En juin, vous élirez les députés qui siègeront durant cinq ans à la prochaine Assemblée nationale.
Je suis candidate du « Front de Gauche » à ces élections législatives dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Éric Peschot, conseiller municipal de Deuil la Barre, actif militant associatif, est mon suppléant.

Pourquoi m’engager avec le Front de Gauche ?

Élue municipale à Saint Gratien, militante du PCF, je suis impliquée depuis des années dans la vie de ma commune. Je contribue au débat sur les questions essentielles que sont le logement, l’emploi, l’éducation, le développement durable, la solidarité, le cadre de vie. Au contact de la population et avec elle, j’impulse des projets qui n’auraient pas vu le jour sans la participation et l’action des habitants. Enseignante, je suis extrêmement sensible à la défense et au développement des services publics. Celui de l’éducation me tient particulièrement à cœur.

A l’inverse de certains élus qui ne se préoccupent de leurs électeurs qu’à l’approche des scrutins, ou de ceux qui décident à votre place tout au long de leur mandat, je suis soucieuse d’une réelle concertation et de l’implication des citoyens dans la « vie de la cité ». Je pratique la démocratie au plus près des habitants : très régulièrement je discute avec vous de mes actions, je vous informe par une « lettre des élus » ainsi qu’un blog, à travers lequel nous échangeons des informations locales et nationales.

J’ai décidé de poursuivre mon engagement avec mes amis du Front de Gauche, rassemblement inédit, réunissant des organisations politiques (le PCF, le Parti de gauche, la Gauche unitaire), mais aussi des associations de citoyens, comme Bouge la ville de Deuil, la FASE, les Alternatifs, le M'pep, la Vigie de gauche, Résoci et des Val d’Oisiens n’appartenant à aucune formation. Je suis très attachée à ce fonctionnement ouvert qui permet à de nombreux citoyens de retrouver le chemin de la politique.

Avec le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, son candidat à l’élection présidentielle, nous disons qu’une autre voie est possible. La France est un pays riche mais jamais ses richesses n’ont été aussi mal partagées. Le libéralisme fait des ravages économiques et sociaux. Il nous envoie dans le mur.

Faire de la politique autrement et construire ensemble la société de demain, c’est notre défi.

lettre_1De l’argent, il y en a ! La Banque Centrale Européenne vient de prêter aux banques 1000 milliards d’euros, au taux de 1%. De leur côté, les grands groupes du CAC 40 ont annoncé en mars disposer de 75 milliards en trésorerie…

Nous sommes pour une toute autre utilisation de l’argent. Pour une nouvelle politique du crédit bancaire en faveur de l’économie réelle : avec l’appui d’un pôle financier public, sous contrôle social, qui accorderait aux PME des prêts à des taux d’autant plus bas que leurs projets seraient riches en emplois, en salaires et en formation.

Voilà qui nous permettrait de développer l’emploi en favorisant une relance économique, de répondre aux immenses besoins sociaux qui sont les nôtres en matière de santé, de logement, d’éducation ainsi qu’aux défis écologiques qu’il nous faut résoudre.

Pour quelles priorités ? Tout d’abord, partager les richesses. Le salaire médian s’élève à 1300 euros. Six millions de salariés gagnent moins de 750 €. Le taux de chômage dans le Val d’Oise s’élève à 9,4% (contre 8,4% en Ile de France). Nous pousserons pour des mesures fortes comme un SMIC à 1700 €, un revenu maximum dans les entreprises, une révolution fiscale.

Inverser la donne en matière de logement. Dans nos communes, les loyers atteignent des prix exorbitants. Les familles modestes, les jeunes adultes ne peuvent plus se loger dans ces conditions. Il y a urgence à construire des logements « durables », à prix abordables.

Renforcer et développer des services publics. Prenons l’exemple de l’école et de la santé. Le service public de l’éducation connaît aujourd’hui des suppressions de postes massives, une baisse drastique des moyens, des réformes sans, ou contre l’avis des personnels et du monde de l’éducation. Dès la maternelle, les classes sont surchargées. Dans le secteur de la santé, c’est la même chose : des lits en maternité qui disparaissent, des urgences, comme à Montmorency, où il faut attendre des heures durant, des habitants qui renoncent à se soigner. Nous travaillerons pour des services publics modernisés, dotés de vrais moyens pour répondre aux besoins humains.

Un levier nous semble essentiel : prendre nos affaires en main. Par l’intervention des salariés dans la gestion des entreprises ; par l’intervention des usagers et des agents dans le fonctionnement de services publics modernisés ; par l’intervention des citoyens dans les affaires des collectivités locales, pour mieux vivre ensemble, dans l’intérêt de tous.

La période qui s’ouvre doit être riche de débats et porteuse d’espoirs. Les élections de 2012 sont une opportunité pour imposer un changement politique profond en faveur des salariés, des retraités et de la jeunesse ! En avril, mai et juin, saisissons cette chance ! Prenons le pouvoir !

A très bientôt.
Isabelle Volat