Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

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A quoi servira un député Front de Gauche ?


Durant cette législature, les députés communistes et républicains ont formé avec ceux du Parti de gauche un groupe à l’Assemblée nationale. Ils publient aujourd’hui le bilan de leur activité.

S’ils représentaient seulement 3% des députés, ils ont tenu 10% du temps de parole. Ils ont présenté 194 propositions de lois sur des sujets aussi divers que le partage des richesses, le pouvoir d’achat, un service bancaire public, la fiscalité… Chacun de ces élus a déposé en moyenne 4 000 amendements. Ils ont interrogé 149 fois le gouvernement et été à l’initiative de 10 débats. Ils ont porté une « voix unique » sur le traité de Lisbonne, la guerre en Libye, les retraites, le mécanisme européen de stabilité…

Voici le bilan du travail de leur groupe qui détaille aussi leurs propositions alternatives en matière d’emploi, de salaires, de finances publiques, d’éducation, de culture… C’est une mine précieuse pour la campagne des législatives. Un-e député-e engagé-e pour un changement politique profond, pour porter « l’humain d’abord ! », ça fait toute la différence !

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Le Front de Gauche, une aventure qui continue !


En juin, vous élirez les députés qui siègeront durant cinq ans à la prochaine Assemblée nationale.
Je suis candidate du « Front de Gauche » à ces élections législatives dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Éric Peschot, conseiller municipal de Deuil la Barre, actif militant associatif, est mon suppléant.

Pourquoi m’engager avec le Front de Gauche ?

Élue municipale à Saint Gratien, militante du PCF, je suis impliquée depuis des années dans la vie de ma commune. Je contribue au débat sur les questions essentielles que sont le logement, l’emploi, l’éducation, le développement durable, la solidarité, le cadre de vie. Au contact de la population et avec elle, j’impulse des projets qui n’auraient pas vu le jour sans la participation et l’action des habitants. Enseignante, je suis extrêmement sensible à la défense et au développement des services publics. Celui de l’éducation me tient particulièrement à cœur.

A l’inverse de certains élus qui ne se préoccupent de leurs électeurs qu’à l’approche des scrutins, ou de ceux qui décident à votre place tout au long de leur mandat, je suis soucieuse d’une réelle concertation et de l’implication des citoyens dans la « vie de la cité ». Je pratique la démocratie au plus près des habitants : très régulièrement je discute avec vous de mes actions, je vous informe par une « lettre des élus » ainsi qu’un blog, à travers lequel nous échangeons des informations locales et nationales.

J’ai décidé de poursuivre mon engagement avec mes amis du Front de Gauche, rassemblement inédit, réunissant des organisations politiques (le PCF, le Parti de gauche, la Gauche unitaire), mais aussi des associations de citoyens, comme Bouge la ville de Deuil, la FASE, les Alternatifs, le M'pep, la Vigie de gauche, Résoci et des Val d’Oisiens n’appartenant à aucune formation. Je suis très attachée à ce fonctionnement ouvert qui permet à de nombreux citoyens de retrouver le chemin de la politique.

Avec le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, son candidat à l’élection présidentielle, nous disons qu’une autre voie est possible. La France est un pays riche mais jamais ses richesses n’ont été aussi mal partagées. Le libéralisme fait des ravages économiques et sociaux. Il nous envoie dans le mur.

Faire de la politique autrement et construire ensemble la société de demain, c’est notre défi.

lettre_1De l’argent, il y en a ! La Banque Centrale Européenne vient de prêter aux banques 1000 milliards d’euros, au taux de 1%. De leur côté, les grands groupes du CAC 40 ont annoncé en mars disposer de 75 milliards en trésorerie…

Nous sommes pour une toute autre utilisation de l’argent. Pour une nouvelle politique du crédit bancaire en faveur de l’économie réelle : avec l’appui d’un pôle financier public, sous contrôle social, qui accorderait aux PME des prêts à des taux d’autant plus bas que leurs projets seraient riches en emplois, en salaires et en formation.

Voilà qui nous permettrait de développer l’emploi en favorisant une relance économique, de répondre aux immenses besoins sociaux qui sont les nôtres en matière de santé, de logement, d’éducation ainsi qu’aux défis écologiques qu’il nous faut résoudre.

Pour quelles priorités ? Tout d’abord, partager les richesses. Le salaire médian s’élève à 1300 euros. Six millions de salariés gagnent moins de 750 €. Le taux de chômage dans le Val d’Oise s’élève à 9,4% (contre 8,4% en Ile de France). Nous pousserons pour des mesures fortes comme un SMIC à 1700 €, un revenu maximum dans les entreprises, une révolution fiscale.

Inverser la donne en matière de logement. Dans nos communes, les loyers atteignent des prix exorbitants. Les familles modestes, les jeunes adultes ne peuvent plus se loger dans ces conditions. Il y a urgence à construire des logements « durables », à prix abordables.

Renforcer et développer des services publics. Prenons l’exemple de l’école et de la santé. Le service public de l’éducation connaît aujourd’hui des suppressions de postes massives, une baisse drastique des moyens, des réformes sans, ou contre l’avis des personnels et du monde de l’éducation. Dès la maternelle, les classes sont surchargées. Dans le secteur de la santé, c’est la même chose : des lits en maternité qui disparaissent, des urgences, comme à Montmorency, où il faut attendre des heures durant, des habitants qui renoncent à se soigner. Nous travaillerons pour des services publics modernisés, dotés de vrais moyens pour répondre aux besoins humains.

Un levier nous semble essentiel : prendre nos affaires en main. Par l’intervention des salariés dans la gestion des entreprises ; par l’intervention des usagers et des agents dans le fonctionnement de services publics modernisés ; par l’intervention des citoyens dans les affaires des collectivités locales, pour mieux vivre ensemble, dans l’intérêt de tous.

La période qui s’ouvre doit être riche de débats et porteuse d’espoirs. Les élections de 2012 sont une opportunité pour imposer un changement politique profond en faveur des salariés, des retraités et de la jeunesse ! En avril, mai et juin, saisissons cette chance ! Prenons le pouvoir !

A très bientôt.
Isabelle Volat

 

La Grèce montre où cette politique nous mène

Pierre Laurent: "La Grèce nous montre où cette politique nous mène"

Dans l'Humanité de ce lundi, le secrétaire national du PCF appelle les forces du Front de Gauche à manifester, mardi soir, devant l’Assemblée nationale, contre le «coup de force» du chef de l’État sur la TVA sociale, au moment où cette mesure sera examinée en urgence par les parlementaires.

Vous appelez, demain, ?à un rassemblement ?à l’Assemblée nationale contre le vote des nouvelles mesures de Nicolas Sarkozy. Pourquoi organiser une mobilisation si près de l’élection présidentielle?

Pierre Laurent. La France va voter dans deux mois. Nicolas Sarkozy, qui se sait en danger, veut mettre le pays devant le fait accompli de sa politique. L’accélération et l’agressivité de son entrée en campagne sont des aveux de faiblesse. Nous ne le laisserons pas mener impunément un double coup de force. Primo, il veut faire adopter à marche forcée une série de lois antisociales, avec le vote, dès demain, mardi, de la TVA antisociale, suivi des accords de compétitivité qui démolissent le Code du travail. Secundo, il entend, en duo avec Angela Merkel, hâter l’adoption au Parlement, à partir du 21?février, des nouveaux mécanismes européens d’austérité, puis, début mars, d’un nouveau traité européen qui prévoit des sanctions automatiques et la mise sous tutelle des États qui ne se plieraient pas aux nouvelles règles. La Grèce nous montre où cela mène.

Les élections présidentielle et législatives doivent mettre en échec ces projets, c’est-à-dire non seulement dégager Nicolas Sarkozy et les siens, mais rendre irréversible l’engagement de leur remise en cause par la nouvelle majorité. Le Front de gauche entame la riposte et le rassemblement dès aujourd’hui. C’est le sens de notre appel à se rassembler avec nos parlementaires devant l’Assemblée nationale, demain soir, à 18?h?30.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans l’Humanité de ce lundi 13 février

Dernière minute : Rassemblement devant l'ambassade de Grèce
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, sera présent au rassemblement de Solidarité avec le peuple grec prévu ce lundi 13 février 2012 à 18h30 à proximité de l'ambassade grecque et du bureau du FMI à Paris, Place d'Uruguay (angle avenue d'Iena et rue Auguste Vaquerie – Paris 16)

 

Retraites : Le PCF appelle à une grande mobilisation, demain, contre la politique du gouvernement

_326_.gifMardi 5 octobre, débutera le débat sur le texte retraites, au Sénat. Après les député-e-s à l’Assemblée Nationale les sénateurs communistes et républicains se battront pour dire non à cette réforme que le gouvernement tente de nous imposer. Rien est joué, tout est encore possible !
Ensemble, derrière les syndicats, les citoyen-ne-s, les associations, mobilisons nous, toujours plus nombreux, pour faire échouer le gouvernement. Les Français-e-s ne veulent pas de la fin de la retraite à 60 ans : ils ne veulent pas travailler toujours plus toute leur vie pour gagner toujours moins à la retraite.
La retraite à 60 ans à taux plein est possible. Les député-e-s communistes, républicains et du Parti de gauche ont déposé un projet de loi garantissant son financement, preuve que des alternatives à cette réforme existent.
Demain, samedi 2 octobre, le PCF appelle à la plus large mobilisation pour dire non à la réforme des retraites du gouvernement et pour sanctionner fermement la politique de la droite qui nous abîme chaque jour.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Marie-George Buffet, Députée et ancienne Ministre, Roland Muzeau, porte-parole des député-s- communiste et républicains ainsi que des déput-e-s et sénat-eurs-rices, de nombreux élu-e-s et militant-e-s communistes seront présents sur la manifestation parisienne :
à 14h30, sur le boulevard Beaumarchais, à l’entrée de la Place de la Bastille
à 16h00, à l’angle des boulevards Voltaire et Richard Lenoir.

Parti communiste français
Paris, le 1er octobre 2010.

 

Retraites : communiqué commun de l’intersyndicale du 24 septembre

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.
La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée Nationale, n’a pas eu lieu.
C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.
Les organisations syndicales mettent en garde le gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.
Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».
Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.
Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :
• D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.
• De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le gouvernement restait intransigeant. Le gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.
Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.
Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.
Le 24 septembre 2010
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA
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Les maires gentils relais du gouvernement ?

_524_.jpgOn savait la réforme repoussant l’âge de la retraite rejetée par une majorité de français, tout comme est refusé le projet visant à casser le système solidaire de financement des retraites pour le privatiser.
On savait la volonté du gouvernement d’étouffer tout débat sous contrôle citoyen, allant même jusqu’à museler la représentation nationale, puisque le travail parlementaire a débuté à huis-clos à l’Assemblée Nationale, au nom de la « sérénité des débats ».
Pour démobiliser, on savait le choix du gouvernement d’imposer un débat parlementaire coupé en deux : dans un premier temps, pendant l’été, voter la loi de réforme des retraites, et seulement ce vote opéré, débattre de ses implications financières pour la Nation lors du débat sur la loi de finances, en novembre prochain !
Chaque jour, une vaste opération idéologique se déploie afin de justifier l’injustifiable. Les médias – télévisions et radios en tête – tendent complaisamment les micros aux ayatollahs de la régression sociale et c’est un défilé de représentants du MEDEF, élus UMP, intellectuels bien pensants qui, tous, au nom de la « solidarité » ou de « l’égalité » justifient une attaque sociale sans précédent et saluent le « courage politique » des gouvernants osant « enfin » s’attaquer à une réforme « dure mais nécessaire ».
Mais cela ne suffit pas. L’opinion publique s’entête à refuser le mauvais coup !
Et voilà que l’Etat appelle désormais les élus locaux à se faire le relais médiatique de la réforme. Dans un message adressé aux collectivités par Publicis Consultants France « mandatée par le Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique » (on appréciera l’appel à un leader mondial de la communication pour relayer une information d’un Ministère vers les collectivités locales !!), les élus locaux sont invités à populariser, auprès des populations, un dépliant gouvernemental vantant les mérites de la réforme Woerth.
Deux versions sont envoyées aux élus. L’une qui « peut être envoyée facilement par e-mail ou imprimer (sic !) avec une photocopieuse » et la seconde que les collectivités sont invitées « à personnaliser » en y ajoutant une adresse internet ou, si besoin, à « l’envoyer à un imprimeur professionnel pour une édition papier ».
Le message est on ne peut plus clair : non seulement pour les élus locaux, servir de béquille à un gouvernement en échec, mais aussi utiliser l’argent des contribuables pour renforcer l’arsenal de propagande aujourd’hui incapable à renverser une opinion publique décidément opposée à cette réforme !
La situation est donc ouverte. Le bras de fer entre la gauche et la droite ne va pas désarmer durant l’été. Le débat à la Commission des affaires sociales va durer jusqu’au 22 juillet, puis reprendra dans l’hémicycle le 6 septembre.
Le groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) a déposé 128 amendements, le groupe socialiste 140 : près de 400 au total déposés par l’opposition. Une pétition pour la retraite appuie la proposition de loi déposée par les députés communistes, républicains et parti de gauche -elle a déjà reçu plus de 50.000 signatures – et les syndicats annoncent une rentrée chaude.
Le 7 septembre une grande journée d’actions, grèves, débrayages, manifestations et rassemblements va prolonger la journée du 24 juin qui avait été un grand succès de mobilisation des travailleurs des secteurs privés et publics.
Le gouvernement a beau dire que le nombre de manifestant ne changera rien, cela relève plus de la volonté de dissuader nos concitoyens de manifester et le souvenir du CPE en 2006 nous rappelle qu’il n’en est rien : alors que la loi était votée, le mouvement populaire, la mobilisation des jeunes, des enseignants, des parents, des élus et de l’opinion publique avaient contraint de Villepin et Chirac à reculer, et cette loi votée n’a jamais été appliquée !

Info Cidefil

 

Les élu-e-s communistes et républicains se mobilisent pour le fret

_479_.jpgL’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR)est au côté des associations et des syndicats pour exiger moins de camions et plus de wagons !
Un rassemblement a eu lieu le mardi 6 juillet devant l'Assemblée Nationale, rassemblant des élus de toute la gauche et des représentants d’associations et de syndicats, pour demander que soit revu d’urgence le plan « fret » de la SNCF, plan qui jetterait des centaines de milliers de nouveaux camions sur les routes.
Le gouvernement est embarrassé par cette mobilisation, non seulement des élus, syndicats et associations de défense de l’environnement, mais aussi des clients de la SNCF. Les principaux clients du fret SNCF et plusieurs organisations patronales dénoncent en effet la réorganisation baptisée « multi-lots multi-clients» qui selon eux, aboutit à « une réduction de l’offre, une dégradation du service et une détérioration de la compétitivité du fer par rapport à la route ». Ils réaffirment aussi la nécessité de maintenir le « wagon isolé » et pointent la contradiction entre le Grenelle qui devrait redynamiser le transport ferroviaire et l’orientation actuelle de la SNCF en matière de fret, dont « la mise en place va entraîner un transfert massif de l’activité vers le transport routier ».
L’ANECR a pris l’initiative en mai 2010 de relayer auprès des élus et des populations le communiqué des associations environnementales et des syndicats ( fédérations CGT et UNSA des cheminots, FGTE-CFDT et l’IUT-CGT, la FNAUT, le Réseau Action Climat, France Nature environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, le Comité de Liaison Energies Renouvelables…)
Une pétition nationale a été élaborée reprenant les exigences suivantes :
• respect des objectifs de réduction de gaz à effet de serre du secteur des transports, inscrits dans la loi Grenelle,
• moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret SNCF/Gouvernement,
• transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en termes d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone »,
• préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs,
•examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.
Le cap des 3 000 signataires est en passe d’être atteint. Face à des choix qui sacrifient les wagons pour faire la part belle aux camions l’incompréhension et la colère sont grandes tant chez les élus, que chez les citoyens.

pour signer la pétition

 

Retraites : la loi appliquée avant même d’être votée ?

Le projet de loi gouvernemental réformant la retraite a récemment été rendu public. Il sera présenté au Conseil des ministres le 13 juillet et à l'Assemblée Nationale en septembre. Pourtant, dès à présent, un certain article 18 de cette loi (dont on souhaite qu’elle ne voit jamais le jour…) est d’ores et déjà annoncé comme applicable ! Le gouvernement n’hésite donc pas à présenter son texte comme négociable (seuls les très naïfs seront dupes..) mais de l’autre côté, il tente tout simplement de le mettre en application avant même que la loi ne soit votée.
Ce fameux article 18 supprime, à partir de 2012, le droit à une retraite anticipée pour les mères de trois enfants ayant quinze ans de service. En 2008, ce droit a été utilisé par 15 000 fonctionnaires. « Rien ne justifie que ce droit soit supprimé brutalement, sans compensation par d’autres éléments permettant de concilier vie familiale et vie professionnelle », selon la CGT. Théoriquement, le départ anticipé reste possible pour les fonctionnaires remplissant les deux conditions avant le 1er janvier 2012. Sauf qu’il leur faut se déclarer avant le …13 juillet 2010, date de la présentation de la loi aux ministres ! Si ce délai est dépassé, la pension sera fortement amputé d’une « décote » due à un nouveau mode de calcul selon les dernières lois Fillon de 2003. Au bout du compte, « la perte financière pour les femmes sera en moyenne entre 20 et 25% » dénonce la CGT.
Le fait de rendre applicables les dispositions du projet d’une loi non encore votée, susceptible de modifications, qui n’a encore aucun caractère légal, est en soi scandaleux. Cela participe de la campagne d’intoxication de la droite visant à faire croire que le texte du gouvernement est déjà acté et que la bataille des retraites est donc perdue.
Tout aussi inadmissible est la disparition d’un dispositif qui pouvait permettre un départ anticipé ou la possibilité d’une reconversion professionnelle aux personnels qui le souhaitaient, dans des conditions acceptables.
Les femmes sont déjà fortement pénalisées par des retraites réduites, conséquences de carrières souvent incomplètes et précaires. Elles seront les premières victimes du recul de l’âge de départ et des systèmes de décote. Elles perdent à présent le bénéfice d’un droit, et ce, dans une précipitation totale puisqu’il leur faut prendre, en moins de trois semaines, une décision aux répercussions essentielles sur leur déroulement de carrière. Inconcevable pour les syndicats qui exigent l’abandon de ce calendrier inepte.



Dernière minute et premier recul : devant le tollé général, le gouvernement repousserait au 31 décembre la date butoir pour pouvoir continuer à bénéficier de l’ancien mode de calcul en cas de départ anticipé en retraite des mères de trois enfants.
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Un hold-up au profit du privé

_433_.jpgLe projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité, dite loi Nome, a été adopté le 15 juin en première lecture à l'Assemblée Nationale par une majorité de députés.
Député PCF de Seine-Maritime et rapporteur du texte pour son groupe, Daniel Paul dénonce un projet de loi inamendable et contraire aux enjeux économiques et sociaux.

Pourquoi, selon vous, le projet de loi Nome est-il inamendable? ?
Daniel Paul : Ce texte est une étape supplémentaire dans la libéralisation du secteur de l’électricité, qui suscite la convoitise du privé par sa capacité à générer du cash. L’objectif unique est de contourner le dispositif créé en 1946, qui empêche la mainmise du privé. Malgré les remises en question de ces dernières années, l’existence d’EDF et le maintien d’une logique de service public ont contrecarré jusqu’à présent le développement de la concurrence. En part de marché, celle-ci reste anecdotique. Pour permettre son essor, le projet de loi prévoit de mettre à la disposition des opérateurs privés, dont GDF Suez, 25 % de la production d’électricité d’origine nucléaire d’EDF. Et cela, à un prix qui se situerait aux alentours de 42 euros le mégawatt, alors qu’aujourd’hui le coût de production se situe aux environs de 34 euros. Soit, donc, une différence de 20 % qui ne manquera pas de reposer au final sur l’usager. Ce texte est donc inamendable pour deux raisons fondamentales. Premièrement, il s’agit d’un véritable hold-up au profit des opérateurs privés qui vont faire main basse sur un quart de la production nucléaire. Alors que ce parc de production appartient à la nation, donc aux citoyens. Il a été en effet financé sans apport de l’État, ni de quelque subvention que ce soit. EDF a eu recours à l’emprunt. Et cet emprunt, les usagers l’ont remboursé par leurs factures. Deuxièmement, l’objectif de ce texte est clairement de provoquer une augmentation artificielle des prix qui sont en France trop bas par rapport à ceux du marché. Et cela afin de permettre aux opérateurs privés de gagner des parts de marché.
Quelles seront les conséquences ?de ce projet de loi? ?
Daniel Paul : Alors que nous traversons une crise économique et sociale sans précédent, la flambée des prix va créer de sérieuses difficultés économiques aux entreprises dites électro-intensives, donc mettre en péril les centaines de milliers d’emplois qu’elles génèrent.?La précarité énergétique, qui touche déjà 8 millions de personnes, risque d’exploser. L’accaparement d’une partie de la rente nucléaire par le privé va restreindre l’investissement, donc la sécurité d’approvisionnement. Et enfin, cette loi est un contresens environnemental car elle va provoquer une hausse des émissions de gaz à effet de serre. Les opérateurs privés qui voudront bénéficier de la rente nucléaire devront, en effet, construire des moyens de production de pointe, ?en particulier des centrales à gaz.
Quelle politique alternative prônez-vous? ?
Daniel Paul : Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés nécessitent une intervention publique forte. C’est pourquoi nous proposons la création d’un pôle public regroupant autour d’EDF les entreprises du secteur. Au plan européen, il faut privilégier la coopération entre États et entreprises historiques, plutôt que la concurrence.

Ndlr du blog : Denis Kessler, l’un des idéologues du Medef s’en réjouissait en 2007 : « le programme du gouvernement est clair, il s’agit de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. »
En 1946, selon le programme du Conseil national de la Résistance, sous l’impulsion des salariés de l’énergie et du ministre communiste Marcel Paul, les industries électriques et gazières étaient nationalisées.
Il s’agissait de reconstruire la France et de se donner les moyens de cette reconstruction en offrant à la nation des outils performants notamment dans le domaine de l’énergie : « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques » Extrait du programme du CNR

Aujourd’hui, le gouvernement de Sarkozy continue la démolition systématique …

 

Triste Noël pour La Poste...

Texte invité

Intervention de Pierre Gosnat, député, à l'Assemblée Nationale le 22 décembre 2009



« En faisant de La Poste une société anonyme, le gouvernement franchit une étape décisive dans la casse du secteur public de notre pays. Rien n’obligeait à ce changement de statut, et le prétexte des moyens nécessaires à la modernisation de La Poste ne tient pas.

Vous prétendez que La Poste conservera un capital 100 % public, mais cette promesse ne convainc personne. Un autre ministre s’était engagé, ici même, à ne pas privatiser GDF. Devenu Président de la République, il décida la privatisation et la fusion de GDF avec le groupe Suez ; la leçon vient donc de haut.

Vous savez que, progressivement, l’État réduira sa part dans le capital de cette société anonyme au profit d’actionnaires privés et que, au terme du processus, les capitaux publics seront minoritaires. Il n’existe aucun exemple de pays européen ayant déjà libéralisé son secteur postal où les emplois, la présence postale et la qualité du service aient été maintenus. Partout, des milliers d’emplois ont été supprimés, des bureaux de poste ont été fermés et la qualité du service s’est dégradée.

Vous fermez les yeux devant cette réalité. En fait, vous êtes pleinement solidaire et acteur de la mise en œuvre du dogme libéral qui préside à la construction européenne. Après les télécommunications, l’énergie et le ferroviaire, c’est le tour de la Poste, avec ses 285 000 salariés, sa présence territoriale, son prix unique du timbre, avec la perspective d’un service universel version rabougrie du service public postal. En fait, c’est tout le secteur public qui est menacé, alors que l’on sait son rôle protecteur face à la crise et qu’une étude de l’INSEE montre qu’il contribue à 69 % à la réduction des inégalités.

C’est bien cela que plus de deux millions de nos compatriotes ont compris en participant, au début du mois d’octobre, à la votation citoyenne. Vous affichez votre mépris à l’égard de cette initiative, alors qu’elle montre l’attachement profond de notre peuple au service public postal et sa volonté qu’il reste public. Nous vous avons d’ailleurs proposé d’organiser vous-même un référendum, ce que vous refusez tant vous craignez sans doute le verdict du peuple.

Vous transformez La Poste en une société anonyme. Logiquement, elle va devoir être rentable et verser des dividendes à l’État et à la Caisse des dépôts. J’illustrerai les conséquences de cette logique infernale par trois exemples.

La loi précise que La Poste gardera 17 000 points de contact, mais elle ne dit rien de leur statut. On sait qu’il n’y a aujourd’hui que 11 000 bureaux de poste, les 6 000 autres, aux services réduits, étant des agences postales communales et des relais poste chez des commerçants. On sait aussi que les bureaux de poste de plein exercice, aujourd’hui 11 000, sont destinés à être de moins en moins nombreux. Or La Poste décide seule, sur la base de critères liés aux encours financiers, donc à la nature de la clientèle, des bureaux à déclasser et à transformer en agences postales communales.

Vous avez rejeté notre demande d’un avis conforme du conseil municipal. Votre refus d’un telle procédure, pourtant démocratique, justifie notre inquiétude quant à l’évolution de la présence territoriale de La Poste. Vous voulez faire de la banque postale, dont on sait le rôle dans l’accessibilité bancaire comme on sait qu’elle est, plus que toute autre, la banque des gens modestes, une banque comme les autres. Elle va distribuer des crédits à la consommation comme toutes les autres banques. Nous avions souhaité qu’il lui soit interdit de proposer des crédits revolving, ces crédits renouvelables à l’origine de tant de dossiers de surendettement. Vous avez refusé cette proposition ; ce n’est pas acceptable.

Enfin, plus de 6 000 fonctionnaires de La Poste ne cessent de demander que leurs droits, aujourd’hui bafoués, soient enfin reconnus. Le Sénat avait décidé la reconstitution de carrière de ces agents, estimant qu’il n’était que justice d’accéder à leur demande. Eh bien, non ! Prétextant un coût trop élevé pour La Poste et pour l’État en matière de retraite, vous avez décidé de maintenir l’injustice, et le décret que vous consentez à prendre ne vaut que pour l’avenir. Vous aviez l’occasion de régler ainsi un problème qui n’a que trop duré et de sortir par le haut de la situation actuelle, mais vous n’affichez que mépris à l’égard de ces 6 000 agents.

En définitive, ce texte participe de votre offensive générale contre le secteur public, que vous voulez adapter aux exigences du capitalisme mondialisé. Porteur de menaces pour l’entreprise publique et les postiers, pour la présence postale territoriale, il est une étape vers la privatisation de La Poste. C’est pourquoi, bien entendu, les députés communistes, Verts, du parti de gauche et ultramarins du groupe GDR appellent à la mobilisation et voteront contre ce projet de loi. »





Le texte de loi sur le changement de statut de la poste a été adopté à l’Assemblée par 307 voix contre 206.

Le député de notre circonscription, François Scellier, a voté pour ce texte qui ouvre la voie à la privatisation de La Poste.

Nous saurons le lui rappeler à chaque dégradation du service public : la bataille n’est pas finie…

  • J’avais parié sans grand risque sur le vote de notre député. J’ai donc gagné un carnet de timbres, mais j’ai perdu ma poste…