manif_27_3.jpgCe 15 décembre, les enseignants des écoles sont en grève et défilent partout en France à l’appel de leurs syndicats. Parce qu’ils sont attachés à la réussite de tous leurs élèves, à nouveau ils tirent la sonnette d'alarme. Depuis plusieurs années, la politique éducative malmène et asphyxie l'école et son fonctionnement.

Cette journée est une étape dans les mobilisations qui devraient se développer en janvier, à l’occasion de la préparation de la carte scolaire.

Au cœur du mécontentement, le projet de réforme de l’évaluation et d’avancement des enseignants jugé impraticable et conçu pour faire des économies. Dans les écoles, avec 20 % de grévistes selon le SNUipp-FSU, « la mobilisation est réelle mais inégale d’une école à l’autre ». Et s’il est vrai que la date était peu propice à une forte mobilisation, de nombreux défilés sont organisés dans tout l’hexagone. La condamnation du projet de réforme reste unanime, et la pétition intersyndicale demandant le retrait du projet a recueilli à ce stade plus de 65.000 signatures.

L’action intersyndicale a marqué des points puisque le ministère est revenu sur son projet initial de geler les promotions en 2013 et 2014 mais d’autres contentieux subsistent. Pour le SNUipp-FSU, le projet « lancé à la hussarde, prévoit toujours un ralentissement des carrières, l’absence de transparence dans les promotions et une accentuation du poids hiérarchique » alors que « pour faire réussir les élèves, les enseignants ont besoin de sérénité et d’accompagnement » au moment où « leurs conditions d’exercice du métier se dégradent du fait notamment des suppressions de postes ».

Il est vrai que les sujets de mécontentement ne manquent pas dans les salles des maîtres. Le gouvernement doit aussi garder en mémoire le vaste mouvement de protestation qui avait l’an passé jalonné les opérations de carte scolaire. Or, hasard du calendrier, c’est demain vendredi 16 décembre, que sera dévoilée la répartition académique des 5700 suppressions de postes en primaire prévues pour la rentrée 2012. On en connaîtra dans quelques semaines les déclinaisons département par département. : encore plus d'élèves dans les classes, encore moins de remplaçants, encore moins d'enseignants spécialisés de RASED pour s'occuper des élèves en difficulté, encore moins de place à l'école maternelle pour les tout-petits, encore moins de formation pour les enseignants... Les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail pour les professeurs des écoles vont encore se dégrader.

Fermetures de classes, suppressions de RASED, de postes de remplaçants, abandon de la formation, fragilisation de la maternelle... le bilan du ministère de l’Éducation n’est pas bon et les prochaines suppressions d’emploi programmées dans le budget 2012 vont encore aggraver la situation.
En cette fin de trimestre, remplissez le livret d'évaluation du ministre Chatel

Signez pour le retrait du projet d'évaluation des enseignants

Infos tirées du site du syndicat des enseignants du premier degré, le SNUipp