r_publique-0fc91.jpgCommuniqué du SNUipp

78 postes en moins et 1409 élèves en plus dans le Val d’Oise !
Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas connu une telle situation dans le Val d’Oise. Alors que le nombre d’élèves augmente, notre département est contraint de rendre des postes ! Au total, ce sont 78 postes qui devraient être supprimés alors que d’après les dernières prévisions communiquées par l’inspection académique, 1409 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée 2011.
Cette décision ne constitue malheureusement pas une surprise. Elle est la conséquence directe du budget 2011, voté par les députés de la majorité présidentielle, qui n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Avec la montée des effectifs élèves enregistrée ces dernières années sur notre département, et compte tenu de l’absence de création de postes, le nombre d’élèves par classe augmente mécaniquement. Tous les postes qui ont permis de construire et d’accompagner des dispositifs de lutte contre l’échec scolaire sont aujourd’hui sérieusement menacés : les postes RASED, les postes ZEP… vont être sacrifiés. Ainsi parmi les 78 postes supprimés, 43 sont des RASED.
Les situations de non-remplacement, déjà très importantes cette année, vont se multiplier l’année prochaine. Sur le Val d’Oise, le SNUipp avait signalé pendant le mois de novembre, près de 150 classes voire parfois 200 classes sans remplacement chaque jour. Les équipes enseignantes et les familles sont exaspérées par cette dégradation du remplacement qui installe des dysfonctionnements récurrents au sein des écoles, l’Etat se montrant incapable d’assurer la continuité du service public d‘éducation.
Le SNUipp dénonce vivement l’asphyxie dont est victime l’école. Ses conséquences seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Le SNUipp considère au contraire que ce devrait être la priorité de notre pays. L’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu.
Le Samedi 22 janvier : manifestons tous à Paris !
Départ 14h30 du Luxembourg
Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement pour s’opposer aux fermetures de classes et pour obtenir un budget qui permette à l’école de s’attaquer aux difficultés scolaires. La journée de mobilisation unitaire du 22 janvier prochain à l’initiative du Collectif « l’Education est notre avenir » est une étape incontournable qui nécessite des suites.