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Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

Vive le commerce de proximité !

Les "questions diverses" sont pour les élus minoritaires le seul moyen d'intervenir sur l'ordre du jour du Conseil municipal. Elles doivent être déposées par écrit 48 heures avant la séance. Le maire y répond plus ou moins longuement et il n'y a pas ensuite de débat.

Voici les questions déposées par les élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien pour le Conseil du jeudi 22 novembre dernier.

1) La fermeture de la supérette des Raguenets
Cette fermeture fragilise le centre commercial et pénalise les autres commerces. Elle oblige les habitants du quartier à se rendre en centre-ville pour leurs achats. Une pétition signée par plus de 900 personnes interpelle les élus et la chambre de commerce. Nous soutenons cette demande et partageons l’idée que le commerce de proximité est indispensable à la vie des quartiers.
Nous demandons à la commune de peser de tout son poids pour aider à la réouverture d’un commerce de proximité aux Raguenets. Nous souhaitons aussi que la commission « commerces » se penche sur les questions des centres commerciaux des Marais et des Raguenets.

2) Le fonctionnement des bureaux de poste
Nous souhaitons attirer une nouvelle fois l’attention du Conseil sur le fonctionnement dégradé du service public de la poste. Le bureau annexe des Raguenets n’est ouvert que deux heures par jour, ce qui est notoirement insuffisant pour un quartier de 6 000 habitants et entraîne une forte affluence le samedi matin. Au bureau central, le manque de personnel provoque de longues attentes des usagers. Nous estimons indispensable que la commune s’adresse à la direction de la poste afin de lui demander d’agir pour que le service public soit assuré à Saint Gratien dans des conditions correctes. Dans le cadre de l’aménagement du territoire, le maire peut donner son avis sur les horaires d’ouverture et les effectifs.

Le maire a brièvement répondu à la deuxième question, considérant que nous l'avions déjà interrogée à plusieurs reprises à ce sujet. Elle considère qu'elle n'a qu'une possibilité réduite d'action vis à vis de la poste. Nous pensons au contraire qu'une municipalité peut peser pour que le service public soit assuré de façon satisfaisante sur la commune et que l'on peut aussi associer les habitants à cette action.

En ce qui concerne la fermeture de la supérette des Raguenets, le maire considère que "le commerce des années 70, c'est fini" et qu'il est quasi impossible de réouvrir un magasin d'alimentation aussi grand dans le centre commercial. Il faudrait selon elle, diviser en deux la surface des locaux pour ne garder qu'une petite surface alimentaire et y adjoindre un autre commerce, type bazar. Quant aux Marais, elle juge totalement irréaliste d'y envisager l'ouverture d'une supérette. Les locaux vacants devraient accueillir les bureaux de la société HLM Terre et Famille. Il y a pourtant 600 logements collectifs et une zone pavillonnaire importante à proximité immédiate. Des résidents de ce quartier peinent à se rendre en centre ville, d'autant plus que, comme aux Raguenets, les transports en commun sont quasi inexistants en journée.

Et si on mobilisait les groupes de quartier sur ces questions ?

 

Agenda 21 de Saint Gratien : le compte n’y est pas !

8 décembre 2011 : la ville de Saint Gratien présente ce soir le programme d’actions de son « Agenda 21 ». Ce programme a été voté au dernier Conseil municipal.

Il nous apparaît en deçà du diagnostic critique émis l’an dernier par les consultants employés par la municipalité : le cabinet Solving a réalisé une étude qui a en effet relevé les points « noirs » de Saint Gratien en matière de développement durable. Nous les avons rappelé récemment ici.

Le programme d’actions proposé par la ville nous apparaît également très en deçà des propositions novatrices faites par les Gratiennois lors des 4 ateliers thématiques de février/mars 2011.

Notre première appréciation : un premier pas, certes, mais très timide ; une absence de fil directeur fort; un manque d’ambition en ce qui concerne les liaisons douces et les énergies renouvelables ; un manque d’audace dans les domaines des solidarités et de la jeunesse ; des impasses importantes sur les thèmes essentiels comme le logement ou encore le potentiel de créations d’emplois qui pourrait découler d’un agenda 21 plus volontariste.

Au vu des faiblesses pointées par les consultants employés par la ville et des propositions qui ont émergé des ateliers thématiques, nous jugeons insuffisantes les actions retenues par la municipalité et présentées ce soir. Pour nous, hélas, le compte n’y est pas !

Voici quelques propositions alternatives (sur lesquelles nous reviendrons prochainement plus en détail ) qui nous semblent indispensables pour que Saint Gratien s’engage pleinement dans une démarche de développement durable, soucieuse de notre avenir à tous, tout en améliorant la vie quotidienne des habitants.

Énergies renouvelables
Favoriser le développement des énergies renouvelables sur la commune, pour diversifier les sources, réaliser des économies conséquentes sur la facture d’énergie pour les ménages et développer les emplois « verts » dans les quartiers

Nuisances aériennes et routières
Étudier l’intégration de Saint Gratien dans le plan de gêne sonore ; engager la ville pour obtenir l’interdiction des vols de nuit à Roissy ; étudier la couverture du CD14 qui coupe la ville en deux

Transports et déplacements
Implanter des pistes cyclables dans l’objectif de réaliser un vrai maillage « doux » dans la ville ; les prévoir obligatoirement en cas de réfection de voirie ; multiplier les emplacements pour garer vélos et trottinettes ; mettre à l’étude un système de navette communale pour les personnes à mobilité réduite ; augmenter la fréquence des bus et la liaison avec les nouveaux réseaux tels que tramway (qui arrivera à Épinay) et Transilien

Enfance et jeunesse
Instaurer un Conseil municipal des jeunes pour les impliquer sérieusement dans les affaires de la cité

Gestion de la collectivité
Intégrer les normes sociales les plus favorables dans les appels d’offres de délégations de services publics de la ville

Solidarités

Aider à l’intégration des nouveaux habitants et des populations étrangères résidant à Saint-Gratien ; organiser des jumelages avec des villes étrangères permettant la réalisation de projets « coopératifs »

Habitat et urbanisme
Instaurer une commission municipale pour étudier les questions liées au logement (mixité sociale des différents quartiers ; développement du commerce de proximité ; étude d’un programme de l’amélioration de l’habitat et des réductions de consommation d’énergies par la réalisation de ce qui s’apparenterait à des «éco quartiers»)

Vous avez des idées sur le développement durable ? Nous aussi !

Venez en débattre à l’assemblée citoyenne du Front de Gauche de Saint Gratien mardi 24 janvier 2012 à 20h00, avec André Chassaigne, député Front de Gauche d’Auvergne et rapporteur de l’amendement anti-OGM intégré dans la loi Borloo-Grenelle de l’environnement; auteur du livre « Pour une terre commune »

Nous reviendrons prochainement sur la présentation de l'Agenda 21 qui a été faite ce soir. Soirée "débat" qui fit fort écourtée lorsque le maire jugea que les questions avaient assez duré...

 

Saint Éxupéry

tr_teau.JPGLe maire de Saint Gratien se félicite en ouvrant le Conseil municipal du 30 juin que la FCPE soit déboutée de son référé au tribunal administratif. Toute à sa satisfaction (soulagement ?) d’échapper à une injonction qui l’aurait contrainte à accepter, après dix mois de refus, 25 enfants de demandeurs d’asile à la cantine et au centre de loisirs, elle poursuit en regrettant l’écho rencontré par cette affaire dans différents médias et termine en faisant le procès de l’action du Collectif 35.

Élue et enseignante sur la commune, je suis accusée une nouvelle fois de manquer à mon devoir de réserve. Le maire me reproche d’avoir eu l’audace de distribuer un tract d’information devant l’entrée de la réception de fin d’année des enseignants, avant d’oser pénétrer dans la salle pour participer à la soirée.

Crime de lèse majesté évident. Pour accéder au buffet de cette fin juin, faut-il donc faire allégeance à l’entrée ? Et dans le cas contraire, pas d’accès à la soirée pour un élu/enseignant pourtant très légitimement invité ?

Rappelons encore une fois que le « devoir de réserve » qui s’appliquerait à ma profession est un pur fantasme et n’existe pas dans la loi. Ah ! Si les enseignants pouvaient se taire ! Rêve secret du maire ! Si le « Collectif 35 » pouvait cesser d’informer les habitants comme il l’a fait à l’entrée des réunions de quartier, puis la semaine dernière à l’ouverture de la réception de fin d’année des enseignants de la commune !

Ces polémiques sont sans grand intérêt. Il m’apparaît plus important de répondre sur les questions de fond. Concernant le tribunal administratif, la FCPE, qui donnait une conférence de presse le jeudi 30 juin, a apporté des précisions sur le jugement rendu. Le juge a considéré que « l’égalité d’accès au service public ne constitue pas une liberté fondamentale dont la sauvegarde est susceptible de donner lieu au prononcé de mesures sur le fondement de l’article 521-2 du Code des Juridictions Administratives. » Le caractère d’urgence n’a pas été remis en cause, et le juge ne se prononce pas sur le fond, sur l’illégalité d’une éventuelle discrimination. Il dit simplement que la procédure de référé–liberté engagée par la FCPE n’est pas susceptible d’apporter une réponse.

Sans préjuger de l’action future qu’engagera ultérieurement la FCPE, je pense qu’un jour prochain, un autre recours démontrera qu’il y a bien à Saint Gratien inégalité d’accès au service public et que cela constitue une discrimination. En plus d’être condamnable, cette exclusion est d’ores et déjà moralement choquante comme l’a déclaré sur Canal Plus le ministre Chatel lui-même. Le maire jubile aujourd’hui du rejet du référé. Mais peut-on se réjouir d’apprendre que 25 enfants vont être durant tout l’été privés d’activités sportives ou culturelles dont ils auraient dû bénéficier, comme les autres petits Gratiennois de leur âge ?

Madame le Maire affirme vouloir lutter contre la création d’un ghetto. Malheureusement, l’action menée depuis un an, excluant les familles du 35 des services municipaux, privant les enfants de centre de loisirs durant tout l’été, contribue fortement à ce qu’elle prétend vouloir combattre. Elle leur signifie clairement qu’ils n’ont pas leur place dans la commune, qu’elle les considère comme des habitants « à part », « de passage ». Ce « tri » entre enfants d’après leur origine est particulièrement choquant. Choquant et stérile. Le maire se trompe de cible en rendant encore plus difficile la vie de familles déjà très démunies, ce qui n’influera de toute façon en rien sur l’arrivée éventuelle d’autres résidents. Les hébergés du 35 sont les otages bien impuissants d’un conflit qui les dépasse, d’un bras de fer entre la ville et le propriétaire du foyer. Il est temps, grand temps d’engager un dialogue pouvant dénouer cette situation indigne qui n’a que trop duré.

"Nos différences, loin de nous séparer, nous enrichissent", disait Saint Éxupéry.

A méditer cet été dans les bureaux de la mairie.

 

Conseil municipal du 26 mai 2011 : déclaration des élus PCF-Front de Gauche

Élus PCF-Front de Gauche au Conseil municipal de Saint Gratien, nous sommes mis en cause par le Maire dans la revue municipale du mois de juin.

La séance du Conseil municipal du 26 mai dernier s’est tenue à huis clos à la demande d’élus de la majorité municipale. En effet, une cinquantaine d’habitants, à qui le Maire avait refusé d’accorder un rendez-vous, souhaitaient lui remettre une pétition demandant l’accès aux services municipaux pour 29 enfants de familles de demandeurs d’asile. Nous avons accepté d’être leur relais au sein du Conseil car nous considérons que cette demande est légitime. Nous avons indiqué au Maire en tout début de séance que nous voulions faire une courte déclaration. Seuls les élus ont en effet droit de parole dans cette assemblée. Le Maire a immédiatement refusé de nous entendre et fait voter le huis clos, puis annoncé une suspension de séance. Les élus majoritaires ayant pour la plupart quitté la salle, nous avons alors lu la déclaration que le Collectif nous avait demandé de porter à la connaissance des élus.

Cette attitude nous vaut aujourd’hui d’être accusés par le Maire de conduite irresponsable, indigne d’élus de la République et de méprisante pour les institutions. Nous serions des « élus qui s’agitent » alors que d’autres « auraient le sens des responsabilités ».

Nous n’engagerons pas de polémique avec le Maire. Ce qui nous importe est d’agir pour débloquer une situation discriminatoire que nous dénonçons depuis de longs mois. L’exclusion de ces familles est contraire à toutes les valeurs de solidarité que nous portons et nous interpelle particulièrement car elle touche des enfants. Elle est contraire à la loi qui permet à tous les citoyens, quelle que soit leur situation, d’accéder aux services publics. Le premier magistrat ne doit-il pas appliquer les règles républicaines ? Le Maire refusant tout échange, il était de notre devoir d’élus de la République d’accepter d’être les porte-parole de citoyens engagés contre cette ségrégation illégale. Nous réaffirmons qu’il est grand temps d’entamer un dialogue pour dénouer enfin une situation indigne qui porte atteinte à l’image de notre ville.

 

Du monde en salle des mariages : la preuve par la vidéo !"

Des Gratiennois solidaires en salle des mariages !

Après avoir vainement tenté de prendre rendez vous avec Madame le Maire par courriel, par courrier, par téléphone,…, des Gratiennois rassemblés au sein du « Collectif 35 « ont souhaité assister au Conseil municipal le jeudi 26 mai.

Ils avaient deux objectifs :

  • Donner en main propre à Madame Le Maire les 1368 signatures collectées sur la pétition initiée par la FCPE et le SNUipp. Cette pétition, également en ligne sur le site de la FCPE, dénonce la discrimination dont font l’objet 29 enfants hébergés avec leurs familles dans le foyer sis 35 avenue du Général Leclerc. La ville leur toujours refuse l’accès aux services périscolaires et l’accès aux assistantes sociales de la ville.
    mairie_26_mai.JPG
  • Demander solennellement – devant le conseil municipal - le respect de la convention internationale des droits de l’enfant, qui souligne dans son article 27 « le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, et social », ainsi que de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000, dite Loi Besson (Louis, pas Éric !), qui précise que « les enfants, même inscrits pour une durée limitée à l’école doivent bénéficier des activités périscolaires offertes aux autres élèves ».

Le Collectif souhaitait faire part des propositions qu’il a élaborées aux élus de la ville.

1 - Il est grand temps qu’à l’initiative de Madame Le Maire, l’ensemble des acteurs compétents, au niveau municipal, départemental, mais aussi au niveau de la région et de la préfecture se réunissent, afin qu’une solution pérenne puisse être trouvée et qu’on sorte par le haut de cette triste situation.

2 - Si le bailleur ne respecte pas ses engagements ni la législation en matière d’accueil de population en situation de grande précarité, la mairie doit saisir la justice.

3 - Face à cette situation à caractère exceptionnel, il lui semble que la ville peut faire appel à la solidarité de tous les Gratiennois, quitte à se retourner ensuite vis à vis de l’État pour lui demander ensuite une subvention. Puisque l’État se défausse de ses responsabilités et de la gestion des personnes en grande difficulté sur les communes, la ville pourrait le faire savoir en organisant une conférence de presse.

Le 26 mai au soir, Madame le Maire a refusé d’entendre le Collectif et immédiatement fait voter le huis clos, puis a recouru aux forces de l’ordre pour faire évacuer la salle.

Rappelons que l’objectif du Collectif n’était pas de perturber la séance mais d’engager un dialogue avec les élus de la majorité afin de trouver une issue satisfaisante concernant 29 enfants vivant sur le territoire de Saint Gratien.

Avant de quitter les lieux, le Collectif a néanmoins pu faire lire une déclaration reprenant ses principales propositions et remettre la pétition forte de ses 1368 signatures.

Le collectif est constitué de parents d’élèves, d’enseignants, d’habitants, de médecins, de commerçants, d’élus, d’hommes d’église, etc. …en un mot de Gratiennois tout simplement soucieux du sort d’autrui.

Retrouvez quelques images de cette soirée mouvementée sur la vidéo envoyée par un jeune participant.
Voir la vidéo

 

Mettons la solidarité à l’ordre du jour !

Le 26 mai, un rassemblement d’habitants, le « Collectif du 35 rue du Général Leclerc », appelait à venir assister au Conseil municipal de Saint Gratien. Plusieurs dizaines de personnes ont répondu à cette invitation. Elles souhaitaient interpeller le maire, avant l’ouverture de la séance, sur la situation discriminatoire vécue depuis 10 mois à Saint Gratien par des familles de demandeurs d’asile, interdites de cantine, d’étude, de centre de loisirs et de service social.

Le Maire n’a pas souhaité les entendre, et encore moins échanger avec le public, ni avec les élus qui s’étaient engagés à parler au nom du Collectif. Le seul argument avancé par le premier magistrat étant : « Cette question n’est pas à l’ordre du jour ! »

Effectivement, elle ne l’était pas. C’est d’ailleurs ce que nous regrettons depuis de longs mois. A Saint Gratien, peut-être faut-il modifier l’ordre du jour.

Jamais le maire n’a ouvert le dialogue ni voulu écouter les propositions faites par le Collectif du 35. Aucune réponse à notre demande de rendez-vous. Aucun débat n’a eu lieu, ni en conseil municipal, ni en réunions de quartier. A Saint Gratien, le dialogue n’est pas à l’ordre du jour.

La décision d’exclure ces familles de tout service municipal ne s’appuie sur aucune base réglementaire ou légale. Aucune condition n’existe en effet qui puisse interdire l’accès des services publics. A Saint Gratien, le respect de la loi n’est pas à l’ordre du jour.

C’est le maire seul qui a pris la décision d’interdire à une partie de sa population le bénéfice de services municipaux. Aucun vote du conseil municipal n’a entériné cette décision. Seul le maire s’exprime sur le sujet. A Saint Gratien, la démocratie n’est pas à l’ordre du jour.

Rien n’empêche la commune de permettre l’accès des différents services aux familles du 35, et de se retourner ensuite vers l’État pour le mettre face à ses responsabilités quant à l’accueil des réfugiés sur le territoire. A Saint Gratien, les actions constructives ne sont pas à l’ordre du jour.

Ce sont les familles et principalement les enfants qui font les frais du bras de fer entre la commune et le propriétaire du foyer d’hébergement. Il s’agit pourtant de personnes très démunies. Cela choque nombre de nos concitoyens. A Saint Gratien, l’humanité n’est pas à l’ordre du jour.

« Réunissons autour d’une table ronde les principaux acteurs et trouvons ensemble les moyens d’accueillir dignement et solidairement ces populations. » propose le Collectif.

A Saint Gratien, la solidarité n’est pas à l’ordre du jour.

 

Inflation gratiennoise

Les familles consacrent aujourd’hui près de 14% de leur budget à l’alimentation. Salariés aux petits revenus , chômeurs, jeunes, retraités subissent l’envolée des prix de tous les produits de la vie quotidienne. Des denrées aussi luxueuses que le café ou les pâtes, le pain, le chocolat ont vu leurs prix grimper de 5 à 20%. Le prix de l’électricité, du gaz, de l’essence atteignent des sommets. Le gaz a augmenté de 60% depuis 2004, date de la privatisation de GDF. Les loyers représentent souvent plus du tiers du revenu des ménages. Si les grands groupes pétroliers, GDF-Suez et les grands distributeurs font de faramineux profits, le consommateur va bientôt laisser sa chemise en faisant ses courses. Seuls les salaires connaissent la stagnation.

Le dernier Conseil municipal de Saint Gratien a pourtant voté sans état d’âme une augmentation des tarifs des prestations périscolaires de 3% pour la prochaine rentrée. La restauration scolaire, les centres de loisirs, les accueils du matin et les études seront donc en nette augmentation, supérieure à l’inflation qui est à ce jour de 1,8%. Couplée à la non revalorisation de la grille de quotients familiaux, cette envolée des tarifs entraînera une addition très alourdie pour les familles gratiennoises.

La majorité municipale argue d’une « gestion vertueuse » des finances locales et se vante de contenir les dépenses de fonctionnement. Lors du vote du budget, nous avons fait remarquer que, les dotations de l’état stagnant, il serait difficile de maintenir les services rendus au quotidien aux habitants, sauf à augmenter sérieusement les participations des usagers, voire à supprimer des prestations municipales. Nous avons connu la suppression des classes de découverte ; voici à présent des augmentations qui mettront à mal nombre de budgets familiaux.

 

Moins de Gratiennois : à qui la faute ?

berthie_albrecht.jpgDans « Saint Gratien magazine « du mois de mars 2011, le groupe majoritaire au Conseil municipal consacre sa « tribune libre » au récent recensement réalisé sur notre commune.

Les nouvelles méthodes de recensement (collecte aléatoire portant sur 8% de la population, ce qui aboutit à rassembler des informations portant sur 40% des habitants en 5 ans) sont accusées d’être à l’origine de la baisse constatée du nombre d’habitants de Saint Gratien : 21 612 Gratiennois en 2009 mais seulement 20 468 en 2011. Cette baisse entraîne une diminution des subventions, ce qui n’est évidemment pas sans conséquences sur les ressources de la ville.

Le journal « Le Parisien » alertait dès le mois de janvier sur la baisse du nombre des gratiennois, une exception dans le Val d’Oise qui voit sa population augmenter et notait que Saint Gratien était « en queue de peloton ». La ville perd 1 144 habitants et 5,29% de sa population en deux ans. De récentes études montrent que diminue aussi le nombre d’ouvriers et d’employés habitant la commune.

Qui est responsable ? L’Insee et ses mauvaises méthodes de calcul ou la politique municipale de logement et d’urbanisme ?

La cherté des loyers et les prix prohibitifs de l’immobilier chassent de plus en plus de familles et de jeunes vers d’autres communes plus abordables. Dans une étude sur les prix des appartements anciens, « Le Parisien » note que ceux-ci atteignent des sommets en 2010 en Ile de France. Saint Gratien se classe en deuxième position des villes du Val d’Oise répertoriées par le quotidien, juste derrière Montmorency. Il faut compter 3320 € le mètre carré pour se loger sur la commune. Ce chiffre est en augmentation de 12,3% sur l’année et de 2,9% depuis les trois derniers mois.

De quoi expliquer la baisse du nombre d’habitants ?

 

Révision du PLU à Saint Gratien : mêlez–vous de votre environnement !

Les élus socialistes ont choisi de s’exprimer dans le dernier numéro de la revue municipale sur la prochaine révision du plan local d’urbanisme, le PLU.

La mise en révision du PLU a été votée au Conseil municipal du 16 décembre 2010. Il est vrai que c’est un sujet sur lequel nous reviendrons car rien n’est anodin dans ce domaine. Une enquête publique permettra d’ailleurs aux gratiennois de donner leur avis.
Lors du conseil au cours duquel cette question a été débattue, nous avons réaffirmé nos positions sur les objectifs de révision du PLU.

- Nous avons redit les réserves que nous avions déjà exprimées sur les îlots d’activité à caractère économique du boulevard Pasteur. Il est délicat de se lancer dans des opérations d’urbanisme sans avoir une vue précise des réalisations à venir. Or, quelles entreprises s’installeraient dans ces zones d’activité ? Aucun projet n’est aujourd’hui connu.

- Nous avons interrogé le maire sur l’implantation et la taille de nouvelles « opérations d’habitation » prévues dans la ville. Rien de précis là encore, ni sur l’implantation de ces zones ni sur leur taille, ne nous permet de nous prononcer.

- Nous avons demandé des précisions sur les projets concernant la rue de Verdun et l’avenir des pavillons le long de la voie ferrée, aujourd’hui classés en « zone d’étude ».

- Nous avons questionné sur un nouvel espace permettant la liaison entre le parc urbain et le square Léon Fontaine. Aucun projet précis n’est connu à ce jour.

- Nous avons approuvé l’objectif de développer des liaisons douces tout en demandant qu’elles soient implantées lors de toute opération d’urbanisme ou de réhabilitation. Hélas ! Les travaux de la rue d’Ermont se feront sans aménagement de piste cyclable, ce qui montre l’écart existant parfois entre les déclarations et les actes.

Pour toutes ces raisons, nous n’avons pas approuvé ces premiers éléments de révision du PLU qui nous apparaissent trop flous pour que l’on puisse se prononcer. Des projets existent certainement déjà mais ils ne nous ont pas été présentés..

Quant aux élus socialistes, ils n’ont pas jugé bon d’intervenir lors de cette séance du conseil. Dans leur tribune, ils se disent aujourd’hui « vigilants » et insistent sur l’implantation d’espaces verts et de liaisons douces. Ils partagent « certains objectifs de révision du PLU de la majorité » sans pour autant préciser lesquels et affirment « poursuivre la réflexion ».

Réfléchir est certes nécessaire mais il faut également un jour avancer des propositions.

Nous proposons donc que cette révision du PLU, étape importante dans l’aménagement de notre espace urbain, fasse l’objet d’une concertation poussée avec les habitants des différents quartiers. Lors des prochaines assemblées consultatives de quartiers, il est possible de présenter des projets, et non des dossiers aboutis et impossibles à modifier, et ainsi de consulter largement les Gratiennois sur le devenir de leur environnement.
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Qu'est-ce qu'on fait dimanche ?

Un an après avoir interpellé l’État français sur les dérogations au repos dominical, l’Organisation Internationale du Travail (l’OIT) vient à nouveau d’épingler le gouvernement. Dans son rapport 2011, l’OIT constate « un élargissement progressif » des dérogations « de façon non négligeable ». Elle conclut que « les considérations sociales ne paraissent pas avoir été prises en compte ».

Illustration locale, le Conseil municipal de Saint Gratien a récemment débattu de la question. Les élus devaient accorder une dérogation au repos dominical présentée par quatre magasins gratiennois.

Si la majorité a accordé un avis favorable sans états d’âme, nous avons bien évidemment voté contre cette autorisation du travail du dimanche.

Nous avons rappelé que le repos du dimanche est un élément fondamental de la vie familiale, culturelle, sportive, associative. On est en train de casser l’ équilibre existant entre les ouvertures légitimes et la vie en société car il y aura un effet boule de neige et des répercussions sur d’autres professions telles que le nettoyage, les transports ou la garde d’enfants. Faudra-t-il un jour ouvrir les crèches le dimanche ?

On nous oppose parfois l’intérêt des consommateurs qui pourraient ainsi faire leurs courses plus facilement. Outre que le consommateur est aussi un salarié, qui au travail ne risque plus de consommer, force est de constater que le consommateur n’ a pas plus d’argent à dépenser le dimanche que les autres jours de la semaine. Les chiffres d’affaires globaux n’augmentent donc pas. Des études montrent également que le travail du dimanche n’apporte pas de créations d’emplois, mais des transformations de contrats à durée indéterminés en emplois précaires.

Enfin, n’oublions pas que le travail du dimanche se fait souvent sous la contrainte pour les salariés.

Le dimanche, allez au marché le matin et au cinéma l’après-midi !
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Pas de place pour les vélos !

v_lo.jpgSaint Gratien :

Au Conseil municipal du 31 mars, les élus ont adopté le projet de requalification de la rue d’Ermont qui prévoit la réfection et l’élargissement des trottoirs, la mise en place d’un nouvel éclairage public ainsi que des plantations. Cette rue est devenue une entrée de ville importante depuis l’aménagement du BIP et est très fréquentée matin et soir. Elle sera en partie mise en sens unique, des aménagements limitant la vitesse seront installés ainsi que des traversées piétonnes surélevées.

Nous avons insisté sur le nécessaire réaménagement du carrefour rue d’Ermont/rue du Picolo/rue d’Eaubonne, où le tourne à gauche est compliqué, et demandé des informations concernant l’alignement qui doit être réalisé sur une portion de cette voie. Une réunion a eu lieu avec les riverains et nous regrettons de ne pas y avoir été conviés.

Enfin, nous avons suggéré d’implanter des pistes cyclables en profitant de la réduction des voies de circulation automobile. Une liaison douce arrive d’ailleurs jusqu’à la rue d’Ermont, venant du stade Hidalgo, et un autre venant de la rue de l’Avenir. Il aurait donc été judicieux de profiter des travaux pour les prolonger vers le centre ville et ainsi amorcer un réseau continu à travers la commune. Impossible d’après le maire, les largeurs étant insuffisantes.

Lors des ateliers de concertation organisés par la mairie autour de l’agenda 21 de la ville, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer la mise en place de liaisons douces alternatives au tout automobile. Dites-le plus fort, le maire n’a pas bien entendu.

NB : La photo n'a évidemment pas été faite à Saint Gratien...

 

Engagez-vous !

logo_StG.GIFLa revue municipale de Saint Gratien publie, conformément à la loi, une expression des différents groupes siégeant au Conseil municipal.

Depuis notre éviction du groupe de gauche par les élus socialistes, nous formons au conseil un groupe autonome appelé « PCF-Front de Gauche » et il y a donc trois articles dans la page « tribune libre » de « Saint Gratien magazine ».

Tribune libre n’étant pas d’ailleurs vraiment un titre adapté puisque notre expression « libre » est très encadrée, notamment par le nombre de caractères que nous devons respecter et qui est particulièrement réduit : 1333 caractères très exactement, espaces compris.

Essayez de rédiger un texte avec quelques arguments en autant de signes et vous aurez une idée de l’exercice qui nous est imposé tous les deux mois. Assez ardu de développer la moindre idée en si peu de place sans tomber dans le schématique mais nous devenons des experts dans l’art de peser et soupeser la moindre virgule…

Heureusement, ce blog accueille les billets de toutes tailles et nous pouvons y développer nos idées et propositions sans modération ! Nous publions aussi des billets que VOUS pouvez nous envoyer.

Revenons à la dernière revue municipale qui vient de paraître en ce mois de mars.

Nous avons choisi de réserver notre espace aux récents ateliers de concertation qui viennent de se tenir dans la ville autour du cadre de vie et du développement durable. Ces dernières semaines, l'événement dans la ville a été indubitablement constitué par ces ateliers agenda 21. La catastrophe au Japon rend encore plus prégnante la question de la préservation de l'environnement.

Avec des habitants, nous nous sommes très activement engagés dans les différents ateliers Agenda 21 et avons imaginé ce que serait notre ville en 2020 !

Saisissez -vous de ce blog pour poursuivre les débats et faire part de vos propositions.

Nous ferons de même dans une très prochaine Lettre des Élus PCF-Front de Gauche et dans différents billets sur ce blog.
Nous reviendrons également prochainement sur la tribune des élus socialistes et celle de la majorité municipale.

Engagez vous !



Texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche dans la revue municipale de mars 2011

Les sympathisants du Front de Gauche ont participé activement aux ateliers agenda 21 de la ville. Ils font le pari avec d’autres gratiennois de co-élaborer des solutions innovantes en matière de développement durable, protection de l’environnement et cadre de vie, en conciliant les aspects économiques, sociaux et environnementaux. Vaste chantier !

agenda21_-a_roule.jpgNos propositions clés

Économiser l’énergie et diversifier les sources : installer des panneaux solaires sur le toit des immeubles pour produire de l’eau chaude, des mini éoliennes et des capteurs solaires sur les candélabres
Atténuer la pollution et la congestion automobile : agencer des pistes cyclables, des parcs à vélos sécurisés et des casiers pour garer les trottinettes ; de vrais espaces piétonniers facilitant la circulation de tous, des poussettes et des fauteuils roulants ; améliorer les transports collectifs ; instaurer une navette communale gratuite notamment afin de faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite
Recréer du lien social : réduire la « fracture » de St Gratien en étudiant la couverture de la RD 14 ; sensibiliser les enfants à ces enjeux ; intégrer les jeunes à la vie publique via un conseil municipal des jeunes.

Nos propositions détaillées, les impacts en termes d’emplois, sur : Engagez-vous !

 

Saint Gratien débat du développement durable

Le dernier Conseil municipal de Saint Gratien a débattu du développement durable en procédant à une première analyse du « diagnostic territorial de l’Agenda 21 ».
Préparatoire à la rédaction de l’ Agenda 21, ce document, riche et dense de 90 pages, est un état des lieux et propose des pistes de réflexion. Il sera suivi d’un processus de concertation avec les habitants de la commune. Un programme d’action sera ensuite défini, dont les principaux objectifs doivent être la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la production de biens et de services durables et la protection de l’environnement. Une première approche de ce document nous a permis d’évoquer en conseil municipal les points ci-dessous, qui nous ont semblé particulièrement importants. Ce n’est qu’une première étape car nous souhaitons dans les mois à venir, échanger largement avec les Gratiennois autour de ces thèmes, et enrichir nos propositions.

Cadre de vie et environnement
Le « Parc urbain « et la « casquette du BIP » sont aujourd’hui reconnus comme des aménagements bénéfiques et nous ne regrettons pas d’avoir réclamé (seuls, à une certaine époque…) et soutenu leur réalisation avec les habitants et riverains. Par contre, nous ne partageons pas l’opinion selon laquelle « il y a de nombreux espaces verts » à Saint Gratien.

Mobilité
Le document pointe la sous utilisation du parc de stationnement payant de la gare, l’importance des nuisances aériennes et un manque de liaisons douces : autant de points que nous soulignons régulièrement. C’est lors de l’aménagement des quartiers qu’il faut prévoir l’implantation des pistes cyclables, ce qui n’a pas été fait lors de la réalisation de la ZAC du Cœur de ville, par exemple. Nous partageons aussi la volonté affichée de développer les transports collectifs, à condition qu’elle ne reste pas à l’état d’intention.

Habitat et urbanisme
Saint Gratien est la ville la plus dense du Val d’Oise. Nous avons été longtemps les seuls à le dire. Il existe une importante disparité sociale entre les différents quartiers de la ville, accentuée par des coupures urbaines comme la RD 14 ou la voie ferrée. 1200 demandes de logement social sont enregistrées dans notre commune mais 500 seulement sont traitées. Améliorer la mixité sociale des quartiers apparaît comme une urgente nécessité, de même que favoriser les commerces de proximité.

Jeunesse
Les jeunes sont peu impliqués dans la vie de la cité. Peu de structures s’adressent aux jeunes adultes entre 18 et 25 ans. L’instauration d’un conseil municipal des jeunes pourrait permettre de faire émerger des propositions.

Solidarité
Si la ville a été la première à signer la « charte de la diversité », elle accueille bien mal les populations étrangères récemment arrivées à Saint Gratien …

Culture, sports et loisirs
Veiller à l’accès de tous à l’offre culturelle et sportive : beaucoup reste à faire en ce domaine, notamment en direction des publics les plus démunis.

Développement économique et emploi
Le taux de chômage est de 9,3% sur la ville. Peu de propositions pour ce thème… alors que des initiatives intéressantes liant emploi et développement durable existent dans des communes avoisinantes. Il est possible par exemple de conjuguer amélioration de l’habitat (installation de panneaux solaires sur des toits d’immeubles) et formation de personnel qualifié débouchant sur de vrais emplois pour les habitants d’un quartier qui serait « éco labellisé ».

Enfin, il nous semble tout à fait primordial d’associer beaucoup plus largement la population à cette démarche autour du développement durable. Elle reste pour le moment trop théorique, trop élaborée en petit comité sans retentissement réel sur la vie de la commune et des habitants.

Voici les différentes dates des rencontres prévues sur la ville. Participez et donnez votre avis !
-Une conférence-débat pour présenter le diagnostic réalisé à Saint Gratien le lundi 24 janvier à 20h au théâtre J.Marais
- Un atelier de concertation « Comment préserver le cadre de vie de St Gratien ? » le jeudi 3 février à 19h au CC du Forum
-Un atelier de concertation « Comment accroître les solidarités à St Gratien ? » le vendredi 4 février à 19h au CC du Forum
-Un atelier de concertation « Comment se déplacer autrement à St Gratien ? » le vendredi 4 mars à 19h au CC des Raguenets

Ce blog reviendra régulièrement sur les débats autour du développement durable qui dépasse largement le seul thème de la protection de l’environnement.
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Saint Gratien : le Conseil municipal débat des rythmes scolaires

La question des rythmes solaires a été évoquée au Conseil municipal de Saint Gratien. La commune désire participer à la consultation nationale lancée sur ce sujet, en alertant notamment sur le coût pour la ville que pourrait entraîner une modification du calendrier scolaire.
Voici l’avis des élus PCF-Front de Gauche sur cette question essentielle pour le bon fonctionnement des écoles.

Le gouvernement engage une grande consultation nationale sur les rythmes scolaires … après avoir il y a deux ans autoritairement supprimé le samedi matin. Les enseignants avaient souligné à l’époque les dangers de la semaine de 4 jours. On les mesure aujourd’hui pleinement. Fatigue des élèves (et des personnels), difficultés de contact avec les familles, journées alourdies…
Une mission d’information de l’Assemblée nationale sur les rythmes scolaires a d’ailleurs rendu son avis le 8 décembre, dans lequel elle préconise rien de moins que d’"interdire" la semaine de quatre jours à l’école primaire. Composée à parité de députés de la majorité et de l’opposition parlementaire, la mission reprend des arguments qui lui ont été fournis par des chronobiologistes qualifiant ce système imposé par Xavier Darcos à la rentrée 2008 de "délirant" et "aberrant". L’organisation sur quatre jours conduisant selon le rapport à des journées trop lourdes pour les enfants, il faudrait et revenir à la semaine de classe organisée sur 9 demi-journées. La semaine actuelle est inadaptée, c’est un désaveu pour Darcos. L’école n’est pas dans le bon rythme, le constat est partagé par tous.
Bien évidemment, il n’est pas possible d’avoir un débat sur le temps scolaire sans l’avoir sur les différents « temps éducatifs », sur l’accompagnement de l’enfant avant et après l ‘école.
La réorganisation de l’articulation entre temps scolaire et périscolaire ne pourra se faire sans le concours des collectivités, ce qui va poser des problèmes d’équité territoriale entre les communes susceptibles de proposer une offre éducative de qualité et celles qui ont moins de moyens.
Les collectivités locales vont devoir supporter la charge de l’accueil des enfants en cas de raccourcissement de la journée. Les collectivités locales riches pourront proposer une offre éducative riche dans des locaux de qualité avec du personnel formé. D’autres moins aisées ne le pourront pas. Nous pensons que l’ Etat doit aider les collectivités pour que l’offre éducative soit de qualité pour tous les enfants sur tout le territoire. Un fond de péréquation abondé par l’État doit être mis en place.
La question des rythmes scolaires doit être clairement traitée avec l’objectif essentiel d’améliorer la réussite scolaire de tous, et non de répondre aux exigences de tel ou tel lobby, notamment celui du tourisme.
A tous les niveaux du système éducatif, la question de l’organisation du temps scolaire (la journée, la semaine, l’année), doit être liée à celle de la qualité de ce temps. Les effectifs notamment, mais aussi d’autres données comme la formation des maîtres entrent en compte.
Prenons garde au fait que le « moins d’école » prôné par certains, peut être discriminatoire eu égard à l’ambition de réussite de tous. C’est au contraire « plus et mieux d’école » qui est nécessaire. Une journée d’école dans une classe à effectif allégé est moins fatigante et surtout beaucoup plus profitable à l’enfant qu’une journée raccourcie passée au sein d’un groupe à l’effectif trop lourd.

 

Saint Gratien : vote du budget 2011

Suite logique du débat d’orientations budgétaires du mois de novembre, le budget 2011 de Saint Gratien a été voté le 16 décembre par la majorité du Conseil municipal.
Le budget de la ville s'élève à 33 830 000 €, dont 24 368 000 € de fonctionnement et
9 460 000 € d'investissement.
Il s’agit d’un budget élaboré dans un contexte difficile, un budget « contraint », selon l’aveu même de la municipalité. Les dotations d’État sont gelées et cela a des conséquences importantes sur les budgets communaux. La DGF (dotation globale de fonctionnement, versée par l’État), principale dotation ne représente plus que 26,4% des recettes de fonctionnement de la ville contre 27,8% en 2010. Elle retrouve un niveau quasi identique à celui de 2008 (soit un montant de 6 440 900€ contre 6 657 000 en 2010). La DSU (dotation de solidarité urbaine) progresse mais elle est beaucoup plus modeste puisqu’elle ne représente que 5,4% des recettes de la ville.
Depuis plusieurs années, les dotations d’État ont augmenté beaucoup moins vite que l’indice des prix des dépenses communales. C’est une perte de pouvoir d’achat pour la plupart des communes qui les amène à réduire les services publics locaux et/ou à faire payer toujours plus les ménages. Et la majorité de droite du conseil le reconnaît elle-même : l’austérité pourrait entraîner une trop faible croissance économique et une augmentation des déficits publics !
A Saint Gratien, la municipalité a encore fait le choix de peser sur le budget de fonctionnement, alors que ce budget avait déjà significativement baissé de 3,8% en 2009 et qu’il n’a augmenté que de 0,5% en 2010. On assiste donc au mieux à une stagnation des dépenses dans les différents secteurs d’intervention de la ville, voire une lente érosion. Ce budget augmente globalement de 1,7% sur 2010, ce qui est très peu.
Certains domaines y laissent quelques plumes.
C’est le cas pour l’enseignement et la formation dont le budget est en baisse de 0,6%. Sa part dans le budget global de fonctionnement est passée de 20% en 2009 à 19,2% en 2010 et ne représente maintenant plus que 18,7%.
La culture voit aussi un tassement de ses crédits ;ceux alloués à la médiathèque s’érodent doucement depuis 2 ans.
La subvention au CCAS (centre communal d’action sociale) reste à 375 000 € depuis 2008, alors que la demande sociale est malheureusement en forte augmentation dans toutes les communes. Saint Gratien n’échappe malheureusement pas à cette règle.
Le budget du secteur de la famille est aussi amputé de 1,6% sur 2010 et ce sont les crédits des crèches qui en souffriront (-1,7%).
Le seul budget de fonctionnement qui aurait pu à notre avis être sans trop de dommage légèrement égratigné est celui des fêtes et cérémonies : mais il augmente au contraire de plus de 8 000 €, ce qui représente une augmentation record de + 2,27%.
Nous regrettons comme chaque année que le budget de fonctionnement fasse les frais des restrictions budgétaires car il s’agit là des services rendus au quotidien à la population et ils sont largement appréciés.
L’autofinancement reste élevé (850 000€ et plus de 9% des dépenses d’investissement). C’est beaucoup alors que l’encours de la dette est inférieur aux moyennes nationales de la strate. Un autofinancement élevé, c’est le choix de faire payer aux habitants d’aujourd’hui des équipements qui dureront des dizaines d’années.
L’adjoint aux finances avoue qu’il y a bien une réduction des dépenses de fonctionnement mais assure que cela se fait sans toucher aux services rendus, en nous mettant au défi de citer un service supprimé dans la commune. Défi facilement relevé : les classes de découverte qui permettaient aux élèves de CM2 de partir à la découverte de notre patrimoine, ont aujourd’hui disparu au profit de simples projets de classe et la somme allouée a été divisée par 3. Petite économie pour la commune, grande perte pour les écoles. Quant à la subvention au CCAS, elle est suffisante d’après le maire puisqu’aucune demande sociale n’est rejetée à Saint Gratien. Sauf quand on habite à un certain numéro de la rue du Général Leclerc, avons nous fait perfidement remarquer.
Toutes ces raisons nous ont conduit à voter contre le budget 2011 et nous avons exprimé notre position sur cet acte majeur de la gestion municipale. Les élus PS, qui ont également voté contre ce budget, n’ont pas jugé utile d’expliquer pourquoi.
Ce conseil municipal a abordé un autre sujet important sur lequel nous reviendrons très prochainement : la préparation de l’ »Agenda 21 » de la ville qui définira les actions retenues à Saint Gratien en matière de développement durable.

Ci-dessous : le Front de Gauche participe à la décoration de la ville à l'occasion des fêtes. Rouge et blanc, joli effet...



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Débat d’orientations budgétaires au Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil municipal du 18 novembre dernier a débattu des orientations budgétaires de la commune, ce qui prépare au vote du budget, prévu en décembre.
Nous sommes intervenus au nom de notre nouveau groupe « PCF-Front de Gauche ».
Nous avons tout d’abord souligné que nous ne partagions pas les affirmations sur les perspectives économiques présentées dans le document de la majorité municipale. Les prévisions de croissance nous semblent très optimistes, nous pensons que le chômage n’est malheureusement pas «stabilisé » et reste un problème fondamental. Bref, à notre avis, le contexte est plus que morose et rien ne dit que la crise est terminée. Divergences aussi sur le « plan de sauvetage « de la Grèce qui est évoqué et qui consiste surtout à faire payer au peuple grec le prix de la crise, en imposant des mesures d’austérité draconiennes.
A souligner que des interrogations apparaissent au sein même de la majorité puisqu’on relève une phrase étonnante : « Dès 2011, les politiques d’austérité pourraient entraîner une trop faible croissance économique et à l’inverse de l’effet recherché, une augmentation des déficits publics » !! La droite n’est donc pas entièrement convaincue du bien-fondé de sa politique.
Nous avons ensuite évoqué le projet de loi de finances 2011, axée sur une rigueur totale, puisque l’État gèle ses dépenses sur trois ans. Ceci entraînera notamment la poursuite du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, et la réduction des dépenses de fonctionnement de 10% en 3 ans.
Traduisons : moins de fonctionnaires, c’est moins d’enseignants (- 16 000 postes dans l’éducation nationale à la rentrée 2011), moins d’agents de la sécurité sociale, moins de postiers et des files d’attente qui s’allongent dans tous les services publics comme on le voit dans notre commune. C’est aussi la dégradation de la qualité de l’enseignement public avec des classes surchargées, à double niveau, le recul de la scolarisation des enfants de 3 ans, la disparition des AVS et EVS qui aidaient aux tâches administratives dans les écoles ou permettaient la scolarisation des enfants handicapés. La « rigueur » budgétaire, c’est la régression dans de nombreux domaines.
En ce qui concerne les finances locales, les dotations d’État aux collectivités seront également gelées sur 3 ans, avec des conséquences importantes sur les budgets des communes.
A cela s’ajoute la réforme de la taxe professionnelle, qui a été remplacée par une contribution économique territoriale en 2 parties : la cotisation foncière destinée aux communes et la cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée, mais cette dernière est sujette à des abattements qui font que les petites et moyennes communes qui accueillent rarement de grandes entreprises seront lésées.
Les collectivités locales réalisent en France 75% des investissements publics ; la baisse de leurs recettes va entraîner une chute importante de la commande publique, donc de l’activité économique, donc des emplois… ou bien les communes transféreront sur les ménages les recettes autrefois versées par les entreprises… Les contribuables risquent donc de se voir imposer des augmentations de la taxe d'habitation car les élus locaux n’auront pas d’autre issue pour compenser la perte de moyens due à la réforme de la taxe professionnelle et au gel des dotations d’État.
Quant à la "réforme" des collectivités territoriales qui a été votée ces jours-ci à l’Assemblée Nationale, elle n’est pas sans conséquences négatives sur la gestion de nos villes. L’interdiction, à terme, des financements solidaires dits "financements croisés" (c’est à dire que la commune pouvait jusqu’ici recevoir des subventions de diverses sources, départements et régions notamment) risque de remettre en cause nombre d’investissements.
L’austérité nous est imposée, mettant en cause l’avenir même de l’action publique de proximité. L’objectif est bel et bien de favoriser le transfert au privé des services publics.
Des secteurs comme le logement, les crèches, la culture, le sport, seront plus que fragilisés.
L’avenir budgétaire reste donc bien sombre à Saint Gratien comme ailleurs ; les recettes de fonctionnement devraient diminuer en 2011 par rapport au budget 2010, ce qui signifie moins de services rendus à la population au quotidien.
En ce qui concerne le budget 2011 de la commune, la majorité nous annonce que les taux resteront inchangés mais l’évolution des bases ( +1 % ?) amènera toutefois une hausse des impôts pour les ménages. Les dépenses de fonctionnement devraient stagner : nous considérons que ce sont les services rendus à la population qui en souffriront. Les dépenses d’investissement, elles, seront préservées : mais les investissements d’aujourd’hui sont souvent les dépenses de fonctionnement de demain… Et le gel des dotations ne va-t-il pas rendre la réalisation de ces équipements plus difficile ? Les collectivités, département et région, qui nous subventionnent, vont aussi connaître des difficultés et nous en subirons les conséquences.
Un budget fort morose est à craindre avec des répercussions sur les services rendus à la population.
Verdict le 16 décembre, jour de vote du budget communal 2011.
Les séances du conseil municipal sont ouvertes à tous.

 

Saint Gratien : la gauche divisée

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         La gauche siègera désormais en deux groupes séparés au Conseil municipal.
Fin octobre 2010, les élus du PS ont informé les élus communistes de leur volonté de scission du groupe formé jusqu’ici au conseil municipal de Saint Gratien . Nous n’avons pu que prendre acte de cette décision et nous nous considérons dès lors comme exclus de ce groupe, que pour notre part, nous n’avons jamais envisagé de quitter.
Depuis 1995, et durant plus de deux mandats municipaux, le PS et le PCF ont siégé ensemble dans un même groupe. Chaque formation a su travailler ensemble, dans le respect des différences de chacune. Cela n’a nullement empêché l’expression propre de chaque parti au sein du conseil municipal, ni dans la ville. Nous avons rédigé depuis 2001, tous les deux mois, un article destiné à la revue municipale. Nous avons même, entre 1995 et 2008, édité assez régulièrement un bulletin du groupe, rendant compte de notre action municipale.
Il reviendra aux élus socialistes d’expliquer aux Gratiennois les raisons qui font que ce travail commun n’est plus envisageable aujourd’hui.
Les « différends » évoqués par le PS sont à notre avis mineurs et auraient pu être surmontés avec un minimum de bonne volonté.
Nous avons certes déploré que le PS local n’ait émis aucun avis concernant la décision du maire de ne pas scolariser 25 enfants à la rentrée scolaire 2010, se mettant ainsi dans l’illégalité et foulant aux pieds la devise républicaine inscrite au fronton de chaque mairie : Liberté-Egalité-Fraternité. Notre mobilisation à ce sujet n’a rien d’idéologique et le fait que le PS ait décidé de ne pas y participer nous interroge. Mais à notre avis, cette divergence porte davantage sur la forme de l’action à mener que sur un réel désaccord fondamental.
Nul doute enfin que la première à se réjouir de la rupture de notre groupe sera Madame le Maire, à qui les élus socialistes offrent le magnifique cadeau d’une opposition désunie. Soyons conscients que dans la période politique actuelle, la gauche se doit de présenter une riposte commune, quelles que puissent être par ailleurs ses divergences sur les solutions politiques de fond. C’est particulièrement vrai à Saint Gratien, face à une droite forte et autoritaire. La séparation du groupe municipal PC/PS dont le PS porte l’entière responsabilité, s’apparente à une faute politique majeure.
Nous continuerons en ce qui nous concerne à faire entendre une voix différente au conseil municipal sous l’étiquette « PCF- Front de Gauche », et à mener dans la ville, des actions contre les discriminations, pour la défense des services publics locaux, pour une politique sociale au service des habitants.

Les élus communistes au Conseil municipal, Jean-Marie Jouanjan et Isabelle Volat

 

La mouche tchétchène au conseil municipal

Quelle mouche a donc piqué Madame le Maire jeudi soir en pleine séance du Conseil municipal de Saint Gratien ? Interpellée sur l’exclusion et la discrimination dont sont victimes depuis leur arrivée sur la commune plusieurs familles hébergées dans un hôtel social, elle me déclare soudain : «Vous avez été piquée par la mouche tsé-tsé !»
Lapsus certain, car je n’étais pas particulièrement endormie : sans aucun doute pensait–elle très fort à l’origine de plusieurs de ces familles. Elle précisera ensuite le fond de sa pensée. Il ne s’agit pas selon elle de « gratiennois », bien que ces personnes habitent la ville. Ce sont des « gens de passage » qui n’ont donc pas droit aux services municipaux, réservés sans doute aux « gratiennois de souche ». Ou comment sont mis en application dans nos villes les discours nauséabonds sur l’identité nationale, le tri de la population entre « vrais français » et citoyens de seconde zone à qui on peut retirer la nationalité...
A Saint Gratien, les « vrais gratiennois » ont droit à la cantine et les « gens de passage » sont traités en parias.
Jusqu’à quand laisserons-nous faire ?

Retrouvez ci-dessous mon intervention, faite à l’occasion d’un rapport présenté sur les conditions de la rentrée scolaire à Saint Gratien.



Remarquons que si les effectifs globaux sont en baisse sur la commune, on voit en lisant les différents tableaux qui reprennent les chiffres école par école que de nombreuses classes sont chargées, aussi bien en élémentaire qu’en maternelle. Je pense notamment à la maternelle Jules Ferry, qui a perdu une classe à la rentrée bien qu’administrativement cela n’apparaisse pas et qui connaît doubles niveaux et classes chargées. Les effectifs sont lourds aussi dans les écoles des Raguenets, maternelles et élémentaires. Ce ne sont pas des conditions de travail faciles pour les élèves et leurs enseignants.
Je veux évoquer ensuite le difficile problème des enfants qui n’ont pas eu la chance de faire la rentrée le 2 septembre puisque la mairie a refusé de les inscrire, contrairement à la loi d’obligation scolaire en ce qui concerne les élèves relevant des classes élémentaires et contrairement au code de l’éducation en ce qui concerne les enfants de maternelle (''Article L. 113-1 : Les classes enfantines ou les écoles maternelles sont ouvertes, en milieu rural comme en milieu urbain, aux enfants qui n'ont pas atteint l'âge de la scolarité obligatoire.
Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l'âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande.'' )
19 enfants n’ont été scolarisés dans la classe correspondant à leur cursus scolaire que le 24 septembre, certains après avoir été regroupés dans une « classe unique » du CP au CM2 alors qu’ils disposaient des documents administratifs émanant de leurs établissements d’origine, puisque la plupart étaient scolarisés normalement dans des écoles de Seine Saint Denis depuis 2 ans. Aujourd’hui encore subsiste le problème de la non-scolarisation de 5 enfants de petite section. De plus, la commune refuse l’accès à la cantine et à l’étude à l’ensemble de ces enfants.
Qu’une situation conflictuelle existe entre la commune et l’organisme hébergeur de ces familles n’explique pas cette exclusion. Que la société « Probono-Idfi » se soit implantée à Saint Gratien sans travail en amont avec la ville, je le regrette. Qu’aucun projet social d’accompagnement ne soit mis en place pour ces familles, je le regrette. Que des réunions avec les services de la préfecture se tiennent pour organiser l’implantation de telles structures d’accueil dans notre département, je le comprends. Mais que les familles et les enfants fassent les frais de ce conflit, je ne peux l’admettre. Ces enfants ont droit à l’éducation au même titre que tous les enfants de France.
Rien ne peut justifier un refus de scolarisation. C’est contraire à la loi.
Rien non plus ne peut justifier le refus de l’accès aux services municipaux. C’est une pratique terriblement chargée de discrimination puisque à Saint Gratien toutes les familles peuvent bénéficier de ces services, quelque soit la situation des parents ou le lieu de résidence de l’enfant. Une association de parents d’élèves a d’ailleurs saisi la Halde pour discrimination.
Je vous demande donc que soient inscrits dans les plus brefs délais les 5 enfants de maternelle et que toutes les familles qui en font la demande aient accès à la cantine et à l’étude dans les mêmes conditions que tous les Gratiennois.

 

Qui a peur de la politique ?

On pourrait croire que le Maire de Saint Gratien pratique la politique comme Monsieur Jourdain la prose : sans le savoir. Son discours est simple. La politique n’est nulle part. Le bulletin municipal, qui présente sous leur meilleur jour les projets et réalisations de son équipe, n’est pas politique. Le Conseil municipal, qui débat des grandes orientations de la commune, n’est pas un espace de débat politique. Les comités de quartier, dans lesquels Madame le Maire fait la présentation des différents travaux menés dans la ville, ne sont pas des lieux où on parle politique. Hors périodes électorales, on ne fait pas de politique à Saint Gratien et les réunions publiques sont interdites. Pendant les élections, l’activité politique est sévèrement encadrée. L’affichage, notamment, est particulièrement surveillé. Mais il s’agit de veiller à la propreté de la ville et la propreté n’est pas politique.

Pour savoir ce que ce vilain mot cache de honteux, j’ai consulté mon dictionnaire. Qu’est-ce que la politique ?
Politique : relatif aux affaires publiques
Homme/femme politique : personne qui s’occupe des affaires publiques
Le mot politique provient du grec ancien " politika " qui signifie littéralement " les choses qui concernent la polis (cité) ".
Il est étrange de donner à la politique une connotation négative ou de la traiter comme synonyme d’intrigues, machinations et combines. La politique n’est rien d’autre que le fait d’organiser la société.
Madame le Maire est donc une personne politique. Le conseil municipal est politique puisqu’il régit les règles de la « société » gratiennoise. Le bulletin municipal est politique puisqu’il relate les affaires publiques de la ville. Les réunions de quartier sont politiques puisque la municipalité y présente des travaux réalisés ou en cours, qui concernent la cité.

Monsieur Jourdain était innocent. Il faisait de la prose sans le savoir.
Madame le Maire l’est beaucoup moins. Elle fait de la politique et elle le sait très bien.
Quand elle évacue les questions gênantes au motif qu’elles sont « politiques », c’est à dire affreusement déplacées ou impertinentes, elle détourne la question et cette non-réponse est bien entendu très …politique. Elle le sait. Seuls les innocents en politique la croient.

Madame le Maire est une personne éminemment politique.

 

A Saint Gratien, le Maire fait le travail du percepteur.. et de la maîtresse !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Après avoir pris en charge le travail de la trésorerie de Montmorency, qui n’a plus le personnel nécessaire pour assurer le recouvrement des impayés, la commune de Saint Gratien va-t-elle à présent pallier les carences de l’Education Nationale ? Le Conseil municipal du 20 mai vient de répondre favorablement à la demande de l’inspection départementale qui souhaite voir se mettre en place un système de soutien scolaire. Cette aide en petits groupes se déroule après la classe pour les enfants de CP de deux écoles du quartier des Raguenets. Cette année, le coût total sera à la charge de la ville. En 2011, une subvention sera demandée au Conseil Général.
Elue et enseignante, je m’interroge sur cet étrange mélange de rôles entre service public d’Etat et commune. Est-il admissible de voir la commune se substituer à l’Etat défaillant, notamment quand elle connaît des difficultés budgétaires dues en grande partie à la diminution des dotations du même Etat et à la suppression de la taxe professionnelle ? Transfert de compétences et de charges tout à fait surprenant… La majorité municipale UMP va-t-elle longtemps faire le grand écart ? Approuver la politique de suppressions de postes dans la fonction publique mais combler les manques en apportant personnel ou moyens municipaux tout en dénonçant très discrètement cette situation : l’exercice est délicat ! On remarquera que les transferts de charges de l’Etat vers les communes ne datent pas d’aujourd’hui, le plus bel exemple étant celui des polices municipales. A quand la distribution du courrier par les employés municipaux ?
Ce nouveau système dit « d’accompagnement scolaire » interpelle aussi les enseignants. Qu’en est-il donc de la fameuse « aide personnalisée », soutien assuré par les enseignants aux élèves en difficulté ? Cette aide relevait auparavant d’enseignants spécialisés (le Rased) mais ils ont en grande partie disparu, victimes de la grande chasse aux postes de notre ministère. Syndicats et personnels ont dénoncé cette dérive qui fait que les enseignants doivent dorénavant assumer une tâche pour laquelle ils ne sont pas formés. Le traitement de la difficulté scolaire nécessite une formation particulière, nous le disons depuis deux ans. L’administration, en mettant en place un dispositif supplémentaire, reconnaît donc aussi l’échec ou du moins l’insuffisance de l’aide personnalisée.
Ce nouveau soutien du soir s’effectuera en petits groupes : un enseignant au maximum pour 5 élèves… de quoi faire rêver les maîtres des classes surchargées (30 ou 31 élèves, ça existe à Saint Gratien…) à qui on répète que les effectifs ne sont pas un problème… L’Education Nationale ne serait-elle pas bien inspirée d’alléger les effectifs des classes, particulièrement dans ces quartiers appelés pudiquement « sensibles » ? Cela donnerait à nos élèves une vraie « première » chance ! Si l’Etat investissait les moyens indispensables que réclament les syndicats et les personnels pour remplir correctement leur mission, il n’ y aurait pas besoin, le soir, de tenter de réparer les dégâts…
On pourrait aussi se demander s’il est vraiment bénéfique d’allonger ainsi la journée de travail d’enfants de 6 ans, alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est déjà bien trop longue…
Ces aides apportées par les communes posent également un problème d’équité entre les populations. Garges lès Gonesse est une ville où de nombreux élèves auraient besoin d’un soutien scolaire. Le budget communal le permettra-t-il ?
Enfin… cerise sur le gâteau déjà bien trop crémeux… Le Conseil municipal est sollicité pour donner son accord sur un dispositif… déjà mis en place depuis un mois ! Encore une triste illustration de la manière dont la majorité conçoit la démocratie locale. Les décisions sont prises (par qui ?) bien en amont et le rôle du Conseil est réduit à néant. Lorsque je déplore ce traitement plus que désinvolte vis à vis des élus, Madame le Maire m’accuse de « chipoter ». Croire que le Conseil est une instance décisionnaire et que tout n’y est pas joué d’avance, c’est « chipoter ». Chipoter, dans le dictionnaire, c’est faire des difficultés pour peu de choses. Passer outre le vote du Conseil municipal, c’est finalement peu de choses…
Pour ces différentes raisons, les élus communistes ont voté contre la prise en charge par la commune, et donc le paiement par le contribuable, de ce système d’accompagnement scolaire.
Isabelle Volat

 

Saint Gratien : pas de débat au conseil municipal !

Certains pourraient penser que le Conseil municipal est un lieu où les élus discutent et échangent sur tous les sujets qui intéressent la vie locale sur la commune … pas du tout ! A Saint Gratien, cette assemblée est devenue une simple « chambre d ‘enregistrement » où visiblement toute expression un tant soit peu discordante est malvenue….
La minorité peut déposer en mairie des questions diverses qui sont ajoutées à l’ordre du jour de la séance. Ces questions sont examinées en fin de conseil ; le maire y répond sans débat, ce qui réduit déjà fortement l’échange. Effet pervers de ces questions : la municipalité évite d’inscrire à l’ordre du jour un sujet qui fâche ; ne restera à l’opposition que la seule solution de la question diverse. La majorité échappe ainsi à une discussion qui risquerait de la mettre en cause.
Quelques exemples ? La suppression des classes de découverte ou les conditions de la rentrée scolaire n’ont pas fait l’objet de rapports au conseil.
Au conseil du 1er octobre, l’ordre du jour était peu chargé, la séance a duré à peine plus d’une heure. Largement le temps de débattre, donc… Hélas ! Il n’en a rien été… Le groupe « Saint Gratien Autrement » qui comprend les 5 élus de l’opposition avait déposé des questions diverses, dont deux auraient pu prêter à un débat animé. Nous avions proposé une motion sur la privatisation de la poste, sujet majeur s’il en est et qui touche les habitants de notre ville comme partout en France. Cette motion n’ a pas été soumise au vote du conseil mais seul son retrait de l’ordre du jour a été proposé, avec l’argument suivant : c’est un projet de loi gouvernemental et le conseil n’est donc pas décisionnaire en la matière. Certes ! Mais le vote massif des Gratiennois qui ont participé à la votation citoyenne du 3 octobre a montré qu’ils étaient concernés, comme tous les usagers de la poste, dans toutes les communes de France, par les attaques menées contre le service public postal.
Deuxième question diverse de notre groupe : les conditions dans lesquelles s’est effectuée la rentrée scolaire. Là encore, la municipalité botte en touche : aucune allusion aux effectifs chargés dans les classes (d’ailleurs aucun chiffre précis par école) mais une attaque en règle contre les parents d‘élèves de la maternelle Jules Ferry qui, en occupant les locaux pendant deux jours ont obtenu la réouverture de la classe fermée en juin. Selon la maire-adjointe, il serait choquant pour des petits de vivre une rentrée perturbée. Outre le fait que les enfants ont été accueillis dans la salle de jeux en toute sécurité et non laissés dans la cour et encore moins à la porte comme prétendu …. il n’est évidemment pas choquant pour la majorité municipale d’accepter dans la commune des classes d’enfants de 3 ans à plus de trente élèves ! Un chiffre très significatif de la dégradation des conditions d’enseignement (dont Saint Gratien est victime comme toutes les communes de France) a tout de même été annoncé : pour l’année scolaire 2009/2010, il y a 52 élèves de plus que l’année dernière et…. une classe de moins !

Ci-dessous les deux questions diverses déposées au conseil du 1er octobre.

1. Motion concernant la privatisation de La Poste, l’organisation d’un débat public et d’un référendum sur le service public postal

Le conseil municipal de Saint Gratien affirme que le service public de La Poste remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Ses missions de service public dépassent le cadre du service universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.
Le gouvernement et la direction de La Poste envisagent de changer le statut de cet établissement public afin de le transformer en société anonyme, dans le cadre de la loi de transposition de la directive postale, mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de 20 grammes le 1er janvier 2011.
Le service public postal a déjà fait l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité. Plus de 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont déjà été transformés en « partenariats » et plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002. Ceci s’est traduit par un accroissement des tournées des facteurs à découvert, des horaires de levées avancés, un allongement des files d’attente, une couverture des zones rurales dégradée.
A juste titre, le changement de statut de la Poste ne peut qu’inquiéter. La transformation en société anonyme ouvre en effet la porte à une privatisation partielle conduisant à la réduction des obligations de service public, réduction qui a déjà été amorcée d’ailleurs, comme en témoigne à Saint Gratien, les files d’attente dans le bureau de poste et la dégradation des services aux particuliers : délivrance tardive du courrier, fermetures aléatoires de la poste annexe du quartier des Raguenets.
Nous sommes conscients que pour maintenir ce service, il faut le moderniser et le rénover afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire. En Europe, les différentes privatisations postales, qui ont eu lieu ces dernières années, ont abouti à une baisse de qualité de service, à une augmentation des tarifs et à des destructions d’emploi.
C’est pourquoi, au-delà de toute conviction politique partisane et de toute arrière pensée politique, il convient de se rassembler pour défendre le service public de la Poste, en exigeant du gouvernement de renoncer définitivement à tout changement de statut de la Poste, en lui demandant des garanties tant juridiques que financières sur la pérennité et la qualité de ce service public, et de tirer les conséquences de ses engagements.
Elus municipaux, nous sommes attachés à ce service public de proximité, essentiel à notre pays. Outil précieux accessible à tous, il suppose impartialité, confiance, efficacité et esprit de service.
Le Conseil Municipal, Après en avoir délibéré,

  • SE PRONONCE pour le retrait du projet de loi postale 2009,
  • SOUTIENT le Comité de défense de la Poste dans l’organisation de la votation citoyenne du 3 octobre 2009 sur la privatisation de la poste
  • DEMANDE la tenue d’un référendum sur le service public postal.

2. Question concernant la rentrée scolaire à Saint Gratien

La rentrée scolaire s’est effectuée à Saint Gratien comme dans toutes les communes de France dans un contexte de suppressions massives de postes qui rendent plus difficiles les conditions d’enseignement.
Dans la plupart des écoles de Saint Gratien, les effectifs sont alourdis. Une fermeture de classe a eu lieu à la maternelle Pauline Kergomard alors que le nombre d’élèves est le même que l’année dernière.
A l’école maternelle Jean Moulin, « l’ouverture » de classe n’est que l’annulation d’une fermeture, mesure prise en juin suite à des effectifs erronés et qui n’aurait jamais dû avoir lieu.
A l’école maternelle Jules Ferry, seule l’action des parents d’élèves qui ont occupé les locaux pendant deux jours a permis la réouverture de la 6è classe : le « seuil » officiel de l’administration était pourtant atteint.
Nous regrettons que la municipalité n’ait pas apporté son soutien aux parents et enseignants qui réclamaient que les élèves puissent travailler dans des conditions correctes et non dans des classes surchargées. La municipalité s’est au contraire empressée d’acter la suppression de classe en annonçant à son tour la disparition d’un poste d’Atsem.
En ce début d’année scolaire, nous souhaitons connaître les effectifs et les moyennes des écoles, chiffres qui nous sont traditionnellement communiqués au premier conseil d’octobre. Nous aurions pu avoir un échange autour de toutes ces questions, si la rentrée avait été à l’ordre du jour de notre assemblée … 049.jpg

 

Lettre des élus communistes de Saint Gratien février 2009

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Le Conseil municipal de Saint Gratien du 6 février a, comme prévu, retiré son titre au premier adjoint. Celui-ci siègera donc désormais comme simple conseiller municipal. Cet épisode fait suite au différend qui l’opposait au maire depuis le vote du budget.



La majorité municipale est très divisée sur ce sujet puisque 17 membres du conseil ont voté contre le maintien du premier adjoint et 10 pour qu’il soit maintenu dans sa fonction. Le deuxième mandat de Madame Eustache risque fort d’être plus agité que le précédent. Le conseil municipal sera-t-il enfin un lieu d’échange et non plus une chambre d’enregistrement ? Ou faut-il voir dans cette péripétie la volonté d’une partie de la droite de se dégager de l’autorité (voire de l’autoritarisme…) du maire pour mener sa propre barque ?



Voici la déclaration qu’ont faite les élus communistes lors de ce conseil.

Notre groupe a, comme Monsieur Descouts, voté contre le budget présenté au conseil municipal du 18 décembre, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Monsieur Descouts estime, qu’au vu du contexte économique et financier, il faut réduire de façon importante les dépenses de fonctionnement et que la ville a par exemple, trop d’employés municipaux.

Nous considérons au contraire qu’il s’agit là de la mission de service public de la commune : loin de la réduire, il faut la développer. La ville se doit d’assurer toujours mieux les services rendus , et particulièrement en période de crise économique et de difficultés croissantes pour les habitants.

Notre appréciation budgétaire est donc tout à fait différente. Sur le fond du problème, et c’est finalement la seule chose qui devrait nous intéresser ce soir, nous réaffirmons que si les budgets sont délicats à équilibrer, il faut jouer sur les différentes façons de le faire (évolution de la dette et des taux d’imposition, dépenses de fonctionnement et d’investissement) et pas uniquement peser sur le fonctionnement : pour rappel, les dépenses de fonctionnement baissent de 5% hors personnel et frais financiers dans le budget 2009. Les communes sont également confrontées aux insuffisances croissantes des dotations de l’état qui se désengage, situation que nous dénonçons. La suppression annoncée par le président de la République de la taxe professionnelle aggravera encore les choses et a suscité un tollé chez les élus locaux de tous bords.

Le différend qui est apparu au grand jour en décembre dans la majorité municipale, moins d’un an après les élections de mars 2008, pose toutefois d’autres questions que celles liées à la politique budgétaire . Le vote du budget est effectivement un acte décisif pour la gestion communale : nous laissons à la majorité le soin de régler en son sein les divergences importantes qui se sont exprimées.

Mais il y a là aussi une question essentielle qui concerne le fonctionnement de l’assemblée communale, et au-delà, la démocratie locale. « Le conseil municipal n’est pas un espace de débat » : telle est la position souvent reprise par le Maire. Hélas ! nous en avons aujourd’hui, une nouvelle fois, la démonstration. Comme en 2006, avec le premier adjoint de l’époque, pas une voix discordante ne doit s’élever dans notre assemblée. Celui qui ose s’opposer se verra sanctionner, exclure. Le débat est verrouillé. « Les positions différentes s’expriment en amont du conseil », nous dit-on parfois. Mais même dans les commissions municipales, il n’y a guère de discussions ! Le pouvoir municipal est très centralisé. Les compte-rendus du bureau municipal ne nous arrivent plus : oubli ou censure ? Le bulletin municipal ne se fait l’écho d’aucun échange et les photos y sont judicieusement choisies. Les assemblées « consultatives » de quartier sont en réalité fort peu consultées. Bref, le débat, l’échange, l’enrichissement mutuel entre avis divers… la démocratie, enfin !! tout cela existe peu dans la vie politique à Saint Gratien. Le sujet qui nous occupe ce soir en est une triste illustration de plus.

Pour toutes ces raisons, les élus communistes ne souhaitent pas participer au vote. Que la majorité municipale ait choisi l’opacité et la fermeture une fois de plus, nous le regrettons et nous refusons d’y prendre part.

La relance est dans la rue !

Si l’autoritarisme est de mise au conseil municipal, il a aussi des émules à l’Élysée. Le président de la République et l’UMP tentent la répression des mouvements sociaux pour faire taire les exigences sociales. L’immense succès de la manifestation du 29 janvier a été le détonateur : la relance est dans la rue ! Plus de 2,5 millions de salariés et de retraités du public et du privé ont signifié leur refus de payer la crise. L’expression de cette colère a un caractère politique. C’est un bien un modèle de société qu’elle met en cause. Pour autant, Nicolas Sarkozy reste sourd et il n’entend pas changer le cap de ses « réformes ». Attention ! 61% des Français se disent prêts à se mobiliser pour continuer l’action… et seulement 31% font confiance à Sarkozy dans son action contre la crise.

 

Le syndrome du premier adjoint ?

Il a fort peu de coups de théâtre au Conseil municipal : tout y est prévu d’avance. La séance du 6 février a donc vu sans surprise la « destitution » du premier adjoint qui avait commis au mois de décembre le crime de lèse-majesté de voter contre le budget. Sa délégation lui a été retirée dès le 19 décembre et il siège maintenant comme simple conseiller municipal non-inscrit. 13 membres du conseil auraient souhaité le voir rester adjoint, et 17 ont voté le retrait de son titre. C’est donc une majorité municipale très divisée que dirige désormais Madame Jacqueline Eustache-Brinio. Dix mois à peine après les élections et son score « historique » de 66%, l’état de grâce a pris fin et son deuxième mandat risque d’être moins confortable que le précédent….

Voici ce qu’ont déclaré les élus communistes lors de ce conseil.

Notre groupe a, comme Monsieur Descouts, voté contre le budget présenté au CM du 18 décembre, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Monsieur Descouts estime, qu’au vu du contexte économique et financier, il faut réduire de façon importante les dépenses de fonctionnement et que la ville a par exemple, trop d’employés municipaux.

Nous considérons au contraire qu’il s’agit là de la mission de service public de la commune : loin de la réduire, il faut la développer. La ville se doit d’assurer toujours mieux les services rendus , et particulièrement en période de crise économique et de difficultés croissantes pour les habitants.

Notre appréciation budgétaire est donc tout à fait différente. Sur le fond du problème, et c’est finalement la seule chose qui devrait nous intéresser ce soir, nous réaffirmons que si les budgets sont délicats à équilibrer, il faut jouer sur les différentes façons de le faire (évolution de la dette et des taux d’imposition, dépenses de fonctionnement et d’investissement) et pas uniquement peser sur le fonctionnement : pour rappel, les dépenses de fonctionnement baissent de 5% hors personnel et frais financiers dans le budget 2009.

Les communes sont également confrontées aux insuffisances croissantes des dotations d’état qui se désengage, situation que nous dénonçons. La suppression annoncée hier par NS de la taxe professionnelle aggravera encore les choses et a déjà suscité un tollé chez les élus locaux de tous bords.

Le différend qui est apparu au grand jour le 18 décembre dans la majorité municipale, moins d’un an après les élections de mars 2008, pose toutefois d’autres questions que celles liées à la politique budgétaire . Le vote du budget est effectivement un acte décisif pour la gestion communale : nous laissons à la majorité le soin de régler en son sein les divergences importantes qui se sont exprimées.

Mais il y a là aussi une question essentielle qui concerne le fonctionnement de l’assemblée communale, et au-delà, la démocratie locale. « Le conseil municipal n’est pas un espace de débat » : telle est la position souvent reprise par Madame le Maire. Hélas ! nous en avons aujourd’hui, une nouvelle fois, la démonstration. Comme en 2006, avec le premier adjoint de l’époque, pas une voix discordante ne doit s’élever dans notre assemblée. Celui qui ose s’opposer se verra sanctionner, exclure. Le débat est verrouillé. « Les positions différentes s’expriment en amont du conseil », nous dit-on parfois. Mais même dans les commissions, il n’y a guère de discussions ! Le pouvoir municipal est très centralisé. Les compte-rendus du bureau municipal ne nous arrivent plus : oubli ou censure ? Le bulletin municipal ne se fait l’écho d’aucun échange et les photos y sont judicieusement *choisies. Les assemblées « consultatives » de quartier sont en réalité fort peu consultées. Bref, le débat, l’échange, l’enrichissement mutuel entre avis divers… la démocratie, quoi !! tout cela existe peu dans la vie politique à Saint Gratien. Le sujet qui nous occupe ce soir en est une triste illustration de plus. Pour toutes ces raisons, nous ne souhaitons pas participer au vote. Que la majorité municipale ait choisi l’opacité et la fermeture une fois de plus, nous le regrettons et nous refusons d’y prendre part.

  • Tout le monde aura deviné quelle est la personne « malencontreusement » coupée sur la photo de l’estrade le jour des vœux du maire ….
 

Lettre des élus communistes octobre 2008

logoBis.gif Élus en mars 2008 sur une liste de gauche « Saint Gratien Autrement », nous souhaitons poursuivre le dialogue entamé durant la campagne électorale. Nous avons le souci de vous informer sur le travail et les débats du Conseil municipal et sur notre activité. Nous continuerons à nous engager pour faire avancer nos propositions et vos attentes.
La situation des services publics est préoccupante dans notre pays. L'école, l'hôpital se voient appliquer des restrictions budgétaires qui menacent jusqu'à leur existence même. Dans notre commune, le fonctionnement de la poste se dégrade nettement. Nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour faire évoluer la situation, alerter la municipalité et mobiliser les usagers. L'attente est de plus en plus importante au bureau principal du centre ville. Quant à l'annexe des Raguenets, ses jours et heures d'ouverture sont devenus tout à fait fantaisistes et mécontentent fortement les habitants.

La poste, grand service public auquel les Français sont particulièrement attachés, est en danger de privatisation. Sarkozy a beau vouloir le cacher , le « changement de statut » aboutira bel et bien , comme à France Telecom, à une réelle privatisation. La mise en concurrence aboutit toujours à une rupture de l'égalité d'accès aux services et à une augmentation des tarifs. La dégradation du service public que nous constatons déjà dans nos postes locales ne fera que s'amplifier. Or, il s'agit là d'un service public essentiel : le droit à la communication.

Il faut sauvegarder la présence des bureaux en milieu rural et dans les quartiers populaires, améliorer la distribution et l'assurer six jours sur sept, garantir le prix unique du timbre sur tout le territoire. La Poste, c'est aussi la banque postale qui permet aux plus modestes d'accéder à un compte, c'est aussi une bonne part de l'épargne populaire. A préserver à tout prix. La poste est, de plus, utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises, les artisans et les commerçants. Enfin, les « ouvertures » de capital se traduisent par des suppressions d'emplois. Le personnel, déjà victime des bas salaires et de la précarité a beaucoup à perdre dans une privatisation. Ensemble, dans nos villes, contre la privatisation de la poste, exigeons un débat public et un référendum sur le service public postal.
Au conseil municipal... du 1 er octobre

  • Dans le cadre des réformes anti-sociales du gouvernement, se profile la perspective de réduire de façon drastique la dotation de solidarité urbaine (DSU) destinée aux villes en difficulté. Ce projet, contenu dans la loi de finances 2009, amputerait leur dotation de moitié en 2009 et serait totalement supprimée en 2010. Suite à sa déclaration dans la presse, nous avons interrogé Madame le Maire car notre commune risque d'être lourdement pénalisée puisqu'elle verrait son budget réduit de 600 000 €. Cela pourrait avoir des conséquences sur les projets à venir.
  • Le conseil a voté une motion demandant l'interdiction des vols de nuit pour les aéroports de Roissy et du Bourget. Le trafic aérien de nuit est constitué essentiellement de fret embarqué sur des avions anciens et donc bruyants. D'autres aéroports européens, notamment Orly, appliquent le couvre-feu. Les riverains de Roissy ont également droit au repos. Par ailleurs, la perturbation du sommeil liée au bruit entraîne des conséquences sur la santé. Les nuisances sonores peuvent compromettre l'exécution de tâches, perturber l'attention et la mémorisation chez les travailleurs et les enfants. L'organisation mondiale de la santé (OMS) préconise pour un sommeil de bonne qualité un niveau sonore n'excédant pas 30 décibels pour le bruit de fond continu et que des niveaux de bruit de plus de45 db devraient être proscrits. Nous approuvons pleinement la revendication de l'interdiction des vols de nuit.. Mais elle suppose de revendiquer aussi la création d'un troisième aéroport pour décharger celui de Roissy. Aucun gouvernement n'a jusqu'ici, réussi à engager ce dossier. Est-ce pour ne pas contrarier les grosses compagnies du transport aérien ?
  • Nous nous étonnons de voir des plots interdisant l'accès des véhicules sur une voie publique ( rue Paul Doumer) réservant l’accès aux seuls riverains. Nous regrettons d'être mis devant un fait accompli, sans travail de la commission municipale chargées des équipements. La réponse du maire, arguant d'une circulation importante dans cette rue fréquentée par de nombreux enfants, ne nous a pas convaincus.
 

Des opérations d’aménagement à Saint Gratien

Deux opérations d’aménagement (ou « ZAC » ) sont en cours à Saint Gratien : la « ZAC Pasteur » et la « ZAC du Cœur de Ville 2 ».

Le quartier du Boulevard Pasteur a besoin d‘être réaménagé car les riverains y subissent des nuisances très importantes dues au voisinage d’anciennes casses automobiles ou de terrains en friche. Pour autant, les habitants ne sont pas prêts à accepter n’importe quel projet. Ils sont attachés à leur patrimoine et se sont inquiétés, dès 2002, de la création d’une « ZAC multisites » qui pourrait modifier profondément leur environnement ou pour certains, les menacer d’expropriation.

Les élus de gauche au Conseil municipal se sont inquiétés dès le début de cette opération de l’indispensable concertation avec les habitants du quartier et de la faisabilité économique du projet. Une modification du périmètre a ainsi été obtenue. De plus, en mai 2007, le Préfet a décidé de ne pas déclarer d’utilité publique cette opération d’aménagement car trop de terrains restaient à acquérir et la faisabilité économique n’était pas évidente.

Aujourd’hui, les choses ne peuvent rester en l’état et il est nécessaire de réaffirmer certains principes :

  • Le nombre d’expropriations doit être limité au maximum.
  • Des informations précises doivent être apportées sur le type d’activités qui viendraient s’installer.
  • Une réelle concertation doit s’engager avec les habitants du secteur et leurs associations à la fois sur le choix des activités, les accès au secteur et le calendrier de la mise en place.

En ce qui concerne la « ZAC « du centre ville, la procédure est engagée depuis septembre 2006 afin d’achever les opérations d’urbanisme rue Berthie Albrecht ; elle se traduit par la construction d’immeubles et le réaménagement de la voirie.

Nous devons être attentifs aux points suivants :

  • la traversée de la rue Berthie Albrecht et le cheminement des piétons. Ce point est particulièrement sensible d‘une part pour les enfants qui se rendent quotidiennement aux établissements scolaires de la rue Parmentier et pour lesquels la sécurité doit être assurée et d’autre part pour les personnes agées qui doivent avoir le temps de traverser pour se rendre aux commerces.
  • la circulation et le stationnement des véhicules devront être traités de façon plus satisfaisante que précédemment (le parking de la poste est très difficile d’accès…)

Enfin, remarquons qu’il s’agit là encore d’une opération de « standing » sans logements sociaux, qui contribue à la densification d’une ville déjà très urbanisée… OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Espaces verts à valoriser : un urbanisme trop dense !

Depuis des années, la municipalité de droite a densifié à outrance une ville déjà très urbanisée. Elle a cédé aux promoteurs immobiliers de nombreux terrains.

Aujourd’hui, Saint Gratien est une ville très densément peuplée et chaque habitant n’y dispose que de 2 m2 de verdure. Le site de la Mairie de Saint Gratien ne propose à ce sujet que des informations datées portant sur la révision du PLU, alors que celui-ci a été modifié et adopté en Conseil municipal en 2007.

Que peut-on réaliser maintenant que l’espace est entièrement occupé ? Si l’exercice est difficile, il nous faut toutefois réfléchir à l’amélioration de notre cadre de vie.

Quelques pistes…

Une réflexion est nécessaire sur l’équipement des espaces existants de promenade et de détente : la pose de bancs est réclamée partout dans la ville et notamment dans les parcs et les Allées Vertes; un aménagement du parc urbain et du parc Barrachin est souhaitable.

Une collecte des déchets verts durant la belle saison dans les zones pavillonnaires peut être organisée : le compost ainsi réalisé sera cédé aux particuliers ou utilisé dans les espaces verts de la commune.

Des « jardins familiaux » peuvent être créés sur de petits espaces dans les différents quartiers. Ce système connaît depuis vingt ans un regain d’intérêt. Ce jardinage dans un cadre associatif favorise les échanges entre les générations, contribue à l’insertion et rompt l’isolement. En matière d’environnement, il contribue à la conservation de la biodiversité par la culture de variétés anciennes, par l’accueil d’oiseaux et d’insectes.

De plus, un plan de développement de pistes cyclables est indispensable pour relier les différents quartiers et déboucher sur les villes limitrophes, afin de réaliser un véritable réseau utilisable pour les loisirs et le travail.

Enfin, le cheminement piéton doit être facilité et encouragé partout dans la ville.

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Pour votre sécurité..

Les 8 communes de la « Cavam » ont mis en place dès 2006 un système de vidéosurveillance constitué de 95 caméras dont 20 sur notre ville. Le coût du projet est de 8 millions d’euros et les frais de fonctionnement annuels seront de 550 000 €. Le coût est pharaonique.

Les élus de gauche au Conseil municipal de Saint Gratien sont opposés à ce projet.

Aucune information ni consultation des habitants n’a eu lieu. Il est à noter que les informations délivrées sur ce problème datent d’une étude de faisabilité de 2005. Vidéosurveiller mais sans transparence au niveau des administrés !

Nous doutons de l’efficacité du système. Celui-ci ne fait que déplacer les problèmes d’un quartier à l’autre, de ceux qui sont vidéosurveillés à ceux qui ne le sont pas. De plus cette prétendue utilité suppose d’autres mises en œuvre. Certaines relèvent de la collectivité, comme l’amélioration de l’éclairage municipal : faut-il rappeler cette évidence : il est particulièrement difficile de regarder un film sur un écran noir… ce qui est la situation de nombreuses rues de Saint Gratien. D’autres relèvent des comportements individuels, comme le port d’une capuche ou d’une simple casquette…. Faut-il interdire ces accessoires vestimentaires assez en vogue parmi les jeunes ?

La vidéosurveillance impose de repenser l’espace urbain et notre rapport aux autres. Faut-il reparler alors de la police de proximité ?

Les effectifs de police sont par contre très insuffisants sur notre commune. Nous estimons que la sécurité et la tranquillité des habitants passent par une présence humaine accrue (policiers, éducateurs..) apportant une présence régulière et un dialogue. La police municipale doit être réaffectée à ses tâches initiales d’îlotage et de contact quotidien avec la population. C’est d’ailleurs ce qui vient d’être remis en place au niveau national puisque le gouvernement s’est enfin aperçu des avantages de ce système. L’action de la police municipale ne peut certes pas remplacer celle de la police nationale dont elle n’a ni la formation ni les prérogatives. C’est pourquoi nous réclamons pour Saint Gratien l’implantation d’un commissariat doté de forces de police suffisantes pour assurer la sécurité dans une ville de 20 000 habitants.

De vraies solutions alternatives ont-elles été étudiées avec attention, y compris quand elles émanent de la Préfecture de Police ?

Les solutions de vidéosurveillance ont le « double mérite » pour certains élus d’une part de conforter le sentiment d’insécurité et l’idée que nous sommes tous des victimes potentielles et d’autre part de dépenser l’argent public auprès d’entreprises qui ont su faire de la peur leur fond de commerce.

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Démocratie locale à Saint Gratien : tout reste à faire !

En tant que conseillère municipale, je crois en l’expertise citoyenne. Comment les citoyens peuvent-ils intervenir et apporter leurs compétences dans la gestion municipale ? Comment leurs avis doivent-ils être pris en compte durant la période d’un mandat ?

L’équipe municipale est élue pour 6 ans sur de grandes orientations plus ou moins détaillées dans le programme de campagne. Aussi, une fois en place, elle doit associer les habitants aux décisions qu’elle prend et qui toutes les concernent. Pour ne pas pratiquer un simulacre de démocratie, l’équipe municipale ne peut se contenter d’informer la population au travers d’un bulletin qui n’aborde jamais ce qui constitue réellement l’action publique : les choix, les arbitrages, les moyens et les ressources…. Cela suppose aussi de savoir anticiper et non de traiter les problèmes au fur et à mesure qu’ils se posent et ainsi de transformer le Conseil municipal en «chambre d’enregistrement».

Organiser une réelle concertation avec les citoyens doit permettre de fonder les actions politiques sur des objectifs débattus largement et sur des solutions acceptées par le plus grand nombre pour le bien commun. Cela repose, en amont, sur une véritable écoute des habitants. Pour moi, cette démarche est fondamentale ! Le mandat de l’élu n’est pas un « permis de décider » seul, bien au contraire, il doit le contraindre à s’appuyer sur « les experts du quotidien » que sont ses co-citoyens.

Que se passe-t-il aujourd’hui à Saint-Gratien ? Comment construire une démocratie locale satisfaisante ?

Ce thème a toujours timidement été évoqué dans notre commune. Il y a 7 ans, en fin de mandature, François Scellier, lui, qui n’avait jamais organisé de réunions publiques durant ses trois précédents mandats de maire, découvrait tardivement la démocratie et inspiré par nos propositions…. annonçait la mise en place de « comités de quartier ».

Ces comités, mis en place par Jacqueline Eustache-Brinio, ont permis de constater l’existence d’une réelle demande d’information et de consultation des habitants sur les projets municipaux. Or, ces assemblées de quartier se sont rapidement transformées en réunions de communication municipale, les décisions étant déjà prises et aucun projet n’étant mis en débat. Leurs membres sont choisis par le maire et n’ont ni prérogative ni autonomie. Résultat : aujourd’hui, plusieurs comités font de l’animation de quartier. C’est bien, mais est-ce cela participer à la vie de la collectivité ? Est-ce cela intervenir dans la politique locale et contribuer par ses compétences à l’enrichir ?

A Saint Gratien, les élus d’opposition proposent de transformer cette « mascarade » de démocratie, en révisant le mode de désignation des membres de ces comités, en consultant ceux-ci dès la phase de construction des projets pour une réelle concertation avant la décision des élus, en associant leurs membres au travail des commissions municipales, surtout quand un projet concerne spécifiquement un quartier.

Mais cet esprit démocratique doit se propager dans d’autres domaines.

Le bulletin municipal est « outil de propagande » et de non-information. La municipalité y présente ses actions sous le meilleur jour, parfois avant même que les projets ne soient votés en conseil municipal ! Pas d’informations précises, vérifiables. Pas d’expression de doute, de choix et encore moins d’avis contradictoires… Si l’opposition dispose d’une mince rubrique (800 caractères ce qui est peu et conduit parfois au schématique..), c’est que la loi en fait obligation aux communes. Là encore une nouvelle possibilité de progrès : ouvrons cette revue aux débats contradictoires, transformons-la en outil d’information sur les projets en cours, permettant à chacun de juger et d’intervenir, favorisons l’expression des différentes associations locales.

Le Conseil municipal, quant à lui, est un espace clos et peu disert. Il n’est ni le lieu ni le moment du débat pour Madame le Maire, les élus de l’opposition y sont souvent les seuls à intervenir ! Nous proposons de favoriser la participation des habitants au conseil et de le délocaliser dans différents quartiers en fonction de l’ordre du jour. Nous voulons revoir le fonctionnement des commissions municipales et les ouvrir aux habitants en fonction du sujet traité.

Enfin, nous souhaitons instaurer un conseil municipal des jeunes pour permettre à nos enfants de s’intégrer plus facilement et plus rapidement à la vie d’une commune, tout simplement en leur demandant leur avis ! Cette expérience, mise en place dans d’autres villes, est particulièrement intéressante parce qu’elle fait aboutir des projets avec la jeunesse et non en considérant celle-ci avec méfiance voire peur. Elle rapproche les générations.

Qui veut aujourd’hui d’une démocratie formée d’électeurs donnant mandat donc carte blanche à des élus pour 6 ans ? Certains élus, ces « représentants du peuple » soucieux de garder leurs privilèges, certainement ! Mais pas la majorité des citoyens, pas ces « experts du quotidien » qui savent mieux évaluer leur pouvoir d’achat que les experts de l’indice des prix, pas ces citoyens-élus qui s’investissent et s’impliquent dans la vie de la cité pour que tous les jours, sans relâche, toutes les actions politiques, redeviennent l’affaire de tous... quotidiennement.

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Elections des 9 et 16 mars : faites vous entendre !

Les 9 et 16 mars prochains, vous élirez un nouveau Conseil municipal, et aux mêmes dates, le conseiller général de Saint Gratien. Je serai la candidate du PCF aux élections cantonales.

Ce choix ne relève pas d’une ambition personnelle mais se situe dans la continuité de mon engagement politique et citoyen. Je suis élue municipale depuis 1989 et je connais bien les questions essentielles de la vie de notre commune : urbanisme, environnement, cadre de vie, logement, sécurité, services publics.

Je souhaite continuer d’agir avec vous pour redonner un véritable sens à la démocratie locale. Je veux entreprendre avec les habitants une démarche de participation et d’action à partir des préoccupations locales.

Les collectivités locales ne sont pas épargnées par la politique de régression sociale menée par la droite au pouvoir. Cela a des répercussions sur les services apportés aux habitants.

Durant les semaines qui viennent, mes amis communistes et moi-même souhaitons discuter avec vous des propositions que nous avançons. Nous voulons un moment de vie démocratique, de débats. Faites-vous entendre !

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