samedi 18 février 2012, 16:12
Le Front de Gauche présente ses candidats pour la 6è circonscription du Val d’Oise
Dans les huit villes de la 6è circonscription, les organisations et les citoyens regroupés au sein du Front de Gauche ont désigné leurs candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012.
Isabelle Volat (PCF), conseillère municipale de Saint Gratien et Éric Peschot, conseiller municipal de Deuil la Barre, porteront les couleurs du Front de Gauche élargi. Dans ce secteur du département, ce large rassemblement progressiste associe diverses composantes : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, FASE, les Alternatifs, le M'pep, la Vigie de gauche, Bouge la ville de Deuil, et Résoci ; ainsi que des citoyens engagés.
Voici la déclaration envoyée à la presse par les candidats :
« Nous constatons chaque jour les ravages de la crise et du chômage sur la vie quotidienne du plus grand nombre. L’échec du système est flagrant. Les politiques d’austérité n’apportent que d’effroyables dégâts sociaux, font chuter la croissance et croitre les déficits publics. Il y a urgence à ouvrir une alternative solidaire, humaine, sociale et écologique aux logiques financières qui nous conduisent vers un monde toujours plus inhumain.
Des solutions alternatives crédibles, modernes et efficaces pour sortir de la crise existent. Ces solutions sont au cœur de notre programme « L’humain d’abord » et nous les porterons tout au long de cette campagne. Avec Le Front de Gauche, nous proposons une autre répartition des richesses, une nouvelle politique industrielle et la relance des services publics. Cela passe par la reprise du pouvoir aux banques et aux marchés financiers en créant notamment un grand pôle public bancaire et financier.
Penser et agir autrement, ensemble, est le fil conducteur de toute notre action tant au niveau local qu’au-delà. Avec la population de la 6è circonscription, nous travaillerons à construire des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la santé, du logement, du développement durable, de la solidarité, et des services publics, avec une place toute particulière pour celui de l’Éducation. Pour les habitants de nos communes, autant de thèmes fondamentaux autour desquels un large et profond échange démocratique est nécessaire et essentiel.
La période qui s’ouvre doit être riche de débats et porteuse d’espoirs. Les élections de 2012 sont une chance pour imposer un changement politique profond en faveur des salariés et retraités, en faveur du monde du travail. Indignez-vous, engagez-vous ! Ensemble, on peut ! »
Les huit villes de la 6è circonscription sont Saint Gratien, Deuil, Sannois, Soisy sous Montmorency, Montmagny, Enghien, Margency, Andilly
Samedi 18 février, les candidats et les amis du Front de Gauche se sont exprimés lors d’une conférence de presse à Sannois, dont ce blog se fera prochainement l’écho.

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Commentaires
Ah, enfin !!! Je vais passer une bonne nuit et faire de beaux rêves.
Merci très chère Isa, je ferai le maximum pour t'aider.
Bisous.
A Aulnay, les salariés de l'usine PSA craignent un "tsunami social" :
Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) contre un arrêt de l'activité de production de l'usine PSA d'Aulnay, qui marquerait "un tsunami social" selon les syndicats.
Les manifestants étaient plus de 2.000 selon les syndicats, 1.300 selon la préfecture. Parmi eux, les candidats à l'élection présidentielle Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), de nombreux élus de gauche ainsi que des salariés d'autres sites de PSA, regroupés derrière une banderole proclamant "Non à la fermeture de PSA Aulnay".
"On est convaincus que PSA veut fermer l'usine, mais on se battra jusqu'au bout, pour notre boulot, parce qu'on n'a que ça pour vivre!", affirmait Jean-Pierre Mercier, responsable CGT.
Depuis la révélation en juin dernier de documents de travail internes du constructeur émettant l'hypothèse d'une fermeture du site d'Aulnay, qui fabrique la Citroën C3, les syndicats craignent que le déclin de la production se poursuive et aboutisse à terme à un arrêt de l'activité.
Plus de 3.300 salariés travaillent à l'usine PSA d'Aulnay, dont plus de 3.000 en CDI et CDD et 300 en intérim. Ils étaient 5.000 en 2004, rappelle la CGT.
"En 2004, l'usine d'Aulnay a produit 418.000 véhicules. En 2011, on n'a produit que 135.000 voitures", décrit Jean-Pierre Mercier, pour qui "la direction est en train de vider l'usine".
Les syndicats estiment à "10.000 le nombre d'emplois directs et indirects" qui seraient concernés par un arrêt de la production, un "tsunami social" car, à Aulnay, "la moyenne d'âge est de 40-45 ans", souligne-t-il.
"une catastrophe humaine"
"On nous demandait d'être aveugles et sourds, de ne pas faire attention à la baisse de production, à la baisse du nombre de salariés sur le site, on a décidé de ne plus se taire", assure de son côté Claude Bartolone, président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis, venu "représenter François Hollande".
L'arrêt de la production à Aulnay "serait une catastrophe humaine. Et pour la ville, ce serait une catastrophe financière, plusieurs millions d'euros payés par PSA au titre de la taxe professionnelle manqueraient au budget municipal", renchérit le maire PS, Gérard Ségura.
"Les gens ont besoin de savoir, de connaître la vérité pour préparer l'avenir", témoigne Tania Sussest, représentante du Syndicat indépendant de l'automobile (SIA), majoritaire à l'usine d'Aulnay.
Cette semaine, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a une nouvelle fois souligné des problèmes de surcapacité en Europe pour les petites voitures, dont fait partie la C3 produite à Aulnay. "Cette réduction des capacités est absolument inévitable" en Europe, a-t-il insisté.
Le premier constructeur automobile français a vu son bénéfice net divisé par deux en 2011, à 588 millions d'euros. Le chiffre d'affaires a progressé de 7%, à 59,9 milliards d'euros.
"PSA ne dit pas clairement les choses", regrette la communiste Marie-George Buffet, présente dans le cortège.
"Les travailleurs ont raison de se mobiliser avant que PSA n'annonce une fermeture", estime pour sa part Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle.
Les syndicats ont envoyé une lettre au président de la République, restée sans réponse. Ils comptent poursuivre leur mobilisation, comme le résume Jean-Pierre Mercier: "Tous les candidats à la présidentielle vont entendre parler de PSA".
source = AFP 18h06