je_lutte_des_classes.jpgPrès de 54% d’enseignants en grève dans le primaire

Plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève mardi 27 septembre contre les suppressions de postes. Un mouvement d’ampleur pour l’avenir de l’éducation, soutenu par l’opinion publique et qui devra être entendu à la veille du débat budgétaire.

Soutenus par les parents d’élèves de la FCPE, rejoints par l’UNEF et l’UNL, les enseignants seront majoritairement en grève le 27 septembre prochain contre les suppressions de postes et pour tracer un autre avenir à l’École. En effet, au niveau national, plus de la moitié des enseignants du primaire se sont déclarés en grève (53,75%). « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays » affirme le SNUipp. Et de fait, nombre d’écoles, partout en France, fermeront leurs portes mardi pour signifier leur refus de « la politique du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui conduit à une impasse ». Les plus forts taux de grévistes, près de 80% des enseignants des écoles, sont attendus en Aveyron, en Haute-Garonne, dans le Loir-et-Cher ou encore en Indre-et-Loire. Mais partout, il s’agira de dénoncer une rentrée scolaire calamiteuse, des classes trop chargées, la fin de la scolarisation des tout-petits, les nouvelles suppressions de postes en RASED et les conditions de formation faites aux jeunes enseignants.

N’en déplaise à Luc Chatel qui « assume » et assure que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » des enseignements, « la personnalisation » et non « la quantité », les récents rapports de l’OCDE, du Conseil Économique et Social, comme celui du Haut Conseil de l’Éducation, sonnent comme de cinglants désaveux à sa politique. A la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012, c’est bien du budget de l’Éducation et des 14 000 suppressions de postes encore envisagées dont il sera question. Pour le SNUipp-FSU, la grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays ». Près d’une centaine de défilés, organisés dans tout le pays, porteront cette exigence. Celle aussi d’un plan de rattrapage et d’investissements massifs pour l’École, une école pensée pour les élèves d’aujourd’hui.

Communiqué du SNUipp

A Paris, la manifestation partira du Luxembourg à 14h30.
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