Le « Parisien » du 5 janvier revient sur les derniers chiffres de l’Insee concernant la population française.
Les Val d’Oisiens sont 1 181 322, soit 654 habitants de plus qu’en janvier 2009. Le Val d’Oise progresse de 0,6% et la région Ile de France de 1,10% avec 11 659 260 habitants. Notre département reste le moins peuplé, mais le plus dense des départements franciliens. Sur les 40 villes citées par le journal, 14 seulement voient leur population baisser, légèrement pour la plupart.
Seule exception : notre belle commune de Saint Gratien, ville la plus dense du Val d’Oise (20 468 habitants pour 274 hectares), très nettement en queue de peloton. Elle perd 1 144 habitants et 5, 29% en deux ans. « On est à la frontière de deux générations » tente d’expliquer le Maire, avec des gens arrivés de longue date dont les enfants ont quitté récemment le domicile de leurs parents.
Le problème est justement là ! Nombre de jeunes adultes cherchent en vain à se loger dans une ville qu’ils aimeraient ne pas quitter. Mais la cherté des loyers et les prix de l’immobilier les chassent souvent dans les communes avoisinantes. Et ce n’est pas la rénovation du « Cœur de ville » où vont se construire – à prix d’or- 68 logements de petite taille qui va changer les données. Quant aux « îlots encore à urbaniser » dont parle Madame le Maire, on peut craindre qu’il ne s’agisse encore et toujours d’opérations de « standing » inaccessibles aux familles et qui densifieront la ville encore davantage.
Conséquences : une population qui vieillit, des locataires qui quittent la commune dès qu’ils le peuvent et donc une population instable, des effectifs en baisse dans les écoles à prévoir dans les prochaines années. Les rénovations de ces dernières années (gare, centre ville, parc des fontaines …) sans logements sociaux ont modifié la composition sociologique de Saint Gratien qui a vu diminuer sa population d’ouvriers et d’employés.
Décidément, la politique d’urbanisme de la municipalité de droite n’est pas la bonne. Elle montre aujourd’hui sa nocivité pour le développement même de la ville.