La lettre 19 des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien est en cours de distribution sur la commune.

Condamnation de la commune par le Tribunal administratif, qui la contraint à accepter à la cantine, après quinze mois d'exclusion, les enfants des familles de réfugiés ; grève des salariés de la Sogeres et augmentations des tarifs périscolaires;emprunts toxiques contractés auprès de Dexia ou développement durable..... restriction du droit de réunion...dette publique.... sont autant de sujets sur lesquels les Gratiennois demandent des informations. Les voici !
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Après 15 mois d'exclusion de tout service municipal, 20 petits écoliers gratiennois vont enfin pouvoir accéder, comme tous leurs camarades scolarisés en maternelle ou en élémentaire, à la cantine, à l'étude et au centre de loisirs. Il aura fallu saisir la justice pour qu'enfin, la loi soit respectée. Le tribunal a tranché. La commune comparaissait après le dépôt d'un référé par la FCPE 95 qui dénonçait « une attitude discriminatoire ». Le maire s’est défendu en affirmant se battre contre la création d'un ghetto. Mais qui peut croire qu'on lutte contre une injustice en en créant une autre ? Comme tous les Gratiennois qui se sont mobilisés pour ces enfants, nous nous réjouissons aujourd'hui que cette situation moralement choquante (dixit Luc Chatel, Ministre de l’Éducation) et illégale ait pris fin et que tous les écoliers de notre ville soient traités avec égalité, quels que soient leur lieu de résidence ou leur origine.

SOGERES : salaires et conditions de travail

Nous avons soutenu le mouvement de grève des employés de l’entreprise Sogeres, filiale de la Sodexo, qui fournit à la ville les repas de cantine des écoles. Les revendications portaient sur les salaires, les conditions de travail et le manque de respect de leur hiérarchie à leur égard. Les salariés de « Val Horizon », qui assurent le ramassage de nos déchets ont fait grève l’an dernier pour les mêmes raisons. Nous les avons également appuyés dans leur lutte. Aujourd’hui, en France, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les bas salaires et réclamer des augmentations permettant à tous de vivre dignement de son travail. Conditionner l’octroi de marchés publics au respect du code du travail et à des gestions qui ne se traduisent pas par du dumping social, voilà notre objectif !

Cantine : + 3 %

Les tarifs des prestations périscolaires sont revalorisés de + 3% à la rentrée. Les familles subissent déjà les lourdes hausses de prix de nombreux produits de la vie quotidienne. Comme les quotients familiaux n’ont pas été revus depuis 5 ans à Saint Gratien, cela alourdira encore l’addition. La pincée de « bio » introduite dans les menus ne suffit pas à justifier cette augmentation. Les élus PCF-Front de Gauche ont voté contre cette mesure au Conseil municipal.

Lois de la République (bis)

La ville a été condamnée à trois reprises cet été et rappelée au respect de la liberté de culte et de réunion, pour avoir refusé une salle à une association gratiennoise (cette association en est arrivée là parce que la ville lui avait refusé l’acquisition d’un lieu de culte privé). Décidément, une mauvaise habitude : en juin 2010, le Front de Gauche n’avait pu disposer d’une salle municipale pour organiser un débat sur les retraites. Le tout nouveau règlement de réservation des salles municipales restreint l’activité des organisations politiques en interdisant les réunions publiques fixées à plus de six mois d’une échéance électorale... Quelle étrange conception de la vie politique, qui réduit l’activité des partis à de simples réunions internes. Peur du débat ?

Quand la caricature remplace le débat

Le texte paru dans le dernier magazine de la ville au nom des élus du groupe majoritaire, caricatural et méprisant, est totalement étranger à notre conception de la politique et bien éloigné du nécessaire débat d’idées. Il donne une image détestable de la pratique politique. Pour notre part, nous pensons que les Gratiennois attendent des arguments plutôt que des invectives.

Emprunts toxiques, il y a un hic : La ville a contracté des emprunts indexés sur l’évolution du Franc Suisse pour 6 millions d’euros auprès de DEXIA, la banque des collectivités locales. Nous avons interpellé la municipalité puisque Saint Gratien pourrait supporter un surcoût estimé par « Libération » à 2,5 millions. Ce que conteste la municipalité tout en refusant toutefois de chiffrer le préjudice. Des négociations seraient en cours avec la banque. Qu’attend la ville pour porter plainte contre DEXIA pour défaut de conseils et d’information ?

Émanant de la privatisation en 1987 de la Caisse d'Aide à l'Équipement des Collectivités Locales (CAECL), Dexia s'est lancé dans une fuite en avant qui l'a conduit à vendre des emprunts toxiques à 6000 collectivités locales. DEXIA : c'est le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière et une belle illustration de la nécessité d'une maîtrise «sociale » du crédit bancaire, proposition avancée par le Front de Gauche, afin de mobiliser l'argent pour le développement des êtres humains et non en faveur des marchés financiers.

Développement « durable » à Saint-Gratien et Saint-Glinglin : Alors que la mise en sens unique de la rue d'Ermont aurait pu permettre l’implantation d’une piste cyclable en continuité avec celle de la rue de l’Avenir, la mairie a préféré favoriser le stationnement et réduire au maximum la largeur de la voirie. A tel point que la circulation côte à côte d’un vélo et d’une voiture est devenue dangereuse. De même, n’était-il pas possible d’implanter une piste cyclable sur une partie des trois mètres de large des nouveaux trottoirs de la rue Berthie Albrecht ? Enfin, alors que la gare d’Enghien va être dotée de parcs à vélos sécurisés, il n’en est toujours rien pour la gare de Saint Gratien. Quid des débouchés réels des débats menés lors de l’Agenda 21 local qui ont pointé l’insuffisance de « liaisons douces » dans la ville ?



Dette publique : Stop à la culpabilisation de tous et à « la fabrique de la peur » !

Les États sont endettés. Les agences de notation exigent de nouvelles mesures d'austérité. Au fait, d’où vient la dette ?

- La première cause de la dette publique est la baisse de la part des salaires dans la richesse créée (le PIB). De 67% en 1980, leur part est passée à à peine 57% en 2010. Moins de salaires et plus de chômage, c’est moins de rentrées sous forme d’impôts, sous forme de T.V.A et de cotisations sociales et autant…de déficits.

- Deuxièmement, ceux-ci ce sont creusés non pas à cause d’une hausse des dépenses publiques (elles sont passées de 55% à 52% du PIB ces 5 dernières années !), mais en raison d’une baisse des recettes. Les cadeaux fiscaux (niches fiscales sans efficacité économique, abaissement des taux d’impôts supérieurs sur le revenu, bouclier fiscal…) = 110 milliards de pertes fiscales par an. Les exonérations de charges sociales (sans contrepartie en matière de créations d’emplois…) = 30 milliards par an…

- Troisièmement : le renflouement des banques fin 2008 et encore aujourd’hui avec la faillite de DEXIA

- Quatrièmement : les conséquences de la crise économique sur les finances de l’État, crise provoquée par l’explosion de la bulle financière alimentée par une recherche à tout prix de la plus haute rentabilité financière…

- Cinquièmement : la charge d’intérêt. Cette année, la France, obligée comme tous les pays à emprunter sur les marchés et à leurs conditions depuis qu'il lui est interdit de le faire auprès de la B.C.E, versera 45 milliards d'intérêts : « la dette de tous fait la rente de quelques-uns ! ».

Conséquences ? La forte progression de la dette publique. Elle atteint plus de 80 % du P.I.B.

L’austérité est-elle LA seule « solution » ? Nous pensons au contraire que c’est le problème !

Les politiques d'austérité aggravent la récession. Moins d'emplois, moins de recettes encore pour l'État et au final un scénario à la grecque. Alors, on rassure les marchés et on continue comme avant ? Ou faut-il rompre cette spirale infernale ?

Le Front de Gauche fait des propositions pour sortir une fois pour toute de la crise : maîtriser notre politique économique : permettre à l’État de se refinancer directement auprès de la BCE ; créer autour de la Banque postale et de la Caisse des dépôts un pôle financier public, chargé de développer un nouveau crédit à des taux d’autant plus avantageux que les projets économiques sont créateurs d’emplois et/ou de formation ; réformer la fiscalité pour encourager les comportements favorables à l'emploi (modulation de l’impôt des sociétés en fonction de la politique sociale de l’entreprise) ; faire cotiser les revenus financiers au même taux que les salaires…

Augmenter les salaires, pas les actionnaires ! Une idée neuve, non ?

En annexe, la version "papier" de ce document