Saint Gratien : Les rendez-vous de 2012

Le Front de Gauche vous invite à sa deuxième Assemblée Citoyenne le jeudi 16 février à 20 heures au Forum

Crise, dette, austérité, comment s’en sortir par le haut ?
Comment prendre le pouvoir sur les marchés financiers et les banques ?

Venez échanger avec Denis Durand, économiste et syndicaliste, signataire du manifeste des Économistes atterrés et les candidats aux législatives de la 6è circonscription du Val d'Oise !

Retrouvez ci-dessous la lettre des élus annonçant cette initiative.

lettre_21_1.jpg

La finance a conquis des pouvoirs exorbitants sur les citoyens que nous sommes. La spéculation et la financiarisation gangrènent toute l’économie. Les plans d’austérité se multiplient, étranglent l’activité ce qui finalement augmente encore les déficits et donc …la dette !

Nous produisons 14 % de richesses de plus qu’il y a 10 ans et pourtant un salarié sur deux gagne moins de 1 300€ par mois. Jamais la France n’a été aussi riche, mais jamais ses richesses n’ont été aussi mal partagées. Sommes-nous condamnés à la baisse des salaires, à la dégradation des services publics, aux restrictions tous azimuts ? N’y a-t-il pas d’alternative ? Le Front de Gauche répond : « Nous, on peut ! Ensemble nous sommes la solution ! ». D’autres choix sont possibles pour en finir avec la spéculation, se libérer de la sacro-sainte logique des marchés, sortir de l’austérité, pour développer l’emploi et la formation, augmenter les salaires. Mettons toutes les solutions sur la table ! !
lettre_21_bis_1.jpg
Vous vous demandez….

  • D’où vient cette crise qui nous condamne à un recul social sans précédent ?
  • Y a–t-il une alternative à la course effrénée au profit ?
  • Faut-il vraiment « rassurer les marchés financiers » et les agences de notation ?
  • Qui est derrière les agences de notation ? Qui défendent-elles ?
  • Pourquoi la France ne peut-elle plus emprunter comme dans le passé, ni à la BCE, ni à la Banque de France ?
  • Pourquoi la dette publique a-t-elle progressé ? Trop de dépenses ou pas assez de recettes ?
  • Une partie de la dette est-elle illégitime ?
  • Réductions d’impôts, exonérations fiscales… combien ça nous coûte ? Est-ce efficace ? Qui contrôle la contrepartie des aides accordées ?
  • L’austérité, vrai remède ou comme dans Molière, mise à mort du malade ?
  • Moraliser, réguler, encadrer… le capitalisme, est-ce possible ?
    FdG_lettre_21.jpg

Savez-vous que….

  • En 1974, la dette de la France représentait 14% de son PIB ; aujourd’hui, 81% ;
  • Depuis 1974, la France a versé 1 200 milliards d’euros d’intérêts aux banques. 45 milliards d’intérêts seront versés aux banques cette année, autant que le budget de l’éducation nationale ;
  • Les pays n’ont plus le droit d’emprunter à moindre coût ni à la Banque Centrale Européenne (BCE), ni à la Banque de France ;
  • Les fonds spéculatifs, les banques, les assurances empruntent à la BCE à 1% et reprêtent ensuite aussitôt aux différents pays à 5%, 6%, 7% parfois 8% et plus….
  • La Grèce, pays soumis à un plan de « sauvetage » s’enfonce dans la récession et a vu son taux de chômage doubler en trois ans ;
  • Les cadeaux fiscaux et les exonérations de cotisations sociales, parfois sans aucune efficacité économique coûtent 172 milliards par an au budget de l’État.
  • Les transactions monétaires mondiales représentent 25 fois ce que « l’économie réelle » (c-à-d notre travail !) fabrique dans une année…

L’humain d’abord !

Pour sortir de la crise, il faut remettre la « finance » à sa place, utiliser autrement l’argent, partager équitablement les richesses, rétablir le pouvoir des États comme des citoyens face aux banques et aux marchés. Les élections de 2012 nous offrent la possibilité d’en décider ! Prenons le pouvoir pour une autre politique, qui mette enfin l’humain au centre de nos préoccupations !

Prendre le pouvoir sur l’argent des banques pour mettre le crédit au service de l’« humain d’abord » : il n’y a pas de bataille plus urgente pour le mouvement social.

Voici quelques-unes des propositions avancées par le Front de Gauche.
- procéder à un audit citoyen sur la dette publique (toute la dette est-elle légitime ?)
- permettre un nouveau financement des dépenses des États par la B.C.E
- moduler à la baisse l’impôt sur les sociétés selon que les entreprises favorisent l’emploi et la formation, les salaires, tout en pénalisant la « rente »
- moduler à la baisse le coût des emprunts selon que les projets favorisent l’emploi, la formation
- faire cotiser les revenus financiers au même niveau que les salaires
- taxer les activités spéculatives par la mise en place d’une taxe Tobin européenne suffisamment élevée pour financer les besoins humains
- constituer un pôle financier public sous contrôle social pour faire pression sur le comportement de l’ensemble du système financier.

« Trop de lois contre la démocratie, pas assez contre Wall Street » Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, Herald Tribune Octobre 2011

* D.Durand : signataire de l’appel des économistes atterrés ; auteur de « Un autre crédit est possible », ed. Le temps des cerises