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La démarche constructive des député-e-s du Front de Gauche

ASSEMBLEE_NATIONALE_HUMAIN_D_ABORD.jpgVoici la première lettre des député-e-s du Front de Gauche qui dresse un bilan des six premiers mois de la législature.

Déjà six mois que les dix députés du Front de Gauche sont à l’œuvre à l’Assemblée nationale. Ils expliquent ici le sens de leur démarche, à la fois constructive et critique.

S’ils refusent de suivre le gouvernement dans la voie sans issue de l’austérité, ils excluent de rejeter systématiquement les mesures qu’il propose et appuient les initiatives qui répondent aux besoins de la population. Par exemple, ils ont ainsi soutenu le collectif budgétaire en juillet dernier, voté la création de la banque publique d’investissement, et adopté la loi sur le logement.

Parce qu’ils estiment que l’austérité est une impasse et compromet gravement la possibilité du changement, les députés FdG ont voté contre le traité européen en menant campagne pour l’organisation d’un référendum et demandé un grand débat national sur la réorientation de la construction européenne. Ils ont aussi exprimé leur désaccord sur le « pacte de compétitivité » qui accorde 20 milliards aux entreprises, sans distinction, et sans contrepartie aucune.

Les députés FdG ont l’ambition de placer l’humain au cœur des réformes. Ils ne cessent de formuler des propositions constructives, le plus souvent inspirées de celles qui faisaient consensus à gauche avant juin 2012. Ils ont ainsi proposé de diminuer les niches fiscales, de moduler l’impôt sur les entreprises pour favoriser celles qui ont des projets porteurs d’emploi, d’investissement, de recherche.

Ils reviennent dans leur lettre sur leurs différentes propositions comme celle d’interdire les licenciements boursiers, sur le développement de la sidérurgie ou la lutte contre la précarité énergétique…

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de « La lettre des députés », introduite par un éditorial d’André Chassaigne, et qui détaille l’action menée par le groupe sur tous les grands sujets débattus et votés à l’Assemblée depuis ces six derniers mois.

lire la "Lettre des députés du Front de Gauche"

 

La règle de plomb de l’austérité

non.jpgLe traité européen vient d’être voté aujourd’hui à l'Assemblée nationale. 70 députés ont voté contre ce texte, dont bien évidemment ceux du Front de Gauche qui déplore que "seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d'une telle ratification". 20 députés PS ont voté contre, dont deux députés du Val d’Oise, JP Blazy et G. Sebaoun, et 9 se sont abstenus, dont un député du 95, Jean-Noël Carpentier.
Douze des 17 députés écologistes ont également voté contre le traité.

Au total, le traité a été adopté par 477 voix pour, 70 contre et 21 abstentions, tandis que 9 députés n'ont pas pris part au vote.

Le Medef a salué le vote "indispensable" de l'Assemblée nationale "pour l'avenir de l'euro et la stabilité de l'Europe". Le Medef en profite aussi pour juger que "la seule voie possible contre les déficits est celle des réformes et de la réduction des dépenses publiques". Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, les choses s’éclaircissent…

Jean-François Copé, candidat à la présidence de l'UMP, a lui ironisé sur "l'hypocrisie" de François Hollande vis-à-vis du traité budgétaire européen, ratifié à l'Assemblée, en estimant que seuls les nonistes de gauche étaient "cohérents" avec les engagements de campagne du chef de l'Etat.

Par la voix d'André Chassaigne, les députés Front de Gauche ont rappelé qu'"en dépit des engagements du candidat François Hollande, le traité n'a en rien été renégocié. Contrairement à ce que répètent à l’envie le premier ministre et ses lieutenants, ce traité ne donnera pas plus de force à la France pour réorienter l'Europe. Il conduira, au contraire notre pays, comme les autres Etats de l'UE, vers l'abime de la récession."
"Seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d'une telle ratification annonciatrice de nouvelles baisses du pouvoir d'achat, de réductions drastiques des dépenses publiques pourtant utiles pour le développement économique et social, de chômage massif", a conclu le député du Puy-de-Dôme.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a lui relevé qu'"une alternative de gauche s'est manifestée avec le vote commun de députés socialistes, verts et Front de Gauche contre le traité. Là est l'avenir de la gauche".

Retrouvez en annexe l'explication de vote d'André Chassaigne au nom des députés Front de Gauche