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Le Conseil général du Val d'Oise fait supporter le poids de l'austérité aux familles

Le Conseil général du Val d'Oise, à majorité UMP déguisée sous le sigle "UVO", fait supporter le coût de sa politique austéritaire aux familles du département.

Le Conseil général du Val d’Oise vient de décider de ne plus subventionner les transports scolaires des lycéens. Conséquence immédiate : les abonnements type « Imagine R » ou « Optile » voient doubler leur prix. Pour 2 zones, les tarifs de la carte « Imagine R » passent de 161 € à 314€ ; pour 5 zones ils passent de 344€ à 680€. Le coût de la carte « Optile » a lui aussi doublé, passant de 57€ à plus de 107€ par enfant.

Les familles les plus modestes seront évidemment les premières, et les plus durement touchées.

La FCPE demande au Conseil général de renoncer à ces mesures et de réunir tous les acteurs du Conseil Départemental de l’Education Nationale (élus, parents, enseignants, associations complémentaires, ...) pour évoquer ensemble les solutions alternatives afin d’éviter de grever à nouveau le pouvoir d’achat des familles du Val d’Oise. Elle organise une manifestation de protestation lors de la séance du Conseil général du vendredi 13 juillet. Rendez-vous devant le Conseil général, 2 avenue du parc à Cergy à partir de 8h30. Le Front de Gauche apporte son soutien à cette initiative.

Une pétition est lancée pour demander l’annulation de la décision du Conseil général.
Pour signer la pétition en ligne

Dans le Val d’Oise, ces mesures interviennent après la suppression des bourses pour les lycéens, la hausse des tarifs des cantines scolaires dans le cadre du dispositif « rest’O collège », l’augmentation de 40% des impôts et la baisse drastique des subventions aux associations.

En novembre 2011, le PCF 95 dénonçait par la voix de son secrétaire départemental, Jean-Michel Ruiz, la convention signée par le Conseil général avec l’Etat pour obtenir une aide exceptionnelle de 8,6 millions d’euros. Un soutien financier en contrepartie d'importants efforts budgétaires et l’engagement à faire des économies, notamment par la suppression de certains dispositifs ou la réduction de subventions. « Tout comme la Grèce l’a fait avec l’Europe et le FMI, le Conseil général du Val d’Oise accepte un diktat de l’Etat » avait alors commenté Jean-Michel Ruiz. « La majorité de droite met en avant sa capacité à diminuer les services rendus aux Valdoisiens comme gage de bonne gestion »prenant en exemple « l’augmentation du tarif supérieur dans la restauration scolaire qui fait "économiser" 800 000 euros au département…au détriment des familles » ou encore la fin des bourses à destination des lycéens et étudiants. « Et, comme si cela ne suffisait pas, une réflexion est engagée sur les aides accordées pour le transport des lycéens pour récupérer plusieurs millions d’euros ! » s’offusquait le responsable du PCF 95. On voit à présent que cette réflexion a abouti…

Rappelons que si le 95 est dans une situation financière difficile, c’est parce que l’Etat a une dette de 412 millions vis-à-vis du département. Cette dette est due aux transferts de charges de compétences décentralisés non compensés financièrement par l’Etat depuis 2004, au titre notamment du RSA et de l’allocation personnalisée d’autonomie.

Pour info, « Optile » est une carte scolaire permettant d’emprunter les lignes des bus sur le réseau qui regroupe les entreprises de transports privées exploitant des lignes régulières. Utilisable exclusivement pendant la période scolaire, elle permet à l'élève d'effectuer les trajets domicile-école. Les Conseils généraux des départements, subventionnant pour partie ces titres, décident de leurs modalités d'attribution ainsi que de leur prix.
Quant à la carte « Imagine R », elle permet de voyager en semaine à volonté à l’intérieur des zones nécessaires aux trajets domicile - établissement scolaire, sur tous les modes de transports, d’Île-de-France, métro, RER, bus, tramway et train, et est aussi valable pendant les week-ends, les jours fériés, les vacances scolaires.

 

Arnaud Bazin, le « Papandréou Valdoisien »

VONews, la télé du Val d'Oise relate la dernière séance du Conseil Général du Val d'Oise et les réactions du PCF 95. Voici l'article paru sur le sujet.

Vendredi en séance plénière, le Conseil général du Val d'Oise a voté la convention avec l’État pour obtenir une aide exceptionnelle de 8,6 millions d’euros. Un soutien financier, en contrepartie d’engagements pris par le département sur la suppression de certains dispositifs ou la réduction de subventions. « Tout comme la Grèce l’a fait avec l’Europe et le FMI, le Conseil général du Val d’Oise accepte un diktat de l’État » commente Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95.

Le soutien financier exceptionnel de l’État pour le Val d’Oise n’a pas fini de faire parler. Déjà lors de la séance plénière de vendredi, la gauche dénonçait une mise sous tutelle du département. Aujourd’hui, c’est au tour des communistes de donner de la voix pour dénoncer un « diktat », énumérant les contreparties consenties par l’exécutif départemental. « Arnaud Bazin, transformé en "Papandréou Valdoisien" valide la suppression de dispositifs anciens et engage un nouveau transfert de compétences, et donc de charges, vers les communes et la réduction d’au moins 10% des subventions versées en fonctionnement aux communes, associations et organismes associés » reproche Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF.

« Avec l’État, le Conseil général a trouvé son « FMI » ! »

« En bonne élève du capitalisme, la majorité de droite met en avant sa capacité à diminuer les services rendus aux Valdoisiens comme gage de bonne gestion » poursuit-il. Il prend en exemple « l’augmentation du tarif supérieur dans la restauration scolaire qui fait "économiser" 800 000 euros au département…au détriment des familles » ou encore la fin des bourses à destination des lycéens et étudiants. « Encore 230 000 euros pris sur le pouvoir d’achat des habitants » appuie-t-il. « Et, comme si cela ne suffisait pas, « une réflexion est engagée sur les aides accordées pour le transport des lycéens pour « récupérer » plusieurs millions d’euros ! » s’offusque le leader du PCF 95.

Avec un élu au Conseil général, les communistes indiquent qu’ils vont lutter activement « contre ces mauvais coups portés par la droite », rappelant qu’« une autre politique est possible tant au niveau du département qu’à celui du pays. »

Déclaration de Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF

«Avec l’État, le Conseil général a trouvé son «FMI» !

L’État aurait-il enfin décidé de rembourser sa dette (412 millions d’euros) au Conseil général du Val d’Oise ?
C’est ce que l’on a pu croire un instant lors de la séance du 18 novembre quand «un soutien financier exceptionnel de l’État » de 8.5 millions d’euros est proposé au vote…mais contre « des engagements pris par le département».
Tout comme la Grèce l’a fait avec l’Europe et le FMI, le Conseil général du Val d’Oise accepte un diktat de l’État. Arnaud Bazin, transformé en «Papandréou Val d’Oisien», valide :
- la suppression de dispositifs anciens et engage un nouveau transfert de compétences, et donc de charges, vers les communes.
- la réduction d’au moins 10% des subventions versées en fonctionnement aux communes, associations et organismes associés (objectif de diminuer de près de 3 millions d’euros la participation au SDIS par exemple).
En bonne élève du capitalisme, la majorité de droite met en avant sa capacité à diminuer les services rendus aux Valdoisiens comme gage de bonne gestion :
- «la maitrise des frais de personnel» qui place le département du Val d’Oise bien en dessous de la moyenne en matière de dépenses dans ce domaine (127 euros/habitant contre 175 euros/habitant) mais au détriment de la qualité du service et des conditions de travail des agents.
- l’augmentation du tarif supérieur dans la restauration scolaire qui fait «économiser» 800 000 euros au département…au détriment des familles.
- la fin des bourses à destination des lycéens et étudiants (encore 230 000 euros pris sur le pouvoir d’achat des habitants)
Et, comme si cela ne suffisait pas, « une réflexion est engagée sur les aides accordées pour le transport des lycéens » pour récupérer plusieurs millions d’euros !

Les communistes, leur élu au Conseil général, Dominique Lesparre, vont lutter activement, au sein du Front de Gauche, contre ces mauvais coups portés par la droite. Une autre politique est possible tant au niveau du département qu’à celui du pays. Le programme du Front de Gauche, «L’Humain d’abord», apporte des solutions que nous voulons débattre avec les citoyens. C’est dans cet état d’esprit que nous abordons les échéances à venir.

Voir le reportage de VONews sur la séance du Conseil général du vendredi 18 novembre

 

Le Conseil général a besoin d'élus de combat

_490_.jpgPour le Front de Gauche, « le Conseil Général a besoin d’élus de combat »

Le secrétaire départemental du Parti Communiste Français, Jean-Michel Ruiz était l’invité de l’émission « Cantonales 2011 » sur VOtv.
A 20 jours du premier tour de cette élection locale, le patron du PCF 95 a défendu la vision du Front de Gauche, qui sera présent sur tous les cantons renouvelables. Avec un contexte économique et social difficile, une « municipalisation » de l’élection par l’UMP et le « désespoir réel des électeurs », le Front de Gauche espère bien conquérir les cantons d’Argenteuil-Nord et de Beauchamp et avoir ainsi des « élus de combat » siégeant à l’instance départementale.
Retrouvez son intervention en intégralité dans cette vidéo.
voir la vidéo

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A Saint Gratien, le Maire fait le travail du percepteur.. et de la maîtresse !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Après avoir pris en charge le travail de la trésorerie de Montmorency, qui n’a plus le personnel nécessaire pour assurer le recouvrement des impayés, la commune de Saint Gratien va-t-elle à présent pallier les carences de l’Education Nationale ? Le Conseil municipal du 20 mai vient de répondre favorablement à la demande de l’inspection départementale qui souhaite voir se mettre en place un système de soutien scolaire. Cette aide en petits groupes se déroule après la classe pour les enfants de CP de deux écoles du quartier des Raguenets. Cette année, le coût total sera à la charge de la ville. En 2011, une subvention sera demandée au Conseil Général.
Elue et enseignante, je m’interroge sur cet étrange mélange de rôles entre service public d’Etat et commune. Est-il admissible de voir la commune se substituer à l’Etat défaillant, notamment quand elle connaît des difficultés budgétaires dues en grande partie à la diminution des dotations du même Etat et à la suppression de la taxe professionnelle ? Transfert de compétences et de charges tout à fait surprenant… La majorité municipale UMP va-t-elle longtemps faire le grand écart ? Approuver la politique de suppressions de postes dans la fonction publique mais combler les manques en apportant personnel ou moyens municipaux tout en dénonçant très discrètement cette situation : l’exercice est délicat ! On remarquera que les transferts de charges de l’Etat vers les communes ne datent pas d’aujourd’hui, le plus bel exemple étant celui des polices municipales. A quand la distribution du courrier par les employés municipaux ?
Ce nouveau système dit « d’accompagnement scolaire » interpelle aussi les enseignants. Qu’en est-il donc de la fameuse « aide personnalisée », soutien assuré par les enseignants aux élèves en difficulté ? Cette aide relevait auparavant d’enseignants spécialisés (le Rased) mais ils ont en grande partie disparu, victimes de la grande chasse aux postes de notre ministère. Syndicats et personnels ont dénoncé cette dérive qui fait que les enseignants doivent dorénavant assumer une tâche pour laquelle ils ne sont pas formés. Le traitement de la difficulté scolaire nécessite une formation particulière, nous le disons depuis deux ans. L’administration, en mettant en place un dispositif supplémentaire, reconnaît donc aussi l’échec ou du moins l’insuffisance de l’aide personnalisée.
Ce nouveau soutien du soir s’effectuera en petits groupes : un enseignant au maximum pour 5 élèves… de quoi faire rêver les maîtres des classes surchargées (30 ou 31 élèves, ça existe à Saint Gratien…) à qui on répète que les effectifs ne sont pas un problème… L’Education Nationale ne serait-elle pas bien inspirée d’alléger les effectifs des classes, particulièrement dans ces quartiers appelés pudiquement « sensibles » ? Cela donnerait à nos élèves une vraie « première » chance ! Si l’Etat investissait les moyens indispensables que réclament les syndicats et les personnels pour remplir correctement leur mission, il n’ y aurait pas besoin, le soir, de tenter de réparer les dégâts…
On pourrait aussi se demander s’il est vraiment bénéfique d’allonger ainsi la journée de travail d’enfants de 6 ans, alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est déjà bien trop longue…
Ces aides apportées par les communes posent également un problème d’équité entre les populations. Garges lès Gonesse est une ville où de nombreux élèves auraient besoin d’un soutien scolaire. Le budget communal le permettra-t-il ?
Enfin… cerise sur le gâteau déjà bien trop crémeux… Le Conseil municipal est sollicité pour donner son accord sur un dispositif… déjà mis en place depuis un mois ! Encore une triste illustration de la manière dont la majorité conçoit la démocratie locale. Les décisions sont prises (par qui ?) bien en amont et le rôle du Conseil est réduit à néant. Lorsque je déplore ce traitement plus que désinvolte vis à vis des élus, Madame le Maire m’accuse de « chipoter ». Croire que le Conseil est une instance décisionnaire et que tout n’y est pas joué d’avance, c’est « chipoter ». Chipoter, dans le dictionnaire, c’est faire des difficultés pour peu de choses. Passer outre le vote du Conseil municipal, c’est finalement peu de choses…
Pour ces différentes raisons, les élus communistes ont voté contre la prise en charge par la commune, et donc le paiement par le contribuable, de ce système d’accompagnement scolaire.
Isabelle Volat

 

Vidéosurveillance : un leurre

Texte invité

En France, 20 000 caméras nous filment sur la voie publique. Le gouvernement veut les multiplier par trois. Un chiffre à mettre en parallèle avec la suppression de 10 000 policiers entre 2007 et 2012, selon les syndicats.
Qu’en est-il du modèle anglais, pays le plus vidéosurveillé au monde ?
Une caméra pour quatorze habitants, 3 % des vols sur voie publique élucidés. L’un des patrons de Scotland Yard qualifie de « fiasco » l’expérience menée. La police utilise une formule à méditer : « Caméras partout, résultats nulle part ».
Un grave déficit d’informations et de communication sur ce sujet. Aucune étude officielle concernant l’efficacité des dispositifs français n’a été, à ce jour, rendue publique. Et pour cause ! Ce système a peu d’impact sur les niveaux de criminalité, l’on n’agit pas sur les faits, encore moins sur les causes, mais seulement dans les esprits.
À qui profite la vidéosurveillance ? La baisse du nombre de policiers conjuguée à une installation de caméras traduisent en fait une privatisation de la sécurité publique. Tandis que la police dépend des pouvoirs publics, les caméras sont le plus souvent installées et gérées par des entreprises privées. Leur installation a ainsi pour effet essentiel d’ouvrir le marché de la sécurité publique à la possibilité d’en retirer des profits privés.
La vidéosurveillance : dangereuse pour les libertés. La diffusion dans les médias d’images présentant des pompiers catalans pour des terroristes basques, illustre de façon éclatante les dangers qu’il y a à utiliser des images sans contrôle.

De citoyen libre de circuler, on passe à l’état de délinquant présumé.

Dominique Lesparre, vice-président du Conseil Général, maire de Bezons

 

Une alternative à la politique du « tout routier »

L’association « Les Amis de la Terre » m’interroge sur la politique routière du Conseil Général du Val d’Oise.

Les transports sont en effet un volet extrêmement important pour la vie quotidienne des Val d’Oisiens et pour la protection de l’environnement de notre département. Les candidats communistes en sont parfaitement conscients. Les transports doivent faciliter la vie et les déplacements et ils ont également des répercussions évidentes sur l’environnement et notamment sur l’effet de serre.

C’est pourquoi il est fondamental de réaffirmer qu’il faut donner la priorité aux transports collectifs. Ceux-ci sont particulièrement difficiles entre les différents « territoires « du Val d’Oise, ce qui encourage les habitants à utiliser leur véhicule. Comment en effet se rendre rapidement de Saint Gratien à la sous–préfecture de Sarcelles par exemple ? Il faut 20 minutes en voiture et plus d’une heure en train avec un changement et ensuite emprunter une ligne de bus. C’est pour moi une situation tout à fait aberrante.

Nous proposons par exemple, de prolonger les lignes de tramway en cours de réalisation. Le contrat de plan Etat-Région a programmé l’arrivée du tramway au pont de Bezons : il faut obtenir sa prolongation jusqu’à Argenteuil et Montigny. Nous sommes pour relancer le projet de liaison ferroviaire « Tangentielle nord » et nous souhaitons développer le transport par ferroutage et le transport fluvial. Enfin, il importe de mettre en place une politique tarifaire attractive, pouvant aller jusqu’à la gratuité, pour encourager la population à utiliser ces moyens de transport. A Saint Gratien, j’ai désapprouvé le fait de rendre payant le parking qui dessert la gare RER, considérant qu’il ne faut pas pénaliser l’usager qui utilise les transports collectifs.

A Saint Gratien toujours, nous avons obtenu après une longue bataille aux côtés des habitants, que la réalisation du BIP se fasse dans de meilleures conditions pour l’environnement et pour la population. Le projet initial ne prévoyait qu’un rideau d’arbres entre la voie et les immeubles de la résidence des Marais toute proche. Grâce à l’intervention des riverains, une semi-couverture a été réalisée, permettant la réalisation d’une espace vert conséquent ainsi qu’une passerelle piétonne reliant la cité à la gare d’Ermont-Eaubonne. Ce cheminement piéton permet à de nombreuses personnes de se rendre à la gare, alors qu’elles auraient du prendre leur voiture pour le faire, la voie nouvelle enclavant fortement les habitations. Nous n’avons certes pas empêché la réalisation du BIP, mais notre action a permis que ce projet se fasse dans des conditions plus satisfaisantes. Notons tout de même que cette voie n’a réglé en rien le problème des flux automobiles mais a au contraire apporté une circulation supplémentaire, comme c’est souvent le cas pour toute nouvelle infrastructure routière.

Je me prononce également pour le développement de pistes cyclables non seulement dans la commune, mais pour des tracés intercommunaux et interdépartementaux qui permettent aux cyclistes d’effectuer d’assez longs parcours, éventuellement pour se rendre à a leur travail.

Le Conseil Général du Val d’Oise a de nombreux projets routiers qui parfois provoquent le mécontentement des associations et des riverains. Dans tous ces dossiers, il importe de prendre l’avis des populations concernées et d’organiser une concertation la plus poussée qui soit , en amont pour ne pas faire une simple information sur un projet déjà « ficelé », mais permettre à chacun d’intervenir et de proposer des alternatives. La concertation avec les habitants et les associations est particulièrement importante pour moi.

D’un point de vue général, je considère que la politique du Conseil Général en matière de transports est trop « libérale », c’est à dire qu’elle écoute trop les décideurs économiques qui réclament toujours plus d’infrastructures routières ; qu’elle sacrifie facilement l’environnement naturel ou historique du département (la vallée de Chauvry ou les environs du château d’Ecouen par exemple) et la tranquillité des habitants pour la sacro-sainte « croissance économique » et le bénéfice des entreprises.

Nous ne sommes pas pour cette politique du « tout routier ».

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Elections : confusion à droite à Saint Gratien ?

L’UMP présente un candidat aux élections cantonales ? Non, François Scellier est Union pour le Val d’Oise.

L’UMP présente une liste aux élections municipales ? La réponse est plus confuse ! Jacqueline Eustache-Brinio conduit la liste « Union pour Saint Gratien ». Comment définir son engagement politique ? Devenue Maire en 2001 en remplacement de François Scellier, pour cause de cumul de mandat, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles au début de l’année 2007, puis s’est déclarée partisan du Modem pour finalement revenir aux législatives dans le giron de l’UMP dont le candidat officiel était … François Scellier. Alors : UMP… MODEM… Union pour Saint Gratien… Union pour le Val d’Oise ? Ces appellations sont-elles interchangeables pour vous ? Pour moi, certainement pas ! Pour certains élus de droite, regroupés autour de François Scellier lors de la précédente mandature non plus… puisque quelques uns n’ont pas été « retenus » pour figurer sur la nouvelle liste d’Union.

Alors, logique, je finis par penser que l’important c’est « l’union » de la droite à Saint Gratien pour mieux faire oublier la référence à un parti et à Nicolas Sarkozy !

Cependant je suis déçue ! Les candidats attendent toujours la prose de leurs adversaires avec une certaine impatience… Aussi je me réjouissais de lire le premier tract de François Scellier dimanche dernier au marché de Saint Gratien, haut lieu de distribution électorale et de « papotage politique ».

« La volonté d’agir ensemble », tel est le slogan. Voilà un bon début : une formule incantatoire pour un conseiller général qui n’a jamais su (voulu ?) pratiquer la moindre concertation ? Jamais une réunion publique, jamais de présentation d’un quelconque projet, jamais même d’ information écrite aux habitants durant ces 22 années de mandat. Mais au fait, pourquoi avoir la volonté d’agir quand on agit…. Par exemple, j’ai la volonté de voter ou je vote : est-ce la même chose ? Comment est comptabilisée la volonté de voter le soir du scrutin ? Là, je commence à comprendre… cela correspond aux intentions de vote… François Scellier a l’intention d’agir !

Suit un peu de confusion dans le bulletin électoral de FS. Non, les 9 et 16 mars prochains, vous n’élirez pas votre maire, c’est le futur conseil municipal qui s’en chargera lors de sa première réunion. Les choses sont déjà assez compliquées comme cela avec deux élections le même jour, sans aller embrouiller encore un peu plus l’électeur…

FS nous confie ensuite : « En 2001, j’ai choisi de passer le relais à JEB ». L’a-t-il adoubée ? Lui est-elle donc redevable de son fauteuil ? Tout cela sent un peu le NS qui désigne son successeur à Neuilly… Mais là-bas, dans ces contrées civilisées où on connaît la valeur de l’UMP, les électeurs, n’ont pas apprécié.

Ensuite, FS survole les compétences du Conseil général… en deux petites lignes avec en vrac les collèges, les routes et la solidarité. Et de nouveau un plaidoyer pour l’équipe municipale. On reprend mot pour mot la propagande de JEB : a-t-elle donc besoin de renfort ?

Puis, un petit retour mélancolique sur le passé de maire de FS et la période où il a œuvré pour assurer à ses concitoyens « un cadre de vie agréable ». Rien sur l’emploi, le logement, les services publics, ces choses-là sont négligeables tant que l’on dispose « d’un cadre de vie agréable »… Avec tous ces va et vient, je finis par me demander qui est le vrai Maire de Saint Gratien, l’ancien, nostalgique, ou l’actuelle, protectrice, mais instable. Le tout est enrobé dans un « packaging » politique allusif (c’est prudent en ce moment) : « UVO » mais pas UMP.

Touche finale : l’avenir. Peu de détails. Avec FS, il est tout tracé, il ressemble à s’y méprendre au passé. - « Dessinons ensemble nos anciens souvenirs »… du temps où rien ne bougeait. Recopiez, le croquis est déjà réalisé. Signez pour un nouveau mandat, certifié « reproduction à l’identique ». - Votez pour l’Union… pour elle, le Maire… pour moi, le Président du Conseil général… peu importe, nous sommes interchangeables dans cette grande famille de la droite unie, qui se déchire pour mieux aimer ses électeurs !

Alors, franchement, je suis déçue, mais pas surprise : encore une campagne électorale où les élus n’ont rien à dire aux citoyens, encore une élection qui est un jeu entre politiques et non l’événement attendu par les citoyens pour que vienne le changement.

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