Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

La grève des enseignants massivement suivie à Saint Gratien

manif_12_02_3.jpgLes enseignants ont aujourd’hui massivement suivi la journée de grève contre la réforme des rythmes scolaires.
Le principal syndicat du primaire, le SNUipp, dénonce « une grande déception et une vraie exaspération ». Élus, parents, animateurs s’interrogent également sur le décret paru il y a quelques jours, qui instaure la semaine de 4,5 jours et la mise en place d’activités périscolaires par les communes.

N’oublions pas que la question des rythmes scolaires est loin d’être jugée prioritaire par les enseignants, puisqu’elle arrive loin derrière les préoccupations liées aux effectifs dans les classes, le travail en petits groupes, l’aide aux élèves en difficulté….

« S’il s’agit de lutter contre la lassitude et l’échec scolaire, le vrai défi n’est pas de diminuer la quantité de cours offerts mais d’augmenter leur pertinence pédagogique pour accrocher tous les élèves », rappelle Jean-Yves Rochex, professeur en sciences de l’éducation. Dans la lutte contre l’échec scolaire, tout est loin de relever d’un simple aménagement de l’emploi du temps.

Autre risque de la réforme Peillon ; elle délègue aux communes la mise en place d’activités périscolaires et pourrait donc renforcer les inégalités territoriales, au moment où les collectivités consacrent des sommes qui vont de 1 à 10 aux écoles maternelles et élémentaires. Or, aucun financement pérenne n’est prévu au-delà de 2014 pour ces nouveaux temps. Et le périscolaire coûte cher, sans compter la difficulté de recruter du personnel pour seulement quelques heures par semaine. L’assouplissement des normes d’encadrement qui prévoit un animateur pour 14 enfants de moins de 6 ans au lieu de 10 auparavant, et un pour 18 au lieu de 14 pour les plus de six ans, ne permettra pas d’assurer des activités de qualité. Enfin, le décret n’oblige pas les communes à organiser ces activités, ni à les assurer gratuitement, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives.

C’est la grande inconnue de la réforme : quel périscolaire pourront organiser les villes qui sont déjà face à une pénurie d’animateurs ? Pour la plupart des communes, il sera dur de trouver du personnel qualifié qui accepte d’être recruté pour 3 à 4 heures par semaine. Les animateurs ont eux aussi le sentiment d’avoir été oubliés dans les concertations, alors qu’ils sont l’un des principaux éléments de la réforme. «Nous ne sommes pas formés pour accueillir des classes complètes. Nous sommes censés proposer des activités adaptées à chacun. Si on accueille tous les écoliers, ce ne sera pas possible. On fera de la garderie », note une animatrice dans la manifestation parisienne.

En tête de ce cortège très fourni entre Luxembourg et la rue du Bac, les enseignants val d’oisiens étaient très mobilisés aujourd’hui. Entre 70 et 80% d’entre eux étaient en grève. « Il y a un véritable malaise, beaucoup d’inquiétude et de colère. Les enseignants se sentent mis de côté dans la mise en place de cette réforme » déclare le responsable du SNUipp 95 au journal « Le Parisien », qui souligne que la mobilisation a été particulièrement forte dans les communes ayant décidé d’appliquer la réforme dès 2013.

A Saint Gratien, la commune a décidé d’adopter le dispositif dès septembre 2013 en allongeant la pause méridienne et en instaurant la classe le mercredi matin avec un accès restreint à la restauration scolaire. La totalité des enseignants de la ville étaient grévistes ce mardi ce qui est totalement exceptionnel et signe d’un profond malaise. Les enseignants demandent la consultation des conseils d’école et le report du nouvel aménagement de la semaine en 2014 pour élaborer un projet associant l’ensemble de la communauté éducative. Ils refusent la décision unilatérale de la mairie et continuent à réclamer une concertation locale indispensable.La ville met, elle, en avant le financement de l’État à hauteur de 90€ par élève si elle se lance dès 2013.

A Paris, après une grève largement suivie des enseignants fin janvier, le maire déclare que la décision sur l’application de la réforme des rythmes en 2013 ou 2014 sera prise fin mars pour aller au bout du débat...

A Saint Gratien, bien que la ville ait déjà décidé de la mise en place dès 2013, la mobilisation des enseignants, qui veulent s’adresser aux parents et aux personnels d’animation, pourrait bien remettre le sujet en discussion….

 

Les enseignants de Saint Gratien demandent une consultation sur la réforme des rythmes scolaires

Saint Gratien

Le Conseil municipal du 7 février a voté la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée de septembre 2013.

Voici le texte de l’intervention que j’ai faite lors de cette séance, qui s’est tenue, et c’est assez exceptionnel pour être souligné, en présence de très nombreux enseignants de la commune. La mairie ayant annoncé vouloir appliquer une réforme très controversée sans concertation, ils sont venus manifester leur volonté d’être consultés sur cette modification de la semaine qui risque de changer en profondeur la vie des écoliers.

Cette réforme des rythmes se situe dans le cadre général de la « Refondation de l'école » lancée par le ministre de l’éducation nationale. La priorité à l'école primaire est enfin reconnue, le gouvernement annonce la re-création de milliers de postes supprimés et je m’en félicite. Toutefois, cette refondation est actuellement totalement parasitée par une réforme des rythmes scolaires qui se dessine dans le flou et le désordre.

Au départ, le ministre annonçait le retour de la semaine à 4,5 jours avec une journée scolaire « allégée et mieux articulée avec les temps péri-éducatifs » pour qu’ « aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16H30 ».

A l'arrivée, les heures d'enseignement ne seraient réduites que de 30 à 45 minutes en moyenne par jour, ce qui réduit la portée des activités périscolaires et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements de ces activités, qu’un projet de qualité pourra être porté. Aujourd’hui même, on annonce le passage d’un animateur pour 10 enfants de moins de 6 ans à 1 pour 14 et d’un animateur pour 14 enfants de plus de 6 ans à 1 pour 18….si cela devait se confirmer, c’est inquiétant !

Ces activités péri-éducatives sur une pause du midi rallongée ou après l'école, ne seront pas obligatoires, ni forcément gratuites pour les familles. Tout dépendra des ressources de la commune. Cette réforme générerait ainsi de fortes inégalités territoriales, entre communes riches, qui auront les moyens d’offrir des activités périscolaires, culturelles ou sportives de qualité et les autres, moins fortunées, où le nouveau temps se transformera en simple garderie...

Sur ce dossier, les interrogations et les inquiétudes sont grandes.

Tous les partenaires, qu’ils soient enseignants, parents, élus, voient se profiler une modification de la semaine d’école visiblement bouclée dans l’urgence, mal préparée, qui s’est fait récemment retoquer par le conseil supérieur de l’éducation.

Nous pensons qu'il faut donner plus de temps pour organiser une réforme des rythmes scolaires réussie pour tous les enfants et dans toutes les écoles. Je crois que cela implique que soient revus les programmes, que soient confortés et améliorés les dispositifs essentiels que sont les Rased et les remplaçants, la formation des maîtres, les possibilités de travailler en petit groupe, les effectifs des classes, l’accueil des élèves en maternelle, l’éducation prioritaire… Tout cela forme un tout. Certes, les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

Sans vision claire concernant les missions de l'Éducation Nationale et celles des communes, je crains aussi comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements.

J’en viens maintenant à l’aménagement particulier qui nous est proposé au vote ce soir. La commune de Saint Gratien a décidé d’adopter le dispositif dès septembre 2013 en allongeant la pause méridienne, en instaurant la classe le mercredi matin avec un accès restreint à la restauration scolaire. Ces dispositions n’amélioreront en rien ni les conditions d’accueil, ni les conditions d’apprentissage des élèves et ne favoriseront pas la réussite scolaire de tous.

Le scénario avancé soulève de très nombreuses questions et oppositions.

Le choix notamment d’une pause méridienne de 2h30 ou 3h pose de nombreux problèmes. L’organisation des activités dans la journée ne semble pas judicieuse.

Comment remobiliser les élèves après ce temps d’activités ludiques en milieu de journée ?

Quel type d’activités ? Nous n’en avons aucune idée puisqu’aucune information n’a été donnée à ce sujet. Se pose également le problème de la formation des personnels d’encadrement, avec le risque d’un personnel vacataire, précaire et peu formé avec des temps de travail très réduits et cela interroge sur la qualité de cet encadrement.

Ce sont des raisons d'encadrement (je pense aussi budgétaires) qui sont avancées en tout premier lieu dans l’argumentaire municipal en faveur de l’allongement de la pause méridienne. Mais l’alternance d’une demi-heure et d’une heure pourrait tout à fait être réalisée en fin d’après-midi. Quant au « recrutement plus pointu » auquel il est fait allusion, je ne comprends pas non plus en quoi le fait de placer les heures périscolaires en milieu de journée pourrait le favoriser. Le respect des rythmes chrono-biologiques de l’enfant ne vient qu’en dernier lieu des raisons invoquées et il est vrai que les professionnels du terrain que sont les enseignants craignent tout au contraire que ces nouvelles journées d’école ne soient, au contraire de l’objectif recherché, aussi longues et plus fatigantes pour les élèves.

Voilà l’avis d’une spécialiste des rythmes de l’enfant…. (Claire Leconte, chronobiologiste)
« La pause méridienne est une des plus compliquées à organiser correctement par les collectivités. Il s’agit bien d’une pause méridienne. Les activités proposées à ce moment-là ont plus tendance à énerver les enfants qu’à leur proposer la relaxation nécessaire. Cette période nécessite des encadrants particulièrement bien formés et soucieux du rythme de l’enfant. Un allongement trop important ne rend donc pas service aux enfants, sauf si on leur propose suffisamment de lieux, pas uniquement le préau ou la cour de récréation, pour profiter de ce moment pour bouquiner, ne rien faire, faire des jeux collectifs calmes, regarder un documentaire etc… Si ces conditions ne sont pas réunies, aucune reprise attentionnelle n’est possible ensuite, au contraire ! Une longue pause méridienne de plus de deux heures n’existe nulle part ailleurs ! »

Problème aussi pour les enseignants, sommés sans concertation de subir des horaires imposés et travaillant une demi-journée supplémentaire sans pour autant voir diminuer l’amplitude horaire des autres jours de la semaine. Que feront-ils de cette pause, alors qu’ils n’auront visiblement pas accès à leur classe, du fait du manque de locaux pour accueillir tous les élèves en périscolaire sur le temps du midi ? Que feront les enseignants qui sont condamnés à rester à l’école sur ce temps méridien et qui ont besoin d’un espace personnel pour leur travail de concertation, préparations, corrections ? Dans certaines écoles de la ville, il n’y a pas de salle des maîtres, dans d’autres, des locaux très peu adaptés au travail pédagogique d’une équipe.

Nous ne savons rien non plus de l’opinion des autres personnels concernés : les animateurs, les Atsem, les éducateurs sportifs puisque nous avons aussi compris que des activités sportives, culturelles ou artistiques actuellement proposées par la ville sur le temps scolaire, vont « basculer », au moins en partie, sur le temps des activités périscolaires du midi. Mais une telle activité menée par un enseignant en collaboration avec un éducateur sportif, reprise en classe, faisant partie intégrante des apprentissages de la classe et cette même activité menée par un animateur, cela n’a plus rien à voir ! Ces activités risquent de perdre une grande partie de la richesse que leur donne justement ce travail en collaboration entre l’enseignant et l’éducateur spécialisé dans sa discipline.

Enfin, du côté des parents, chez qui l’information ne circule encore qu’à peine, vu le peu de temps écoulé depuis l’information donnée aux parents délégués il y a toute juste une semaine, on s’inquiète de ne pas voir assuré le service de la restauration scolaire, uniquement réservée aux enfants fréquentant le centre de loisirs le mercredi après-midi.

Pour autant, nous ne voulons pas de statu quo. Comme de nombreux enseignants et parents, je considère qu’il est grand temps de changer l’école mais changer pour du mieux ! Une réforme pour mieux apprendre et favoriser la réussite de tous les élèves ? Oui ! Mais ce changement nécessite une large concertation de toute la communauté éducative, et donc du temps. C’est une réforme particulièrement complexe qui ne peut se faire dans la précipitation et l’approximation, qui doit être correctement préparée et financée si on veut qu’elle améliore concrètement le fonctionnement de l’école.

Nous voulons être associés à cette réforme, consultés, concertés. La durée de la pause méridienne, les horaires de l'école, le contenu des activités périscolaires sont des sujets sur lesquels la concertation avec les acteurs sur le terrain est incontournable. Ce n’est pas l’annonce d’un vague « groupe de pilotage » qui peut en tenir lieu, surtout si les horaires des activités périscolaires sont d’ores et déjà fixés de façon immuable ! Les conseils d’école, qui réunissent parents, enseignants et élus, ont un rôle primordial à jouer en matière de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et de l’éventuelle élaboration d’un Projet Éducatif Territorial. Ils doivent impérativement y être associés. L’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie et ne peut se faire sans, encore moins contre, l’avis des personnels. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables.

Je vous demande -et les enseignants et les parents présents ce soir vous le demandent aussi- de reporter la mise en place de cette réforme à la rentrée 2014 et d’engager une consultation large des enseignants, des parents, des personnels, des conseils d’école avant toute décision sur la commune afin de construire ensemble le projet le plus adapté. « Nous sommes prêts à construire », vous ont écrit les directeurs d’école, « mais construisons bien. » Nous voulons être associés et consultés et pour cela il faut du temps. Dans l’intérêt des élèves, prenons ce temps.

Le Conseil a voté le principe de l'application de la réforme dès la rentrée 2013. Pour autant, les enseignants ne désarment pas et pourraient continuer à réclamer une concertation locale indispensable. Le 12 février prochain, ils seront en grève pour une réforme ambitieuse de l’école et des rythmes scolaires prenant en compte l’avis de l’ensemble de la communauté éducative, l’intérêt et la réussite des élèves.
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Article paru dans "L'Écho" du 7 février 2013

 

Lettre au PS gratiennois

C’est un petit événement dans notre ville : la lettre des socialistes de Saint Gratien vient de sortir.

Bien que cela ne soit pas précisé sur ce document de 4 pages, il s’agit du 3è numéro de cette expression depuis 2008, date des dernières élections municipales. Un événement donc, puisqu’assez rare pour être remarqué… Dans le même temps, les élus communistes au sein du rassemblement du Front de Gauche ont édité, eux, 25 « lettres » sur des sujets nationaux et locaux, sans compter nos numéros spéciaux lors des campagnes régionales 2010 et législatives 2012... La dernière en date détaille les emprunts toxiques de la ville auprès de la banque Dexia et a rencontré un succès certain en ville.
Plus d'infos

Nous approuvons certaines réflexions du tract du PS, sur le logement ou la politique sociale de la ville, par exemple, bien qu’elles soient fort succintes. D’autres nous ont interpellés et nous nous permettons ici d’en faire quelques commentaires. D’aucuns les trouveront très acerbes, mais ne devons-nous pas être exigeants avec la gauche gouvernementale ? Voici donc quelques remarques que nous espérons constructives et en tout cas, assez judicieuses pour être mises en débat.

Le PS local relève que le maire a connu de nombreuses condamnations durant l’année 2012. La commune a en effet été condamnée dans trois affaires principales :

  • discrimination envers des enfants de familles demandeuses d’asile à qui elle refusait l’accès aux services périscolaires (Tribunal administratif en octobre 2011, plus d'infos ici)
  • non-respect de la liberté de culte (Tribunal administratif à deux reprises puis en Conseil d’État en août 2011, plus d'infos ici)
  • et enfin, en juillet 2012, le maire essuie une nouvelle condamnation au Tribunal correctionnel pour diffamation à mon égard. Ce dernier jugement fait l’objet d’une procédure d’appel : plus d'infos ici

Si nous nous sommes exprimés à plusieurs reprises sur ces différents faits, jugeons que le Parti socialiste a pris, lui, le temps de la réflexion puisqu’il lui a fallu plus d’un an avant de juger utile de les mentionner publiquement. Rappelons aussi que le Front de Gauche avait été la seule organisation politique locale à s’engager, et plus qu’activement, dans un bras de fer de plus d’un an avec la municipalité pour obtenir enfin gain de cause et justice pour les enfants interdits de cantine. A l’époque, le PS local avait estimé « stérile et dangereuse » l’action de nombreux gratiennois contre cette discrimination et refusé de s’y associer…. Intéressant de le voir à présent se féliciter –ou du moins faire état-du résultat d’actions qu’il dénonçait lorsqu’elles avaient lieu…

De la même façon, le PS note que les écrits de la majorité municipale peuvent « entretenir des idées d’exclusion » faisant allusion à la tribune libre parue dans la revue de la ville en juin 2012 sur la guerre d’Algérie. Que ne l’a-t-il dénoncé à l’époque car il est vrai que ce texte avait scandalisé, à juste titre, de nombreux gratiennois. plus d'infos

Sur un autre sujet particulièrement crucial en ce moment à Saint Gratien, à savoir les emprunts toxiques contractés auprès de la banque Dexia, le PS se contente d’une courte citation. Et pour cause, il est étrangement muet en Conseil municipal sur cette gestion plus qu’inquiétante puisqu’elle nous coûte en 2012 le versement d’une indemnité de 520 000 €, tout en ne réglant en rien le problème de ces prêts indexés sur l’évolution du franc suisse. Dès 2014, la ville se retrouvera face à une bombe budgétaire : les taux d’intérêts étaient en novembre 2012 de 8 et 16% pour les deux emprunts concernés. Se contenter de demander « jusqu’où cela sera-t-il supportable pour la ville ? » apparaît comme une analyse quelque peu superficielle, au moment où la ville réduit drastiquement ses investissements en 2013. Cela n’est déjà plus supportable et nous aimerions ne pas être les seuls à le clamer en Conseil municipal ou en réunions de quartier !

Sur d’autres problèmes locaux, tels l’installation de la police municipale aux Raguenets ou la disparition des commerces dans les quartiers, le PS se borne à un simple constat ou de vœux pieux (« nous serons vigilants »). Là encore, la vigilance n’empêchant nullement l’action, un peu d’audace pour venir soulever la question en réunion de quartier ! plus d'infos

Pour finir, le PS gratiennois se lance dans l’appréciation de la politique gouvernementale. Un mot d’ordre encadré de rose proclame : « nous sommes mobilisés pour le vrai changement », ce qui soulève trois questions essentielles. Que serait un « faux »changement » ? Que doit–on déceler sous le mot « mobilisation » quand les socialistes se font ici si discrets qu’ils n’ont même pas fait connaître leur analyse des législatives, alors qu’ils ont frôlé l’élection dans la 6è circonscription à quelques centaines de voix ? Et surtout… le « vrai » changement, c’est pour quand, puisqu’étrangement la précision temporelle « maintenant » a disparu du slogan ?

Le PS liste ensuite les avancées dues au gouvernement Ayrault. Mais comment voir dans la liste des « engagements tenus » la retraite à 60 ans ? Pour qui ? Cent mille personnes seulement, ayant commencé à travailler dès 14 ans, en bénéficieront… Pour l’immense majorité des salariés qui ont pourtant vu les socialistes participer aux manifestations de 2010, la « retraite à 60 ans » est aux oubliettes.
L’augmentation du SMIC en juillet 2012 ? Ce fut une hausse réelle de 0,6% seulement, représentant 6,50€ de mieux par mois….
La promesse de recrutement de 40 000 enseignants, certes appréciable, se réalisera sur 5 ans et ne peut donc être considérée comme « tenue ».
Quant aux emplois d’avenir, seuls 3 000 viennent d’être signés…

Le PS se félicite enfin du nouveau traité européen qui permettrait de « réorienter l’Europe vers plus de solidarité », évoque le paquet de croissance de 120 milliards et le nouveau rôle de la BCE qui pourrait « emprunter sur les marchés pour réduire le taux d’emprunts des États ».

Or, c’est tout faux. Le nouveau traité européen ne permet en rien à la BCE d’emprunter sur le marché financier pour réduire le taux des emprunts des états. Une Banque Centrale n’emprunte pas sur les marchés. Elle bat monnaie.

Enfin, le traité Sarkozy-Merkel n’a pas bougé d'un iota entre sa version d’avant le 6 mai et celle signée par F .Hollande. Il s’est juste vu adjoindre une annexe portant sur l’effort d’investissement de l’UE, ajoutant un volant d’investissements de seulement 60 milliards, en plus des 60 milliards d’euros déjà prévus dans le traité avant sa ratification. plus d'infos

Ce que ne dit pas la lettre socialiste, c’est qu’on a mis en place le MES, mécanisme européen de stabilité, qui, lui, emprunte bien sur les marchés et prête dans un second temps aux États. Mais à des conditions si drastiques (retour à l’équilibre budgétaire dans les 36 mois ; baisse des rémunérations et des pensions des fonctionnaires ; coupes dans les services publics….) qu’elles enfoncent la Grèce, l’Espagne, le Portugal, comme l’Italie dans une profonde récession…

Ce que ne dit pas non plus la « lettre socialiste » dans son information sur le département, c’est que, le 1er juillet devant le Conseil général ne s’est pas tenu un rassemblement du « PS et des forces syndicales » pour protester contre la politique de la majorité UVO et notamment la baise d’aides diverses accordées par le département aux familles et aux jeunes. Le Front de Gauche aussi était présent. plus d'infos

Le Front de Gauche est souvent présent sur le terrain, aux côtés et avec la population. Très souvent. Ne l'oubliez pas.

Sans rancune.

A bientôt, camarades.

Isabelle Volat

 

Saint-Gratien, état des finances municipales : Gagné !

Nous avons gagné

Nous avons gagné dans notre bataille d’information des gratiennois(e)s.

Parce que nous sommes méthodiquement intervenus lors des 5 dernières réunions de quartiers et que nous avons cumulé plus d’une vingtaine d’interventions lors des deux derniers Conseils Municipaux sur le budget de la ville…

Enfin, la ville consent, dans le dernier Magazine municipal, à informer les gratiennois(e)s sur les composantes de l’endettement de notre commune.

Cela fait près de 18 mois que nous menons cette bataille pour que l’adjoint aux finances rende public l’existence d’emprunts toxiques qui affectent (ou plutôt infectent !) toute la gestion des finances de la ville.

C’est la première fois en page 11 du Magazine Municipal, qu’enfin un bout du voile est levé sur ce problème !

Un bout du voile seulement. Pourquoi ?

Parce qu’on ne dit pas tout aux gratiennois(e)s.

La ville subit un effet de ciseau :

1 - Évolution de la dette (en Millions d’euros) : un endettement qui croit (et surtout des charges d’intérêt d’emprunt qui explosent, voir à ce titre notre lettre 25)
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2 - Des recettes de fonctionnement qui augmentent (impôts locaux, dotations versées par l'Etat, produits de l'exploitation de cantines, de salles des fêtes, etc. permettant d'assurer le fonctionnement courant des services communaux…)
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3 - Mais paradoxalement des investissements (travaux et équipements) qui fondent comme neige au soleil depuis plusieurs années…
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Pourquoi ?...

Gestion « vertueuse » ? Pari hasardeux ?

dexiapolyy.jpgDans l’attente de la distribution dans les boites aux lettres de notre prochaine lettre 26, apprenez-le en jouant au DEXIA-Poly et en cliquant sur les liens ci-dessous qui vous renverront sur tous les articles déjà publiés sur ce blog au sujet des emprunts DEXIA et leur impact très concret sur la situation des finances de notre ville.

tribune libre des élus le 27/01/2013
Un budget de super austérité le 14/01/2013
Qui va payer pour les emprunts toxiques le 03/01/2013
Un gratiennois sur deux... le 28/12/2012
Emprunts toxiques et budget de la ville le 23/12/2012
Dexia, le Lehman Brothers européen le 23/12/2012
Le budget plombé par les emprunts toxiques le 20/12/2012
Pourquoi St Gratien doit surveiller l'évolution du Franc suisse le 19/12/2012
Les emprunts toxiques provoquent un budget d'austérité le 17/12/2012
40 villes du Val d'Oise piégées le 28/11/2012
Gestion vertueuse ou pari hasardeux? le 26/11/2012
Débat d'orientations budgétaires à St Gratien le 21/11/2012
Dexia, l'exemple à ne pas suivre le 19/11/2011
Les prêts toxiques de Dexia ruinent les communes le 02/10/2011

 

Rythmes scolaires : une réforme précipitée

Dans le cadre de la loi sur la refondation de l’école, la réforme des rythmes scolaires prévoit l’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin et une journée de classe de maximum 5 heures 30.

Les communes devront réorganiser les activités périscolaires existantes, notamment celles du mercredi matin, et en proposer de nouvelles. Les maires ont jusqu’au 31 mars pour annoncer si leur commune met cette nouvelle organisation en œuvre dès 2013.

A Saint Gratien, la réforme des rythmes scolaires sera mise en place dès la rentrée 2013. Le maire l’a officiellement annoncé lors de la cérémonie des vœux le 12 janvier.

Cette réforme des rythmes semble cristalliser tous les mécontentements. Peu à peu, tous les partenaires, qu’ils soient enseignants, parents, élus, ont commencé à émettre de sérieux doutes sur la pertinence de cette modification de la semaine d’école. Elle est visiblement bouclée dans l’urgence, mal préparée et s’est fait récemment retoquer par le conseil supérieur de l’éducation.

De nombreuses voix soulignent qu’elle est coûteuse et difficile à mettre en œuvre et qu’elle risque d’accroître les inégalités territoriales entre communes riches, qui auront les moyens d’offrir des activités périscolaires, culturelles ou sportives de qualité et les autres, moins fortunées, où le nouveau temps se transformera en simple garderie. Les enseignants quant à eux insistent sur le fait que cette réforme n’améliorera pas la vie des élèves tout en dégradant leurs propres conditions de travail. Ils attendent aussi des avancées sur d’autres sujets essentiels à la réussite de leurs élèves, comme la refonte des programmes, la formation initiale et continue des maîtres, les effectifs en maternelle et élémentaire, le retour d’enseignants Rased spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire….

Certes, les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

On ne peut que partager l’opinion de Gérard Le Cam, sénateur communiste pour qui « la réforme, telle qu’elle est prévue ne fera que déstabiliser l’école : elle manque de clarté sur ses visées et ses modalités d’application. Quant aux délais de mise en œuvre par les communes, ils sont trop courts. »

Le PCF, par la voix de son porte-parole, Olivier Dartigolles, alerte sur les dangers de cette refonte de la semaine des écoliers : « Sans vision claire concernant les missions de l'Éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales, d'avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition. La réforme des rythmes, c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école. »

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, estime, lui, qu'un report d'un an « serait une décision sage si les communes ne souhaitent pas s'engager parce qu'elles n'ont pas les moyens. Nous savions depuis le début que le nerf de la guerre de cette réforme, c'était l'argent », a-t-il déclaré, préconisant « un fonds de péréquation entre communes pauvres et communes riches, car il y a un danger que des enfants soient mis à la garderie après 15h30 tandis que d'autres auront des activités culturelles, sportives et artistiques de qualité ». Le syndicat met en garde contre une réforme « précipitée et peu financée », demandant au gouvernement de s'engager « fermement pour que les communes aient les moyens nécessaires. Oui, il faut alléger la journée de classe. Mais cette question ne réglera pas à elle seule la corrélation qui existe en France entre l’origine sociale et l’échec scolaire. »

De nombreux aspects restent flous dans cette réforme. Le rôle du scolaire et du péri-scolaire n’est pas précisé. Des activités pédagogiques pourront être mises en place, mais le gouvernement ne dit pas au service de quel projet éducatif. La faible durée de ces activités, 30 à 45 minutes, en réduit la portée et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements lors des activités périscolaires, piste actuellement privilégiée par le gouvernement, qu’un projet de qualité pourra être porté.

Aujourd’hui, dans le département, une grande majorité des communes a décidé de reporter la mise en place à 2014 ou ne s’est pas encore prononcée. Quelques communes qui avaient, au départ, envisagé d’entrer dans le dispositif dès 2013 semblent désormais vouloir se laisser le temps de la réflexion. Seul un très faible nombre de communes a pris une décision définitive déjà communiquée aux écoles.

Saint Gratien est donc l’une des rares communes du Val d’Oise à se lancer dans cette réorganisation de la semaine dès septembre 2013, ce qui laisse 5 mois de préparation.

Cette décision suscite de nombreuses interrogations. Quid de l’indispensable concertation avec les enseignants et les parents d’élèves ? Les enseignants ne peuvent être écartés de ce débat qui doit concilier l’intérêt des élèves et leurs conditions de travail.
Il ne s’agit pas de les mettre devant le fait accompli. Or, le calendrier plus que serré fait craindre que les échanges soient réduits à leur plus simple expression.

Le passage à 4 jours et demi a des conséquences importantes sur les conditions de vie et d'apprentissage des élèves. La durée de la pause méridienne, les horaires de l'école, le contenu des activités périscolaires sont des sujets sur lesquels la concertation avec les acteurs sur le terrain est incontournable. Les conseils d’école, qui réunissent parents, enseignants et élus, ont un rôle primordial à jouer en matière de proposition et de discussion de toute organisation du temps scolaire et de l’éventuelle élaboration d’un Projet Éducatif Territorial, projet local pouvant être mis en place. Ils doivent impérativement y être associés.

Il s'agit de construire une journée articulant de manière cohérente des temps scolaires et périscolaires de qualité pour tous les élèves. L’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables.

Parents et enseignants doivent être largement concertés et associés. Or, à l’heure actuelle, à Saint Gratien, rien n’est connu d’une concertation ou même d’une consultation des enseignants et des parents. Les élus, via le Conseil municipal ou les commissions de travail, n’ont encore reçu aucune information.

Il serait inacceptable que des décisions soient prises de manière unilatérale sans concertation avec les équipes d’école et les parents. L’accord préalable des conseils d’école avant toute décision est aussi incontournable. Dans l’intérêt de tous, prenons le temps de la concertation !
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Le Front de Gauche s'invite aux voeux du maire

Saint Gratien, 12 janvier 2013

SAMSUNG            Ci-contre, un invité de marque dans la file d'attente....
Bien qu’on leur ait fait remarquer à maintes reprises que ce n’est ni le lieu ni le moment, les amis gratiennois du Front de Gauche ont encore été les premiers à accueillir les invités rassemblés devant la salle Georges Brassens pour la traditionnelle cérémonie des vœux du maire. Que le premier magistrat profite de cette occasion pour tenir un discours très politique, comme l’a d’ailleurs noté « Le Parisien », est une chose habituelle mais il admet difficilement de voir ses opposants faire de même…. Les invités sont donc entrés avec un tract à la main et le Front de Gauche leur a souhaité une bonne année avant tout le monde… Des discussions se sont engagées à l’entrée de la salle…notamment au sujet d’emprunts contractés par la ville auprès d’une certaine banque « D », un nom qui ne sera pas prononcé au cours de l’allocution du maire.

Après la publicité que le Front de Gauche leur a récemment donnée, il était difficile de ne pas aborder la question de ces emprunts, que certains nomment « toxiques » quand Madame le Maire préfère nettement le terme de « structurés ». Elle a tout d’abord tenté de rassurer le contribuable en lui promettant de ne pas augmenter ses impôts. Il est vrai qu’ils ont été alourdis sévèrement dès 2008. Le fait est que la municipalité pense plutôt rembourser ces emprunts tox.. structurés, en réduisant les travaux comme peau de chagrin et en augmentant au maximum le prix des services. Le maire a ensuite risqué un brin d’humour en garantissant qu’elle ne fera pas la grève de la faim devant l’assemblée car elle est une élue responsable et qu’elle n’est pas réduite à réclamer des fonds publics pour boucler son budget, tout en sachant fort bien que la situation de la commune dont le maire est arrivé à une telle extrémité n’est en rien comparable à celle de sa ville….

A Saint Gratien, on aurait certainement préféré que ce côté obscur de la dette de la ville reste inconnu du grand public. Mais à présent que le Front de Gauche l’a étalé au grand jour, interpellant l’adjoint aux finances à plusieurs reprises au Conseil municipal et en réunions de quartier, il est difficile de passer la question sous silence. Vantant sa gestion de la dette, Madame le Maire proclame que seul "le Parti communiste a du mal à comprendre ! », en nous citant nommément ! Un peu audacieux, voire risqué, de nous faire une telle publicité car c’est bien la seule organisation politique qui ait été mentionnée durant cette réception, l’UMP étant prudemment oubliée… au pied de l’estrade…. Était-ce alors prudent d’attirer l’attention de la salle entière sur ce PCF qui occupe déjà une place particulière dans le paysage politique national, et qui fait quelque peu parler de lui dans la commune, au sein du rassemblement du Front de Gauche ? Le seul à questionner, voire à contrarier dans les réunions de quartier…Un faux pas de Madame le Maire, reconnaissant inconsciemment qu’il est présent sur le terrain et qu’il dérange ?

Pour ces vœux 2013, tout avait été pourtant attentivement préparé. Des centaines d’invitations lancées, soigneusement choisies et triées, pour accueillir plus de 800 personnes dans une salle décorée et fleurie, au buffet somptueux et abondant. Certes, il est de bon ton de prôner la rigueur mais on n’est pas obligé de se l’appliquer à soi-même. Et puis, à Saint Gratien, point de grève de la faim ! Le discours est peaufiné. Les réalisations municipales de l’année présentées sous leur meilleur jour, comme dans une super-réunion de quartier. La médiathèque et les centres de loisirs sont vantés, mais on oublie de préciser que leurs crédits seront réduits en 2013. On loue le bon fonctionnement de la démocratie de proximité, la concertation « omniprésente » et les échanges avec les habitants, bien que ces pratiques soient loin d’être courantes au quotidien dans notre ville. Le budget 2013 de la ville est présenté comme participant à l’effort de réduction des dépenses publiques, et on omet d’indiquer les répercussions sur les services rendus aux habitants. On explique que les engagements en matière d’investissements seront tenus, sans s’attarder sur le fait qu’ils seront réduits cette année à leur plus simple expression. On verse un couplet toujours apprécié sur la sécurité et la tranquillité des habitants. Il est annoncé que Saint Gratien mettra en place la réforme du temps scolaire dès septembre, et on promet une concertation bien que sachant qu’elle risque d’être fort rapidement menée. Madame le Maire dévoile enfin les véritables objectifs du PLU, un sujet qu’elle maîtrise elle-même, n’ayant pas d’adjoint à l’urbanisme. A savoir développer l’offre de logement, c’est-à-dire construire de nouvelles résidences de standing et tenter ainsi d’enrayer l’hémorragie d’habitants. Non, bien sûr, n’est pas évoquée cette baisse du nombre d’habitants (moins 1286 depuis 3 ans) récemment dévoilée par un journal local. Certains auraient pu y voir la preuve d’un manque de dynamisme de la ville, alors que c’est seulement le signe que l’Insee ne sait plus compter.

Le discours était –il trop bien calqué sur celui des années précédentes ? Le fait est que les invités étaient très sages. Aucun n’a jugé bon d’encourager l’oratrice par quelques applaudissements. Même le passage sur le droit de vote des étrangers n’a guère suscité d’enthousiasme. .. « Est-ce nécessaire, est-ce moderne, est-ce adapté ? » a faussement interrogé le maire, quand tout le monde aura saisi depuis longtemps que sa réponse est non. Même l’habituel et convenu refrain sur les communautarismes, laissant planer l’idée qu’ils nous menacent directement à Saint Gratien, n’a pas réveillé l’auditoire…. Peut-être était-il occupé à lire le tract du Front de Gauche ?

Vous n’étiez pas invité aux vœux du maire ? Le Front de Gauche ne vous oublie pas ! Voici le tract que nous avons distribué à cette occasion. Belle année 2013 à tous !
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Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

Saint Gratien perd des habitants

log__2013.jpg« Le Parisien » daté du 3 janvier consacre un article à l’évolution de la population du Val d’Oise.

En quatre ans, la population val d’oisienne a bondi de plus de 15 000 habitants et atteint à présent 1 187 836 personnes, comme viennent de le dévoiler les derniers chiffres de l’Insee. En un an, le 95 a gagné 2 457 habitants. C’est Argenteuil qui reste la plus grande ville du département. Avec plus de 104 000 habitants, elle garde sa place de troisième ville de l’Ile de France.

Mais l’information qui a surtout retenu mon attention concerne Saint Gratien. Notre ville perd 1 286 habitants depuis 2009, passant de 21 612 à seulement 20 326 aujourd’hui. Elle perd ainsi 5,95% de sa population : c’est la plus forte baisse du département.

La municipalité conteste ces chiffres, qui ne reflèteraient pas « la réalité des faits », en précisant par exemple que des quartiers réaménagés comme celui du « cœur de ville » n’ont pas été pris en compte.

Les gratiennois étaient 20 468 en 2011. En janvier 2011, « Le Parisien » reprenant les chiffres de l’Insee, pointait déjà la baisse démographique de la ville, déjà une exception dans le Val d’Oise dont la population augmentait. Le journal notait que Saint Gratien était « en queue de peloton », perdant 1 144 habitants et 5,29% de sa population en deux ans.

Visiblement, la situation en 2012 n’est pas plus satisfaisante. La faute à l’Insee, toujours ? D’autres explications ne sont-elles pas à rechercher, plus fondamentales, notamment le prix de l’immobilier ? Et pourquoi donc une ville qui a "tant consacré à ses équipements" ne parvient-elle pas à retenir ses habitants ?

Retrouvez l'article du Parisien en annexe de ce billet.

 

Belle et combative année 2013 !

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2012, petits et grands événements de l’année du changement…

  • 24 Janvier- André Chassaigne, député d’Auvergne, débat de développement durable avec une cinquantaine de Gratiennois. Réunion inédite dans notre ville. * En juin, André sera réélu avec 67,5 % des voix face au candidat de l’UMP.
  • 16 février- Le Front de Gauche tient sa deuxième assemblée citoyenne autour de Denis Durand, économiste. Au menu, dette, crise financière et utilisation de l’argent pour le développement de l’économie réelle, les emplois, la formation, le développement durable…
  • 12 mars- Après 7 ans dans les prisons israéliennes, condamné sans preuve par un tribunal militaire illégal, Salah Hamouri retrouve sa totale liberté.
  • 18 mars- A la Bastille, le Front de Gauche et son candidat rassemblent 120 000 manifestants, au cri de « Résistance », résistance à « ce monde où un homme peut gagner en une heure ce qu’un autre ne gagnera pas en une vie… » * Gérard Mordillat
  • 10 avril- Raymond Aubrac, personnalité marquante de la résistance, disparaît. « Nous l'aimions pour sa droiture, sa générosité et, surtout, sa douceur et sa foi en l'espèce humaine. » * Pierre Laurent
  • 22 avril- Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, totalise 11,1% des électeurs et 4 millions de voix.
  • 6 mai- Le changement, c’est maintenant. Les Français élisent François Hollande, qui dénonçait quelques semaines auparavant le monde de la finance comme son « véritable adversaire ».
  • 21 mai- Alexis Tsipras, leader grec de la coalition Syriza, de visite en France, dénonce « la guerre entre les forces du travail et les forces invisibles que sont la finance et les banques ».
  • 10 juin- A Saint Gratien, le Front de Gauche recueille 8,83 % et 651 voix à l’élection législative. Il est en 4è position et devance le Front national. 2 650 électeurs de la 6è circonscription du Val d’Oise lui accordent leurs suffrages.
  • 25 juin- Le gouvernement décide d’un « coup de pouce » au Smic de 0,6%.
  • 26 septembre- Les Grecs descendent une nouvelle fois massivement dans la rue, contre les mesures d’austérité qui dévastent leur pays.
  • 9 octobre- Le traité européen renforçant l’austérité est ratifié par l’Assemblée nationale.
  • 2 novembre- On annonce la mort du PCF… Un mort qui fait sa mue... et affirme qu’il est grand temps de rallumer les étoiles…
  • 6 novembre- Pour réduire le « coût du travail », le gouvernement décide d’un cadeau de 20 milliards aux entreprises. La contrepartie est une augmentation de la TVA et une réduction des dépenses publiques. Personne n’évoque le « coût du capital »…
  • 29 novembre- La Palestine obtient à l’ONU le statut d'État non-membre.
  • 30 novembre– L’association du Front de Gauche se constitue à Saint Gratien.
  • 1er décembre- Le gouvernement renonce à la nationalisation du site de Florange.
  • 5 décembre- Oscar Niemeyer, génie du béton courbe et porteur d’humanité, nous quitte avant son 104è anniversaire.
  • 20 décembre- A Saint Gratien, les élus PCF-Front de Gauche démontrent le poids sur le budget de la ville des emprunts toxiques contractés auprès de la banque Dexia.
  • 22 décembre- Ernest et Célestine bravent les interdits et bousculent l’ordre trop bien établi. Une après-midi magique de partage et d’amitié pour quelques petits –et grands- Gratiennois, de passage, de souche ou d’adoption…..

En 2013… pour un vrai changement...on lâche rien !

Je vous souhaite une belle année de luttes pour la justice sociale, pour l’accès de tous à l’éducation, à la santé, au logement, à la culture, dans une société plus libre, plus égale, plus fraternelle...

Rien ne se fera sans vous. Ensemble, nous sommes une force qui peut faire bouger le monde.

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles." Sénèque

Les mains d'or des hauts fourneaux

On lâche rien !

Isabelle

 

Le Front de Gauche de Saint Gratien vous souhaite une bonne et heureuse année

Bonne et heureuse année 2013 de la part du Front de Gauche de Saint Gratien

Depuis quelques jours, la page d’accueil de ce blog vous indique l’adresse du courriel de « l’association du Front de Gauche de Saint-Gratien ». Depuis un peu plus d’un mois en effet, militants d’un des partis constituant aujourd’hui le Front de Gauche, ou non encartés – comme l’auteur de ces lignes –, nous avons constitué le Front de Gauche de Saint-Gratien en association « loi de 1901 ».

Nombreux sont celles et ceux qui ont découvert, grâce à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, qu’existe un mouvement politique réellement de gauche, crédible et capable d’unir les forces progressistes. Partout en France, des gens manifestent leur intérêt pour les idées du Front de Gauche, mais beaucoup ne souhaitent pas pour autant prendre la carte de l’une des neuf organisations politiques qui le composent aujourd’hui.

Le Front de Gauche de Saint-Gratien a pour fonction de réunir ces personnes, à Saint-Gratien et dans sa région, avec toutes celles qui sont adhérentes d’un des partis du Front de Gauche, afin qu’ensemble elles constituent une nouvelle force politique. Une force nouvelle qui dénonce l’injustice sociale et les atteintes aux libertés démocratiques et aux droits fondamentaux, et s’engage pour une politique de transformation sociale et écologique, d’égalité entre homme et femme. En ce moment où le gouvernement ne réussit qu’à reculer davantage jour après jour face aux diktats de la finance, où une politique d’austérité mène notre économie à la déroute et le peuple français à une pauvreté croissante, le Front de Gauche est la seule alternative qui présente des propositions crédibles, concrètes et efficaces aux questions graves posées par la situation.

À Saint-Gratien, durant ces derniers mois, le Front de Gauche a mené plusieurs batailles, contre les discriminations, pour une réelle démocratie locale dans une ville plus solidaire. Il a avancé des propositions constructives en matière de développement durable. Aujourd’hui, il est à l’initiative d’une campagne dénonçant les emprunts toxiques de la ville et réclamant la transparence totale de la gestion des deniers publics. Le Front de Gauche de Saint Gratien ambitionne de participer prochainement à une alternative politique à gauche dans notre commune.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2013.

Mais l’an 2013 et ceux qui suivront ne pourront être heureux que si, tous ensemble, nous agissons pour la justice sociale, et pour un développement tourné vers l’être humain et non vers la finance ! Nous appelons donc toutes celles et ceux qui, à Saint-Gratien et autour, veulent partager notre engagement au Front de Gauche, à nous rejoindre.

François-Patrick Doroszlaï, Président du Front de Gauche de Saint-Gratien

 

Saint Gratien : les emprunts toxiques pèsent sur le budget 2013 de la ville

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Saint Gratien est endetté auprès de la banque Dexia pour 7 millions d’emprunts « toxiques », à taux variables, indexés sur le Franc suisse et le Dollar.
Cela coûte cher à la ville en charges financières. Depuis 2008, la dette de Saint Gratien a progressé de 25%. Les intérêts payés par la ville aux banques ont, eux, progressé de 75%.

Depuis 2008, le Franc suisse s’est envolé par rapport à l’euro et au dollar. Les taux de ces emprunts de la ville menaçant d’atteindre 8 % et 16 %, chiffres annoncés aux réunions de quartiers, Saint Gratien a été conduit à renégocier fin 2012 avec DEXIA.

Finalement, DEXIA nous re-prête à taux fixe à 5,75% et à 5,99% pour 2013, c’est-à-dire à des taux supérieurs aux taux actuels du marché.

Cette renégociation a un coût. Notre commune a payé en fin d’année un dédit de 520 000 € à DEXIA : soit 65 € par foyer fiscal gratiennois.

En 2014, les conditions des deux emprunts DEXIA retrouvent leur forme d’origine. La ville sera toujours emprunteuse auprès de DEXIA, jusqu’en 2032, à des taux variables, toujours indexés aux évolutions du Franc suisse et du Dollar. Personne ne peut dire aujourd’hui à quel risque financier sera de nouveau exposée la ville à partir de 2014, ni combien cela nous coûtera.

Un nouvel emprunt de 1 500 000 € a été contracté en décembre 2012 par la ville auprès de DEXIA pour une durée de 15 ans.

Comment en est-on arrivé là ?

1 - La baisse des dotations de l’État :
Les recettes de la ville progressent moins rapidement que ses dépenses. Comme toutes les collectivités locales, Saint Gratien subit la crise et la réduction des recettes des collectivités, due notamment à la réforme de la taxe professionnelle du gouvernement Sarkozy. Réforme promue par l’U.M.P, le parti politique de Mme le Maire…. Le gel des dotations de l’État aux collectivités jusqu’en 2014, puis leur baisse planifiée, dans la logique comptable de réduction des déficits publics, ont également des répercussions défavorables sur les finances locales.

2 - Des facteurs propres à Saint Gratien :
La ville de Saint Gratien perd des habitants (20 420 habitants en 2012 contre 21 612 en 2009). Cette perte d’habitants a deux impacts sur les finances communales. Cela pèse mécaniquement sur les rentrées fiscales. La dotation versée par l’État est aussi en baisse, puisqu’au prorata du nombre d’habitants.
Afin de boucler son budget, la commune est donc contrainte de s’endetter plus lourdement. Là où le bât blesse, c’est que notre ville a contracté entre 25 % et 35 % de son endettement chez DEXIA, à des coûts prohibitifs, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur l’équilibre des finances. Les frais financiers constituent le 4ième poste du budget de la ville et représentent maintenant plus de 11% des dépenses de fonctionnement, chiffre annoncé dans la « lettre du maire » de février 2012.

Saint Gratien a vu sa population diminuer, ce qui érode sa « puissance fiscale ». Saint-Gratien a vu son endettement croître rapidement et surtout ses charges financières exploser.

Quelles conséquences pour les Gratiennois ?

D’importantes baisses d’investissement ont lieu en 2013, alors même qu’il y a des besoins urgents dans nos quartiers. Nous assistons aussi à des diminutions de dépenses et à une révision à la hausse de certains tarifs municipaux. La majorité municipale a en effet choisi ces dernières années de peser sur les services rendus à l’usager. Stagnation ou érosion des dépenses : c’est le cas des budgets éducation/enfance et culture, qui enregistrent un tassement de leurs crédits. La subvention au CCAS (centre communal d’action sociale) n’a pas non plus augmenté depuis 2008, alors que la demande sociale est hélas en forte augmentation... Nous reviendrons en détail sur les différents aspects du budget 2013 de la ville.

Comment s’en sortir ?

dexia_SB_3.pngAujourd’hui, des villes voisines, telles Sannois ou Saint Leu, dénoncent le « piège » de Dexia et envisagent un recours collectif en justice. Elles arguent d’un défaut d’information de la part de la banque lors de la contraction des emprunts. Ce n'est pas le cas des représentants de notre commune qui déclarent, au contraire, « assumer totalement » leur stratégie d’endettement. Serions-nous la seule commune à avoir fait une bonne opération avec DEXIA ?

Mêlez-vous de vos affaires ; prenez le pouvoir sur la finance ; l’humain d’abord !

  • Urgence d’un audit citoyen de la dette de Saint Gratien. Nous ne savons toujours pas combien nous coûtera Dexia sur la mandature 2008/2014. La transparence totale est indispensable. Il s’agit de la gestion des deniers publics. Réunions publiques d’information, débats contradictoires et explication des documents budgétaires pour les rendre accessibles à tous : les pistes ne manquent pas pour impliquer les citoyens dans les questions budgétaires de la ville.
  • Les contrats financiers que signent les collectivités locales avec leurs banques doivent être soumis aux règles du code des marchés publics. Aujourd’hui, c’est en petit comité que sont signés ces types de contrats avec les banques, laissant les élus dépendants des seules informations fournies par les banques.
  • Une information claire et pédagogique de la part des banques est indispensable, afin d’éviter qu’à l’avenir des villes soient flouées en raison d’une information insuffisante.
  • De l’utilité d’un pôle financier public, dégagé de la pression des actionnaires et de la course au profit à court terme. Il financerait les besoins des collectivités à des taux d’autant plus bas que leurs projets répondent aux besoins humains en matière de logements, d’écoles, de crèches, de cantines, d’investissements dans le développement durable, dans des services utiles aux habitants… Un pôle financier public qui trouverait à se refinancer à des taux modulés à la baisse auprès de la Banque Centrale Européenne ou auprès de la Banque Européenne d’Investissement. Ces dernières ont su le faire lorsqu’il s’est agi de sauver le système bancaire…et ce qui reste de la banque DEXIA !

 

Dexia, le Lehman Brothers européen

Lecteurs imprévoyants qui n’avez pas trouvé tous vos cadeaux de Noël, notre blog a pensé à vous…

Voici un ouvrage à offrir à tous les gratiennois, concernés par les retombées du scandale de la banque Dexia. Disponible à la librairie du centre-ville. Ne traînez pas… les ventes s’envolent ces derniers jours !

Dexia.jpgDexia. Vie et mort d’un monstre bancaire, de Pierre-Henri Thomas

Le démantèlement de la banque franco-belge Dexia, fin 2011, est passé relativement inaperçu du grand public. Pourtant, l’histoire de cette banque qui voulait conquérir le monde est exemplaire à plus d’un titre, et sa chute éclaire la crise de la finance mondiale. Récit et leçons d’un naufrage.

Avec un bilan de 650 milliards d’euros, Dexia était le Lehman Brothers européen. Si la banque était réellement tombée en faillite, elle aurait entraîné dans sa chute une bonne partie du système financier mondial. Des mois après son sauvetage, l’importance des garanties consenties par les États pèse encore sur les finances publiques : celles de la France, mais surtout celle de la Belgique, qui a consenti à garantir le financement de Dexia à hauteur de 54 milliards d’euros, soit 15 % du PIB belge. Le 21 décembre 2012, les États français et belge ont de nouveau souscrit pour 5,5 milliards d’euros d’actions au capital de Dexia.

Le groupe, qui a perdu plus de 13 milliards d’euros en trois ans, est un condensé de tous les maux accumulés dans le système financier ces dernières années : produits dérivés, crédits toxiques, financement hasardeux, investissements catastrophiques, croissance débridée, plantureux bonus, régulateurs impuissants… Aujourd’hui, l’encours risqué de Dexia sur les marchés financiers a atteint 18,8 milliards d’euros, dont 13,6 milliards pour les seules collectivités.

Comment cette banque a-t-elle plongé ? Pourquoi un tel désastre ? Comment une banque classique a-t-elle pu se transformer en véritable hedge-fund (fonds spéculatif) ? Comment les produits toxiques ont-ils pu faire tomber les finances de certaines municipalités ? Pourquoi les gendarmes financiers ont-ils été
impuissants ?

Autant de questions qui permettent à l’auteur de se livrer à l’autopsie d’un monstre bancaire.

Qui veut comprendre l’origine de cette chute ouvrira donc ce livre. Il décortique les quinze années de cette tragédie qui menace de coûter plusieurs dizaines de milliards aux contribuables des deux pays….parmi lesquels les contribuables gratiennois.

Écouter l'auteur interviewé sur France Culture
Son interview débute à 18 minutes 56.

 

Saint Gratien : le budget 2012 plombé par les emprunts toxiques

Saint Gratien
Jeudi 20 décembre, les élus PCF-Front de Gauche dénoncent les emprunts toxiques de la ville.
L'Écho régional informe sur le communiqué de presse du Front de Gauche.

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Pourquoi Saint Gratien doit surveiller l'évolution du Franc suisse et du Dollar américain

DUAL TOFIX EUR/CHF et DUAL TOFIX USD/CHF sont dans un bateau.

Qui rame ?

L’équilibre des finances des collectivités piégées par DEXIA …

Il y a un peu plus d’un an le journal Libération publiait une enquête sur les communes victimes des emprunts toxiques commercialisés auprès des collectivités par la banque DEXIA.

On y découvrait le DUAL TOFIX de chez JP Morgan.

Et le DUAL TOFIX USD/CHF de chez Crédit Suisse…

Ainsi que l’encours des dettes de la ville de Saint Gratien qualifiées de
« toxiques »…

Le site de Libération informait sur la nature des emprunts de notre ville en 2009, avec des cartes que nous reproduisons ci-dessous.

lire l'article

voir la carte des villes

carte_toxic.jpg
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Saint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Communiqué de presse du Front de Gauche de Saint Gratien

dexia_SB.jpgSaint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Jeudi 20 décembre, le budget 2013 est à l’ordre du jour du Conseil municipal de Saint Gratien.
Le projet de budget est caractérisé par :
- une diminution drastique de 75% du poste « travaux et équipements » (- 5,7 M€), alors qu’il y a des besoins urgents dans nos quartiers : réhabilitation de l’école Jean Moulin, de la salle Georges Brassens, de la MJC, du centre de loisirs Fossiez, travaux de voirie…
- des dépenses de fonctionnement comprimées au maximum, au détriment des budgets : écoles, centres de loisirs, sport et culture, ainsi qu’aide sociale.

Pourquoi un tel budget d’austérité ?

Comme l’ensemble des communes, Saint Gratien est confrontée à la crise et à la réduction des dotations de l’État. Mais il y a aussi des facteurs spécifiques à la ville.

En 2007, Saint Gratien a contracté auprès de la banque DEXIA des emprunts « toxiques », à taux variables, indexés sur l’évolution du cours du Franc suisse et du Dollar américain. Ce type d’emprunts a représenté jusqu’à 30% de l’endettement.

Depuis le Franc suisse s’est envolé par rapport à l’euro et au dollar et la ville s’est retrouvée redevable fin 2012 de taux d’intérêt de 8% et de 16%. Elle a été conduite à renégocier ses conditions d’emprunt. Pour l’échéance 2013, les taux ont été « gelés » à 5,75% et à 5,99%, soit 100 points de base au-dessus des conditions de marchés.

Cette renégociation n’est pas gratuite. Notre commune a payé en fin d’année à DEXIA un dédit de 520 000 €, soit l’équivalent de 346 sorties en cars ou encore 104 417 repas de cantine.

Or, en 2014, ces deux emprunts DEXIA, dont l’échéance est 2032, repasseront à taux variables, toujours indexés aux évolutions du Franc suisse et du Dollar. Pas plus qu’avec les précédents emprunts, personne ne peut chiffrer le risque financier auquel s’expose notre ville au-delà de 2014. Elle lie à nouveau le sort de ses finances à l’évolution du Franc suisse, alors même que de nombreuses autres communes ont décidé, parfois par voie de justice, de sortir du « piège » des emprunts « toxiques ».dexia_SB_2.jpg

Ces emprunts pèsent lourdement sur l’endettement de la ville et ses finances.

Le remboursement de la dette constitue le 4ième poste du budget de la ville et représente plus de 11% des dépenses de fonctionnement. De 2008 à 2012, la dette de Saint Gratien a progressé de 25%. Les charges financières ont, elles, progressé de 75%.

Que se passera-t-il après 2014 si le Franc suisse reste en deçà de la parité 1 Euro = 1,45 CHF ? Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ?

Il y a urgence qu’à Saint Gratien s’engage enfin un vrai débat contradictoire - et le Conseil Municipal du 20 décembre doit en être la première occasion -, sur des questions, certes complexes, mais qui concernent tou(te)s les gratiennois(e)s.

Cette « affaire » nous conforte dans notre proposition d’un pôle financier public, sous contrôle « social », dégagé de la pression des actionnaires et de la course au profit à court terme.

Contact Front de Gauche de Saint Gratien : fdg.stgratien@laposte.net
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Où en est la réforme des rythmes scolaires ?

Depuis l’annonce de la réforme des rythmes scolaires, le temps semble s’être arrêté au ministère de l’Éducation nationale. Il est pourtant urgent de clarifier les choses ! Toutes ces questions ne peuvent rester en suspens plus longtemps.
Construire une journée cohérente entre des temps scolaires et des temps périscolaires de qualité pour tous les élèves, est un travail qui ne s’improvise pas. C’est une réforme complexe qui doit être préparée et financée si on veut que le fonctionnement de l’école soit réellement amélioré. Il s’agit d’une question d’autant plus délicate qu’elle touche aussi au temps de service des enseignants : temps d’enseignement devant élèves, temps dévolu à la formation continue, temps de travail en équipe, temps de préparation et de correction, rencontres avec les parents… tout cela fait aussi partie du sujet.

Il me semble tout d’abord que l’objectif d’alléger la journée de l’élève fait long feu. Selon les dernières annonces, le temps d’enseignement serait réduit d’une demi-heure par jour, mais le temps de présence à l’école ne sera pas réduit pour la majorité des enfants. Qui peut en effet venir chercher son enfant à 15h30 ou 16 heures ?

Enfin, n’oublions pas que la réussite de tous les élèves est loin de dépendre uniquement des rythmes scolaires. La réforme des rythmes est même à la toute dernière place des préoccupations des enseignants, loin derrière la baisse des effectifs dans les classes, la formation des maîtres, le personnel en surnombre pour le travail en petits groupes, et la révision des programmes, indissociable de la refonte de la semaine scolaire….

Lors de son intervention au congrès des Maires de France, le président de la République a annoncé que cette réforme des rythmes scolaires s'étalerait sur deux rentrées. Aujourd'hui, il apparaît que les conseils municipaux auraient jusqu'au 1er février prochain pour déclarer leur intention de passer à 4 jours et demi ou de rester à 4 jours à la rentrée 2013. L’association des maires de France a exprimé l'inquiétude des maires, notamment parce « les communes auront de nouvelles charges à supporter alors que leurs ressources ne progressent plus ». Les maires attendent donc de l'État qu'il envisage des aides au financement, notamment pour les communes qui ont peu de ressources. François Hollande a par ailleurs annoncé une aide de 250 millions d'euros pour les collectivités qui mettront en oeuvre la réforme des rythmes scolaires mais selon les associations d'élus, le coût de cette réforme pour les collectivités est évalué à 600 millions d'euros. S’oriente-t-on vers une nouvelle inégalité de traitement, entre enfants résidant dans une commune « riche » et ceux dont la ville a des ressources plus modestes, et qui ne pourra mettre en place des temps périscolaires ambitieux ?

La ville de Saint Gratien envisage quant à elle le passage à quatre jours et demi dès la rentrée 2013, c’est à dire très prochainement. Le mercredi matin deviendrait donc une nouvelle demi-journée de travail. Il n’y aurait pas de restauration scolaire pour raison budgétaire. Parents et enseignants n’ont pour le moment pas été consultés.

Or, l’organisation du temps scolaire ne peut être la décision unilatérale d’une mairie. Une concertation préalable et un partenariat sont indispensables. Dans ce cadre, les conseils d’école qui réunissent parents, enseignants et élus doivent participer activement aux choix concernant l’organisation du temps scolaire d’une semaine à 4 ou 4jours et demi jours ainsi qu’à l’élaboration d’un éventuel projet éducatif territorial.

Parents et enseignants doivent être largement concertés et associés. A Saint Gratien aussi.

 

Vive le commerce de proximité !

Les "questions diverses" sont pour les élus minoritaires le seul moyen d'intervenir sur l'ordre du jour du Conseil municipal. Elles doivent être déposées par écrit 48 heures avant la séance. Le maire y répond plus ou moins longuement et il n'y a pas ensuite de débat.

Voici les questions déposées par les élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien pour le Conseil du jeudi 22 novembre dernier.

1) La fermeture de la supérette des Raguenets
Cette fermeture fragilise le centre commercial et pénalise les autres commerces. Elle oblige les habitants du quartier à se rendre en centre-ville pour leurs achats. Une pétition signée par plus de 900 personnes interpelle les élus et la chambre de commerce. Nous soutenons cette demande et partageons l’idée que le commerce de proximité est indispensable à la vie des quartiers.
Nous demandons à la commune de peser de tout son poids pour aider à la réouverture d’un commerce de proximité aux Raguenets. Nous souhaitons aussi que la commission « commerces » se penche sur les questions des centres commerciaux des Marais et des Raguenets.

2) Le fonctionnement des bureaux de poste
Nous souhaitons attirer une nouvelle fois l’attention du Conseil sur le fonctionnement dégradé du service public de la poste. Le bureau annexe des Raguenets n’est ouvert que deux heures par jour, ce qui est notoirement insuffisant pour un quartier de 6 000 habitants et entraîne une forte affluence le samedi matin. Au bureau central, le manque de personnel provoque de longues attentes des usagers. Nous estimons indispensable que la commune s’adresse à la direction de la poste afin de lui demander d’agir pour que le service public soit assuré à Saint Gratien dans des conditions correctes. Dans le cadre de l’aménagement du territoire, le maire peut donner son avis sur les horaires d’ouverture et les effectifs.

Le maire a brièvement répondu à la deuxième question, considérant que nous l'avions déjà interrogée à plusieurs reprises à ce sujet. Elle considère qu'elle n'a qu'une possibilité réduite d'action vis à vis de la poste. Nous pensons au contraire qu'une municipalité peut peser pour que le service public soit assuré de façon satisfaisante sur la commune et que l'on peut aussi associer les habitants à cette action.

En ce qui concerne la fermeture de la supérette des Raguenets, le maire considère que "le commerce des années 70, c'est fini" et qu'il est quasi impossible de réouvrir un magasin d'alimentation aussi grand dans le centre commercial. Il faudrait selon elle, diviser en deux la surface des locaux pour ne garder qu'une petite surface alimentaire et y adjoindre un autre commerce, type bazar. Quant aux Marais, elle juge totalement irréaliste d'y envisager l'ouverture d'une supérette. Les locaux vacants devraient accueillir les bureaux de la société HLM Terre et Famille. Il y a pourtant 600 logements collectifs et une zone pavillonnaire importante à proximité immédiate. Des résidents de ce quartier peinent à se rendre en centre ville, d'autant plus que, comme aux Raguenets, les transports en commun sont quasi inexistants en journée.

Et si on mobilisait les groupes de quartier sur ces questions ?

 

40 villes du Val d'Oise piégées par les emprunts toxiques

dexia.bmpInfo parue sur le site de VONews

Une quarantaine de communes du Val d’Oise ont souscrit des crédits devenus toxiques. Leurs élus ont l’intention de demander des comptes aux banques qui leur ont proposé ces emprunts dont les taux d’intérêts se sont envolés. Lors de sa dernière assemblée générale, l’Union des Maires du Val d'Oise a décidé d’engager une action groupée. Des moyens juridiques vont être mis à disposition des villes concernées.

Gauche et droite sont sur la même longueur d’ondes sur les emprunts toxiques : il y a urgence à trouver une solution. Comment des crédits, devenus toxiques, ont-ils été vendus notamment par Dexia, la banque des collectivités locales ? Et quelles conséquences pour les communes qui les ont contractés. VONews a tourné un reportage à St-Leu-la-Forêt, Villiers-le-Bel et réalisé des interviews du Président de l'Assemblée Nationale Claude Bartolone et du Président de l'Association des Maires de France Jacques Pélissard.

Les maires du Val d’Oise ne sont pas les seuls à demander des comptes aux banques. Une association nationale s’est constituée. Son nom : Acteurs publics contre les emprunts toxiques. Elle compte des petites comme des grandes communes ou encore des départements.

voir le reportage de VONews

A l'occasion de l'assemblée générale des maires consacrée aux emprunts toxiques, VONews a diffusé une série de débats sur le sujet. Yanick Paternotte, Maire de Sannois, président de l'Union des Maires, Sébastien Meurant, Maire de Saint Leu la Forêt, vice-président de l'Union des Maires, Didier Vaillant, président de l'agglomération Val de France, vice-président de l'Union des Maires, ont apporté leur éclairage à propos de ces emprunts toxiques. Édifiant d’entendre Y. Paternotte dénoncer la « tromperie » de Dexia lors des premières souscriptions ou le caractère « scandaleux » des conditions d’éventuelles renégociations, notamment le ré-emprunt forcé auprès de Dexia à des taux nettement supérieurs à ceux actuellement pratiqués.

Question : Saint Gratien est-elle la seule commune à être satisfaite de sa renégociation avec Dexia , et des emprunts contractés par la ville auprès de cette banque, « en toute connaissance de cause »?

voir le débat

 

Saint Gratien : Gestion hasardeuse ou pari risqué ?

Dexia.jpgConseil municipal houleux ce jeudi en salle des mariages de la mairie de Saint Gratien.

A l’ordre du jour le débat d’orientations budgétaires et la renégociation des emprunts auprès de la banque Dexia. Vu l’importance de ces questions et leur complexité, nous y consacrerons plusieurs billets.

Je reviens en premier lieu sur les emprunts Dexia de la ville de Saint Gratien.

Bref historique..

Dans les années 2000, la banque des collectivités territoriales Dexia a proposé des prêts dont les taux sont variables et indexés sur des monnaies étrangères, le franc suisse et le dollar américain, en ce qui nous concerne. Ces prêts dits « structurés » se sont révélés être un gouffre financier.
Les taux ont explosé et dès 2009, le surcoût de ces emprunts était évalué à plusieurs milliards d’euros. Pas moins de 5?500 collectivités ont eu recours à ces emprunts. Mais impossible de racheter ces crédits. La banque propose des taux fixes très élevés et assortis d’une pénalité.

Nous avons interrogé à plusieurs reprises la ville au sujet de ces emprunts, dès septembre 2011 puis novembre 2011, lorsque nous avons appris que la ville était concernée et qu’il est apparu que les taux de ces emprunts allaient fortement grimper.

Nous avions suggéré alors d’invoquer un défaut d'information et de conseil de la part de Dexia, eu égard à la complexité des prêts proposés. Des communes ont porté plainte pour dol contre la banque avec cet argument. Nous posions aussi la question de la transparence des procédures et demandé que les contrats financiers souscrits par les collectivités soient soumis aux règles du code des marchés publics. En novembre, l’adjoint aux finances nous assurait que la ville avait finalement économisé dans l’affaire ! Difficile à croire alors que des centaines de communes reconnaissaient être face à des difficultés énormes. La ville a contracté ces produits financiers « en toute connaissance de cause » mais était incapable d’estimer le surcoût car « l’évolution des parités, ça change tous les jours » Effectivement, ça a bien changé : le franc suisse a doublé en 5 ans !
On voit aujourd’hui où cette « gestion vertueuse » nous a menés. Des frais énormes qui vont plomber les marges de manoeuvre de la ville et avoir des répercussions sur les services rendus aux habitants.

Quelles sont les conséquences aujourd’hui de cette gestion plus qu’hasardeuse ?

La commune vient de s’engager de verser à Dexia une indemnité de 520 000 €. Rapide calcul, cela correspond à 65 € par foyer fiscal gratiennois, soit 12 repas de cantine au tarif maximum. Après le versement de cette indemnité, les taux des deux emprunts contractés auprès de Dexia sont ramenés à 5,75 et 5,99%, c’est-à-dire des taux très élevés, très éloignés des taux actuellement pratiqués pour les collectivités, voisins de 3%.

L’autre problème est que l’on ne gèle ainsi que les seules 2 prochaines annuités de 2012 et 2013. On revient ensuite aux conditions de l’emprunt d’origine, c’est-à-dire des taux variables, jusqu’en…2032 ! Taux variables qui peuvent être particulièrement « douloureux » puisque que nous avons appris lors du Conseil que les taux applicables aux dernières échéances auraient pu être de … 8% pour le premier emprunt et… 16% sur le second, s’il n’y avait pas eu renégociation !
Quels ont été les taux réellement appliqués aux dernières échéances ? Pas de réponse à cette question...

Enfin, un nouvel emprunt de 1 500 000€, « lié» aux emprunts structurés, est à nouveau contracté auprès de Dexia, au taux élevé de 4,65%. Cela porte le montant total des emprunts auprès de Dexia à 7 millions d’euros. Est-ce une autre contrepartie de la renégociation ?

Ce dossier pose de nombreuses questions auxquelles le Conseil du jeudi n’a pas permis d’apporter de réponse. Il y pourtant absolue nécessité de transparence sur la suite de l’affaire.

- Lors de la signature des contrats avec Dexia, la ville était-elle informée du risque d’augmentation de la charge financière, à ce niveau ?

- A combien empruntons-nous à Dexia aujourd’hui, alors qu’aujourd’hui les taux sont historiquement bas ? Quel était le taux de l’échéance 2011 ?

- Combien nous coûte Dexia en 2012 ? Combien ça nous coûte depuis le début ? Combien ça nous coûtera à terme, personne n’est en capacité de le dire aujourd’hui…

- Pourquoi un nouvel emprunt auprès de Dexia pour 15 ans ? Dexia est une banque en faillite et en cours de démantèlement puisque le gouvernement annonce la création d’une banque publique des collectivités locales, portée par la CDC et la banque postale.

Où nous mène cette gestion ?

Personne n’étant capable aujourd’hui de prédire l’évolution du franc suisse, on ne peut dire quel sera le coût final des emprunts Dexia pour la ville… et les contribuables.

Est-ce là la gestion « vertueuse » dont se vante la municipalité depuis des années ?

 

Saint Gratien : Une nouvelle étape pour le Front de Gauche

front.jpgLes amis du Front de Gauche de Saint Gratien ont le grand plaisir de vous annoncer la naissance de leur association !

Adhérents ou non d’une des organisations qui composent le Front de Gauche au plan national, nous avons décidé de nous structurer localement dans une association ouverte, à l’esprit libre, pleine de projets, et qui accueillera très prochainement tous ceux qui veulent que cela bouge à Saint Gratien d’ici 2014, et au-delà !

Pourquoi et comment nous rejoindre ? Rendez-vous bientôt sur ce blog pour davantage d’informations sur le Front de Gauche gratiennois.

Si vous souhaitez nous contacter dès à présent, utilisez cette adresse électronique :

fdg.stgratien@laposte.net

A très bientôt !

 

Prenez la parole !

Réunions de quartier à Saint Gratien

- Lundi 26/11 à Raymond Logeais ; 20h

- Mardi 27/11 à Camille Claudel ; 20h

- Mardi 4/12 au théâtre J. Marais ; 20h

- Mercredi 5/12 à Jean Moulin ; 20h

- Samedi 8/12 au centre du Parc ; 10h

Ne ratez pas cette occasion de venir vous informer sur la politique municipale, interroger le maire et pourquoi pas lui soumettre vos propositions.

 

Débat d’orientations budgétaires à Saint Gratien

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Jeudi 22 novembre 2012, le Conseil municipal de Saint Gratien tient son « débat d’orientations budgétaires », préalable au vote du budget de la ville en décembre.

Comme de nombreuses collectivités, Saint Gratien a contracté des emprunts dits « structurés » auprès de la banque Dexia, aujourd’hui en voie de démantèlement.

La ville a-t-elle contracté ces produits financiers toxiques en toute connaissance de cause ? Quel sera le surcoût financier de ces opérations à risques ? Quelles conséquences pour les services rendus aux habitants et pour les investissements de la commune ?

Mêlez-vous de vos affaires !

Séance ouverte au public en salle des mariages à 20h30

 

Le commerce, c’est la vie !

Saint Gratien, le 9 novembre

Alors que le centre commercial est plutôt calme, avec de rares boutiques ouvertes entre rideaux de fer baissés et locaux administratifs divers, il y a une petite affluence ce vendredi matin à la librairie des Raguenets…. Entre les lecteurs de quotidiens et les amateurs de jeux de hasard, le magasin est presque encombré… et les conversations vont bon train entre des habitants qui à l’évidence se connaissent bien. Regain d’animation lorsqu’on aborde le sujet qui fâche : la fermeture de la supérette voisine, qui rend ce centre commercial encore moins animé que d’habitude. Les clients du libraire sont intarissables sur le sujet. « C’est la 5è fermeture en quelques années ! » fait remarquer une dame âgée, alors qu’une autre, s’appuyant sur sa poussette de courses, raconte sa matinée : « J’ai loupé le bus pour le centre-ville, et comme il n’y en a qu’un par heure, j’ai dû aller à pied. Une longue promenade pour moi, surtout le retour avec mes provisions ! » (plus de dix bonnes minutes de marche, ndlr) La discussion se poursuit avec un nouvel arrivant ; « Je viens pour signer la pétition. J’habite le quartier depuis 40 ans et le centre commercial a bien changé ! Vous savez, madame, ici il y 6 000 habitants. On ne veut pas d’un commerce de dépannage, on veut une vraie supérette avec tous les produits et même une boucherie. » Tous renchérissent autour de lui : « Les commerçants du centre sont punis car les gens vont finir par aller faire toutes leurs courses ailleurs et nous allons perdre des clients », souligne le libraire. « Et comme habitants, » précise-t-il encore, « nous sommes aussi pénalisés. Moi aussi, j’habite le quartier et après la fermeture de mon commerce, je dois aller faire mes propres courses loin d’ici ! » Une dame approuve : « Il y a des personnes âgées et d’autres qui n’ont pas de voiture ; pour elles, c’est compliqué sans commerce sur place. Et pour tout le monde, dès qu’on a oublié la moindre chose, il faut aller jusqu’au centre-ville ! »

Sur le comptoir, la pétition pour le maintien d’une supérette dans le quartier est bien en évidence. Le texte et ses 900 signatures sera portée la semaine prochaine aux élus, maire, conseiller général et député, ainsi qu’à la chambre de commerce.

Nous demandons aux pouvoirs publics, maire, conseiller général, député, chambre de commerce, de nous aider à maintenir sur le quartier une supérette capable de jouer un rôle moteur pour les autres commerces et ainsi éviter un désert économique. Le centre commercial des Raguenets est le cœur de notre cité. Les résidents doivent être en mesure d’effectuer leurs achats quotidiens dans une supérette capable de leur offrir une diversité de produits de consommation courante, y compris en boucherie. Nous sommes 6000 habitants dans notre quartier ? Pourquoi serions-nous privés d’un tel centre commercial ? Tous ne peuvent pas forcément se déplacer comme les personnes âgées ou ceux qui n’ont pas de voiture.

Le même problème est régulièrement posé dans un autre quartier de la ville, celui des Marais, où les habitants sont eux aussi privés de commerce d’alimentation. Ils avancent les mêmes arguments et les mêmes demandes qu’aux Raguenets, éloignement des commerces du centre-ville et désertification du quartier.

Et comme les habitants, nous pensons que le commerce de proximité, c’est du lien social. C’est de l’emploi. C’est de la vie ! C’est le « cœur de la cité » ! Les commerces doivent rester et se développer dans les quartiers et ne pas être le seul apanage du centre-ville.

Un bon sujet de débat pour les prochaines assemblées de quartier, au mois de novembre ?
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Le courriel et la démocratie

En Gratiennois soucieux de la préservation de notre environnement, nous nous sommes réjouis de la mise en place d’un « Agenda 21 » dans notre ville.

Bien qu’en ayant critiqué nombre de dispositions, que nous jugions trop timides, voire négatives, nous en avons apprécié d’autres comme des avancées incontournables.

C’est le cas de « l’action 20, objectif 6, axe 2 » de cet Agenda (voyez au passage que j’ai suivi l’affaire du mieux possible…) Cette action 20 a pour but, fort louable au demeurant, de « renforcer le fonctionnement éco-responsable de la collectivité » et traite de la « mise en œuvre du projet de dématérialisation ». La ville souhaite aller dans le sens de la « modernisation du service public, de la réduction de la consommation de papier et l’amélioration des procédures administratives ». Il importe de « saisir les opportunités ouvertes par les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la relation avec les administrés. » Ceci ne doit d’ailleurs pas rester un vœu pieux puisque l’agenda 21 précise ensuite des « indicateurs de suivi », le planning, le budget alloué et les élus référents…

Qui pourrait contester le bien-fondé de cette réflexion qui consiste donc à encourager les échanges par voie électronique avec la ville ?

Je croyais donc en toute naïveté pouvoir m’adresser aux services municipaux par l’intermédiaire d’un courrier électronique, appelé banalement de nos jours « courriel », et éviter ainsi gaspillage de papier et de temps, tout en m’assurant une plus grande rapidité de communication…

C’est donc par « courriel » que j’ai adressé en mairie une demande de salle municipale afin de tenir une réunion de mon organisation préférée, le Front de Gauche. (Passons sur le fait que la procédure en elle-même est déjà assez lourde et qu’en d’autres temps, il suffisait de consulter le planning des centres culturels pour effectuer une réservation… La démocratie locale ayant progressé mais à reculons, il faut dorénavant obtenir un accord du maire elle-même pour pouvoir bénéficier d’une salle… tout du moins lorsqu’on s’appelle Front de Gauche...)

J’ai alors constaté avec surprise que le FdG n’était pas concerné par le processus de « dématérialisation » et d’économie de papier… Ma demande est certes bien prise en compte pour cette fois. Néanmoins, le cabinet du maire me prie de ne plus adresser à l’avenir ce type de demande par message électronique. On m’indique que je peux la déposer en mairie ou par voie postale.

Je m’interroge sur les raisons de cette étrange réponse. Alors que différents services municipaux m’adressent régulièrement convocations et compte-rendus par voie électronique, pourquoi suis-je condamnée, lorsque j’écris au titre du Front de Gauche, à rédiger un courrier papier ? Quitte à utiliser les techniques anciennes… dois-je rédiger ma requête à la plume, avec pleins et déliés, voire sur parchemin clos par un sceau de cire ? L’envoyer par porteur spécial à cheval ou par signaux de fumée ?

Plus certainement, je crains que cela ne participe d’un ensemble d’embûches destinées à compliquer toujours plus l’exercice démocratique. Cela permettra de me répondre encore plus tardivement, prétextant comme récemment, que ma lettre a été « mal routée » par les services. Cela m’obligera à prévoir les dates de réunion largement un mois à l’avance pour permettre à ma « lettre papier » de cheminer le plus lentement possible dans les méandres des couloirs de la mairie… et à la réponse-papier de me parvenir… réponse parfois négative, d’où un retour à la case départ pour une demande sur une nouvelle date…

Mais revenons au principal. Nous avons besoin d’une salle car le Front de Gauche tient prochainement une réunion, comme il le fait de façon habituelle. Il souhaite notamment élargir son comité local et permettre à tous les citoyens partageant son analyse de s’investir sans être forcément membre d’une des organisations qui le composent. Nous comptons continuer à nous réunir très régulièrement tout au long de cette année.

Chers lecteurs, le FdG vous aurait volontiers invités à participer à cette rencontre mais… nous sommes contraints à une réunion « clandestine » ou du moins sans publicité aucune… Si le maire nous surprend à vous convier publiquement, elle nous supprimera immédiatement l’accès à toute salle municipale… et ma lettre sur papier finira dans la corbeille du même nom… Cela s’appelle la démocratie à la mode gratiennoise.

Au FdG, nous ne sommes pas du tout adeptes de cette recette qui limite grandement notre activité en nous enfermant dans des réunions internes dont nous ne devons faire aucune annonce… les réunions publiques étant réservées –mais pourquoi ? – aux seules périodes électorales. Singulière restriction du débat, qui nous avait déjà empêchés, en juin 2010, de tenir une rencontre sur la question de la réforme des retraites…

Si vous êtes intéressés par nos échanges, et soucieux comme nous de faire progresser la liberté de réunion dans notre commune, contactez-nous par l’intermédiaire de ce blog !

 

Vacances

vac_3.jpgJ’entends déjà quelques lecteurs récriminer à l’annonce de la pause estivale de leur blog favori.

Alors, redisons-le, nous avons mérité nos vacances.

En 2012, le Front de Gauche gratiennois, associé à différentes plumes, a publié 278 billets, sur des sujets très divers : écho des débats électoraux bien sûr, tout au long de ces élections présidentielles et législatives, mais aussi relais d’échanges plus locaux sur le territoire de notre commune ou parfois échappées vers des horizons lointains comme la Palestine ou la Syrie…

Nos lecteurs, de plus en plus nombreux, se sont eux aussi largement exprimés puisque 840 commentaires nous ont été envoyés depuis janvier... Merci à ces 1700 lecteurs, grâce à qui plus de 2500 visites mensuelles ont lieu sur notre blog…

Nous serons au rendez-vous dès la fin du mois d’août. Durant l’été, nous continuerons de poster vos commentaires, et éventuellement vos textes.

Cette année, seuls 58% des Français prendront des vacances. Les ménages les plus modestes, qui subissent particulièrement les effets de la crise, ne sont plus que 37% à partir en vacances en 2012 contre 47% en 2007. Le taux de départ en vacances varie du simple au double entre le bas et le haut de l'échelle des revenus et ces différences ont tendance à se creuser.

Pourtant, les vacances, ce n’est pas du luxe, c’est un droit ! Droit qui devrait s’appliquer notamment à tous les enfants car l’été est long quand on reste dans son environnement habituel alors que le dépaysement est souvent source de découvertes multiples et enrichissantes.

Bonnes vacances et bon été à tous.

 

La justice condamne une nouvelle fois le maire de Saint Gratien

Le maire de Saint Gratien vient d’être condamné pour diffamation publique par le Tribunal correctionnel de Pontoise.
Explications de ce jugement, rendu le 17 juillet 2012.

Publié dans le magazine de Saint Gratien daté de septembre 2011, dans la rubrique « tribunes libres », un article signé du groupe de la majorité municipale (cf l’intégralité du texte ci-après) me mettait gravement en cause, en tant qu’élue et enseignante sur la ville. Usant d’un vocabulaire outrancier et provocateur, ce texte m’accusait sans ambigüité d’avoir détourné ma fonction d’enseignante à des fins de propagande politique et idéologique.

A cette époque, le Front de Gauche local soutenait la grève des employés de la société Sogeres, prestataire de la ville pour les repas de cantine.
Mais surtout, nous participions à une action menée par les parents d’élèves de la FCPE, les enseignants du syndicat « SNUipp » et de nombreux gratiennois, pour que soient admis aux services périscolaires de la ville une vingtaine d’enfants de familles de demandeurs d’asile résidant dans un foyer d’hébergement. Le Tribunal administratif reconnaîtra d’ailleurs ultérieurement le bien–fondé de cette démarche en enjoignant à la ville de mettre fin à cette exclusion.

Nous avions aussi pris position dans le conflit qui opposait le maire à une association musulmane et déploré les trois condamnations successives de la ville dans cette affaire, pour non-respect de la liberté de culte et du droit de réunion.

Les sources de dissension entre le Front de Gauche et la municipalité étaient donc nombreuses.

Pour autant, jamais nous n’avons souhaité que les invectives prennent le pas sur le débat d’idées. Nul ne pourra trouver un écrit dans lequel nous aurions dépassé les limites d’un échange politique qui peut parfois être virulent mais ne doit jamais quitter le terrain des idées. En septembre 2011, j’’avais d’ailleurs répondu sur ce blog à l’article diffusé dans toute la commune, en affirmant qu’au Front de Gauche, nous étions attachés à une conception bien différente de la vie politique, et que pour notre part nous préférions user d’arguments plutôt que déverser des accusations personnelles sans aucun fondement. Chacun pourra relire cette réponse sur ce lien .

C’est bien mon engagement en tant que conseillère municipale PCF-Front de Gauche dans ces batailles contre les discriminations qui m’a valu d’être dans cet article la cible d’attaques caricaturales et méprisantes, la plus grave étant l’accusation d’utiliser mon métier d’enseignante au bénéfice de ma pratique politique.

Considérant que mon honnêteté professionnelle était mise en cause, j’ai saisi la justice en poursuivant le maire, qui est responsable de la publication municipale, auprès du Tribunal correctionnel de Pontoise, pour injures publiques et diffamation.

Le jugement, mis en délibéré, vient d’être rendu le 17 juillet. Le maire est condamné pour diffamation publique. Le Tribunal n’a pas retenu l’accusation d’injures publiques. La condamnation est assortie d’une amende de 1500 €, d’un versement de 1000€ au titre des frais de justice et de 1000€ pour préjudice moral – somme dont je ferai bénéficier la médiathèque de la ville.

Le jugement sera publié dans la revue municipale. Le maire peut faire appel de la décision dans un délai de dix jours.

Sans vouloir commenter plus que nécessaire cette sentence, je me félicite que le Tribunal ait reconnu mon intégrité professionnelle. L’idée qu’en politique, il est naturel de « prendre des coups » est battue en brèche et je suis confortée dans l’idée que bien au contraire de cette logique d’affrontement où tout est permis, le débat politique peut et doit se dérouler dans le respect mutuel. L’échange des idées ne nous fait pas peur et nous pensons que les citoyens attendent autre chose de leurs élus que des querelles pitoyables et de bas niveau.

Nous regrettons qu’à Saint Gratien, le maire donne si souvent une image détestable de la vie politique et préfère l'affrontement au dialogue : fermeture vis-à-vis de l’association musulmane, discrimination des enfants du foyer, restriction de l’activité politique en limitant les réunions publiques aux périodes électorales…

Espérons que cinq condamnations en une année et quelques désaveux électoraux feront comprendre à Madame le Maire qu’il est largement temps qu’un échange plus serein et plus démocratique remplace l’autoritarisme, les invectives et les discours de stigmatisation.

Au Front de Gauche, nous continuerons à débattre dignement, à privilégier les propositions et les échanges constructifs. C’est l’idée que nous avons de la pratique politique et de la démocratie et c’est pour nous l’essentiel.

Souhaitons qu’un jour proche, le dialogue reprenne à Saint Gratien la place centrale qu’il n’aurait jamais dû quitter.

Isabelle Volat

Ci-dessous l'article paru dans la revue municipale de septembre 2011

Dernières nouvelles du Front qui reste mobilisé pour l’accès à la restauration scolaire des quinze enfants de la résidence IDFI mais soutient la grève des salariés de la SOGERES qui prive 1300 petits Gratiennois de cantine !!! Que leur dirait notre désormais célèbre élue d’opposition si elle était Maire ?
Peut-être « Ne mangez pas, soyez solidaires ! ». De nombreux enfants de Saint Gratien ne profitent pas des services périscolaires, ne partent pas en vacances, ne vont pas à la piscine ou au cinéma, mais leur situation n’a jamais préoccupé la camarade élue.
Ah mais oui, c’est vrai, ceux-ci n’ont pas le privilège d’être issus de l’ancien bloc soviétique. Pour les autres, objets de toutes les attentions et instrumentalisés jusque devant les caméras, la « Commissaire du Peuple à l’Instruction publique » n’a-t-elle pas utilisé son métier d’enseignante pour faire de la politique ? La lutte des classes sûrement ?! Elle peut toujours faire semblant de s’en offusquer, il lui reste interdit, comme à tout agent public, de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque. L’autre scoop de la rentrée est qu’elle approuve le prêt de salles municipales à des fins de pratiques cultuelles, extraordinaire de quoi s’emmêler les marteaux et les faucilles.

 

Les élus Front de Gauche au conseil municipal de Saint Gratien

Conseil municipal de Saint Gratien : les questions des élus Front de Gauche à la séance du 28 juin 2012

Dette de la commune : c’est lourd !

Le paiement des intérêts de la dette constitue le 4è budget municipal, bien avant celui alloué à la jeunesse, celui de la culture ou celui de la famille. La commune y consacre 11€ sur 100€ dépensés. Cette charge financière absorbe toutes les recettes collectées par la facturation des services (crèches, cantine, loyers des commerces…) N’est-ce pas le contrecoup des emprunts Dexia- dont certains toxiques- qui pèse sur les finances de la commune ?
Seule compte la capacité de désendettement pour la municipalité, qui affirme avoir renégocié deux emprunts toxiques sur trois. Le dernier est en cours de rediscussion avec la banque Dexia, dont la ville attend les propositions, pour éviter un « choc » financier qui pourrait être « important » selon l’adjoint aux finances.

Facturation des services périscolaires : trop d’erreurs !

De nombreuses erreurs sont constatées par les familles dans la facturation des services périscolaires (cantine, étude, accueil du matin et du soir) par les services comptables municipaux. La municipalité reconnaît des problèmes dus au logiciel de facturation, au traitement des paiements par « CESU » et à un manque temporaire de personnel municipal. A suivre…

Foyer d’hébergement : quel avenir ?

Notre nouveau député, François Scellier, a fait savoir que le bâtiment sis 35 avenue du Général Leclerc était en vente. Il évoque la possibilité d’une préemption par la ville pour le transformer en maison de retraite. Ce bâtiment est actuellement un foyer d’hébergement pour personnes en difficulté. Nous souhaiterions savoir ce que la ville compte faire pour éviter que ce bâtiment ne retombe dans les mains d’un "marchand de sommeil" mais le maire n’a pas dévoilé les intentions de la commune. Elle soutient pourtant depuis deux ans vouloir la fermeture de cette structure, allant jusqu’à priver les enfants qui y résident de tout accès aux services périscolaires. Une action totalement inefficace vis-à-vis du propriétaire des lieux et que nous avons dénoncée comme portant atteinte au principe d’égalité devant le service public. Rappelons que suite à une action en justice de la FCPE, la ville a été condamnée à faire cesser cette discrimination « à l’adresse » par le Tribunal administratif.

Diète budgétaire pour le Cercle des arts

Le dernier conseil d’administration de l’association " Le Cercle des arts "a fait état d’un retard important début 2012 dans le versement de la subvention municipale annuelle.
Celle-ci habituellement versée en février ne l’a été qu’en mars 2012.
Compte tenu de l’absence de réserves en trésorerie, le salaire des professeurs n’a pu être réglé en février. Il l’a été plus d’un mois plus tard. Pour certains professeurs, il s’agit de leur unique emploi.
Nous avons interrogé la municipalité sur ce dysfonctionnement dans le décaissement de la subvention municipale.
Par ailleurs, le montant de celle-ci est constante depuis 2010. Nous avons souhaité que soit fait un point sur l’évolution des subventions à la première association culturelle de la ville.
Le maire affirme que la subvention de la ville a toujours été versée dans les délais prévus et que les difficultés de trésorerie du Cercle des Arts ne sont pas de son fait.

Révision du PLU : une concertation discrète !

Le plan local d’urbanisme de la ville est en révision. Expositions, réunions publiques et enquêtes se succèdent… sans grande publicité. Très peu de Gratiennois sont donc informés de cette procédure qui risque pourtant de conduire à de nouvelles constructions dans des secteurs identifiés comme « mutables »et qui amèneraient jusqu’à 250 logements supplémentaires dans les 10 ans à venir, dont apparemment aucun logement social. Des projets d’urbanisme existent et sont peu à peu divulgués. Un nouveau bétonnage de Saint Gratien, commune déjà la plus dense du Val d’Oise ? Et quid des infrastructures nécessaires, écoles, crèches… pour accompagner cette évolution ?

La commune et les associations de musulmans

Afin de célébrer le ramadan au mois de juillet prochain dans les meilleures conditions possibles, les musulmans de Saint Gratien envisagent la location sur la commune de locaux privés. Quelle est la position de la municipalité à ce sujet ? Loin de ce que peut suggérer l’article du groupe majoritaire dans le dernier magazine de la ville, n’est-ce pas l’occasion d’engager le dialogue avec la communauté musulmane ? A cette interrogation, le maire garantit que les échanges avec les différentes associations musulmanes de la commune sont réguliers et satisfaisants et que la commune n’a pas à intervenir dans la location d’un lieu privé. Dont acte. Les choses auraient donc favorablement évolué depuis l’été dernier, lorsque la ville a été condamnée à trois reprises pour refus de salle municipale et atteinte au droit de réunion.

Les séances du Conseil municipal sont ouvertes au public, qui ne peut toutefois y prendre la parole.

 

Algérie

Une nouvelle fois, la majorité municipale a choisi de faire de sa tribune libre dans la revue de Saint Gratien l’occasion d’attaques inacceptables vis-à-vis d’une partie de la population gratiennoise.

Ce texte provocateur prend prétexte du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie pour faire un amalgame scandaleux et historiquement absurde avec la situation actuelle des musulmans dans notre pays.

Nombre d'habitants de notre ville sont choqués par cette prose ? Nous aussi ! Et tout citoyen digne de ce nom doit l'être ! Aussi jugeons-nous indispensable de nous exprimer et d’expliquer notre indignation.

Passons sur la commémoration de la guerre d'Algérie au mois de juin. Il est vrai que l’Algérie a été formellement déclarée indépendante le 5 juillet, mais chacun sait que c’est le 19 mars que l’on commémore la fin de ce conflit. Cette guerre s’est terminée il y a 50 ans… sauf pour l'OAS.

Le bilan fut lourd pour la France. Bien sûr. Une guerre, car c’est bien de cela dont il est question, une guerre apporte son cortège d’atrocités – chaque camp commettant les siennes – de violences, de souffrances et de morts. Des morts, il y en eut beaucoup du côté algérien également. Si les historiens ne peuvent aujourd’hui donner un chiffre exact, on évalue entre 300 000 et 400 000 le nombre de tués dans la population algérienne, soit 3% de celle-ci, comparable au traumatisme subi par la France lors du conflit de 14/18. La décence aurait voulu que l’article les mentionne mais l’auteur a choisi de ne citer que les pertes françaises.

L’article présente ensuite la guerre d’Algérie comme étant « un affrontement de communautés au sein d’une même nation ». Contrevérité évidente, sauf à considérer que l’Algérie et la France formaient alors une même nation… C’est justement parce qu’une nation en colonisait une autre qu’a éclaté la guerre pour l’indépendance de l’Algérie. Pas un affrontement entre « communautés », pas un affrontement entre deux religions, pas plus hier qu’aujourd’hui ! Mais une très sale guerre, dont la France n’a pas fini de tirer tous les enseignements. Il lui faudra notamment reconnaître que ce conflit, si manifestement contraire au droit international, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à l’intérêt même de la nation française, a été le cadre d’atrocités et de crimes d’État que nous avons encore à analyser : pratique de la torture, massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961, répression atroce de la manifestation de Charonne le 8 février 1962…

De tout cela, l’article ne dit mot… Il utilise une page dramatique de notre histoire pour tancer, une fois de plus, une partie de notre population.

Ce texte, prétendant que les traumatismes sont apaisés – c'est bien loin d'être le cas – et se donnant les gants de promouvoir l'intégration, stigmatise une fois de plus tous ceux qui, étrangers ou d'origine étrangère et non chrétiens, sont accusés de nous conduire à la guerre civile alors qu’ils revendiquent simplement l'exercice de leurs droits.
Tout cela avec les sous-entendus les plus vils et s'appuyant sur des arguments spécieux et mensongers. Ce sont des prises de positions de ce genre, et les actes qui leur correspondent, qui conduisent précisément au communautarisme et peuvent entraîner la guerre civile !

Et bien évidemment, le texte finit en attisant la peur. Il affirme que « la société se scinde ». Mais si notre société est fracturée, ce n’est pas entre les différentes religions ou entre Français de plus ou moins longue date que s’élargit le fossé… « La République baisse les bras », nous assène-t-on en fin de lecture... C’est le refrain déjà ressassé sur le laxisme de la justice. Seule Madame le Maire aurait le « courage de dire non », comme elle l’a déjà prétendu en refusant de laisser les musulmans acquérir un lieu de culte sur la commune, ou en excluant durant plus d’une année des services périscolaires les enfants des familles de réfugiés politiques… Pratiques illégales et condamnées comme telles par les tribunaux.

Au Front de Gauche, nous ne voyons pas un adversaire dans l’étranger, le réfugié politique ou dans le voisin de confession musulmane. Les responsables de la crise sont ailleurs. Ne nous y trompons pas.

Texte collectif du Front de Gauche de Saint Gratien

Voici le texte paru dans la revue de la ville au nom du groupe "Union pour Saint Gratien" de la majorité municipale

1962… Il y a cinquante ans l’Algérie accédait à l’indépendance et près de dix années de conflit s’achevaient. Le bilan fut lourd pour la France : environ 27 500 militaires décédés, un million de rapatriés, des civils massacrés. Aujourd’hui, la reconnaissance historique et légale, l’accès aux archives ou encore les traumatismes apaisés nous permettent de reconsidérer la réalité de ces événements. Effroyable épreuve, pour le citoyen de l’Antiquité comme pour l’homme contemporain, que l’affrontement de communautés au sein d’une même nation... La France moderne a fondé son identité sur le principe d’une collectivité nationale, unifiée, rassemblée autour d’une seule langue et des valeurs de la République. Tout au long du XXème siècle et quels que soient les mouvements migratoires, notre pays a fédéré toutes ses politiques d’accueil autour de la notion d’intégration, se distinguant en cela de nos voisins anglo-saxons. Notre modèle républicain suppose que chaque personne qui fait le choix de venir vivre sur notre sol y adhère. A l’heure où les revendications culturelles ou religieuses sont de plus en plus prégnantes, où la société se scinde, où la République baisse les bras, il est plus que jamais nécessaire de rappeler que, dans l’histoire, le communautarisme fut souvent le ciment de la guerre civile.

 

Saint Gratien : Éloge de la rigueur...

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Dans sa dernière lettre, Madame le Maire fait l’éloge de la rigueur budgétaire pour les collectivités... ou comment faire mieux avec moins de ressources.

Le « contexte économique et financier difficile tant au plan national qu’international », qu’évoque le maire sans jamais s’appesantir sur les raisons d’un tel marasme, fait que le budget de la commune n’est pas simple à élaborer, « avec des dotations sans cesse en diminution pour les collectivités locales, conséquence de la crise qui affecte l’État », crise sur laquelle le maire ne s’arrête pas non plus. Elle s’abstiendra également de toute critique de ces baisses et nous en déduirons, qui ne disant mot étant réputé consentant, que Madame le Maire adhère à cette démarche austéritaire. D’ailleurs la suite du propos nous montre bien que la majorité municipale accepte sans broncher « rigueur budgétaire et réduction de la dépense publique », deux idées fort belles et bonnes comme chacun sait.
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Les dotations d’État sont gelées jusqu’en 2014 au niveau de 2010, dans l’objectif de contribuer à « l’effort de redressement des finances publiques ». Quand on sait que les collectivités locales sont à l’origine de 75% des investissements publics, on mesure vite que la baisse de leurs ressources risque fort d’entraîner un ralentissement de l’activité économique dans notre pays. Le gel des dotations aura des conséquences négatives sur la croissance et donc sur l’emploi, en tarissant la capacité d'investissement des collectivités et donc la commande publique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Le maire poursuit : « les services municipaux ont redoublé d’efforts afin de s’adapter à ces impératifs tout en maintenant la qualité des services aux habitants qui demeure notre priorité ». Ici, j’ai beaucoup de difficulté à suivre car ou bien les dits services municipaux étaient auparavant mal organisés, ou bien les services rendus aux habitants souffrent de ces restrictions.
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C’est notamment le budget de fonctionnement qui laisse des plumes depuis trois ans dans cette affaire. En baisse de 3,8% en 2009, en quasi-stagnation depuis. La médiathèque qui a vu ses crédits baisser de 2,26% cette année peut-elle assurer le même accueil et les mêmes offres à ses lecteurs ? Le centre communal d’action sociale peut-il assurer les mêmes aides aux personnes en difficulté avec la même subvention, immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est partout en explosion ?

Les écoles, qui voient le budget qui leur est alloué baisser de 1,8% cette année, après un recul de 0,6% en 2011, pourront-elles agir à l’identique en matière de fournitures scolaires, d’équipements en manuels et matériel pédagogique quand chacun sait que c’est uniquement grâce aux crédits municipaux qu’elles fonctionnent ? Les prix du papier, des livres et fournitures diverses n’ont, eux, malheureusement pas diminué, bien au contraire ! Ce sont donc les écoliers qui seront moins pourvus ou les familles qui seront sollicitées à la place de la commune, ou bien encore les enseignants qui seront contraints de faire des choix, voire de réduire leurs ambitions. Ne leur demande-t-on pas déjà de réduire de 3% le nombre de photocopies, en leur conseillant benoîtement de travailler plutôt sur des cahiers ? Outre le fait que nous connaissons notre métier, nous refusons de devoir, pour des raisons budgétaires, réviser à la baisse les documents de travail que nous estimons nécessaires au bon fonctionnement pédagogique de nos classes. En 2009, les dépenses pour l’enseignement représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville ; aujourd’hui, seulement 18 %. Érosion lente mais certaine dont nous ressentons les effets quotidiens.
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Le choix de peser sur le fonctionnement amène enfin à faire supporter aux familles les dépenses que n’assure plus, ou dans une moindre mesure, la ville. On assiste à des transferts de charges du contribuable vers l’usager, comme le montre par exemple l’augmentation récente de 3% du prix des repas de cantine.

Le maire se félicite ensuite de ne pas procéder au remplacement systématique des agents quittant la collectivité, ce qui est dans la droite ligne du dogme du « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux » qui a fait les ravages que l’on connaît dans les services publics. Dans la commune aussi, force est de constater que moins de personnel, c’est la dégradation des services publics locaux. Il serait d’ailleurs délicat de dire de quels agents nous pourrions aisément faire l’économie. Moins de jardiniers ? Moins d’Atsem dans les écoles maternelles ? Moins de personnel dans les crèches ?

L’externalisation de certains secteurs, comme l’entretien des bâtiments communaux, a entraîné une diminution du nombre des employés communaux mais a apporté aussi une dégradation du service apporté, sans compter qu’on remplace à cette occasion des emplois stables par des postes précaires et mal rémunérés.

mairie_5.jpgEnfin, un oubli mais de taille dans le document municipal consacré aux finances locales. Madame le Maire a omis de nous parler des emprunts que la ville a contractés auprès de la banque Dexia. Entre 2008 et 2011, l’encours de la dette a progressé de 20% mais la charge d’intérêt de 50%... un surcoût dû à ces emprunts toxiques ? Si le maire est facilement enclin à souligner le coût d’un repas de cantine ou d’une place en crèche, il est moins disert sur le poids que représenteront ces prêts qui se révèlent de vrais gouffres financiers pour de nombreuses communes. Dexia, la banque qui a ruiné 5 500 communes titrait il y a peu le journal « Libération ». A Saint Gratien, la municipalité estime qu’il n’y a pas eu défaut d’information et de conseil de la part de la banque, mais que les emprunts ont été contractés en toute connaissance de cause… alors qu’au contraire, de très nombreuses communes font valoir qu’il était impossible à leurs services financiers de comprendre les mécanismes de ces emprunts toxiques particulièrement opaques. Le montant des emprunts « toxiques » contractés auprès de Dexia représentent 30% de l’encours de la dette de la ville, mais le surcoût n’a pas été annoncé. Il serait difficilement évaluable puisqu’il reste encore 15 échéances, fluctuantes en fonction de l’évolution des parités. Une somme de 20 000€ a d’ores et déjà été inscrite au budget 2012 pour « provisions liées à la renégociation de l’un des deux emprunts Dexia ». A suivre…

Merci à LP pour ses photos de Saint Gratien

 

Avec le Front de Gauche, débattez d'économie (3)

front-de-gauche-affiche-prenez-le-pouvoir_1.jpgLe comité gratiennois du Front de Gauche invitait le 16 février les habitants à débattre d’économie.

Et bien le débat continue, puisque des participants à cette assemblée nous ont envoyé leurs réflexions. Dette, PIB, importance de connaître et d’approfondir les notions économiques pour comprendre et peser sur l’évolution de notre société…
La discussion n’est pas close mais continue sur ce blog ! Envoyez vos contributions que nous publierons.
Soyez assurés d’être lus puisque nous avons reçu ce mois-ci 1860 visites. Signe que le Front de Gauche attire et intéresse dans la bataille d’idées actuelle !

L'assemblée citoyenne du jeudi 16 février dernier nous apprend que le problème de la dette et de la crise financière est l'affaire de tous. En effet Denis Durand, économiste et syndicaliste, nous dit que la dette fait partie intégrante d'un système néolibéral en marche depuis plusieurs décennies. La dette publique ne résulte en aucun cas de mauvais agissements ou comportements des citoyens.

Qu'entendons-nous dans les médias ? Que nous devons rembourser la dette pour combattre la crise ; comme si nous en étions les responsables.

Denis Durand explique que dans un État, bien sûr une dette est nécessaire ; mais pour financer quoi ? Les hôpitaux, les écoles et autres services publics, ou pour enrichir encore davantage les banques et les grands patrons ?

En tant qu'économiste, Denis Durand présente ses réflexions sur une "économie malade". Le langage de la finance et de l'économie est technique, des connaissances spécifiques sont indispensables pour pouvoir le comprendre.

Afin de donner le pouvoir au peuple, il faut l'informer, lui donner accès à la connaissance historique, politique et économique. Les militants du Front de Gauche ont un devoir d'information : s'informer eux-mêmes d'abord, pour informer autour d'eux ensuite. Prendre le pouvoir, c'est avant tout s'approprier les savoirs pour comprendre la situation économique dans laquelle nous vivons, puis maîtriser son évolution.

Savoir permet de s'engager, de ne pas être dépossédé de sa pensée propre afin de ne pas laisser le pouvoir à quelques privilégiés érudits, soi-disant plus à même et plus dignes de penser et d'agir que d'autres… Luttons pour que la pensée du peuple se développe et s'organise !
FL

Un autre participant au débat du 16 février nous envoie aussi sa contribution, sous forme de réflexion sur la notion de PIB et une interrogation : « La dette est-elle de gauche ou de droite ? »

Voici quelques éléments pour nourrir la réflexion sur l'économie, glanés sur le blog de Jean Gadrey, professeur émérite d'économie à l'université Lille 1, collaborateur de la revue "Alternatives économiques" :

article sur la dette

Lu toujours sur le blog de Jean Gadrey, des extraits d'un discours de Bob Kennedy en 1968, peu avant son assassinat :

Notre PIB prend en compte... la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants...
... En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l'intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue.

Bob Kennedy aurait pu ajouter : le PIB mesure des flux monétaires de production, mais ne tient aucun compte des patrimoines (naturels, sociaux, culturels) d'une société, c'est-à-dire de ce que chaque génération transmet aux suivantes.
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