ecole_4.jpgLes profs étaient en grève aujourd’hui contre la réforme de l’évaluation des personnels et les suppressions de postes prévues à la rentrée 2012.

Dans les collèges et les lycées, c'est le projet de réforme de l’évaluation, qui s’appliquerait dès la rentrée 2012, qui met le feu aux poudres. Le chef d’établissement pourrait remplacer l’inspecteur pédagogique, devenant un véritable?patron assurant seul l’évaluation des enseignants, qui détermine l’évolution de la carrière et donc du salaire. Cette réforme calquée sur le modèle du privé rencontre une très forte opposition.

L’autre sujet de colère concerne évidemment les suppressions de postes. 14?000 doivent disparaître à la rentrée 2012, dont 5?700 suppressions qui frapperont les écoles, alors que 2?490 élèves supplémentaires sont attendus. Pour le primaire, c’est une «?nouvelle saignée?», qui ?va se traduire par une dégradation supplémentaire des conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Le taux d’encadrement, déjà bien en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, continue de chuter. Les postes de remplaçants se réduisent toujours plus. Les enfants de moins de trois ans ne sont quasiment plus scolarisés. «?Ces nouvelles coupes claires sont inacceptables?», dénonce le SNUipp, syndicat du premier degré qui précise que «?la lutte contre l’échec scolaire sera de plus en plus difficile à mener?». De fait, les postes d’enseignants?Rased, spécialisés dans la difficulté scolaire, seront les premiers touchés?: 2?500 pourraient disparaître en 2012, selon le SNUipp qui appelle à «?la mobilisation générale?».

En Ile de France, on attend à la prochaine rentrée solaire 7 832 élèves supplémentaires et le gouvernement prévoit de supprimer 591 postes d’enseignants. Dans le Val d’Oise, 1408 élèves de plus sont attendus en septembre prochain mais 28 postes seront supprimés.

Illustration volée au SNUipp