Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Mouvements sociaux

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14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe

Communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. Les plans de licenciements se multiplient. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique :

• une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ;

• la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les États, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ;

• des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe, en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.

Paris le 26 octobre 2012

 

Un 1er mai pour changer vraiment

premier-maiNon, le 1er mai n’est ni la « fête du vrai travail », ni la « vraie fête du travail », ni d’ailleurs la fête du travail…

"Nicolas Sarkozy devrait approfondir ses connaissances sur l’histoire du 1er?Mai. En France, cette journée de lutte existe depuis qu’on a inauguré la tour Eiffel. Depuis que les ouvriers ont décidé de manifester chaque année à cette date, en dépit des interdictions et de la répression, le 1er?Mai à l’échelle internationale est un symbole de l’unité de tous les travailleurs du monde pour le progrès social et la liberté. Vouloir faire une cérémonie spéciale sur « ?le vrai travail? », c’est une ignorance totale de l’histoire du 1er?Mai.

Je rappelle qu’à l’origine le 1er?Mai a été organisé pour obtenir la journée de huit heures de travail. S’attaquer aux « ?corps intermédiaires? », donc aux syndicats, qu’on oppose aux « ?vrais travailleurs? » rappelle l’époque pétainiste, où l’on vantait le corporatisme et la collaboration de classe. Cela nous rattache aux vieilles traditions de l’extrême droite.

Cette journée demeure un moment important de la solidarité internationale des travailleurs et de leur volonté de progrès sociaux.

Cette année, les organisations syndicales ont pris la décision de faire un grand 1er?Mai. J’ai beaucoup apprécié en tant que syndicaliste que Jean-Luc Mélenchon ait appelé les travailleurs et tous ceux qui sont proches du Front de Gauche à participer massivement aux manifestations. Ce sera une nouvelle journée de combat pour le progrès, la liberté, et contre les restrictions sociales préconisées par ceux qui veulent modifier la nature de la Journée internationale de lutte et de solidarité des travailleurs."

Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, résistant, déporté

2012 : un 1er mai pour changer vraiment !

Une mobilisation syndicale pour « faire entendre les priorités sociales » : emploi, salaires, pouvoir d’achat, formation, protection sociale et retraite, droits nouveaux des salariés dans l’entreprise, développement des services publics, contrôle des banques…. Les syndicats dénonceront aussi « la grave menace pour les acquis sociaux et la démocratie » que représente le Front national. Le 1er mai a toujours appelé à la solidarité de l’ensemble des travailleurs, quelles que soient leurs nationalités, leurs origines ou leurs croyances.

Le Front de Gauche sera demain aux côtés des syndicats et « dans le respect de leur appel ».

muguet-des-communistes.jpg Rendez-vous à Saint Gratien

  • Le matin, autour des points de vente du muguet du PCF

Au Forum à partir de 8 h et aux Raguenets dès 9 h

  • L’après-midi, pour la manifestation parisienne (à 15h de Denfert jusqu’à Bastille)

Départ de la gare du Champ de Courses à 14h

A demain !

En annexe, courte histoire du 1er mai...

 

La dette, un alibi facile pour justifier les régressions

cgt.jpgBernard Thibault : « La dette, un alibi facile pour justifier les régressions»

« Le président de la République dessine une mise en pièce de la Sécu », affirme le secrétaire général de la CGT. Il appelle les salariés à exercer leurs droits de citoyens et à être aussi les acteurs des mobilisations syndicales. Extraits d’une interview parue dans l’Humanité

Peut-on lutter contre ?les agences de notation??

Bernard Thibault. Ce n’est pas un phénomène naturel qui conduit les agences de notation à faire la pluie et le beau temps. Les chefs d’État l’ont organisé. Il y a une hypocrisie de la part de Nicolas Sarkozy qui tantôt dit pis que pendre de ces agences, annonce la fin du capitalisme financier et la disparition des paradis fiscaux dès 2009, pour aujourd’hui développer une argumentation opposée?: il faudrait s’agenouiller devant ces agences qui seraient les révélateurs de la bonne santé de l’économie. En réalité, elles sont les révélateurs d’une économie spéculative au service des investisseurs internationaux et de leurs actionnaires.

Vous critiquez les mesures d’austérité mais il faudra bien résoudre le problème ?de la dette.

Bernard Thibault. Désormais, la dette sert d’alibi facile pour justifier toutes les régressions. Le président de la République a prononcé début novembre, à Strasbourg, une phrase révélatrice de sa démarche?: «?La crise va créer beaucoup de souffrances mais ce peut être une opportunité pour notre pays de prendre des mesures qu’il n’aurait jamais acceptées.?» D’où cette volonté de noircir le tableau.

Si Nicolas Sarkozy veut chasser les principaux voleurs et fraudeurs de notre pays, la CGT sera à ses côtés et peut lui désigner quelques cibles. Déjà en 2006, l’UMP analysait que 10 à 12?% des entreprises étaient en infraction par rapport à leurs obligations vis-à-vis de la Sécurité sociale, que 5 à 7?% des salariés n’étaient pas déclarés par les entreprises. Le travail dissimulé représente toujours entre 8 et 15?milliards d’euros de vol de la Sécu, la sous-déclaration des accidents du travail et maladies professionnelles 1?milliard. 80?% des fraudes sont l’œuvre d’établissements de santé et de certains professionnels, pas des assurés. On supprime des postes de fonctionnaires chargés de faire reculer la fraude fiscale qui représente 45 à 50?milliards d’euros Au nom des déficits, on s’attaque au noyau dur du contrat social?: la Sécurité sociale, les retraites, le temps de travail.

Vous parlez de « mise en pièces de la Sécurité sociale » à propos de la réforme annoncée de son financement. En quoi, selon vous, passer à un financement par l’impôt est-il si dangereux??

Bernard Thibault. Il y aura une croissance des dépenses de santé dans notre pays, c’est inévitable. La consommation de soins et de biens médicaux est passée de 98?milliards en 1995 à 175?milliards en 2009. L’augmentation de la population, l’espérance de vie qui augmente et les progrès qui permettent de soigner des pathologies qu’on ne pouvait pas soigner hier expliquent cette croissance. L’un des enjeux majeurs, c’est de savoir si nous allons conforter un système collectif et solidaire pour prendre en charge ces besoins de santé au sein de la Sécu ou si la santé de chacun dépendra un peu plus de l’épaisseur de son portefeuille pour se payer son assurance. La revendication du patronat de transférer une part des ressources de la Sécurité sociale vers l’impôt, tout comme l’annonce d’un haut conseil du financement de la protection sociale pour préparer l’instauration d’une TVA dite sociale ou anti-délocalisation, minerait le système solidaire.

Mais la France a-t-elle ?les moyens d’assurer ?cette protection sociale ?de haut niveau??

Bernard Thibault. Si on rapporte l’augmentation des dépenses de santé au PIB, c’est-à-dire aux richesses créées dans le pays, cela représentait 10,4?% en 1995 et 11,7?% en 2009. Il y a un choix de société à faire mais on ne peut pas dire que la France n’a plus les moyens. Les cotisations sont une part du salaire, un salaire socialisé. Elles n’appartiennent pas au patronat.

Mais est-il interdit de penser qu’il y a des économies à faire sur les dépenses publiques??

Bernard Thibault. On peut trouver de nouvelles ressources par des réformes fiscales et la création d’emplois pour permettre aux besoins sociaux d’être satisfaits. 172?milliards d’euros par an d’argent public distribués aux entreprises par l’État et les collectivités locales sans outils d’évaluation de leur pertinence. PSA, Montupet… ont reçu des aides publiques et détruisent des emplois. Il y a des dépenses publiques à remettre en cause.

Les revendications patronales sont formulées au nom de la compétitivité vis-à-vis de l’Allemagne notamment…

Bernard Thibault. Dans tous les pays, c’est toujours au nom de l’emploi qu’on justifie la mise en cause des droits des salariés, et pourtant le chômage et la précarité progressent partout. Depuis de longs mois la CGT se bat contre le sabotage de notre potentiel industriel. La balance commerciale dans l’industrie pour 2010 était en déficit de 66?milliards d’euros alors qu’elle était en équilibre il y a une dizaine d’années. On est dans le rouge. En comparaison, celle de l’Allemagne est excédentaire de 154?milliards d’euros. L’Allemagne pratique des salaires supérieurs à la France et pour un temps de travail inférieur. IG Metal vient de signer pour une augmentation de 3,8?% des salaires pour les métallurgistes ouest-allemands. Ce n’est donc pas le coût du travail qui est en cause. Le problème est d’abord l’absence de politique industrielle structurée pour inverser la tendance. C’est aussi le sous-investissement. L’an dernier, les entreprises industrielles et de services (hors les banques et assurances) ont injecté 180?milliards d’euros en investissements. C’est inférieur à la somme des dividendes versés aux actionnaires, 210?milliards d’euros. Voilà le malaise.

Ce que vous proposez prend ?à contre-pied ce qui se fait ?en Europe. Est-ce crédible??

Bernard Thibault. L’Europe est dans une impasse politique majeure. Elle est dans l’incapacité de dessiner un avenir mobilisateur du point de vue social du fait des choix actuels. Le marché européen devait produire un espace de progrès social. Ce constat est révolu. Cela s’est accompagné d’une offensive sur les services publics au nom de la concurrence libre et non faussée érigée en dogme. Les syndicats en Europe ont d’ailleurs décidé d’une journée d’action le 30?novembre pour défendre les services publics. Il ne sera pas praticable de rester dans cette logique où le marché est l’unique fin et moyen de cette construction européenne. Si on est incapable de redonner une dimension sociale à l’Europe, seuls ceux qui prônent le repli nationaliste en maniant racisme et xénophobie se feront de plus en plus entendre. Les tensions seront immenses.

Que pensez-vous du climat dans le monde du travail?? Il semble pesant, il y a beaucoup de souffrances.

Bernard Thibault. Un climat très anxiogène est entretenu. On voudrait accréditer l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à la précarité sociale, qu’il faut s’agenouiller devant des organismes qui n’ont rien de démocratique. Cela questionne sur les mécanismes du vivre ensemble, de la démocratie. On ne sait plus où sont les centres de décision. Cela pèse sur le climat, il ne faut pas s’en désoler mais travailler à des ?alternatives, et la CGT est parmi les acteurs qui défendent des alternatives. Les salariés ont tout à perdre à rester spectateurs. On ne leur a jamais rien accordé, c’est la logique du capitalisme. À chaque fois qu’il y a eu des progrès sociaux, en France et dans le monde, il a fallu les arracher par l’action syndicale.

 

Une filiale de Sodexo en grève pour les salaires

sogeres_1.jpgLa Sogeres fournit les repas aux cantines scolaires de Saint Gratien. L'article ci-dessous est paru dans l'Humanité, ce jeudi 15 septembre.

Les employés de la Sogeres, filiale de la Sodexo, sont en grève depuis lundi à Osny, dans le Val d’Oise, pour dénoncer la pénibilité du travail et des salaires trop bas.

Depuis lundi, les salariés de la Sogeres, filiale du groupe Sodexo, leader français de la restauration collective, bloquent nuit et jour la livraison des 45 000 repas quotidiens confectionnés sur le site d’Osny, dans le Val d’Oise, à destination des cantines scolaires, des crèches et des maisons de retraite de la région parisienne. En réalité, cela fait plus d’un an que les employés sont en conflit avec la direction sur les salaires. Ils sont payés à peine plus de 1 000 euros net par mois. « On ne peut pas vivre avec si peu d’argent, moi, ça me choque » s’indigne Mourad Labadi, un des responsables de l’union départementale CGT de Paris. Les employés demandent une majoration de leur salaire de 80 euros brut. Ils réclament également une prime d’ancienneté : 1% du salaire tous les cinq ans. Ils se plaignent aussi d’un manque de respect flagrant de la part de la direction, exigeant des responsables qu‘ils s’adressent correctement à eux.

La surcharge de travail rajoutée aux chauffeurs-livreurs a été l’élément déclencheur de la grève. Depuis peu, la direction leur demandait, en plus de leur tâche habituelle consistant à décharger les bacs, de composer les paniers-repas des cantines. « En principe, ce sont les répartiteurs qui s’en chargent dans les locaux mais l’entreprise fait des économies de personnel », explique Madi Niakate, délégué CGT qui travaille à la cuisine centrale de Rueil Malmaison. « Je l’ai fait pendant une semaine, les deux premiers jours, je n’ai pas eu le choix, j’ai dû préparer les bacs sur le trottoir, ce qui ne respecte pas les normes d’hygiène », précise Cyril Kesteloot, chauffeur-livreur depuis deux ans à la Sogeres.

La goutte d’eau a fait déborder le vase et le conflit menace aujourd’hui de s’étendre à d’autres sites, tels que Thiais, Melun ou encore Rueil Malmaison.
« Ça peut même aller jusqu’à l’ensemble de la Sodexo » affirme Mourad. Inquiets, les responsables de la filiale ont entamé le dialogue mardi soir. La direction a accepté de revoir l’organisation du travail des chauffeurs-livreurs et promet de mieux considérer ses employés. Mais hier soir, les grévistes étaient toujours en attente d’une réponse concernant la rémunération. Une chose est sûre, « si on n’a pas de réponse écrite noir sur blanc, la cuisine restera bloquée pour une durée indéterminée », assure Madi.



La Sogeres, un poids lourd

« Sogeres, la restauration ressourcement, l’entreprise tournée client », voilà le slogan de cette société qui a ouvert le premier restaurant d’entreprise français. Elle rejoint le groupe Sodexo Alliance en 2001 et est le quatrième acteur de la restauration collective et commerciale en France. La Sogeres est présente aux quatre coins de l’hexagone dans divers domaines : les entreprises, les écoles, l’administration et le secteur de la santé.

 

La France aussi est dans l’austérité

thibault.jpgDans une interview publiée par Le Monde du 23 juillet, le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation et juge que le pouvoir piétine la démocratie sociale.

Propos recueillis par Claire Guélaud, journaliste

Bernard Thibault regrette que l’Europe n’ait " plus d’objectifs de développement social " et invite les politiques à " reprendre le pouvoir aux institutions financières ", car " l’Europe est malade ", et pas seulement sur le plan économique. Le secrétaire général de la CGT confirme l’appel à la mobilisation à la rentrée mais n’attend pas grand-chose de l’intersyndicale du 18 août. Il est possible, dit-il, que le syndicalisme traverse une " séquence de divisions ".

Que révèle la crise grecque ?

Nous vivons dans un monde dominé par des logiques économiques et financières sur lesquelles de moins en moins de personnes ont de prise. La Grèce est sous les feux de l’actualité mais la Confédération européenne des syndicats l’a constaté à la mi-mai : c’est toute l’Europe qui est malade sur le plan économique, social et politique.

Le sommet de jeudi répond-il aux difficultés européennes ?

Une fois de plus, on tente de nous convaincre qu’on a évité le pire... jusqu’à la prochaine secousse naturellement prévisible puisque rien ne change sur le fond. L’Union européenne n’a plus d’objectifs de développement social. Les agences de notation et les banques convoquent les chefs d’État en leur fixant leur feuille de route, et l’intérêt des marchés prime sur celui des peuples. Cela ne peut pas durer très longtemps.
Les responsables politiques doivent reprendre le pouvoir aux institutions financières. Ceux qui ne prennent pas la mesure de la situation feront le jeu des partis d’extrême droite. Lesquels rencontrent un certain succès en Europe en proposant des réponses qui n’en sont pas, en désignant des boucs émissaires - l’immigré de service -, ce qui protège le système à l’origine d’un malaise social grandissant. La France aussi est dans l’austérité ; elle l’a même prônée dans le pacte " euro plus ".

A quoi pensez-vous ?

Aux injonctions de la Commission européenne pour 2011-2014. Elles nous permettent de mieux comprendre pourquoi le ministre du travail, Xavier Bertrand, a annoncé précipitamment un nouvel allongement de la durée de cotisation pour les retraites, pourquoi il faut tailler dans les budgets publics et sociaux ou encore instaurer une deuxième journée de travail gratuit pour financer la dépendance. On passerait ainsi du " travailler plus pour gagner plus " au travailler plus mais gratuitement. Ce n’est pas non plus un hasard si le Medef relance sa revendication d’une suppression de la durée légale du travail.

La CGT a proposé une journée d’action à la rentrée sans consulter l’intersyndicale. Pourquoi ?

La situation est sérieuse et le mouvement syndical doit être au diapason du mécontentement social, comme le sont tous les syndicats en Europe. Nous avons décidé de le dire publiquement, à nos partenaires syndicaux et plus largement aux salariés. La question du pouvoir d’achat et des salaires va revenir en force à la rentrée. L’emploi ne s’est pas amélioré, l’austérité est programmée.
Notre message est simple : soit on prend l’initiative d’organiser des actions collectives pour modifier le cours des choses, soit on laisse faire. Si les salariés veulent de vraies alternatives, ils doivent le dire ensemble et le cadre syndical le permet. Ils auraient tort de rester seuls l’arme aux pieds en considérant que le bulletin de vote est l’unique moyen d’expression.

Peut-on échapper au redressement des comptes publics ?

Qui a multiplié les aides financières aux entreprises qui coûtent plusieurs dizaines de milliards d’euros sans contreparties, les avantages fiscaux aux plus fortunés tout en justifiant le blocage du smic et contribuant à la baisse des pensions ? C’est le gouvernement !
Le redressement ne passera pas par le recul des droits sociaux mais par une réappropriation publique des moyens de financement et leur orientation sur les investissements productifs, le développement des qualifications et leur juste rémunération. Nous voulons un autre partage des richesses.

Que va donner l’intersyndicale ?

Nous avons bien noté que notre proposition de préparer dès maintenant une mobilisation interprofessionnelle unitaire n’avait pas reçu un accueil d’un enthousiasme débordant. On va continuer de discuter de la situation et faire le point le 18 août. Je crains qu’un désaccord n’apparaisse sur l’opportunité d’en appeler à la mobilisation. Chacun prendra ses responsabilités. Les relations syndicales sont faites de hauts et de bas. Il est possible que nous traversions une séquence de divisions. Pour nous, il n’est pas question d’accompagner les politiques actuelles sans réagir de manière plus offensive.

Mais, en 2010, il y a eu des mobilisations exceptionnelles, souvent unitaires, mais sans effet...

La loi sur les retraites est passée, c’est vrai. Mais si le président de la République perd l’élection présidentielle, il aura là un des motifs d’explication, quoi qu’il en pense. On ne peut pas piétiner la démocratie sociale à ce point.

La CGT a été un des syndicats les plus actifs contre le FN. Qu’a donné cette action ?

Il était normal et évident que nous réagissions fermement : pour la première fois, un parti intente une action en justice contre la CGT pour discrimination politique. Ce n’est pas banal ! J’attends avec impatience les suites, s’il y en a, de cette procédure. Il faut répondre à la démagogie du FN, qui se dit proche des ouvriers sans jamais soutenir une seule de leurs grèves.
L’extrême droite cherche à surfer sur le mécontentement social et sur la déception politique ; elle prétend jouer le jeu de la démocratie et, parvenue à ses fins, applique des politiques contraires aux valeurs historiques du syndicalisme. Aucun progrès social ne se construit sur la discrimination.

Votre action est-elle efficace ?

N’oublions pas, même si certains s’y efforcent, ce qui s’est passé en 2010. La France est un des pays européens où la mobilisation sociale a été la plus imposante avec des millions de manifestants. Cela a laissé des traces. De nombreux électeurs se détermineront en 2012 en fonction du bilan et des propositions sur le terrain économique et social.
Pourquoi croyez-vous que le gouvernement a dégainé sa prime indexée sur les dividendes ? Pour essayer de remonter le terrain perdu en matière sociale, avant une rentrée placée sous le signe de l’austérité avec les restrictions budgétaires, les 2 milliards d’économies sur la Sécurité sociale, l’autre journée de solidarité, etc.
Et je ne vois rien du côté du dialogue social avec le patronat qui puisse compenser un tant soit peu cette politique ! La négociation nationale interprofessionnelle nous semble de plus en plus artificielle : il n’y a qu’à voir le sort fait aux jeunes. L’accord du 7 juin ne comporte aucun engagement supplémentaire des entreprises.

Que pensez-vous de l’idée de M. Luca, qui avait suggéré d'interdire la grève lors des grands départs en vacances ?

Il devrait interdire aussi les licenciements, les restructurations et les mauvaises lois pendant les congés !

Qu’est-ce qui marquerait une rupture avec le sarkozysme ?

La manière d’exercer le pouvoir. J’ai tout de suite compris qu’il y aurait un problème récurrent avec le chef de l’État dès qu’il a expliqué que c’était un job, autrement dit qu’il avait les pleins pouvoirs. Une élection ne confère pas les pleins pouvoirs. Il faut gouverner autrement, notamment en instaurant d’autres rapports avec les représentants des salariés. Une majorité de gauche peut être plus sensible à cette nécessité. Même si je sais par expérience que les partis de gauche pensent intégrer le point de vue syndical, alors que cela n’a rien d’automatique.
Les élus politiques devraient aussi faire respecter le droit constitutionnel qui protège la liberté syndicale dans les entreprises. Les atteintes à ce droit restent un fléau récurrent.

La CGT va-t-elle donner des consignes de vote pour la présidentielle ?

Nous n’avons pas décidé ce que nous ferons. Mais il est peu probable que M. Sarkozy trouve la masse de ses voix parmi nos adhérents.

 

Dans le Val d’Oise, les luttes gagnantes se sèment et se récoltent

je_lutte_des_classes.jpgDans le département du Val d’Oise, une quinzaine de conflits, pour la plupart victorieux, ont eu lieu depuis le début de l’année, dans le privé comme dans le public. Une dynamique qui méritait bien une fête.

A la veille du premier mai, la CGT du Val d’Oise a pris le contrepied de la morosité ambiante pour célébrer sa première fête des victoires et des luttes. Une quinzaine de conflits ont en effet éclaté depuis le début de 2011 dans le département. « Quinze luttes, quasiment toutes gagnantes en cinq mois, surtout après la bataille des retraites, ça a un sens », jubile Philippe Lattaud, secrétaire départemental, lors de réjouissances organisées vendredi soir à Cormeilles en Parisis.

Public, privé, les conflits concernent tous les secteurs professionnels et ont permis des avancées tous azimuts : salaires, conditions de travail, emploi, mutuelle… « Cette dynamique prouve que les salariés sont de plus en plus révoltés », analyse le responsable syndical. « Désormais, ce ne sont plus les salariés qui ont la peur au ventre, ce sont les tauliers. Aujourd’hui, ils négocient tout de suite. »

Cinq jours de grève, en février dernier, ont ainsi suffi aux salariés de Val Horizon (collecte des ordures ménagères) pour obtenir gain de cause. Revalorisation salariale de 2%, recrutement de 20 intérimaires en CDI, versement d’une prime exceptionnelle, amélioration des conditions de travail, une mutuelle alignée sur les autres salariés du groupe, organisation d’élections professionnelles, et « respect de la dignité humaine ». « On avait tout mis sur la table, on a tous tenu pendant une semaine. Et on a gagné », se délecte Mohamed Gouidrek, délégué CGT de l’entreprise. (Notre blog s’est fait l’écho de cette mobilisation à plusieurs reprises.)

Autre grève aussi rapide que victorieuse, celle des matelas Benoist, qui eux aussi se sont battus pour leur dignité. Et qui ont obtenu beaucoup plus : régularisation de sans papiers, augmentations de salaires… A ce jour, des problèmes persistent mais Boris, Younoussa, Mouhamadou, forts de leurs nouveaux mandats syndicaux, n’entendent pas « se laisser faire ». Autre exemple, celui des conducteurs de l’entreprise Céobus de Pontoise. En seize jours de grève, les conducteurs de cette filiale de la RATP ont obtenu plusieurs primes, de meilleures conditions de travail et l’arrêt des contrats précaires. « On a fait dégager la direction. Et maintenant, on nous écoute », se félicite Abdel Romdhane, le délégué CGT.

Privé, public, même combat. Chez les territoriaux de la mairie d’Argenteuil, la CGT se mobilise depuis 2008 pour éradiquer la précarité. « On a obtenu la titularisation progressive des 500 contractuels », indique Pascal Videcoq, secrétaire CGT. Élue du personnel CGT au sein de l’office AB-Habitat d’Argenteuil-Bezons, Cécile Sellier, elle, se bat car « plus on précarise les salariés, plus le service public est mis à mal. »

Du point de vue de Philippe Lattaud, ces victoires sont le fait de salariés motivés, mais aussi de la restructuration des unions locales, « instances de proximité faites pour aider les salariés ». « Construire un mouvement, ça se réfléchit, il y a un savoir-faire de la lutte », poursuit-il. Une stratégie qui fonctionne puisque la CGT du Val d’Oise enregistre 600 adhésions par an depuis quatre ans. « On est aujourd’hui plus de 6 000 . En 2010, 70 syndicats de boîtes ont été créés. Les effectifs remontent, avec des jeunes qui ont la niaque. On sent bien qu’on est sur une dynamique. »

Article paru dans l'Humanité du 2 mai 2011

 

1er Mai : solidarité internationale et progrès social

premier_mai.pngCommuniqué commun CFDT - CGT – FSU – Solidaires – UNSA

Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.

Les organisations CFDT - CGT – FSU – Solidaires – UNSA expriment leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté. Partout dans le monde, cette onde de choc salutaire bouscule les dictatures et porte un message d’espoir de liberté, de démocratie et de progrès social.

Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les États membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.

Partout participons aux manifestations unitaires pour :

  • Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités. Prioriser des mesures en faveur des jeunes. Mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
  • Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie ; Faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes
  • Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité ;
  • Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.

L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.

Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C’est de cette façon que reculeront l’exclusion, le racisme, le rejet de l’autre. Nos organisations appellent tous les salariés, les chômeurs et les retraités à participer aux manifestations unitaires organisées dans toute la France.

A Paris, la manifestation défilera de République à Nation ; RV à 14h30

Le Front de Gauche tiendra un point fixe sur le parcours de la manifestation au croisement des boulevards Voltaire et Richard Lenoir (métro Oberkampf.)

 

Le mouvement social est légitime et conforté

Déclaration commune des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les moyens déployés par le gouvernement pour tenter d’accréditer l’idée que « la page retraite » est tournée, ce sont 1,2 million de salariés qui ont manifesté le 6 novembre dans 243 villes contre cette réforme des retraites injuste et inefficace. Si chacun a conscience que la loi sur les retraites est susceptible d’être promulguée dans les prochains jours, (chose faite le 10 novembre, ndlr) l’heure n’est pas à la résignation. Les organisations syndicales continueront d’agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d’autres alternatives pour le financement du système de retraites par répartition. Elles réaffirment leur attachement au maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans et de l’âge du taux plein à 65 ans.
Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et toujours préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent toujours durement les conséquences d’une crise qui dure.
Les organisations syndicales considèrent que la mobilisation d’un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l’insatisfaction criante des salariés et leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’inégalité entre les femmes et les hommes, de fiscalité et de partage des richesses. Elles décident d’approfondir leurs analyses et propositions sur ces questions afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.
Les organisations syndicales décident de poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes. Ces actions doivent répondre aux préoccupations des salariés et permettre la participation du plus grand nombre. Elles demandent aux organisations territoriales et professionnelles d’en préciser les modalités (rassemblements, manifestations, meetings, arrêts de travail…).
Des initiatives dans les territoires et les entreprises sont déjà prévues. Les organisations syndicales veilleront à assurer leurs réussites.
Les organisations syndicales s’engagent dès à présent à participer activement à la journée d’action Européenne du 15 décembre pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient en Europe.
Les organisations se reverront le 29 novembre 2010.

 

Le 6 novembre, on continue !

L'intersyndicale à huit se réunit aujourd’hui jeudi en fin d'après-midi au siège parisien de la CFE-CGC, avant la nouvelle journée de manifestations prévue samedi 6 novembre contre la réforme des retraites.
La CGT va proposer l'organisation d'une nouvelle journée de mobilisation nationale interprofessionnelle en novembre, ont indiqué deux de ses secrétaires confédéraux.
"Nous allons proposer en débat à l'intersyndicale l'organisation d'un temps fort de mobilisation nationale dans le courant du mois de novembre, a déclaré Eric Aubin, chargé du dossier "Retraites" à la confédération.
Il a cependant précisé que "ce ne serait pas la première fois qu'il ne ressortirait pas forcément de l'intersyndicale ce que nous proposions au départ car il y a des débats sur les formes d'action et le rythme".
Nadine Prigent a confirmé que la CGT "ira à l'intersyndicale avec la proposition d'une nouvelle mobilisation interprofessionnelle" et "en discutera avec les autres" car elle "estime que la situation n'a pas beaucoup changé depuis que nous avons décidé des mobilisations du 28 octobre et du 6 novembre".
Pour la date d'une éventuelle nouvelle journée d'action, "on ne va pas tenir compte de la promulgation de la loi car on ne sait pas à quelle date elle aura lieu", a-t-elle ajouté.
L’opinion publique reste largement favorable au mouvement, et le fait que la loi soit votée n’y change rien. Texte peut-être légal mais toujours illégitime. La mobilisation n’a guère connu de répit durant les derniers jours avec notamment les manifestations du 28 octobre qui ont encore rassemblé 2 millions de personnes, en pleine période de congés scolaires. La nouvelle journée d’action du samedi 6 novembre permettra de continuer à affirmer que le dossier des retraites doit être repris à zéro avec les syndicats, sur d’autres bases que celle du recul de l’âge légal du droit à la retraite. Une autre réforme des retraites est possible, qui garantisse pour toutes et tous, un véritable droit à la retraite à 60 ans. Il est possible de garantir et développer le système de retraite par répartition, système qui a fait la preuve de son efficacité depuis plus de 60 ans.
Disons-le, très fort, le samedi 6 novembre lors de la manifestation parisienne. Le rendez-vous est fixé à 14h30 place de la République.
Et même si le sujet est moyennement drôle, certains le traitent avec beaucoup d'humour.... voir la vidéo _621_.JPG

 

Pour une autre réforme des retraites

De nouveau réunies le 21 octobre, nos organisations respectives du Val d’Oise ont décidé de poursuivre, en les multipliant, les initiatives dans le département.
Elles appellent les salarié(e)s avec ou sans emplois, les retraité(e)s ainsi que les lycéen(ne)s et les étudiant(e)s du département à exprimer plus fortement leur opposition au projet porté par le gouvernement|tag:gouvernement] ainsi que leur volonté de stopper le processus législatif pour que s’ouvrent de réelles négociations prenant en compte les propositions alternatives en terme de droits et de financement.
Tous les sondages confirment l’appui large de la population aux mobilisations impulsées dans l’unité par les organisations syndicales et le rejet de l’autisme et du mépris gouvernemental face à cette exigence démocratique de débat public et de concertation pour une réforme importante comme celle des retraites. L’ampleur des mobilisations en France et dans le département illustre qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008.
Nos organisations condamnent avec fermeté l’intervention des forces de l’ordre à la raffinerie de Grandpuit, l’utilisation abusive des réquisitions et plus généralement la dérive gouvernementale vers une politique de répression et de violences policières.
Responsables et lucides, elles sont déterminées à ne pas laisser dévoyer les revendications au coeur de la mobilisation actuelle.
Elles ont décidé de permettre à un maximum de salarié(e)s, de lycéen(ne)s et d’étudiant(e)s d’exprimer leurs exigences sociales et démocratiques le 28 octobre, journée nationale interprofessionnelle et unitaire de grèves et de manifestations, en participant à un rassemblement devant le MEDEF 95 qui se prolongera par une manifestation jusque la gare de Cergy pour un départ collectif à la manifestation régionale de l’après midi.
Cergy le 25 octobre 2010

Manifestation départementale
Jeudi 28 octobre
10 h devant le siège du Medef
7 avenue de la Palette à Cergy
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Les manifestations de lycéens dans le Val d’Oise

Les manifestations lycéennes dans le Val d’Oise ont suscité des réactions bien différentes. Le PCF du 95 a condamné le caractère disproportionné des interventions policières, de même que le Parti de Gauche. Retrouvez ci-dessous leurs communiqués relatifs à ces événements.

Communiqué du PCF 95
Les provocations du gouvernement illustrent un mépris profond pour les jeunes.
Suiite aux nombreux incidents qui se sont déroulés dans notre département lors des manifestations lycéennes, le PCF condamne l’utilisation de la force de façon disproportionnée (utilisation abusive du flash-ball, recours systématique aux gaz lacrymogènes, interpellation de nombreux animateurs du mouvement...). Cela ne permet pas de rendre le climat serein. Il est en effet légitime que les jeunes se mobilisent sur la question des retraites puisque le gouvernement ne cesse d’affirmer que l’objectif du projet est de pérenniser le système existant pour les générations futures. Les lycéens et les étudiants ont pris connaissance des mesures roposées et ont jugé, par eux mêmes, qu’elles étaient injustes et inefficaces. Le gouvernement ne voit dans cet ngagement de la jeunesse que manipulation et incompréhension.
Le mépris affiché à l’égard de toute une génération est purement scandaleux.
Comment peut-on juger les lycéens incapables de comprendre le projet et leur interdire quasiment d’assumer leur citoyenneté, en manifestant par exemple, et dans un même temps les rendre pénalement responsables à 13 ans comme le préconise Monsieur Sarkozy ?
La Fédération du PCF a écrit au Préfet pour qu’il vérifie comment les interventions policières se sont déroulées, pour qu’il appelle les forces de l’ordre à plus de retenue face aux lycéens et qu’il fasse annuler toutes les poursuites judiciaires contre les animateurs de ces mouvements.
La jeunesse n’est pas coupable, c’est le gouvernement qui, avec son refus de négocier, est le seul responsable de cette situation.

(voir article sur VONews http://www.vonews.fr/article_11142 )

Manifs lycéennes : La répression policière provoque l’indignation du Parti de Gauche 95
Les arrestations et les violences en marge des manifestations contre la réforme des retraites, laissent un goût amer au Parti de gauche du Val d’Oise. Ils trouvent les méthodes des forces de l’ordre « excessives et dénuées de sens. » Taxé d’autoritarisme, Nicolas Sarkozy est directement pointé du doigt. « Sa seule réponse est d’envoyer sa police Robokop contre la jeunesse. Tirs de flash-ball et lancement de gaz lacrymogènes se multiplient face à des lycéens qui sont majoritairement pacifiques » explique le PG dans un communiqué. Dès lors, le parti politique exige la levée des sanctions judiciaires à l’égard des lycéens, au nom de la liberté d’expression. « Le pouvoir tente d’effrayer la jeunesse… ajoute Patrice Lavaud, au nom du Parti de Gauche 95. Nous avons dans le Val d'Oise des lycéens blessés par des tirs de flash-ball. La jeunesse a le droit à la parole, Monsieur Sarkozy ! Ne l'oubliez pas ! »

(article paru sur VONews : http://www.vonews.fr/article_11207)

Les maires d’Argenteuil et de Saint Gratien ont eux aussi un avis tout à fait opposé vis à vis de ces journées. Le socialiste Philippe Doucet « désapprouve l’utilisation disproportionnée de la force publique » alors que J. Eustache considère qu’il est « totalement irresponsable de la part de partis politiques comme de syndicats d’appeler les lycéens à manifester de manière spontanée. »

(Voir la réaction des maires : http://www.vonews.fr/article_11087)

A Argenteuil enfin, professeurs et personnels du lycée Jean Jaurès ont déploré la charge des forces de l’ordre qui a occasionné des blessés alors que les élèves manifestaient tout à fait pacifiquement. Retrouvez en annexe le texte complet relatant les événements du jeudi 14 octobre à Argenteuil.

 

Manifestations du 19, toujours aussi fortes !

_602_.jpgPlus de 3,5 millions de personnes ont encore manifesté mardi 19 octobre contre le projet de réforme des retraites. La mobilisation ne faiblit pas, le gouvernement s’agite devant les divers blocages. L’intersyndicale se réunit jeudi prochain.
Les manifestations du mardi 19 octobre ont réuni toujours autant de monde ! Les syndicats annoncent plus de 3,5 millions de manifestants alors que le gouvernement, qui poursuit sa ridicule logique de minoration, est quand même obligé de déclarer qu’il y avait, pour lui, plus d’un million de manifestants dans la rue.
Le vote du projet de loi sur les retraites, qui avait été annoncé pour mercredi, sera sans doute et finalement reporté à jeudi soir, voire au week-end prochain. Le président de la République et le premier ministre multiplient les déclarations autoritaires et jouent les vierges effarouchées sur les blocages qui seraient anti-démocratiques. Alors que la représentation nationale est appelée à ne pas toucher une seule virgule au texte, que le Sénat est appelé à voter les articles dans la même formulation que celle de l’Assemblée pour qu’ils soient automatiquement adoptés, ce sont la mauvaise foi et le mépris qui s’allient à la tromperie dans les déclarations gouvernementales.
La pression sur les sénateurs se fait plus forte. 71% des Français sont dorénavant solidaires du mouvement de protestation contre le projet de réforme. Les sénateurs peuvent-ils passer outre et revenir la conscience en paix dans leurs départements ?
La jeunesse s’est fortement mobilisée cette semaine. Responsable, elle a souhaité, au travers de ses organisations, l’UNL et la FIDL pour les lycéens, l’UNEF pour les étudiants, signer un texte avec les organisations de salariés sur l’exigence « d’un droit à la retraite et à l’avenir ». L’inquiétude d’une génération sans perspective d’avenir, les difficultés d’emploi des jeunes comme les incertitudes concernant l’accès à l’autonomie et au logement, le droit à la formation, les poussent à envisager sans enthousiasme des carrières toujours plus longues, pour des retraites au montant toujours plus faible.
Quelles suites pour le mouvement ? Les syndicats se réunissent jeudi, manifestations et assemblées générales accompagneront les mobilisations déjà prévues : tractages, blocages, grèves reconduites ici ou là.
SNUipp-FSU

Retrouvez ci-dessous le communiqué du SNUipp
19 octobre : les enseignants des écoles toujours déterminés
Pour la quatrième journée de grève depuis la rentrée, ce sont encore 31% des enseignants des écoles qui sont mobilisés ce mardi 19 octobre.
Huit enseignants sur 10 auront marqué leur refus d’une réforme injuste au cours des mois de septembre et octobre, en participant au moins à une des journées de grève. Ils savent que l’allongement de la durée de cotisation se traduira par des carrières plus longues, gage de moins d’énergie et de disponibilité offertes aux élèves, alors que, dans le même temps, la baisse des recrutements laisse nombre d’étudiants se destinant au métier d’enseignants sur le carreau. Ils mesurent également la baisse considérable du niveau des pensions à venir si le gouvernement s’entête à maintenir sa réforme. C’est enfin la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et d’exercice du métier, appelée à s’aggraver avec force si le projet de budget 2011 était adopté, qu’ils entendent dénoncer par cet engagement inédit. C’est pourquoi les enseignants des écoles resteront mobilisés pour la défense des retraites, des salaires et de l’emploi, mais aussi pour l’école.
Paris, le 19 octobre 2010

 

Le 19 octobre, encore plus fort !

_601_.jpg71%, c’est désormais le nombre de Français qui soutiennent le mouvement contre la réforme des retraites.
Lundi 18 a vu la diversification des actions et la montée en puissance de nombreux secteurs : raffineries, transports, routiers, cheminots, ouvriers de la chimie... Les annonces du gouvernement sur la non pénurie d’essence sont démenties par l’augmentation du nombre de stations service fermées et la réunion de crise à l’Elysée. La volonté du gouvernement d’« en finir au plus vite », se traduit par la précipitation pour le vote au Sénat (normalement prévu mercredi), les déblocages musclés de certains dépôts pétroliers, la répression violente des manifestations lycéennes.
Mardi 19, nouvelle journée de contestation nationale contre le projet de réforme des retraites lancé par le gouvernement. Quelle sera la réponse au durcissement du ton du gouvernement et à la fin de non-recevoir de François Fillon ? Les routiers avec les opérations-escargot, les cheminots qui restent très mobilisés, les employés des transports urbains, les travailleurs sociaux, les fonctionnaires territoriaux... les implications dans les actions se déplacent d’un secteur à l’autre et prennent de la force. Ainsi pour cette quatrième journée de grève, encore 30% des enseignants du premier degré sont engagés, en dépit des difficultés (service minimum d’accueil, coût financier...). De fait depuis le début de ce conflit, on évalue à 80% la part des professeurs des écoles, des instituteurs et institutrices qui se sont mis en grève à un moment ou à un autre.
L’entrée remarquée des jeunes dans les mobilisations inquiète le gouvernement qui s’est empressé de crier à la manipulation. Les jeunes ont su répondre calmement et sereinement à ce déni de citoyenneté. En même temps dans une volonté d’établir une communication entre les salariés et les étudiants et lycéens et d’échanger sur le fond du sujet des retraites, une réunion exceptionnelle a eu lieu lundi soir entre l’intersyndicale nationale et les organisations lycéennes (UNL) et étudiantes (UNEF). Tous se sont exprimés en commun sur le sens et l’ampleur des mobilisations actuelles contre le projet de loi de réforme des retraites, et ce, dans le respect de l’indépendance de chacun. Le principe d’un communiqué commun a également été acté dans lequel les jeunes exigent un droit à un avenir et à la retraite.
SNUipp/FSU

 

Encore trois millions

La CGT a estimé à "près de trois millions" le nombre de manifestants contre la réforme des retraites samedi, un nombre identique à celui du samedi 2 octobre. La mobilisation s'est maintenue samedi à un niveau élevé dans la rue, permettant à l'opposition et aux syndicats de renouveler leurs appels à une marche arrière du gouvernement sur son projet de loi.
Le ministère de l'Intérieur a estimé, lui, le mouvement en légère baisse sur le plan national.
"Il faut que le gouvernement ait la responsabilité au dernier moment de suspendre le débat parlementaire et de nous permettre d'ouvrir le dialogue", a déclaré François Chérèque, le numéro un de la CFDT, en tête du cortège parisien. "Il est temps que ce gouvernement qui radicalise, qui bloque le pays, qui est devenu sourd, ouvre le dialogue avec les organisations syndicales qui le souhaitent."
"Cela montre la détermination qui se confirme de ce mouvement d'ampleur inégalée depuis de nombreuses années", a déclaré le leader de la CGT, Bernard Thibault.
Dans une lettre ouverte à Sarkozy, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a demandé samedi à Nicolas Sarkozy de retirer le projet de loi sur les retraites. Pour lui, "la mobilisation de ce samedi vient de montrer à nouveau l'exceptionnelle détermination du peuple français à faire échec au projet (...) vous ne vous en sortirez pas en continuant de marteler une position désormais intenable alors que 6 Français-e-s sur 10 pensent qu'une autre réforme des retraites est possible".
Dénonçant les "coups de forces répétés au Parlement", les "mesures répressives contre la jeunesse, il ajoute que "ne pas rouvrir la discussion avec les organisations syndicales sur des bases totalement nouvelles, c'est bafouer la démocratie" et que Nicolas Sarkozy est "aujourd'hui le président d'une minorité" dont il "s'acharne à servir les intérêts privés".
"Le gouvernement doit comprendre que c'est la France qui manifeste, la diversité de la France, les salariés du public et du privé, la solidarité intergénérationnelle", a déclaré le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. "Il ne faut pas que le président de la République fasse de ça un caprice d'orgueil, il faut qu'il comprenne qu'il est le président de la France, que c'est la France qui lui parle".
Depuis la précédente journée nationale de contestation, mardi 12, les appels à la grève reconductible, dans les secteurs de l'énergie, des transports et de l'éducation, se sont multipliés. Les transporteurs routiers ont annoncé leur intention de rejoindre le mouvement. Les salariés des 12 raffineries françaises étaient en grève samedi. La plupart de ces raffineries sont en cours d'arrêt, une procédure qui prend techniquement plusieurs jours. Quant aux stations-service, elles sont de plus en plus nombreuses à connaître des problèmes d'approvisionnement.
Christine Lagarde a défendu la réforme des retraites, qu'elle a qualifiée de "fondamentale" et "déterminante sur le plan économique d'abord".
"Nous avons besoin de remettre du travail dans l'économie (...) et puis nous avons besoin d'équilibrer un régime", a-t-elle dit avant de qualifier l'allongement de la durée du travail de "décision simplement responsable". Les trois millions "d'irresponsables" dans les rues samedi apprécieront.
Infos Humanité.fr
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Grève mardi 19 octobre

Nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Communiqué des organisations CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes.
La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi.
Cette quatrième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition. Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales.
Les organisations syndicales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à participer massivement aux manifestations du samedi 16 octobre.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.
Pour amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles se reverront le 21 octobre.
Les organisations syndicales demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste.
Paris, le 14 octobre 2010
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Retraites : la légitimité est dans la rue !

La contestation se durcit avec des niveaux record de 3 millions et demi de manifestants et l'entrée des lycéens dans un mouvement qui s’amplifie et pourrait se prolonger par des grèves reconductibles, alors que le gouvernement exclut toute nouvelle concession.
C'est "la plus forte journée qu'on ait faite depuis le début" de la protestation contre le report de l'âge minimal de la retraite de 60 à 62 ans, a affirmé le secrétaire général du syndicat CGT, Bernard Thibault.
Les manifestations "sont sensiblement plus importantes que les dernières fois", a renchéri François Chérèque, le patron de l'autre grand syndicat, la CFDT.
Selon le ministère de l'Intérieur, "environ 500.000 personnes" avaient manifesté à la mi-journée contre 410.000 le 23 septembre.
A Paris, quelque 65.000 personnes ont participé mardi à la manifestation derrière une banderole proclamant "Retraites solidaires, emplois, salaires: un enjeu de société", selon une première estimation de la police au début du défilé, un chiffre en hausse par rapport aux deux précédentes journées de mobilisation.
Des milliers de lycéens et étudiants faisaient partie du cortège, alors que l'engagement des jeunes, appelés par les syndicats à se mobiliser massivement, constitue un des enjeux de la journée de mardi. Parallèlement, la grève était forte mardi dans deux secteurs stratégiques: les chemins de fer et l'énergie.
Cette journée pourrait marquer un tournant dans le bras de fer entre le pouvoir et les syndicats.
"On est un des rares pays où il peut y avoir quatre manifestations avec deux ou trois millions de personnes dans les rues sans que le gouvernement ne dise rien", a commenté M. Chérèque.
Le Premier ministre a répété mardi que le gouvernement était "au bout de ce qui est possible" en terme de concessions.
S'il a consenti des aménagements en faveur de certaines mères de famille, pour les carrières longues ou des emplois pénibles, le gouvernement reste inflexible sur le fond de la réforme, dont le président Nicolas Sarkozy a fait un chantier phare de la fin de son mandat.
Après le passage de 60 à 62 ans de l’âge légal vendredi, le Sénat a voté lundi 11 octobre l’article repoussant de 65 à 67 ans l’âge de la retraite sans décote.
Cette attitude, dénoncée par les sénateurs du groupe CRC-SPG (communistes et du Parti de gauche) affiche le mépris que le gouvernement a pour l’ensemble des salariés, aujourd’hui très largement opposés à son projet.
Les organisations syndicales décident d’ores et déjà d’un nouveau rendez-vous de manifestations permettant la convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles le samedi 16 octobre 2010, sachant que deux tiers des Français sont favorables à un durcissement des actions selon un sondage.
Infos Orange.fr
Retrouvez le Front de Gauche dans la manifestation
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Bataille de chiffres...
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Le sale type déjà croisé à Saint Gratien !
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Bien vu : le 12 octobre, on était ensemble et .. nombreux, très nombreux !
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Espérons qu'il ne nous faudra pas aller jusqu'à cette extrémité...
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Deux bonnes solutions, non ?

 

Retraite : la loi est loin d’être votée !

_585_.jpgRetraite : la précipitation du vote sur l'article 5 ne doit pas cacher cette réalité : la loi est loin d'être votée !

Communiqué du Groupe Communiste Républicain Citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche
Après avoir usé de tous les artifices de procédure, le gouvernement et sa majorité ont bousculé l’examen du projet de contre-réforme sur les retraites, pour arracher au Sénat un vote conforme sur l’article 5, supprimant la retraite à 60 ans.
Cédant aux injonctions du MEDEF, ce gouvernement espère ainsi démobiliser le puissant mouvement social qui se renforce contre son projet et qui s’exprimera fortement le 12 octobre prochain.
Ce vote n’est donc qu’une victoire à la Pyrrhus. Il peut se retourner contre lui. Il est la marque de son mépris envers l’ensemble des salariés, aujourd’hui très largement opposés à son projet. Ce vote du Sénat ne règle rien. La loi, dans son ensemble, n’est toujours pas votée.
En usant de tous les artifices pour tenter de parvenir à ses fins, le gouvernement n’a fait que montrer son entêtement, mais aussi sa fébrilité. La preuve est ainsi faite que malgré ses déclarations, rien n’est joué. Le vote d’un article ne fait pas une loi et chacun sait qu’une loi, même votée, n’est pas encore promulguée. Tout reste donc encore possible.
Aux côtés de toutes les forces sociales mobilisées contre la suppression de la retraite à 60 ans, les sénateurs communistes républicains citoyens et les sénateurs du parti de gauche s’engagent à poursuivre leur radicale opposition dans le débat au Sénat pour combattre, article par article tous les points de cette réforme scélérate et faire entendre des solutions alternatives.

Retrouvez les échos de la bataille parlementaire sur ce site

 

Retraites : slogans et mensonges du gouvernement

_432_.jpg« On vit plus longtemps, il est donc normal de travailler plus longtemps ».
Avant de travailler plus longtemps, il faudrait déjà pouvoir travailler tous et vivre pleinement sa vie, ses choix, au travail et à la retraite. L’affirmation gouvernementale repose sur l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance, mais ce n’est pas le bon indicateur. Ce qui est primordial en matière de retraite, c’est l’espérance de vie en bonne santé, or celle-ci est par exemple de quatorze ans pour les ouvriers de 50 ans, soit 64 ans. Autrement dit, l’effet direct de la réforme serait d’amputer de moitié la durée de retraite en bonne santé des ouvriers...
« La loi reconnaît la pénibilité du travail ».
Le gouvernement ne prévoit qu’une prise en compte des salariés qui se verraient reconnaître une invalidité à hauteur de 20 % avant l’âge de départ en retraite. Il refuse ainsi aux salariés concernés qui ont une espérance de vie de sept ans inférieure aux autres le droit à une retraite en pleine santé.
« Cette réforme garantit les retraites pour les dix ans à venir ».
Malgré les sacrifices demandés aux salariés, la réforme ne répond pas aux besoins de financement des régimes. Le gouvernement transfère les déficits à une caisse d’amortissement à long terme (CADES), pompe les ressources du fonds de réserve des retraites et de l’assurance-chômage.
« Cette réforme assure la justice sociale ».
Dans le scénario imaginé par l’Elysée, la majeure partie de l’effort pour assurer l’équilibre des régimes serait à la charge des salariés (85 % en 2020 contre 15 % pour les entreprises et les hauts revenus). Le recul de l’âge de départ à la retraite priverait un million de jeunes d’embauche et elle pénaliserait massivement les femmes dont la vie professionnelle est marquée par les inégalités, la précarité.
« Le gouvernement a beaucoup débattu avec les partenaires sociaux ».
Le gouvernement a refusé de mettre ensemble autour d’une table les organisations syndicales, tant de salariés que patronales ; il n’y a eu que très peu de rencontres avec les organisations syndicales de salariés et lors de ces discussions, toutes les propositions amenées par la CGT ont été balayées d’un revers de main.
« Aucune autre solution n’est possible ».
La CGT l’a démontré : une autre politique de l’emploi, et des mesures concernant le mode de financement seraient de nature à garantir et améliorer les droits à retraites pour l’ensemble des générations. Cela paraît d’autant plus accessible que les économistes prévoient un doublement de la productivité du travail d’ici 2050, ce que le gouvernement feint d’ignorer.
« La réforme améliorera le sort des femmes ».
La loi sur l’égalité salariale hommes/femmes de 2006 prévoyait de supprimer avant le 31 décembre 2010 les écarts de salaires entre les femmes et les hommes par le biais de négociations notamment au niveau des entreprises. Mais le texte gouvernemental supprime l’échéance du 31 décembre 2010... Les mesures contenues dans le texte sont inspirées de celles en vigueur pour les seniors à l’entreprise, dont on connaît la piètre efficacité. Les femmes demeureront massivement pénalisées par la réforme.

Vu sur le site de la CGT - Alessandro Vitagliano

 

L’école primaire en ligne de mire

Le gouvernement vient de présenter au Conseil des ministres le projet de loi de finances 2011. Rigueur et injustice sont à l’ordre du jour, pour ramener les déficits publics à un niveau acceptable par les agences de notation… Le gouvernement poursuit sa politique de suppressions massives d’emplois dans les services publics. Le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux amènera en 2011 la disparition de 16 000 emplois dans l’Éducation nationale, dont 9 000 dans le premier degré alors que celui-ci accueillera 19 400 élèves de plus. « C’est un tournant historique qui marque une véritable asphyxie de l’école ! » selon le SNUipp, syndicat des enseignants. Le ministère organise la chasse aux postes, dont les principaux ingrédients seront fort indigestes : augmentation du nombre d’élèves par classe, abandon de la scolarisation des enfants de deux ans, suppressions des postes d’aide aux élèves en difficulté, des intervenants en langues vivantes, fermetures de classes, regroupements d’écoles, appel à des vacataires pour effectuer les remplacements, suppressions des EVS, aides administratives aux directeurs d’école… Une saignée supplémentaire alors que le SNUipp a déjà alerté sur plusieurs rapports faisant état du sous-investissement dont souffre l’école primaire en France. La Cour des Comptes pointe que les dépenses françaises pour l’école sont inférieures de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE.
Enfin, ces jours-ci, est annoncé le gel du point d’indice des fonctionnaires jusqu’à 2013, toujours dans l’objectif de « maîtrise des dépenses publiques ». Ajouté à la hausse de la cotisation retraite de trois points pour les fonctionnaires, cette mesure va entraîner une perte de pouvoir d’achat, alors que depuis 2000, selon les syndicats, cette baisse de pouvoir d’achat se chiffre à près de 9 % dans la fonction publique.
Quelques raisons de plus, s’il en fallait, pour que les enseignants se mobilisent fortement le 12 octobre prochain : ils sont très nettement dans le collimateur du gouvernement !
Retrouvez en annexe les arguments du SNUipp. Sans_titre.JPG

 

Retraite : les 7 mensonges de Sarkozy

_584_.jpgLe débat sur le projet gouvernemental concernant les retraites s’ouvre au Sénat à partir du 5 octobre.
Beaucoup de contrevérités nous sont assénées dans cette période et parfois plus le mensonge est gros...
Le quotidien « l’Humanité » dénonce 7 mensonges de Sarkozy.
1- "Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer" déclarait Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence le 6 avril 2007.
2- "C’est une grande réforme. Il y a de la justice dans cette réforme, il y a de l’équité" Xavier Bertrand.
Les salariés fournissent 85 % de l’effort de financement : 20,2 milliards d’euros au travers des mesures d’âge (report 62 à 67 ans et augmentation de la durée de cotisation). Auxquels viennent s’ajouter 4,9 milliards d’euros de mesures de convergence public-privé. A l’horizon 2020, 25 milliards seront à la charge des salariés, contre 4,6 pour les entreprises et détenteurs de capitaux.
3- "Si on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps, ce n’est pas un choix idéologique, ce n’est pas un choix dogmatique, c’est une question de responsabilité", dixit Nicolas Sarkozy.
Le chef de l’Etat vante les 15 années d’espérance de vie gagnée depuis 1950. Il oublie de préciser que cet indicateur est celui de l’espérance de vie à la naissance. Plus significative est l’espérance de vie en bonne santé. La retraite à 62 ans volerait les deux meilleures années de ce temps libre. L’espérance de vie en bonne santé des ouvriers est de 59 ans, contre 69 pour les cadres… Et comme dit Gérard Filoche, de 60 à 62 ans, ce sont les meilleures années de retraite … et les pires années au travail !
4- "La réforme sera progressive, douce et lente" d’après E. Woerth.
Cette réforme est l’une des rares en Europe qui, tout à la fois, recule les âges de la retraite (âge de départ et âge pour le taux plein) et allonge la durée de cotisation. Et c’est en France que le rythme de relèvement des seuils d’âge est le plus rapide.
5- "Face à un problème démographique, la réponse est démographique" nous assène N. Sarkozy Si les évolutions démographiques pèsent bien sur les comptes de la retraite, le discours sarkozyste occulte le rôle crucial du chômage et du sous-emploi. Il est plus facile de s’en prendre aux salariés sous l’alibi de la démographie qu’aux licencieurs du Medef, véritables fossoyeurs de la Sécu... La création de 100 000 emplois apporterait 1,5 milliard de recettes supplémentaires à la Sécurité Sociale. Travailler plus longtemps apparaît comme une aberration à l’heure où 6 seniors sur 10 sont hors emploi à l’âge de la retraite, alors que 25% des jeunes sont à la recherche d’un emploi.
6- "Aujourd’hui, 10 % des retraites ne sont pas financièrement assises, il faut trouver des solutions" N. Sarkozy Le déficit n’est pas une fiction, mais il a été amplement "construit" par les politiques qui ont conduit, depuis trente ans, à transférer 10 points de la richesse créée des salaires vers les profits. En 1982, les salaires représentaient 75,6% de la valeur ajoutée contre seulement 67,8 % aujourd’hui. La part des actionnaires a, elle, sérieusement grimpé, de 5% en 1985 à 25% en 2010. Les solutions existent : elles impliquent de changer la politique de l’emploi et de mettre à contribution la haute finance, actuellement exonérée de tout effort social. Une cotisation sur les revenus financiers à la même hauteur que la cotisation salariale permettrait de combler les deux tiers du déficit. Le déficit actuel est de 32 milliards et la taxation des revenus financiers à la même hauteur que les salaires rapporterait 22 milliards.
7- "Quand la réforme sera passée, les Français se diront : "on n’a pas de souci à ce faire pour nos retraites"" Nicolas Sarkozy.
En 2003 déjà, F. Fillon promettait que sa réforme "sauvegarderait" le système... La vérité est que les réformes successives mises en oeuvre par la droite ont enclenché une dégradation du niveau des pensions, creusé les inégalités, notamment entre hommes et femmes, sans tenir leur promesse d’assurer le financement des régimes. Si cette machine n’est pas stoppée, alors oui, les Français ont bien du souci à se faire. La baisse du niveau des pensions fait que le taux de remplacement passera de 83% en 2003 à 55% en 2020 et 44,7 en 2050.(source : rapports du COR) Quant aux femmes, leur pension moyenne équivaut aujourd’hui à 48% de celles des hommes. 86% des hommes ont une retraite complète contre seulement 44% des femmes.

Suivez les débats au Sénat sur le site des sénateurs communistes et du Parti de gauche : voir le site

 

Réforme des retraites : le bras de fer se poursuit au Sénat et dans le pays

_480_.jpgUn mouvement social qui s’essouffle, un Parlement qui procède à une adoption rapide et discrète de la loi, et l’attention des Français davantage tournée vers les campements de Roms qu’en direction des questions sociales : le beau scénario imaginé par l’Elysée pour imposer sans coup férir sa réforme des retraites est en train de prendre l’eau. Nul ne sait évidemment, à l’heure actuelle, si le pouvoir finira pas obtenir gain de cause où s’il sera contraint de faire machine arrière. Mais dans l’épreuve de force qui se joue, il est indéniable que le doute s’installe dans un camp et que l’espoir grandit dans l’autre. Principalement en raison de la mobilisation populaire, qui, quoi qu’en disent les comptages policiers, va grandissante. C’est que les Français ont compris dans leur majorité que la réforme n’est ni « juste » ni « indispensable » ainsi que le claironne le très peu crédible Eric Woerth. A vrai dire, l’objectif du recul de l’âge légal de la retraite à 62 ans et de celui permettant de percevoir une pension à taux plein à 67 ans est surtout de réduire la dette publique pour satisfaire les agences de notation, et répondre de la sorte aux exigences du MEDEF, plutôt que d’assurer un retour à l’équilibre des comptes sociaux ou de pérenniser le système de retraite par répartition. Quant à l’examen de la loi au Parlement, il vire au parcours du combattant pour la majorité. Si les débats ont été brutalement et autoritairement interrompus à l’Assemblée nationale, ils ont néanmoins permis à l’opposition de faire apparaître au grand jour toute l’injustice de la réforme. Au Sénat, où le texte est examiné à partir du 5 octobre en séance publique, le crédit-temps limitant le temps de parole des parlementaires n’a pas cours. La discussion s’y annonce plus longue, deux semaines, voire trois, et plus serrée, l’UMP ne disposant pas de la majorité absolue. Ce qui laisse tout le temps aux opposants à la réforme de poursuivre et d’amplifier leur mobilisation. C’est dans ce contexte que les élus du groupe CRC-SPG vont prendre le relais de leurs collègues, députés communistes et du Parti de gauche. Avec l’intention de « faire entendre au Sénat ces millions de voix que le Président, son gouvernement et ses parlementaires ignorent », en faisant « la démonstration qu’avec une autre et une meilleure répartition des richesses, il est possible de garantir pour tous, la retraite à taux plein dés 60 ans ».

Une voix différente au Sénat : groupe communiste, républicain et citoyen et sénateurs du Parti de gauche

 

Retraites : Le PCF appelle à une grande mobilisation, demain, contre la politique du gouvernement

_326_.gifMardi 5 octobre, débutera le débat sur le texte retraites, au Sénat. Après les député-e-s à l’Assemblée Nationale les sénateurs communistes et républicains se battront pour dire non à cette réforme que le gouvernement tente de nous imposer. Rien est joué, tout est encore possible !
Ensemble, derrière les syndicats, les citoyen-ne-s, les associations, mobilisons nous, toujours plus nombreux, pour faire échouer le gouvernement. Les Français-e-s ne veulent pas de la fin de la retraite à 60 ans : ils ne veulent pas travailler toujours plus toute leur vie pour gagner toujours moins à la retraite.
La retraite à 60 ans à taux plein est possible. Les député-e-s communistes, républicains et du Parti de gauche ont déposé un projet de loi garantissant son financement, preuve que des alternatives à cette réforme existent.
Demain, samedi 2 octobre, le PCF appelle à la plus large mobilisation pour dire non à la réforme des retraites du gouvernement et pour sanctionner fermement la politique de la droite qui nous abîme chaque jour.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Marie-George Buffet, Députée et ancienne Ministre, Roland Muzeau, porte-parole des député-s- communiste et républicains ainsi que des déput-e-s et sénat-eurs-rices, de nombreux élu-e-s et militant-e-s communistes seront présents sur la manifestation parisienne :
à 14h30, sur le boulevard Beaumarchais, à l’entrée de la Place de la Bastille
à 16h00, à l’angle des boulevards Voltaire et Richard Lenoir.

Parti communiste français
Paris, le 1er octobre 2010.

 

On continue le 2 et le 12 octobre !

Fillon oppose un « non ferme et tranquille » aux manifestants. Le mépris, le manque de respect du premier ministre cache mal la fébrilité du gouvernement, alors que 3 millions de personnes sont descendues dire leur refus de cette réforme des retraites et leur obstination à ne rien lâcher. En réalité, le pouvoir a perdu la bataille de l’opinion publique !
Deux nouvelles journées de mobilisation et de manifestation ont été décidées par l’intersyndicale le samedi 2 octobre et le mardi 12 octobre.
Samedi 2 et mardi 12 octobre, soyons tous dans la rue, derrière les syndicats, pour opposer un « non ferme » au gouvernement !
Une autre réforme est possible, qui garantisse pour toutes et tous, un véritable droit à la retraite à 60 ans, avec une pension décente. Les parlementaires communistes, au Sénat après l’Assemblée, restent entièrement mobilisés aux côtés des salariés. Ils prendront toutes les initiatives nécessaires pour continuer à porter la voix du mouvement engagé dans le pays.

Retrouvez en annexe un document dévoilant « tout ce qu’on ne vous dit pas sur les retraites ». Edifiant !
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Retraites : communiqué commun de l’intersyndicale du 24 septembre

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.
La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée Nationale, n’a pas eu lieu.
C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.
Les organisations syndicales mettent en garde le gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.
Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».
Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.
Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :
• D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.
• De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le gouvernement restait intransigeant. Le gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.
Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.
Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.
Le 24 septembre 2010
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA
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Retraites : en finir avec ce projet de loi injuste !

_568_.jpg« Rien n’est joué » lance l’Intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA) dans un communiqué commun tout en appelant les salariés à « se mobiliser fortement » lors de la journée de grève et de manifestations du 23 septembre. De fait, une réunion de toutes les organisations, FO compris, a eu lieu ce jour pour tirer un bilan très satisfaisant des actions du 15 septembre et pour affirmer leur détermination à lutter contre « le projet injuste et inacceptable de réforme des retraites », un texte « pourtant rejeté par une large partie de l’opinion publique ». Cette détermination pousse aussi tous les syndicats et confédérations à envisager une poursuite des actions au-delà du 23.
En effet cette réforme est « un non-sens, non seulement au regard de l’histoire sociale mais aussi de l’évolution des modes de production », analyse de son côté la FSU dans un communiqué du 15 septembre. Un non-sens qui repose, de surcroît, sur des mensonges. « Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas tant dus à la situation démographique qu’à la crise économique et aux choix économiques », précise-t-elle. Des alternatives existent. Le gouvernement refuse de les envisager. Il reste campé sur ce qu’il a érigé en principe, à savoir l’allongement du temps de travail, et de cotisation, avec des conséquences terribles, notamment pour les femmes, et qui se mesureront encore plus pleinement pour les salariés d’ici une dizaine d’années...
C’est dans ce cadre que le 23 septembre le SNUipp contribuera à organiser des assemblées générales pour débattre avec les personnels de la poursuite de la grève, de son inscription dans la durée, de nouvelles manifestations locales ou nationales ou toutes autres modalités d’actions. L’intersyndicale se réunira le 24 septembre pour décider des suites de l’action.

Infos SNUipp du 16 septembre

Ci-dessous le communiqué de presse de l’intersyndicale.

Communiqué commun intersyndical
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
A l’appel des organisations syndicales, de nombreux salariés ont été présents dans les diverses manifestations du 15 septembre, confirmant leur désaccord avec le projet injuste et inacceptable de réforme des retraites. Ce même jour, à marche forcée, l’Assemblée nationale a voté le projet de loi pourtant rejeté par une large partie de l’opinion publique. C’est maintenant le Sénat qui va, à partir du 5 octobre, débattre de ce projet.
Rien n’est joué !
Les salariés doivent maintenir la pression et se mobiliser fortement le 23 septembre.
L’intersyndicale poursuit sa réflexion sur les suites à donner au 23 si le gouvernement ne recule pas sur son projet. Elle se réunira le 24 septembre pour en décider.

 

La Lettre ouverte des 7 confédérations au Président, au gouvernement et aux parlementaires

Les Secrétaires généraux des 7 confédérations : CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU et Solidaires ont adressé une Lettre ouverte au Président de la République, Premier Ministre, aux membres du gouvernement, aux députés et sénateurs.
Voici le texte de ce courrier.

Les salariés se sont mobilisés dans des proportions exceptionnelles le 7 septembre 2010 à l’appel des organisations syndicales. Le caractère injuste et inefficace de la réforme des retraites à l’examen en ce moment au parlement malgré nos protestations est à l’origine du conflit en cours. Cette réforme va aggraver les inégalités sans répondre aux enjeux de long terme. La méthode utilisée qui a consisté pour l’essentiel à recevoir les syndicats sans jamais réellement les entendre a contribué à accroître les tensions.
Les annonces du 8 septembre 2010 qui se veulent une réponse aux mobilisations ne modifient pas la logique globale de la réforme proposée. Les injustices demeurent. Le calendrier précipité ne permet pas d’être entendus. Le recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, combiné à l’augmentation simultanée de la durée de cotisation, va fortement pénaliser les salariés, et plus particulièrement tous ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui seront amenés à contribuer plus que les autres au financement du système sans acquérir le moindre droit supplémentaire.
Le recul de l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans va durement aggraver la situation des salariés qui ont eu des parcours professionnels morcelés, en particulier les femmes dont près de 30% font valoir aujourd’hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénalité sur leur pension et ceux qui sont conduits à entrer tardivement sur le marché du travail.
Ce report des âges légaux va entraîner un prolongement du chômage pour les nombreux salariés qui ne sont plus en activité lorsqu’ils partent à la retraite ce qui les pénalisera financièrement tout en reportant les charges financières sur d’autres comptes sociaux.
La pénibilité du travail n’est pas reconnue dans ses conséquences sur l’espérance de vie des salariés qui y ont été exposés.
Les fonctionnaires se voient imposer une hausse drastique du taux de leur cotisation, en période de gel des salaires, conduisant à une baisse importante et injuste de leur pouvoir d’achat.
Au total, le projet de loi de réforme des retraites fait reposer l’essentiel de l’effort sur les salariés, ne répond ni aux questions d’emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités ni au besoin de financement. Les salariés devraient accepter de payer la facture de la crise financière et économique dont ils ne sont pas responsables. Cette réforme est donc inacceptable.
Pour toutes ces raisons, au nom des salariés nous vous demandons solennellement d’entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition.
Dans ce contexte le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité.
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Mobilisation exceptionnelle !

_566_.jpgCommuniqué du SNUipp
Le 7 septembre a été une journée exceptionnelle par la hauteur des grèves et la participation aux manifestations dans toute la France.
Les salariés, du public comme du privé, font aujourd’hui la démonstration de leur rejet massif du projet de réforme des retraites. Ce projet est également rejeté par les jeunes qui, déjà pénalisés pour trouver un emploi, voient leur retraite devenir de plus en plus hypothétique.
La Fonction publique, en ligne de mire par les suppressions de postes et le gel des salaires, serait durement touchée par cette réforme ne garantissant même pas un niveau de pension décent à bon nombre de fonctionnaires. La Fonction publique a répondu massivement présente lors de cette mobilisation.
Cette journée marque un virage crucial dans le paysage social.
Le gouvernement doit cesser de mentir… Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas dus à la situation démographique mais à la crise économique. La question majeure est celle du financement pour pérenniser le système de retraite par répartition et donc celle du partage des richesses produites. Le gouvernement entend faire payer la crise aux salariés. En reportant l’âge de départ à 62 ans, il vole l’espérance de vie aux salariés et leur fait supporter, à eux seuls, l’effort financier. C’est inacceptable !
Le gouvernement doit entendre ce refus massif, retirer son projet pour ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des questions : âge de départ à la retraite, financement, emploi, pouvoir d’achat, réduction des inégalités homme/femme, minimum garanti, Code des pensions…
Il est encore temps de le faire.
Annoncée dès le lendemain de la forte mobilisation du 24 juin, la journée d’aujourd’hui confirme et amplifie les mobilisations du printemps. Elle est approuvée par près de 70% des Français.
Cette journée exceptionnelle appelle des suites rapides et unitaires pour faire reculer le gouvernement sur son projet injuste. La FSU fera dès mercredi 8 septembre des propositions en ce sens dans le cadre de la réunion interprofessionnelle.
Le gouvernement doit faire des propositions
Ce 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée des classes, la mobilisation pour les retraites, l’emploi et les salaires est sans précédent : dans le primaire, de nombreuses écoles sont fermées, près de 60 % des enseignants sont en grève. Cette réussite de grande ampleur ne peut dorénavant être ignorée par le gouvernement qui ne peut plus se contenter de faire la sourde oreille. Si l’ensemble des français partage la nécessité d’une réforme, le gouvernement doit entendre que son projet, en l’état, n’est pas le bon. Il doit au plus vite faire des propositions concrètes pour un projet de réforme des retraites équitable et pour une relance de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Aujourd’hui, plus de 30 % des enseignants du premier degré partent à la retraite avec une décote. Ils sont également ceux qui ont le plus grand nombre d’heures de cours devant élèves. En entrant dans le métier en moyenne à 27 ans, les enseignants vont devoir exercer jusqu’à 67, 68 ans pour bénéficier d’une pension décente : la grande disponibilité et l’énergie nécessaire pour nos jeunes élèves ne peuvent être garanties. Que comptent faire le gouvernement et le ministre face à ces situations ?
Cet injuste projet de réforme des retraites, les annonces des suppressions de postes dans l’éducation, le gel des salaires, la formation « peau de chagrin » et les conditions périlleuses d’entrée dans le métier de nouveaux recrutés pèsent lourdement sur l’école et les enseignants. Le SNUipp demande que le gouvernement abandonne ses projets et ouvre de véritables négociations.
Tout comme la FSU interpelle les députés, le SNUipp décide de s’adresser à tous les parlementaires sur les questions du premier degré. Il appelle les enseignants des écoles à débattre des suites de l’action.

Ndlr : il semble qu’on s’oriente vers une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 23 septembre.

 

Quelle manif !

Une telle cohue place de la République à Paris que deux cortèges parallèles doivent être organisés. Je n'ai donc vu que la moitié de la manif ! Tout le monde s'accorde ce soir pour dire que cette journée du 7 septembre est une exceptionnelle réussite. Si peu de temps après la rentrée, ce n'était pas gagné d'avance.
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OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Dans la manif des enseignants : beaucoup, beaucoup de manifestants ! Des jeunes, des femmes, premières pénalisées par cette pseudo-réforme des retraites.
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Certains pessimistes s'étaient munis d'un parapluie : très revendicatif, le pépin ! Et de toute façon, il n'a pas plu..
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D'autres innovent en inventant la manif en train... mais pas celui des "réformes" qui nous conduiraient à travailler jusqu'à 65 ou 70 ans !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Panneau de pub revu et redécoré par le Front de Gauche ...
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Front de Gauche bien présent tout au long du défilé...
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Le PCF ne passe pas inaperçu non plus...
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En ce mois de septembre, l'autocollant se porte facilement dans le dos..ça égaie le parcours de ceux qui vous suivent ! Petite sélection..
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Enfin, même si la situation est grave, un peu d'humour ne fait jamais de mal...
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Et pour une analyse plus fine de la situation après cette journée qui va compter, à bientôt dès que je penserai à autre chose qu'à faire dégonfler mes pieds: de République à Nation, c'est long quand on piétine beaucoup...

 

7 septembre 2010, une mobilisation qui va compter

_534_.jpgPour Paris, manifestation pour dire non à la réforme des retraites du gouvernement à 14h de République à Nation, par Bastille.

En dévoilant son projet de réforme des retraites à quelques jours des congés d’été et en détournant l’attention sur des questions sécuritaires, le gouvernement espérait faire l’économie de la mobilisation sociale contre une réforme brutale, injuste et qui ne résoudra pas la question de l’avenir du système par répartition.
Loin de s’éteindre, la mobilisation syndicale durant tout l’été a permis de préparer ce qui s’annonce comme une rentrée sociale inédite.
Pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales appellent ensemble à une grande journée de grèves et de manifestations aujourd’hui.
Le PCF appelle tous les hommes et toutes les femmes à se mobiliser, aujourd’hui et tout au long du débat parlementaire pour montrer leur détermination à refuser cette réforme que l’on tente de nous imposer par tous les moyens. Ensemble et aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter ce projet et à défendre une alternative crédible et juste.
A 11h ce jour, Pierre Laurent, accompagné de militant-e-s et élu-e-s communistes se rendront devant l’Assemblée nationale pour remettre les 100 000 pétitions « Pour une réforme des retraites juste et efficace, une proposition de loi alternative », soutenant la proposition de loi déposée par les député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche.
Infos Cidefil

 

Rentrée : agenda chargé, chargé !

Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 août : le PCF tient son université d’été avec débats, conférences, ateliers de travail , expériences militantes portant sur les enjeux sociaux, démocratiques, économiques, écologiques, politiques, internationaux.
Samedi 4 septembre : rassemblement à l’appel de 50 organisations, à 14 heures, place de la République à Paris pour une République libre, égale et fraternelle, contre la stigmatisation de millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Mardi 7 septembre : manifestations partout en France contre la casse de notre système de retraite.
Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre : fête de l’Humanité à La Courneuve (entrée 19 € pour 3 jours de débats et spectacles, en vente le dimanche au marché de Saint Gratien)
Mercredi 29 septembre : euromanifestation contre l’austérité, pour l’emploi, la croissance et les services publics.

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