Jean-Michel_Ruiz.jpgLa réforme des collectivités territoriales engagée par le chef de l’État prévoit que chaque ville devra appartenir à une intercommunalité au 1er juin 2013.Fin avril, le préfet du Val d’Oise a présenté aux élus le nouveau découpage du département. Alors que ces derniers ont jusqu’à la mi-août pour faire parvenir leurs propositions de modifications en préfecture, certaines voix s’élèvent. A l’instar des écolos qui dénonçaient récemment « une reprise en main étatique » sur ce dossier, le secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz, estime que « le gouvernement et ses préfets mettent la pression sur les élus locaux pour boucler le dossier de l’intercommunalité d’ici la fin 2011, sans aucun débat démocratique. »

Ils ne sont pas pour « un statut quo » mais dénoncent un passage en force de l’Etat et des ses représentants. Les élus communistes fustigent notamment l’attitude du préfet du Val d’Oise qui, au travers du schéma départemental, « veut imposer, sans réelle consultation des élus et en mettant à l’écart de ce débat les citoyens, des adhésions de communes, des fusions, des extensions de communauté. » « Ce schéma a d’ailleurs été rejeté par de nombreux conseils municipaux qui ont un avis consultatif », rappelle Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95. C’est le cas notamment de nombreuses communes concernées par la fusion de Val-et-Forêt et du Parisis regroupées avec d’autres villes dans une « super intercommunalité » de 270 000 habitants.

Sur ce dossier, le Parti communiste réclame donc « un débat pluraliste, ouvert, associant la population pour trouver les meilleures solutions propres à répondre à l’intérêt général. » « L’intercommunalité, et donc le schéma départemental, ne peuvent et ne doivent être que le produit de la concertation entre collectivités à égalité de droits et de devoirs », conclut Jean-Michel Ruiz.

Article paru sur VONews le 21 juillet 2011

Secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz est également conseiller municipal de Mériel.

communiqué du PCF