Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Pour que Monsanto & Consorts ne soient pas leur futur...

abeilles_butineuse2-1.jpgC'est bien volontiers que je me fais l'écho de ce message, parvenu à notre blog :

Bonjour chers amis apiculteurs... J'ajoute pour ma part : chers amis attachés à la protection de l'environnement... ou à la planification écologique....

Voici une affaire qui nous concerne tous, SANS EXCEPTION ! La sortie en salle du film : "Nos enfants nous accuseront".

Pour que ce film, qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides, soit en salle, il faut qu'un maximum de personnes regardent la bande annonce dans les deux jours qui suivent.

C'est le nombre de visites dans les deux jours qui fera emporter la décision de sa mise en distribution grandes salles.

Faites le suivre rapidement, s'il vous plaît, à tous vos contacts ! Merci par avance !

Voici la bande annonce à visionner et transmettre

Pour que Monsanto & Consorts ne soient pas leur futur...

 

A qui profite le tri ?

En bonne citoyenne soucieuse de l’environnement et du devenir de la planète ( et surtout depuis que je fréquente les réunions « Agenda 21 » de la ville de Saint Gratien…) je trie consciencieusement mes déchets.
Ordures ménagères… poubelle marron. Emballages, cartons, bouteilles en plastique, journaux… poubelle propre. Compost au fond du jardin. Ampoules et piles rapportées au magasin « Catena » qui les récupère. J’écris sur toutes les feuilles recto/verso. Je n’imprime que le strict minimum. Je jette le verre à part… poubelle verte. Irréprochable. Ma poubelle est irréprochable, ou plutôt mes poubelles sont irréprochables…

Je ne suis pas la seule à appliquer scrupuleusement les consignes de tri. Selon les informations du syndicat intercommunal « Émeraude » qui assure la collecte et le traitement des déchets de 17 communes de la Vallée de Montmorency, le volume des ordures ménagères traitées est en baisse de 8,42% en 4 ans, et cela est conforme aux objectifs du Grenelle de l’environnement. Bravo aux citoyens qui pratiquent les « écogestes ».
Parallèlement, la collecte en bacs jaunes augmente de 3,35% entre 2009 et 2010. Le volume de verre collecté a lui, augmenté de 2,66% en 4 ans. En 2010, le syndicat Émeraude a donc pu limiter ses dépenses en raison de la baisse du tonnage des ordures ménagères. Il y a eu augmentation significative des recettes de vente des matériaux issus de la collecte sélective et le syndicat a pu autofinancer ses investissements évitant ainsi le recours à l’emprunt.

Si nos poubelles donnent toute satisfaction, la facture « TEOM » traduire « taxe d’enlèvement des ordures ménagères » payée dans le cadre de la taxe foncière, me cause, elle, quelques désagréments. Je crains qu’à l’inverse de mes poubelles que je maîtrise, elle n’échappe à tout contrôle… De 282 € en 2007, ma taxe n’a fait que grimper et s’élève à présent à 309 €, soit une augmentation de 9,5% en 4 ans.

L’organisation de consommateurs « Que choisir » s’interroge dans un récent numéro de sa revue sur les coûts prohibitifs du tri sélectif. Car « si les déchets coûtent, ils génèrent également des recettes qui devraient alléger la TEOM des ménages » soutient la revue, qui alerte sur le « contrôle généralement insuffisant des collectivités sur leurs prestataires privés.» De plus, « le recours à ces prestataires privés revient toujours plus cher qu’assurer le service en régie, puisqu’à service comparable, le surcoût des sociétés privées est de l’ordre de 12% », selon l’association de consommateurs.

Trier plus pour payer plus ? Le consommateur qui fait l’effort de trier ses déchets, ou de les apporter jusqu’aux bornes enterrées alors que précédemment, les poubelles étaient au pied de son immeuble, se voit taxer toujours plus douloureusement. Alors qu’il réalise une partie du tri et permet ainsi une valorisation de ses déchets, il ne bénéficie d’aucune retombée positive, bien au contraire : plus il trie, plus il paie !

Mais qui fait donc des bénéfices avec nos déchets ? Le syndicat Émeraude a comme pour prestataire essentiel la société Val Horizon, qui assure la collecte et le traitement des ordures. Cette société a fait parler d’elle en 2011 lors de la grève de ses salariés qui protestaient contre leurs difficiles conditions de travail. Deux ans auparavant, Val Horizon avait déjà défrayé la chronique. L’entreprise employait des travailleurs sans papiers, via une société d’intérim, dans des conditions indignes...

 

Nathalie Kosciusko-Morizet à la rencontre des riverains de Roissy, ou de l’utilité pour une ville d’adhérer à un plan de gêne sonore

Décollage d'un avion de la compagnie Easyjet, avec la ville de Nice en fond (Photo Patrice Lapoirie) EASYJETTexte invité

NKM a choisi symboliquement Groslay pour annoncer une série de mesures visant à encadrer les nuisances sonores des aéroports de Roissy et d’Orly.

Le maire de Groslay s’est ainsi réjoui de la prochaine prise en charge totale des travaux d’insonorisation. « Dans 18 écoles et autres sites communaux, on a évalué la facture d’isolation à 1,6 M€. Il n’y a plus qu’à attendre l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure pour déposer notre dossier et ainsi bénéficier d’une aide supplémentaire de 300 000 € ».

« Vous avez ressenti une amélioration au niveau du sommeil ? » a demandé la Ministre à M.C et à son épouse. Propriétaires d’un pavillon construit voici 30 ans rue des Ouches, ils ont remplacé la quinzaine de fenêtres et portes-fenêtres par du double vitrage deux fois plus épais que celui d’origine, pour un montant de 34 000 €. « On a bénéficié d’une aide de 17 000 €, soit 80% des 21 000 € qu’ont coûté les fenêtres explique M.C. Les 13 000 € supplémentaires correspondaient à l’installation de volets roulants qui n’ont pas été subventionnés ». Depuis, ils entendent moins les avions.

En centre ville, J et M P. constatent la même tranquillité. Le bailleur de la résidence du village (48 logements) a installé du triple vitrage dans l’appartement qu’ils louent : « cela ne nous a rien coûté et avec la rénovation de la chaudière, on consomme moitié moins de chauffage ».

Les mesures annoncées :

* Travaux d’insonorisation : le taux de prise en charge passe à 100 % dans les zones où les subventions étaient de 80 ou 95%.Les crèches et écoles neuves qui échappaient à ces subventions entrent dans le dispositif.

* Des avions moins bruyants : les avions devront voler à 300 m plus haut à l’approche des pistes à compter de fin novembre 2011. « On va passer de 217 000 personnes concernées par les nuisances à 86 000 » affirme NKM. Mais en parallèle, des populations qui n’étaient pas survolées à haute altitude le seront.

  • Par contre pas question d’arrêter les vols de nuits sur Roissy.

D’où la réaction d’association de riverains : cela ne règle pas la hausse du trafic aérien », estime l’Advocnar, principale association des riverains de Roissy.

Quant à notre chère commune de Saint Gratien, on botte en touche… Interrogée sur le sujet le 8 décembre à la réunion Agenda 21, Madame le Maire a fourni les mêmes explications qu’en réunion de quartier :

- Seul le quartier des Cressonnières serait en zone de bruit ;
- Rien ne sert de s’agiter, « demain, les avions seront moins bruyants » ;
- « Le classement en zone de gêne sonore aurait surtout pour conséquence de faire baisser le prix du m² à Saint Gratien » (soit dit en passant, Enghien, une fois classé, n’a pas connu cette vicissitude).

Madame le maire a choisi comme étalon de sa politique le prix du m².

Nous, notre étalon, c’est d’abord l’humain.

L’humain d’abord !

Renaut Baphèse
Billet rédigé sur la base de l’article de Daniel Pestel paru dans le Parisien du 11 novembre 2011 ainsi que sur la base des échanges en réunions de quartiers.

 

Après Durban, tout reste à faire !

chassaige_durban.jpgCommuniqué d’André Chassaigne de retour de Durban

Le rideau est tombé sur la Conférence de Durban. Les masques tombent aussi à l’issue d’un spectacle où les puissants auront joué au mieux les rôles qu’ils devaient tenir. Une fois de plus, leur comédie aura tenu le monde en haleine. Les tirades sur le devenir de l’humanité, la main sur le cœur, auront nourri les espoirs de tous ceux qui ont conscience du drame vers lequel court la planète. Les postures affichées auront même déclenché les applaudissements de quelques acteurs de second rang, relégués en figurants, mais tellement attachés à la moindre avancée.

Chacun savait pourtant que la partition avait été écrite par les gardiens du temple libéral, présents en souffleurs des pays industrialisés du Nord pendant toute la durée de la grande représentation finale. Les nations les plus riches ont su gérer avec cynisme leurs intérêts immédiats, conscientes que dans tout théâtre, pour reprendre la formule de Jean Vilar, « l’habit fait le moine ». Durban n’aura pas échappé à cette règle d’or !

Pour les autres, les peuples du Sud condamnés par le réchauffement de la planète, les petits Etats insulaires livrés à la montée des eaux, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble du monde, le grand spectacle de Durban est tout simplement une terrible tragédie, celle d’une mort annoncée par la perspective d’une augmentation de 4° C en moyenne de la température mondiale.

Et si, au final, quelques espoirs sont affichés avec une feuille de route jusqu’en 2020, si la pièce n’est pas complètement jouée puisque reportée à la Conférence des Parties de 2012 (COP 18), chacun repart avec le sentiment d’un immense gâchis au regard des enjeux pour tous les habitants de la planète, tant l’écart est grand entre les décisions prises et les scénarios scientifiques pour éviter la catastrophe climatique.

Tous les peuples, d’une façon ou d’une autre, paieront un jour la note. Les uns, ceux qui espéraient tant, en connaissent déjà le prix, celui de la famine, de la guerre et de l’exode. D’autres vivront un temps l’illusion de « l’émergence », certes indispensable et voulue par leurs populations, mais combien illusoire dans ce contexte. Les autres, qui portent la responsabilité historique de ce suicide collectif, pensent avoir sauvegardé leurs privilèges qui ne sont en fait qu’un miroir aux alouettes au service d’une poignée de nantis.

Tout reste donc à faire aujourd’hui après cette occasion manquée. Le plus petit dénominateur commun qu’est le texte de cette « fin de partie » ne laisse qu’un espoir : une large mobilisation de tous les progressistes et humanistes de ce monde qui n’en finit pas de glisser vers sa perte. Faisons donc en sorte que naissent des débris de Durban l’immense mouvement des hommes de bonne volonté, avec une seule ligne de conduite : « L’Humain d’abord ! ».

 

Conférence de Durban sur le climat

chassaigne_2.jpgSortir de Durban avec du concret est possible, estime André Chassaigne.

Copenhague avait été un désastre. Demain, 190 pays arrivent à Durban pour une conférence sur le climat, avec comme ordre du jour la mise en œuvre d’un système imposant des réductions d’émissions de CO2 à tous les pays et des mécanismes de financement pour y arriver. Mais la réduction des pollutions, les économies d’énergie, sont bien peu de choses face à la course au profit maximum à court terme. La mondialisation capitaliste est un des moteurs des dérèglements climatiques. Quels accords sortiront donc de Durban ?

Sortir de Durban avec du concret est possible, estime André Chassaigne. Le député communiste invite la France à être plus offensive. Il s’explique dans une interview à l’Humanité.

Les négociations se frottent aux intérêts divergents des États. Peut-on obtenir du concret à Durban ?

AC. En faisant aboutir des mesures palpables, oui. N’en citons qu’une : la taxation sur les transports maritimes. Ce ne serait pas inutile, quand ils comptent pour plus de 3 % des émissions mondiales. Ce serait surtout un signal fort et un outil de lutte contre les délocalisations et le "commerce inutile". Il y a peu, s’est signé un accord de libre- échange entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Ce type de chose, qui ouvre plein pot les frontières aux importations, est catastrophique. Tout l’enjeu est à l’inverse de relocaliser les productions, agricoles ou industrielles. Nous avons besoin d’une riposte mondiale. La taxe sur les transports peut servir de levier.

Le fonds vert compte-t-il parmi ces mesures ?

AC. Bien sûr. Non seulement on peut sortir de Durban avec un fonds vert structuré, mais il faudra aussi avoir avancé sur son financement. La piste d’une taxation sur les transactions financières est à suivre. Au-delà, d’autres mesures innovantes peuvent être envisagées. L’idée d’une contribution -d’une taxe- sur les productions d’énergies fossiles est à étudier de près, par exemple. Etablir la gouvernance du fonds, enfin, est essentiel. Il faut résolument l’ouvrir à la société civile, aux ONG et syndicats. Il faut aussi que les pays en développement bénéficient d’un accès direct au fonds vert, sans en passer par la troïka (banque mondiale FMI-OMC).

La reconduite du protocole de Kyoto est-elle indissociable d’un accord ambitieux ?

AC. La reconduction du protocole de Kyoto est indispensable. Sans cet instrument juridique, nous n’obtiendrons pas d’avancées. Cela dit, plutôt que rien, il faut au moins que Durban acte une période de transition vers un engagement fort qui ne dépasse pas cinq ans. Sans quoi, nous assisterons à un délitement des ambitions. Mais une chose est claire : le protocole ne fera pas tout. Sans une remise en cause des critères de rentabilité et de performances économiques, nous n’obtiendrons aucun changement radical.

Le protocole est un outil pour réduire les émissions. C’est aussi un instrument de mise en œuvre des marchés. Peut-on avoir l’un sans l’autre ?

AC. On peut mettre en œuvre d’autres procédés, entre autres des mécanismes de coopération avec les pays du sud. Leur demande en terme de droit à l’énergie, par exemple, est immense. Sans organisation mondiale, la réponse ne pourra être que chaotique et impliquer des énergies fossiles ou de l’atome mal maîtrisé. Notre groupe a déposé une proposition de résolution allant dans ce sens devant l’Assemblée.

Quel rôle peut et doit jouer la France ?
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AC. A Copenhague, la France avait eu une position relativement offensive. Elle s’est depuis repliée sur une forme de fatalisme vis-à-vis de États-Unis. Elle a totalement cessé de les interpeller. Et alors qu’elle devrait entraîner l’Union européenne à développer ses ambitions de réduction en coopération avec le groupe des pays en développement et des grands pays émergents, elle n’agit plus que sur le chapitre de l’adaptation. Elle pourrait être à la pointe d’un arc mondial de lutte contre le changement climatique, s’appuyer sur les pays les moins avancés ou les petits États insulaires. Elle y a visiblement renoncé.

 

Les nuisances de l'aéroport de Roissy font encore débat

roissy_1.jpgLes avions en direction de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle devraient survoler de nouveaux territoires dès le 1er novembre prochain. Dans le cadre du plan de réduction des nuisances sonores autour des aéroports parisiens, la Direction Générale de l’Aviation Civile a défini une nouvelle procédure d’atterrissage. Le nouveau dessin des couloirs aériens a été approuvée par la Commission Consultative de l’environnement le 12 juillet dernier. Les nuisances sonores vont être déplacées. Ce qui n'est pas du goût de tous les riverains.

Ce qui va changer

Au lieu de commencer leur descente à 1200 mètres d’altitude, comme actuellement, les avions devront amorcer la phase d’atterrissage 300 mètres plus haut, soit à 1500 mètres d’altitude. Les territoires les plus proches de l’aéroport seront moins touchés par les nuisances sonores. Mais en contrepartie, de nouveaux territoires seront survolés, alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant. C’est le cas du Parc naturel régional du Vexin français, situé au nord-ouest de l’agglomération parisienne. Ce dernier sera touché dans le cadre de la « configuration face à l’est de l’aéroport » du plan.

"Un projet d'intérêt général"
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La mesure n’est pas prise par hasard : « L’objectif est surtout de réduire les nuisances sonores autour des aéroports parisiens. En relevant la procédure d’atterrissage de 300m, nous réduisons les décibels » explique un membre de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Avant d’ajouter : « Avec cette mesure, moins de gens seront touchés. C’est donc un projet d’intérêt général ».

"Pas d'enquête publique"

Pour le Président de la DIRAP, l’association de Défense des Intérêts des Riverains de l’Aéroport de Pontoise-Cormeilles, l'intérêt général a bon dos et le plan de la DGAC minore l’impact sur les communes nouvellement survolées. « Dans une zone calme comme le Vexin, qui abrite 30 000 personnes, l’apparition des nuisances sonores va beaucoup plus s’entendre car il y a moins de décibels qu’en zone urbaine. En plus ce projet ne règle pas le problème de nuisances sonores pour les populations les plus proches de l’aéroport » explique t-il.

Autre lièvre soulevé par le Président de la DIRAP, "il n’y pas eu d’enquête publique pour ce projet, ce qui est illégal. En plus, j’ai entendu que les membres de la Commission consultative de l'environnement n’auraient pas eu le droit de voter lors de la réunion du 12 juillet dernier car leurs mandats étaient finis. Ils avaient été nommés pour trois ans le 11 juillet 2008» conclut-il.

"Un transfert des nuisances sonores"

Autre association de riverains, l’ACNUSA, l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, est plus partagée : « A priori, avec ce projet, moins de personnes seront touchées par rapport à maintenant. Le résultat serait positif» indique la présidente de l’ACNUSA. Avant de pondérer : « Le problème c’est qu’il y a un transfert des nuisances sonores. Des communes qui n’étaient pas survolées auparavant risquent de l’être dès l’automne prochain ».

Des recours possibles

Malgré toutes ces réticences, le nouveau dessin des couloirs aériens vers l'aéroport Roissy Charles de Gaulle entrera en fonction le 1er novembre. Sauf si des riverains décidaient d'attaquer ce tracé en justice.

Article paru sur Huma.fr le 20 juillet 2011

 

L'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence

eau_en_bouteille_2.JPGLa consommation mondiale d'eau minérale en bouteille a augmenté de près de 60% depuis 1999. Un phénomène qui ne s'explique pas toujours logiquement et qui coûte cher à l'environnement.

L'eau en bouteille, une ressource qui coûte cher à l'environnement

Selon une étude publiée par l'Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d'eau en bouteille ont été consommés, soit un bond de 57% par rapport à 1999 où 98 millions de litres d'eau en bouteille avaient été consommés.

"Alors que l'eau minérale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu'à 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l'éventuel recyclage des contenants. A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence", ajoute-t-elle.

En France la proportion est moins importante si l'on se place du côté de l'utilisateur final.
En effet, sur Paris par exemple, le prix d'un litre d'eau est de 0,0025 euro (hors location du compteur) à comparer avec le prix moyen d'un litre d'eau en bouteille qui est d'environ 0,5 euro.
L'eau en bouteille est donc environ 200 fois plus cher. Ce qui n'est toutefois pas futile...

Un coût énergétique et environnemental important

La consommation d'eau en bouteille n'est pas sans conséquence car elle nécessite de l'énergie pour l'acheminement et la fabrication des bouteilles, contrairement à l'eau du robinet qui bénéficie la plupart du temps d'un système de distribution beaucoup plus rentable et moins énergivore.

Les bouteilles en plastique sont en polyéthylène téréphtalate (PET), un dérivé du pétrole brut. A l'échelle mondiale, chaque année ce sont plus de 2,7 millions de tonnes de plastique qui sont nécessaires, ce qui n'est pas négligeable comme en témoigne la consommation américaine qui monopolise ainsi plus de 1,5 million de barils de pétrole par an.

De plus, dans le cycle de vie du produit, il reste une bouteille en plastique ou en verre qu'il faut au mieux recycler localement ou au pire mettre en décharge (avec une dégradation qui peut durer plus de 500 ans). Notons que l'incinération éventuelle des bouteilles entraîne l'émanation de polluants toxiques et de cendres qui contiennent des métaux lourds...

Cependant, même le recyclage n'est pas forcément une solution entièrement satisfaisante puisque faute de structures adaptées ou à cause des coûts, les bouteilles vides en plastique peuvent être exportées pour retraitement dans d'autres pays. C'est le cas aux Etats-Unis où 40% des bouteilles en PET récupérées après utilisation en 2004 ont été traitées en Chine...

Des ressources en eau qui s'épuisent pour une qualité à revoir

La production à grande échelle d'eau en bouteille ne devrait pas se faire au détriment des ressources locales. C'est le cas de l'Inde où 50 villages ont vu leur nappe phréatique se réduire considérablement alors que Coca-Cola y puisait allègrement pour produire son eau Dasani ensuite exportée. Des cas similaires existent dans le Texas et dans la région des Grands Lacs américains où les ressources en eau s'épuisent rapidement.

De surcroît, comble de la qualité recherchée, l'étude note que 40% de l'eau distribuée en bouteille dans le monde est en fait de l'eau du robinet à laquelle ont été rajoutés des minéraux pour un résultat sur la santé qui n'est pas forcément celui attendu...
A ce titre, le Sénat français recommande de changer souvent de type d'eau minérale pour éviter d'absorber de trop grandes quantités de mêmes minéraux.

Au final, consommer de l'eau en bouteille dans des pays qui sont dotés d'un bon réseau de distribution et où la qualité est avérée (comme en France) n'est pas justifié et entraîne des dépenses supplémentaires et des efforts inutiles.

Rappelons que plus d'un 1 milliard de personnes dans le monde souffrent d'un déficit en eau et que l'eau en bouteille n'est sûrement pas la bonne solution à long terme...

L'histoire de la bouteille d'eau
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Dessine moi une planète propre !

annie_2.JPGDessine moi une planète propre, ou l’écologie pour les nuls en bande dessinée !

L’histoire des choses par Annie Leonnard.

Un truc que vous ne verrez pas à la télé.

En plus, il vous fera travailler votre anglais.

Avec des millions de fans sur la Toile et plus de 700 000 amis sur Facebook, Annie Leonnard, séduit un public qui se situe au delà des sympathisants écologistes habituels.

« Extraction », dit-elle d’emblée sur la vidéo qui suit, est un bien joli mot pour désigner « l’exploitation des ressources naturelles, une bien jolie façon de dire ‘destruction de la planète’ ».

Son dessin animé défile à l’arrière plan et montre des forêts anéanties, des usines crachant des polluants, des oreillers arrosés de neurotoxines ignifuges et des bonshommes allumettes poussant leur chariot dans un hypermarché « bigbox mart » (chariot grosse boite) en référence au géant mondial de la distribution Wal-Mart.

Le film est inscrit au programme de différentes écoles.On va aller le proposer à Saint Gratien à Mesdames les maires adjointes aux affaires scolaires et au développement durable.

Aux États-Unis, ces films n’enchantent pas tout le monde. L’animateur vedette de la chaîne conservatrice Fox News considère ses films comme des « contes anticapitalistes »

L'histoire des choses; partie 1

L'histoire des choses ; partie 2

L'histoire des choses ; partie 3

L'histoire des choses ; partie 4

L'histoire des choses ; partie 5

L'histoire des choses ; parties 6 et 7

NB : L’histoire de l’eau en bouteille, au prochain numéro….

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Des affiches pour sortir le fret du placard

Aux grands maux les grands remèdes.
Le conseil central d'entreprise (CCE) de la SNCF, en lien avec celui du fret SNCF, a lancé une grande campagne d'affichage. Des placards de 4x3 mètres ont fleuri sur 1900 panneaux un peu partout à travers le pays.
L'objectif : sensibiliser les Français à la casse progressive du transport de marchandise par rail.
Le CCE SNCF explique cette initiative inhabituelle pour lui: " Entre 2000 et 2009, la part du fret ferroviaire a été divisée par deux, passant de 55,4 milliards de tonnes kilomètre à 26,5 milliards de tonnes kilomètre. Entre 2008 et 2010, les effectifs dédiés à Fret SNCF sont passés de 14 933 à 11 793 cheminots. En 2010, cette branche a connu une baisse de ses effectifs de 18,6 %. Quelle entreprise serait en mesure d’encaisser un tel plan social ? Avec une part modale de l’ordre de 15 % (contre plus de 80 % pour la route), le fret ferroviaire en France est en déclin constant, bien loin de pays comme l’Allemagne (33 %), l’Autriche (37 %) ou la Suisse (40 %)."

Dans ce plan social qui ne dit pas son nom, des gares de triage sont menacées car la direction de la SNCF arrête petit à petit l'usage des "wagons isolés", qui assurent pourtant 60% du trafic.
"Dans un tel contexte, l’objectif annoncé lors du Grenelle de l’environnement, de porter, d’ici 2022, à 25 % le volume des marchandises transportées en mode alternatif (fluvial et ferroviaire), sera difficile à atteindre", poursuit le CCE SNCF qui, en plus de ses affichages, de son site internet "sauvonslefret" interpelle en direct les élus locaux, les pouvoirs publics et la direction de la SNCF, autour de leurs propositions alternatives.

Huma.fr

voir le site
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Plus de wagons, moins de camions !

fret.jpgDepuis 2007, la France, Grenelle de l’Environnement oblige, a pris l’engagement de réduire de 20%, d’ici 2020, les émissions de Gaz à Effet de Serre dans le secteur des transports.

Atteindre cet engagement passe par un report massif du transport de marchandises depuis la route vers, principalement, le rail. Dans les faits : c’est tout l’inverse ! La SNCF, en accord avec le gouvernement, organise un report modal du rail vers la route, avec 1 200 000 camions et 300 000 tonnes de Co2 supplémentaires par an.

ONG de l’environnement, syndicalistes et élus * veulent alerter l’opinion publique sur la situation du fret ferroviaire. Un collectif de défense s’est mis en place et organise des initiatives comme celle qui s’est tenue lundi 21 février en gare de Lyon. Lors d’une conférence de presse, Bernard Thibault a qualifié de « véritable scandale public » la politique menée par le gouvernement en matière de transport de marchandises. « Il y a un décalage entre les discours favorables au report modal en faveur du rail et la réalité des actes, qui donne toujours plus la priorité à la route. » Abandon du principe du « wagon isolé », autorisation de circulation pour les poids lourds de 44 tonnes, l’action gouvernementale fait la part belle à la route. Les objectifs du Grenelle ne seront pas tenus. Faire passer de 14 à 17,5% en 2020 et à 25% en 2022, la part du train dans le transport des marchandises ? Bien au contraire, celle-ci risque de descendre en-dessous des 14% actuels.. L’objectif de réduction de 20% des gaz à effet de serre d’ici à 2020 risque donc bien de rester lettre morte… Les syndicats dénoncent également une politique toujours plus tournée vers la réduction des coûts, entraînant dégradations des conditions de travail des salariés. « Dumping social et atteintes à l’environnement vont de pair » selon la CGT. Le collectif a interpellé les présidents de l’Assemblée et du Sénat pour leur demander d’ouvrir le débat sur la politique de transport de l’État.

  • CGT, CFDT, Unsa, Agir pour l’environnement, WWF, les Amis de la Terre, Greenpeace, France nature Environnement, ADECR….. composent le collectif de défense du fret ferroviaire.

365 personnalités lancent aussi un appel à pétition citoyenne pour le respect des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre ».

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Écologie rouge contre capitalisme vert

Mise en page 1Le Front de Gauche est-il écolo-compatible ?

Pour ceux qui en doutaient, un forum organisé par les diverses composantes du FdG sur le thème de la crise écologique vient d’apporter une réponse sans équivoque. Oui, environnement et social sont étroitement liés. Oui, un autre mode de développement est possible. Oui, le Front de Gauche a des propositions et les approfondira encore en les mettant en débat au cours des prochains mois. Oui, les questions environnementales sont intégrées à part entière dans la vision que nous portons d’une nouvelle société et nous considérons qu’il s’agit là d’un débat capital. Développer le fret ferroviaire, garantir l’accès aux biens communs que sont l’eau et l’énergie, renationaliser le secteur de l’énergie (EDF/GDF et Total), favoriser la relocalisation des productions, affirmer la nécessité d’une planification écologique. D’autres questions restent en suspens : nucléaire, abandon ou développement sécurisé ? la décroissance, progrès ou régression ?

A Saint Gratien, le Front de Gauche a mis en pratique ses convictions écologiques en participant (activement et de façon constructive !) au débat organisé autour de la mise en place de l’agenda 21.
Les actions autour du développement durable touchent tous les domaines, économique, social, environnemental. Après le diagnostic, nous voici à Saint Gratien dans une phase de « concertation » qui sera suivie du choix des actions retenues.
Le cabinet d’études « Solving » a réalisé pour la commune un document faisant l’état des lieux et proposant de premières pistes de réflexion. (doc prochainement mis en ligne sur le site de la ville) Voici un rapide tour d’horizon des thèmes principaux qui ont été présentés au début de la réunion du 24 janvier.
Cadre de vie et environnement : engager une réflexion autour de la maîtrise de l’énergie et de la collecte des déchets
Mobilité : étudier le développement des pistes cyclables, le devenir du pôle de la gare
Habitat et urbanisme : encourager la mixité sociale, réhabiliter le parc existant et favoriser les « parcours résidentiels »
Petite enfance et jeunesse : mettre en place des Agendas 21 scolaires, favoriser la participation des jeunes à la vie citoyenne
Solidarités : lutter contre la précarité énergétique, développer les actions intergénérationnelles et la solidarité internationale
Culture, sport et loisirs : réfléchir sur la médiation culturelle, la lisibilité de l’offre culturelle et les tarifs
Développement économique : aider les TPE et commerces à intégrer le développement durable, aider à l’implantation d’une économie sociale et solidaire

Autant de thèmes sur lesquels le Front de Gauche a des idées et des propositions !
La suite de la soirée a été consacrée au débat. De nombreux membres ou proches du Front de Gauche sont intervenus dans la discussion sur des thèmes aussi divers que les nuisances aériennes, la solidarité, les déplacements alternatifs, l’emploi et la formation, la fracture du territoire gratiennois et l’éducation des enfants à la citoyenneté. Nous soutenons également la demande de développement des pistes cyclables sur la commune et l’amélioration des transports en commun. Nous reviendrons en détail sur ces différentes questions car elles sont toutes importantes et méritent d’être approfondies.

Enfin, regrettons que le débat soit, une fois de plus, mené à la mode gratiennoise, celle en vigueur dans les comités de quartier. Le « débat » se résume à des questions, posées par la salle et auxquelles Madame le Maire apporte LA bonne et unique réponse. Bien qu’elle soit entourée de ses adjoints, dont celui chargé du développement durable, elle tranchera seule, entre les sujets convenables et ceux qu’on peut évacuer d’un revers de main. Elle apportera seule, une réponse -la sienne- aux interrogations, aux opinions de la salle. Assez symptomatique de l’ambiance est le fait que seules des questions sont envisageables. « Posez vos questions, nous y répondrons… » C’est l’antithèse du débat où chacun écoute et prend en considération la parole de l’autre, même si c’est pour la contrer…

Nous, nous dirions plutôt : « Donnez votre opinion, nous en débattrons ! »
Donnez votre avis sur ce blog : le débat ne nous fait pas peur !

 

La grande misère budgétaire de l’écologie libérale

header_article_tmpphpErFqnl.JPGLu sur le blog d’André Chassaigne, député et conseiller régional

"Les ministres en charge de l’écologie peuvent bien changer, les budgets qui lui sont consacrés, eux, restent.
Ainsi l’examen des propositions budgétaires du ministère de l’Ecologie pour 2011 est limpide : tous les programmes de la mission connaissent des baisses de crédits substantielles. Avec 611 millions d’euros de moins pour 2011 par rapport à 2010 ce gouvernement fait plus qu’enterrer, comme je l’entends dire dans la presse, les promesses du Grenelle. Il affiche son renoncement à porter une politique environnementale pour l’avenir. Il capitule sans combattre face aux exigences des marchés, c’est à dire face aux actionnaires, aux puissants, à la poignée de riches qui sont à l’origine des désastres environnementaux planétaires.
Comment ce gouvernement s’y prend -il pour accomplir sa mission d’agent servile de l’écologie libérale ?
Il opère d’abord des coupes budgétaires massives dans toutes les dépenses de fonctionnement des services et des « opérateurs » liés au Ministère de l’écologie. Pour cette année, les dépenses de personnel sont amputées de 62 millions d’euros, tandis que les dépenses de fonctionnement sont tout bonnement divisées par deux, passant de 2,6 milliards en 2010 à 1,3 milliards pour 2011. Le schéma d’emploi du ministère relève une diminution de 1287 équivalent temps plein en 2011, après les 2700 suppressions de 2009 et 2010. Le gouvernement prive ainsi l’Etat de tous ses moyens d’action. Il regroupe les directions et les services. Il taille dans l’emploi. Il dilapide les compétences de ses agents sur les territoires. Il affaiblit toutes les capacités d’intervention et de contrôle sur les acteurs économiques pour porter les politiques publiques environnementales.
Cette année, le ministre, plus que jamais aux ordres de l’Elysée, opère un plan d’ajustement structurel du Ministère de l’Ecologie qui est un véritable modèle du genre. Le rythme de suppressions d’emploi et de coupes budgétaires dépasse le rythme d’érosion de la biodiversité mondiale. Triste record ! "

voir l'intégralité de l'intervention

 

Les élu-e-s communistes et républicains se mobilisent pour le fret

_479_.jpgL’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR)est au côté des associations et des syndicats pour exiger moins de camions et plus de wagons !
Un rassemblement a eu lieu le mardi 6 juillet devant l'Assemblée Nationale, rassemblant des élus de toute la gauche et des représentants d’associations et de syndicats, pour demander que soit revu d’urgence le plan « fret » de la SNCF, plan qui jetterait des centaines de milliers de nouveaux camions sur les routes.
Le gouvernement est embarrassé par cette mobilisation, non seulement des élus, syndicats et associations de défense de l’environnement, mais aussi des clients de la SNCF. Les principaux clients du fret SNCF et plusieurs organisations patronales dénoncent en effet la réorganisation baptisée « multi-lots multi-clients» qui selon eux, aboutit à « une réduction de l’offre, une dégradation du service et une détérioration de la compétitivité du fer par rapport à la route ». Ils réaffirment aussi la nécessité de maintenir le « wagon isolé » et pointent la contradiction entre le Grenelle qui devrait redynamiser le transport ferroviaire et l’orientation actuelle de la SNCF en matière de fret, dont « la mise en place va entraîner un transfert massif de l’activité vers le transport routier ».
L’ANECR a pris l’initiative en mai 2010 de relayer auprès des élus et des populations le communiqué des associations environnementales et des syndicats ( fédérations CGT et UNSA des cheminots, FGTE-CFDT et l’IUT-CGT, la FNAUT, le Réseau Action Climat, France Nature environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, le Comité de Liaison Energies Renouvelables…)
Une pétition nationale a été élaborée reprenant les exigences suivantes :
• respect des objectifs de réduction de gaz à effet de serre du secteur des transports, inscrits dans la loi Grenelle,
• moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret SNCF/Gouvernement,
• transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en termes d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone »,
• préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs,
•examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.
Le cap des 3 000 signataires est en passe d’être atteint. Face à des choix qui sacrifient les wagons pour faire la part belle aux camions l’incompréhension et la colère sont grandes tant chez les élus, que chez les citoyens.

pour signer la pétition

 

Développement durable et contradictions profondes

049.jpgDu 1er au 7 avril s’est déroulée partout en France la semaine du développement durable. A vrai dire, j’aurais certainement raté cet événement, fort peu médiatisé, si Madame Jacqueline Eustache-Brinio ne m’avait récemment reproché de faire partie d’un groupe peu soucieux de notre environnement. (voir éditorial du dernier bulletin municipal, pour ceux qui auraient manqué ce morceau de littérature) Consciente de mes faiblesses dans le domaine, je me suis donc particulièrement intéressée à la question. Suis-je dorénavant convertie à un écologisme pur et dur ? Hélas ! La conférence à laquelle j’ai assisté à Saint Gratien (le 2 avril au centre ville) n’a fait que semer un peu plus le doute dans mon esprit… Voici quelques-unes des questions qui m’ont perturbée/agacée/interrogée/énervée/contrariée...
L’objectif de cette semaine (événement reconnu officiellement par le ministère de l’écologie) est de faire prendre conscience à chacun qu’il est un acteur essentiel du développement durable et qu’il peut aisément passer à l’acte en adoptant des comportements quotidiens favorables au développement durable. Diable ! Ayant déjà compris que l’affichage intempestif sur une palissade privée n’est pas un acte favorable au dit développement, je ne demande qu’à progresser encore. Que pourrais-je donc faire de bénéfique pour ma planète ? Je suis consciente des graves risques qu’elle court, et nous avec...surtout si on continue à confondre les urgences écologiques avec un simple coup de peinture verte sur le capitalisme, sans rien changer aux règles de course à la rentabilité... (Cet argument ne figure pas dans le dépliant municipal.) Et comment croire à Sarkozy écolo après la triste histoire de la taxe carbone, nouvel impôt injuste socialement et écologiquement inefficace, présentée comme historiquement comparable à la décolonisation pour être ensuite abandonnée au lendemain des régionales ? (Même remarque.)
De grands défis nous sont posés à tous : surpopulation, malnutrition, accès de tous à l’eau, à la santé et à l’éducation, biodiversité, changements climatiques, problèmes liés à l’énergie, prix du pétrole… L’assistance gratiennoise ne peut qu’approuver et exprimer son inquiétude. Autant de problèmes mondiaux liés à un système économique basé sur la privatisation et la marchandisation des ressources naturelles et la recherche effrénée du profit. Conclusions tout à fait personnelles, je m’empresse de le dire car évidemment, cela n’a pas été énoncé par le conférencier, « expert » d’un cabinet de conseil. Délicat de le contredire ou de tenter de compléter son propos…
Revenons au citoyen qui peut/doit adopter des comportements éco-responsables. Que peut donc faire le Gratiennois et qu’a déjà fait sa commune pour l’inciter à agir ?
Saint Gratien a mis en place différentes actions en faveur du développement durable : commission municipale chargée de ces questions, bilan carbone de la ville, préparation d’un « agenda 21 », télégestion de l’éclairage public, étude des performances énergétiques des bâtiments communaux … Jusque là, on ne peut qu’approuver. C’est ensuite lors du débat avec la salle que les choses deviennent plus difficiles et moins consensuelles.

  • « Liaisons douces » ?

On manque de pistes cyclables, remarquent des habitants. Pas de place, notre territoire est « contraint », réplique Madame le Maire. Mais qui l’a donc « contraint » ( = densifié, note du traducteur) ainsi ? Les différents programmes immobiliers qui depuis les années 90, ont fortement bétonné la ville, de sorte que Saint Gratien est devenue la commune la plus dense du Val d’Oise ? Pourquoi ne pas avoir implanté de pistes cyclables rue Berthie Albrecht lors du réaménagement du centre ville, si ce n’est pour ne pas faire perdre un m2 aux promoteurs ? On a aujourd’hui des embryons de pistes, non reliés les uns aux autres, et rien en centre ville. Bon courage aux cyclistes pour naviguer dans le flot des véhicules..

  • Espaces verts ?

Madame le Maire se félicite des espaces verts existants à Saint Gratien. Mais à qui doit-on la « casquette du BIP » le long des immeubles des Marais, sinon à la mobilisation longue et importante des habitants du quartier ? Ils ont su exiger un aménagement qui protège phoniquement et visuellement leur résidence et un espace supplémentaire de promenade. A l’époque de la construction de la voie urbaine, pas un responsable politique de la majorité municipale ne les a soutenus, arguant notamment du coût excessif d’une telle protection. Quant au « parc urbain » en centre ville, il est aussi le résultat d’une longue bataille pour réclamer dans ce quartier un « poumon vert » qui faisait cruellement défaut. Là encore, la municipalité a cédé aux promoteurs les nombreux terrains que la ville possédait, pour des constructions denses sans espaces collectifs.

  • Subventions municipales ?

La ville est-elle prête à aider à l’installation de panneaux solaires destinés à la production d’eau chaude, pour des particuliers ou sur des toits d’immeubles ? Des expériences existent aussi d’installation d’éoliennes en ville et certains habitants s’interrogent sur la possibilité d’acquisition de véhicules électriques par la ville. Ah ! nouveau problème ! Moue dubitative de Madame le Maire qui doit reconnaître que les finances des collectivités locales seront mises à rude épreuve dans la période à venir et qu’il est impossible de s’engager dans de nouvelles dépenses. Elle se gardera bien d’avouer que la suppression de la taxe professionnelle décidée par ses amis de l’UMP va effectivement mettre les communes en difficulté et les empêcher de s’impliquer dans de nouveaux projets. C’est aussi là que l’on voit toutes les limites du discours écologique de certains.

  • Moins consommer ?

Le discours moralisateur du style « N’achetons que ce dont nous avons vraiment besoin ! » me hérisse un peu..beaucoup ! Les chômeurs en fin de droits, les retraités pauvres et tous les précaires que notre système fabrique à tour de bras, n’aimeraient-ils pas, au contraire, pouvoir consommer, plus et mieux ? « Nous surconsommons de la santé ! » Comment l’entendent tous ceux qui retardent leur visite chez le médecin ou évitent les spécialistes, car pour eux, la médecine est devenue un luxe ? Et « réduire nos consommations » n’est-il pas un étrange conseil dans une société où tout est basé sur .. la consommation, justement. Que deviendront les profits de Danone si je ne mange plus (ou moins) de yaourts ?

  • Bilan carbone ?

L’environnement a parfois d’étranges connexions, inattendues .. Le bilan carbone de Saint Gratien souffre des nombreux déplacements domicile/travail des employés municipaux. En effet, fort peu résident dans la commune, où se loger est particulièrement onéreux. Réaliser des logements sociaux, c’est donc aussi bon pour la planète !

  • Des idées ?

Dans un prochain billet, nous développerons d’autres propositions très locales pour un développement durable à l’échelle de la commune. Le « Front de Gauche « a aussi à dire dans ce domaine, en liaison avec les grandes questions sociales et économiques.

Cet article est destiné à mon ami C., accro du blog et mécontent s’il n’a pas son billet quotidien. Bonne lecture mais merci de considérer que je ne suis pas une machine à écrire et qu’un lecteur peut toujours devenir rédacteur de billets, ou de commentaires…

Isabelle Volat

 

Saint Gratien, ville propre !

Lors de ses vœux, Madame le Maire s’est félicitée que Saint Gratien ait obtenu, une nouvelle fois, la première place au concours des villes propres : hélas ! il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers… Des efforts restent à faire !



Texte invité

Bien avant les fêtes de fin d'année, les habitants des quartiers qui utilisent le souterrain du Picolo ont constaté que malgré les engagements de Madame le Maire en matière d'entretien quotidien, l'état du souterrain avait atteint un niveau d'insalubrité très regrettable.
Le souterrain permet de relier la rue de l'Avenir (proche des services techniques) et la rue du Picolo, qui dessert le centre ville, les écoles du centre (Kergomard et Jaurès) et le collège Langevin Wallon. Il est emprunté chaque jour par tous ceux qui vont et viennent entre le centre-ville, la gare, les écoles, le collège, le lycée...
La municipalité, avec à la tête son Maire, Madame Eustache Brinio, est dans l'ensemble de la ville, très attachée à ce que l'image environnementale soit positive.
Aussi, il nous a paru légitime de prévenir Madame Le Maire que l'entretien de ce souterrain n'est pas effectué, loin de là, même quand les conditions climatiques ne sont pas un obstacle à la disponibilité du personnel chargé de cette tâche. Ainsi, informée de cette carence, nous espérons que Madame Le Maire pourra mettre en place les dispositions afin que ses engagements soient respectés.

Pour l'Association du quartier de la Folie dans le quartier n°3
Véronique Cohuet 043.jpg

 

« Petit abécédaire après le sommet de Copenhague »

André Chassaigne est président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) et député du Puy de Dôme (auteur notamment d’un amendement pour restreindre l’utilisation des OGM). Il sera tête de liste du Front de Gauche en Auvergne en mars 2010.
Il nous raconte le sommet de Copenhague auquel il a participé de A.. à Z !

Texte invité

SirèneA comme ACCORD. On dit que l’Accord de Copenhague est « politique ». En fait c’est un texte sans ambition de 3 pages, simple déclaration d’intention pour ne pas revenir la besace vide après des années de préparation, les 2 semaines de négociations du Sommet, les 48 heures du round final… et la nuit blanche des chefs d’États.
B comme BORLOO. Je ne lui ferai pas un procès d’intention en lui reprochant de ne pas avoir mis le paquet ! Certes, il accroche sa charrue à une étoile, mais le soc reste coincé par le roc d’intérêts égoïstes. Dommage qu’il reste muet sur les véritables raisons de l’échec. « Couvrez ce capitalisme que je ne saurais voir ! »
C comme COMPETITION. La compétition pour les ressources et de plus grandes parts de marché, ainsi que les traités et les accords de libre échange, ont abouti à la privatisation et à la marchandisation des ressources naturelles, intensifiant leur pillage, notamment dans les pays sous-développés. L’utilisation de ces ressources s’est faite sur la base d’un système économique non durable, construit sur un accès sans limite aux ressources dans sa recherche du profit, avec les désastres écologiques qui en découlent. Principales victimes, les pays en développement sont aussi les plus vulnérables et les moins armés pour faire face à la situation. Aussi, réclament-ils un soutien financier de la part des pays riches pour mettre en œuvre un nouveau mode de développement économique en émission de carbone et pour s’adapter aux conséquences du changement climatique.
D comme DÉLÉGATION FRANÇAISE. Nous étions une douzaine de députés et sénateurs représentant les groupes politiques et commissions, au côté de grands noms de la cause environnementale (Brice Lalonde, Nicolas Hulot, Yann Artuss-Bertrand…) de scientifiques de renom (notamment le climatologue Jean Jouzel) et bien évidemment les représentants du ministère de l’écologie et de l’environnement (MEEDATT) avec les Secrétaires d’Etat Chantal Jouanno et Valérie Létard.
E comme ESPOIR. L’espoir que la catastrophe puisse être un jour conjurée, que des centaines de millions d’humains ne pouvant plus se nourrir ne soient plus dans le couloir de la mort, que la tragédie collective des habitants des terres menacées ne soit plus qu’un mauvais rêve. Cet espoir exige un accord mondial non seulement sur les émissions des gaz à effet de serre de tous les pays mais aussi une garantie d’accès de tous au développement.
F comme FIASCO. Le fiasco de Copenhague a certes été habillé d’un semblant d’accord que le Président Sarkozy s’est efforcé de présenter au mieux aux journalistes et à la délégation française. Engagements, chiffres, objectifs… qui ne se retrouvent pas dans le texte final dont la vacuité n’a même pas permis d’obtenir le soutien de l’ensemble des Etats représentés. « C’est pas beau de mentir, Monsieur le Président ! »
G comme G 77. C’est le regroupement des pays du Sud qui demandent un accord contraignant pour les pays riches. Le G 77 réclamait que l’objectif pour 2050 ne soit pas de limiter seulement le réchauffement planétaire à 2°c, mais au seuil critique de 1,5°c. Un réchauffement de 2°c se traduirait en effet, dans les pays africains, par un réchauffement de l’ordre de plus de 3°. Quant aux Etats insulaires, certains seraient totalement submergés ! Le G 77 demandait notamment aux pays industrialisés la diminution de moitié des gaz à effet de serre d’ici à 2020 et le financement, à hauteur de 1 % de leur PIB, de la lutte contre le réchauffement climatique.
H comme HUGO CHAVEZ. Un simple extrait du discours prononcé par le Président de la République Bolivarienne du Venezuela le 16 décembre : « On pouvait me dire, monsieur le président, un fantôme parcourt le Copenhague, en paraphrasant Karl Marx, le grand Karl Marx. Un fantôme parcourt les rues de Copenhague, et je crois que ce fantôme marche en silence dans cette salle, il passe entre nous, il passe par les couloirs, sort par dessous, monte. Ce fantôme est un fantôme épouvantable, presque personne ne veut le nommer. Le capitalisme est le fantôme ! (Applaudissements). Presque personne ne veut le nommer, c’est le capitalisme !».
I comme INDUSTRIALISATION. L’industrialisation des économies occidentales est la cause première du changement climatique. L’émission sans précédent de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a pour origine l’accroissement de la combustion de carburants fossiles dans l’industrie, mais aussi le commerce mondial libéralisé, les choix de transport, le développement de l’activité militaire, pour ne nommer que quelques secteurs significatifs . Les conséquences de la croissance industrielle ont été aggravées par le système libéral qui se livre à une production excessive, guidée par le seul profit, pendant qu’une très large proportion de l’humanité est enlisée dans la pauvreté, avec une consommation ne permettant pas de répondre aux simples droits humains.
J comme JUSTICE SOCIALE. Au-delà du problème bien réel du changement climatique, un discours vise à instaurer une sorte de « terreur climatique » pour faire passer des mesures antisociales : bel exemple que la contribution climat-énergie, sauce taxe carbone à la française ! De plus, en ne mettant pas en cause le mode de production capitaliste, fondé sur le libre-échange et le productivisme, on occulte cette question fondamentale de la justice sociale, dans les pays dits riches comme dans ceux en développement.
K comme KYOTO. Le protocole de Kyoto est seulement entré en vigueur en 2005, ratifié par 175 pays à l’issue de 7 années de négociations. Il engage les signataires à réduire leur émission de gaz à effet de serre d’au moins 5 % d’ici 2012 par rapport à leur niveau de 1990. Mais cette contrainte de réduction disparaît de fait avec l’accord de Copenhague : chaque pays fera désormais ce qu’il voudra, avec une simple information tous les 2 ans, sans sanctions ni vérification internationale. Très défendu par les pays africains pour être le seul instrument légalement contraignant, ce protocole n’est pas forcément enterré définitivement. Fort heureusement !
L comme LIBÉRALISME. Le modèle économique libéral se délecte de la création attendue d’un nouveau marché mondial, celui du carbone, à l’image du marché européen ETS (European Trading Scheme). Les experts adoubés du libéralisme chantent depuis des années les vertus des Mécanismes de Développement Propres (MDP), c’est-à-dire l’achat par les grands groupes industriels et sociétés financières de crédits d’émissions dégagés par les économies de pollution au Sud. Cette bourse du carbone ne serait pas seulement un aliment de plus pour répondre à la boulimie de tout marchand, elle permettrait aussi un magnifique tour de passe-passe : les pays industrialisés externaliseraient ainsi leur vertu en instaurant à leur profit un marché mondial d’indulgence en achetant des droits de polluer. Le marché à saisir est énorme : les seuls crédits de carbone forestiers seraient évalués à 1,5 Mds. Le cours reste à fixer au grè de l’offre, avec une demande pressante, et à la clef une bulle spéculative toujours susceptible d’exploser.
M comme MOBILISATION. L’année 2010 s’annonce comme celle d’une bataille décisive où les peuples du monde entier devront contraindre leurs dirigeants à changer de cap, sous peine de compromettre profondément et de manière irréversible l’avenir de l’Humanité. « Aux citoyens d’exiger une attitude plus responsable de leur gouvernement » est une phrase très entendue depuis l’échec du Sommet.
N comme NÉGOCIATIONS. Le processus de négociations, engagé deux ans avant Copenhague devait aboutir à un nouveau traité mondial visant à corriger les causes et la conséquence des émissions de gaz à effet de serre. Il a été remis en cause durant le Sommet : discussions parallèles, manque de transparence, domination des pays riches ont réduit à néant le travail réalisé. Non seulement les 200 pages de négociations n’ont pu être finalisées mais aucun consensus n’a pu se dégager.
O comme ONG. Grâce au contre-pouvoir des grandes organisations environnementales, soutenues par les mouvements sociaux et de nombreux scientifiques, Copenhague restera tout de même dans l’Histoire comme l’échéance qui a permis l’articulation d’une nouvelle force internationale. Le Klimaforum09, sommet alternatif de Copenhague, a en effet débouché sur une Déclaration des Peuples (« System Change- not climate change ») signée par plus de 300 ONG et mouvements sociaux des 5 continents. Elle servira de base commune à leurs prochains combats.
P comme « PUITS DE CARBONE ». Des massifs forestiers comme l’Amazonie ou le bassin du Congo ont un rôle primordial pour lutter contre l’effet de serre en captant le CO2 présent dans l’atmosphère. Les préserver est un des meilleurs atouts de la planète. Mais les « crédits carbone » accordés comme contre-partie pour service rendu à la communauté mondiale, alimenteront un marché de carbone forestier. Ces crédits pourront être rachetés par les pays industriels pour leur permettre de continuer à polluer. L’économie de carbone pourrait être pillé comme l’ont été les ressources naturelles des pays d’Afrique depuis 150 ans !
R comme REDD, c’est-à-dire le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestières des Nations Unies (UN-Redd). Ce programme, destiné à arrêter la déforestation, est affiché comme une réelle avancée. Mais, la préservation des forêts a un coût pour l’économie des pays concernés, d’autant qu’il s’agit bien souvent de pays pauvres. Le principe d’aider financièrement les pays à préserver leurs forêts est désormais admis. Reste à fixer le mode de financement… et trouver l’argent nécessaire !
S comme STERN. Le rapport Stern sur l’évaluation économique du changement climatique affirme que l’inaction coûtera très cher en 2100. Si rien n’est fait, le réchauffement climatique coûterait alors 5 500 milliard d’Euros, soit plus que les guerres mondiales et le récession des années 30 réunies.
T comme TITANIC. Une phrase a beaucoup circulé au Bella Center de Copenhague, où se déroulaient les travaux : « On est sur le Titanic, on coule, il n’y a pas de canots de sauvetage et l’équipage ne s’en rend pas compte ». La réalité n’est pas très éloignée de cette image ! Elle l’est d’autant moins quand le grand timonier de l’économie mondiale est le Président des Etats-Unis, qu’il s’appelle Bush ou Obama. Le choix de navigation est clair : les Etats-Unis, qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto, n’iront pas plus loin que leur objectif initial de 4 % de réduction de leurs émissions par rapport à 1990, très en dessous des 25 à 40 % préconisés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).
U comme URGENCE CLIMATIQUE. L’urgence climatique n’est pas un simple slogan : les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint des sommets. Les spécialistes disent qu’à ce rythme les températures pourraient être de 5 ° supérieures à celles de la période préindustrielle. Bien évidemment avec toutes les conséquences que le réchauffement climatique implique : multiplication de phénomènes météo extrêmes (ouragans, orages violents, inondations, sécheresses…) montée du niveau des océans et engloutissement des terres, multiplication des conflits pour la maîtrise de l’eau et des terres agricoles.
V comme VIVRE. Si un positionnement environnementaliste a pu répondre pendant longtemps à quelque calcul politicien, il est devenu désormais une exigence incontournable, celle de la vie des générations futures. A l’issue de la manifestation de Copenhague, organisée le 12 décembre en marge des négociations sur le climat et réunissant près de 100 000 manifestants, le directeur de Greenpeace International, Kumi Naidu déclarait à la tribune : « Chaque année, 300 000 personnes meurent à cause du changement climatique. Ce n’est pas une question d’adaptation mais de survie ». Comme cela a été rappelé au Sommet par de nombreux participants des pays les plus touchés, la grande majorité des écosystèmes de la planète sont abîmés, 20 % de l’écorce terrestre est dégradé. La transformation des terres, les altérations de cours d’eau douce, la perte de la diversité biologique sont déjà une réalité. Les peuples les plus fragilisés en paient déjà le prix fort.
W comme WAGON. J’espère plutôt « wagon-lit » avec une pensée pour mon ami Yves Cochet qui a passé 17 h en train pour rejoindre Copenhague, marquant ainsi son opposition à la pollution excessive du transport aérien. A-t-il regretté l’absence du TGV ?
X comme XEROPHILE. Les plantes xérophiles vivent dans des lieux secs. Je ne doute pas que Monsento ait déjà déposé de multiples brevets pour assurer le maintien de culture en milieux hostiles, avec des semences génétiquement modifiées. Sans aucun doute, le capitalisme est déjà en ordre de marche pour tirer profit du réchauffement climatique. L’essentiel est d’occulter sa propre responsabilité et de sauver le système : surfer sur les vagues après avoir déclenché la tempête !
Y comme YANG. Ce principe fondamental de la philosophie taoïste chinoise correspond à la notion de passivité. Le Ying aurait été sans doute préférable ! Quant au Yuan, la monnaie chinoise, il attend sans aucun doute son heure dans un système monétaire toujours dominé par le dollar.
Z comme ZÉRO. « Zéro pointé » pour Copenhague ? Pas seulement ! C’est aussi la note infligée, en guise de rappel à l’ordre, par le Conseil Constitutionnel au projet de taxe carbone, élaboré par le gouvernement sur une base tellement inégalitaire qu’il a été censuré. Les plus modestes devaient payer, les pollueurs étaient épargnés : « Ainsi étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions de 1018 sites industriels les plus polluants, tels que les raffineries, cimenteries, cokeries et verreries, les émissions de l’industrie chimique utilisant de manière intensive de l’énergie (…), celles du transport aérien et du transport routier passagers », souligne le Conseil constitutionnel dans son rapport. Des régimes de faveur « contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique », résume le Conseil, qui note, surtout, que cela « aurait créé une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ». Rien à ajouter...

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L’eau est un bien commun de l’humanité !!

(texte publié par l’Association pour le contrat mondial de l’eau et signé par 750 élus d’Ile de France)

La production et la distribution de l’eau en Ile de France sont organisées par un syndicat intercommunal : le Sedif, qui regroupe 142 villes adhérentes. Depuis 1923, le service est concédé à la Compagnie Générale des Eaux, aujourd’hui Veolia environnement. Le contrat actuel arrivera à échéance le 31 décembre 2010. Le Sedif a été convoqué le 11 décembre 2008 par André Santini, son président, afin de se prononcer sur le mode de gestion du syndicat : le mode de gestion actuel a été reconduit.

Pour de nombreux élus d’Ile de France, la maîtrise publique réelle de la gestion de l’eau potable est fondamentale. Montant de la facture, tarification sociale, protection de la ressource, bon entretien des réseaux, qualité de l’eau, maîtrise des savoirs et de la recherche sont autant d’enjeux qui sont influencés par le mode de gestion de l’eau. Or, le mode de gestion actuel ne permet pas une lisibilité suffisante des coûts de gestion du délégataire. Plusieurs enquêtes, y compris de Veolia, laissent planer un doute sur une « surfacturation » par Veolia, et apportent des arguments précis sur des économies potentielles tangibles sur les factures d’eau des Franciliens. De nombreux organismes publics ( Cour des Comptes, Chambre Régionale des Comptes) ont conclu qu’une délégation à une société privée amène un surcoût sensible par rapport à une régie publique. C’est pourquoi de nombreux élus n’ont pas accepté la proposition du Président Santini de reconduire le mode de gestion actuel et se sont prononcé pour une gestion publique de l’eau. Ils réclamaient que le choix soit fait en comprenant les enjeux et débattu avec les citoyens et les associations. Un grand nombre de conseils municipaux s’étaient engagés lors des dernières élections de mars 2008, à soumettre au débat démocratique les différentes hypothèses qui s’offrent aux Franciliens pour la gestion de leur eau. Les conseils municipaux des villes adhérentes auraient dû débattre et délibérer en toute connaissance de cause avant que les délégués du Sedif ne se réunissent pour se prononcer sur l’avenir de la gestion de l’eau en Ile de France.

Hélas, à Saint Gratien, rien à discuter… le délégué de la commune a voté sans aucun débat au sein du conseil municipal… sans aucun doute pour la reconduction du contrat actuel…. Pour plus d’infos

 

Engager la réappropriation publique de l’eau

Mon collègue du conseil municipal Jean-Marie Jouanjan est un ancien salarié de la « Générale des Eaux », aujourd’hui « Veolia environnement ». Il reste attentif aux problèmes de la gestion de l’eau et me fait parvenir son opinion sur cette question.

Lors de sa séance de décembre, le Sedif (syndicat des eaux d’Ile de France) qui regroupe 144 communes de la région parisienne, a voté la reconduction de la gestion déléguée de l’eau ( contrat de régie intéressée) qui restera donc encore une fois dans les mains des multinationales que sont Veolia environnement ou Lyonnaise Suez, après appel d’offre.

Nous pouvions penser que le renouvellement des élus municipaux lors des élections de 2008 aurait été l’occasion de changer le mode de gestion de l’eau en Ile de France. Pourtant, différents rapports et articles de presse ont dénoncé les tarifs abusifs que doivent payer les citoyens franciliens à cause de la gestion privée, qui fait de l’eau parisienne la plus chère du pays.

Les élus communistes militent pour faire reconnaître le caractère de bien public de l’eau. Il s’agit de refuser la marchandisation de l’eau et d’aller vers un partage équitable de la ressource dans le monde en luttant pour élever l’eau au statut de bien commun de l’humanité.

Il est urgent de renforcer la maîtrise du secteur de l’eau et de l’assainissement par la mise en place d’un véritable service public décentralisé, renforçant les pouvoirs des collectivités locales. Il s’agit de mettre en œuvre une politique nationale de l’eau sous contrôle démocratique, affranchie des normes de rentabilité financière , inscrite dans la préservation de l’environnement et soucieuse de l’aménagement du territoire, capable de garantir dans l’ensemble du pays l’égal accès de tous à une eau de bonne qualité, à un tarif transparent. Cela passe par différents mesures, notamment la création d’une agence nationale de l’eau et l’offre aux collectivités d’une alternative à la main-mise des groupes privés , donc la création d’un opérateur public ; la nationalisation de Veolia environnement permettrait de constituer ces deux structures en y répartissant le potentiel humain et technologique.

 

Cacophonie à l’Assemblée…

Les députés ont rejeté mardi 13 mai le projet de loi concernant les OGM.

Plus des deux tiers des élus UMP n’ont pas participé au vote. Il y a dans le pays une telle opposition à la généralisation des cultures OGM que seule une minorité d’élus de droite a osé l’approuver. Ce n’est certes pas un simple « couac » mais reflète la difficulté pour un député de se justifier devant ses électeurs quand 75 à 80% des français se déclarent hostiles à l’usage des OGM.

Le gouvernement a donc décidé de réunir une commission mixte paritaire chargée de réexaminer le texte. C’est un véritable déni de démocratie et le gouvernement cherche à passer en force contre la majorité des députés. Le règlement de l’Assemblée prévoit pourtant que l’adoption d’une motion préalable entraîne le rejet du texte. Sept députés et sept sénateurs vont donc défaire ce que l’Assemblée a voté !

Le rejet du projet de loi sur les OGM est assez révélateur du malaise qui existe à l’UMP depuis l’élection présidentielle. On attend la suite… lors de l’étude du projet de réforme des institutions qui divise déjà les parlementaires UMP, certains craignant une présidentialisation du régime inspiré du système américain.

La majorité se lassera-t-elle d’une « hyperprésidence » qui ravale le Parlement au rôle de simple chambre d’enregistrement ? La baisse de Sarkozy dans les sondages signifie aussi baisse de son autorité sur ses troupes, échaudées par la déroute des municipales et en proie aux divisions.

 

Espaces verts à valoriser : un urbanisme trop dense !

Depuis des années, la municipalité de droite a densifié à outrance une ville déjà très urbanisée. Elle a cédé aux promoteurs immobiliers de nombreux terrains.

Aujourd’hui, Saint Gratien est une ville très densément peuplée et chaque habitant n’y dispose que de 2 m2 de verdure. Le site de la Mairie de Saint Gratien ne propose à ce sujet que des informations datées portant sur la révision du PLU, alors que celui-ci a été modifié et adopté en Conseil municipal en 2007.

Que peut-on réaliser maintenant que l’espace est entièrement occupé ? Si l’exercice est difficile, il nous faut toutefois réfléchir à l’amélioration de notre cadre de vie.

Quelques pistes…

Une réflexion est nécessaire sur l’équipement des espaces existants de promenade et de détente : la pose de bancs est réclamée partout dans la ville et notamment dans les parcs et les Allées Vertes; un aménagement du parc urbain et du parc Barrachin est souhaitable.

Une collecte des déchets verts durant la belle saison dans les zones pavillonnaires peut être organisée : le compost ainsi réalisé sera cédé aux particuliers ou utilisé dans les espaces verts de la commune.

Des « jardins familiaux » peuvent être créés sur de petits espaces dans les différents quartiers. Ce système connaît depuis vingt ans un regain d’intérêt. Ce jardinage dans un cadre associatif favorise les échanges entre les générations, contribue à l’insertion et rompt l’isolement. En matière d’environnement, il contribue à la conservation de la biodiversité par la culture de variétés anciennes, par l’accueil d’oiseaux et d’insectes.

De plus, un plan de développement de pistes cyclables est indispensable pour relier les différents quartiers et déboucher sur les villes limitrophes, afin de réaliser un véritable réseau utilisable pour les loisirs et le travail.

Enfin, le cheminement piéton doit être facilité et encouragé partout dans la ville.

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Une alternative à la politique du « tout routier »

L’association « Les Amis de la Terre » m’interroge sur la politique routière du Conseil Général du Val d’Oise.

Les transports sont en effet un volet extrêmement important pour la vie quotidienne des Val d’Oisiens et pour la protection de l’environnement de notre département. Les candidats communistes en sont parfaitement conscients. Les transports doivent faciliter la vie et les déplacements et ils ont également des répercussions évidentes sur l’environnement et notamment sur l’effet de serre.

C’est pourquoi il est fondamental de réaffirmer qu’il faut donner la priorité aux transports collectifs. Ceux-ci sont particulièrement difficiles entre les différents « territoires « du Val d’Oise, ce qui encourage les habitants à utiliser leur véhicule. Comment en effet se rendre rapidement de Saint Gratien à la sous–préfecture de Sarcelles par exemple ? Il faut 20 minutes en voiture et plus d’une heure en train avec un changement et ensuite emprunter une ligne de bus. C’est pour moi une situation tout à fait aberrante.

Nous proposons par exemple, de prolonger les lignes de tramway en cours de réalisation. Le contrat de plan Etat-Région a programmé l’arrivée du tramway au pont de Bezons : il faut obtenir sa prolongation jusqu’à Argenteuil et Montigny. Nous sommes pour relancer le projet de liaison ferroviaire « Tangentielle nord » et nous souhaitons développer le transport par ferroutage et le transport fluvial. Enfin, il importe de mettre en place une politique tarifaire attractive, pouvant aller jusqu’à la gratuité, pour encourager la population à utiliser ces moyens de transport. A Saint Gratien, j’ai désapprouvé le fait de rendre payant le parking qui dessert la gare RER, considérant qu’il ne faut pas pénaliser l’usager qui utilise les transports collectifs.

A Saint Gratien toujours, nous avons obtenu après une longue bataille aux côtés des habitants, que la réalisation du BIP se fasse dans de meilleures conditions pour l’environnement et pour la population. Le projet initial ne prévoyait qu’un rideau d’arbres entre la voie et les immeubles de la résidence des Marais toute proche. Grâce à l’intervention des riverains, une semi-couverture a été réalisée, permettant la réalisation d’une espace vert conséquent ainsi qu’une passerelle piétonne reliant la cité à la gare d’Ermont-Eaubonne. Ce cheminement piéton permet à de nombreuses personnes de se rendre à la gare, alors qu’elles auraient du prendre leur voiture pour le faire, la voie nouvelle enclavant fortement les habitations. Nous n’avons certes pas empêché la réalisation du BIP, mais notre action a permis que ce projet se fasse dans des conditions plus satisfaisantes. Notons tout de même que cette voie n’a réglé en rien le problème des flux automobiles mais a au contraire apporté une circulation supplémentaire, comme c’est souvent le cas pour toute nouvelle infrastructure routière.

Je me prononce également pour le développement de pistes cyclables non seulement dans la commune, mais pour des tracés intercommunaux et interdépartementaux qui permettent aux cyclistes d’effectuer d’assez longs parcours, éventuellement pour se rendre à a leur travail.

Le Conseil Général du Val d’Oise a de nombreux projets routiers qui parfois provoquent le mécontentement des associations et des riverains. Dans tous ces dossiers, il importe de prendre l’avis des populations concernées et d’organiser une concertation la plus poussée qui soit , en amont pour ne pas faire une simple information sur un projet déjà « ficelé », mais permettre à chacun d’intervenir et de proposer des alternatives. La concertation avec les habitants et les associations est particulièrement importante pour moi.

D’un point de vue général, je considère que la politique du Conseil Général en matière de transports est trop « libérale », c’est à dire qu’elle écoute trop les décideurs économiques qui réclament toujours plus d’infrastructures routières ; qu’elle sacrifie facilement l’environnement naturel ou historique du département (la vallée de Chauvry ou les environs du château d’Ecouen par exemple) et la tranquillité des habitants pour la sacro-sainte « croissance économique » et le bénéfice des entreprises.

Nous ne sommes pas pour cette politique du « tout routier ».

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Lutter contre les nuisances de l’aéroport de Roissy

Le Val d’Oise et Saint Gratien subissent les importantes nuisances aéroportuaires de Roissy . Les prévisions d’accroissement du trafic et l’abandon du projet d’un troisième aéroport inquiètent les habitants. La quasi-privatisation d ‘Aéroport de Paris entraînera également une nouvelle course à la rentabilité.

Les élus de droite se contentent de proposer une isolation des habitations et usent du double langage en refusant localement le « plan d’exposition au bruit ou PEB » du gouvernement.

Nous proposons d’utiliser tous les moyens pour réduire les nuisances : procédures de décollage et d’atterrissage adaptées, réduction accélérée du nombre d’avions bruyants, prise en compte de la pollution atmosphérique.

Nous nous engageons à agir pour la construction dans les plus brefs délais d’un troisième aéroport, et dans l’immédiat, pour l’interdiction des vols de nuit. Nous demanderons la création d’un observatoire du bruit avec la participation des associations de riverains , des élus qui seraient associés à l’application des mesures prises pour mieux maîtriser les nuisances sonores et polluantes.

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Libérons ... les semences ! ou quand les anciennes variétés potagères sont condamnées par la justice

Encore une pétition à signer, me direz-vous… Mais actuellement, il est vrai que les sujets qui méritent qu’on se mobilise ne manquent pas. Connaissez-vous l’association « Kokopelli » ? Certainement non, sauf si vous êtes jardiniers et il en reste quelques-uns à Saint-Gratien…

Cette association distribue, vous avez bien lu, distribue des semences potagères anciennes. Elle prône l’autonomie face aux grands groupes semenciers. Elle est poursuivie devant les tribunaux et vient d’être condamnée à des amendes au profit de l’Etat et d’industriels de la semence.

La France est le premier fournisseur mondial de semences potagères. Les industriels veulent être les seuls à fournir les variétés hybrides stériles et font tout pour empêcher les alternatives. L’Europe, l’ONU, le Sénat, des scientifiques et des agronomes affirment qu’il est urgent de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire. Pourtant, la France refuse de libérer l’accès aux semences anciennes. Elle interdit à « Kokopelli » de poursuivre son activité de promotion des variétés reproductibles sans le soutien de l’agrochimie, et surtout de s’engager dans l’humanitaire en fournissant ces semences en Afrique, en Amérique latine ou en Asie…

Oubliées, les déclarations « enflammées » du Grenelle de l’environnement ? D'autres points de vue sur l’actualité de l’environnement existent.

Signez la pétition !

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