

Nous n'acceptons pas cette détérioration généralisée des conditions de scolarisation des collégiens et lycéens. Loin de porter une ambition de rénovation de l'offre éducative publique et laïque, elle compromet gravement l'ambition républicaine d'émancipation par le savoir, et plus simplement méprise l'avenir de chacun de nos enfants.

Nous, signataires de cette pétition exigeons :

  • que l'Éducation Nationale assume ses obligations de continuité du service public et ne sacrifie pas l'éducation des élèves au prétexte d'une supposée maitrise des dépenses publiques.
  • que les correctifs nécessaires soient apportés aux moyens attribués à chaque établissement. et que les dédoublements de classe dans diverses matières (langues, laboratoire en sciences, etc..) puissent se poursuivre.
  • que soient recrutés des enseignants formés (pas de retraités, pas d'étudiants recalés au concours, pas de garderie dissimulée).

L'éducation de tous les jeunes doit être enfin considérée comme un investissement pour l'avenir et non une charge pour le présent.

Dans l'espoir que vous prendrez en considération les vrais besoins de nos enfants et que vous reviendrez sur vos décisions, nous vous prions de croire, Monsieur le Recteur, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, en notre ferme détermination.

 

Évaluation en CM2 : appels au blocage

Entre lundi et vendredi, les 730 000 élèves de CM2 passeront des évaluations en français et mathématiques, contestées pour la troisième année consécutive par les syndicats enseignants et les parents de la FCPE, qui appellent à bloquer la transmission des résultats.
Depuis le lancement de ces tests en janvier 2009, les syndicats et la FCPE, première fédération de parents d'élèves, sont très critiques, dénonçant le caractère trop binaire de la notation ainsi que le calendrier, certaines notions n'ayant pu encore être étudiées en janvier. Lors de négociations menées en juin au ministère de l'Education, plusieurs acteurs ont proposé de placer ces évaluations en début d'année scolaire et d'améliorer le mode de notation mais "le ministère n'a pas tenu compte des propositions", déplore la FCPE. Elle appelle donc "les parents d'élèves à bloquer les évaluations en refusant la transmission des résultats de leur enfant hors de la classe" par courrier, auprès de l'enseignant, du directeur de l'école et de l'inspecteur d'académie. La CGT et Sud Education, syndicats minoritaires, ont déposé des préavis de grève, tandis que sur son site internet, le réseau des "enseignants désobéisseurs", appelle au "boycott" du dispositif. Quant au SNUipp-FSU, principal syndicat des professeurs des écoles, il défend "une remise à plat" des évaluations en primaire, et entend pour cela informer les parents d'élèves et mobiliser les enseignants. Le syndicat juge en particulier que le dispositif, trop tardif pour un diagnostic, n'aide pas les enseignants à mieux suivre les élèves. Et s'il ne sert qu'à renseigner le système éducatif sur leur niveau, alors des tests par échantillonnage suffiraient, estime le syndicat.
André Ouzoulias, formateur à l’IUFM, estime dans l’Humanité du 17 janvier, que ces évaluations poussent les maîtres à se focaliser sur les maths et le français et à délaisser d’autres disciplines pourtant essentielles au développement de l’individu. Le but inavoué est-il de rendre publics les résultats des écoles ? Ce palmarès des établissements aboutirait à la compétition entre écoles et instaurerait un culte du résultat chiffré. En aucun cas, ces tests ne servent à mieux comprendre les difficultés des élèves, et ils n’apportent aucune aide aux enseignants pour mieux faire leur travail.

Infos Humanité.fr

site de la FCPE

site du SNUipp

 

Lycée d’Enghien : mobilisation des parents d’élèves pour la rénovation de l’établissement

Communiqué des associations de parents d’élèves FCPE et UNAAPE du lycée d’Enghien

Depuis sa construction en 1955, aucune rénovation d’envergure n’a été entreprise sur le lycée et les seules mesures notables l’ont été en réaction à des incidents ou accidents survenus du fait de son délabrement progressif :

  • Avis de la commission vétérinaire de 2003 de fermeture de la restauration, suspendu suite à l’engagement de travaux qui sont encore aujourd’hui à l’état de projet.
  • Inondations dans les locaux, chutes de faux plafonds et même de fenêtres, incidents électriques, installations de certaines salles de travaux pratiques dangereuses.
  • Fenêtres vissées dans les chambranles lorsque les crémones sont cassées au lycée général ou sans poignées de fermeture au lycée professionnel…

Evénements sans conséquence grave…..Jusqu’à quand ?
Face à ces incidents récurrents qui engagent la sécurité des élèves, des enseignants et des personnels, parce que les élèves du Lycée d’Enghien ont droit comme l’ensemble des lycéens d’Ile de France à des conditions de scolarité optimales, la rénovation de cet établissement ne peut plus attendre.
Le budget de la Région pour les lycées vient d’être voté. Son Président, M. Jean-Paul Huchon, s’est engagé à faire du lycée Gustave Monod une priorité, après tant d’années où promesses et engagements des différentes tutelles n’ont jamais été tenus.
Les parents d’élèves restent vigilants et attendent fermement un calendrier précis des travaux à hauteur des exigences de cet établissement.
C’est pourquoi ils ont décidé de se mobiliser aussi longtemps que les rénovations indispensables au bon fonctionnement du lycée ne seront pas achevées.

Ensemble, Parents, Enseignants, Personnels, Pour la défense de Notre Lycée,
Retrouvons-nous Le samedi 22 janvier 2011, à 10h, départ lycée d’Enghien, direction mairie d’Enghien, pour une manifestation à laquelle sont appelés tous les parents, enseignants et personnels du lycée d’Enghien, pour réaffirmer la volonté de voir respecter cet engagement pris.
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On a reçu du courrier !

Bonjour,
Je sais bien que la période est plutôt à la rédaction de lettres au Père Noël mais nous dans le Val d'Oise, c'est plutôt le Père Fouettard qui pense à nous.
Ainsi, alors que nous pestions déjà contre le fait qu'à la rentrée pour 1317 élèves supplémentaires dans le 1er degré, nous n'allions avoir que 7 postes réellement créés, en réalité ce sont 1867 élèves que nous avons accueillis. Je vous laisse imaginer ce que cela signifie dans les classes. Et encore c'est sans compter sur les arrivées inévitables en cours d'année.
Comme si cela ne suffisait pas l'Inspection Académique nous a annoncé la suppression de 20% de CAE (contrats d’accompagnement dans l’emploi, ndlr du blog) dès l'arrivée de ceux ci en fin de contrat et de la suppression de 10% supplémentaires en juin prochain.
Enfin et c'est déjà sur ce sujet que la FCPE 95 souhaitait vous faire réagir, les derniers postes des RASED, sauvés in extrémis grâce à la lutte il y a deux ans, ont disparu du budget prévisionnel. 43 postes vont donc disparaître si nous ne réagissons pas au plus vite.
C'est pourquoi avec le SNUipp nous avons lancé une pétition que vous trouverez sur nos sites respectifs et que vous pourrez examiner en cliquant sur le lien ci-dessous. Nous allons relancer cette action et communiquer largement dans la presse à ce sujet. Aussi, nous souhaitions vous inviter, sachant que vous partagez notre conception du service public de l'éducation nationale, à signer cette pétition au plus vite et à nous envoyer votre pétition signée par mail afin de l'annoncer sur nos sites et dans la presse.
Cordialement
Manuel ALVAREZ, Président FCPE 95



pour signer

 

Saint Gratien : signez contre les discriminations !

A l’initiative du SNUipp, syndicat des enseignants et de la FCPE, fédération de parents d’élèves, une pétition circule dans notre commune, s’élevant contre la discrimination d’enfants à Saint Gratien. Ce texte rappelle qu’il a fallu un mois de pression pour que la mairie inscrive à l’école les enfants des familles hébergées dans un foyer d’accueil. Ces enfants sont aujourd’hui encore interdits de cantine et d’étude, au prétexte qu’ils ne seraient pas « Gratiennois » mais seulement « de passage ». Qui donc décernera le titre de « bon Gratiennois », à qui il est permis de bénéficier des services municipaux et écartera les « autres », populations non désirées, étrangères ou défavorisées, dont on tentera d’abréger au maximum le séjour dans notre ville ? Cette distinction inadmissible entre habitants s’appelle discrimination.
Signez pour rappeler au maire et son équipe que leur attitude est contraire aux droits de l’homme et à la déclaration des droits de l’enfant. Se déclarer sensible à la défense des droits des minorités dans le monde et pratiquer un tel ostracisme chez soi apparaît difficilement conciliable. Afficher sa sympathie pour les Tibétains tout en maltraitant ici les réfugiés ayant fui la misère et la violence en Tchétchénie ou au Kosovo semble quelque peu paradoxal… et d’autant plus inadmissible quand il s’agit d’enfants !
Signez en ligne sur le site du SNUipp ou sur celui de la FCPE. Les signatures papier sont aussi recueillies le dimanche matin sur le marché de Saint Gratien.
Retrouvez en annexe le texte de cette pétition.

 

Bonne rentrée ! (bis)

Bien qu’elle ait annoncé dans la presse que « Saint Gratien ne pouvait absorber toutes ces nouvelles scolarisations », Madame le Maire a enfin dû appliquer les recommandations du «Code de l’éducation » sous la pression des services de l’Éducation nationale. La mobilisation autour des associations RESF et FCPE a pesé. La mairie vient d’inscrire les 4 derniers enfants de maternelle qui étaient encore privés d’école. Tous les enfants habitant l’hôtel social ont donc enfin trouvé, non sans mal, une place à l’école. Ils auront toutefois perdu de trois semaines à un mois de travail, ce qui est loin d’être anodin pour des élèves qui justement, ont tellement besoin d’école ! Reste à gagner le droit à la cantine et à l’étude pour tous. Discrimination inadmissible en effet, puisque tous les Gratiennois ont droit aux différents services municipaux. Mais il est vrai que Madame le Maire leur conteste la qualité de Gratiennois. Et moi qui ai toujours bêtement cru que « Gratiennois » voulait dire habitant de Saint Gratien…
Enfin, un avis inhabituel sur ce blog : on embauche ! Recherchons bénévoles pour aide aux devoirs d’enfants motivés, parlant bien le français mais ayant besoin d’un coup de pouce pour rattraper des semaines d’école perdues. S’adresser à la rédaction du blog. Travail non rémunéré mais socialement gratifiant…

 

EVS : Emplois Vite Sacrifiés !

_583_.jpgLe SNUipp-FSU et la FCPE vous appellent à signer et à faire signer massivement cette pétition.
La présence des EVS et des AVS dans les écoles révèle, une fois de plus, la nécessité d’emplois pérennes et statutaires pour assurer les missions essentielles d’accompagnement, d’aide administrative et d’aide à la scolarisation des enfants handicapés dont l’école, les élèves et leurs familles ont besoin.
Suppression de 30% de postes sur le Val d’Oise :
Sur instruction du ministère, d’ici le 31 décembre 2010, le Val d’Oise comme beaucoup d’autres départements devra réduire de 30% le volume de postes. Ainsi sur les 1340 emplois dont disposent actuellement le Val d’Oise, plus de 400 devront être supprimés, notamment ceux exerçant sur la mission d’aide administrative.
De nombreux EVS sont ou seront, dans les prochaines semaines, confrontés à la réalité des fins de contrat, à l’impossibilité des renouvellements et auront comme seule perspective un retour à la case « chômage ». Outre la perte d’emploi, souvent dramatique, pour les EVS concernés, ce sont autant d’écoles privées soudainement d’aide à la direction d’école, au moment où se multiplient et se complexifient les tâches administratives imposées aux écoles. Cette décision témoigne du manque de considération du ministre vis-à-vis de ces personnels maintenus dans la précarité, vis-à-vis des enseignants, des élèves et de leurs familles !
Nous dénonçons les conditions actuelles d’emploi des contrats aidés dans les écoles et revendiquons :

  • l’annulation de ces mesures de réduction de postes
  • la reconnaissance de ces emplois par la création de postes pérennes et statutaires
  • le droit pour tous les EVS et AVS à une véritable formation et à un accompagnement de qualité permettant de déboucher sur une qualification reconnue ou le recrutement sur un emploi pérenne et statutaire.

signer la pétition

 

Lycée d’Enghien : l’impossible rénovation ?

Aux nouveaux élèves, on dit de ne surtout pas marcher dans la cour le long des bâtiments : les fenêtres sont dans un tel état qu’elles risquent de vous tomber sur la tête… Les fils électriques pendent des plafonds dans les couloirs, les peintures ne sont plus qu’un lointain souvenir, les faux-plafonds de la cantine se sont effondrés pour la deuxième année consécutive, des couloirs sont interdits d’accès car trop délabrés… Les huisseries sont hors d’usage : il est plus que conseillé de ne pas chercher à ouvrir une fenêtre… En hiver, la plaisanterie favorite des profs aux élèves qui se plaignent du froid dans les classes est de leur conseiller de faire eux-mêmes le chauffage. La cour ressemble à un champ de mines…. Est-ce un établissement scolaire d’un lointain pays sous-développé ?
Non : c’est le lycée Gustave Monod, dit « lycée d’Enghien » situé pour sa plus grande partie sur le territoire de Saint Gratien, qui est dans un état proche du délabrement complet. 2 000 élèves, dont les jeunes de notre commune, fréquentent cet établissement, composé d’un lycée général et d’un lycée professionnel. Depuis plus de 10 ans, les fédérations de parents d'élèves alertent sur la vétusté des bâtiments. La réhabilitation programmée de l’établissement ne cesse d’être reportée. Le programme de rénovation est estimé à 70 millions d’euros, soit deux fois le prix d’un lycée neuf.
Aujourd’hui, seul le bâtiment de la cantine semble en voie d’être rénové. La réhabilitation des bâtiments d’enseignement, tant du côté général que technique, est au point mort. Les parents d’élèves de la FCPE multiplient les démarches auprès des services de l’Éducation Nationale et du Conseil régional à qui sont dévolus l’entretien et les travaux des lycées. Personne ne semble en mesure de dire quelle est l’évolution du dossier.
Nous avions soulevé le problème de la rénovation du lycée d’Enghien lors des élections régionales de mars 2010. Depuis, rien n’a avancé. Une visite de Madame Zoughebi, conseillère régionale en charge des lycées est prévue prochainement. Les choses se préciseront-elles alors ? Il est grand temps que les élèves de ce lycée retrouvent des conditions d’enseignement convenables et des locaux adaptés.
Une autre élue régionale, Jacqueline Eustache-Brinio, maire de Saint Gratien, est-elle intervenue sur ce sujet au sein du Conseil ? Nous ne le savons pas puisqu’il n’existe aucun compte-rendu de son activité dans cette instance. On sait tout de même qu’elle accompagnait Valérie Pécresse, lors de la visite faite début septembre au lycée. Lequel a gagné quelques coups de pinceaux et palissades décoratives sur le trajet emprunté par ces dames…
Ci-dessous quelques documents attestant de l’état du lycée. Nous hébergerons volontiers d’autres photos ou témoignages d’élèves, de parents, de professeurs ou de personnel travaillant dans cet établissement.
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Bonne rentrée !

Bonne rentrée aux enfants du foyer d’hébergement qui retrouveront enfin, trois semaines après la date officielle, le chemin de l’école. Ils seront accueillis demain matin dans des classes correspondant à leur cursus scolaire.
Merci à tous ceux qui sont mobilisés pour eux et qui ont permis ainsi que la loi d’obligation scolaire soit respectée à Saint Gratien. C’est une première avancée.
Merci à la FCPE et au Secours Populaire qui ont permis de remplir les cartables des collégiens.
N’oublions pas que cinq enfants de maternelle ne sont toujours pas admis à l’école.
Continuons de faire savoir à la mairie qu’il est inadmissible d’interdire l’ensemble de ces enfants de cantine et d’étude. L’action doit continuer pour que cesse cette discrimination !

 

Sur le Val d’Oise, l’école n’est pas à l’abri des discriminations !

Dans le Val d’Oise, plusieurs dizaines d’enfants de familles en situation de fragilité sociale ont été privés d’école suite au refus des maires de les inscrire.
Le SNUipp Val d’Oise est intervenu ces deux dernières semaines à plusieurs reprises auprès de l’Inspection Académique pour que tous ces élèves soient scolarisés dans les meilleurs délais.
- Sur Saint Gratien, l’acharnement du maire est particulièrement violent à l’encontre de ces familles et de leurs enfants. Les dispositions engagées par l’Éducation Nationale interrogent sur certains points. Le SNUipp a travaillé sur ce dossier avec les collègues confrontés à cette situation et avec ses partenaires habituels, notamment la FCPE départementale et RESF.
Ce dossier est en voie de régularisation sur certains aspects. Les élèves d’âge élémentaire seront affectés à partir de ce vendredi en fonction des capacités d’accueil sur différentes écoles de Saint Gratien. Pour les 9 enfants d’âge maternel, les grands et moyens (4 au total) seront scolarisés, mais par contre le maire s’oppose toujours à l’inscription des 5 enfants de petite section.
De plus, pour l’ensemble de ces élèves, le maire s’obstine à refuser leur inscription à la cantine et aux activités hors temps scolaires (accueils, études.) Il s’agit là d’une décision intolérable et terriblement chargée de discriminations.
- Sur Gonesse, où le maire a refusé la scolarisation de certains enfants, les écoles concernées ont eu, dès la semaine dernière, pour consigne de l’IA de scolariser les enfants des familles qui se présenteront malgré l’absence d’inscription en mairie.
Nous continuerons d’intervenir auprès de l’IA et du Préfet pour que tous les enfants aient accès à tous leurs droits.

Communiqué du SNUIPP 95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88

 

Saint Gratien : 29 enfants privés d’école

cartable.jpgIls sont arrivés sur la commune fin juin ou dans le courant de l’été. Ils sont accueillis dans un centre d’hébergement récemment ouvert. Ils ont déjà fréquenté l’école les années précédentes. Certains ont été scolarisés en France depuis plusieurs années. Ils avaient préparé leur cartable le jeudi 2 septembre. Mais depuis cette date, aucun n’a vu de salle de classe, ni maîtresse, ni camarades d’école. La municipalité UMP de Saint Gratien refuse de scolariser ces enfants, au mépris de la loi sur l’obligation scolaire. L’Éducation Nationale semble incapable de régler le problème. Pourquoi une telle situation?
La municipalité a vu d’un très mauvais œil la transformation de l’ancienne maison de retraite des gendarmes en centre d’hébergement pour personnes en difficulté, envoyées notamment par le Samu social. L’organisme privé qui a acquis le bâtiment pourrait y accueillir un nombre beaucoup trop important de personnes, selon la mairie, qui cherche par tous les moyens à faire fermer ou transformer la structure. Certes, une collaboration entre la commune et la société privée gérant ce centre aurait été préférable à une installation imposée. Faut-il pour autant prendre en otages les familles et les enfants qui ne sont responsables de rien ? La loi fait obligation à la commune de scolariser les enfants demeurant sur son territoire, quelque soit par ailleurs la situation des parents. Aujourd’hui, les familles font les frais d’un conflit qui les dépasse, entre la ville, la Préfecture et le propriétaire de l’établissement. L’Éducation Nationale, alertée, ne semble pas non plus vouloir prendre les mesures nécessaires. Le collège de secteur refuse lui aussi la scolarisation d’enfants qui sont à l’école en France depuis 2004, et leur demande de subir « des tests » à l’autre bout du département ! Les 15 enfants qui devraient être inscrits dans les écoles élémentaires de la ville, qui disposent des documents administratifs attestant de leur scolarité passée, se voient, après quinze jours sans école, arbitrairement regroupés dans une seule et même classe : ils relèvent pourtant de différentes classes, du CP au CM2 et ont suivi une scolarité ordinaire en France. Ils disposent des certificats de leurs écoles précédentes qui précisent leur niveau scolaire et la classe dont ils relèvent. Mais à Saint Gratien, ils doivent être « testés ». Les enfants de maternelle devront, eux, attendre encore plusieurs jours pour qu’une décision soit prise les concernant. Aucun de ces enfants ne sera accepté à la cantine, ni à l'étude. Aucun crédit municipal ne sera alloué à cette classe.
Je demande, avec « Réseau Éducation Sans Frontières » et la FCPE, qui suivent et soutiennent les familles, que la loi soit respectée. Ces enfants ont-tout simplement- droit à l’éducation et il serait intolérable que cette situation perdure. Quinze jours après la rentrée, ils doivent être d’urgence intégrés dans une classe correspondant à leur cursus. C’est la loi, seulement la loi…
Isabelle Volat
Retrouvez en annexe le témoignage d'une famille.

 

Plus de 100 000 voix ont dit non à la démolition de la formation des enseignants

_489_.jpgL’appel 100 000 voix pour la formation initié par la Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE) et soutenu par la plupart des syndicats, la FCPE et l’UNEF, les coordinations, de nombreuses associations et sociétés savantes, les mouvements pédagogiques et une multitude de personnalités, vient de dépasser les 100 000 signatures.
Ce sont 100 000 voix de parents, d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs, de citoyens qui demandent l’abandon de la réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation » et qui, tout au contraire, appellent le gouvernement à un effort en faveur de l’école et de la formation de ses enseignants.
Cet événement prend un relief particulier en cet été 2010 : c’est en effet en juin 2008 que le Président de la République et son ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, sûrs de leur fait, avaient annoncé le lancement de cette réforme…
Le gouvernement ne doit pas s’y tromper, cela signifie qu’est intact le refus exprimé l’an dernier par la communauté universitaire unanime, dans un mouvement sans précédent par son ampleur et sa durée. Cela signifie aussi que ce refus est désormais partagé bien au-delà de l’université et des IUFM, tout particulièrement par des dizaines de milliers de parents d’élèves.
Et pourtant, contre la volonté de l’ensemble des acteurs, le gouvernement s’obstine à mettre en place cette prétendue réforme. Il a commencé par défaire les cadrages des formations. Les débutants seront obligés d’improviser : pour un million et demi d’élèves dans le second degré, leur année scolaire sera compromise dans une discipline au moins ; pour 150 000 élèves du 1er degré, c’est l’ensemble de leur année qui sera menacée. Y a-t-il encore une République quand sont instituées, dans la formation de ses maîtres, des inégalités géographiques et sociales aussi criantes que celles qui se dessinent ?
Où est le sens des responsabilités quand le gouvernement oblige son administration, depuis plusieurs mois, à improviser la gestion de l’ingérable ?
Où est l’éthique quand il sait que de très nombreux débutants seront mis dès septembre dans une situation de grande souffrance psychique ?
Et où est le sens du bien public quand les gouvernants voient sans sourciller des officines privées se préparer à prospérer, dès la fin août, sur le désengagement de la puissance publique ?
La CNFDE appelle tous ceux qui le pourront, là où ils seront, à s’opposer dès la rentrée, avec la plus grande vigueur, à la démolition de la formation.
Elle réitère ses principales demandes : maintien de la formation des lauréats dans les conditions antérieures, report des concours aux dates habituelles et dans les formes antérieures, défense des sites IUFM menacés de fermeture, création des postes d’enseignants et de formateurs nécessaires, ouverture de négociations pour une tout autre réforme.
Elle vous invite à poursuivre la diffusion de cette pétition pour inviter les citoyens, les élus et les organisations attachés à l’école à rejoindre les 100 000 voix et à faire connaître cet appel.



Secrétariat de la CNFDE, 1er juillet 2010

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Quelle école pour demain ?

La situation des écoles est plus que préoccupante en cette rentrée 2009, tant au plan national que départemental. Deux organisations du Val d’Oise lancent un cri d’alarme : la FCPE, première fédération de parents d’élèves, et le SNUipp, principal syndicat enseignant pour l’école élémentaire.

Ces deux organisations dénoncent les mauvaises conditions de rentrée : baisse du taux d’encadrement, effectifs chargés dans les écoles du Val d’Oise, moyens d’enseignement et d’accompagnement réduits. Des suppressions de postes massives ont eu lieu et d’autres sont prévues pour 2010. Les postes spécialisés dans l’aide aux enfants en difficulté sont supprimés. Aucun dialogue ne s’engage entre le ministère et les enseignants, les réformes qui mécontentent tous les partenaires de l’école sont mises en place dans la précipitation.

Parents et enseignants ont des propositions pour une école publique de qualité assurant la réussite de tous les élèves. Pour faire connaître la réalité des attaques dont est victime l‘école et faire avancer des solutions alternatives, la FCPE et le SNUipp organisent une initiative commune d’information et de débats. Une conférence de presse aura lieu le 9 septembre.

Pour connaître la position de la FCPE et du SNUipp du Val d’Oise

 

L’enseignement des langues souffre des restrictions budgétaires…

Dans un communiqué, la FCPE du Val d’Oise fait part de son mécontentement concernant l’enseignement des langues dans le département. Directement menacées : les classes de 6è allemand première langue et les classes bilangue qui accueillent anglicistes et germanistes pour un enseignement renforcé en langues dès la 6è. Au collège Jean Zay de Saint Gratien, la classe bilangue disparaîtra, si les parents et professeurs ne se mobilisent pas, alors qu’il y a déjà plus de 20 élèves inscrits, dont 10 germanistes. Ces mesures prises dans notre département sont contraires aux objectifs affichés par l’Education Nationale visant au contraire à développer l’enseignement de l’allemand, notamment augmenter le nombre de classes bilangues et maintenir l’enseignement de l’allemand partout sur le territoire. La FCPE dénonce donc le double discours gouvernemental qui en économisant des postes de professeurs, réduit dans les faits « l’offre d’enseignement de l’allemand et la diversité des langues étrangères faite par l’Education Nationale aux enfants du Val d ‘Oise". Un rassemblement est organisé le mardi 23 juin devant l’Inspection Académique.

  • L’Allemagne est le premier partenaire économique de la France..
  • L’allemand est la première langue parlée en Europe…

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