Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT ÉCHANGER ET AGIR AVEC LE FRONT DE GAUCHE DE SAINT GRATIEN

Laissons tomber le Pédalo et souquons ferme vers le changement

kayak_1.jpgTexte invité

Tempête dans un verre d’eau. La déclaration de Jean-Luc Mélenchon, comparant François Hollande à un «?capitaine de Pédalo?», a fait réagir les Moscovici, Cambadélis, Montebourg et Lang. Ils suffoquent, ils blêmissent. Celles et ceux qui ont lu l’intégralité de l’entretien, dans le JDD, du candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle auront pu se faire une juste appréciation sur l’analyse de la situation, notamment à l’échelle européenne. Passons à autre chose, car la question n’est pas tant de savoir si le candidat socialiste est breveté pour piloter le bateau France par gros temps, que de trouver le chemin permettant à notre pays de se relever, de prendre le pouvoir sur les banques et les marchés financiers, de poser avec force l’ambition du Front de Gauche pour les échéances électorales de 2012.

En fait, c’est assez simple. Notre feuille de route commune a été précisée en mars?2011. Nous avions vu juste en déclarant?: «?Nous voulons battre Sarkozy?; créer les conditions d’une victoire durable de la gauche avec un gouvernement qui remette en cause les logiques financières dominantes?; rassembler largement sur les contenus d’un programme populaire partagé construit avec nos concitoyen-ne-s?; donner à voir une autre façon de faire de la politique par des campagnes collectives menant de front les échéances présidentielle et législative (…) Nous voulons initier une démarche inédite qui vise à créer les conditions d’une majorité de gauche dans notre pays qui réponde à ces objectifs. Seule la conduite d’une autre politique peut permettre une victoire durable sur la droite. (…) Tout cela nécessite un changement du rapport des forces au sein de la gauche en faveur des forces de la transformation sociale ( …) Pour y parvenir, nous voulons impulser une véritable dynamique populaire, liée aux luttes sociales, en construisant des propositions, un programme populaire partagé par celles et ceux qui veulent prolonger leurs luttes dans une perspective de changement durable.?»

C’est le cœur de la bataille qui s’engage. Car, la «?ligne Hollande?» pourrait battre Sarkozy – ou pas –, mais sans rupture avec ce qui ne marche pas, avec des orientations qui nourrissent la crise et empêchent toute relance économique et sociale. Aujourd’hui, des millions de personnes veulent dégager Sarkozy mais sans avoir pour l’instant le moindre espoir en l’avenir, sans croire possible une amélioration de leurs conditions de vie. C’est pourquoi nous mettons nos forces dans une campagne de contenus, de décryptages, de révélations et de propositions.Avec un enracinement local, dans un processus d’assemblées citoyennes où il est question de la crise, des solutions, de la politique, de la gauche.

Hollande ne répond pas à notre offre de débat public. Il y viendra, certes en traînant les pieds, si le paysage politique de la présidentielle laisse toute sa place à un nouvel acteur?: le peuple.

Avec le Front de Gauche, «?nous voulons faire de l’intervention populaire, la force motrice de la construction d’une véritable alternative?». Face au coup d’État financier, la question démocratique devient centrale.
Avec quel objectif pour 2012?? Là encore, l’orientation adoptée au printemps dernier apporte une réponse claire?: «?Notre volonté est de construire une victoire aboutissant à l’élection d’un président de gauche et d’une majorité de gauche au Parlement permettant de former le gouvernement de transformation sociale, écologique et démocratique qui prendra immédiatement les mesures de rupture concrètes avec le libéralisme et le productivisme dont notre pays a besoin. À l’inverse, qu’on ne compte pas sur nous pour appliquer une politique qui ferait encore payer aux salariés et aux classes populaires la crise du capitalisme.?»

Voilà pour l’essentiel et nous devons, à partir de cette orientation, prendre en compte les données nouvelles, les évolutions de la situation politique, économique et sociale, consacrer du temps d’écoute à cette écrasante majorité de Français qui, à la fois, espèrent et doutent, veulent y croire et s’interrogent sur la crédibilité de nos solutions, désespèrent souvent de la politique, tout en promettant d’aller voter aux prochaines élections.

En fait, je n’ai jamais aimé le Pédalo. C’est chiant. On a tous des souvenirs de vacances un peu pénibles avec ce truc, non?? Vous avez déjà essayé l’aviron avec une équipe qui accorde ses mouvements sans changer de cap?? Vous connaissez le stade d’eaux vives à Pau?? Un magnifique équipement public pour les amateurs de canoë-kayak et de sensations fortes.

Allez?! Hop, hop, hop, prenons le large.

Par Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français

 

Le Front de Gauche à la télé....

Jean-Luc Mélenchon était l'invité du journal de 13 heures sur France 2. Il réagit au nouveau plan d'austérité annoncé par François Fillon.

Voir la vidéo

 

Le Front de Gauche à la radio

melenchon_1.jpgJean-Luc Mélenchon était l'invité de France Inter ce soir. Écouter l'émission

 

Victoire pour les enfants de Saint Gratien

Communiqué du Front de Gauche 95

Le Front de Gauche du Val d’Oise (PCF, PG, Gauche unitaire) se réjouit de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui a donné raison à la FCPE dans l’affaire qui l’opposait à la ville de Saint Gratien.

Madame le Maire qui, foulant au pied le principe républicain d’égalité, refusait que les enfants logés dans un hôtel social et scolarisés sur la ville bénéficient de l’accès aux services péri-scolaires, à la cantine et au centre de loisirs, est sommée de faire machine arrière par la justice.

La « politique d’apartheid » mise en place, véritable gage donné à l’électorat d’extrême droite, ne pourra donc pas se perpétuer à Saint-Gratien.

Nous tenons à féliciter le collectif citoyen, dans lequel figurent les élus Front de Gauche de la ville, et la FCPE qui se sont battus depuis le début contre ce déni de démocratie et nous tenons à faire part aux parents et enfants concernés de notre solidarité et de notre joie face à cette première victoire.

 

Le Front de Gauche à la télé

melenchon_1.jpgC'est assez inhabituel pour être souligné : il est rare d'entendre les membres du Front de Gauche s'exprimer sur les ondes à une heure de grande écoute !

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, était l’invité de l’émission « Parole directe » sur TF1 le jeudi 20 octobre.

voir l'émission intégrale

Quant à nous, nous prenons quelques jours de repos automnal. Reprise des billets de notre blog en milieu de semaine prochaine.

 

Le Front de Gauche en campagne

Front de Gauche : lancement du QG de campagne et nomination du conseil national

Mardi soir, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ont inauguré le nouveau QG de campagne du Front de Gauche aux Lilas. Le conseil national de campagne, fort de 118 membres, a été présenté.

Le siège de campagne est une ancienne usine de chaussures aux Lilas (Seine-Saint-Denis). C’est là où s’installe le conseil national de campagne du Front de Gauche. Ses 118 membres représentent la diversité du mouvement : autant d’hommes que de femmes, des syndicalistes, associatifs, artistes, élus…

Leila Chaibi, qui s’est occupée de l’aménagement du siège, explique que le lieu lui-même est le reflet de l’engagement militant au sein du Front de Gauche : "On n'a pas le budget du PS et de l'UMP". Pendant un mois, ce sont les militants qui ont travaillé pour aménager le ce grand bâtiment. C’est eux qui ont amené une partie des meubles et des chaises.

Le local est inauguré mardi 18 octobre, à 18 heures, rue Chassagnolle, aux Lilas. Il est loué 10 000 euros ?par mois jusqu’aux échéances de 2012. L’espace sera occupé, au premier étage, par le staff et la coordination de campagne. Présidée par Christian Picquet (Gauche unitaire), ?celle-ci est chargée de discuter des axes de travail et des grandes thématiques de la semaine. Le rez-de-chaussée accueillera ?le conseil national, présidé par Pierre Laurent (PCF). ?Il est composé d’une centaine de personnalités.

L’inauguration se poursuit le 22 octobre avec un buffet et un concert.
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Le Sénat de gauche passe aux actes

s_nat.jpgDéclaration du groupe des sénateurs communistes, républicains et citoyens et des sénateurs du Parti de gauche

Dès maintenant le changement peut s’engager dans le nouveau Sénat.

Les groupes composant la majorité PS, CRC (communistes, républicains et citoyens), et radicaux de gauche proposent ensemble d’établir le principe de la scolarisation des enfants de moins de trois ans. Cette proposition sera adoptée dans les semaines à venir.

Dans le même temps, ils proposeront au Sénat d’adopter le principe du droit de vote des étrangers résidant en France aux élections locales.

Par ailleurs, le groupe CRC a déposé une proposition de loi d’abrogation de la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy, qui, rappelons le, a suscité une lame de fond portant la gauche au Sénat, et proposera à l’ensemble de la majorité de porter cette mesure attendue par les élus territoriaux.

Dans le cadre des débats budgétaires, ils s’attacheront, contre le projet d’austérité du gouvernement à faire prévaloir des mesures de justice fiscale.

Ensuite, ils demanderont que le sénat se prononce sur la reconnaissance des événements du 17 octobre 1961, qui, il y a cinquante ans, coûtèrent la vie à des centaines de personnes, victimes de la répression policière.

Le groupe CRC utilisera également son droit d’initiative pour proposer au Sénat d’adopter des mesures emblématiques, comme rétablir le principe de l’interdiction du travail du dimanche. Ils proposeront de donner les moyens financiers aux collectivités territoriales pour entretenir les voies de communication.

Ils soumettront au vote du Sénat l’interdiction des licenciements boursiers ainsi qu’un contrôle strict des conflits d’intérêts à tous les niveaux de la vie politique, la restitution à l’État des concessions d’autoroutes et l’interdiction des coupures de gaz et d’électricité durant la saison hivernale.

Enfin, et ce sujet est d’une grande actualité, ils exigeront à nouveau la taxation des actifs financiers pour améliorer en partie le financement des collectivités territoriales.

Paris le 12 octobre 2011

 

Martine ou François ?

Louée par les uns et dénigrée par les autres, la primaire socialiste passe difficilement inaperçue. Deux millions et demi d’électeurs se déplaçant pour choisir leur candidat est un événement qui ne peut laisser personne indifférent.

Si constater que les citoyens ne se désintéressent donc pas de la politique est une chose plutôt réjouissante, n’oublions pas pour autant que l’antisarkozysme, qui a poussé plus d’un « électeur primaire » à voter, ne constitue pas un programme en soi. Le processus de la primaire, confortant le présidentialisme, la personnalisation, le bipartisme et la marginalisation des « petits » candidats avant même le premier tour, n’est certainement pas non plus la panacée démocratique que certains nous présentent depuis quelques jours. Fait inattendu, elle a toutefois permis de faire émerger une réelle volonté de changement et un débat sur les moyens de le mettre en œuvre par une politique nouvelle.

Alors, dimanche prochain, Martine ou François ? Les différences entre les deux sont infimes et certains responsables socialistes avouent eux-mêmes que tout est question de personnalité ou de « sensibilité ». C’est subtil. Les deux sont pour le retour à l’équilibre des comptes publics et donc pour y affecter une partie des recettes d’une réforme fiscale. Les deux disent aussi vouloir respecter les engagements de la France visant au retour du déficit à 3% du PIB en 2013. Battre Sarkozy, oui, mais pour faire quoi ? restera donc la question essentielle.

La réponse ce soir lors du dernier débat de la primaire socialiste entre Martine Aubry et François Hollande ? Pendant une heure et demie, les deux finalistes répondront côte à côte aux questions des journalistes sur la crise, la République et l’international, lors de l’émission organisée par France 2, France Inter et Le Monde.

 

Le Front de Gauche répond le premier !

_490_.jpgLe premier à répondre à la lettre d'Arnaud Montebourg est... Jean-Luc Mélenchon !

Arnaud Montebourg écrit à Martine Aubry et François Hollande : c'est le candidat du Front de Gauche qui répond le premier.
Le troisième de la primaire socialiste avait à peine envoyé sa missive à Martine Aubry et François Hollande que le candidat du Front de Gauche à la présidentielle a publié sur son site de campagne son avis sur les points mis en avant par Montebourg. Mélenchon ajoute un dernier point commun de son programme : l'Europe.
« J'ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu'elle soit « ouverte ». Je me sens concerné », attaque Mélenchon. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.»

Jean-Luc Mélenchon montre ainsi qu' il compte bien bousculer le candidat socialiste qui sera désigné dimanche soir.



Lettre de réponse à Arnaud Montebourg

melenchon_1.jpgCher Arnaud Montebourg,

J’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.

J’ai donc souhaité y répondre.

Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !

En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.

Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.

Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.

1°) Le contrôle politique du système financier

Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.

2°) Le protectionnisme européen, social et écologique

Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe « kilométrique » de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.

3°) la VIe République et la lutte contre la corruption

Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.

Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.

Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au Traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le Traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du Traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un référendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquels la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.

Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle

 

Tirons le débat à gauche et vers le haut !

Reconnaissons que le PS aura au moins réussi quelque chose de grand avec les primaires.
Depuis des semaines, cette nouvelle forme de « débat » fait l’objet d’une couverture médiatique impressionnante. Le PS profite là d’une publicité inespérée et s’affiche sur le devant de la scène plus de six mois avant les échéances de 2012. Des centaines de milliers de personnes se déplaceront sans aucun doute demain et pour cette seule raison, personne ne niera qu’on assiste à un événement politique inédit, mais qui favorise une nouvelle fois la bipolarisation de la vie politique française. Le PS a les moyens de se payer une bonne propagande et les médias lui déroulent le tapis rouge.. quid des autres partis ?

Remarquons au passage que les Français ne se désintéressent donc pas de la politique comme on essaie de nous le faire croire et qu’au contraire, la demande est forte de débats et d’échanges, même si ce qu’on leur propose avec les primaires en est une déformation pleine de pièges.

De nombreux citoyens, électeurs socialistes ou non, s’apprêtent à aller voter. Des électeurs proches d’autres formations participeront à la primaire pour peser sur le choix de celui ou celle qui paraît aujourd’hui avoir le plus de chance de représenter la gauche au second tour et de battre Sarkozy, d’autres veulent peser sur le contenu de la politique du PS en 2012.

Certains interrogent à ce propos les amis ou militants du Front de Gauche pour leur demander quelle est leur position, ou leur demandent tout simplement s’ils comptent participer, eux aussi, à ces primaires. Le sujet n’est pas simple et j’ai eu cette semaine beaucoup de discussions avec les uns et les autres. Bien évidemment, je n’irai pas voter aux primaires socialistes, et pour diverses raisons, je trouve que les primaires présentent nombre d’inconvénients.

Je n’apprécie pas que cette désignation du candidat socialiste soit soudain devenue, dans la bouche de certains, celle du candidat de la gauche. Un peu facile de s’autoproclamer représentant de la gauche et d’éliminer d’office les autres formations. Le PS n’est pas LA gauche et j’ai choisi un autre candidat, celui du Front de Gauche. Il serait donc étrange de ma part de voter aux primaires pour un candidat qui n’aura pas ma voix, du moins au premier tour. « Mais tu peux choisir ainsi ton candidat du deuxième tour, » me suggèrent certains qui sautent allègrement les étapes…. Outre que ce choix apparaît aujourd’hui comme très aléatoire, car qui peut dire comment les choses vont tourner d’ici six mois, c’est justement le fait qu’on évacue si facilement cette phase du premier tour qui me chagrine. Le premier tour, c’est déterminant, sauf à sombrer dans une bipolarisation à l’américaine qui est tout le contraire de la démocratie. C’est bien au premier tour qu’on choisit le candidat qui porte le mieux les valeurs qu’on souhaite voir représentées, et qu’on pèse ainsi sur la suite des événements. Que le candidat du Front de Gauche fasse un bon score au premier tour, car je pense que cela ne sera pas anodin pour le second, voilà ma préoccupation première.

Selon une belle formule, « on laisse croire au peuple qu’il serait acteur de son avenir alors qu’il n’est convoqué que pour choisir le prince qui décidera de tout.» Le choix de la personne prime sur le projet et c’est désastreux. On renforce la dérive présidentielle en accordant la primauté à l’élection du président, reléguant les législatives au second plan. Ce sont pourtant, à mon sens, des élections primordiales car permettant un choix programmatique. L’inversion du calendrier électoral, plaçant la présidentielle avant les législatives, est à cet égard une mesure tout à fait regrettable sur le plan démocratique.

Je ne vois pas sur quels critères je pourrais participer à un choix qui ne concerne que les adhérents et les sympathisants socialistes. Faut-il choisir celui ou celle qui s’avérerait être le plus proche de mes convictions?? Il en resterait très éloigné puisqu’aucun des six ne me semble décidé à s’attaquer aux racines du mal …. cherchant à « rassurer les marchés sans désespérer l’électeur »… Sur l’augmentation des salaires et en particulier la revalorisation du SMIC, sur la politique de l’immigration, sur l’éducation, le logement, les retraites, sur la nécessaire rupture avec la logique financière … aucun des six ne s’engage sur une voie réellement alternative. Je ne suis pas la seule à douter puisque, d’après un sondage Viavoice du mois d’août, 62% des français ne s’affirment pas convaincus que la gauche fasse mieux que la droite si elle arrivait au pouvoir...

Le Front de Gauche, qui appelle les citoyens à s'emparer vraiment du débat politique pour imposer les mesures prioritaires de la gauche pour 2012, estime qu’il faut « tirer le débat à gauche et vers le haut ! » Quand les candidats socialistes ne proposent qu’une alternance de personnes, favorisons une alternative politique « pour sortir la France de la crise en répondant aux exigences sociales et démocratiques de la population. » C’est là que se situe le véritable débat, que ces primaires ne sauraient évacuer, et dont la gauche ne pourra faire l’économie.
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Merci à JCV pour l'illustration...

 

En 2012, le Front de Gauche va leur faire un dessin !

En 2012, on va leur faire un dessin ! dessin_2012_1.jpg

 

La vraie primaire sera le premier tour de la présidentielle

Simple alternance ou réelle alternative en 2012 ?

La vraie primaire sera le premier tour de la présidentielle » affirme le PCF 95.

La fédération valdoisienne du PCF voit dans les primaires organisées par le PS « un véritable piège pour la gauche ». Pour son secrétaire départemental, Jean-Michel Ruiz, « rien ne différencie réellement les candidats sur le fond des problèmes posés au pays. » Après la stratégie d’union appliquée aux dernières élections sénatoriales, les communistes proposeront lors du premier tour de la présidentielle et aux législatives « une vraie primaire à gauche face à l’alternance prônée par les candidats socialistes. »

Alors que Robert Hue a appelé récemment tous les communistes et les progressistes à se prononcer aux primaires citoyennes organisées par le PS, le PCF 95 a tenu à préciser qu’il « ne s’impliquera pas » dans ce scrutin. « Le débat se résume, en s’appuyant sur des sondages, à déterminer celui ou celle qui sera le meilleur candidat pour battre Sarkozy,constate Jean-Michel Ruiz. Or l’enjeu de 2012 ne peut se résumer à obtenir l’alternance. Il est de réussir l’alternative pour sortir la France de la crise en répondant aux exigences sociales et démocratiques de la population. »

Il reproche surtout à ces primaires de pousser « au second plan le débat sur le programme et l’idéologie ». « La modernité est ailleurs » estime Jean-Michel Ruiz qui met en avant la démarche du Front de Gauche « pour que le maximum de personnes se saisissent du débat politique en concevant elles-mêmes des transformations rompant définitivement avec le libéralisme et répondant durablement à leurs attentes. »
Dès lors, le PCF 95 « ne s’impliquera pas dans les primaires du PS. » « Nous préférons donner la parole aux citoyens dans les Comités locaux du Front de gauche, qui se créent un peu partout dans le département pour engager l’action, ou dans les assemblées citoyennes que mettra en place le Front de gauche », martèle le secrétaire départemental. Une démarche partagée par près de 98% des communistes du Val d’Oise qui s’étaient prononcés pour le développement du Front de Gauche en vue des échéances futures.

« Dans ce cadre, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la Présidentielle, sera le seul candidat soutenu par les communistes. » Cette piqûre de rappel vise principalement à bien se démarquer de la prise de position de l’ancien numéro un du PCF en faveur de François Hollande, seul candidat selon Robert Hue, à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. « Nous avons prouvé en contribuant à faire élire le troisième sénateur de gauche du Val d’Oise, dans le scrutin particulier des sénatoriales, que nous voulions réellement battre la droite » ajoute-t-il. Dans cet état d’esprit, le Front de Gauche proposera « le choix de l’alternative, de la transformation, lors du premier tour de la Présidentielle et des législatives, dans une vraie primaire à gauche face à l’alternance prônée par les candidats socialistes », conclut Jean-Michel Ruiz.

Article paru sur VONews le 3 octobre

En annexe, retrouvez la déclaration du PCF 95

 

Le programme populaire partagé du Front de Gauche

programme_FdG.jpgRetrouvez les propositions élaborées pour 2012 par les organisations qui composent le Front de Gauche. Il y en a six désormais : Gauche unitaire, Parti communiste français, Parti de gauche, Convergences et alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, République et Socialisme.

Paru le 14 septembre, ce livre-programme appelle à une révolution citoyenne dont il détaille le contenu à travers tous les aspects de l’existence : partager les richesses et combattre l’insécurité sociale, reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, organiser une planification écologique, convoquer une Assemblée constituante pour la Sixième République…

Loin d’être un ensemble à prendre ou à laisser et un recueil de solutions toutes faites, le programme partagé du Front de Gauche se veut une contribution, un cadre général ouvert à l’implication populaire. Ce livre aspire à être discuté, enrichi, amendé, contesté ! « Il veut nourrir le débat politique sans le quel il n’est pas de démocratie adulte, condition d’un peuple émancipé. »

En vente 2 € dans toutes les librairies (Éditions « Librio » Collection : Documents ) ou auprès des amis du Front de Gauche.A Saint Gratien,vous pouvez le trouver tous les dimanches matin au marché du centre ville.

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Le meeting de la Fête de l'Humanité tourné vers 2012

meeting_f_te_3.jpgAprès un hommage en chanson à Allain Leprest, le grand meeting de la Fête de l’Humanité a débuté devant des dizaines de milliers de militants. Le Front de Gauche uni, mais aussi des salariés en lutte et des insurgés du monde se sont relayés au micro, pour l’émancipation des peuples et des travailleurs.

Présenté par Maurice Ulrich, c’est le Secours populaire et son président Julien Lauprêtre, accompagné de jeunes militants, qui ont ouvert ce meeting. Ils ont dénoncé la coupe budgétaire de l’aide aux plus démunis de l’Union Européenne, appelant à signer leur pétition en citant quelques poignants témoignages parmi les milliers reçus.

Les employés en lutte de Fralib Marseille sont ensuite montés sur la grande scène, en compagnie des ouvriers de Still. Cette usine de Beauvais, appartenant à un groupe dont Goldman Sachs est actionnaire, est victime d’un massif plan de licenciement alors que le carnet de commandes est plein.

Jafar Hdaïb, coordinateur de charte de l'Autorité palestinienne, s'est ensuite avancé pour défendre la reconnaissance d’un état palestinien à l’ONU devant un public conquis. Un député communiste israélien est venu l’embrasser et souhaiter la bienvenue à la Palestine comme État souverain.

Youssef Tlilli, un Tunisien qui a participé de manière active à la révolution dans son pays, a ensuite proposé une juste synthèse de la lutte. Peuples opprimés et salariés exploités, en un même combat pour l’émancipation.

Le Front de Gauche au complet est ensuite monté sur scène. Patrick le Hyaric, directeur de la fête et de l’Humanité a tenu le premier discours, sous la forme d’un grand merci, et une ouverture aux luttes à venir. Il a passé la parole à Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, qui a présenté quelques points forts du programme : SMIC à 1700 euros, le salaire maximum…

C’est Pierre Laurent, secrétaire national du PCF qui a conclu le meeting en un vibrant discours. Appel à la mobilisation de tout un chacun, mais aussi véritable discours de lancement de la campagne. Il a également lancé un appel aux autres partenaires de la « gauche » : « Il y a vingt ans, vous nous disiez : soyez démocratique et nous sommes devenus démocratiques. Il y a dix ans, vous nous disiez : soyez écologistes et nous sommes devenus écologistes. Alors aujourd’hui, à vous amis socialistes et écologistes, nous vous disons : soyez de gauche »

La fête de l'Humanité 2011 a rassemblé plus de 500 000 visiteurs.

Humanité.fr

 

Une dynamique populaire et citoyenne

fete_affiche-petit.jpgFête de l'Humanité

Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Christian Picquet, Martine Billard, entre autres, ont inauguré ce vendredi après-midi le stand du Front de Gauche, le livre du programme partagé en main. Une entrée en matière combative dans une Fête de l'Humanité rampe de lancement vers les présidentielles et législatives de 2012.

"Le peuple de France a la chance d'avoir deux élections primordiales. Elles ont lieu cette année. Tant mieux, c'est le moment où l'on voit la violence de la crise, en particulier en Europe", affirme Jean-Luc Mélenchon. Le candidat à l'élection présidentielle en profite pour faire entendre la différence du Front de Gauche: "Ils veulent partager les dettes. Nous, nous voulons partager les richesses. Nous voulons le retour du pouvoir dans les mains du grand nombre. Que le peuple s'empare des dossiers pour les régler. Nous ne sommes pas là pour célébrer un homme, un parti, je ne sais quelle organisation, mais pour faire avancer un processus de révolution citoyenne."

"Ça n'a rien à voir avec les crises de nombrilisme comme hier", ironise le leader du Parti de gauche en référence au premier débat des candidats aux primaires du PS, qui s'est tenu jeudi soir. "Nous avons un programme. Les gens doivent s'en emparer car voici le futur. Je leur demande: que ferez-vous, accompagner la crise ou en sortir? Ne vous remettez pas à un sauveur, ne comptez que sur vous-mêmes, ce programme partagé est notre point de départ."

Auparavant, Pierre Laurent a prévenu: "Écoutez bien ce qui va se dire dans les allées de la Fête. Nous sommes prêts. Nous avons un candidat, un programme, un accord pour les élections législatives et surtout, nous comptons sur la dynamique populaire et citoyenne qui va se mettre en marche ici, à la Courneuve. C'est le point de départ. C'est une Fête qui va rester dans les mémoires."

 

L’Humanité invite Charlie-Hebdo

huma_annonce_fete.jpgLe vendredi 16 septembre, un numéro de l'Humanité à ne pas manquer !

Les dessinateurs du journal satirique " Charlie- Hebdo" commentent l’actualité dans l'Humanité. Dans ce numéro, un sondage exclusif : "Qu’attendent les Français des candidats de gauche ?" Et un cahier de 4 pages avec tous les débats de la fête de l’Humanité.

Retrouvez aussi Charlie Hebdo sur la Fête de l'Humanité, vendredi 16 septembre à 18 heures 30 : présentation des Mille Unes de Charlie Hebdo, avec l’équipe du journal satirique au Village du livre.

 

Vive la fête !

fete_affiche-petit.jpgtout le programme de la fête de l'Humanité
Bon de soutien et billet d'entrée en vente dimanche 11 septembre de 10 à 12 heures au marché de Saint Gratien : 20€ pour trois jours de spectacles et de débats.
L'espace Val d'Oise vous attend rue Mumia Abu Jamal : voir l'info en annexe de cet article

 

La gauche n’est pas là pour gérer la crise

pierre_laurent_9.jpgÁ l’occasion de la sortie de son livre, le Nouveau Pari communiste, écrit cet été, le secrétaire national du PCF s’explique sur les enjeux de la rentrée et le rôle qu’il entend faire jouer à son parti et au Front de Gauche pour hisser l’ensemble de la gauche à la hauteur des réponses qu’on attend d’elle.

La rentrée est marquée par l’aggravation de la crise et la réponse qu’y apporte le gouvernement?: 12 milliards d’économies budgétaires supplémentaires. La réduction de la dette est-elle la priorité, selon vous??

Pierre Laurent. Nous sommes dans une situation exceptionnelle de crise et toutes les réponses du gouvernement sont en échec. Les chiffres du chômage sont les plus graves depuis 2009, la pauvreté s’accroît de façon dramatique, et François Fillon a lui-même pronostiqué le recul de la croissance en 2011 et 2012. L’approche qui prétend réduire les déficits en renforçant l’austérité, en écrasant les dépenses publiques et les salaires, et en privilégiant le remboursement de la dette aux spéculateurs et aux banquiers, va conduire à des catastrophes. Nous connaîtrons un nouvel accroissement des déficits, la récession et une augmentation du chômage et de la pauvreté. La priorité des priorités, c’est d’inverser la vapeur, fermer le robinet de la finance spéculative et réinvestir dans la relance sociale, en brisant notamment le tabou sur l’augmentation des salaires. Nous appelons à la mobilisation sociale contre l’austérité, pour empêcher l’adoption de la «règle d’or» budgétaire qui va appauvrir l’État et les collectivités locales, et amplifier notre campagne contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires et la création d’emplois.

Un rapport de l’Inspection générale des finances préconise de s’attaquer à certaines «niches» comme l’exonération d’impôt sur les prestations familiales ou l’abattement sur les salaires et les pensions. Qu’en pensez-vous??

Pierre Laurent. C’est une logique folle?! Bien sûr qu’il faut cibler les niches fiscales et sociales, mais à l’inverse de ce que préconise ce rapport?! Au deuxième trimestre 2010, le recours jamais vu aux heures supplémentaires détaxées a atteint 186millions d’heures, ce qui équivaut à ?400?000 emplois à temps plein. Autrement dit, les niches fiscales qui encouragent le capital détruisent l’emploi et la croissance. Les dividendes versés aux actionnaires atteignent maintenant 210 milliards d’euros, cela représente le tiers de la masse salariale versée par les entreprises. Ce sont ces prélèvements financiers sur le travail qui étouffent la croissance. C’est à cela qu’il faut s’attaquer?: taxer les revenus financiers de la spéculation, faire contribuer les profits, encourager le pouvoir d’achat, investir dans l’industrie et les services publics en promouvant un nouveau type de croissance.

Le PS dit refuser la rigueur et, en même temps, par souci d’apparaître crédible, propose de concilier priorité au désendettement et investissement dans les dépenses d’avenir…

Pierre Laurent. Qu’est-ce qui est responsable?? Continuer d’accompagner la logique des politiques actuelles, même avec des corrections, sans aucun espoir de déboucher sur une réelle sortie de crise?? Ou, au contraire, engager une rupture avec ces logiques?? La responsabilité de la gauche face au coup d’État de la finance est d’organiser la sortie de la crise. Le Front de Gauche ne se présente pas aux élections pour concourir au titre de meilleur gestionnaire de la crise. Le devoir de la gauche est de dire la vérité sur l’échec des recettes actuelles et d’engager un débat national sur les solutions à mettre en œuvre. C’est le sens de l’offre publique de débat lancée par Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche, le week-end dernier. La règle d’or, nous allons la refuser au Parlement, mais il faut la refuser aussi dans les faits.

Vous dites dans votre livre qu’un second mandat de Nicolas Sarkozy serait un cauchemar. Comment susciter l’élan nécessaire pour le vaincre??

Pierre Laurent. D’abord, je confirme?: un second mandat de Nicolas Sarkozy serait une catastrophe pour la France. Nous ne sommes pas sûrs de pouvoir reconnaître notre pays et ses valeurs après dix ans de sarkozysme. Il nous faut donc chasser Sarkozy du pouvoir et sa politique, en construisant un rassemblement sur des choix alternatifs centrés sur la réponse aux besoins sociaux et la réduction des inégalités. Nous appelons dans tout le pays à la création d’assemblées citoyennes pour construire ces solutions et les porter tous ensemble. Beaucoup de jeunes, d’ouvriers, d’employés qui ne supportent plus la politique gouvernementale doutent de la capacité de la gauche à mettre en œuvre d’autres choix. Cette campagne électorale doit être le moyen pour eux de reprendre du pouvoir sur les choix politiques à venir, donc sur leur vie.

Mais comment, pour le Front de Gauche, peser dans une élection aussi difficile que la présidentielle??

Pierre Laurent. Nous connaissons cet obstacle. Mais je le répète, nous sommes dans une situation exceptionnelle. La droite fait l’objet d’un rejet profond dans le pays. Et l’échec des solutions prônées par le pouvoir ou de ses variantes rend plus ouvert que jamais le débat sur d’autres voies. Donc la possibilité de rassembler autour de choix politiques différents est plus grande que jamais. Rien ne dit que l’élection présidentielle se jouera dans les rails tracés d’avance. Le Front de Gauche peut être un espace de rassemblement inédit qui déjoue les pronostics.

Vous dites, dans votre livre, que la décision de désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat du Front de Gauche à la présidentielle n’allait pas de soi pour les communistes. Sont-ils aujourd’hui rassemblés et en campagne??

Pierre Laurent. L’ambiance des universités d’été confirme que nous sommes déjà à pied d’œuvre. La Fête de l’Humanité qui se prépare de manière très active, la mobilisation très forte dans toutes les fêtes et initiatives du PCF cet été, tout cela indique que nous allons franchir, avec la Fête de l’Humanité, une étape spectaculaire dans l’adhésion populaire à l’espoir créé avec le Front de Gauche. Ceux qui spéculent sur des dissensions ou des divisions au sein du Front de Gauche vont en être pour leurs frais. Le débat du printemps dernier était nécessaire, mais il est aujourd’hui derrière nous, la dynamique enclenchée par le choix des communistes en juin est désormais en marche.

Où en est-on de l’accord aux législatives et de la composition du conseil national de campagne??

Pierre Laurent. Nous avons travaillé activement depuis la désignation du candidat à la présidentielle et nous serons prêts à la Fête de l’Humanité. Je présiderai le conseil national de campagne du Front de Gauche pour lequel nous allons solliciter de très nombreuses personnalités de nos partis, des élus, des acteurs du mouvement social, syndical et associatif. Marie-George Buffet prendra en charge la constitution d’un front des luttes avec les syndicalistes, Clémentine Autain sera chargée du développement de fronts thématiques, Christian Picquet animera le comité de coordination de la campagne… Nous sommes maintenant assurés que cette exigence d’un front et d’une campagne collective où tout le monde trouve sa place va voir le jour, comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon ce week-end, lors de notre université d’été, en revendiquant une parole qui l’engage au nom du nous collectif du Front de Gauche. À la Fête de l’Humanité, le lancement du programme partagé du Front de Gauche intitulé «l’Humain d’abord» donnera chair à cet engagement collectif.

« Et le Parti communiste dans tout ça?? », écrivez-vous au début d’un chapitre de votre livre. Justement, quelle place et quel rôle peut-il occuper dans la période actuelle??

Pierre Laurent. Le Parti communiste a une très grande responsabilité et il dispose de moyens pour y faire face. Notre attention aux problèmes populaires, nos analyses solides sur les causes de la crise et les réponses à lui apporter, et notre force militante, notre réseau d’élus, peuvent contribuer à donner l’ampleur nécessaire au déploiement du Front de Gauche. Les semaines à venir seront décisives.

Au chapitre des transformations du PCF, vous parlez d’approfondir la démocratie interne dans votre livre. Mais le PCF n’a-t-il pas déjà mené ces transformations depuis la mutation des années 1990??

Pierre Laurent. Le PCF n’a pas cessé de se transformer depuis quinze ans, souvent davantage qu’on ne peut l’imaginer. 50 000 adhérents ont participé au débat sur le choix pour l’élection présidentielle. Si, à l’issue de ce choix, le rassemblement des communistes a pu s’opérer, c’est parce que la démocratie militante est devenue une réalité incontournable. Notre objectif est, maintenant, de refaire du PCF, non pas une force nationale qui compte, il l’est déjà, mais une force politique de premier plan. Un des atouts du PCF est l’afflux, depuis 2005, de nouvelles générations qui constituent une force militante extrêmement active mais qui a encore insuffisamment les commandes.
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L’austérité nous mène dans le mur

Pierre Laurent : « L’austérité nous mène dans le mur »

Selon Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, la rigueur doit être celle de la gauche envers les marchés financiers et le capital pour porter une alternative de changement.

La gauche socialiste promet le changement et reprend à son compte le thème de la rigueur. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Pierre Laurent. Il y a une erreur d’analyse sur les causes de la crise. Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop-plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière. Les énormes profits acquis contre les salaires, par la précarisation de l’emploi, par la fragilisation des ressources de l’État, sont les causes réelles de la situation auxquelles il faut s’attaquer.

Est-ce à dire qu’il faut rompre ?avec ce dogme de la rigueur ?

Pierre Laurent. Dans toute l’Europe, ce dogme de l’austérité est en train de nous entraîner dans le mur. En Grèce, il y a un an, l’Europe libérale imposait un plan d’austérité en promettant le retour de la croissance. Aujourd’hui, il est demandé aux Grecs des sacrifices supplémentaires, comme les privatisations, qui ne conduiront pas ce pays à sortir de la crise mais affaibliront son potentiel de croissance et ses possibilités de rembourser sa dette. Ce diagnostic vaut pour toute l’Europe. Face à la crise, la réponse unique qui consiste à faire payer la dérive des marchés financiers aux peuples par des politiques d’austérité et de privatisation n’est en aucun cas une solution conforme à l’intérêt des peuples.

Pour autant, le déficit budgétaire de la France – 140 milliards d’euros en 2010 – est une réalité. Quelles sont vos solutions : réduire la dépense publique ou trouver de nouvelles recettes ?

Pierre Laurent. La dette publique a deux origines. La première réside dans le sauvetage de la dette privée sur des fonds publics. La seconde, c’est l’insuffisance de ressources de l’État liée aux politiques d’exonérations fiscales du capital et de précarisation de l’économie et de l’emploi. Il est impératif de restaurer les capacités de développement des États européens pour leur permettre de rembourser leurs dettes. Et ce, sur la base d’une croissance saine, fondée sur des investissements favorables à l’emploi et des dépenses utiles aux besoins des peuples. Tout le contraire des politiques actuelles, faites d’austérité et de purges sociales. Il est urgent de taxer le capital et de juguler la spéculation financière.

Cette question sera-t-elle ?au cœur des débats à gauche en vue ?de l’échéance de 2012??

Pierre Laurent. C’est particulièrement sur ce point que la gauche devra se différencier des politiques qui, sous la férule de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, sont imposées dans toute l’Europe. Le débat devra se mener pour clarifier ?les engagements de chacun. ?C’est la condition pour porter ?une politique de gauche ambitieuse. Avec le Front de Gauche, nous sommes la force qui, dès 2005, en nous opposant au traité constitutionnel, a vu et dénoncé l’impasse des politiques libérales. Aujourd’hui, avec la dynamique ?de rassemblement que nous impulsons, nous continuons ce combat pour une véritable alternative de gauche en 2012.

Entretien réalisé par Max Staat pour l’Humanité
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Tract PCF-Front de Gauche : En 2012, prenez le pouvoir !

 

Un programme de « changement raisonnable »

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Le programme rendu public par le Parti Socialiste nécessite un examen attentif, notamment pour celles et ceux qui aspirent à une alternative aux politiques menées depuis des années sur la base des logiques dominantes du système capitaliste.

Hélas rien de fort qui symboliserait une ambition nouvelle pour notre pays. Rien de comparable même avec les nationalisations portées en 1981 par exemple ou la réduction du temps de travail qui en 2007 avait sans doute porté Lionel Jospin à Matignon. Il s’agit en quelque sorte d’un programme de « changement raisonnable ». On sait malheureusement que le raisonnable est l’ennemi des révolutions. L’ambition affichée est celle du redressement de la France et d’un nouveau modèle de développement. Mais ces objectifs s’inscrivent dans une acceptation d’un monde concurrentiel dominé par les marchés financiers et dans une conception de la croissance économique où les gains de productivité ne sont jamais redistribués en faveur de l’emploi, des qualifications et des salaires.

Ce programme est-il de gauche ?

Il y a certes des choses qu'on ne peut balayer d'un revers de main, comme la création de 300.000 emplois jeunes ou la modulation de l'impôt sur les bénéfices qui prévoit d’appliquer un taux de 40 % lorsque ceux-ci sont distribués en dividendes. Mais quelques propositions concrètes ne constituent pas une vision de la société. Ce programme ne rompt pas avec les logiques libérales et atlantistes des politiques menées ces dernières années. Pour l’OTAN par exemple, on frise le ridicule puisqu’il est suggéré d’évaluer les conséquences de l’entrée de la France dans l’OTAN. Tous les jours nous constatons qu’elle nous entraîne dans la guerre. Concernant l’Europe, il y a acceptation par le PS de toutes les logiques issues du traité de Lisbonne. Et cette acceptation des politiques libérales se retrouve au plan national. Les hypothèses économiques du parti socialiste prévoient une inflation à 2 et une augmentation des dépenses publiques à 1,7 %, c'est-à-dire moins vite que l’inflation. Nous sommes dans une logique de diminution de la dépense publique confirmée par des propositions de réformes fiscales à budget public constant. Dans ces conditions, on comprend que rien n’est dit sur l’arrêt de la RGPP ou la nécessité d’un plan d’embauche de fonctionnaires pourtant nécessaire dans tous les services rendus à la population. Le PS annonce 10 000 policiers recrutés, cinq cents magistrats, mais combien pour l’école considérée comme une priorité ? On ne sait pas, et rien sur la poste. Rien pour empêcher le démantèlement de notre système de santé et la casse de l’hôpital. Les propositions sur des maisons de santé ou sur la médecine libérale confirment même l’engagement d’une politique de substitution au service public. L’absence de propositions sur le maintien et l’extension des services publics, sur leur rôle dans la logique de redistribution des richesses et la maîtrise sociale de secteurs indispensables à la solidarité et à l’accès aux biens communs est sans doute le marqueur le plus négatif d’un programme enlisé dans l’acceptation des logiques libérales. Concernant les mesures en faveur du développement de l’emploi, de la formation et d’une économie au service des impératifs sociaux et écologiques, on ne peut qu’être déçu. Nous avons besoin d’un véritable pôle financier public permettant de réorienter l’ensemble des crédits publics et privés vers ces objectifs en s’appuyant sur de nouveaux droits pour les salariés, sur leur lutte et sur des fonds régionaux pour l’emploi. En matière de justice sociale, rien sur l’éventualité d’une réduction du temps de travail ou même sur les 35 heures sans annualisation et sans diminution de salaire ; rien de précis sur le SMIC. Concernant la retraite, l’augmentation de la durée de cotisation et de toutes les cotisations, y compris les cotisations salariales confirme la position du PS dans le conflit. On sait pourtant que la mise en place d’une taxe sur les actifs financiers, évalués à 305 milliards d’euros, permettrait de régler le problème d’une bonne couverture sociale. Un taux de taxe équivalent à celui des cotisations patronales de ce jour rapporterait 24,3 milliards à la caisse des retraites.

De telles mesures permettraient de « marquer » un programme de gauche remettant en cause le capitalisme financier qui est le capitalisme de notre siècle et auquel il faut s’attaquer sous peine de se résigner à accepter sa domination et la marchandisation de toute activité humaine qu’elle induit.

Rendre l’espoir au peuple de Gauche

Un tel constat concernant le programme du PS est-il désespérant ? Oui, si on croit le rapport de force à gauche immuable. Non, si on s’inscrit dans une dynamique, si on s’appuie sur les potentialités de rassemblement qu’induit le mouvement social, sur les aspirations profondes de nos concitoyen-ne-s et sur des propositions, portées par le Front de Gauche, qui rompent avec les logiques précédentes. Il s’agit de rendre l’espoir au peuple de Gauche et d’entraver ainsi la « résistible » ascension du vote FN. Le programme populaire partagé du Front de Gauche est un outil. De son appropriation par le plus grand nombre dépend un vote en 2012 qui ne soit pas guidé par la crainte mais par l’espoir. C’est notre combat.

Francis Parny, responsable national du PCF et vice-président à la culture de la Région Île-de-France

 

Front uni contre la vie chère

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A l'heure où la précarité explose, où la dégradation salariale touche une immense majorité des salariés et où les retraités voient leur pouvoir d'achat en perpétuel recul, les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles pour un nombre sans cesse plus important de ménages. Au même moment, les profits des entreprises du CAC 40 s’envolent. Les salaires de leurs présidents ont augmenté de 24 % ! Et le vôtre ?

Le PCF a décidé de lancer une grande campagne contre la vie chère et pour l’augmentation générale des salaires. Avec cette campagne nous voulons dénoncer la situation insupportable imposée à notre peuple et avancer un grand nombre de propositions immédiates ou de moyen terme pour mettre en œuvre d'autres choix. Quand les grands médias ne s'intéressent qu'à la scénarisation de 2012, nous voulons mettre au cœur du débat politique la question sociale.

Le PCF propose :

  • l’augmentation générales des salaires et le SMIC à 1 600 € brut
  • le blocage des prix de l’énergie et des loyers
  • une grande réforme de la fiscalité pour taxer les plus hauts revenus et la mise en place d’un pôle public bancaire

Pour changer la donne en 2012, il faut s’attaquer à la répartition des richesses, taxer les profits et les actionnaires, augmenter les salaires. Il faut rompre avec les logiques libérales du Medef, du FMI et de la commission européenne. C’est le sens des actions du Front de Gauche et de son Programme partagé.

voir le tract du PCF

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Une fête à vivre et à rêver

Fête de l'Humanité 2011: par ici le programme !

Joan Baez, Yannick Noah, Nolwenn Leroy, Bernard Lavilliers, Sum 41, Gaëtan Roussel, No one is innocent, la Compagnie Pietragalla ou Christophe Alévêque, entre autres... Découvrez ici les premiers noms du programme musical de la Fête de l'Humanité 2011, qui aura lieu les 16, 17 et 18 septembre au Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve. En attendant de nouvelles surprises...

La présence de Joan Baez sur la Grande scène est la meilleure preuve que la Fête 2011 sera bien le grand rassemblement des combats d'émancipation démocratiques, sociaux et politiques d'aujourd'hui. La "reine du Folk" chantera bien sûr Here's to you et tous ses grands succès. Elle devrait aussi entonner des titres plus récents issus de Day after tomorrow.
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Le puissant souffle d’indignation et de colère, la force des espoirs et des désirs d’émancipation de la jeunesse et des travailleurs du monde parcourront les allées, les débats, les spectacles de la Fête de l’Humanité, le 16, 17 et 18 septembre prochain. Lieu de rassemblement populaire à nul autre pareil, elle sera la caisse de résonance des exigences de démocratie radicale, de démocratie vraie, qui colorent ce début de millénaire, en amplifiant les cris des mouvements sociaux, citoyens, culturels qui, après les peuples arabes, cheminent désormais dans les pays européens et aux États-Unis. Grande manifestation de solidarité avec les peuples arabes, la Fête va, dans une multitude d’initiatives, contribuer à jeter des ponts entre eux et les peuples européens.

À situation nouvelle, Fête exceptionnelle pour débattre des voies de la nécessaire rupture avec le capitalisme, de l’invention de la nouvelle société post capitaliste émergeant dans le partage, la mise en commun, la solidarité, la reconnaissance des biens communs fondamentaux.

À sept mois de l’élection présidentielle et des législatives, alors que le rejet de Nicolas Sarkozy et celui de l’ultradroite sont majoritaires, la Fête accueillera toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans la diversité de la gauche sociale et politique, dans l’écologie politique. Occasion unique et exceptionnelle de confronter des idées et des projets alternatifs pour battre la droite et faire bouger le curseur du côté gauche.

Rendez-vous donc à la gigantesque agora de La Courneuve, lieu au service de la maturation d’un nouveau progressisme à la française.

Rendez-vous aussi dans un espace incomparable de convivialité, de fraternité, de création culturelle, offrant une multitude de spectacles à un prix restant encore abordable. Dans toutes ses dimensions, avec toutes ses facettes, la Fête de l’Humanité sera l’expression de l’énergie citoyenne, de l’énergie créatrice, de l’énergie militante pour assouvir une soif d’idéal qui ne demande qu’à bousculer les réalités trop souvent sombres et difficiles.

Bref, une Fête à vivre et à rêver.

Patrick Le Hyaric, ?directeur de l’Humanité

D'autres bonnes raisons d’aller à la fête ?

Les choses sont dites

Joan Baez

 

Le Front de Gauche en ordre de marche

Mélenchon fait place comble pour son premier meeting de campagne

Jean-Luc Mélenchon a réussi son décollage. Pour son premier meeting de campagne, en plein air, place de la Bataille de Stalingrad à Paris, le candidat du Front de Gauche pour la présidentielle a réuni hier soir plus de 4000 personnes. Arrivé sur scène après les interventions de tous les leaders des formations qui composent cette alliance à la gauche du PS, le coprésident du Parti de gauche (PG), accoudé sur son pupitre, savoure ce qu'il vient de réussir avec ceux qui sont assis derrière lui : présenter un candidat commun de la gauche radicale à la présidentielle.
Performance ratée en 2007 avec l'échec des collectifs antilibéraux qui avaient suivi la victoire du «non» au traité constitutionnel européen. Le député européen prévient ses concurrents: « Il est fini le temps de l'éparpillement ! Enfin nous pouvons avancer ensemble devant le pays ! »

Jean-Luc Mélenchon porte son uniforme traditionnel de campagne: costume noir, chemise blanche, cravate rouge sombre. Le «bruit et la fureur» ont été remplacés par un ton plus lent, posé, toujours haut mais plus solennel. Parfois plus proche de l'imitation du Général de Gaulle que des effets oratoires traditionnels du tribun Mélenchon. Effet de surprise garantie. L'ancien socialiste vante le « sens du sérieux et des responsabilités » du Front de Gauche.

« La saison des tempêtes est revenue dans l'histoire, se lance-t-il. Tout ce désordre est le fait d'un capitalisme fou ! » Les « frères et soeurs grecs » sont célébrés, comme sont condamnés « les belles personnes qui ont dépecé leur pays ». « L'heure des caractères a sonné », reprend Mélenchon avant de rendre hommage à l'action syndicale. « Le premier devoir d'une conscience libre... c'est de résister ». Le public le coupe: « Ré-sis-tance! Ré-sis-tance! »

Le candidat « salue » alors « les militants communistes » qui l'ont investi à 59% puis leur donne les gages qu'ils souhaitent. « Notre bataille, notre Front de Gauche tâche de mettre ses pas dans les vôtres ». « Nous ne sommes pas réunis pour célébrer un candidat mais notre force collective », a-t-il précisé en début de discours. Du « je » maintes fois reproché par les alliés communistes, l'ancien socialiste passe au « nous ».

« Place à l'humanité », s'enflamme-t-il. Il répète ses axes de campagne: « récupérer» les « 195 milliards passés des poches du travail à celles du capital », la titularisation des « 800.000 précaires » dans la fonction publique, « interdiction dans les entreprises, petites ou grandes, qu'il y ait plus de 5% à 10% de contrats précaires » avec un « CDI qui redevienne la règle », un salaire maximum avec une échelle de un à vingt et une « planification écologique ».

Sur le plan international, Jean-Luc Mélenchon répète sa revendication d'une sortie des troupes française d'Afghanistan mais aussi de Lybie où « la France n'a rien à faire » puisque c'est « une guerre civile ». « Nous avons fini de défigurer la révolution qui avait commencé à naître », justifie-t-il après avoir soutenu dans un premier temps l'intervention.

Pas un mot sur ses anciens camarades socialistes français, ni sur Sarkozy et le gouvernement Fillon, une courte critique du Front national de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon reste sur son terrain: donner une identité à sa candidature Front de Gauche. Il appelle ainsi « le pays à se mobiliser comme il l'a fait en 2005 et renouer le fil qui s'était rompu après les 55% des Français qui ont dit non à l'Europe libérale ». L'ancien ministre de Lionel Jospin finit en citant tout un couplet de Ma France de Jean Ferrat. Il en a tiré son slogan de campagne: « La France, la belle, la rebelle ». Internationale et Marseillaise en clôture devant les drapeaux rouges et tricolores.

Dans les coulisses, Pierre Laurent se réjouit du « signal envoyé ». « Les gens sentent qu'il peut se passer quelque chose de ce côté de la gauche », assure le chef du PCF. Sous une tente, Clémentine Autain, ancienne adjointe au maire de Paris apparentée communiste, nouvelle venue dans le Front de Gauche, est tout sourire: « C'est la première fois qu'on fait tous un meeting politique ensemble qui ne soit pas lié à une contestation sociale, qui ne soit pas un non mais un oui. Ça fait tous dix ans qu'on attend ça ».

Après le crash de Dominique Strauss-Kahn, le refus de décoller d'Olivier Besancenot, les turbulences que rencontrent les écologistes et l'attente que s'imposent les socialistes avec la primaire, Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche sont le premier équipage à être en ordre de marche pour 2012.

Article paru dans le journal " Libération"
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La France, la belle, la rebelle !

Meeting du Front de Gauche place Stalingrad à Paris le 29 juin

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Place au peuple !

Rencontre des partenaires du Front de Gauche : « Place au peuple ! »

Les organisations fondatrices du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon.

Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique. Place au peuple !

Pour le Front de Gauche, Parti communiste français
Paris, le 24 juin 201
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Maintenant, la place au peuple !

Premier meeting du Front de Gauche mercredi 29 juin, Paris, métro Stalingrad 19h00

" Qu´ils s´en aillent tous ! " Demain, des millions de gens iront prendre aux cheveux les puissants, excédés de les voir saccager notre pays et condamner la population de la cinquième puissance économique du monde au recul de tous ses acquis sociaux.

Ils le feront, révulsés par les moeurs arrogantes des amis de l´argent, non seulement ce Président et son gouvernement, mais aussi toute l´oligarchie : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les financiers qui vampirisent les entreprises, les barons des médias qui ont effacé des écrans le peuple.

Du balai ! Ouste ! De l´air ! Je souhaite une révolution " citoyenne " en France pour reprendre le pouvoir à l´oligarchie, au monarque présidentiel, et à l´argent roi.

Qui veut vraiment chambouler la société doit savoir comment et pour quoi faire.
Notre programme partagé est là pour ça.
Pour pouvoir débattre.
Partager un enthousiasme.
Et donner envie.

Jean-Luc Mélenchon

Contribuez au programme partagé

Invitation au meeting
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Un autre demain est possible !

front.jpgLe Front de Gauche est « le cœur battant de la gauche », selon l’expression de Pierre Laurent. Un cœur sans lequel elle ne pourra pas gagner durablement en 2012.

Il y a huit jours, les militants communistes ont choisi leur candidat à l’élection présidentielle de 2012 : ce sera Jean-Luc Mélenchon. Un choix « net, clair et massif ». Près de 60% des votants se sont exprimés en faveur d’une personnalité qui n’est pas issue des rangs du PCF : choix inédit depuis 1974.

Les communistes ont ainsi décidé de poursuivre sur la voie du Front de Gauche, dont ils sont la principale composante. Prenant le contrepied de la personnalisation à outrance de la vie politique, le Front de Gauche s’engage dans une campagne collective et veut mener d’un même mouvement la bataille pour la présidentielle et les législatives qui vont suivre. Des élections prépondérantes car les lois se votent bien à l’Assemblée et non pas à l’Élysée. Sans un grand nombre de députés communistes et du Front de Gauche, pas de politique de gauche possible...

"La chimie du Front de Gauche, c’est son union et sa diversité." Union qui passe par l’élaboration d’un « Programme populaire et partagé » qui est maintenant finalisé. Diversité qui prend un nouvel élan avec l’accueil de trois nouvelles organisations au sein du Front de Gauche, élargi désormais à d’autres mouvements puisqu’autour du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire se regroupent à présent « Convergence et Alternative » issu du NPA, « République et Socialisme » venu du MRC et la Fase.

Le candidat du Front de Gauche a déjà commencé sa campagne en affirmant vouloir redonner la parole « au monde ouvrier et employé , majoritaire mais exclu de toutes les formes de représentation. »

Du côté des propositions, le Front de Gauche s’engage, et il est le seul à le faire, à augmenter les salaires, à garantir la retraire à 60 ans, à lutter contre la casse de l’emploi. Le chômage est une « catastrophe humanitaire », nous sommes menacés d’une régression sociale sans précédent, l’extrême droite est en embuscade. Il y a urgence à appeler les citoyens à ne pas rester de simples spectateurs de la campagne. « Nous allons mettre un coup de pied dans la fourmilière » dit André Chassaigne, « Le libéralisme ferme, pour le plus grand nombre, les portes d’un avenir meilleur. Il conduit à un recul de nos conditions de vie. La Grèce est en révolte, d’autres peuples européens manifestent. »

En France, la question sociale est sur le devant de la scène. Les Français souffrent, s’inquiètent et sont en demande d’actions. Au Front de Gauche la responsabilité de montrer qu’ « un autre demain est possible ».

Le premier meeting d’une campagne qui se veut collective et ambitieuse se déroulera le 29 juin à Paris. Rendez-vous à 20 heures Place des Fêtes, métro Jaurès avec Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Piquet, Martine Billard, Clémentine Autain…..

 

2012 : Demandez le programme !

« L’humain d’abord » : le programme populaire partagé du Front de Gauche

Il est beau, il est tout chaud, il est à vous, c'est le "programme partagé" qui est mis par le Front de Gauche au menu des échéances 2012.

A lire, à faire lire et à partager sans modération : document en annexe

Mercredi 1er juin, le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se sont mis d’accord sur le programme populaire partagé que portera leur candidat commun en 2012.

« L’humain d’abord.» Tel est l’intitulé du programme populaire partagé et élaboré par les trois partis politiques du Front de Gauche, le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire. Après la tenue de multiples forums à thèmes à travers toute la France, les propositions de ce programme constituent la synthèse de ce qui fait accord entre les trois formations.

Pour Francis Parny, dirigeant national du PCF, « c’est un bon programme » qui, non seulement, « s’inscrit en rupture avec la politique libérale de Nicolas Sarkozy » mais, à la différence d’autres forces à gauche comme le PS ou Europe Écologie-les Verts, « se donne les objectifs et les moyens politiques d’une véritable alternative de changement ». Avec le rétablissement des 35 heures, la retraite à 60 ans, le smic brut à 1 600 euros, l’instauration d’une échelle des salaires de 1 à 20 par entreprise… « Les questions sociales » sont au cœur de ce projet, explique Francis Parny qui poursuit : « En se donnant pour objectif de reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, nous nous donnons les moyens de notre projet politique. » Ce que confirme François Delapierre, responsable du Parti de gauche : « Avec ce programme, nous donnons un horizon gouvernemental aux luttes sociales et écologiques qui se heurtent aujourd’hui aux logiques libérales. » Ainsi, ce programme propose « un pôle public financier » pour favoriser l’investissement et l’emploi, une réforme de la fiscalité qui augmente la participation du capital et des revenus financiers à l’effort national, une redéfinition du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) qui abonderait « un fonds de développement social, solidaire et écologique européen ». Ce dernier aspect indiquant que le Front de Gauche, comme le précise son programme, entend « s’affranchir du traité de Lisbonne » pour changer le cœur de la construction européenne. Pour en finir, en quelque sorte, avec la concurrence libre et non faussée.

Autre aspect innovant, la planification écologique. Le Front de Gauche préconise la mise en place d’un « plan de transition écologique réintroduisant la maîtrise publique de l’énergie et promouvant des investissements publics conditionnés aux critères écologiques, sociaux et démocratiques ». Et sur le nucléaire ? Il n’y a pas d’accord, si ce n’est sur la nécessité d’un débat public portant sur les alternatives. Débat que le Front de Gauche propose de clôturer par un référendum. Enfin, comme le dit Alain Faradji, de la Gauche unitaire, « la souveraineté populaire est centrale dans ce projet » avec, par exemple, la convocation d’une assemblée constituante pour une VIe République qui « élargirait la démocratie des lieux de travail aux institutions », le rétablissement de la proportionnelle aux élections et l’abrogation de la réforme territoriale.

Pour les formations du Front de Gauche, ce programme, qui sera porté par les candidats communs à la présidentielle et aux législatives de 2012, est soumis au débat et, selon les auteurs, à l’enrichissement des citoyens.

Des ateliers législatifs seront mis en place pour transformer chacune des mesures préconisées en autant de propositions de loi.

Article paru dans l’Humanité

Retrouvez en annexe de cet article le document du « Programme populaire et partagé ». Logos_Front-de-Gauche.jpg

 

2012 : les débats du PCF

_326_.gifLa conférence nationale du Parti communiste français réunie à Montreuil depuis vendredi, a voté ce dimanche midi à 63,6% (36,39% contre) en faveur de la résolution proposant aux communistes la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, couplée à l'accord global qui porte sur les présidentielles et les législatives.

Cette proposition sera soumise au vote des militants dans deux semaines, du 16 au 18 juin. Pour ce faire, la conférence nationale a décidé à 79,9% (20,09% contre) le principe de faire figurer sur le bulletin de vote les noms des trois candidats en lice: André Chassaigne (PCF) et Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre du Front de gauche, et Emmanuel Dang Tran, opposé au Front de Gauche. André Gerin a, lui, choisi de retirer sa candidature juste avant le vote de ce midi.

"Nous sommes attachés à ce que chaque communiste puisse s'exprimer avec l'ensemble des options qui ont été portées dans le débat. Le bulletin de vote comportera donc toutes les candidatures déclarées et leurs motivations", explique le texte de la résolution adoptée.

En clôture des débats, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé les militants communistes "à se rassembler autour (du) choix" de la conférence nationale. Nous proposons, a t-il expliqué, de "désigner à l'élection présidentielle pour porter les couleurs du Front de Gauche, bien que nous en soyons la force la plus importante, un candidat qui n'est pas issu de nos rangs, mais qui est Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche... C'est un choix fort, un choix audacieux, un choix courageux. Et j'appelle les communistes à se rassembler autour de ce choix dans la consultation des 16, 17 et 18 juin."

Humanité.fr

voir la vidéo de la conférence

 

Communiqué des Comités locaux du Front de Gauche du Val d'Oise

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