Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Mot clé - Éducation nationale

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Où en est la réforme des rythmes scolaires ?

Depuis l’annonce de la réforme des rythmes scolaires, le temps semble s’être arrêté au ministère de l’Éducation nationale. Il est pourtant urgent de clarifier les choses ! Toutes ces questions ne peuvent rester en suspens plus longtemps.
Construire une journée cohérente entre des temps scolaires et des temps périscolaires de qualité pour tous les élèves, est un travail qui ne s’improvise pas. C’est une réforme complexe qui doit être préparée et financée si on veut que le fonctionnement de l’école soit réellement amélioré. Il s’agit d’une question d’autant plus délicate qu’elle touche aussi au temps de service des enseignants : temps d’enseignement devant élèves, temps dévolu à la formation continue, temps de travail en équipe, temps de préparation et de correction, rencontres avec les parents… tout cela fait aussi partie du sujet.

Il me semble tout d’abord que l’objectif d’alléger la journée de l’élève fait long feu. Selon les dernières annonces, le temps d’enseignement serait réduit d’une demi-heure par jour, mais le temps de présence à l’école ne sera pas réduit pour la majorité des enfants. Qui peut en effet venir chercher son enfant à 15h30 ou 16 heures ?

Enfin, n’oublions pas que la réussite de tous les élèves est loin de dépendre uniquement des rythmes scolaires. La réforme des rythmes est même à la toute dernière place des préoccupations des enseignants, loin derrière la baisse des effectifs dans les classes, la formation des maîtres, le personnel en surnombre pour le travail en petits groupes, et la révision des programmes, indissociable de la refonte de la semaine scolaire….

Lors de son intervention au congrès des Maires de France, le président de la République a annoncé que cette réforme des rythmes scolaires s'étalerait sur deux rentrées. Aujourd'hui, il apparaît que les conseils municipaux auraient jusqu'au 1er février prochain pour déclarer leur intention de passer à 4 jours et demi ou de rester à 4 jours à la rentrée 2013. L’association des maires de France a exprimé l'inquiétude des maires, notamment parce « les communes auront de nouvelles charges à supporter alors que leurs ressources ne progressent plus ». Les maires attendent donc de l'État qu'il envisage des aides au financement, notamment pour les communes qui ont peu de ressources. François Hollande a par ailleurs annoncé une aide de 250 millions d'euros pour les collectivités qui mettront en oeuvre la réforme des rythmes scolaires mais selon les associations d'élus, le coût de cette réforme pour les collectivités est évalué à 600 millions d'euros. S’oriente-t-on vers une nouvelle inégalité de traitement, entre enfants résidant dans une commune « riche » et ceux dont la ville a des ressources plus modestes, et qui ne pourra mettre en place des temps périscolaires ambitieux ?

La ville de Saint Gratien envisage quant à elle le passage à quatre jours et demi dès la rentrée 2013, c’est à dire très prochainement. Le mercredi matin deviendrait donc une nouvelle demi-journée de travail. Il n’y aurait pas de restauration scolaire pour raison budgétaire. Parents et enseignants n’ont pour le moment pas été consultés.

Or, l’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables. Dans ce cadre, les conseils d’école qui réunissent parents, enseignants et élus doivent participer activement aux choix concernant l’organisation du temps scolaire d’une semaine à 4 ou 4jours et demi jours ainsi qu’à l’élaboration d’un éventuel projet éducatif territorial.

Parents et enseignants doivent être largement concertés et associés. A Saint Gratien aussi.

 

Cherchez l'erreur...

FSU-AFF-MANIF.indd1408 élèves supplémentaires = 28 postes en moins : cherchez l'erreur...

« La casse du siècle ! » C’est ainsi que le syndicat enseignant du premier degré, le SNUipp tire la sonnette d’alarme en ce mois de janvier.

150 000 postes ont été supprimés en 5 ans dans la fonction publique. « L'Éducation nationale a payé un lourd tribut » estime le SNUipp 95, qui fait ses comptes : un bilan désastreux !

En 2011, le Val d’Oise a accueilli 1 284 élèves de plus mais a connu 11 suppressions de classes, 43 disparitions de postes spécialisés « Rased » et 40 autres suppressions de postes ZEP/REP dans les quartiers dits sensibles. Au total, depuis septembre 2008, ce seront 93,25 postes qui auront été supprimés avec, dans le même temps la scolarisation de plus de 5 500 élèves supplémentaires dans notre département.

Le taux d'encadrement, nombre d'enseignants pour 100 élèves, continue chez nous de dégringoler depuis 5 ans. La scolarisation des enfants de moins de trois ans a chuté de 8,6% à seulement 2,5%.

Les chiffres pour la rentrée prochaine viennent de tomber. Dans l’Académie de Versailles sont prévues 260 suppressions de postes à la rentrée 2012. Le Val d’Oise devrait « rendre » 44 postes : 16 postes d'intervenants de langue et 28 emplois d’enseignants. Et pourtant, est annoncée une prévision de 1 408 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Alors qu’il doit supprimer 28 emplois d’enseignants, l’Inspecteur d’Académie devra dans le même temps ouvrir des classes supplémentaires pour accueillir les 1408 élèves de plus. Il devra donc faire des choix... et il lui faudra bel et bien récupérer des postes pour ouvrir ces classes ! Les conditions d’exercice et d’apprentissage vont encore et de nouveau se dégrader.

La carte scolaire s'annonce donc particulièrement tendue et les incidences nombreuses sur les conditions de travail des élèves et des enseignants. A la demande du ministère, les différentes phases de la carte ont d’ailleurs été décalées pour ne pas « déranger » les échéances électorales, présidentielles et législatives. C’est prudent mais ne suffira peut-être pas à désamorcer la colère des personnels et des parents ! « Les enseignants quant à eux, voient dans le même temps leur pouvoir d'achat encore dégringoler du fait du gel du point d'indice, de la nouvelle grille des salaires établie à la baisse conséquence de la nouvelle loi sur les retraites, de l’augmentation des cotisations MGEN du fait du doublement de la taxe sur les conventions d'assurance et partent à la retraite toujours plus tard avec toujours moins... » s’indigne le syndicat.

Le SNUipp a demandé à être reçu très rapidement par l’Inspecteur d’Académie et annonce travailler avec la FSU à la construction d’une riposte commune.

Pour le SNUipp, « cette poursuite de la saignée dans les moyens remet en cause tout le travail des équipes enseignantes et expose dangereusement l’avenir des élèves, en particulier les plus fragiles ».
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Éducation : 14 000 postes supprimés en 2012

En cette période où les enfants attendent le père Noël, c’est le sinistre personnage du père Fouettard qui se présente au monde de l’éducation.

Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer les suppressions de postes prévues dans l’ensemble des académies, qui devront toutes « rendre » des postes en 2012, à l’exception de la Guyane.

Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce sont 66 000 postes qui auront disparu dans ce dégraissage massif. « Le mammouth n’a plus que la peau sur les os » peut ainsi titrer l’Humanité. La pilule est d’autant plus amère que dans l’écrasante majorité des académies, le nombre d’élèves est à la hausse.

Le primaire est durement touché avec 5 700 suppressions de postes. Le SNUipp, syndicat du premier degré, alerte sur les conséquences qui sont, hélas, connues. A la demande du président de la République, soucieux des remontées des élus en cette année électorale, le solde des fermetures et des ouvertures de classes devrait être nul à la rentrée 2012 dans le premier degré. Comment faire alors pour concilier cette promesse avec les suppressions de postes annoncées ? Le gouvernement va donc poursuivre la baisse de la scolarisation des 2-3 ans et supprimer des postes de remplaçants, d’intervenants en langue ou en informatique, des postes spécialisés dans l’aide des élèves en difficulté.

Alors que la France possède l’un des taux d’encadrement les plus faibles des pays de l’OCDE avec 6,1 profs pour 100 élèves, et même 5 pour 100 dans le primaire, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement qui s’annonce. Le ministère va ainsi à l’encontre de toutes les recommandations, dont celle, dernièrement, du Haut Conseil à l’Éducation préconisant que le primaire bénéficie en priorité de moyens.

De nouvelles mobilisations sont à attendre dès janvier, lorsque les chiffres des fermetures de postes seront annoncés lors des opérations de carte scolaire de début 2012.

Dans l’académie de Versailles, 260 suppressions de postes sont programmées en primaire et 495 dans les collèges et lycées. Début janvier, il sera procédé à la répartition de cette dotation négative entre les quatre départements de l’académie (78, 91, 92 et 95).

Ci-dessous l’ensemble des postes supprimés par académie.

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L’école malade des restrictions budgétaires

_188_.jpgLe non remplacement d’un fonctionnaire sur deux continuera ses ravages en 2012. En cinq ans, 150 000 postes ont été supprimés dans la fonction publique d’État, dont plus de 50 000 dans l’Éducation nationale, entraînant une dégradation des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les enseignants.

En 2012, 14 000 nouvelles suppressions sont à redouter dans le secteur de l’éducation, dont 5 700 pour les écoles. Les effectifs par classe seront plus lourds, des classes seront fermées, des postes de maîtres spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté disparaîtront, ainsi que des postes de remplaçants, de formateurs, de maîtres en surnombre * dans les zones d’éducation prioritaire. La scolarisation des enfants de moins de trois ans reculera encore, alors qu’on sait qu’elle est un atout dans la lutte contre l’échec scolaire. Telles sont les « raisons de la colère » comme le clame le SNUipp, principal syndicat des professeurs du premier degré. Le 27 septembre, les personnels de l’éducation seront en grève, public et privé exceptionnellement confondus.

Les comparaisons internationales sont assez édifiantes en matière de politique éducative. En 1995, la France consacrait 4,5% de son PIB aux établissements primaires et secondaires et seulement 3,9% aujourd’hui. Elle était alors le deuxième pays de l’OCDE pour l’enseignement, et le 11è du classement aujourd’hui. La France dépense 5 370 euros pour un élève de primaire contre 6 250 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et surtout, avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, la France se classe… dernière ! Le Portugal, la Grèce, l’Espagne, la Belgique ou l’Autriche font beaucoup mieux avec des taux de 6 à 10 enseignants pour 100 élèves. Enfin, les dépenses annuelles de la France pour l’école maternelle sont inférieures de 5% à la moyenne de l’OCDE. L’école élémentaire est encore plus mal lotie puisque la France dépense 15% de moins pour elle que les autres pays. Des études internationales montrent aussi que la France est l’un des pays où les performances des élèves dépendent très fortement de leur milieu d‘origine, confortant ainsi les inégalités et les injustices sociales. « Nous sommes très loin de cette école républicaine que nous clamons beaucoup en France » souligne un expert de l’OCDE. « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités » pointe à son tour le Conseil économique, social et environnemental, qui épingle les « très sévères restrictions budgétaires ». Le Conseil préconise de favoriser la scolarisation des enfants de deux-trois ans, de redonner des moyens à l’éducation prioritaire et d’investir massivement dans la formation des enseignants.
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L’école est un sujet de préoccupation pour les Français, qui estiment que les mesures gouvernementales de ces dernières années ne vont pas dans le bon sens. 82% d’entre eux sont opposés au principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. 61% pensent que le gouvernement n’agit pas contre l’échec scolaire.

Le 27 septembre, les enseignants et les parents exigeront que l’école redevienne enfin une priorité.



*Ces maîtres surnuméraires encadrent des ateliers avec des élèves, assurent des projets particuliers, animent des bibliothèques d’écoles ou des petits groupes d’initiation à l’informatique…

 

Rentrée 2011 : Mobilisés contre la casse de l’école !

anecr_2.jpgCommuniqué de l'Association nationale des élus communistes et républicains

La rentrée scolaire est le moment de faire le point sur la situation de l'Éducation nationale et sur l'avenir de nos enfants. Entre les fermetures de classes, les postes supprimés, la formation inadaptée des enseignants stagiaires, la baisse des moyens consacrés à l’encadrement des enfants, nous voyons l'école de la République davantage fragilisée chaque année avec à la clef un renforcement des inégalités.

Les élus que nous sommes prenons résolument parti pour la défense d’une l’école pour tous, qui soit l'outil d’une véritable émancipation des jeunes, et non plus une simple variable d'ajustement budgétaire.

L’école publique est en danger.

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élèves par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

En limitant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'Éducation nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance.

Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans !

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les postes d’assistants dans les écoles maternelles, les auxiliaires de vie scolaire ou encore les RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.

Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

Aux antipodes des orientations données par le ministre Chatel, il faut impulser une transformation progressiste de l’Éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.

La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école. De même, les fermetures de classes et le projet de regroupements d’établissements menacent directement l’existence de certaines écoles en zones rurales, avec pour conséquence d’importantes inégalités territoriales.

Nous défendons le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie.

Les collectivités locales (communes, conseils régionaux et généraux...) sont impliquées dans le bon fonctionnement du système scolaire, ainsi que dans l'aménagement du territoire indispensable pour créer les bonnes conditions d'accès de tous à l'école.

Elles doivent peser de tout leur poids aux côtés de la communauté éducative pour que l’État assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire.

Dans un contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

Nous entendons, dans les mobilisations et dans notre travail d’élus au quotidien, mener ce combat de façon déterminée.

La casse de l’école : une réalité en chiffres
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  • Si Nicolas Sarkozy annonce le « gel » des suppressions de postes dans les écoles primaires pour…2012, on compte bel et bien 16 000 nouvelles suppressions de postes au plan national pour cette rentrée 2011 dans l’Éducation nationale, et 1500 fermetures de classes
  • 66 400 postes ont été supprimés par la droite au pouvoir depuis 2007, soit 8% des effectifs
  • La France possède, de tous les pays de l’OCDE, le plus faible taux d’encadrement de ses élèves, avec 6,1 professeurs pour 100 élèves

Notre ambition : Sortir des orientations actuelles, et mettre en place les mesures qui permettent une école de la réussite pour tous.

- Créer un fonds de lutte contre les inégalités.

- Mettre en place un plan de recrutement massif d’enseignants qualifiés.

- Consacrer 7% du PIB aux dépenses d’éducation.

- Face à la hausse du coût de la scolarité, garantir une vraie gratuité de l’école en France.

Les élus communistes et républicains sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.

Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’école !

 

Sous le signe de l’éducation

FSU-AFF-MANIF.inddBudget de l’Éducation nationale, suppressions de postes, réforme de la formation, charge de direction, scolarisation des élèves en situation de handicap : à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le SNUipp (principal syndicat du premier degré, ndlr du blog), a fait le point sur la situation de l’école, avançant ses propositions et rappelant l’appel à la grève du 27 septembre.

« En cette rentrée, nous voulons clairement affirmer que l’investissement en direction de l’école doit devenir une règle d’or pour notre pays ». C’est en ces termes que le secrétaire général du SNUipp-FSU a introduit la conférence de presse de rentrée du syndicat. Une allusion claire aux mesures annoncées par le Premier ministre pour réduire le montant de la dette publique dans le droit fil de celles déjà mises en œuvre depuis 2008, qui ont pour conséquences d’affaiblir toujours davantage le service public, celui de l’éducation en tête. Le SNUipp a d’ailleurs présenté « Pour l’école, pour notre métier, on ne doit pas se priver », un document qui résume les propositions du syndicat pour transformer l’école.

« Seul le cycle de suppressions de postes ne connaît pas la crise », a ironisé Sébastien Sihr, soulignant que « l’école est soumise à un véritable plan d’austérité depuis 4 ans ». Et de rappeler les conséquences de cette politique : 9 000 suppressions de postes dans le premier degré à la rentrée, la fermeture de 1 500 classes, la chute de la scolarisation des moins de trois ans, la disparition de 600 postes supplémentaires de RASED (aide aux élèves en difficulté, ndlr du blog), l’impossibilité d’assurer sérieusement les remplacements, la réduction du nombre d’intervenants en langues vivantes, la réduction des moyens alloués à la formation continue… Souhaitant inscrire l’année scolaire nouvelle « sous le signe de l’éducation », le SNUipp estime que « ce n’est pas un hasard si la première mobilisation de cette rentrée est pour l’école ».

Le secrétaire général du SNUipp a par ailleurs présenté un sondage réalisé par CSA sur les français et leur perception de l’école, montrant à quel point l’éducation demeure dans le contexte budgétaire actuel un des principaux sujets de préoccupation. Le SNUipp a également insisté sur trois dossiers prioritaires. Pour ce qui concerne la formation initiale, selon lui « le ministère n’a pas tiré les enseignements d’une mise en œuvre calamiteuse de la première année de la réforme de formation ». Le syndicat a d’ailleurs décidé d’écrire une lettre à Luc Chatel attirant son attention sur les mauvaises conditions d’entrée dans le métier des PES. (professeurs de écoles stagiaires, placés devant les élèves quasiment sans aucune formation initiale, ndlr du blog).

Il a par ailleurs souligné les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants en matière de scolarisation des enfants en situation de handicap du fait notamment de la stagnation du nombre d’AVS, (« auxiliaires de vie scolaire » , les assistants d’éducation sont recrutés sur des contrats à durée déterminée, ndlr du blog ) de la précarité des emplois et du fiasco rencontré par le dispositif de reprise des AVS arrivant en fin de contrat. L’annonce suite aux assises nationales du handicap de
2 000 contrats est perçue « comme un premier pas ». Mais on n’en est pas au stade d’une véritable professionnalisation de ces emplois et leur nombre reste insuffisant.

Autre dossier chaud, celui de la direction et du fonctionnement de l’école dont la situation est particulièrement « critique » en cette rentrée en raison de la multiplicité des tâches, du manque de temps, du non renouvellement de l’aide administrative. Le SNUipp estime à « 6 000 le nombre d’écoles qui ont perdu leur assistance administrative ». « La coupe est pleine » a lancé Sébastien Sihr qui a demandé en juin au ministre l’ouverture de négociations sur ce dossier. « Sans réponse du ministère, nous lançons un mot d’ordre pour tous les directeurs et directrices : je réponds quand j’ai le temps ». Il leur demande de privilégier avant tout le travail qui concerne directement les élèves.

Toutes les fédérations de l’Éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre, on comprend pourquoi.

Texte paru sur le site du SNUipp

 

Grève le 10 février pour l’avenir de l’école

Le SNUipp publie les dotations en postes budgétaires des départements pour la rentrée 2011.
« Dotations » riment cette année avec « suppressions ».
Seule opération connue du ministère : la soustraction !
Il est clair que l’école disposera à tous les niveaux de moins de ressources pour travailler à la réussite des élèves.

Un peu de math. puisque le ministre Châtel, qui ne doit pas fréquenter les écoles ni lire les programmes, nous préconise 15 minutes de calcul mental quotidien.

- MOINS 16 000 postes dans l’Éducation Nationale mais PLUS 62 000 élèves
- MOINS 8 967 postes dans le primaire mais PLUS 8 000 élèves

Conséquences dans les écoles :

- MOINS de Rased et d’aide aux élèves en difficulté
- MOINS de moyens pour l’éducation prioritaire
- MOINS d’enfants scolarisés en maternelle
- MOINS de remplaçants
- MOINS de professeurs pour l’enseignement des langues
- MOINS de formation pour les maîtres
- MOINS d’aide pour les directeurs et le fonctionnement des écoles
- PLUS d’élèves par classe !

Dans le Val d’Oise, il y aurait à la rentrée prochaine

- MOINS 78 postes
- PLUS 1 409 élèves

Les syndicats SNUip et FSU dénoncent cette situation : « Le budget de l’Éducation nationale traduit qu’on le veuille ou non le projet éducatif de la nation. Celui de la France se réduit comme peau de chagrin. L’OCDE relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.

Signe des temps, la carte scolaire ne sera publiée que fin mars ou début avril, alors qu’habituellement elle est divulguée en février. Le fait que les élections cantonales se déroulent avant sa publication n’est pas un hasard. Dans un scrutin où les enjeux locaux ont une grande importance, même si l’école primaire ne relève pas de la compétence des futurs élus, tout objet de mécontentement n’est pas bon à prendre pour les candidats proches de la majorité gouvernementale. Le ministère s’attend donc à une forte contestation, d’autant que durant les deux années suivantes la même politique est programmée par le gouvernement. Ces dernières semaines le ministre Luc Chatel a multiplié les annonces, le président de la République s’y est mis lui-même expliquant qu’une remise en cause d’une partie de la réforme de la formation serait possible. Mais tout cela manque cruellement de cohérence. Exemple, le ministre de l’Éducation nationale prévoit l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 700 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. »

Enfin, les enseignants comme l’ensemble des fonctionnaires font les frais de la politique d’austérité. Le gel des salaires pour 2011, 2012 et 2013, cumulé avec la forte augmentation des retenues pour pension signifierait un recul social sans précédent.

Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

Le jeudi 10 février, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestations partout en France pour l’avenir de l’école.

L’Éducation nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école, permettant d’améliorer la qualité des enseignements, de prendre en compte les élèves en difficulté, d’améliorer les conditions d’accueil et de vie des élèves à l’école.

carte_erratum_2-2-5e198.jpg Suppressions de postes par département : cliquez sur la carte pour agrandir

Tous ensemble, redonnons des couleurs à l’école !!
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10 février : grève dans l’éducation

ecole.JPGCommuniqué du SNUipp

Pour une autre politique éducative !
Le 10 février prochain, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestation partout en France pour l’avenir de l’école. En cause, le budget de l’Éducation nationale qui, à coup de milliers de suppressions de postes, construit un projet éducatif préférant la réussite de quelques-uns à celui de la réussite de tous. Ces coups de ciseaux ne peuvent qu’accentuer le phénomène français souligné par PISA d’aggravation des inégalités sociales à l’école.
Dans le primaire, ce sera 8 967 postes qui sont appelés à disparaître alors que plus de 8 000 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée : RASED, maternelles, remplacements, enseignants supplémentaires en éducation prioritaire, la chasse aux « gisements d’emplois » est ouverte. Et, si ça ne suffit pas, on suggère déjà d’augmenter les effectifs par classe, de fermer des classes ou de regrouper des écoles rurales. Le discours du Ministre sur l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans confine à l’absurde alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 800 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. Les directeurs d’école sont également les premières victimes de ces coupes aveugles. Dans de nombreux endroits, l’aide administrative à la direction d’école n’est pas renouvelée. Le temps de décharge accordé aux directeurs pour le fonctionnement de l’école est revu à la baisse.
Le budget de l’Education nationale se réduit comme peau de chagrin, mais cet âne n’est pas bien gras comme le souligne l’OCDE qui relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.
Le moment n’est pas venu de se démobiliser. Le SNUipp s’est engagé dans une démarche unitaire pour construire la mobilisation la plus large. Aujourd’hui, c’est l’avenir de l’Ecole de la réussite de tous qui est remis en question. Le SNUipp demande l’abandon des suppressions de postes programmé à la rentrée prochaine.
L’Education nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école. La maternelle, l’éducation prioritaire et la formation professionnelle des enseignants sont des leviers essentiels pour une meilleure réussite des élèves. Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

Grève le 10 février : Redonnons des couleurs à l’Ecole !

 

La prime au mérite est une machine de guerre contre l’école de la République

Les principaux de collèges et les proviseurs de lycées pourront avoir droit à une prime de résultat allant jusqu’à 6.000 euros tous les trois ans, a annoncé, le ministre de l’Éducation Nationale, Luc Chatel.
"Nous avons conclu un accord" en ce sens avec les syndicats représentant les chefs d’établissements, après "plusieurs mois" de discussions, a-t-il expliqué.
Les résultats à partir desquels principaux et proviseurs seront évalués pour obtenir, ou non, cette prime, seront par exemple le "projet pédagogique d’un établissement", les "résultats scolaires", la "capacité d’intégrer des élèves en grande difficulté", a détaillé le ministre. "C’est un système éducatif qui cherche à améliorer ses performances et donc qui est capable, pour une part faible, 6.000 euros tous les trois ans, de valoriser l’engagement personnel des acteurs de l’Éducation nationale", a encore fait valoir le ministre. Pour le PCF "la prime au mérite est une machine de guerre contre l’école de la République et l’accès aux droits et aux savoirs. Ces critères "au mérite" favorisent l’accroissement des difficultés des élèves et les inégalités sociales de réussite scolaire.
A l’heure où le gouvernement veut rendre les établissements autonomes laissant à la charge des collectivités locales leur financement, c’est une pression supplémentaire mise sur les chefs d’établissement et donc sur les établissements eux-mêmes.
La conséquence de leur mise en concurrence risque d’être dramatique ! Faute de moyens pédagogiques, ce principe de prime va pousser les chefs d’établissement à « recruter » de moins en moins d’élèves issus de familles populaires.
Les logiques de marché et la concurrence ne doivent pas être le leitmotiv des établissements scolaires ! L’école n’est pas une entreprise et les chefs d’établissement ne doivent pas être des patrons.
Pour le PCF, l’éducation n’est pas à vendre. Elle doit être libérée du marché et gratuite ! C’est d’une transformation progressiste, dont l’école a besoin, pour satisfaire son rôle de service public, assurant partout et pour tous la qualité et l’égalité des conditions d’enseignement."
De son côté, le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a d’ores et déjà dénoncé dans ce dispositif une "prime à la servilité". Cet accord intervient alors que circule une pétition pour dénoncer le gel des salaires et les suppressions de postes dans la Fonction publique.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement consistant à développer des rémunérations variables liés aux performances pour les personnels, notamment d’encadrement. Les recteurs d’académie vont par exemple pouvoir recevoir cette année une prime de résultats pouvant aller jusqu’à 22.000 euros. C’est aussi la première année qu’il leur incombe de déterminer eux-mêmes quels postes d’enseignants ils vont supprimer dans leurs académies.
"Un système éducatif moderne" selon Luc Chatel... Pas sûr que les syndicats d’enseignants soient du même avis.

Infos Cidefil

 

Une journée pour dénoncer "un budget de pénurie" dans l'Education nationale

Quelques milliers de personnes ont dénoncé samedi dans toute la France les 16.000 suppressions de postes dans l'Éducation Nationale prévues à la rentrée prochaine, avec une participation très modérée aux cortèges. Selon les syndicats, cette mobilisation "n'est qu'un début".
Enseignants, lycéens, parents d'élèves et étudiants étaient appelés par un collectif de 25 organisations à dire leur opposition aux 16.000 nouvelles suppressions de postes de 2011.
50.000 postes ont été supprimés depuis 2007, sur 850.000 enseignants environ.
Alors que les précédentes suppressions avaient principalement affecté des postes peu visibles (enseignants sur des missions particulières, année de formation des stagiaires, etc), celles de 2011 vont cette fois "toucher le noyau dur" du système éducatif, disent les syndicats.
"Maintenant nous n'avons plus de marge à l'Education nationale", a dit la secrétaire générale de la FSU (première fédération de l'Education), Bernardette Groison. "Cela veut dire que des professeurs ne seront pas remplacés, que les classes seront surchargées (...) que des options en lycée seront supprimées, que des classes, en milieu rural notamment, seront fermées", a-t-elle affirmé.
"On va passer à un seuil supplémentaire, ça va être visible sur les conditions de travail des professeurs et les conditions d'études des élèves", a déclaré son homologue à l'Unsa-Education, Patrick Gonthier.
"On a fait tout ce qu'on pouvait lors du mouvement contre les retraites" à l'automne, a dit M. Gonthier pour expliquer la faiblesse de la participation, élément renforcé par les conditions météorologiques défavorables et les "interrogations sur les modes d'action".
A Paris, le cortège a réuni 2.600 (police) et 5.000 manifestants (FSU), derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Refusons le budget de pénurie de l'Education nationale".
A Strasbourg, les manifestants ont lâché plusieurs centaines de ballons noirs, en signe de deuil.
A Lille était présent dans le cortège Michel Ascher, proviseur à la retraite qui a renvoyé ses palmes académiques pour protester contre l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs fixés pour supprimer des postes.
Pour la FSU, "déterminée à faire grève" avant les congés scolaires de février, ce samedi était "un début de mobilisation".

Infos orange.fr
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Refusons le budget de pénurie de l’Éducation nationale !

_626_.jpgCommuniqué de presse du Collectif « L’éducation est notre avenir »

Le collectif « L’éducation est notre avenir » dénonce les effets catastrophiques qu’aura la mise en œuvre du budget 2011pour l’Éducation nationale, s’il est adopté par le Parlement. D’ores et déjà, compte-tenu du résultat prévisible du vote, les organisations membres du collectif appellent tous les citoyens et futurs citoyens de ce pays à un premier acte de refus des conséquences de ce budget, le 22 janvier 2011.
Le budget 2011 prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.
Le collectif appelle lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation à participer à la journée nationale de mobilisation du 22 janvier qui prendra des formes variées dans les départements (manifestations, rassemblements, débats). Cette première étape sera, n’en doutons pas, prolongée par d’autres initiatives durant les 2e et 3e trimestres.
Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.

voir le site 
 

L’UMP nuit gravement aux services publics

Nicolas Sarkozy est à l’origine du plus grand plan de licenciements en France. En 2009, 30 000 emplois ont été rayés de la carte. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite supprimera 36 000 emplois publics en 2010. L’Éducation nationale figure en tête du tableau de chasse à l’emploi avec 16 000 postes en moins. Les répercussions se font déjà cruellement sentir dans les écoles : effectifs chargés, classes à double niveau, disparition des personnels spécialisés dans l’aide aux élèves en difficultés. A cela s’ajoute à présent la suppression des postes d’AVS et d ‘EVS : auxiliaires de vie scolaire (aide à la scolarisation des enfants handicapés) et emplois de vie scolaire (aide administrative aux directeurs). D’ici décembre 2010, 400 de ces emplois auront disparu dans le Val d’Oise. Outre la perte d’emploi, souvent dramatique pour les personnes concernées, ce sont autant d’écoles qui seront privées de moyens pour assurer des missions essentielles. A Saint Gratien, la plupart des écoles vont perdre tout personnel administratif. Des enfants handicapés, qui bénéficiaient jusqu’ici d’un AVS, seront déscolarisés, scolarisés à temps partiel ou dans des conditions extrêmement difficiles pour eux et leurs enseignants. Le service public de l’Éducation, pourtant essentiel, est gravement mis à mal.
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12 octobre : une nouvelle journée de grève significative dans les écoles

_569_.jpgLes enseignants des écoles seront à nouveau fortement mobilisés lors de la journée d’action du 12 octobre prochain.
Près d’un sur deux devraient être en grève ce jour pour une toute autre réforme des retraites mais également pour d’autres orientations en matière d’emploi et de salaires, notamment dans l’Éducation nationale, asséchée par l’application du « un sur deux » non remplacé.
C’est une mobilisation encore très significative alors que les enseignants sont appelés à une troisième journée de grève en pleine rentrée scolaire et en un peu plus d’un mois.
Dans les écoles primaires, la question des retraites, l’annonce de la suppression de près de 9 000 postes dans le prochain budget maintiennent la détermination. Les enseignants sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs élèves. Tout comme pour les retraites, la politique du gouvernement en matière d’éducation est injuste. Elle pense restriction budgétaire quand il faudrait penser investissement d’avenir. Elle supprime obstinément des postes d’enseignants quand il faudrait agir pour la réussite de tous les élèves.
Au final, ce sont les élèves les plus fragiles qui payent la facture tout comme tous les salariés règlent celle de la réforme des retraites. La balle est aujourd’hui dans la camp de gouvernement. Il doit faire des propositions justes et efficaces pour l’avenir des retraites et de l’école. D’ores et déjà, le SNUipp appelle à la réussite de la journée de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 16 octobre.
Il lance une consultation nationale dans les départements sur les suites unitaires et élargies à donner entre le 12 et le 16 octobre. Ce sont aux enseignants sur le terrain d’en débattre et d’en discuter. Pour cela, le SNUipp les appelle à participer massivement aux assemblées générales. Tout est possible. Aucune modalité d’action n’est à écarter. Le SNUipp a d’ailleurs, comme ses partenaires, pris les dispositions nécessaires pour permettre aux enseignants des écoles de participer aux actions qui seront décidées collectivement.
L’objectif reste le même : amplifier, généraliser la mobilisation pour obtenir de réelles avancées concernant l’avenir de notre système de retraite et celui de l’Éducation.
Communiqué du SNUipp ; Paris, le 8 octobre 2010

 

L’école primaire en ligne de mire

Le gouvernement vient de présenter au Conseil des ministres le projet de loi de finances 2011. Rigueur et injustice sont à l’ordre du jour, pour ramener les déficits publics à un niveau acceptable par les agences de notation… Le gouvernement poursuit sa politique de suppressions massives d’emplois dans les services publics. Le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux amènera en 2011 la disparition de 16 000 emplois dans l’Éducation nationale, dont 9 000 dans le premier degré alors que celui-ci accueillera 19 400 élèves de plus. « C’est un tournant historique qui marque une véritable asphyxie de l’école ! » selon le SNUipp, syndicat des enseignants. Le ministère organise la chasse aux postes, dont les principaux ingrédients seront fort indigestes : augmentation du nombre d’élèves par classe, abandon de la scolarisation des enfants de deux ans, suppressions des postes d’aide aux élèves en difficulté, des intervenants en langues vivantes, fermetures de classes, regroupements d’écoles, appel à des vacataires pour effectuer les remplacements, suppressions des EVS, aides administratives aux directeurs d’école… Une saignée supplémentaire alors que le SNUipp a déjà alerté sur plusieurs rapports faisant état du sous-investissement dont souffre l’école primaire en France. La Cour des Comptes pointe que les dépenses françaises pour l’école sont inférieures de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE.
Enfin, ces jours-ci, est annoncé le gel du point d’indice des fonctionnaires jusqu’à 2013, toujours dans l’objectif de « maîtrise des dépenses publiques ». Ajouté à la hausse de la cotisation retraite de trois points pour les fonctionnaires, cette mesure va entraîner une perte de pouvoir d’achat, alors que depuis 2000, selon les syndicats, cette baisse de pouvoir d’achat se chiffre à près de 9 % dans la fonction publique.
Quelques raisons de plus, s’il en fallait, pour que les enseignants se mobilisent fortement le 12 octobre prochain : ils sont très nettement dans le collimateur du gouvernement !
Retrouvez en annexe les arguments du SNUipp. Sans_titre.JPG

 

Bonne rentrée ! (bis)

Bien qu’elle ait annoncé dans la presse que « Saint Gratien ne pouvait absorber toutes ces nouvelles scolarisations », Madame le Maire a enfin dû appliquer les recommandations du «Code de l’éducation » sous la pression des services de l’Éducation nationale. La mobilisation autour des associations RESF et FCPE a pesé. La mairie vient d’inscrire les 4 derniers enfants de maternelle qui étaient encore privés d’école. Tous les enfants habitant l’hôtel social ont donc enfin trouvé, non sans mal, une place à l’école. Ils auront toutefois perdu de trois semaines à un mois de travail, ce qui est loin d’être anodin pour des élèves qui justement, ont tellement besoin d’école ! Reste à gagner le droit à la cantine et à l’étude pour tous. Discrimination inadmissible en effet, puisque tous les Gratiennois ont droit aux différents services municipaux. Mais il est vrai que Madame le Maire leur conteste la qualité de Gratiennois. Et moi qui ai toujours bêtement cru que « Gratiennois » voulait dire habitant de Saint Gratien…
Enfin, un avis inhabituel sur ce blog : on embauche ! Recherchons bénévoles pour aide aux devoirs d’enfants motivés, parlant bien le français mais ayant besoin d’un coup de pouce pour rattraper des semaines d’école perdues. S’adresser à la rédaction du blog. Travail non rémunéré mais socialement gratifiant…

 

Sur le Val d’Oise, l’école n’est pas à l’abri des discriminations !

Dans le Val d’Oise, plusieurs dizaines d’enfants de familles en situation de fragilité sociale ont été privés d’école suite au refus des maires de les inscrire.
Le SNUipp Val d’Oise est intervenu ces deux dernières semaines à plusieurs reprises auprès de l’Inspection Académique pour que tous ces élèves soient scolarisés dans les meilleurs délais.
- Sur Saint Gratien, l’acharnement du maire est particulièrement violent à l’encontre de ces familles et de leurs enfants. Les dispositions engagées par l’Éducation Nationale interrogent sur certains points. Le SNUipp a travaillé sur ce dossier avec les collègues confrontés à cette situation et avec ses partenaires habituels, notamment la FCPE départementale et RESF.
Ce dossier est en voie de régularisation sur certains aspects. Les élèves d’âge élémentaire seront affectés à partir de ce vendredi en fonction des capacités d’accueil sur différentes écoles de Saint Gratien. Pour les 9 enfants d’âge maternel, les grands et moyens (4 au total) seront scolarisés, mais par contre le maire s’oppose toujours à l’inscription des 5 enfants de petite section.
De plus, pour l’ensemble de ces élèves, le maire s’obstine à refuser leur inscription à la cantine et aux activités hors temps scolaires (accueils, études.) Il s’agit là d’une décision intolérable et terriblement chargée de discriminations.
- Sur Gonesse, où le maire a refusé la scolarisation de certains enfants, les écoles concernées ont eu, dès la semaine dernière, pour consigne de l’IA de scolariser les enfants des familles qui se présenteront malgré l’absence d’inscription en mairie.
Nous continuerons d’intervenir auprès de l’IA et du Préfet pour que tous les enfants aient accès à tous leurs droits.

Communiqué du SNUIPP 95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88

 

Les enseignants encore largement mobilisés : le gouvernement doit revenir sur ses projets

_575_.jpgPlus d’un enseignant du primaire sur deux sera en grève le 23 septembre prochain. A l’évidence, la profession reste majoritairement mobilisée sur les questions de retraite, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Dans la suite des journées réussies de grève du 7 septembre et de rassemblements du 15, c’est un nouveau mouvement très significatif qui s’annonce dans les écoles primaires. Les enseignants restent très inquiets pour leur avenir et celui de l’éducation. Le projet injuste de réforme des retraites tout comme la politique éducative du gouvernement qui prévoit encore 16 000 suppressions de postes en 2010 dans l’Éducation Nationale sont au coeur du mécontentement et de la colère. Les professeurs des écoles entrent dans la vie professionnelle tardivement, à 29 ans en moyenne. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein et cotiser pendant 40, 41 ou 42 ans, ils devraient enseigner jusqu’à 65 ans, voire davantage si l’âge d’annulation de la décote était porté à 67 ans. Or près d’un enseignant des écoles sur trois parti en retraite en 2007 a subi une décote. Au sein du ministère de l’Education nationale, les personnels du premier degré sont les plus touchés par la décote. Les mesures proposées par le projet gouvernemental aggraverait encore cette situation.
Le gouvernement doit donc revoir sa copie. Le SNUipp renouvelle son exigence de retrait du projet de réforme des retraites. Il demande au gouvernement l’ouverture de véritables négociations pour un autre projet des réforme des retraites ainsi qu’un autre budget dans l’Education. Il décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à participer massivement aux manifestations avec l’ensemble des salariés et à débattre des suites de l’action pour élargir la mobilisation.

Communiqué du Snuipp-FSU du 21 septembre 2010

 

Les sans-école bientôt en classe ?

A Saint Gratien, les choses semblent évoluer dans l’affaire de la non-scolarisation des enfants hébergés dans un hôtel social.
Bien que le maire de Saint Gratien affirmait ces jours derniers ne pas vouloir scolariser les enfants de maternelle, c’est aujourd’hui un autre son de cloche qui nous parvient.
Les informations restent à confirmer : les 15 enfants relevant des écoles élémentaires seraient répartis dès vendredi dans différents établissements de la ville, après avoir connu un regroupement arbitraire en classe unique depuis une semaine. 4 enfants de maternelle sur 9 seraient aussi scolarisés. Le problème n’est pas résolu pour autant puisque la mairie persiste dans son refus d’accepter tous ces enfants à la cantine et à l’étude et que 5 enfants de petite section sont toujours privés d’école. L’affaire n’est donc pas terminée. La FCPE entend poursuivre la procédure engagée auprès de la Halde.
La journée n’aura pas été entièrement négative en ce qui me concerne, puisque j’ai enfin la confirmation de ce que je soupçonnais : à la mairie, on lit mon blog ! Très bien, n’hésitez pas à laisser des commentaires. Bien que d’origine nord-coréenne (*), je publie sans censure. Contrairement au bulletin municipal, d’ailleurs. J’en profite pour rectifier une accusation injustifiée. Je n’ai pas attendu le 14 septembre pour me préoccuper du non-respect de la loi d’obligation scolaire par la mairie de Saint Gratien. Dès le 4 septembre, soit deux jours après la rentrée, nous sommes intervenus auprès des services de l’Éducation Nationale, avec qui nous pensions pouvoir régler le problème au plus vite. Cela n’a pas été le cas malheureusement puisque la mairie s’est entêtée dans sa politique d’exclusion. La mobilisation, le recours aux médias ont pesé certainement ensuite dans l’évolution des choses.
Il reste que les « arguments » avancés par la municipalité sont toujours aussi navrants.
Accuser la structure d’hébergement de n’avoir aucun accompagnement social des familles : c’est certainement exact, mais le projet social de la mairie ne saute pas aux yeux non plus. En quoi la privation d’enfants de l’éducation à laquelle ils ont droit de par la loi fait-elle progresser la situation ? En quoi l’exclusion de la cantine, discriminatoire puisque les concernant eux seuls, améliore-t-elle les conditions de vie de ces familles ?
Affoler les Gratiennois en annonçant l’arrivée sur la commune de 300 personnes envoyées par le Samu social, c’est facile, et c’est mélanger les problèmes. Qu’il y ait conflit entre la commune et « IDFI » est une chose. Prendre en otages les enfants pour gagner le bras de fer en est une autre, particulièrement choquante. Qu’on agisse sur « IDFI » pour que 300 personnes ne soient pas entassées à Saint Gratien, d’accord. Qu’un projet d’accompagnement social soit mis en place, d’accord. Que l’implantation d’un tel centre ne soit pas imposé à la commune, mais négocié bien en amont, d’accord. Qu’on prive les enfants d ‘école dans l’espoir d’y parvenir, non.
Enfin, entendre certains faire mine de découvrir la façon détestable dont on traite aujourd’hui les demandeurs d’asile, les réfugiés politiques dans notre pays… est également assez surprenant. C’est l’État qui permet aujourd’hui à des sociétés privées de prospérer en procédant à l’accueil de personnes en difficulté, dans des conditions douteuses ou insuffisamment encadrées. Que ces familles quittent Saint Gratien pour retrouver ailleurs les mêmes mauvaises conditions d’hébergement, et ces bonnes âmes les oublieront aussitôt…



(*) dévoilée par Madame le Maire en personne lors d’une réunion de quartier du mois de juin…

 

Saint Gratien : 29 enfants privés d’école

cartable.jpgIls sont arrivés sur la commune fin juin ou dans le courant de l’été. Ils sont accueillis dans un centre d’hébergement récemment ouvert. Ils ont déjà fréquenté l’école les années précédentes. Certains ont été scolarisés en France depuis plusieurs années. Ils avaient préparé leur cartable le jeudi 2 septembre. Mais depuis cette date, aucun n’a vu de salle de classe, ni maîtresse, ni camarades d’école. La municipalité UMP de Saint Gratien refuse de scolariser ces enfants, au mépris de la loi sur l’obligation scolaire. L’Éducation Nationale semble incapable de régler le problème. Pourquoi une telle situation?
La municipalité a vu d’un très mauvais œil la transformation de l’ancienne maison de retraite des gendarmes en centre d’hébergement pour personnes en difficulté, envoyées notamment par le Samu social. L’organisme privé qui a acquis le bâtiment pourrait y accueillir un nombre beaucoup trop important de personnes, selon la mairie, qui cherche par tous les moyens à faire fermer ou transformer la structure. Certes, une collaboration entre la commune et la société privée gérant ce centre aurait été préférable à une installation imposée. Faut-il pour autant prendre en otages les familles et les enfants qui ne sont responsables de rien ? La loi fait obligation à la commune de scolariser les enfants demeurant sur son territoire, quelque soit par ailleurs la situation des parents. Aujourd’hui, les familles font les frais d’un conflit qui les dépasse, entre la ville, la Préfecture et le propriétaire de l’établissement. L’Éducation Nationale, alertée, ne semble pas non plus vouloir prendre les mesures nécessaires. Le collège de secteur refuse lui aussi la scolarisation d’enfants qui sont à l’école en France depuis 2004, et leur demande de subir « des tests » à l’autre bout du département ! Les 15 enfants qui devraient être inscrits dans les écoles élémentaires de la ville, qui disposent des documents administratifs attestant de leur scolarité passée, se voient, après quinze jours sans école, arbitrairement regroupés dans une seule et même classe : ils relèvent pourtant de différentes classes, du CP au CM2 et ont suivi une scolarité ordinaire en France. Ils disposent des certificats de leurs écoles précédentes qui précisent leur niveau scolaire et la classe dont ils relèvent. Mais à Saint Gratien, ils doivent être « testés ». Les enfants de maternelle devront, eux, attendre encore plusieurs jours pour qu’une décision soit prise les concernant. Aucun de ces enfants ne sera accepté à la cantine, ni à l'étude. Aucun crédit municipal ne sera alloué à cette classe.
Je demande, avec « Réseau Éducation Sans Frontières » et la FCPE, qui suivent et soutiennent les familles, que la loi soit respectée. Ces enfants ont-tout simplement- droit à l’éducation et il serait intolérable que cette situation perdure. Quinze jours après la rentrée, ils doivent être d’urgence intégrés dans une classe correspondant à leur cursus. C’est la loi, seulement la loi…
Isabelle Volat
Retrouvez en annexe le témoignage d'une famille.

 

Moral des enseignants : 0/20

arton5001.jpgRarement une rentrée n’aura été aussi mal vécue par les personnels de l’Éducation Nationale, tant les coups portés par le gouvernement à notre système éducatif font mal. « Les enseignants n’ont pas le moral » d’après « Telerama » de cette semaine.. Et de citer une enquête selon laquelle 45% d’entre eux ont déjà songé à démissionner et 75% envisageaient une reconversion à plus ou moins long terme…
Comment oublier que 16.000 postes viennent d’être supprimés cette année ? Il y aura encore 16.000 disparitions en 2011 et cela portera à 65 000 le nombre de suppressions de postes entre 2007 et 2011 alors que la natalité se maintient. Au final, 10% des effectifs des enseignants auront été éliminés durant ce quinquennat. C’est grave évidemment pour l’encadrement des élèves, mais aussi pour l’avenir des étudiants qui se destinent à l’enseignement. Que feront les dizaines de milliers d’étudiants qui obtiendront leur master sans être recrutés ? Ils constitueront une armée de réserve condamnés à la précarité comme contractuels ou vacataires. Tout cela n’a plus rien à voir avec de la pédagogie, c’est de la comptabilité : faire des économies sur le dos des élèves et des personnels sans aucun souci des ravages causés.
La réforme de la formation des maîtres, conséquence directe de ces suppressions, jette cette année directement sur le terrain des enseignants SANS formation pédagogique ni expérience pratique , à tel point que les inspecteurs eux-mêmes ont des difficultés à justifier une telle ineptie… C’est réduire l’engagement de l’État dans la formation en remplaçant une année de formation rémunérée dans les IUFM par des années supplémentaires à l’université à la charge des étudiants pour économiser le coût de la formation. Au passage, ces enseignants perdent une année de cotisation retraite !
Quant à la réforme (encore une !) du lycée, mise en œuvre unilatéralement sans concertation et dans une telle précipitation qu’aujourd’hui, les élèves de seconde font une rentrée sans livres… Cette « réforme » (le terme est encore une fois bien mal choisi..) en instaurant une autonomie des établissements met à mal notre principe républicain d’égalité devant le droit à la formation. Cette mesure renforce la concurrence entre les élèves et entre les établissements au détriment de logiques de coopération. Le recrutement possible des professeurs par les chefs d’établissements et l’autonomie financière des établissements achèvera de créer une école à plusieurs vitesses.
Au fait, rien n’est innocent dans ce jeu de massacre : à qui tout cela va t-il profiter ? La réponse est simple : aux intérêts privés qui pourront peu à peu s’engouffrer dans un nouveau marché de l’éducation.
Les communistes ont une vision tout à fait différente de l’école du 21è siècle. Voici les propositions qui ont été développées par Pierre Laurent lors d’une conférence de presse tenue le jour de la rentrée scolaire.

  • l’allongement des scolarités : scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, avec une possibilité de scolarisation dès 2 ans (dans de bonnes conditions, naturellement ! Les enfants ne sont pas des sardines…) pour les parents qui le souhaitent ; un accès plus large et dans de meilleures conditions à l’enseignement supérieur. Une nécessité car aujourd’hui, l’âge moyen de sortie des études est sensiblement supérieur à 18 ans, bien que cachant de profondes inégalités. Nécessité aussi au vu des impératifs de savoirs, de culture et de qualification indispensables dans les sociétés d’aujourd’hui. L’allongement des études nécessite évidemment d’améliorer la scolarité pour mieux créer l’envie d’apprendre, de comprendre le monde.
  • la démocratisation de la réussite dans les apprentissages scolaires : lutte contre les inégalités par la réintroduction de la logique de carte scolaire, le développement de plans d’urgences pour rattraper le retard en équipements et en personnels, en particulier l’embauche plus massive d’enseignants dans les zones prioritaires ; et de plans durables de recherche en éducation ;
  • une culture commune exigeante (scolarité réellement unique jusqu’au collège - pas de programmes à plusieurs vitesses). Nous refusons l’individualisation des objectifs qui visent à tirer vers le bas le niveau de formation pour un très grand nombre d’élèves et pensons que tous les moyens doivent être aujourd’hui consacrés à l’invention et à la promotion de pratiques différenciées pour l’égalité d’accès aux savoirs.

En ce sens, nous demandons le rétablissement immédiat des moyens supprimés aux mouvements pédagogiques (GFEN, cahiers pédagogiques, ICEM).

  • un cadre national des diplômes dans chaque formation pour une reconnaissance réelle des qualifications. Il faut mettre un terme à l’individualisation actuelle qui a des effets dévastateurs pour les jeunes lors de leur arrivée sur le marché du travail ;
  • un investissement budgétaire massif. La part du PIB consacrée à l’Éducation est passée de 7,6% en 1995 à 6,6 en 2008 alors que le besoin d’élévation du niveau de connaissances n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Plus de moyens, ce n’est pas la clé de tout, mais c’est indispensable.

Enfin, à l’heure où le gouvernement met tout en œuvre pour adopter la réforme des retraites à marche forcée, au moment où de nombreux jeunes enseignants font leur rentrée, la validation des années d’études dans le calcul de la retraite serait une véritable avancée cohérente avec l’allongement important de la durée des études constaté ces dernières décennies.

 

Au delà de l’autosatisfaction ministérielle, une rentrée 2010 annonciatrice d’une année difficile

Le collectif « Une école, un avenir » prend date devant l’opinion publique.
Dans les jours qui viennent, le Ministre, comme ses prédécesseurs, va resservir à l’opinion publique la rengaine de la rentrée : « techniquement réussie ». Du point de vue de Bercy, au titre de la confusion entre service public et restriction budgétaire, c’est possible ! Mais pour ce qui est des missions de l’Éducation nationale, cela ne tient pas debout !
L’accumulation année après année de suppressions de postes a des conséquences évidentes sur l’offre de formation, les effectifs des classes, les apprentissages, la prise en compte de la difficulté scolaire, les comportements des élèves, les affectations des personnels, les conditions de travail. ... Et dans quelques semaines, c’est le remplacement qui sera insuffisant ! Sauf si le Président réussit à obtenir la suppression de l’hiver et de ses maladies !
À cela s’ajoute l’arrivée dans les classes des jeunes enseignants sans la solide formation indispensable. C’est tragique pour eux qui devront exercer un métier qu’ils ne connaissent pas encore, avec une charge de travail très lourde ne leur permettant aucune prise de recul. C’est dramatique pour les élèves parce que si « techniquement réussi » signifie que devant chaque classe se trouveront des adultes, cela ne garantit nullement qu’ils pourront répondre aux besoins éducatifs et pédagogiques de leurs élèves. Pour ces classes, combien d’adultes différents verront-elles défiler avec des pratiques pédagogiques et des attitudes parfois contradictoires ? De plus, bien souvent les engagements pris en termes d’accompagnement de ces jeunes enseignants ne pourront pas être tenus.
La politique éducative de ce gouvernement se limite en réalité à traquer toutes les sources possibles de suppressions d’emplois et tourne le dos à la réussite de tous. Elle n’a aucun rapport avec les enjeux éducatifs de la Nation.
Nos organisations le disent aujourd’hui solennellement, quels que soient les artifices de communication qui seront déployés, cette rentrée sera celle de la régression et du renoncement éducatif parce que les décisions qui l’ont préparée font délibérément l’impasse sur l’ambition que le pays doit à sa jeunesse.
Notre collectif a rédigé des fiches prenant le contre-pied du « schéma d’emploi » du ministère de l’Éducation nationale divulgué par la presse fin mai 2010 et dont le seul objectif était de trouver les moyens de supprimer des milliers de postes supplémentaires d’enseignants et autres personnels dans son budget pour 2011. Nous montrons ainsi que d’autres choix sont indispensables en matière budgétaire et éducative, afin d’assurer réellement la réussite de tous.

Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - EEDF - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - FOEVEN - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - Fédération Léo Lagrange - OCCE - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education
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