Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Le Front de Gauche à la télé

melenchon_1.jpgC'est assez inhabituel pour être souligné : il est rare d'entendre les membres du Front de Gauche s'exprimer sur les ondes à une heure de grande écoute !

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, était l’invité de l’émission « Parole directe » sur TF1 le jeudi 20 octobre.

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Quant à nous, nous prenons quelques jours de repos automnal. Reprise des billets de notre blog en milieu de semaine prochaine.

 

Logement : la fondation Abbé Pierre interpelle les candidats à la présidentielle

mobilisation.jpgLa Fondation Abbé Pierre a lancé jeudi 6 octobre une campagne nationale d'interpellation des candidats aux élections présidentielle et législatives de 2012, intitulée "Mobilisation générale pour le logement". L'association "exige qu'ils s'engagent" à faire de cette question "une priorité", et à mener s'ils sont élus, une politique "ambitieuse" pour en "finir avec la crise du logement".

Selon la fondation, dont la campagne est soutenue par Emmaüs France, près de 10 millions de personnes sont victimes de la crise du logement, dont 3,6 millions qui sont mal-logées ou sans-abri, chiffres issus de son rapport annuel diffusé en février dernier. "Le 22 septembre 2011, la Fondation Abbé Pierre convoque "la Mobilisation générale pour le logement destinée à rassembler les citoyens et exiger ainsi des candidats aux scrutins de l'année 2012 qu'ils s'engagent concrètement pour en finir avec la crise du logement", précise un communiqué.

Une "plate-forme de propositions" visant "à être largement partagée et enrichie jusqu'au 1er février 2012" (date de la présentation du prochain rapport annuel de la Fondation) va être diffusée. Elle donnera lieu à la rédaction d'un "Contrat social pour le logement" qui sera soumis "aux principaux candidats à l'élection présidentielle afin qu'ils s'engagent à mettre en oeuvre les mesures volontaristes et ambitieuses proposées".

La plate-forme s'articule autour de quatre points : la construction de 500 000 logements par an sur cinq ans dont 150 000 logements "vraiment sociaux", l'encadrement des loyers et des prix de l'immobilier, la prévention des expulsions locatives et la lutte contre l'habitat et l'hébergement "indigne", et enfin, le renforcement des obligations de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) en "imposant" aux communes "25% de logements sociaux".

Le grand public est invité à signer une pétition de soutien à ces quatre propositions afin d'appuyer la démarche auprès des candidats.

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Salaires enseignants : à revaloriser d’urgence !

L’Éducation sera sans nul doute un thème important dans les débats à l’approche des échéances électorales de 2012. Alors que les prochains jours seront marqués par la première grève de l’année scolaire alertant sur les conditions de travail dans les écoles, c’est sur les salaires enseignants que l’OCDE vient de se pencher dans son étude annuelle, « Regard sur l’éducation ».

Ce ne sera pas une surprise pour les personnels concernés : l’enseignant français est mal payé. L’étude note qu’il est moins payé que ses collègues européens. "En France, le salaire moyen des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d'expérience professionnelle. Seuls les salaires en fin de carrière sont légèrement au dessus de la moyenne des pays", rappelle l'OCDE. Le salaire statutaire des enseignants ayant 15 ans d'ancienneté s'établit, en moyenne en 2009, à 24 422 euros dans l'enseignement primaire, contre 28 507 dans la moyenne des pays de l'OCDE. Il est de 26 267 euros dans le premier cycle de l'enseignement secondaire alors que dans la moyenne des pays il se monte à 30 549. Les professeurs de lycée, eux, ont un salaire de 26 484 euros contre 32 030 en moyenne ailleurs.

Deuxième enseignement et là encore les enseignants ne s’en étonneront pas : entre 2000 et 2009, le salaire des enseignants a diminué en France. "Depuis 1995, le salaire des enseignants a crû dans les deux tiers des pays de l'OCDE. Pas en France", explique l'OCDE. En prenant 2005 comme année de référence où le salaire aurait été de 100, on observe que le salaire des enseignants français a décru. Dans le premier degré, il était égal à 107 en 1995 et est tombé à 95 en 2009. En collège, il est passé de 109 à 95 entre les mêmes dates et en lycée, de 108 à 95. Dans les trois cas, et selon la même base, la moyenne des pays de l'OCDE est à 107.

Enfin, l’étude souligne que la France consacre une part moindre de sa richesse à payer ses profs. C'est en Australie, en Corée, en France, au Japon et en Suisse que le salaire des enseignants en pourcentage du PIB a le plus diminué entre 2000 et 2009. Il est toutefois resté nettement supérieur à la moyenne de l'OCDE partout, sauf en Australie et en France.

En 2012, que proposeront les uns et les autres ? L’UMP a d’ores et déjà adapté son slogan favori « travailler plus pour gagner plus » en proposant dans son programme que « les enseignants soient davantage présents devant les élèves contre une meilleure rémunération ». Pas sûr du tout que les profs soient séduits par ces promesses qui se sont déjà montrées totalement illusoires.. A gauche, si le Front de Gauche se prononce pour « une revalorisation générale des salaires », le Parti socialiste semble bien empêtré dans ses contradictions entre la rigueur à appliquer aux dépenses publiques et une plus que nécessaire revalorisation du métier d’enseignant.



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative.
L’OCDE compte 34 pays membres et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

 

L’école malade des restrictions budgétaires

_188_.jpgLe non remplacement d’un fonctionnaire sur deux continuera ses ravages en 2012. En cinq ans, 150 000 postes ont été supprimés dans la fonction publique d’État, dont plus de 50 000 dans l’Éducation nationale, entraînant une dégradation des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les enseignants.

En 2012, 14 000 nouvelles suppressions sont à redouter dans le secteur de l’éducation, dont 5 700 pour les écoles. Les effectifs par classe seront plus lourds, des classes seront fermées, des postes de maîtres spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté disparaîtront, ainsi que des postes de remplaçants, de formateurs, de maîtres en surnombre * dans les zones d’éducation prioritaire. La scolarisation des enfants de moins de trois ans reculera encore, alors qu’on sait qu’elle est un atout dans la lutte contre l’échec scolaire. Telles sont les « raisons de la colère » comme le clame le SNUipp, principal syndicat des professeurs du premier degré. Le 27 septembre, les personnels de l’éducation seront en grève, public et privé exceptionnellement confondus.

Les comparaisons internationales sont assez édifiantes en matière de politique éducative. En 1995, la France consacrait 4,5% de son PIB aux établissements primaires et secondaires et seulement 3,9% aujourd’hui. Elle était alors le deuxième pays de l’OCDE pour l’enseignement, et le 11è du classement aujourd’hui. La France dépense 5 370 euros pour un élève de primaire contre 6 250 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et surtout, avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, la France se classe… dernière ! Le Portugal, la Grèce, l’Espagne, la Belgique ou l’Autriche font beaucoup mieux avec des taux de 6 à 10 enseignants pour 100 élèves. Enfin, les dépenses annuelles de la France pour l’école maternelle sont inférieures de 5% à la moyenne de l’OCDE. L’école élémentaire est encore plus mal lotie puisque la France dépense 15% de moins pour elle que les autres pays. Des études internationales montrent aussi que la France est l’un des pays où les performances des élèves dépendent très fortement de leur milieu d‘origine, confortant ainsi les inégalités et les injustices sociales. « Nous sommes très loin de cette école républicaine que nous clamons beaucoup en France » souligne un expert de l’OCDE. « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités » pointe à son tour le Conseil économique, social et environnemental, qui épingle les « très sévères restrictions budgétaires ». Le Conseil préconise de favoriser la scolarisation des enfants de deux-trois ans, de redonner des moyens à l’éducation prioritaire et d’investir massivement dans la formation des enseignants.
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L’école est un sujet de préoccupation pour les Français, qui estiment que les mesures gouvernementales de ces dernières années ne vont pas dans le bon sens. 82% d’entre eux sont opposés au principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. 61% pensent que le gouvernement n’agit pas contre l’échec scolaire.

Le 27 septembre, les enseignants et les parents exigeront que l’école redevienne enfin une priorité.



*Ces maîtres surnuméraires encadrent des ateliers avec des élèves, assurent des projets particuliers, animent des bibliothèques d’écoles ou des petits groupes d’initiation à l’informatique…

 

Le seul sondage qui compte, c’est le 20 mars !

Quatorze mois avant le scrutin les grandes manœuvres ont commencé pour écrire le scénario de 2012 à la place des citoyens. L’affaire autour des sondages plaçant Marine Le Pen en tête des intentions de vote dans tous les cas de figure, illustre deux phénomènes.

Le premier c’est la volonté d'évacuer le peuple du débat politique. Un phénomène que renforce la nature de l’élection présidentielle.

Second phénomène, les idées d'un Front National cherchant à faire plus «social» progressent. C'est une évidence et c’est le résultat d’un Nicolas Sarkozy pris à son propre piège. En banalisant les idées du Front National il a aussi banalisé celui-ci et maintenant les «digues lâchent» à droite. Ainsi près d’un quart des électeurs ayant fait le choix Sarkozy en 2007 se porteraient aujourd’hui sur le FN.

Mais cette réalité ne doit pas en occulter une autre, celle du rejet des logiques capitalistes et de la force des exigences sociales.

Face aux discours de haines et de divisions, nous voulons porter l’ambition, du local au global, de profondes transformations de cette société.

Aujourd’hui le seul sondage qui compte, c’est celui qui sortira des urnes le 20 mars. Un scrutin que l’UMP tente par tous les moyens de faire « oublier ». Dernier scrutin national avant la présidentielle, l'UMP cherche à le réduire à une simple question locale. Près de la moitié des candidats UMP se sont déclarés « divers droite » en Préfecture. Un courage politique qui en dit long sur l’inquiétude de l’UMP de prendre une sévère sanction le 20 mars.

Avec 1660 candidats (dont plus de 1300 titulaires PCF et 259 du PG) le Front de Gauche est le rassemblement politique présent dans le plus grand nombre de cantons. Un atout pour porter dans les jours qui viennent l’ambition d’une gauche combative pour répondre aux aspirations populaires.

D’ici au 20 mars, tous les gestes vont compter pour faire voter et gagner le meilleur résultat pour les candidats et candidates présentés ou soutenus par le Front de Gauche.

5 raisons de voter Front de Gauche

  • Sanctionnons la droite et sa politique
  • Ouvrons une perspective nouvelle à gauche en participant à la construction d'un programme populaire et partagé
  • Donnons de la force au Front de Gauche, un rassemblement ouvert et unitaire
  • Conduisons ensemble, dans nos départements, des politiques innovantes et de justice sociale dans le domaine du logement, des transports, de l'emploi, de l'éducation, de la jeunesse...
  • Choisissons des élus combatifs et sur qui compter dans notre département.

Dans le Val d’Oise, 19 candidats Front de Gauche se présentent dans les 19 cantons renouvelables.cantonales_2011.JPG