Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Lettre des élus communistes

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Des questions? Des idées? Alors échangeons !

lettre_20_1.jpg Pourquoi si peu de pistes cyclables à Saint Gratien ?
Que peuvent apporter les énergies renouvelables?
Un logement « durable « à prix accessible, ça existe ?
Les jeunes sont-ils sensibilisés au développement durable ?
Le PLU, qu’est-ce que ça va changer en ville ?
23 000 Gratiennois, est-ce possible ? Est-ce souhaitable ?
Comment faire des choix budgétaires avec des dotations en baisse, sans pénaliser les habitants ?
Les emprunts de la commune auprès le banque Dexia, quelles conséquences pour le contribuable ?

Si vous vous interrogez sur toutes ces questions… la lettre 20 des élus du PCF-Front de Gauche de la ville est faite pour vous ! Ce document souhaite contribuer à votre information et enrichir les discussions.

Retrouvez l’intégralité de cette lettre en annexe de ce billet.

Vous aussi avez des idées ? Vous voulez poursuivre le débat ? Vous préférez les échanges en direct ? Rendez-vous le mardi 24 janvier !
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La lettre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

La lettre 19 des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien est en cours de distribution sur la commune.

Condamnation de la commune par le Tribunal administratif, qui la contraint à accepter à la cantine, après quinze mois d'exclusion, les enfants des familles de réfugiés ; grève des salariés de la Sogeres et augmentations des tarifs périscolaires;emprunts toxiques contractés auprès de Dexia ou développement durable..... restriction du droit de réunion...dette publique.... sont autant de sujets sur lesquels les Gratiennois demandent des informations. Les voici !
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Après 15 mois d'exclusion de tout service municipal, 20 petits écoliers gratiennois vont enfin pouvoir accéder, comme tous leurs camarades scolarisés en maternelle ou en élémentaire, à la cantine, à l'étude et au centre de loisirs. Il aura fallu saisir la justice pour qu'enfin, la loi soit respectée. Le tribunal a tranché. La commune comparaissait après le dépôt d'un référé par la FCPE 95 qui dénonçait « une attitude discriminatoire ». Le maire s’est défendu en affirmant se battre contre la création d'un ghetto. Mais qui peut croire qu'on lutte contre une injustice en en créant une autre ? Comme tous les Gratiennois qui se sont mobilisés pour ces enfants, nous nous réjouissons aujourd'hui que cette situation moralement choquante (dixit Luc Chatel, Ministre de l’Éducation) et illégale ait pris fin et que tous les écoliers de notre ville soient traités avec égalité, quels que soient leur lieu de résidence ou leur origine.

SOGERES : salaires et conditions de travail

Nous avons soutenu le mouvement de grève des employés de l’entreprise Sogeres, filiale de la Sodexo, qui fournit à la ville les repas de cantine des écoles. Les revendications portaient sur les salaires, les conditions de travail et le manque de respect de leur hiérarchie à leur égard. Les salariés de « Val Horizon », qui assurent le ramassage de nos déchets ont fait grève l’an dernier pour les mêmes raisons. Nous les avons également appuyés dans leur lutte. Aujourd’hui, en France, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les bas salaires et réclamer des augmentations permettant à tous de vivre dignement de son travail. Conditionner l’octroi de marchés publics au respect du code du travail et à des gestions qui ne se traduisent pas par du dumping social, voilà notre objectif !

Cantine : + 3 %

Les tarifs des prestations périscolaires sont revalorisés de + 3% à la rentrée. Les familles subissent déjà les lourdes hausses de prix de nombreux produits de la vie quotidienne. Comme les quotients familiaux n’ont pas été revus depuis 5 ans à Saint Gratien, cela alourdira encore l’addition. La pincée de « bio » introduite dans les menus ne suffit pas à justifier cette augmentation. Les élus PCF-Front de Gauche ont voté contre cette mesure au Conseil municipal.

Lois de la République (bis)

La ville a été condamnée à trois reprises cet été et rappelée au respect de la liberté de culte et de réunion, pour avoir refusé une salle à une association gratiennoise (cette association en est arrivée là parce que la ville lui avait refusé l’acquisition d’un lieu de culte privé). Décidément, une mauvaise habitude : en juin 2010, le Front de Gauche n’avait pu disposer d’une salle municipale pour organiser un débat sur les retraites. Le tout nouveau règlement de réservation des salles municipales restreint l’activité des organisations politiques en interdisant les réunions publiques fixées à plus de six mois d’une échéance électorale... Quelle étrange conception de la vie politique, qui réduit l’activité des partis à de simples réunions internes. Peur du débat ?

Quand la caricature remplace le débat

Le texte paru dans le dernier magazine de la ville au nom des élus du groupe majoritaire, caricatural et méprisant, est totalement étranger à notre conception de la politique et bien éloigné du nécessaire débat d’idées. Il donne une image détestable de la pratique politique. Pour notre part, nous pensons que les Gratiennois attendent des arguments plutôt que des invectives.

Emprunts toxiques, il y a un hic : La ville a contracté des emprunts indexés sur l’évolution du Franc Suisse pour 6 millions d’euros auprès de DEXIA, la banque des collectivités locales. Nous avons interpellé la municipalité puisque Saint Gratien pourrait supporter un surcoût estimé par « Libération » à 2,5 millions. Ce que conteste la municipalité tout en refusant toutefois de chiffrer le préjudice. Des négociations seraient en cours avec la banque. Qu’attend la ville pour porter plainte contre DEXIA pour défaut de conseils et d’information ?

Émanant de la privatisation en 1987 de la Caisse d'Aide à l'Équipement des Collectivités Locales (CAECL), Dexia s'est lancé dans une fuite en avant qui l'a conduit à vendre des emprunts toxiques à 6000 collectivités locales. DEXIA : c'est le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière et une belle illustration de la nécessité d'une maîtrise «sociale » du crédit bancaire, proposition avancée par le Front de Gauche, afin de mobiliser l'argent pour le développement des êtres humains et non en faveur des marchés financiers.

Développement « durable » à Saint-Gratien et Saint-Glinglin : Alors que la mise en sens unique de la rue d'Ermont aurait pu permettre l’implantation d’une piste cyclable en continuité avec celle de la rue de l’Avenir, la mairie a préféré favoriser le stationnement et réduire au maximum la largeur de la voirie. A tel point que la circulation côte à côte d’un vélo et d’une voiture est devenue dangereuse. De même, n’était-il pas possible d’implanter une piste cyclable sur une partie des trois mètres de large des nouveaux trottoirs de la rue Berthie Albrecht ? Enfin, alors que la gare d’Enghien va être dotée de parcs à vélos sécurisés, il n’en est toujours rien pour la gare de Saint Gratien. Quid des débouchés réels des débats menés lors de l’Agenda 21 local qui ont pointé l’insuffisance de « liaisons douces » dans la ville ?



Dette publique : Stop à la culpabilisation de tous et à « la fabrique de la peur » !

Les États sont endettés. Les agences de notation exigent de nouvelles mesures d'austérité. Au fait, d’où vient la dette ?

- La première cause de la dette publique est la baisse de la part des salaires dans la richesse créée (le PIB). De 67% en 1980, leur part est passée à à peine 57% en 2010. Moins de salaires et plus de chômage, c’est moins de rentrées sous forme d’impôts, sous forme de T.V.A et de cotisations sociales et autant…de déficits.

- Deuxièmement, ceux-ci ce sont creusés non pas à cause d’une hausse des dépenses publiques (elles sont passées de 55% à 52% du PIB ces 5 dernières années !), mais en raison d’une baisse des recettes. Les cadeaux fiscaux (niches fiscales sans efficacité économique, abaissement des taux d’impôts supérieurs sur le revenu, bouclier fiscal…) = 110 milliards de pertes fiscales par an. Les exonérations de charges sociales (sans contrepartie en matière de créations d’emplois…) = 30 milliards par an…

- Troisièmement : le renflouement des banques fin 2008 et encore aujourd’hui avec la faillite de DEXIA

- Quatrièmement : les conséquences de la crise économique sur les finances de l’État, crise provoquée par l’explosion de la bulle financière alimentée par une recherche à tout prix de la plus haute rentabilité financière…

- Cinquièmement : la charge d’intérêt. Cette année, la France, obligée comme tous les pays à emprunter sur les marchés et à leurs conditions depuis qu'il lui est interdit de le faire auprès de la B.C.E, versera 45 milliards d'intérêts : « la dette de tous fait la rente de quelques-uns ! ».

Conséquences ? La forte progression de la dette publique. Elle atteint plus de 80 % du P.I.B.

L’austérité est-elle LA seule « solution » ? Nous pensons au contraire que c’est le problème !

Les politiques d'austérité aggravent la récession. Moins d'emplois, moins de recettes encore pour l'État et au final un scénario à la grecque. Alors, on rassure les marchés et on continue comme avant ? Ou faut-il rompre cette spirale infernale ?

Le Front de Gauche fait des propositions pour sortir une fois pour toute de la crise : maîtriser notre politique économique : permettre à l’État de se refinancer directement auprès de la BCE ; créer autour de la Banque postale et de la Caisse des dépôts un pôle financier public, chargé de développer un nouveau crédit à des taux d’autant plus avantageux que les projets économiques sont créateurs d’emplois et/ou de formation ; réformer la fiscalité pour encourager les comportements favorables à l'emploi (modulation de l’impôt des sociétés en fonction de la politique sociale de l’entreprise) ; faire cotiser les revenus financiers au même taux que les salaires…

Augmenter les salaires, pas les actionnaires ! Une idée neuve, non ?

En annexe, la version "papier" de ce document

 

Les élus PCF-Front de Gauche dénoncent l'attitude du maire de Saint Gratien

lettre_18_2.JPGJacqueline Eustache Brinio, maire de Saint Gratien et conseillère régionale, va briguer un poste de sénatrice le 25 septembre 2011. Elle occupe la deuxième place sur une des deux listes investies par l'UMP dans le Val d'Oise pour ces élections sénatoriales.

Mais est-elle vraiment qualifiée pour siéger au Sénat et participer à l'élaboration des lois de la République, alors qu'elle vient, à plusieurs reprises, de montrer qu'elle les respectait bien peu ?

Acte 1 : En septembre 2010, Madame le Maire refuse de scolariser 29 enfants de familles bénéficiant du statut de réfugiés politiques arrivées sur la commune. Elle tentera par la suite de justifier les trois semaines d'école manquées par ces enfants. Selon elle, « ils n'étaient pas connus des services municipaux ». Les parents s'étaient pourtant présentés dès la rentrée au service scolaire, où on a refusé de les inscrire sur ordre du maire. C'est évidemment une pratique tout à fait contraire à la loi d'obligation scolaire.

Acte 2 : Inscrits finalement grâce à la pression de diverses associations et d'élus ayant alerté la presse, les enfants seront durant toute l’année scolaire 2010-2011, interdits d’accès à tous les services municipaux par Madame le Maire. Elle signifie ainsi à ces réfugiés, tous en situation régulière, que leur présence n'est pas souhaitée sur la commune. Cette discrimination est dénoncée par des citoyens gratiennois regroupés dans un Collectif, qui entendent démontrer que cette interdiction d'accès aux services publics locaux constitue une illégalité. Le maire refuse tout dialogue, n'accorde pas de rendez-vous, décrète le huis clos du Conseil municipal et fait intervenir la police lorsque parents et enseignants veulent lui remettre une pétition signée par 1 400 personnes, demandant que la loi soit respectée à Saint Gratien. Les enfants de réfugiés resteront tout l’été 2011 interdits de centre de loisirs.

Acte 3 : En août 2011, Madame le Maire fait de nouveau parler d'elle.
Le tribunal administratif de Cergy lui donne une «leçon républicaine» en lui enjoignant de mettre une salle municipale à disposition de l'association franco-musulmane de la ville, à l’occasion du Ramadan, ce qui avait été tout d'abord refusé par la commune. Le tribunal estime qu'il s'agit là d'une pratique illégale et d'une atteinte à la liberté de réunion et de culte, qui sont des libertés fondamentales. Le maire n’en restera pas là puisqu’elle n’appliquera pas la décision du tribunal qui condamnera ensuite dans un deuxième jugement la mairie au versement d’une astreinte. S’en suivra un appel de la mairie en Conseil d’Etat, lequel confirmera la décision du Tribunal Administratif. L'association reproche surtout au maire de l'empêcher depuis plusieurs années d'acquérir un local privé (d’où sa sollicitation de la location d’un local public cet été) en faisant jouer le droit de préemption de la commune et de présenter ses membres comme de « dangereux extrémistes » lors de discours publics. Que le premier responsable de la ville joue à opposer entre eux les habitants de sa commune est tout à fait regrettable. Le discours de Madame Eustache flirte clairement avec l'extrémisme quand elle se dit « scandalisée » par le jugement qui la condamne ou quand elle affirme : « Où allons-nous ? Quel est ce pays où chaque commune est obligée d'avoir une mosquée ? »

Madame le Maire n'en est pas à son coup d'essai en matière de musèlement de toute opposition. En juin 2010, les élus PCF-Front de Gauche qui voulaient organiser un débat public sur la réforme des retraites s'étaient déjà vu refuser l'accès aux salles municipales. Argument avancé par Madame le Maire : son souhait de ne pas voir « une campagne électorale permanente » s'instaurer sur la commune. Le Front de Gauche avait alors alerté la presse et les habitants sur « le dysfonctionnement inquiétant de la démocratie à Saint Gratien et les dérives autocratiques du premier magistrat de la commune. »

L'autoritarisme du maire de Saint Gratien n'a guère de limites puisqu'il arrive aussi que l'affichage politique soit sévèrement contrôlé par la police municipale et que les réunions de quartier soient écourtées en cas de contestation jugée trop véhémente.

Dérives personnelles d'un maire qui entend régner sans partage sur son territoire ou dérapages à remettre dans le cadre plus large d'une droite qui devient de moins en moins républicaine ? La stigmatisation des étrangers, de la communauté musulmane et le fantasme d’une »invasion » vont au delà de simples excès de langage. De la condamnation de Brice Hortefeux pour propos racistes au discours de Grenoble du Président de la République stigmatisant les populations roms , en passant par les déclarations multiples d'élus UMP ou de la Droite populaire, les exemples ne manquent pas. Madame le Maire elle-même n'a-t-elle pas déclaré : « Aujourd'hui, ils sont 16 ; et demain peut-être 150 ? » pour tenter de justifier l'exclusion de la cantine des enfants de demandeurs d'asile ?

La politique xénophobe visant à désigner l'autre, le faible, l’étranger, le réfugié politique ou encore l’habitant de confession musulmane, comme un bouc émissaire pour faire diversion et masquer les réels responsables de la crise, dépasse malheureusement le simple discours. On passe à l'acte avec des mesures telles que l'augmentation des reconduites à la frontières, les démantèlements des camps de Roms, la réduction du nombre des métiers accessibles aux immigrés, et à Saint-Gratien, l'interdiction faite aux réfugiés d'accéder aux services publics locaux et à la communauté musulmane d’acquérir un lieu de culte à ses frais.

Saint-Gratien est-il un laboratoire expérimental ? Non seulement le discours s'y droitise, mais sont appliquées des pratiques d'exclusion et d'ostracisme, allant de pair avec une réduction du débat démocratique et des tentatives de museler toute opposition, de quelque bord qu'elle soit. Il est temps, largement temps qu'un dialogue s'instaure enfin entre la municipalité et les associations représentant les habitants. Les refus de rendez-vous, le non accès aux salles municipales, la caricature des propositions alternatives avancées par l’opposition, présentée comme extrémiste ou faisant de « l’agitation stérile », ne pourront remplacer longtemps un nécessaire échange, réel et durable.

Madame le Maire devra l'admettre, Saint Gratien n'est pas un territoire d'exception. Il lui faudra respecter la loi, avant d'avoir l'ambition de l'édicter.

 

Développement durable : des propositions alternatives crédibles

Champs_de_trefle.jpgMadame le Maire le vante en réunion de quartier….

Il fait grand bruit en ville…

Jugez vous-même !

Voici le document qui reprend l’essentiel de nos propositions en matière de développement durable sur la ville de Saint Gratien. Fruit d’un travail collectif, le bulletin des élus PCF-Front de Gauche numéro 17 est paru et se trouve dans toutes les bonnes boîtes aux lettres. Il est publié aussi sur ce blog, en « version longue ».

A lire en annexe et à commenter sans modération, y compris en réunion de quartier !

 

Saint Gratien : les élus PCF-Front de Gauche vous informent...

Retrouvez en annexe la lettre 16 des élus PCF-Front de Gauche datée de février 2011.

Ce bulletin est centré sur les questions du logement et reprend l’essentiel des articles publiés sur ce blog : diagnostic, propositions et pistes de financement au niveau local, régional et national.

Ces réflexions sont issues d’un travail collectif réalisé au sein du « Front de Gauche » de Saint Gratien.

Réflexion, élaboration, rédaction, mise en page, impression et distribution… assurées entièrement par nos soins…

Qui dit (et fait...) mieux ?

Si vous ne trouvez pas ce document dans votre boîte aux lettres, venez le réclamer au marché le dimanche matin et rencontrer les membres du Front de Gauche gratiennois… Discussion animée assurée sur la voie publique toutes les semaines !

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Saint Gratien : les élus communistes vous informent

Elle est arrivée ! La nouvelle « Lettre des élus communistes » est parue et est en cours de diffusion sur Saint Gratien. Ce sera la quinzième édition, écrite, reproduite et distribuée par nos soins depuis notre élection en mars 2008, le tout sans secrétaire, ni service reprographie, ni journaliste. Qui dit mieux ?
Retrouvez en annexe le texte complet de ce bulletin avec les propositions du PCF pour changer vraiment de société : un pôle financier public, d’autres choix de gestion pour favoriser l’emploi et la formation, un nouveau rôle pour les banques et la BCE…

 

Saint Gratien : les élus communistes vous informent

La lettre des élus communistes datée de novembre 2010 est diffusée en ce moment à Saint Gratien.
Retrouvez dans ce numéro 14 de « La lettre » :
• une information sur la discrimination dont sont victimes les enfants d’un foyer d’hébergement, à qui la mairie refuse l’accès à la cantine et à l’étude.
• l’opinion des français sur le mouvement social contre la réforme des retraites
• quelques exemples de la dérive autoritaire de la majorité municipale à Saint Gratien
• des échos des comités de quartier de notre ville.

En annexe, le texte complet de ce bulletin.

 

Les élus communistes de Saint Gratien vous informent

logoBis.gifVoici la « lettre des élus communistes de Saint Gratien » n° 13, datée de septembre 2010 et qui revient sur le problème de la non-scolarisation d’enfants dans notre commune.
Refus de scolarisation à Saint Gratien
Dans notre ville, 24 enfants ont été exclus d’école pendant trois semaines. Ils sont toujours interdits de cantine et d’étude. Plusieurs d’entre eux attendent encore d’être admis en classe. Les signaux du gouvernement ont bien été entendus à Saint Gratien.
L’ancienne maison de retraite de la gendarmerie a récemment été rachetée par un organisme privé qui a implanté une structure d’accueil pour personnes en difficulté, demandeurs d’asile ou réfugiés politiques. La municipalité n’accepte pas cette opération et cherche à la stopper.
Actuellement, 29 enfants d’âge scolaire habitent cette résidence. A la rentrée, la commune a refusé de scolariser dans les écoles de la ville 15 enfants d’âge élémentaire : c’est une pratique contraire à la loi d’obligation scolaire. Deux semaines plus tard, et suite à de nombreuses interventions des parents d’ élèves de la FCPE, de « Réseau Éducation Sans Frontières » et des élus communistes, les 15 élèves, du CP au CM2, ont été regroupés arbitrairement dans une classe unique afin d’être testés. Fonctionnement étrange, puisque ces enfants ont suivi une scolarité ordinaire en France depuis au moins deux ans et disposent des documents indiquant leur niveau de classe. Le 24 septembre, ils sont enfin inscrits dans les classes correspondant à leur cursus scolaire après avoir perdu trois semaines d’école. Ces enfants sont toujours interdits de cantine et d’étude : c’est une pratique discriminatoire puisqu’à Saint Gratien, toutes les familles ont accès à ces services municipaux.
Quant aux 9 enfants de maternelle, après avoir annoncé qu’elle refuserait de les scolariser, (discrimination là encore, car à Saint Gratien, tous les enfants de 3 ans sont scolarisés), le maire a enfin dû admettre à l’école 4 enfants sur 9. Les 5 enfants de 3 ans attendront encore pour rencontrer une maîtresse…
Tous ces enfants ont droit à l’éducation et ne doivent pas faire les frais d’un conflit entre commune et structure d’hébergement. La ville doit respecter la loi et accueillir ces enfants afin qu’ils retrouvent le plus rapidement possible la place qui est la leur : l’école. Il faut enfin que cesse la discrimination à leur égard et qu’ils puissent fréquenter, comme tous les petits Gratiennois, les services de cantine et d’étude.



Vous ne lirez pas ces informations dans le prochain bulletin municipal. La mairie a préféré censurer notre expression « libre » dans la revue de la ville.

 

Les "cocos" font leur rentrée !

_528_.jpgC’est la rentrée ! Les communistes de Saint Gratien reprennent leur activité. Retrouvez ci-dessous la lettre des élus datée de septembre 2010 qui revient sur les événements politiques de l’été et la toute prochaine mobilisation pour la défense de notre système de retraites.
Vous informer ne nous est pas toujours facile car nos moyens sont limités, mais nous considérons qu’il s’agit là d’une part importante de notre action.
Bonne lecture ! Envoyez vos commentaires !

La lettre des élus communistes de Saint Gratien n°12 septembre 2010
Le 7 septembre, les battre ? Yes we can !
Nicolas Sarkozy avait promis le retour de la croissance, une baisse du chômage (« dans les semaines, les mois à venir …» TF1 17 janvier 2010), que ceux qui travailleraient plus gagneraient plus !… Or, la crise perdure, le pouvoir d’achat recule, Pôle Emploi a annoncé la destruction historique de 200 000 emploi en 2009 dans l’industrie – signe d’un échec économique patent du gouvernement. Une caste de patrons et de financiers, affidés au pouvoir, est engluée dans les scandales, se pâme dans des privilèges révoltants. Le gouvernement fait diversion en menant une offensive abjecte contre les sans papiers, les citoyens de « souche non française » (sic !) et maintenant les gens du voyage. Il s’acharne contre la fonction publique, les collectivités locales dépensières, etc.
« Il n’y a pas d’alternative » disent-ils « c’est la seule façon de sauver la France ! ». Ils veulent nous décourager, nous faire croire qu’il ne nous reste plus qu’à nous résigner ou crier périodiquement, dans la rue, une colère impuissante. Mais c’est la crise de leur système ! C’est eux qui l’ont provoquée en sacrifiant tout aux exigences des marchés financiers !
Il y a d’autres solutions. Miser sur de nouveaux services publics pour que tous les citoyens puissent participer aux décisions sur les politiques d’éducation, de transport, d’énergie, de santé, d’environnement, … et sur le crédit et la finance ! Changer le comportement des banques et les gestions d’entreprises pour créer plus d’emplois, former, ouvrir d’autres perspectives aux jeunes… C’est avec ce type de mesures, s’attaquant aux racines de la crise, aux fondements du système capitaliste, qu’on pourra s’en sortir, comme, par exemple, les réformes ambitieuses engagées à la Libération (avec la nationalisation de la Banque de France, une avancée révolutionnaire à l’époque) ont permis de sortir de la crise des années trente. Est-il possible de rassembler notre peuple pour qu’une majorité de gauche rende possible une telle alternative, en France et en Europe? Ce sera l’enjeu des élections de 2012. Le PCF propose qu’un candidat du Front de Gauche soit porteur de propositions audacieuses, pour créer les conditions d’un pacte d’union populaire rassemblant, sans exclusive, toutes les forces qui existent pour changer notre société. Pour qu’une victoire à gauche soit suivie par une réelle amélioration de la situation des salariés et de la population.
Ce n’est pas en attendant 2012 que nous y arriverons. C’est au quotidien, dans les luttes, que se construit le rassemblement qui nous permettra d’être plus forts que la droite, le MEDEF et les marchés financiers.
Déjà, la journée de grève et de manifestations du 7 septembre, à l’appel de tous les syndicats, s’annonce comme une échéance capitale pour contrer le détricotage de notre système de retraites, mais aussi pour promouvoir une politique alternative créatrice d’emplois, des salaires corrects, des services publics dignes de ce nom. Le PCF et le Front de Gauche sont totalement mobilisés pour le succès de cette journée, pour qu’elle contribue à mettre en échec le gouvernement et montrer qu’il existe une alternative.
Et, tout de suite après, la fête de l’Humanité sera le grand rendez-vous de luttes, de débats, pour ouvrir une nouvelle perspective politique.



_325_.JPGLe gouvernement doit retirer son projet sur les retraites.
La réforme des retraites proposée par le gouvernement est un véritable coup de poignard contre les droits sociaux. Injuste, mais aussi inefficace, ce sont les salariés déjà durement touchés par la crise, et notamment les femmes, qui vont la payer au prix fort (22,6 milliards d’euro) alors qu’une fois de plus, le capital est à peine mis à contribution (4,4 milliards d’euro). Ce projet ne règlera rien. Il s’inscrit dans la lignée des mesures d’austérité mises en place par l’Union européenne avec le soutien du FMI : une véritable capitulation devant les marchés financiers et l’amplification d’une politique d’austérité qui nous enfonce dans la récession.
Il est possible de faire autrement. Les député-e-s communistes,républicains et du Parti de gauche ont déposé une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite autour de ces principes :
1. En finir avec la dictature de la finance : contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9%, soit 30 milliards de recettes supplémentaires. Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l’investissement, des salaires et de l’emploi.
2. Favoriser l’emploi et les salaires : majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.
3. Promouvoir la justice sociale : suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus issus de l’intéressement, des bonus et stock-options. La mobilisation contre le projet gouvernemental s’amplifie. Aux côtés des syndicats, soyons des millions à rejeter le projet gouvernemental et à défendre une alternative crédible et juste.

Je m’associe à l’exigence du retrait du projet du gouvernement.
Je soutiens la proposition de loi alternative soutenue par le Front de Gauche.

Signez cette pétition en ligne (sur les sites du PCF ou du Parti de Gauche) ou au marché de Saint Gratien le dimanche matin.

 

Les élus vous informent...

Les élus communistes de Saint Gratien vous informent régulièrement en diffusant sur la ville leur bulletin : « La lettre des élus communistes ».
Retrouvez en annexes les lettres 10 ( juin 2010) et 11 (juin/juillet2010).

 

La lettre des élus communistes de Saint Gratien

Voici le texte de "La lettre des élus communistes de Saint Gratien" n° 9, qui est diffusée dans la ville durant ce mois d'avril 2010. Ce numéro revient sur les élections régionales de mars et dénonce la dégradation des services publics dans notre ville.

logofdgneutre.jpgElections régionales : Victoire de la gauche. Une droite très sévèrement sanctionnée

Au premier jour du printemps, les électeurs ont rejeté massivement la politique menée par N.Sarkozy - qui s’était auto proclamé « le Président du pouvoir d’achat ». Tous les ministres candidats aux élections ont été battus. La gauche rassemblée enregistre un score historique de plus de 54%. Le Front de Gauche, mouvement né il y a à peine 18 mois, alliant notamment le PCF, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire (ex-NPA), a poursuivi son ancrage dans l’opinion sur l’idée qu’une politique de gauche audacieuse et combative est possible. Il a pris une place singulière dans cette victoire. Dans les 17 régions où il s’est présenté, son score s’est élevé à 6,95% contre 6,45% aux européennes de 2009.
Non seulement nous formulons le vœu que les régions soient des « boucliers sociaux » face à la crise, mais nous souhaitons qu’elles mènent une contre-offensive face à la politique libérale de nos gouvernants. A partir des propositions développées pendant la campagne, les 130 élus régionaux du Front de Gauche s’engagent à agir pour de vraies transformations dans les domaines suivants : défense et renforcement de services publics de proximité, notamment dans les transports ; une politique audacieuse en matière de création de logements ; créations d’emplois sur la base d’aides publiques régionales conditionnées à des critères sociaux (salaires, formation, parité, non discrimination) mais aussi environnementaux. Ce sont pour nous des axes politiques essentiels et urgents.

A Saint-Gratien, le Front de Gauche a enregistré 6,18 % et 335 voix au premier tour. Il progresse de 1,4 % (+ 90 voix) par rapport à 2009. C’est également un progrès de + 0,6% par rapport au score du PCF et de ses alliés aux régionales de 2004. Au second tour, pour la première fois depuis 20 ans, la droite s’est retrouvée minoritaire. Saint-Gratien a souffert d’une forte abstention, particulièrement aux Raguenets et aux Marais, ce qui reflète une défiance de la part des quartiers populaires et des attentes non satisfaites par l’action politique.
( En annexe, un tableau comparatif des résultats des élections régionales de 2004, européennes de 2009 et régionales 2010. )

Et maintenant ?
Il y a un déni de la défaite de la part du gouvernement. Il a annoncé ne pas « changer de cap », continuer la même politique (pas de remise en cause du bouclier fiscal…) et engager à un rythme rapide la réforme des retraites - sur la base des propositions de Laurence Parisot, présidente du MEDEF. Il est impératif que chacun d’entre nous investisse le terrain politique pour contrer les visées du pouvoir et pour promouvoir d’autres solutions. Le Front de Gauche a cette ambition. Il doit prendre une autre dimension, pour créer une réelle alternative à gauche et rompre avec les logiques politiques et économiques en cours.
Pourquoi le Front de Gauche ne deviendrait-il pas votre affaire ?
Pendant la campagne des régionales, nous avons multiplié les contacts, échangé avec vous des idées. Continuons ! Menons le débat et faisons des propositions concrètes sur le devenir des retraites, des services publics, l’utilisation des aides publiques, du crédit bancaire et des profits afin que cet argent serve à sécuriser et créer des emplois, améliorer les salaires, développer des formations.
Les adhérents et sympathisants gratiennois des différentes composantes du Front de Gauche organisent à Saint Gratien le 7 mai (20h30 au centre culturel du Forum) un premier débat public dans ce sens. Quels enseignements tirer de la campagne des régionales et surtout quelle(s) riposte(s) organiser face aux prochaines réformes du gouvernement ? Chacun d’entre vous sera le bienvenu. Les modalités pratiques de ce débat seront prochainement affichées en ville et sur notre blog.



Dégradation des services publics : ça suffit comme ça !

L’entreprise de démolition des services publics menée par la droite fait des ravages. A Saint-Gratien, nous dénonçons depuis longtemps le manque de moyens qui affecte considérablement le fonctionnement journalier de nos deux bureaux de Poste : horaires d’ouverture réduits, longues files d’attente, fermetures intempestives. Les agents de La Poste, lors d’une récente grève ont protesté contre une restructuration néfaste pour le service rendu à la population et ont obtenu son report jusqu’en 2011.
Au Forum, le centre d’accueil de la Sécurité Sociale souffre des mêmes carences et connaît, lui aussi, une réduction des horaires d’ouverture. Mêmes causes, mêmes effets. Les conditions de travail se détériorent dans tous les organismes de la Sécurité Sociale. De nombreux agents subissent en permanence du stress, conséquence des multiples fusions et réorganisations d’agences, de la baisse régulière des effectifs, des restrictions budgétaires… Face à la surcharge de travail, la réponse de la direction est la mise en place d’heures supplémentaires, la pression pour atteindre les objectifs, l’embauche d’intérimaires, de CDD, la productivité accrue pour chaque agent, des fermetures ponctuelles ou la réduction de l’accueil du public. Le nombre des points d’accueil dans le Val d’Oise a été considérablement réduit ces dernières années. Les délais de traitement des dossiers s’allongent. Nous ne pouvons accepter une telle dégradation de ces services publics. Les usagers ont besoin de points d’accueil de proximité conviviaux et surtout d’être écoutés, conseillés et informés dans de bonnes conditions. Cela nécessite de créer des emplois. Ce serait salutaire dans un département qui compte officiellement plus de 72 000 chômeurs.

 

La lettre des élus communistes de Saint Gratien janvier 2010

Voici la lettre des élus communistes datée de janvier 2010. Ce bulletin est en cours de diffusion dans notre commune.
Depuis notre élection en mars 2008, nous vous informons régulièrement de notre activité et des événements qui influent sur la vie locale. Nous avons évoqué les conditions de la rentrée scolaire dans notre commune, les luttes contre les fermetures de classes, la suppression des classes de découverte, l’installation de la vidéosurveillance, les votes des budgets municipaux et des taux d’imposition, la situation des services publics de proximité tels que la Poste…

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Non à la casse du service public de La Poste

Plus de deux millions de personnes ont exprimé en octobre 2009 leur opposition au changement de statut de La Poste et leur exigence d’un référendum sur l’avenir du service postal.

A Saint Gratien, 800 personnes se sont mobilisées pour dire leur attachement à La Poste.

Le gouvernement a persisté dans la voie du déni de démocratie en ignorant ce mouvement et en utilisant la procédure accélérée pour limiter les débats à l’Assemblée et au Sénat. Le Parlement a définitivement adopté le 12 janvier 2010 la loi transformant La Poste en société anonyme et ouvrant la voie à sa privatisation. Le député F.Scellier s’est prononcé pour cette loi.

Comme le montrent les exemples à l’étranger (Cf. Royal Post), nous avons tout à perdre dans cette opération qui entraînera une dégradation des services rendus à la population : diminution du nombre de bureaux de poste, envolée des tarifs, précarisation des personnels.

A Saint Gratien, la poste principale connaît une grande affluence avec des attentes longues pour les usagers. L’annexe des Raguenets n’est ouverte irrégulièrement que deux heures / jour, ce qui n’est pas acceptable dans un quartier de 6 000 habitants. Elle est parfois fermée le samedi, jour de grande fréquentation, faute d’effectifs suffisants ! Nous resterons très vigilants sur le fonctionnement de ces bureaux. L’avenir est à la défense et au développement des services publics.

Collectivités territoriales : la réforme de tous les dangers

Étranglement financier des collectivités par la suppression de la taxe professionnelle, fusion des régions et des départements appelés à disparaître, regroupement autoritaire des communes au sein de communautés d’agglomérations : le projet de réforme des collectivités locales est porteur d’une régression sans précédent dans l’histoire de la vie démocratique de notre pays. C’est la fin de la décentralisation et la mort des communes et départements, institutions structurantes de la République.

Loin de ne concerner que les élus locaux, cette réforme initiée par Nicolas Sarkozy aura, si elle aboutit, de nombreux effets sur la vie des Français : moins de services publics de proximité, moins d’agents territoriaux, moins de démocratie, des élus moins nombreux et moins proches. Les citoyens seraient éloignés des lieux de décision. Les collectivités locales deviendraient de simples échelons administratifs, privés de financement et de la capacité d’agir pour satisfaire les besoins des populations. Les missions de service public qu’elles ne pourraient plus assurer seraient alors confiées au privé.

A Saint Gratien, la taxe professionnelle représente une somme de 1,9 million d’euros, soit 88 € par habitant (soit presque 300 € par foyer fiscal) et 6% des dépenses de fonctionnement de la ville. Qui compensera cette recette perdue ? Quand ?

Les collectivités locales mettent en œuvre des missions essentielles pour les populations, jouent un rôle d’«amortisseurs sociaux » en ces temps de crise ; elles réalisent 75% des investissements publics. Ne laissons pas Sarkozy les démolir ! Elus, agents territoriaux, habitants, sachons nous rassembler pour imposer au gouvernement le retrait de ce projet. Les institutions ont besoin d’une réforme qui réduise les inégalités sociales, qui donne aux régions, départements et communes des moyens conséquents et qui fasse vivre une réelle démocratie locale.

Texte des élus communistes de Saint Gratien

 

Lettre des élus communistes octobre 2009

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Quelle école pour demain ?

« L’école : un symbole fort de la République » est le titre de l’éditorial de la dernière « Lettre du maire ». Hélas ! Les attaques sans précédent que connaît actuellement l’école publique montrent alors toute la considération que porte le gouvernement au système d’éducation… Le nouveau ministre, Luc Chatel, a déjà assuré, entre deux visites de supermarchés, qu’il entendait poursuivre les « réformes » engagées par Xavier Darcos, et notamment la politique de suppressions massives de postes d’enseignants  : 13 500 postes disparaissent cette année. Avec les 16 000 suppressions prévues en 2010, 50 000 postes auront été supprimés depuis 2002. Notre département, déjà lanterne rouge en terme de moyens et de résultats scolaires, se voit confronté à une nouvelle cure d’austérité qui rendra encore plus pénibles les conditions d’enseignement : hausse des effectifs dans les classes, diminution des moyens de remplacement, recul de la scolarisation des enfants de trois ans, réduction de la formation continue des enseignants …

Dans notre commune, cette politique de « rigueur budgétaire » a conduit à la fermeture d’une classe de maternelle. Sur l’ensemble de la ville, les effectifs s’alourdissent et laissent prévoir une année difficile pour les enseignants et leurs élèves.

Le gouvernement trouve de l’argent pour soutenir les banques : il doit donner les moyens à l ‘école d’assurer la réussite de tous. L’école, l’enseignement et la formation doivent redevenir une priorité pour notre société !

Jules Ferry : Yes, we can !

A la maternelle Jules Ferry, le mouvement résolu des parents d’élèves qui ont occupé l’école pendant deux jours a permis la réouverture de la 6è classe fermée avant l’été. La logique « mathématique » de l’administration (149 enfants à répartir dans 5 classes à double niveau) n’a pas convaincu et les parents se sont mobilisés pour réclamer des moyens d’enseignement corrects pour leurs enfants (25 enfants par classe de même niveau + une institutrice + une Atsem). Ils ont démontré que l’action collective est efficace et que les citoyens restent attachés à une école publique de qualité.

Du côté de la mairie…

La municipalité réduit elle aussi les crédits alloués à l’éducation puisqu’elle a supprimé au mois de juin les classes de découverte qui permettaient aux élèves de CM2 de toute la commune de découvrir les richesses culturelles de la France et les bienfaits de la vie en collectivité.  Tous ne partaient pas   et donc il y avait inégalité : tel est l’argument développé pour supprimer ces séjours dont les bénéfices étaient pourtant reconnus par les parents et les enseignants. Plus personne ne partira : quelle belle égalité ! Se posaient certes parfois des difficultés de financement pour les familles ; une réflexion s’était d’ailleurs engagée pour des séjours moins coûteux et la concertation aurait due être poursuivie. La municipalité a préféré trancher unilatéralement.

L’attribution d’un crédit de 2 000 € par classe de CM2 annoncée par la mairie est insuffisante pour permettre l’organisation d’un quelconque séjour. Il s’agira au mieux d’activités autour d’un thème dans l’environnement immédiat des enfants ; en cas de projet plus ambitieux, il faudra de nouveau un financement des familles.

Lors de l’action des parents d’élèves de l’école maternelle Jules Ferry, la municipalité n’a pas jugé utile d’apporter un quelconque soutien… Elle s’est au contraire empressée d’annoncer la suppression d’un poste d’«Atsem », arguant de la disparition de la 6è classe, alors que le nombre global d’élèves restait le même que l’an dernier, à un enfant près !

Il est vrai qu’à Saint Gratien, la municipalité fait la chasse aux frais de fonctionnement, les présentant comme des « charges » à réduire absolument ; ce sont pourtant les services rendus aux habitants, qu’il s’agisse de personnel dans les divers services municipaux ou les moyens alloués aux différents services.

Vous êtes surveillés !

Le gouvernement encourage la vidéosurveillance ; son objectif est de tripler le nombre de caméras sur notre territoire d’ici à la fin 2010. Les caméras se multiplient dans de nombreuses villes et Saint Gratien n’est pas en reste : le conseil municipal du mois de juin a décidé l’implantation de 3 nouvelles caméras pour la somme de 130 000 € à la charge de la commune (coût total : 270 000 €)

Rappelons que le coût initial du système installé par la Cavam a été de 8 millions et que le budget annuel de fonctionnement s’élève à 550 000 €.

A ce prix, la vidéosurveillance renforcera-t-elle la sécurité des citoyens ? C’est plus que douteux car jamais la vidéosurveillance n’a fait la preuve de son efficacité. Au Royaume- Uni, où vous pouvez être filmé des centaines de fois par jour, on reconnaît « un fiasco complet ». En France, on supprime parallèlement 10 000 postes dans la police ….. alors qu’il apparaît clairement que la vidéosurveillance doit être accompagnée de mesures de prévention (police ou médiateurs sociaux) pour donner un quelconque résultat… En juin, les caméras n’ont empêché ni l’incendie de l’école Jean Zay ni l’agression du maire… Faut-il une caméra dans chaque rue de Saint Gratien ?

Texte des élus communistes de Saint Gratien

 

Lettre des élus communistes juin 2009

logoBis.gif Au conseil municipal du 28 mai…


La suppression des classes de découverte

La municipalité a décidé arbitrairement et sans aucune concertation la suppression des classes de découverte : évidemment, cette décision n’était pas à l’ordre du jour du conseil… Quel conseiller aurait aimé voter en faveur d’une telle mesure ?

Pour que le sujet soit abordé, nous avons donc posé une « question diverse », à laquelle Madame le Maire répond sans débat.



Si nous avions eu l’autorisation de nous exprimer, nous aurions redit notre opposition résolue à la disparition de ces séjours. S’ils existent depuis des dizaines d’années à Saint Gratien, c’est que tout le monde s’accorde à dire que les bénéfices pédagogiques, culturels, sociaux, relationnels… sont énormes. Permettre à tous les enfants des classes de CM2, quelque que soit leur milieu social, de découvrir les richesses de notre patrimoine culturel, géographique ou historique, c’est inestimable. Partager cette expérience avec un groupe, apprendre à vivre ensemble , appréhender l’école et le savoir sous un autre jour, ce n’est « budgétairement » pas quantifiable.

Le prétexte invoqué, à savoir le coût excessif de ces séjours au regard du nombre d’enfants, n’est pas recevable. Ce coût est modique dans le budget communal : 60 000 € cette année pour un budget de fonctionnement de 23,5 millions d’euros. On ignorait que la ville connaissait de telles difficultés financières et nous attendons alors avec inquiétude d’autres coupes sombres !

D’autre part, le manque total de concertation avec les parents et les enseignants qui partent depuis des années avec leurs élèves est inadmissible. L’arrêt des classes de découverte est annoncée en catimini lors de la commission scolaire ; la réunion traditionnelle de bilan avec les enseignants est cette année annulée ; les organismes avec lesquels la ville travaille depuis longtemps ne sont pas avertis. La moindre des choses aurait été de réunir les gens concernés un peu en amont de la décision. Pratiquer la démocratie locale est décidément un exercice bien difficile !



Nous réclamons donc le maintien de la subvention allouée aux classes de découverte et la mise en place d’un groupe de travail avec élus, parents et enseignants pour envisager l’avenir de ces séjours dans les années à venir.
Augmentations de tarifs

Les différents tarifs municipaux sont en général soumis à la grille des quotients familiaux. Cette grille est faite de telle sorte que 41% des familles paient le tarif maximum, et seulement 7% le prix le plus bas. Elle est, de plus, stable depuis des années, alors qu’elle devrait être revalorisée régulièrement : sinon l’augmentation des ressources fait automatiquement « sauter » de tranche. Cette année encore, pas de revalorisation de la grille, donc des avantages peu à peu «  grignotés »…

L’augmentation de 2% des tarifs qui sera appliquée cette année fera payer 25 550 € supplémentaires aux familles qui fréquentent les restaurants scolaires ou les accueils de loisirs. Hélas ! rares doivent être les salaires qui progresseront dans les mêmes proportions !!

Nous avons également voté contre le nouveau règlement des prestations scolaires et périscolaires. Si l’obligation nouvelle d’inscrire son enfant aux accueils de loisirs apparaît acceptable dans le cadre d’une meilleure gestion, il est par contre inadmissible que le service minimum d’accueil (accueil des enfants dans les écoles en cas de grève) soit instauré comme nouveau « service » offert aux parents  ! Il s’agit d’ une atteinte évidente au droit de grève. Ce n’est pas non plus aux communes d’arbitrer un conflit entre l’état et ses fonctionnaires. Voir figurer le « SMA » dans la liste des services municipaux, au même titre que la garderie ou la cantine, est pour une provocation pour les enseignants qui font grève, non pour gêner les familles, mais pour défendre le service public de l’éducation.

Quant à la menace qui figure dans le nouveau règlement de ne plus accueillir au restaurant scolaire un enfant dont les parents n’auraient pas payé la facture, cela paraît irréalisable pratiquement (que fait-on de l’enfant ? au pain sec dans un coin ?) et moralement inacceptable !!

Les séances du conseil sont ouvertes à tous : le public n’a pas droit à la parole mais il est parfois édifiant d’entendre certaines argumentations… Le prochain conseil aura lieu le 25 juin.

Texte des élus communistes de Saint Gratien

 

Lettre des élus communistes de Saint Gratien avril 2009

logoBis.gif L'esclavagisme des temps modernes

Des travailleurs sans papiers, flexibles et corvéables à merci, nettoient nos rues et ramassent nos ordures. La mairie vient de passer un marché pour le nettoyage de la voirie et des espaces verts de la commune avec la société « Val' Horizon » qui assure également le ramassage des ordures ménagères sur le territoire de la vallée de Montmorency, pour le compte du syndicat intercommunal « Emeraude ».

Derrière le joli nom de « Val' Horizon », se cache une entreprise dont les pratiques sont indignes : conditions de travail d'une autre époque, salariés embauchés à la journée sans contrat, emploi de travailleurs sans-papiers. La mairie de Saint Gratien n'a pas hésité à attribuer un marché à cette entreprise qui ne respecte pas la législation du travail. Nous avions pourtant alerté la commission d'appel d'offres sur ses pratiques inacceptables, surtout pour une société vivant de marchés publics et assurant des missions de service public.

Suite à la grève et à l'action des employés de « Val 'Horizon », le Préfet vient de s'engager à régulariser les 42 travailleurs sans-papiers.

L'inquiétude des habitants des Raguenets

Les habitants des Raguenets ont adressé une lettre à Madame le Maire pour l'interpeller sur le climat d'insécurité grandissante qui sévit dans leur quartier : braquages de magasins, agressions de bandes, actes de vandalisme à répétition.... Sans noircir le tableau et présenter les Raguenets comme une zone où règne la violence, il est certain que la situation se dégrade. La vidéosurveil lance qui nous coûte si cher n'a donc pas démontré son utilité. Rien ne remplace lîlotage par une police de proximité et il est regrettable que la ville ait choisi d'assurer la sécurité par le biais d'une société, de gardiennage privée ! Nous réclamons depuis longtemps l'implantation d'un commissariat, doté de forces de police suffisantes, indispensable dans une ville de plus de 20 000 habitants. Ces mesures ne dispenseront pas d'une réflexion en profondeur sur les difficultés de ce quartier : il faut notamment organiser des actions importantes de prévention. Les Raguenets souffrent comme toutes les cités populaires du chômage, de la précarité et des fins de mois difficiles, de l'échec scolaire : de la politique de Sarkozy qui accorde tant aux plus riches en laissant se débattre les plus fragiles dans une vie quotidienne encore compliquée par la crise économique.A quand un « bouclier social » ?

Au conseil municipal du 26 mars...

  • Vous paierez encore plus... La majorité UMP a voté une augmentation des taux d'imposition de 3,80%. Sont concernées la taxe d'habitation, la taxe foncière et la taxe sur le foncier non bâti. Cette hausse s'ajoute à celle des bases, qui ont été augmentées par l'Etat de 2,5%. Une taxe d'habitation de 1670 € sera majorée de 107 € environ. Les impôts locaux sont une charge de plus en plus importante pour les ménages. La note sera d'autant plus douloureuse cette année du fait de la situation économique difficile pour beaucoup de nos concitoyens. De nombreuses collectivités locales sont confrontées à des équations budgétaires délicates et contraintes d'augmenter la pression fiscale sur les habitants. Le gouvernement leur a transféré des compétences nouvelles sans les compenser intégralement et diminue sensiblement les dotations. C'est encore le cas cette année pour Saint Gratien. L'annonce de la suppression de la taxe professionnelle par Sarkozy, sans qu'on sache ce qui viendra la remplacer, a de plus provoqué un tollé chez les élus de tous bords : c'est en effet une ressource essentielle pour les communes. Il faudrait au contraire moderniser cette, taxe, pour favoriser par exemple les entreprises qui sont créatrices d'emplois. Au mois de décembre, la municipalité annonçait une hausse modérée des taux d'imposition. Pour beaucoup de Gratiennois, l'addition sera au contraire lourde à supporter, dans un contexte économique qui les a déjà appauvris. Il n'était donc pas judicieux de procéder cette année à une telle augmentation !
  • Les expulsions locatives Ces pratiques moyenâgeuses qui enfoncent les familles dans les difficultés peuvent malheureusement reprendre depuis le 1er mars. Nous avons interrogé la municipalité sur le relogement de personnes expulsées ; la loi n'oblige pas les communes à y procéder. Nous le regrettons et constatons que Madame Boutin, ministre du logement a encore brassé beaucoup de vent dans les médias ...

La crise financière montre que le capitalisme ne peut déboucher que sur le déséquilibre de l'économie et l'accroissement des inégalités. Faute d'une relance importante du pouvoir d'achat et d'une remise en cause du pouvoir de la finance, la crise a des répercussions sociales et le mécontentement grandit dans notre pays comme l'ont montré les journées d'action du 29 janvier et du 19 mars, mouvements soutenus par une majorité de français. Le « bouclier fiscal » qui permet aux contribuables les plus aisés de récupérer une part importante de leur impôt, les primes pharaoniques versées aux grands patrons font particulièrement scandale.

 

Lettre des élus communistes de Saint Gratien février 2009

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Le Conseil municipal de Saint Gratien du 6 février a, comme prévu, retiré son titre au premier adjoint. Celui-ci siègera donc désormais comme simple conseiller municipal. Cet épisode fait suite au différend qui l’opposait au maire depuis le vote du budget.



La majorité municipale est très divisée sur ce sujet puisque 17 membres du conseil ont voté contre le maintien du premier adjoint et 10 pour qu’il soit maintenu dans sa fonction. Le deuxième mandat de Madame Eustache risque fort d’être plus agité que le précédent. Le conseil municipal sera-t-il enfin un lieu d’échange et non plus une chambre d’enregistrement ? Ou faut-il voir dans cette péripétie la volonté d’une partie de la droite de se dégager de l’autorité (voire de l’autoritarisme…) du maire pour mener sa propre barque ?



Voici la déclaration qu’ont faite les élus communistes lors de ce conseil.

Notre groupe a, comme Monsieur Descouts, voté contre le budget présenté au conseil municipal du 18 décembre, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Monsieur Descouts estime, qu’au vu du contexte économique et financier, il faut réduire de façon importante les dépenses de fonctionnement et que la ville a par exemple, trop d’employés municipaux.

Nous considérons au contraire qu’il s’agit là de la mission de service public de la commune : loin de la réduire, il faut la développer. La ville se doit d’assurer toujours mieux les services rendus , et particulièrement en période de crise économique et de difficultés croissantes pour les habitants.

Notre appréciation budgétaire est donc tout à fait différente. Sur le fond du problème, et c’est finalement la seule chose qui devrait nous intéresser ce soir, nous réaffirmons que si les budgets sont délicats à équilibrer, il faut jouer sur les différentes façons de le faire (évolution de la dette et des taux d’imposition, dépenses de fonctionnement et d’investissement) et pas uniquement peser sur le fonctionnement : pour rappel, les dépenses de fonctionnement baissent de 5% hors personnel et frais financiers dans le budget 2009. Les communes sont également confrontées aux insuffisances croissantes des dotations de l’état qui se désengage, situation que nous dénonçons. La suppression annoncée par le président de la République de la taxe professionnelle aggravera encore les choses et a suscité un tollé chez les élus locaux de tous bords.

Le différend qui est apparu au grand jour en décembre dans la majorité municipale, moins d’un an après les élections de mars 2008, pose toutefois d’autres questions que celles liées à la politique budgétaire . Le vote du budget est effectivement un acte décisif pour la gestion communale : nous laissons à la majorité le soin de régler en son sein les divergences importantes qui se sont exprimées.

Mais il y a là aussi une question essentielle qui concerne le fonctionnement de l’assemblée communale, et au-delà, la démocratie locale. « Le conseil municipal n’est pas un espace de débat » : telle est la position souvent reprise par le Maire. Hélas ! nous en avons aujourd’hui, une nouvelle fois, la démonstration. Comme en 2006, avec le premier adjoint de l’époque, pas une voix discordante ne doit s’élever dans notre assemblée. Celui qui ose s’opposer se verra sanctionner, exclure. Le débat est verrouillé. « Les positions différentes s’expriment en amont du conseil », nous dit-on parfois. Mais même dans les commissions municipales, il n’y a guère de discussions ! Le pouvoir municipal est très centralisé. Les compte-rendus du bureau municipal ne nous arrivent plus : oubli ou censure ? Le bulletin municipal ne se fait l’écho d’aucun échange et les photos y sont judicieusement choisies. Les assemblées « consultatives » de quartier sont en réalité fort peu consultées. Bref, le débat, l’échange, l’enrichissement mutuel entre avis divers… la démocratie, enfin !! tout cela existe peu dans la vie politique à Saint Gratien. Le sujet qui nous occupe ce soir en est une triste illustration de plus.

Pour toutes ces raisons, les élus communistes ne souhaitent pas participer au vote. Que la majorité municipale ait choisi l’opacité et la fermeture une fois de plus, nous le regrettons et nous refusons d’y prendre part.

La relance est dans la rue !

Si l’autoritarisme est de mise au conseil municipal, il a aussi des émules à l’Élysée. Le président de la République et l’UMP tentent la répression des mouvements sociaux pour faire taire les exigences sociales. L’immense succès de la manifestation du 29 janvier a été le détonateur : la relance est dans la rue ! Plus de 2,5 millions de salariés et de retraités du public et du privé ont signifié leur refus de payer la crise. L’expression de cette colère a un caractère politique. C’est un bien un modèle de société qu’elle met en cause. Pour autant, Nicolas Sarkozy reste sourd et il n’entend pas changer le cap de ses « réformes ». Attention ! 61% des Français se disent prêts à se mobiliser pour continuer l’action… et seulement 31% font confiance à Sarkozy dans son action contre la crise.

 

Lettre des élus communistes décembre 2008

logoBis.gif Conseil municipal de Saint Gratien du 18 décembre : A peine dix mois après les élections, la majorité se divise ouvertement sur le vote du budget I On a entendu pour la première fois depuis 25 ans, les conseillers de la majorité s'opposer dans un débat politique. Le maire a dû se résigner à un vote à bulletin secret qu'elle ne souhaitait pas, et voir un quart des conseillers de sa liste ne pas approuver le budget, qu'elle venait pourtant de qualifier d'acte décisif pour la gestion communale._

Le conseil municipal du 18 décembre 2008 a examiné et voté le budget communal. L'exercice budgétaire est particulièrement délicat pour les communes en cette période de crise financière et économique. Le gouvernement a réduit de façon drastique ses subventions et « assèche » les recettes des communes. Les dotations d'état augmenteraient de 2% : c'est en fait une tricherie car est intégré dans l'enveloppe globale le fond de compensation de la TVA (le FCTVA) qui n'est pas à proprement parler une dotation, mais le remboursement par l'état de sommes avancées par les communes. C'est un désengagement de l'état que nous dénonçons. Il y a de plus un effet pervers de cette mesure : plus une commune investit, plus elle verra sa part de remboursement de TVA augmenter, au détriment de « vraies » subventions, puisque l'enveloppe est globale ! On pénalise donc ainsi les communes qui réalisent des investissements.

Pour équilibrer son budget, une commune dispose de plusieurs leviers : elle peut emprunter davantage , réduire son programme d'investissement ou son budget de fonctionnement, augmenter les taux d'imposition. A Saint Gratien, la municipalité a choisi de peser sur le budget de fonctionnement, qui baissera cette année de 5%. Il aurait certainement été plus judicieux de modifier également les autres critères d'équilibre. Nous considérons que réduire les services publics apportés aux habitants participe aux agressions contre leur niveau de vie. Or, il paraît impossible de maintenir les mêmes services en réduisant de façon importante les dépenses de fonctionnement, d'ailleurs qualifiées de «charges» par l'adjoint aux finances ! L'option choisie par la municipalité se traduira par moins de services rendus quotidiennement à la population, ainsi que des tarifs en hausse pour les usagers. Lors du débat durant lequel seuls les élus de l'opposition interviennent traditionnellement, une voix discordante s'est faite entendre : le premier adjoint a annoncé son opposition au budget. Il aurait souhaité une baisse des investissements et voir réduire davantage encore les dépenses de fonctionnement pour éviter une hausse prévisible des taux en mars. 16 élus se sont alors prononcés pour un vote du budget à bulletin secret : les 5 élus de l'opposition ont voté contre le budget ; 2 élus de la majorité ont fait de même et 5 se sont abstenus. Moins d'un an après les élections, la majorité municipale se fissure sur une question primordiale. Cette division devrait laisser des traces : affaire à suivre dans les devrait laisser prochaines semaines...

Engager la réappropriation publique de l'eau

Lors de sa séance de décembre, le Sedif (Syndicat des eaux d'Ile de France) qui regroupe 144 communes de la région parisienne, a voté la reconduction de la gestion déléguée de l'eau (contrat de régie intéressée) qui restera donc encore une fois dans les mains des multinationales que sont Veolia environnement ou Lyonnaise Suez, après appel d'offre.

Nous pouvions penser que le renouvellement des élus municipaux lors des élections de 2008 aurait été l'occasion de changer le mode de gestion de l'eau en Ile de France. Pourtant, différents rapports et articles de presse ont dénoncé les tarifs abusifs que doivent payer les citoyens franciliens à cause de la gestion privée, qui fait de l'eau parisienne la plus chère du pays.

Les élus communistes militent pour faire reconnaître le caractère de bien public de l'eau. Il s'agit de refuser la marchandisation de l'eau et d'aller vers un partage équitable de la ressource dans le monde en luttant pour élever l'eau au statut de bien commun de l'humanité.

Il est urgent de renforcer la maîtrise du secteur de l'eau et de l'assainissement par la mise en place d'un véritable service public décentralisé, renforçant les pouvoirs des collectivités locales. Il s'agit de mettre en œuvre une politique nationale de l'eau sous contrôle démocratique, affranchie des normes de rentabilité financière , inscrite dans la préservation de l'environnement et soucieuse de l'aménagement du territoire, capable de garantir dans l'ensemble du pays l'égal accès de tous à une eau de bonne qualité, à un tarif transparent. Cela passe par différents mesures, notamment la création d'une agence nationale de l'eau et l'offre aux collectivités d'une alternative à la main-mise des groupes privés , donc la création d'un opérateur public ; la nationalisation de Veolia environnement permettrait de constituer ces deux structures en y répartissant le potentiel humain et technologique.

 

Lettre des élus communistes octobre 2008

logoBis.gif Élus en mars 2008 sur une liste de gauche « Saint Gratien Autrement », nous souhaitons poursuivre le dialogue entamé durant la campagne électorale. Nous avons le souci de vous informer sur le travail et les débats du Conseil municipal et sur notre activité. Nous continuerons à nous engager pour faire avancer nos propositions et vos attentes.
La situation des services publics est préoccupante dans notre pays. L'école, l'hôpital se voient appliquer des restrictions budgétaires qui menacent jusqu'à leur existence même. Dans notre commune, le fonctionnement de la poste se dégrade nettement. Nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour faire évoluer la situation, alerter la municipalité et mobiliser les usagers. L'attente est de plus en plus importante au bureau principal du centre ville. Quant à l'annexe des Raguenets, ses jours et heures d'ouverture sont devenus tout à fait fantaisistes et mécontentent fortement les habitants.

La poste, grand service public auquel les Français sont particulièrement attachés, est en danger de privatisation. Sarkozy a beau vouloir le cacher , le « changement de statut » aboutira bel et bien , comme à France Telecom, à une réelle privatisation. La mise en concurrence aboutit toujours à une rupture de l'égalité d'accès aux services et à une augmentation des tarifs. La dégradation du service public que nous constatons déjà dans nos postes locales ne fera que s'amplifier. Or, il s'agit là d'un service public essentiel : le droit à la communication.

Il faut sauvegarder la présence des bureaux en milieu rural et dans les quartiers populaires, améliorer la distribution et l'assurer six jours sur sept, garantir le prix unique du timbre sur tout le territoire. La Poste, c'est aussi la banque postale qui permet aux plus modestes d'accéder à un compte, c'est aussi une bonne part de l'épargne populaire. A préserver à tout prix. La poste est, de plus, utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises, les artisans et les commerçants. Enfin, les « ouvertures » de capital se traduisent par des suppressions d'emplois. Le personnel, déjà victime des bas salaires et de la précarité a beaucoup à perdre dans une privatisation. Ensemble, dans nos villes, contre la privatisation de la poste, exigeons un débat public et un référendum sur le service public postal.
Au conseil municipal... du 1 er octobre

  • Dans le cadre des réformes anti-sociales du gouvernement, se profile la perspective de réduire de façon drastique la dotation de solidarité urbaine (DSU) destinée aux villes en difficulté. Ce projet, contenu dans la loi de finances 2009, amputerait leur dotation de moitié en 2009 et serait totalement supprimée en 2010. Suite à sa déclaration dans la presse, nous avons interrogé Madame le Maire car notre commune risque d'être lourdement pénalisée puisqu'elle verrait son budget réduit de 600 000 €. Cela pourrait avoir des conséquences sur les projets à venir.
  • Le conseil a voté une motion demandant l'interdiction des vols de nuit pour les aéroports de Roissy et du Bourget. Le trafic aérien de nuit est constitué essentiellement de fret embarqué sur des avions anciens et donc bruyants. D'autres aéroports européens, notamment Orly, appliquent le couvre-feu. Les riverains de Roissy ont également droit au repos. Par ailleurs, la perturbation du sommeil liée au bruit entraîne des conséquences sur la santé. Les nuisances sonores peuvent compromettre l'exécution de tâches, perturber l'attention et la mémorisation chez les travailleurs et les enfants. L'organisation mondiale de la santé (OMS) préconise pour un sommeil de bonne qualité un niveau sonore n'excédant pas 30 décibels pour le bruit de fond continu et que des niveaux de bruit de plus de45 db devraient être proscrits. Nous approuvons pleinement la revendication de l'interdiction des vols de nuit.. Mais elle suppose de revendiquer aussi la création d'un troisième aéroport pour décharger celui de Roissy. Aucun gouvernement n'a jusqu'ici, réussi à engager ce dossier. Est-ce pour ne pas contrarier les grosses compagnies du transport aérien ?
  • Nous nous étonnons de voir des plots interdisant l'accès des véhicules sur une voie publique ( rue Paul Doumer) réservant l’accès aux seuls riverains. Nous regrettons d'être mis devant un fait accompli, sans travail de la commission municipale chargées des équipements. La réponse du maire, arguant d'une circulation importante dans cette rue fréquentée par de nombreux enfants, ne nous a pas convaincus.