Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Mot clé - Conseil national de la Résistance

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Sarkozy ouvre la chasse aux malades et aux pauvres

Nicolas Sarkozy ose se revendiquer défenseur de l'esprit de 1945 et des avancées sociales du Conseil national de la résistance. C'est un comble venant de celui qui, depuis son élection, n'a cessé de s'attaquer, par des réformes successives et autoritaires, à ce qui fondait le pacte social. Il a mis systématiquement et méthodiquement à mal la solidarité nationale. Sous couvert d'une cure d'austérité, ce sont les salariés, les privés d'emploi et les retraités à qui on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale. Il n'hésite pas à reprendre à son compte les slogans du Front national en montrant du doigt les pauvres, les précaires, les fonctionnaires... qui sont pour lui autant d'assistés ou de fraudeurs.

Pour Sarkozy, les malades sont des fraudeurs en puissance !

C'est une véritable chasse aux malades qu'il souhaite engager en voulant punir ceux qui bénéficieraient d'arrêts de travail supposément injustifiés. Pire, sous couvert de vouloir « responsabiliser davantage les assurés », le délai de carence serait augmenté d'un jour dans le public et le privé. Pourtant, les indemnités journalières ne représentent que 2,5 % du budget de la sécurité sociale. En revanche, rien n'est prévu pour lutter contre le travail non déclaré responsable des deux tiers des fraudes à la sécurité sociale.

Le gouvernement réinvente le travail obligatoire

Le gouvernement y va fort. Après avoir qualifié « l'assistanat » de « cancer de la société », le gouvernement veut instaurer 7 heures hebdomadaires de travail obligatoire pour les allocataires du RSA. Cette nouvelle disposition qui sera mise à l'essai dans 10 départements est tout à la fois honteuse, inefficace et absurde. Honteuse car elle voudrait faire passer des personnes vivant dans la plus grande précarité comme des assistés. Inefficace car cela ne les aidera en rien à trouver un emploi stable à un salaire décent. Absurde car à l'heure où la France compte près de 4 millions de privés d'emploi, ce n'est pas en instaurant le travail gratuit que l'on résoudra le problème du chômage. C'est également démagogique car rien n'est dit sur la manière dont seront effectuées ces travaux, ni sur comment ils seront encadrés.

Les élus communistes agissent

La nouvelle majorité de gauche au Sénat a montré qu'en allant à rebours de la politique du gouvernement, il est possible de dégager des ressources supplémentaires pour la protection sociale. A l'initiative des sénatrices et sénateurs communistes, le Sénat a :
- supprimé les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires,
- accru la taxation des retraites chapeau, des stock-options, des bonus des traders,
- conditionné l'exonération de cotisations sociales au strict respect de l'égalité salariale.
Le doublement de la taxe sur les mutuelles a été annulé et même supprimé des contrats des étudiants pour favoriser leur accès aux soins.

Ces seules mesures permettent de dégager 5 milliards de nouvelles recettes. C'est l'équivalent de 30 % du déficit de la sécurité sociale en 2012.

D'autres solutions sont possibles. C'est le sens des propositions du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.
- l'augmentation immédiate du SMIC à 1 700 € brut,
- l'interdiction des licenciements aux entreprises distribuant des dividendes,
- la création de nouveaux pouvoir d'intervention pour les salariés dans leurs entreprises pour leur permettre d'être partie-prenante des décisions des profits dégagés par leur activité.

Argumentaire PCF
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Les jours heureux

monument_national_de_la_rsistance.jpgA l'initiative du collectif CRHA (Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui) est organisé chaque année un rassemblement sur le plateau des Glières afin de rappeler les valeurs républicaines de solidarité, de fraternité, de vivre-ensemble et de justice contenues dans le programme du Conseil national de la Résistance, élaboré le 15 mars 1944.

En mars 1944, 159 patriotes ont trouvé la mort sur le plateau des Glières. Le 4 mai 2007, Nicolas Sarkozy était venu se mettre en scène dans ce haut lieu de la résistance savoyarde à deux jours du second tour de l'élection présidentielle. Un pèlerinage très médiatique qui avait choqué d’anciens résistants et des militants. Un rassemblement avait eu lieu quelques jours plus tard. Depuis, le Président revient tous les ans. Et eux aussi.

En 2011, des milliers de citoyens ont repris le fameux maquis des Alpes et lancé l’appel de Thorens-Glières.

Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « Appel aux jeunes générations » dénonçant notamment « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent. Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau "programme de la Résistance" pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter des causes politiques des injustices sociales, des raisons des dérégulations internationales, des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un projet de société du XXIe siècle en repartant du programme du CNR, Les jours heureux, adopté le 15 mars 1944. Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l'identité républicaine française.

Avec l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui (CRHA), nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

1. Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
2. Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
3. Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.

Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d'« Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

1. Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
2. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. 3. Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.

Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations. Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l'Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : « Créer c'est résister. Résister c'est créer ».

Premiers signataires :
Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant déporté ; Marie Jo Chombart De Lauwe, résistante déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant déporté ; Walter Bassan, résistant déporté ; Henri Bouvier, résistant déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant déporté, président de la FNDIRP de l'Ain ; Noella Rouget, résistante déportée ; Odette Nilès, résistante, petite amie de Guy Môquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l'ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.

Lancé le 14 mai, à 15 heures, à Thorens-Glières (Haute-Savoie), à l’initiative de l’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui (CRHA).
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